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Numéro 48 - 8
avril
2014
L'élection
générale du 7 avril 2014
C'est maintenant aux
travailleurs,
aux jeunes et étudiants et aux
aînés du
Québec
de montrer de quoi ils sont faits
L'élection
générale
du
7 avril
2014
• Les résultats
finaux
• C'est maintenant aux
travailleurs, aux jeunes
et étudiants et aux aînés du
Québec de
montrer de quoi ils sont faits - Parti
marxiste-léniniste du
Québec
• La défaite
humiliante du PQ
Venezuela
• Un appel à la
paix - Le président Nicolás
Maduro
L'élection
générale
du 7 avril 2014
Les résultats finaux
Le Parti libéral du Québec (PLQ)
formera
un gouvernement majoritaire. Il a gagné
l'élection avec
70 sièges et 41,50 % du suffrage
exprimé, tandis que
le Parti québécois (PQ) a
payé pour son arrogance
et sa bêtise à déclencher
cette élection en
ne récoltant que 30 sièges et
25,38 % du suffrage
exprimé. La Coalition avenir Québec
(CAQ) a remporté 22 sièges et
23,05 % du
suffrage et Québec solidaire trois
sièges et 7,64 %
du suffrage.
Le taux de participation a été
élevé, 71,43 % des
6 012 440
électeurs admissibles. Il y a eu
4 232 145 bulletins de votes qui
ont été
acceptés et 62, 864 rejetés.

C'est maintenant aux travailleurs,
aux jeunes et étudiants et aux
aînés du
Québec
de montrer de quoi ils sont faits
- Parti marxiste-léniniste
du
Québec -
« De
l'avis du
Parti marxiste-léniniste du Québec,
l'élection qui
s'est terminée hier le 7 avril et la
campagne qui dure
depuis un mois ont démontré combien
il est crucial que la
classe ouvrière agisse comme une force
politique
organisée sur la base de sa politique
indépendante. Sa
désorganisation en tant que force politique
et la
désinformation totale qui a
été faite ont
donné comme résultat un gouvernement
libéral
majoritaire », a dit Pierre
Chénier, chef du PMLQ,
à l'annonce des résultats de
l'élection.
« L'élection montre le besoin
de
renouveler le système électoral afin
que les enjeux
soient sous le contrôle des travailleurs et
du peuple, pas des
partis qui se disputent le pouvoir et les
médias
monopolisés qui ensemble font leur possible
pour
désinformer le peuple, ajoute-t-il. La
sélection des
candidats doit être faite par le peuple
lui-même. Les représentants
élus par lui devront
eux-mêmes choisir le gouvernement, lequel
doit être
redevable à l'Assemblée nationale et
destitué s'il
n'agit pas selon sa volonté. En plus,
l'autorité
électorale doit financer le processus et
non les partis. Sans ce
type de renouveau démocratique, nous
continuerons de subir des
résultats hors de
contrôle, comme ceux d'hier soir. Une
élection est
censée traduire la volonté populaire
en volonté
légale. Ça ne peut pas se faire si
ce n'est pas le peuple
qui contrôle l'ordre du jour
lui-même. »
Au nom du PMLQ, Pierre Chénier a
félicité les candidats et candidates
du Parti et tous les
candidats et candidates qui ont mis de l'avant une
vision de
société dans cette élection.
Il a condamné
le rôle joué par les médias
dans la
désinformation de l'opinion publique.
« Philippe Couillard et les
médias
monopolisés disent que le Parti
libéral a un mandat
populaire et il n'y a pas pire
fraude », dit-il.
« C'est un fait que l'élection
d'un
gouvernement libéral majoritaire ne donnera
pas pour autant de
légitimité au programme
néolibéral qu'il
s'apprête à appliquer à fond
de train, ajoute
Christine Dandenault, directrice du PMLQ. Le
système de
gouvernement de parti est devenu un système
de partis de cartel
qui opère dans le sens de
marginaliser le peuple et cela demeurera le
problème principal
pour le peuple au cours des quatre ou cinq
prochaines
années. »
Lors d'une rencontre des candidats du PMLQ
à
Montréal le soir de l'élection, la
nécessité de s'organiser pour le
renouveau
démocratique, avec des Commissions sur
l'avenir du
Québec, a été
soulignée. Selon les
candidats, cela devient de plus en plus urgent.
« Il faut en plus engager le peuple
directement dans l'édification nationale,
afin de donner une
nouvelle direction à l'économie et
placer les
intérêts du peuple au premier plan,
pas les
intérêts des monopoles et leurs
efforts pour concurrencer
sur les marchés mondiaux, dit Pierre. Dans
les conditions
où les libéraux vont maintenant
aller de
l'avant avec leur Plan Nord et tous leurs projets
de privatisation de
la santé et de l'éducation, le vol
des fonds de pensions
et de l'argent qui devrait être
alloué aux programmes
sociaux, à la culture et aux
infrastructures dont le peuple a
besoin, la classe ouvrière doit prendre les
devants et diriger
le peuple dans l'apport de solutions aux graves
problèmes auxquels la société
est
confrontée. »
« Notre avenir est dans la
défense des
intérêts de tous ! En
avant ! Ensemble,
bâtissons les Commissions sur l'avenir du
Québec ! »

La défaite humiliante du PQ
Le
Parti québécois (PQ)
a subi une
grande défaite à l'élection
du 7 avril, ce
qui a mené à la
démission de la chef du PQ, Pauline
Marois, qui a
même
perdu son
siège dans
Charlevoix-Côte-de-Beaupré. Pauline
Marois était la première
femme
à
occuper le poste de premier ministre dans
l'histoire du
Québec. Ses 18 mois
de gouvernement
minoritaire ont aussi été les plus
brefs de l'histoire
du Québec et c'est Pauline Marois
elle-même qui y a mis
fin en
appelant l'élection. Le
PQ a recueilli seulement 25,4 % des voix, le
plus faible taux
depuis sa première campagne
électorale en 1970.
Plusieurs ministres du Parti
québécois ont
été défaits : Bertrand
St-Arnaud (Chambly),
Yves-François Blanchet (Johnson),
Réjean Hébert
(Saint- François), Diane De Courcy
(Crémazie), Pierre
Duchesne (Borduas) et Élizabeth Larouche
(Abitibi-Est).
L'ancien président de la
Fédération
étudiante collégiale du
Québec (FECQ) Léo
Bureau-Blouin a perdu son siège à
Laval-des-Rapides et
l'ancienne présidente de la
Fédération
étudiante universitaire du Québec
(FEUQ), Martine
Desjardins, qui se présentait pour la
première fois, n'a
pas été élue dans Groulx.
Le PQ a perdu deux sièges sur l'île
de
Montréal, soit Crémazie aux
libéraux et
Sainte-Marie-Saint-Jacques à la candidate
de Québec
Solidaire Manon Massé. Celle-ci l'a
remporté sur le
candidat libéral avec 91 voix, tandis que
le candidat
péquiste est arrivé
troisième.
À la dissolution de l'Assemblée
nationale,
le Parti libéral avait 20 circonscriptions
sur l'île de
Montréal, le PQ et Québec Solidaire
(QS) respectivement 6
et 2. Les libéraux en ont maintenant 21, le
PQ 4 et QS 3.
Selon le journal La Presse, « Pauline
Marois avait
misé gros sur la Mauricie et le
Centre-du-Québec,
où sa caravane s'est arrêtée
à maintes
reprises. Or, la Mauricie est passée en
entier dans le camp
libéral et le Centre-du-Québec,
à la CAQ.
« Dans le 450, où Pauline Marois a
également concentré ses efforts, le
PQ a perdu des
circonscriptions au lieu d'en gagner. La CAQ s'est
emparée de
Mirabel, Deux-Montagnes et Chambly, par exemple.
« Au cours de la campagne
électorale,
Pauline Marois n'a pas mis les pieds dans les
régions
éloignées, où son parti avait
fait un balayage en
2012. Or, les circonscriptions d'Abitibi-Est, de
Dubuc, des
Îles-de-la-Madeleine et de Roberval (la
circonscription de
Philippe Couillard) ont basculé dans le
camp libéral.
»
Selon La Presse, trois prétendants se
seraient
immédiatement avancés pour remplacer
Pauline Marois comme
chef du PQ : Pierre Karl Péladeau,
Jean-François
Lisée et Bernard Drainville.

Venezuela
Un appel à la paix
- Le président
Nicolás
Maduro, le premier avril 2014 -
Manifestation
pour la
paix à Caracas au Venezuela le 15
février 2014. Ce fut
l’une des nombreuses initiatives du gouvernement
de Nicolás
Maduro pour maintenir la stabilité et
assurer que la paix et la
justice prévalent face aux provocations
des forces
réactionnaires de l’opposition.
LML
reproduit
ci-contre une lettre du président
vénézuélien Nicolás
Maduro qui a
été publiée dans
le New York
Times.
***
Les récentes manifestations au Venezuela
ont fait
la une des journaux. La plupart des médias
étrangers ont
déformé la réalité de
mon pays et les faits
entourant les événements.
Les Vénézuéliens sont fiers
de
notre démocratie. Nous avons construit
à partir de la
base un mouvement de démocratie
participative qui a garanti la
distribution équitable du pouvoir et des
ressources parmi le
peuple.
Selon les Nation unies, le Venezuela s'est
attaqué de manière constante
à la réduction
des inégalités : il
détient dorénavant
la plus faible inégalité de salaires
dans la
région. Nous avons réduit
énormément la
pauvreté -- de 49 % en 1998, selon les
données de la
Banque Mondiale, à 25,4 % en
2012 ; au cours de la
même
période, selon les statistiques
gouvernementales,
l'extrême pauvreté est passée
de 21 % à
6 %.
Nous avons créé ce que nous
considérons comme notre vaisseau amiral,
une
protection-santé universelle et des
programmes
d'éducation d'accès libre à
tous les citoyens.
Nous avons atteint ces objectifs en grande partie
grâce aux
revenus du pétrole
vénézuélien.
Tandis que nos politiques sociales ont largement
amélioré la vie de nos citoyens, le
gouvernement a
également été
confronté à de
sérieux défis économiques
durant ces 16 derniers
mois, incluant inflation et pénuries de
produits de base. Nous
continuons à trouver des solutions via des
mesures comme notre
nouveau système monétaire
d'échange international
basé sur le principe du marché, qui
est destiné
à réduire le marché noir des
taux de change. Et
nous pilotons les entreprises pour nous assurer
qu'elles n'extorquent
pas les consommateurs ou qu'elles ne stockent pas
des produits. Le
Venezuela a dû aussi lutter avec un fort
taux de
criminalité. Nous y répondons en
construisant une
nouvelle police nationale, en renforçant la
coopération
communauté-police et en renouvelant le
système
carcéral.
Depuis 1998, le mouvement fondé par Hugo
Chávez a remporté plus d'une
douzaine d'élections
présidentielles, législatives et
municipales au sein d'un
processus électoral que l'ancien
président
américain Jimmy Carter a qualifié de
« meilleur au
monde ». Récemment, le Parti
socialiste unifié a
obtenu l'assentiment massif des urnes lors des
élections
municipales en décembre 2013, remportant
255 des 337 villes.
Au Venezuela, en politique, la participation
populaire a
fortement augmenté au cours de la
dernière
décennie. En tant qu'ancien syndicaliste,
je crois
profondément au droit d'association et au
devoir civique qui
garantissent que la justice prévaut,
donnant une voix aux
préoccupations légitimes au moyen de
rassemblements et de
manifestations
pacifiques.
Les affirmations comme quoi la démocratie
est
déficiente au Venezuela et que les
protestations actuelles
représentent la majorité du
sentiment national sont
démenties par les faits. Les manifestations
antigouvernementales
sont l'oeuvre des classes les plus aisées
de la
société ; ces dernières
cherchent à
renverser les gains du processus
démocratique qui ont
bénéficié à une
vaste majorité de personnes.
Les manifestants antigouvernementaux ont
physiquement
attaqué et détruit des
hôpitaux, brûlé
une université dans l'État de
Táchira,
lancé des cocktails Molotov et des pierres
à des autobus.
Ils ont aussi visé d'autres institutions
publiques en jetant des
pierres et des torches sur les bureaux de la Cour
suprême, la
compagnie publique de
téléphonie CANTV et les bureaux du
ministère de la
Justice. Ces actions violentes ont causé
des millions de dollars
de dégâts. C'est pourquoi les
manifestations n'ont
reçu aucun soutien de la part des classes
les plus pauvres et
des ouvriers.
Les manifestants ont un objectif unique :
l'éviction anticonstitutionnelle d'un
gouvernement élu
démocratiquement. Les leaders
antigouvernementaux l'ont fait
savoir clairement quand ils ont entamé leur
campagne en janvier,
s'engageant à provoquer le chaos dans les
rues. Ceux qui
expriment des revendications légitimes
à propos des
conditions économiques ou du taux de
criminalité, sont
exploités par les leaders des manifestants.
Ces derniers ont des
vues violentes et antidémocratiques.
En deux mois, 36 personnes ont
été
tuées. Les manifestants sont, nous le
pensons, responsables de
la moitié de ces décès. Six
membres de la garde
nationale ont été la cible de tirs
et sont morts ;
d'autres citoyens sont morts en essayant d'enlever
des obstacles
placés par les manifestants pour bloquer la
circulation.
Un très petit nombre des forces
personnelles de
sécurité ont aussi été
accusées de
violences ayant entraîné la mort de
plusieurs personnes.
Ces événements sont hautement
regrettables, et le
gouvernement vénézuélien a
répondu par
l'arrestation des individus
soupçonnés d'en être
responsables. Nous avons créé un
Conseil des Droits
Humains pour
enquêter sur tous les incidents relatifs
à ces
manifestations. Chaque victime mérite
justice, et tout criminel
— qu'il soutienne ou s'oppose au gouvernement —
sera tenu responsable
de ses actes.
Aux États-Unis, les manifestants ont
été décrits comme
« pacifiques », alors que le
gouvernement
vénézuélien est
dépeint comme les
réprimant violemment. Suivant cette
description, le gouvernement
américain se placerait du côté
du peuple
vénézuélien ; en
réalité, il
est du côté des 1 pourcent qui
veulent ramener notre
pays là où les 99 autres
pourcent étaient
exclus de la vie politique et où seulement
une minorité —
incluant les compagnies américaines —
bénéficiait
du pétrole.
N'oublions pas que ceux qui ont soutenu en
2002 le
renversement du gouvernement
vénézuélien
élu démocratiquement, mènent
les manifestations
aujourd'hui. Ceux impliqués dans le coup
d'État de
2002 avaient immédiatement dissous la
Cour suprême et
le parlement, et rejeté la constitution.
Ceux qui incitent
à la violence et
tentent des actions non constitutionnelles
similaires aujourd'hui
doivent être traduits en justice.
Le gouvernement américain a soutenu le
coup
d'État de 2002 et a reconnu le
gouvernement issu de ce
renversement malgré son comportement
antidémocratique.
Aujourd'hui, l'administration d'Obama
dépense au moins
5 millions de dollars par an pour soutenir
les mouvements
d'opposition au Venezuela. Un projet de loi
appelant
à augmenter de 15 millions de dollars
le soutien aux
organisations antigouvernementales est
actuellement
étudié au Congrès. Le
Congrès est aussi en
train de décider d'imposer des sanctions au
Venezuela.
J'espère que le peuple américain,
connaissant la
vérité, décidera que le
Venezuela et son peuple ne
méritent pas un tel châtiment, et
feront appel à leurs représentants
pour ne pas promulguer
ces sanctions.
Le temps du dialogue et de la diplomatie est
venu. Et
nous avons accepté les recommandations,
provenant de l'Union des
nations sud-américaines d'engager
immédiatement un
dialogue avec l'opposition. Mon gouvernement a
aussi tendu la main au
président Obama, exprimant notre
désir d'échanger
à nouveau des ambassadeurs. Nous
espérons
que son administration répondra
favorablement.
Le Venezuela a besoin de paix et de dialogue pour
avancer. Nous accueillons quiconque veut
sincèrement nous aider
à atteindre ces objectifs.
(Traduction:
AgoraVox)

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