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Numéro 66 - 13 mai
2014
La dictature Harper rend hommage
à la destruction de l'Afghanistan
Rejetons toute tentative de
commémorer le rôle criminel du Canada en Afghanistan

Piquetage
antiguerre à Edmonton le 15 mars 2014
La
dictature Harper rend hommage à la destruction de l'Afghanistan
• Rejetons toute tentative de commémorer
le rôle criminel du Canada en Afghanistan
69e anniversaire de la
libération de l'Europe
• Un anniversaire entaché par les crimes
contre la paix des impérialistes et l'appui aux
éléments fascistes
La dictature Harper rend hommage à
la destruction de l'Afghanistan
Rejetons toute tentative de commémorer le
rôle criminel du Canada en Afghanistan
Le 9 mai, la dictature Harper a dit que « le
gouvernement du Canada s'engage à commémorer la fin de la
mission militaire de notre pays en
Afghanistan et à rendre hommage aux militaires morts au combat,
aux sacrifices de ceux qui y ont été blessés ainsi
qu'aux familles de ces derniers ». On lit dans
un communiqué de presse du gouvernement : « La mission
canadienne en Afghanistan est l'engagement militaire canadien le plus
important en termes de militaires des Forces armées canadiennes
déployés depuis la
guerre de Corée. » Le gouvernement donne le nombre de
Canadiens qui ont été tués lors de la mission, y
compris les civils. Silence total cependant sur le nombre de soldats
qui se sont suicidées depuis leur retour d'Afghanistan. Et
évidemment rien
non plus sur les milliers de civils
afghans tués par les forces canadiennes ou de l'OTAN au cours
des treize années de guerre et d'occupation illégale.
Le gouvernement a aussi annoncé qu'il « va
construire un monument commémoratif national de la mission
canadienne en Afghanistan et inscrire les années
de la mission en Afghanistan sur le Monument commémoratif de
guerre du Canada ». Le monument, qui « représentera
les valeurs chères aux Canadiens et aux
Canadiennes et évoquera la fierté de la nation à
l'égard des efforts et des réalisations de notre pays en
Afghanistan », sera dévoilé en 2017.
Tout ceci n'est qu'une activité
intéressée de relations publiques de la part du
gouvernement Harper. Il tente désespérément de
redonner vie à son vernis «
prosoldat » et « proancien combattant », mais les
soldats et les vétérans qu'il prétend appuyer n'y
croient pas. À la cérémonie, les caméras
ont montré à profusion le ministre
des Anciens combattants, Julian Fantino, que les vétérans
considèrent comme une brute par son attitude envers eux, couvert
de
médailles aux côtés de Stephen Harper. Les soldats
et les
vétérans accusent Harper d'être pour la guerre et
l'agression. Le gouvernement Harper se sert d'occasions comme cette
Journée commémorative pour
l'Afghanistan pour glorifier la guerre. En faisant parader des chars
d'assaut et des hélicoptères, il encourage aussi la
militarisation des institutions publiques et
civiles comme le Parlement. En même temps, il traite les
êtres humains tués à la guerre, qu'ils soient
canadiens ou d'autres pays, comme de simples données
statistiques.
Manifestation
à Windsor, une des nombreuses actions à travers le Canada
contre la participation
du Canada dans la guerre en Afghanistan
Ces activités de la dictature Harper sont aux
antipodes de l'esprit antiguerre qui anime la majorité des
Canadiens qui s'opposent à la guerre en Afghanistan
et au rôle que le Canada y joue. Elles font partie d'un effort
insidieux pour désinformer les Canadiens sur
l'illégalité pure et simple de l'invasion
et de l'occupation de l'Afghanistan sous le couvert de grands
idéaux.
La mission en Afghanistan est une mission de l'OTAN, qui
n'a ni été autorisée par le Parlement, ni
endossée par le peuple canadien. Les forces militaires
canadiennes ont été presqu'en tout temps sous le
commandement des États-Unis et intégrées aux
forces militaires étasuniennes. Rendre hommage à cela en
l'inscrivant sur le Monument commémoratif de guerre ou en
construisant un nouveau monument pour honorer cette mission de l'OTAN,
c'est affirmer que faire
partie de l'appareil militaire des États-Unis deviendra
désormais la norme. Ce n'est pas par hasard que cette
cérémonie organisée à la hâte a eu
lieu au moment
même où le Canada envoie des F-18 dans le contexte du
bellicisme de l'OTAN contre la Russie, en réponse à la
crise en Ukraine.
Les valeurs chères au gouvernement Harper, qu'il
dit représentatives des grands idéaux « chers aux
Canadiens », n'ont rien à voir avec ce pourquoi les
Canadiens se battent tous les jours, la paix, la justice, les droits
de tous et le pouvoir d'exercer un contrôle sur leurs affaires.
Les valeurs du gouvernement
Harper sont néolibérales tant par leur contenu que leur
présentation et les objectifs impérialistes, antihumains,
antisociaux et proguerre qu'elles représentent
y sont dépeints sous des couleurs de grands idéaux
d'humanitarisme, de responsabilité de protéger, etc.
Qui plus est, les activités entourant cette
cérémonie commémorative présidée par
le gouvernement Harper le 9 mai sont un message de lâcheté
adressé aux
impérialistes étasuniens, à savoir que ce
gouvernement ne servira pas l'intérêt public et ne
défendra pas le droit international et qu'il offre la jeunesse
canadienne
comme chair à canon pour la perpétration des crimes de
guerre à venir. Cela ne doit pas passer !
Ces activités commémoratives, qui bafouent
la mémoire des personnes tuées ou blessées en
Afghanistan dans le but de rendre acceptable la perpétration de
crimes de guerre, visent à miner le sentiment antiguerre qui
prédomine parmi les Canadiens pour qu'ils ne prennent pas en
main l'urgente nécessité de se doter
du pouvoir et d'établir un gouvernement antiguerre qui se
retirera des griffes de l'OTAN et affirmera le droit des Canadiens de
décider de leurs relations
domestiques et étrangères. Un tel gouvernement s'assurera
que le Canada soit une force pour la paix dans le monde par sa
défense des principes de la
souveraineté de toutes les nations et de la résolution
des conflits par des moyens pacifiques et diplomatiques.

69e anniversaire de la libération
de l'Europe
Un anniversaire entaché par les crimes contre la
paix des impérialistes et l'appui aux éléments
fascistes

Le drapeau de la victoire soviétique est
hissé sur le Reichstag à Berlin par les soldats de
l'Armée rouge, le 30 avril 1945, peu avant la reddition des
forces allemandes et la victoire décisive contre les fascistes
le 9 mai 1945. (Ria Novosti)
Il y a 69 ans, les 8 et 9 mai 1945, la capitulation sans
condition de l'Allemagne hitlérienne, ainsi que de l'Italie
quelque temps auparavant, mettait
fin officiellement à la Deuxième Guerre mondiale en
Europe.[1] Les forces antifascistes du monde, avec l'Union
Soviétique et les communistes de tous les pays
à la tête du mouvement de résistance,
étaient victorieuses des hitlériens. À l'annonce
de la capitulation de l'Allemagne fasciste, écrasée par
l'Armée rouge, les
armées des pays alliés et les combattants de la
résistance, des célébrations
éclatèrent partout dans le monde.
« Nous avons à présent toutes les
raisons d'affirmer que le jour historique est venu de la défaite
définitive de l'Allemagne, le jour de la grande victoire de
notre peuple sur l'impérialisme allemand, déclara Staline
dans son Adresse au peuple le 9 mai 1945. Les grands sacrifices que
nous avons consentis au nom
de la liberté et de l'indépendance de notre Patrie, les
privations et les souffrances sans nombre que notre peuple a connues
dans cette guerre, le labeur intense
à l'arrière et au front offert sur l'autel de la Patrie,
n'ont pas été vains; ils ont été
couronnés par la victoire complète sur l'ennemi. »
Commémoration du Jour de la Victoire à
Moscou, le 9 mai 2014

Célébrations du Jour de la Victoire
à Sébastopol (à gauche) et à Vladivostok,
Russie
Aujourd'hui, les impérialistes américains
veulent faire croire qu'ils ont été la force
décisive de la libération de l'Europe et, avec la
collaboration des fauteurs
de guerre au Canada, ils font de la désinformation au sujet des
causes de la guerre, des conditions créées après
la guerre et de leur propre refus de permettre
à l'humanité de consolider sa victoire pour que jamais
plus ne se répètent de telles souffrances. La propagande
intéressée de falsification de l'histoire de l'alliance
antifasciste et de la signification des événements qui
ont suivi la fin de la Deuxième Guerre mondiale sert à
justifier les crimes contre la paix qu'ils commettent
aujourd'hui au nom de grands idéaux.
Les représentants de l'impérialisme, y
compris les médias monopolisés, déforment
l'expérience de la Deuxième Guerre mondiale à
partir des définitions
de la guerre froide. Ils le font dans le but de présenter la
démocratie de l'impérialisme américain et les
impérialistes américains comme les sauveurs de
l'humanité
et cacher les crimes qu'ils commettent depuis la Deuxième Guerre
mondiale. Ils font de la désinformation sur le rôle de
l'Union soviétique sous la direction
de Staline et sur la nécessité d'une alternative au
système économique fondé sur l'exploitation des
personnes par des personnes en déclarant que le pouvoir
soviétique
et le communisme sont des crimes contre l'humanité. Certains
disent même que les États-Unis ont fait une erreur en
s'alliant à l'Union soviétique pendant le
Deuxième Guerre mondiale. Leur but est de condamner le
communisme comme un crime haineux et, à ce titre, comme la plus
grande menace pour l'humanité.
Selon eux, leur système impérialiste, qui a plongé
le monde dans un état d'anarchie et de violence où sont
commis des crimes qui dépassent ceux des nazis,
représente la liberté et l'espoir de l'humanité.
Tout cela pour cacher que le communisme moderne est la source des
idées qui ouvrent la voie au progrès de la
société et qu'il faut des gouvernements qui s'opposent
à la guerre impérialiste. Prenez par exemple le
gouvernement Harper et son soutien du groupe réactionnaire
Tribute to Liberty et sa proposition d'un monument anticommuniste
à Ottawa. En présentant une caricature du communisme et
en assimilant le communisme
au totalitarisme et au fascisme, le gouvernement Harper veut amener les
peuples à se soumettre au diktat des États-Unis et des
grandes puissances et à leur
démocratie impérialiste.


Les commémorations
du Jour de la Victoire (de haut en bas) en 2004: Donetsk, Ukraine; au
Musée Karlshorst à Berlin, Allemagne; aux
cimetières de guerre à Tallinn, en Estonie, et à
Skopje, en Macédoine.
Depuis la victoire sur le nazisme, le fascisme et le
militarisme japonais en 1945, à cause de la conciliation des
impérialistes, le monde n'a pas connu la paix.
Les impérialistes américains et ceux sous leur diktat ont
refusé de poursuivre la dénazification de l'Allemagne et
la démilitarisation du Japon. Dans leurs sphères
d'influence, toutes les structures économiques et politiques qui
favorisaient le pouvoir de l'oligarchie financière et la
démocratie bourgeoise qui avaient engendré
le fascisme ont été maintenues. Les luttes pour le
socialisme, la libération nationale, la paix et la
liberté ont été attaquées violemment par
les guerres d'agression
et les coups d'État de l'impérialisme américain.
Les crimes contre l'humanité perpétrés au nom de
la « démocratie » et de « l'endiguement du
communisme
» ont tué plus de femmes et d'hommes au cours des 69
dernières années que durant les deux guerres mondiales
prises ensemble. Aujourd'hui en Ukraine, les
impérialistes américains et les autres puissances
impérialistes collaborent de manière
éhontée avec les partis fascistes pour servir leurs
propres intérêts étroits.
La période d'effervescence révolutionnaire
inaugurée par la Grande Révolution socialiste d'Octobre
de 1917 s'est terminée en 1989-1990 avec la fin de la
division bipolaire du monde, après la chute de l'Union
soviétique, marquant le début d'une période de
repli de la révolution. Les impérialistes et toute la
réaction
connaissent une profonde crise de légitimité. La «
démocratie », au nom de laquelle ils ont commis des crimes
innombrables afin de l'imposer au monde entier,
s'est avérée illusoire non seulement sur le plan
économique, mais aussi sur le plan politique. Elle est la loi
brutale de l'oligarchie financière qui accroît la
misère
des peuples du monde, y compris les peuples de leur propre pays, et
conduit à d'autres guerres et conflits. Cela montre la
nécessité de bâtir un nouveau front
uni des peuples du monde pour vaincre les justifications criminelles
selon lesquelles la force fait le droit et que l'agression est permise
sous couvert de
l'intervention humanitaire, de la défense de la paix et de la
démocratie. C'est cette lutte qui était au coeur de la
Deuxième Guerre mondiale.
Aujourd'hui, le monde est à un point tournant.
Les mêmes problèmes existent sous une forme nouvelle. Les
69 années écoulées depuis la Deuxième
Guerre
mondiale ont été marquées par la continuation de
la lutte pour la libération de l'humanité toute
entière. Quelle voie le monde prendra-t-il maintenant ? La voie
des vingt années durant lesquelles la révolution a
été mise en échec et le monde a plongé dans
le gouffre du nihilisme et l'absence de perspectives d'avenir ?
Ou doit-il tracer la voie du renouveau démocratique où le
peuple fixe lui-même son propre ordre du jour et peut exercer un
contrôle sur les gouvernements qui
cherchent à l'entraîner dans l'agression et la guerre?
Aujourd'hui, il est crucial de reconnaître qu'il
est possible de résoudre les problèmes auxquels le peuple
fait face en s'assurant que le peuple se gouverne
lui-même et prenne contrôle de sa vie. Il faut mettre fin
aux crimes de ces forces impérialistes contre les peuples du
monde. Il faut un gouvernement antiguerre
qui défend le principe de l'égalité de toutes les
nations grandes ou petites et leur droit à
l'autodétermination. Il faut un gouvernement antiguerre qui
s'oppose
à tous les crimes contre la paix et protège la cause
sacrée de la paix. Les dangers du fascisme et de
l'impérialisme peuvent être éliminés et la
lutte pour unir
le peuple dans l'action pour le renouveau politique, un gouvernement
antiguerre et une société faite pour l'être humain
est possible. Cela peut être fait ! Cela
doit être fait !
Note
1. Après le suicide de Hitler le 30 avril
1945, à la fin de la Bataille de Berlin, son successeur, le
président de l'Allemagne Karl Dönitz, entreprend de
négocier la capitulation de l'Allemagne. L'acte de reddition
militaire est signé le 7 mai 1945 à Reims, en
France, et l'acte de capitulation militaire le 8 mai
à Berlin, signés par Wilhelm Keitel, commandant militaire
suprême de l'Allemagne, par le maréchal Gueorgui Joukov au
nom de l'Union soviétique, et le
maréchal de l'air Arthur Tedder pour les Alliés. Quand la
capitulation militaire entre en vigueur, il est 1h01le 9 mai à
Moscou. C'est pourquoi la Russie et la
plupart des anciennes républiques soviétiques
célèbrent le jour de la victoire le 9 mai plutôt
que le 8 mai.
(Photos: RIA Novosti,
Xinhua, Ambassade de Russie en Estonie, Macedonian Information Agency,
A. Epp)

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