Partout dans le monde, les travailleurs et les peuples
opprimés ont
marqué le Premier Mai, la journée internationale
d'unité et de lutte de
la classe
ouvrière. Ils ont célébré leurs
accomplissements et se sont engagés à
poursuivre leur résistance et leurs luttes militantes contre le
vieux
monde de surexploitation
des humains par des humains, de destruction nationale par les grandes
puissances et de course à la guerre des puissances
impérialistes pour
dominer le monde
afin de se garantir de nouvelles sphères d'influence, des zones
d'exportation de capital, de main-d'oeuvre bon marché et de
matières
premières. Dans les pays
où les forces révolutionnaires ont triomphé, le
Premier Mai est
l'occasion pour les travailleurs de célébrer leurs
accomplissements
tout en se préparant à faire
face aux défis du présent et de l'avenir. Dans les pays
déchirés par la
guerre, les peuples opprimés continuent d'affirmer leur droit
d'être
tandis que les
travailleurs du monde entier combattent pour la justice et pour faire
reconnaître la place qui revient de droit au travail.
Un des plus grands défis auxquels les
travailleurs des pays du
système impérialiste d'États font face c'est celui
de s'investir du
pouvoir politiquement et
de se débarrasser des gouvernements néolibéraux
qui ont abandonné leur
responsabilité sociale de défendre le droit public et de
garantir le
bien-être du peuple.
Ces gouvernements servent les intérêts privés avec
toujours plus
d'arrogance, de sans-gêne et de violence au nom de «
l'austérité » et
d'autres justifications sans
fondement afin de faire porter aux travailleurs et aux peuples —
ceux-là pourtant qui créent la richesse et font
fonctionner la société
— le fardeau des crises que
cause le système capitaliste monopoliste fini et qui portent en
elles
la corruption néolibérale, la destruction nationale et la
guerre. À cet
égard, les actions des
travailleurs pour marquer le Premier Mai affirment le caractère
commun
du combat pour les droits, le pouvoir, la résistance à la
régression,
la paix et la
justice.
États-Unis
Des rassemblements et des manifestations du Premier Mai
ont eu lieu
dans des dizaines de villes partout aux États-Unis pour
réclamer la fin
des déportations des immigrants sans papiers et prendre position
en
faveur des droits de tous les travailleurs. Par leurs actions, les
travailleurs ont clairement
proclamé qu'ils refusent d'être divisés sur la base
de qui a ou n'a pas
de statut. Les travailleurs se sont également opposés aux
occupations
et guerres
impérialistes des États-Unis, à la destruction de
l'environnement et à
la privatisation des biens et services publics .
Les actions ont fait suite à la mobilisation du 5
avril dans tout le
pays pour arrêter les expulsions des sans papiers. Sous
l'administration Obama, plus de
2 millions de personnes ont déjà été
déportées et on estime que 1100
personnes sont déportées chaque jour. Beaucoup de jeunes
immigrants et
d'enfants
d'immigrants s'impliquent dans la lutte pour leurs droits.
Washington
À Washington, DC, une marche énergique du
Premier Mai a débuté à la
gare Union et continué vers le Capitole pour se terminer
à la Maison
blanche. La direction de la marche a été assurée
par des jeunes et des
familles immigrantes du Maryland et de la Virginie, auxquels se sont
joints des jeunes
de la Géorgie, du Texas et de l'Arizona qui participent à
la campagne
Plus une seule déportation. Cette marche de protestation du
Premier Mai
faisait suite à
des manifestations quasi quotidiennes et à des actes de
désobéissance
civile dans le district de Columbia contre la politique de
déportations
de l'administration
Obama.
Des centaines de manifestants, dont de nombreux
étudiants, se sont
rassemblés à Malcolm X Park et ont défilé
dans le quartier historique
de Columbia
Heights jusqu'à la Maison Blanche, plus tard dans
l'après-midi.
Columbia Heights, qui est au centre d'une lutte contre la
gentrification, est le lieu de résidence
de nombreux travailleurs latinos et plusieurs d'entre eux sont sortis
de leur endroit de travail ou de leur logis pour regarder passer la
manifestation. Les marcheurs
ont présenté plusieurs demandes, l'arrêt des
déportations et des
incarcérations de masse (il y a plus de 2,3 millions de
personnes dans
les prisons des États-Unis), l'arrêt de la guerre
impérialiste et de l'intervention
en Syrie, en
Iran, en Crimée et au Venezuela, des soins de santé et
l'éducation pour
tous.
New York

À New York, des milliers de manifestants
rassemblés pour les droits des
travailleurs et des immigrants ont marché d'Union Square vers
l'hôtel
de ville et le parc de Zuccotti. Les participants ont exigé une
augmentation du salaire minimum, des contrats équitables pour
les
employés municipaux, un arrêt
des déportations injustes et une réforme de l'immigration
nationale.
Ils ont aussi demandé que tous les projets de construction
soient
effectués par des travailleurs
syndiqués. Ils ont commencé à converger vers Union
Square à midi et ils
étaient des milliers quand la marche a débuté
à 17 heures.
Syracuse
Un rassemblement a eu lieu à Perseverance Park au
centre-ville de
Syracuse, dans l'État de New York, qui a porté sur les
droits des
travailleurs
immigrants. Les participants ont mis en valeur la campagne locale
contre l'exploitation éhontée des ouvriers agricoles sans
papiers qui
produisent les produits
laitiers, un secteur de base de l'économie locale et de
l'État.
New Haven
Détroit
À Détroit, les participants aux actions du
Premier Mai se sont opposés
à la pression qui est faite aux travailleurs municipaux
d'accepter une
coupure
de 4,5 % de leurs pensions et d'autres concessions dans le cadre de la
faillite récente de Détroit. Des milliers de
manifestants, en majorité
des retraités de la ville,
ont bloqué la circulation du centre-ville et protesté
à l'intérieur des
couloirs de la Chase Bank et devant la résidence du gestionnaire
d'urgence Kevyn Orr,
scandant « Pas de pensions, pas de paix ! », «
Montrons la porte à Orr
», et appelant les retraités à voter NON ! à
tout accord.
Chicago
Plus de 700 personnes ont défilé dans les
rues de Chicago pour marquer
le Premier Mai et exigé la fin des déportations et la
pleine égalité
pour
tous immédiatement ! Les slogans « 2 millions, 2 de trop !
» et « Ni Uno
Mas ! » (Pas un de plus !) ont retenti dans les rues alors que
les
marcheurs défilaient
du Mémorial de Haymarket au centre-ville de Chicago
jusqu'à un centre
de détention de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE). Des
étudiants
sans papiers et des jeunes ainsi que les partenaires des personnes qui
ont été déportées ont pris la parole lors
du rassemblement.

Philadelphie
À Philadelphie, des travailleurs, des activistes
communautaires et
syndicaux et des étudiants ont tenu une manifestation et un
rassemblement. En
plusieurs points du parcours, les marcheurs se sont
arrêtés pour
dénoncer la privatisation des institutions publiques,
écoles, prisons
et service postal, pour
demander un salaire minimum de 15 $ et s' opposer à
l'impérialisme
américain et au rôle qu'il joue dans le génocide de
l'État d'Israël
contre le peuple
palestinien.
Saint-Paul
À Saint Paul, au Minnesota, près de 2000
personnes ont défilé sur 4
kilomètres en partant de la résidence du gouverneur
jusqu'au siège
législatif
de l'État. Les marcheurs ont mis de l'avant quatre demandes :
des
permis de conduire pour tous, la reconnaissance des droits des
travailleurs, une réforme juste
de l'immigration et la fin des déportations. La demande pour un
permis
de conduire a été de toute la marche parce qu'un grand
nombre de
personnes qui ont
été déportées ont d'abord été
détenues pour avoir conduit sans permis.
Les marcheurs ont défilé dans l'édifice du
Capitole et ont occupé la
rotonde, demandant
que la législature présentement en cours approuve le
projet de loi pour
des permis de conduire pour tous. Une autre marche au centre-ville de
Minneapolis a
demandé des changements immédiats sur la question des
déportations et
de la réforme de l'immigration.
Milwaukee
Plus de 1000 immigrants, travailleurs et leurs familles
ont marché de
Milwaukee, du South Side du Wisconsin jusqu'au palais de justice du
comté
pour exiger que cessent les raids d'ICE aux palais de justice et qu'on
accorde un statut légal à tous. Ces derniers mois, il a
été révélé que
le bureau local d'ICE
a envoyé des agents en civil aux palais de justice municipaux et
régionaux pour détenir tout immigrant sans papiers qui y
va, que ce
soit pour un certificat de
naissance de son nouveau-né ou pour payer des contraventions.
Tampa
Albuquerque
À Albuquerque, au Nouveau-Mexique, quatre
manifestations du Premier
Mai, organisées par les syndicats, les activistes à la
défense des
droits
des immigrants et les étudiants ont convergé vers Gateway
Park. Les
slogans ont retenti: « C'est le capitalisme qui cause les
déportations
», « Arrêtez les
déportations tout de suite ! », « 15 $ minimum
/ luttons pour les quinze
! », « Mettons fin à la coopération
policière avec ICE ! » et « Équité
salariale pour les
femmes ». Sur la scène était
déployée la bannière: « Pas une
déportation de plus de travailleurs du Nouveau-Mexique ».
Tucson
Los
Angeles
À Los Angeles, des milliers de gens se sont
joints aux manifestations
annuelles du Premier Mai, occupant massivement les rues de la ville
pour
exiger la fin des déportations et pleins droits aux immigrants.
Les
marcheurs ont défilé dans le Chinatown jusqu'au centre de
détention de
Los Angeles. Ils ont
lancé l'appel à garder les familles ensemble et ont mis
l'accent sur le
fait que les déportations massives ne font que séparer
les familles,
terroriser les
communautés d'immigrants et perturber la vie des travailleurs.
Une
seconde marche organisée par des coalitions pour les droits des
immigrants s'est tenue au
coeur du centre-ville au moment où de nombreux travailleurs du
vêtement
quittaient le travail. Les marcheurs ont exigé la fin des
déportations
et l'amnistie
immédiate pour tous les immigrants.
San José
À
San
José, en Californie, plusieurs milliers de travailleurs et
de
membres de la communauté ont défilé à la
défense des droits des
travailleurs
et des immigrants.
Oakland
Seattle
À Seattle, plusieurs milliers de personnes dont
de nombreux
travailleurs immigrants et leurs supporters de même que des
activistes
qui luttent pour
l'augmentation du salaire minimum à 15 $ l'heure, ont tenu une
marche
et un rassemblement. Ils ont dénoncé la politique de
déportations
massives de
l'administration Obama.
À Tacoma, dans l'État du Washington, les
actions ont débuté au
centre de détention du Nord-Ouest où environ 200
personnes ont scandé «
Pas de solos
estan » (vous n'êtes pas seuls) alors qu'une camionnette
pleine de
nouveaux détenus enchaînés les amenait au centre de
détention pour
immigrants. Le
rassemblement a marqué les 56 jours de grève de la faim
observés par
des dirigeants de la lutte des droits humains au centre pour protester
contre le nombre
record de déportations sous l'administration Obama et les
conditions
dans lesquelles les détenus sont maintenus. Le rassemblement
s'est
terminé par une caravane
qui s'est dirigée vers les événements du Premier
Mai à Seattle.
Amérique
latine
et Caraïbes
Cuba
La Havane


Mexique
Mexico
Guatemala
Guatemala

Salvador
San Salvador

Honduras
Tequcigalpa
Nicaragua
Managua


Costa Rica
San Jose
Panama
Panama
Colombie
Valledupar
Venezuela
Caracas
Brésil
Sao Paulo
Bolivie
La Paz
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