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Numéro 70 - 22 mai
2014
Élection
générale du 12 juin en Ontario
Pas de majorité pour les partis
de l'austérité!
Élection
générale
du
12 juin en Ontario
• Pas de majorité pour les partis de
l'austérité!
• La nécessité d'une nouvelle
direction pour l'économie
Élection générale du
12 juin en Ontario
Pas de majorité pour les partis de
l'austérité!
Ontario Political Forum,
le
supplément du Marxiste-Léniniste,
a annoncé qu'il va publier des articles quotidiennement durant
la campagne
électorale en cours pour informer ses lecteurs des
préoccupations de la classe ouvrière et de comment elle
intervient dans l'élection. Il cherche ainsi à unifier
le peuple dans l'action pendant la campagne pour qu'il puisse exprimer
son opposition au programme brutal d'austérité
défendu par les partis au parlement, en
particulier les libéraux et les conservateurs.
Ontario Political Forum
croit que le meilleur résultat qui puisse sortir de cette
élection est qu'aucun parti politique qui défend le
programme
d'austérité ne forme un gouvernement majoritaire. Aucun
parti qui forme le gouvernement ne devrait pouvoir se réclamer
d'un mandat pour des politiques, des
lois ou des arrangements qui sont antipeuple et antitravailleurs.
L'expérience au niveau fédéral de même que
dans diverses provinces et maintenant au Québec
démontre que les gouvernements qui adoptent le
néolibéralisme ont recours aux majorités
parlementaires pour adopter les mesures les plus antiouvrières,
antipeuples et antisociales et pour agir avec impunité. Ontario
Political
Forum lance l'appel à tous à trouver la
façon de faire savoir sans équivoque
que la classe ouvrière rejette cet ordre du jour antisocial
défendu par les libéraux et les conservateurs et
réclame des solutions aux problèmes de l'économie
et
de tous les aspects de la vie qui défendent ses droits.
Pas de majorité pour les partis
de l'austérité !
Il faut défaire libéraux et conservateurs !

La nécessité d'une nouvelle
direction pour l'économie
Dans cette campagne électorale, un des principaux
problèmes auxquels le peuple fait face c'est le faux discours
sur l'économie. C'est un problème parce
que la stabilité économique est un besoin pressant pour
le peuple. Si les gens ont des emplois stables et des salaires
décents, ils peuvent s'organiser pour rencontrer
leurs dépenses. Ils doivent aussi pouvoir compter sur un revenu
décent à la retraite et sur les programmes sociaux dont
ils ont besoin.
Les partis politiques à l'Assemblée
législative tentent de dissimuler leurs attaques partisanes
contre l'économie derrière un barrage de
désinformation. Ils
érigent un écran de fumée avec ce qu'on pourrait
appeler la politique d'« une nation, une économie ».
Ils prétendent par là que les riches et les pauvres ont
les
mêmes intérêts et que pour le bien de la
société les pauvres doivent se rallier aux plans des
riches.
Ceux qui se considèrent comme les «
dirigeants » de la société font des
déclarations que les médias répètent ad
nauseam pour essayer de masquer
le fait que l'économie est une relation sociale formée de
classes sociales. Ils refusent d'informer le peuple des conditions
concrètes d'une économie qui met en
oeuvre deux grandes classes sociales opposées : d'un
côté, la classe ouvrière et le peuple, et de
l'autre les détenteurs du capital monopoliste et ceux qui leur
sont liés.
Les partis au parlement
suggèrent que leurs politiques peuvent servir ces deux forces
sociales sous le mot d'ordre « une nation, une
économie », ce qui est
un grand mensonge. Dans l'économie ontarienne, chaque
énoncé de politique, chaque règlement et chaque
ordre du jour sert les détenteurs du capital monopoliste
et non la classe ouvrière. Les deux ne peuvent y trouver leur
compte. Servir les intérêts de l'un veut dire en essence
priver l'autre de ses intérêts.
Les partis au parlement se servent d' « une
nation, une économie » pour dissimuler que leur programme
d'austérité, leurs propositions et leurs
énoncés de
politique servent les détenteurs du capital monopoliste et
consolident leurs privilèges de classe de même que leur
contrôle des secteurs de base de l'économie,
leur dictature sur la classe ouvrière et leur négation
des droits des travailleurs.
Ce climat malsain d'« une nation, une
économie » empêche le peuple de passer au peigne fin
les diverses propositions, les programmes et l'ordre du jour
que les partis du parlement mettent de l'avant et de déterminer
lui-même quel en est le contenu et quelle classe sociale est
servie par ces propositions et cet ordre
du jour. Une pression énorme est exercée sur le peuple
pour qu'il ignore les conditions concrètes d'une économie
qui est en fait une relation sociale divisée
en intérêts sociaux et en classes sociales opposés.
L'économie de l'Ontario et du Canada n'a rien à voir avec
« une nation, une économie », mais avec une
économie qui est divisée en classes sociales
opposées avec des intérêts et des droits
opposés, ce qui requiert de la classe ouvrière qu'elle
ait un ordre du jour
prosocial en opposition à l'ordre du jour antisocial
d'austérité du capital monopoliste.
Même avant les élections, les partis de la
législature et d'autres représentants du capital
monopoliste ont commencé à mettre la pression sur le
peuple pour
que les questions soient traitées sous cet angle et pour que les
partis politiques et les individus s'adressent aux problèmes
sous l'angle d'« une nation, une
économie ». Dans ce contexte, chaque parti de la
législature dénonce les propositions et les ordres du
jour de l'autre, tout en présentant son propre programme
d'austérité comme étant le meilleur pour servir
les intérêts du capital monopoliste. Ces partis ne disent
jamais ouvertement que c'est l'intérêt monopoliste
privé qu'ils servent et cela se comprend parce que masquer
la réalité est la nature même « d'une nation,
une
économie, une politique ».
Un des objectifs de la campagne électorale des
partis de la législature en Ontario est de nier la politique,
les intérêts et les droits indépendants de la
classe
ouvrière et d'empêcher celle-ci de s'investir du pouvoir.
Leur campagne électorale et les médias de masse font tout
pour s'assurer que les contradictions de
l'économie ontarienne et les besoins et les droits du facteur
humain ne soient jamais discutés et débattus et que la
classe ouvrière et ses alliés d'autres couches
sociales ne s'organisent pas pour s'investir du pouvoir.
En opposition au statu quo, la classe ouvrière a
la responsabilité sociale de mettre de l'avant au vu et au su de
tous sa propre politique indépendante à la
défense de ses droits et de ses intérêts, en
opposition aux droits et aux intérêts des monopoles et de
leurs représentants politiques. La lutte qui se mène
c'est
d'organiser et de rallier le peuple autour du programme prosocial
visant
à s'investir du pouvoir politique, résoudre les
problèmes de l'économie moderne socialisée
et ouvrir la voie au progrès.

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