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Numéro 45 - 31
mars
2014
Opposition à
l'offensive
antisociale en Ontario
Des travailleurs du secteur
public
tiennent
le premier vote de grève de leur histoire
et se
votent un mandat fort
Manifestation
à
l'Assemblée générale
annuelle des libéraux
de l'Ontario le 22 mars 2014.
Opposition
à l'offensive antisociale en Ontario
• Des travailleurs du
secteur public tiennent
le premier vote de grève de leur histoire
et se votent un mandat
fort
• Manifestation à
l'Assemblée
générale
annuelle du Parti libéral de l'Ontario
C'est le
temps d'une
nouvelle direction pour l'économie de
l'Alberta
• Ce n'est pas vrai que
tout va continuer comme
si de rien n'était - c'est la politique
indépendante de
la classe ouvrière qu'il nous faut
• Manifestation vigoureuse
le 20 mars à
la défense des pensions
• Le gouvernement
albertain doit retirer son
projet de loi sur les pensions
Opposition à l'offensive
antisociale en Ontario
Des travailleurs du secteur public tiennent
le premier vote de grève de leur histoire
et se
votent un mandat fort

Les
25 et 26 mars,
l'Association des employées et
employés gestionnaires,
administratifs et professionnels de la couronne de
l'Ontario
(AEEGAPCO), forte de près de 12 000
membres, a tenu un vote
de grève face au diktat du gouvernement
ontarien qui veut leur
imposer de nouvelles concessions. Plus de
65 %, ou 7310 des 10 944 membres de
l'AEEGAPCO qui
étaient éligibles à voter,
ont participé au
vote et 6703 d'entre eux ont accordé
le mandat de
grève. Parmi les membres de l'AEEGAPCO, on
compte des analystes
de politiques, des analystes financiers, des
arbitres, des
scientifiques, des aumôniers, des
vétérinaires, des
superviseurs de programmes, des défenseurs
des enfants et de la
jeunesse, des défenseurs de patients en
psychiatrie, des agents
des relations avec les médias et des
communications, des
épidémiologistes, des agents
responsables des subventions
octroyées dans le domaine des arts, etc. Ce
fut un vote
historique parce que c'était la
première fois que les
membres de l'AEEGAPCO tenaient un vote de
grève comme tactique
pour appuyer leurs revendications dans le contexte
du renouvellement de
leur convention collective. En vertu de la
politique de vote de
grève du syndicat, ce vote est la
première étape
d'une démarche en deux volets, que le
syndicat explique comme
suit : « Le
premier vote porte sur l'appui majoritaire des
membres à des
moyens de pression sur les heures de travail,
moyens de pression
limités et locaux. Un deuxième vote
de grève
porterait sur le fait d'autoriser un retrait
intégral des
services à la grandeur des unités.
En vertu de la loi,
nous sommes obligés de dire que chacun de
ces votes est un
« vote de grève »,
même si le
premier n'autorise en rien un retrait
intégral des
services. »
Lors de la dernière ronde de
négociations
avec le gouvernement, tout comme pour les autres
travailleurs du
secteur public ontarien, les membres de l'AEEGAPCO
ont
été forcés sous le chantage
d'accepter
d'importants reculs salariaux et une
détérioration de
leurs conditions de travail sous menace d'un
projet de loi qui allait
imposer les
concessions s'ils refusaient de s'y plier
« volontairement ». Ayant
compris la fraude du
programme d'austérité
appliqué depuis deux ans et
appréciant que les travailleurs, en disant
Non ! et en
mobilisant l'appui public à leurs justes
demandes sont capables
de forcer le gouvernement à
négocier, le syndicat est
passé à
l'offensive.
En janvier, le syndicat a lancé sa
campagne
provinciale
« J'embarque ! » dans
le but de
mobiliser l'ensemble de ses membres pour qu'ils
fassent valoir leurs
revendications. La campagne en appelle aux membres
de se joindre
activement à la lutte pour leurs droits
dans la ronde actuelle
et la réponse des membres est
enthousiaste.
Le
gouvernement Wynne exige
de nouvelles concessions de ses employés
sous prétexte
qu'ils sont un fardeau plutôt qu'un actif
pour la
société, ce qui expose la vision
antisociale et
rétrograde des libéraux. Ainsi on
attaque les
travailleurs pour un problème dont ils ne
sont pas responsables.
En même temps, en attaquant les travailleurs
qui
fournissent les services, on attaque les services
publics dont les
Ontariens ont besoin pour jouir de leurs droits et
bâtir une
société moderne et cultivée.
Cela ne doit pas
passer !
Il faut féliciter le leadership d'AEEGAPCO
et ses
membres pour la tenue d'un vote de grève
qui lance un message
sans équivoque à l'effet qu'ils ne
se plieront pas au
diktat et qu'ils n'abandonneront pas leurs droits.
Cette
décision défend non seulement leurs
propres
intérêts mais aussi ceux de tous les
travailleurs et des
résidents de
l'Ontario.
Un vote fort en faveur des moyens de pression et
de la
grève envoie un message clair au
gouvernement Wynne comme quoi
les droits des travailleurs de l'Ontario ne sont
pas discutables ni
négociables et qu'il est de son devoir de
négocier de
bonne foi et d'honorer le travail accompli par les
travailleurs de la
couronne, lequel contribue au
bien-être de tous les Ontariens.
Windsor
London
Hamilton
Toronto
Oshawa
Peterborough
Kingston
Ottawa

Manifestation à l'assemblée
générale annuelle du
Parti libéral de l'Ontario

Le samedi 22 mars, plus de 300 Ontariens ont
participé à un rassemblement et
à une
manifestation pleins de vigueur au centre-ville de
Toronto pour
protester contre le programme
d'austérité brutal
défendu par le gouvernement Wynne et les
conservateurs.
L'événement était
organisé par la Coalition
ontarienne contre la
pauvreté à l'occasion de
l'assemblée
générale annuelle du Parti
libéral de l'Ontario.
Les participants comprenaient des contingents des
activistes
anti-pauvreté de Sudbury, London,
Kitchener, Hamilton, Toronto,
Oshawa et Ottawa, ainsi que des activistes des
Premières Nations
et des activistes pour les droits des travailleurs
blessés.
Étaient également
présents des contingents de plusieurs
syndicats, dont la section
locale 1005 du Syndicat des Métallos
à Hamilton, le
Syndicat canadien de la fonction publique,
l'Alliance de la Fonction
publique du Canada, la Fédération
des enseignants des
écoles secondaires de l'Ontario, le
Syndicat des employés
de la fonction publique de l'Ontario ainsi
qu'un contingent du Centre ouvrier du PCC (M-L).
Le rassemblement a
commencé à Metro Hall, suivi d'une
marche militante vers
le lieu de la réunion des libéraux
au Centre des
congrès de Toronto, le tout ponctué
de slogans et de
bruits de casseroles.
Le thème principal de la manifestation a
été la dénonciation de
l'inhumanité du
gouvernement Wynne et son mépris total
envers les travailleurs
et les membres de la société, et
l'opposition au
programme d'austérité en vertu
duquel des milliards de
dollars du trésor public ont
été
détournés vers les monopoles
privés. Les orateurs
ont fait observer
que l'offensive antisociale menée par le
gouvernement Wynne a
causé des problèmes à un
nombre croissant
d'Ontariens ainsi que la mort de plusieurs
travailleurs. L'exemple a
été donné de Rogerio Marques
de Souza, un
travailleur sans papiers qui a vécu et
travaillé en
Ontario pendant plus de 25 ans. Rogerio s'est
vu refuser une
couverture
médicale pour ses traitements contre le
cancer à cause de
son manque de statut et sa famille a
été obligée
de s'endetter pour payer les frais. En outre,
même dans la mort,
il s'est vu refuser la subvention de base de
l'Ontario pour les
funérailles. D'autres exemples de
chômeurs et de
travailleurs vulnérables qui meurent dans
la rue ont
également été
donnés.
Une demande mise de l'avant durant cette action a
été d'exiger un salaire minimum de
14 $ et le
rétablissement des programmes sociaux qui
ont été
coupés par le gouvernement conservateur de
Mike Harris durant
les années 1990 et continuent d'être
coupés sous
les libéraux de McGuinty et Wynne. Les
manifestants ont
rejeté avec le
mépris qu'il mérite le salaire
minimum de 11 $ qui
est en vogue sous les libéraux de Wynne. Un
intervenant du
Centre d'action des travailleurs de Toronto a
souligné que
11 $ l'heure est encore bien au-dessous du
seuil de
pauvreté en Ontario et que
« nous ne serons pas
réduits au rationnement ». Il a
été
souligné qu'un
salaire minimum de 14 $ permettrait à
des centaines de
milliers de travailleurs en Ontario d'être
légèrement au-dessus du seuil de
pauvreté. Les
compressions aux avantages sociaux des
travailleurs en chômage et
des prestataires à l'aide sociale ont
également
été dénoncées. Plus
d'un orateur a
exposé la fraude et l'hypocrisie de
Kathleen
Wynne qui essaie de se faire passer pour la
première ministre de
« la justice sociale ».
Un activiste impliqué dans la lutte de la
première nation de Grassy Narrows a
souligné que le
gouvernement de Wynne n'a pas tenu compte de la
demande de son peuple
de mettre fin à la coupe à blanc qui
se fait à
grande échelle sur leurs terres
traditionnelles, tout comme il
ne tient pas compte en général des
droits des
Premières Nations. Il a
noté que la lutte des Premières
Nations est la lutte de
tout le monde et qu'en travaillant ensemble, les
droits de tous seront
affirmés. Une autre demande qui a
été
présentée c'est que justice doit
être faite dans le
cas des centaines de femmes et de filles
autochtones qui ont
été assassinées ou
portées disparues au
Canada et que ce fléau doit
cesser.
La large unité politique de la classe
ouvrière et du peuple de l'Ontario en
action ensemble pour leurs
droits et contre le programme
d'austérité a
été un thème central de
l'action. Des orateurs ont
abordé ce sujet, notamment une activiste du
Front commun de
l'Ontario, une coalition de groupes communautaires
et de syndicats
actifs dans un
certain nombre de villes. Elle a souligné
que la lutte contre
l'austérité est une lutte politique
pour les droits de
tous et exprimé la conviction qu'en
s'unissant dans l'action, la
lutte sera gagnée.
La manifestation devant l'assemblée des
libéraux a révélé une
fois de plus que la
volonté populaire qui s'exprime par les
revendications des
travailleurs et du peuple appelle à la fin
du programme
d'austérité antisociale et que ce
programme demeure
illégitime en dépit de tous les
efforts
déployés par les libéraux et
les conservateurs
pour essayer
d'imposer ce programme par la voie légale.
On peut voir aussi
que le peuple n'est pas convaincu que Hudak et les
conservateurs sont
« les extrémistes »
alors que Wynne et les
libéraux seraient « les
modérés ». L'esprit du
rassemblement
était contre l'austérité et
donc contre tout parti
qui favorise ce programme. Le plus
important est que la manifestation a
souligné la
nécessité de continuer à
bloquer la mise en oeuvre
de l'austérité, ce qui oblige le
peuple à prendre
position politiquement. L'appel à vaincre
les libéraux et
les conservateurs au cours des dernières
élections
partielles a démontré que le peuple
est capable de se
donner du pouvoir en privant les
gouvernements de la capacité de dicter
l'austérité. Lorsque surviendra une
élection
générale en Ontario, les
travailleurs et le peuple
devront prendre position de nouveau pour bloquer
les libéraux et
les conservateurs qui sont les deux partis qui
mettent de
l'avant l'austérité avec le plus de
force. Ceci est
particulièrement important dans la
grande région métropolitaine de
Toronto où les
deux partis vont essayer de s'accaparer des
sièges pour former
un gouvernement majoritaire.

C'est le temps d'une nouvelle
direction
pour l'économie de l'Alberta
Ce n'est pas vrai que tout va continuer comme si
de
rien n'était - c'est la politique
indépendante de la
classe ouvrière qu'il nous faut
L'une des
actions des travailleurs de l'Alberta à
la défense des
pensions le 20 mars 2014.
Le 19 mars dernier, Alison Redford a
démissionné de son poste de premier
ministre de l'Alberta
et de chef des conservateurs de l'Alberta. Sa
démission ne va
pas freiner la résistance grandissante
contre
l'austérité et contre l'usage par
l'État de la
force, du diktat et de la violence contre les
travailleurs. Au
contraire, dès le jour
suivant cette annonce, les travailleurs du secteur
public ont tenu
28 actions à l'échelle de la
province sous le
thème « Ne touchez pas à
nos
pensions ! ». La vaste
participation aux actions du 20
mars est un démenti très fort aux
prétentions du
premier ministre en exercice Dave Hancock à
l'effet que tout va
continuer
« comme si de rien
n'était » pour
l'élite dirigeante et leurs
intérêts privés
étroits. En fait ce qui continue en Alberta
c'est la bataille
des travailleurs à la défense de
l'intérêt
public !
En ce qui concerne les intérêts
monopolistes privés qui se font la
concurrence et se
déchirent entre eux, cette même
bataille qui a
provoqué la démission subite de
Redford, leur combat
acharné pour
les ressources naturelles de l'Alberta, pour
l'autorité publique
et la richesse que les travailleurs produisent ne
peut que
s'intensifier. En disant aux
Albertains que tout continue comme si de rien
n'était, Hancock
dit aux Albertains de se tasser, que la question
ne les concerne pas et
que c'est l'élite qui va décider de
la direction que
l'Alberta va prendre et va donner au peuple le
choix entre tel ou tel
représentant des monopoles de
l'énergie et d'autres
secteurs. Il dit aux Albertains que la seule
politique qui s'offre à eux c'est celle que
leur donne
l'élite au pouvoir.
Les conservateurs quant à eux vont essayer
de se
donner un nouveau visage tandis que Wildrose va
déclarer que
l'élection de 2012, comme l'écrivait
le Calgary
Herald pendant l'élection, ne
faisait que
« retarder la fin de
l'empire »
c'est-à-dire que le temps est venu pour
Wildrose de prendre au
pouvoir. Au contraire,
la fin de l'empire privé va venir quand la
classe
ouvrière organisée aura gagné
la force, la
maturité et le sens de l'histoire à
l'effet que c'est le
temps maintenant de la politique
indépendante de la classe
ouvrière, d'un pouvoir politique
suffisamment
déterminé et audacieux pour priver
les
intérêts monopolistes privés
de leur
capacité à fouler aux
pieds le droit et l'intérêt publics.

Manifestation vigoureuse le 20 mars
à la défense des pensions
Le momentum de la lutte pour forcer le
gouvernement conservateur à retirer ses
attaques contre les
pensions ne cesse de se développer. Cette
lutte fait partie du
mouvement pour forcer les gouvernements à
soutenir le droit
moderne d'une retraite en sécurité
pour tous.
Des milliers de travailleurs ont participé
à la Journée d'action du 20 mars sur
les pensions. Une
fois de plus, la température a boudé
les
manifestants ; un orage de printemps a
amené son lot de
neige mouillée et de vents violents, mais
cela n'a pas
empêché les travailleurs de venir
exprimer leur
détermination à défaire les
attaques du
gouvernement contre les pensions. Des actions se
sont tenues aux
endroits de travail sur l'heure du midi dans de
nombreuses villes dont
Calgary, Camrose, Edmonton, Fort McMurray, Grande
Prairie, Lethbridge,
Medicine Hat, Peace River, Red Deer et St. Albert.
Trente sites,
hôpitaux, hôtels de ville,
collèges et
universités, ont été le lieu
de
rassemblements et de piquetages.
Ces actions ont rassemblé des
employés
municipaux, provinciaux, de la santé, des
commissions scolaires,
des collèges et universités, de
même que des
pompiers et des gens d'autres milieux venus les
appuyer. La
Journée d'action a été
organisée par la
Coalition du travail pour les pensions. Les
syndicats ont
travaillé ensemble à organiser les
actions locales, contribuant au succès
d'ensemble de la
journée.
Il y a eu beaucoup de discussions lors des
actions sur
l'annonce faite le jour précédent
par Alison Redford
à l'effet qu'elle se retirait le
23 mars. LML a
parlé aux travailleurs de nombreux sites
dont le Misericordia
Hospital à Edmonton et le Foothills
Hospital à Calgary.
De nombreux travailleurs ont dit qu'un des
facteurs à
avoir joué un rôle important dans le
déclin de
fortune des conservateurs c'est leur refus de
reconnaître que les
travailleurs du secteur public ont des droits en
raison de la
contribution importante qu'ils font à la
société.
Le mépris pour la démocratie, l'abus
d'autorité,
le refus de négocier de bonne foi de
même que leur usage
du diktat et de la force ont
provoqué beaucoup de colère et
d'opposition contre les
conservateurs. Au Foothills Hospital, les
travailleurs ont
scandé des slogans à la fois contre
les conservateurs et
le Wildrose qui veulent éliminer les
régimes de retraite
à prestations déterminées
pour les nouveaux
engagés. Les travailleurs ont la ferme
conviction que c'est le
temps maintenant
d'intensifier la bataille pour forcer le
gouvernement à retirer
sa loi régressive sur les pensions.
Edmonton
  
Calgary


Red Deer;
Lethbridge
 
Grande Prairie
Medicine Hat; Boyle


Le gouvernement albertain doit retirer son
projet de loi sur les pensions
En préparation de la Journée
d'action du
20 mars, la Coalition du travail sur les pensions
(la LCOP), a
écrit une lettre ouverte à tous les
membres des
régimes de retraite. Dans cette lettre du
6 mars, la
coalition déclare que la prétention
du gouvernement
à l'effet que les réductions de
prestations sont
nécessaires à la viabilité
des fonds ne résistent pas à
l'épreuve des faits.
La LCOP note qu'en décembre 2013 elle
a fourni au
gouvernement une proposition
détaillée en terme de
coûts pour renforcer les régimes de
retraite du secteur
public tel le Régime de retraite des
autorités locales (le LAPP). La coalition
explique que sa proposition améliorerait
la sécurité de la
retraite pour tous les Albertains en
étendant le Régime
de pensions du Canada.
« Notre
rapport, écrit la
coalition, a été examiné par
un actuaire
indépendant qui a dit que nos propositions
auraient
renforcé le LAPP sans réduire les
prestations des
pensionnés actuels et futurs ».
Le gouvernement a ignoré les propositions
et,
plutôt que de négocier de bonne foi,
entend abuser de sa
majorité pour dicter des changements aux
régimes de
retraite sans l'appui des conseils
d'administration et des travailleurs
et syndicats concernés.
Le plus récent diktat du gouvernement est
à l'effet de rendre la retraite avant
65 ans inaccessible
à la majorité des travailleurs. La
coalition s'exprime
ainsi : « À l'exception de
quelques occupations,
le gouvernement propose de réserver la
préretraite
exclusivement aux travailleurs qui ont au moins 60
ans et dont
l'âge et les
années de service se montent à au
moins 90 ans. De plus,
ces travailleurs verraient leurs prestations
réduites de
7,2 % pour chaque année de retraite
prise avant l'âge
de 65 ans. »
Les clauses actuelles permettent à un
travailleur
de prendre sa retraite avec pleine pension
à l'âge de 50
ans et avec 30 ans de service. Le diktat
gouvernemental ferait en sorte
que les travailleurs qui prennent leur retraite
à 60 ans et avec
30 ans de services perdraient jusqu'à
36 % de leur salaire.
Selon la coalition, la pré-retraite devient
impossible pour presque tous les travailleurs et
même ceux qui en
ont le plus besoin.
Selon la lettre, l'analyse actuarielle, le
vérificateur général et les
experts en
matière de pensions ont tous
confirmé que le diktat
gouvernemental va affaiblir la
sécurité financière
des régimes de retraite du secteur public.
Pourquoi alors le
gouvernement fait-il ce geste qui va
déstabiliser les
pensions ? La réponse n'est pas si
difficile à
trouver. Plus de 300 000 membres des
régimes de retraite (travailleurs actifs et
retraités) participent dans les
4 fonds de pension qui sont affectés,
dont les plus gros
sont le LAPP et le Régime de retraite du
secteur public. La
déstabilisation des régimes de
retraite qui comprennent
le plus grand nombre de membres est une composante
du
programme d'austérité qui vise les
pensions de tous.
La vision et le programme antisociaux des
autorités possédant le pouvoir
économique et
politique refusent de reconnaître que les
gens naissent en
société et ont un lien positif avec
elle qui comprend des
droits et des devoirs. Le dur labeur des
travailleurs est ce qui permet
à la société et à
l'économie
socialisée d'exister et, en retour, les
travailleurs ont le droit à une existence
en
sécurité du berceau à la
mort. Les travailleurs ne
sont pas un fardeau pour la
société ; bien au
contraire, c'est eux qui la font fonctionner.
Les riches et tous ceux qui s'accrochent aux
privilèges de classe prétendent que
la
société toute entière, y
compris la classe
ouvrière et les richesses de la Terre
mère, doivent
servir leurs intérêts privés
étroits au
détriment de l'intérêt et du
bien publics et des
intérêts individuels des
travailleurs. Cette notion
arriérée d'un peuple et d'une
société
au service d'une élite
privilégiée est une relique
des âges anciens et doit être
reléguée aux
oubliettes. Les notions régressives comme
le privilège de
classe sont un fardeau pour la
société et le peuple et
bloquent leurs efforts pour se bâtir un
avenir brillant.
L'Alberta et le Canada entier sont à
l'ère
moderne du facteur humain/conscience sociale
où les gens ont des
droits parce qu'ils sont des êtres humains.
Une retraite en
sécurité est l'un de ces droits que
la
société et son État doivent
garantir à
tous. Le diktat régressif du gouvernement
conservateur sur les
pensions est une violation des droits et
d'une société moderne et il doit
cesser
immédiatement.

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