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Numéro 73 - 28 mai
2014
L'hypocrisie et le terrorisme
d'État des États-Unis contre Cuba
Les membres d'une cellule terroriste
basée
à Miami sont arrêtés à Cuba

À
Montréal le 12 septembre 2013
L'hypocrisie
et
le
terrorisme
d'État des États-Unis contre Cuba
• Les membres d'une cellule terroriste
basée à Miami sont arrêtés à Cuba
• Les calomnies de Washington contre Cuba
- Déclaration du ministère des Relations
extérieures de Cuba
Pourparlers de paix
Colombie
• Cessez-le-feu conjoint entre les Forces
armées révolutionnaires et l'Armée populaire de
libération nationale
L'hypocrisie et le terrorisme
d'État des États-Unis contre Cuba
Les membres d'une cellule terroriste
basée à Miami sont arrêtés à Cuba
Le 26 avril, des agents du ministère cubain de
l'Intérieur ont arrêté les membres d'une cellule
terroriste basée à Miami qui ont comploté pour
mener des
actes violents contre Cuba. Miami est notoire pour être un centre
d'activités terroristes dirigées contre Cuba et
menées au vu et au su du gouvernement américain
et avec son appui.
Le Marxiste-léniniste dénonce le
double langage perfide et mensonger des États-Unis au sujet du
terrorisme. Les États-Unis prétendent s'opposer
au terrorisme. Pourtant, au nom de la lutte au terrorisme, ils
utilisent le terrorisme sous des formes comme les attaques de drones
où le meurtre en masse de
civils est considéré comme quelque chose de «
normal ». Dans le cas de Cuba, les États-Unis financent
les terroristes anticubains à Miami ou ferment les yeux
sur leurs plans d'instigation de violence et de chaos, lesquels ont
tué et blessé des milliers de Cubains au fil des ans. La
haine irrationnelle de l'impérialisme
américain contre Cuba est telle que les États-Unis
commettent des actes de terrorisme contre Cuba et d'autres pays tout en
accusant Cuba de se livrer au
terrorisme et en gardant les héros antiterroristes cubains en
captivité dans leurs prisons.

Montréal,
12 septembre 2013
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Une note en date du 7 mai du ministère de
l'Intérieur cubain nous informe que:
« Le 26 avril dernier, les forces du
ministère de l'Intérieur ont détenu des citoyens
d'origine cubaine résidant à Miami, aux
États-Unis, José Ortega Amador,
Obdulio Rodríguez González, Raibel Pacheco Santos et
Félix Monzón Alvarez, au moment où ils ont
planifiaient de mener des attaques terroristes sur le territoire
national.
« Les personnes arrêtées ont reconnu
qu'elles avaient l'intention d'attaquer des installations militaires
dans le but de promouvoir des actions violentes. À
cette fin, trois des personnes ont fait plusieurs voyages sur
l'île, depuis mi-2013, pour étudier et mettre en oeuvre
l'exécution de leurs plans.
« De plus, elles ont déclaré que ces
plans ont été organisés sous la direction des
terroristes Santiago Alvarez Fernández Magriñá,
Osvaldo Mitat et Manuel
Alzugaray, qui vivent à Miami et entretiennent des liens
étroits avec le terroriste bien connu Luis Posada Carriles.
« Des contacts pertinents ont été
faits avec les autorités compétentes des
États-Unis, afin d'enquêter sur ces
événements et de prévenir, en temps opportun,
les actions de ces individus et organisations terroristes basés
dans ce pays, qui mettent en danger la vie et la sécurité
des personnes dans les deux pays. »
Posada Carriles est responsable de l'attentat de 1976
contre un avion de Cubana de Aviació qui a entraîné
la mort des 73 passagers et membres de l'équipage
à bord et de plusieurs autres attaques terroristes menées
à travers les Amériques. Tandis que le gouvernement
américain maintient les trois héros cubains
derrière
les barreaux, leur imposant de longues peines pour avoir
surveillé ces actions contre l'île, Posada Carriles a
été déclaré innocent par les
États-Unis.
En 2009, Fernández et Mitat ont servi de courtes
peines pour avoir amassé des armes et des munitions dans le sud
de la Floride. Le bureau du procureur
de district n'a pas émis d'accusations de terrorisme contre eux
et s'est contenté de leur demander de restituer leur arsenal,
soit 30 armes automatiques et
semi-automatiques, un lance-roquettes, plusieurs grenades, 100 kilos de
dynamite, 6 kilos de C-4 et plus de 1000 mètres de câblage
à être utilisés contre
Cuba.

Les calomnies de Washington contre Cuba
- Déclaration du ministère
des Relations extérieures de Cuba, le 30 avril 2014 -
Le ministère des Relations extérieures
(MINREX) condamne énergiquement la manipulation d'un sujet aussi
sensible que le terrorisme
international pour en faire un instrument de la politique contre Cuba,
et exige que notre pays soit éliminé
définitivement de cette liste unilatérale et arbitraire
qui constitue un outrage au peuple cubain et ne fait qu'aggraver le
discrédit du gouvernement des États-Unis.
Le 30 avril, le
Département d'État des
États-Unis a publié son Rapport par pays sur le
terrorisme correspondant à l'année 2013, une liste
unilatérale et
arbitraire dans laquelle Cuba est signalée pour la 32e fois
comme « État soutien du terrorisme ».
Cependant, dans ce même rapport, le
Département d'État n'a pas eu d'autre choix que de
reconnaître qu'en 2013 « le gouvernement cubain a
appuyé et
patronné les négociations entre les FARC et le
gouvernement de Colombie en vue d'un accord de paix entre les deux
parties » ; qu' « aucune information ne
permet d'affirmer que le gouvernement cubain a fourni des armes ou un
entraînement militaire à des groupes terroristes » ;
et que « des membres de l'ETA
résidant à Cuba y ont été envoyés
avec la coopération du gouvernement espagnol. »
Mais même ainsi, des considérations d'ordre
politique, ainsi que la nécessité de justifier
coûte que coûte le blocus, considéré
définitivement comme un échec
et condamné à l'unanimité par la communauté
internationale, l'emportent une nouvelle fois sur la raison.
Sous le seul prétexte d'étayer ses
accusations calomnieuses contre Cuba, le Département
d'État fait allusion à la présence dans notre pays
de « fugitifs »
de la justice étasunienne, dont aucun, soit dit en passant, n'a
été accusé de terrorisme. Certains de ces citoyens
se sont vus accorder l'asile légitimement, tandis
que d'autres, coupables de délits aux États-Unis, ont
été dûment jugés et sanctionnés, et
ont décidé de résider à Cuba après
avoir purgé leur peine.
Le gouvernement cubain rappelle que le territoire
national n'a jamais été utilisé et ne sera jamais
utilisé pour accueillir des terroristes d'aucune origine, ni
pour organiser, financer ou perpétrer des actes de terrorisme
contre aucun pays du monde, y compris les États-Unis. Par
ailleurs, le gouvernement cubain rejette
et condamne sans équivoque tout acte de terrorisme, partout, en
toutes circonstances et quels que soient les motifs invoqués.
Au contraire, c'est le gouvernement des
États-Unis qui se sert du terrorisme d'État comme une
arme contre les pays qui s'opposent à sa domination, qui
a recours à des méthodes honteuses et inacceptables comme
la torture, et utilise la technologie militaire de pointe, dont les
drones, pour les assassinats ciblés
de soi-disant terroristes, y compris de ses propres citoyens, et qui
ont fait de nombreuses victimes parmi les populations civiles.
Cuba est l'un de ces pays qui, pour le seul crime de
vouloir défendre son indépendance et sa dignité, a
subi pendant des décennies les conséquences des
actes terroristes organisés, financés et
exécutés depuis le territoire des États-Unis, et
qui ont causé 3 478 morts et 2 099 handicapés.
Cuba, l'Amérique latine, la Caraïbe et le
monde n'oublieront jamais que c'est le gouvernement des
États-Unis qui continue de servir de refuge à des
terroristes d'origine cubaine comme Luis Posada Carriles, le
commanditaire de l'attentat terroriste contre l'aviation civile sur ce
continent, qui provoqua
l'explosion en plein vol, au large des côtes de la Barbade, d'un
appareil de Cubana de Aviacion, le 6 octobre 1976, qui fit 73 morts.
Paradoxalement, ce même gouvernement continue de
soumettre à de longues et injustes peines de prison les
combattants contre le terrorisme Gerardo
Hernandez, Ramon Labañino et Antonio Guerrero, pour des crimes
qu'ils n'ont pas commis.
Le ministère des Relations extérieures
rejette énergiquement la manipulation d'un sujet aussi sensible
que le terrorisme international pour en faire un
instrument de la politique contre Cuba, et exige que notre pays soit
éliminé définitivement de cette liste
unilatérale et arbitraire, qui constitue un outrage au
peuple cubain et ne fait qu'aggraver le discrédit du
gouvernement des États-Unis.

Pourparlers de paix Colombie
Cessez-le-feu conjoint entre les Forces
armées révolutionnaires et l'Armée populaire
de libération nationale
Dans la matinée du
16 mai, Pablo Catatumbo,
porte-parole de la délégation de la Paix des Forces
armées révolutionnaires de la Colombie - l'Armée
du
Peuple (FARC-EP) à La Havane, Cuba, a annoncé le
troisième cessez-le-feu unilatéral, un cessez-le-feu
conjoint cette fois entre les FARC-EP et l'Armée de
libération nationale (ELN), l'autre force de guérilla en
Colombie.
Le cessez-le-feu va commencer le 20 mai et se terminer
le 28 mai. Il coïncidera avec l'élection
présidentielle colombienne du 25 mai.
Iván Márquez, le chef de la
délégation de la paix, a ensuite lu un message
adressé aux peuples autochtones et afro-colombiens, aux
communautés urbaines
et paysannes ainsi qu'aux églises et mouvements sociaux et
politiques en Colombie.
Le message est un appel solennel à
l'unité, au-delà des difficultés ou
désaccords qui ont pu exister à tout moment et en tout
lieu. L'unité est nécessaire pour
mettre en branle la marche vers des transformations radicales et pour
la réalisation de la paix et de la justice sociale.
« Il est nécessaire de dire que la paix est
un ... droit qui est plus important que toute autre chose. S'il n'y a
pas de paix, il n'y aura rien, pas même un pays.
La sécurité d'Uribe est une tromperie qui ne fait
qu'aggraver le chaos. La sécurité pour tous les
Colombiens ne peut exister sans la paix », lit-on dans la
déclaration.
Les forces insurgées ont souligné la
nécessité d'une Assemblée constituante nationale
afin de donner une voix à tous les secteurs de la
société. Elles ont
appelé à une lutte unie, dans le cas, par exemple, de la
lutte pour les zones de réserve paysannes qui est la lutte de
tous.
De la même façon, la lutte pour les
territoires ancestraux des peuples autochtones et des
communautés afro-colombiennes est la lutte de tous.
Il en est de même de la lutte contre les
entreprises transnationales.
Toutes ces luttes doivent converger vers la conviction
de tous que l'Assemblée constituante nationale est
nécessaire à la réalisation de ces luttes, ont
souligné
les FARC.
L'annonce de la trêve a
généré une réaction immédiate en
Colombie, a rapporté Prensa Latina. Le maire de
Bogota, Gustavo Petro, a dit que
le cessez-le-feu doit être prolongé jusqu'à la fin
des pourparlers de paix à La Havane et doit être
respecté également par le gouvernement. Deux des
porte-paroles
du mouvement politique et social Marcha Patriotica, Carlos Lozano et
David Flórez, ont indiqué qu'il s'agit d'un
développement positif, souligné la
nécessité
d'un arrêt bilatéral et permanent des hostilités et
demandé aux militaires de respecter le cessez-le-feu
décrété par les FARC et l'ELN.
Le communiqué de presse conjoint des FARC-EP et
de ELN
Les FARC-EP et la ELN ont
souligné à
maintes reprises la nécessité de convenir d'un
cessez-le-feu bilatéral, de canaliser les pourparlers de paix
en vue d' une réconciliation entre Colombiens, qui prendra effet
immédiatement.
La réponse a été le rejet pur et
simple de la part du régime, [selon qui] seule l'offensive
permanente contre l'insurrection peut garantir la paix dans le pays.
« La paix se gagne par la victoire », répète
le régime.
En dépit de cela, et afin de promouvoir des
conditions plus favorables aux pourparlers, nous avons
déclaré des cessez-le-feu unilatéraux. Ce geste
généreux,
paradoxalement, a conduit à une intensification de l'offensive
de la part du régime, ce qui a mis nos forces dans des positions
défavorables.
Aujourd'hui, avec la course électorale pour la
présidence de la République, il y a beaucoup de voix qui,
en mettant de l'avant divers arguments, nous
demandent une nouvelle déclaration de cessez-le-feu afin que le
climat politique électoral soit caractérisé par
l'absence d'obstacles.
Les forces de l'insurrection ne croient pas au
système électoral colombien; nous, comme des millions de
compatriotes, croyons que la corruption, le
clientélisme, la fraude et toutes sortes de manigances
conduisent à des résultats illégitimes. Les
scandales d'aujourd'hui ajoutent encore à nos arguments.
Cependant, nous croyons qu'une demande nationale aussi
forte mérite d'être entendue; nous allons voir si les
paroles et les ordres des hauts fonctionnaires
et des dirigeants de l'armée et de la police vont changer suite
à notre geste. Si nous agissons ainsi, c'est aussi pour
créer une lueur d'espoir pour un cessez-le-feu bilatéral .
Par conséquent, nous avons ordonné
à toutes nos unités de cesser toute action militaire
offensive contre les forces armées de l'État ou les
infrastructures
économiques, du mardi 20 mai à 00h00 au mercredi 28 mai
à 24h00.
Pour l'Armée de libération nationale:
Nicolás Rodríguez B.
Pour le Secrétariat du haut commandement central
des FARC-EP: Timoleón Jiménez, dans la jungle
colombienne, le 16 mai 2014

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Marxiste-Léniniste
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