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Numéro 43 - 26
mars 2014
Pour un Québec
souverain qui défend les droits de tous!
Il y a une alternative à
l'offensive
néolibérale, antisociale!
Pour un Québec souverain qui
défend les droits de tous!
• Il y a une alternative
à l'offensive néolibérale,
antisociale! - Pierre Chénier
• Une souveraineté
sans frontières - c'est quoi ça?
- Claude Brunelle
• La souveraineté
du Québec et les maux de Legault
- Gabriel Girard-Bernier
À
titre d'information
• Programme du Parti
marxiste-léniniste du Québec
• Les candidats du PMLQ
• Position du Parti
marxiste-léniniste sur l'urgence de
déclarer un État libre et
souverain du Québec
Pour un Québec souverain
qui défend les droits de tous!
Il y a une alternative à l'offensive
néolibérale, antisociale!
- Pierre Chénier -
En déclenchant l'élection
générale le 5 mars dernier, la
première ministre Pauline Marois a
demandé aux électeurs de lui donner
les moyens de mettre en oeuvre ce qu'elle appelle
son plan pour rendre les Québécois
maîtres et prospères chez eux. Elle a
dit que si son gouvernement est
réélu il déposera un livre
blanc sur l'avenir du Québec et conviera
tous les Québécois à
« prendre le temps de
réfléchir tous ensemble, comme
nation, à notre avenir
politique ».
L'élection a été
déclenchée après que le
gouvernement minoritaire ait déposé
son budget pour 2014-2015, lequel prévoit
d'autres compressions dans les dépenses de
programmes pour éliminer le déficit
l'année suivante. Les partis d'opposition
ont indiqué leur intention de voter contre
le budget à cause de différends sur
les moyens et la vitesse des compressions à
faire. Le Parti libéral du Québec et
la Coalition avenir Québec (CAQ) ont encore
une fois joint leur voix pour appeler à la
défaite d'un gouvernement qui mettrait la
souveraineté à l'ordre du jour. Les
libéraux ont déclaré qu'il
faut « s'occuper des vraies
affaires » tandis que la CAQ soutient
que la souveraineté ne doit pas être
abordée tant que les finances du
Québec « ne seront pas en
ordre », et pour ce faire il faut
couper dans la fonction publique et les services
gouvernementaux.

Déjà la désinformation est
à son comble dans les médias, qui
reprennent l'hystérie libérale
à propos du « séparatisme
» et des « intentions cachées
». C'est pour maintenir de force le
couvercle sur toute discussion sur l'avenir
constitutionnel du Québec ou l'affirmation
du droit du peuple de décider de son
avenir. Les travailleurs et le peuple du
Québec veulent mettre la question à
l'ordre du jour pour pouvoir en débattre
eux-mêmes et retirer le débat des
mains du système de cartel de partis qui ne
cesse de diviser le corps politique entre «
séparatistes » et «
fédéralistes » et d'usurper le
pouvoir de décider.
Le PMLQ s'oppose à l'idée qu'avant
de pouvoir discuter de l'avenir du Québec,
il faille d'abord « mettre de l'ordre
dans les finances » ou s'entendre sur
un ensemble de politiques sociales que doit avoir
un Québec souverain. Il s'oppose aussi
à l'idée qu'il est possible, de
l'autre côté, de se
« rapprocher » de la
question nationale en créant un institut
pour combattre l'intégrisme, comme si
c'était ça l'enjeu pour le corps
politique. Le fait de poser le problème de
cette façon montre à quel point on a
plongé le Québec dans la crise
à force de ne pas vouloir résoudre
la crise constitutionnelle de manière
à investir le peuple du pouvoir souverain.
Si le peuple n'a pas le contrôle de son
État, il ne pourra pas « mettre
de l'ordre dans ses finances », ni
maintenir bien longtemps des politiques sociales
progressistes, face à l'offensive
néolibérale que mènent les
grands intérêts monopolistes mondiaux
pour mettre toutes les ressources de la nation
à leur disposition. En même temps,
comme l'histoire l'a bien montré, il ne
sera pas possible de créer les conditions
pour que le peuple décide de son avenir si
les travailleurs n'entreprennent pas de le faire
eux-mêmes en y apportant leur perspective
prosociale tournée vers l'avant.
Dans cette élection, le PMLQ appelle les
travailleurs à prendre l'initiative pour
unir le peuple pour un Québec souverain qui
défend les droits de tous. Les travailleurs
ne peuvent se permettre d'être captifs d'un
spectacle hautement médiatisé
où toutes les questions vont être
réduites à voter pour tel ou tel
parti, alors qu'ils n'appuient ni l'un ni l'autre
et qu'ils croient qu'une élection
18 mois après la
précédente est un gaspillage. Pas
question non plus pour eux de concilier avec
l'offensive antisociale et la vision
néolibérale de la
société sous prétexte qu'il
n'existerait pas d'alternative à payer les
riches et détruire les programmes sociaux.
Qu'il soit bien compris que dans cette
élection le PMLQ fera tout pour qu'aucun
gouvernement n'ait de majorité et que les
libéraux ne sont pas remis au pouvoir. Le
PMLQ appelle les travailleurs à occuper
l'espace du changement eux-mêmes, avec leur
politique indépendante, en intensifiant la
lutte pour un Québec souverain et un
gouvernement qui défend les droits de tous.
Le programme principal du PMLQ est de s'assurer
que les travailleurs et le peuple aient une voix
durant et après cette élection. Qui
décide la direction de l'économie,
la politique sociale et culturelle et tout ce qui
concerne les institutions publiques est d'une
importance qu'on ne saurait trop souligner. Toutes
les grandes questions concernant l'avenir du
Québec sont sur la table, y compris le
nécessaire et ambitieux renouvellement de
tous les secteurs de l'économie et des
institutions démocratiques. Ce
Québec moderne, ce sont les travailleurs et
le peuple qui le définissent, avec leur
propre pensée et action.
Le PMLQ accueille la campagne électorale
comme une occasion de faire avancer la
politisation du peuple autour de la construction
d'un Québec moderne qui défend les
droits de tous. Il lance l'appel à tous
d'unir leurs forces pour créer les
Commissions sur l'avenir du Québec et par
ce moyen investir le peuple du pouvoir de
décider !

Une souveraineté sans frontières -
c'est quoi ça?
- Claude Brunelle -
On
entend parler de nos jours d'une
souveraineté sans frontières, ou
d'une souveraineté politique dans une
économie sans frontières. En tant
que peuple qui se bat pour la souveraineté
dans le sens de l'affirmation du droit à
l'autodétermination dans le contexte d'une
République indépendante du
Québec depuis le XIXe siècle, cette
notion est évidemment difficile à
comprendre. Mais voyons quel sens cela pourrait
avoir pour le monde néolibéral.
Aujourd'hui, de grands monopoles,
chapeautés par des consortiums dont le
capital financier est international et n'a
pratiquement pas de frontières,
contrôlent une partie importante de
l'ensemble des ressources
énergétiques et minérales de
la planète et resserrent leur
contrôle dans tous les autres domaines
également, que ce soit l'eau, les services
hospitaliers, les équipements
d'hôpitaux, le secteur de la haute
technologie, l'alimentation, les
médicaments, etc.
Prenons le cas de l'énergie et des
hydrocarbures. Ces grands intérêts
financiers internationaux se sont approprié
les sols et sous-sols de la Terre mère pour
l'intérêt privé alors que
l'ensemble des êtres vivant sur cette Terre
mère dépendent des ressources
qu'elle contient pour leur développement et
leur survie. Cette privatisation des ressources
naturelles des peuples va maintenant
jusqu'à l'accaparement des institutions
publiques et des fonds publics, produits de la
richesse socialisée de ces mêmes
peuples, par des intérêts
privés pour les mettre au service
d'intérêts strictement privés.
Cela se traduit en pratique par l'utilisation de
l'appareil d'État au service
d'intérêts privés et par
l'imposition du droit de monopole aux
dépens du droit de l'être humain et
des sociétés qu'il compose.
Le Canada est parmi les pays où se produit
aujourd'hui cet accaparement des institutions
publiques, de l'appareil d'État, par des
intérêts privés pour servir
des intérêts privés. Il y a
une concurrence féroce pour les ressources
mais aussi pour les appareils d'État, les
fonds publics, les instances décisionnelles
de la société civile qui n'existe
plus, ainsi que, évidemment, l'appareil
militaire, policier et juridique.
Est-ce dans cette concurrence qu'on veut inscrire
le Québec, lui qui songe à devenir
membre à part égale de la
communauté des nations souveraines ? La
réalité est que le monde
d'aujourd'hui est le théâtre d'un
affrontement entre ceux qui sont pour et ceux qui
sont contre la création de
sociétés où
l'intérêt public doit
prévaloir et d'États-nations
centrés sur le facteur humain/conscience
sociale, plutôt que la destruction de
l'autorité publique suivant les
prescriptions néolibérales. Dans ce
sens, la bataille pour le contrôle des
ressources naturelles et l'ensemble des ressources
humaines apparaît comme une des batailles
les plus grandes et les plus brutales de ce
début du XXIe siècle. Ou bien les
grands monopoles imposent leur domination à
l'échelle internationale par le chantage,
la guerre, la destruction économique et
sociale des peuples pour leurs
intérêts privés, ou bien les
peuples établissent leur pouvoir de
décider et établissent leur
contrôle sur le développement de
l'ensemble des ressources naturelles. C'est une
question de guerre et de paix, de destruction et
de soumission ou de développement
harmonieux et de prospérité pour
l'ensemble de l'humanité.
Une chose est certaine : c'est la classe
ouvrière qui doit constituer la nation,
c'est elle qui a intérêt à ce
que nos ressources soient utilisées de
manière à bénéficier
à notre peuple et aux autres peuples, sur
la base de ses intérêts et non des
intérêts privés les plus
destructeurs qui soient. De nos jours, les
élections servent à choisir le
champion des intérêts privés,
celui qui va leur donner le pouvoir de
décision et le pouvoir d'État pour
que nos ressources soient mises à leur
disposition dans leur rivalité sur le
marché international. Dans cette
élection, nous devons nous arranger pour ne
donner de majorité à aucun des
partis qui puissent s'en servir à cette
fin.

La souveraineté du Québec et les
maux de Legault
- Gabriel Girard-Bernier -
En pleine descente aux enfers, François
Legault, le chef de la Coalition Avenir
Québec, a poursuivi sa campagne, qu'il
qualifie modestement de « combat de sa
vie », en affirmant qu'il voterait non
à un référendum sur la
souveraineté du Québec. Il a
expliqué que pour tenir un
référendum « il faudrait
avoir le gros bout du bâton ».
Pour ensuite conclure, dans un élan de
clarté, qu'il n'est pas
« fédéraliste »
et que les deux options « se
valent ».
Dans un discours aussi opportuniste, il est
tentant de n'y voir qu'une tentative de sauver les
meubles pour un parti en chute libre dans les
sondages, les élites ayant, semble-t-il,
écarté Legault comme option pour
diriger la restructuration de l'État. En
effet, autant le PQ que les libéraux disent
ouvertement vouloir s'accaparer l'électorat
caquiste qui serait déterminant dans le
résultat de l'élection, soit un
gouvernement majoritaire ou minoritaire. Toutes
ces manoeuvres pourraient être risibles si
elles n'étaient pas une attaque contre la
classe ouvrière et le peuple.
Comment
est-il possible d'avoir « le gros bout du
bâton » pour affirmer la
souveraineté de la nation du Québec
en refusant de discuter de l'avenir du
Québec ? C'est un non-sens. La
souveraineté de la nation du Québec
est une opportunité pour la classe
ouvrière et le peuple de mettre à
l'ordre du jour le renouveau des institutions
dites démocratiques pour investir le peuple
du pouvoir souverain.
Jusqu'à maintenant, la question de
l'avenir du Québec n'a souri à aucun
des partis des riches depuis le
déclenchement des élections,
plaçant ceux-ci sur la défensive. Le
PQ préférerait ne pas en parler, les
libéraux sont toujours coincés par
le poids historique de cette question et la CAQ
est en pleine confusion sur la question. Pour les
travailleurs, les femmes, la jeunesse et les
minorités nationales, la discussion sur
l'avenir du Québec est pourtant porteuse de
l'espoir d'affirmer autant les droits individuels
que collectifs, de créer de nouvelles
institutions modernes et servir à unir le
peuple. C'est pourquoi la souveraineté du
Québec se fera avec la classe
ouvrière à sa tête mais sans
Legault.

À titre d'information
Programme du Parti marxiste-léniniste du
Québec
Le programme que le PMLQ met de l'avant dans
cette élection vise la création d'un
Québec souverain qui défend les
droits de tous. C'est l'opposé de
l'idée d'un Québec sans
frontières où le pouvoir
décisionnel du peuple favoriserait
nécessairement les intérêts
des monopoles internationaux en concurrence avec
d'autres monopoles internationaux. Nous
encourageons les citoyens et citoyennes et tous
les résidents du Québec à
prendre en main la question de la
souveraineté pour s'assurer que le
Québec et ses ressources nous
appartiennent. Voici le programme qui selon le
PMLQ favorise la solution des problèmes
actuels en faveur du peuple.
Une nouvelle direction pour l'économie
Une nouvelle direction pour l'économie
doit :
♦ Renverser
la direction néolibérale actuelle de
l'économie qui fait que toutes les
ressources naturelles et humaines sont
orientées dans le sens de répondre
aux besoins des monopoles ;
♦
Être
une direction prosociale, pour que les ressources
servent le bien-être du peuple et son
épanouissement, sous la
responsabilité d'une autorité
publique, et non au service
d'intérêts privés qui usurpent
l'autorité publique pour s'enrichir ;
♦
Arrêter de payer les riches et de conclure
des ententes secrètes avec les
monopoles ;
♦ Augmenter les investissements dans les
programmes sociaux — l'éducation et la
santé doivent être gratuits et sous
contrôle public afin de répondre aux
besoins de la population ;
♦ Veiller au bien-être des personnes
âgées et leur garantir et assurer une
retraite en toute quiétude ;
♦ Assurer le développement dans toutes les
régions pour que les gens qui y habitent
puissent se garantir un avenir ;
♦ Assurer le développement des ressources
naturelles de façon à contribuer
à la richesse nationale, non pas seulement
aux besoins des monopoles.
Pour le renouveau du processus politique
Le PMLQ considère que le meilleur
programme est celui qui politise le peuple, qui
encourage les individus et collectifs à
formuler leurs points de vue sur toutes les
questions et qui les assiste à bâtir
leurs organisations, pour se mobiliser en tant que
force sociale et politique qui refuse d'être
divisée en fonction des partis politiques
ou d'intérêts qui ne sont pas les
leurs.
Le renouveau du processus politique doit garantir
un gouvernement qui représente le peuple de
façon directe. Cela inclut la
réforme de la loi électorale et du
financement du processus pour :
♦ Que soit garanti le droit à un vote
informé, le droit d'élire et
d'être élu, le droit à
l'initiative législative, le droit de
rappel des élus ;
♦ Que les fonds publics servent à financer
le processus électoral et non les partis
politiques.
Pour une constitution moderne
Une constitution nouvelle doit :
♦ Investir le peuple du pouvoir souverain ;
♦ Enchâsser les droits des citoyens et des
citoyennes sans distinction d'origine nationale,
de langue, de religion, de race, de sexe, de
capacités ou de richesses, les droits
ancestraux des Premières Nations et les
droits des minorités,
particulièrement l'égalité de
toutes les langues et de toutes les cultures.
C'est également une condition à
l'épanouissement de la langue
française qui sera la langue officielle du
travail, du gouvernement et des tribunaux ;
♦ Garantir les droits qui appartiennent à
tous du fait qu'ils sont des êtres humains.
La constitution doit tenir la
société et les gouvernements qui la
représentent responsables de procurer
à tous le niveau de vie le plus
élevé possible dans les conditions
atteintes. Elle doit garantir la reconnaissance
des réclamations que tous sont en droit de
faire à la société du fait
qu'ils sont humains ainsi que les
réclamations qui sont fonction de leur
collectivité, comme dans le cas des femmes,
des jeunes, des travailleurs et de bien d'autres
collectifs de la société ;
♦ Établir des relations avec les autres
pays sur la base de l'égalité et de
l'avantage réciproque et la reconnaissance
que tous les pays, grands et petits, ont le droit
à la souveraineté et à la
non-ingérence dans leurs affaires ;
♦ Refuser toute participation aux blocs
économiques et militaires établis
pour servir les visées agressives des
puissances étrangères ;
♦ S'opposer à l'usage de la force dans le
règlement des conflits et exiger le respect
des principes sur lesquels a été
fondée l'Organisation des Nations unies.
Pour un État indépendant et
souverain du Québec
♦ L'édification nationale appartient aux
Québécois et
Québécoises quelles que soient
l'origine nationale, l'âge, les
capacités, la langue ou la religion.
♦ Si le Québec décide de se
déclarer un État indépendant,
c'est son droit. Il est une nation et a le droit
à l'autodétermination.
♦ Un État indépendant doit
enchâsser les droits des citoyens sur une
base d'égal à égal.
♦ Tous les Québécois et toutes les
Québécoises, et cela inclut les
minorités nationales, créeront dans
la lutte l'identité de la nouvelle nation
québécoise.
♦ Cet État s'opposera à toute
criminalisation des collectifs.
Commissions sur l'avenir du Québec
L'organisation économique, sociale,
politique et culturelle d'un Québec moderne
doit garantir les droits de tous.
Pour ce faire, le PMLQ appelle les travailleurs,
les jeunes, les étudiants et tous à
former leurs propres Commissions sur l'avenir du
Québec pour se donner les moyens de
façonner, en toute quiétude, leur
propre vision d'un Québec qui
reconnaît comme point de départ les
réclamations qu'ils sont en droit de lui
faire en tant que collectifs et en tant
qu'individus qui dépendent de la
société pour leur bien-être.
(Autorisé
par Christian Legeais, agent officiel du Parti
marxiste-léniniste du Québec).
(Tiré de Chantier
politique)

Les candidats du PMLQ
Le Parti marxiste-léniniste du
Québec (PMLQ) est fier de présenter
24 candidats dans l'élection du
7 avril au Québec — dans la Capitale
nationale, en Mauricie, en
Montérégie, à Montréal
et en Outaouais. La préoccupation
principale de ces candidats est de s'assurer que
les travailleurs et le peuple aient une voix dans
cette élection où sont en jeu toutes
les questions importantes qui concernent l'avenir
du Québec. Qui décide la direction
de l'économie, la politique sociale et
culturelle et tout ce qui concerne les
institutions publiques est d'une importance qu'on
ne saurait trop souligner. L'élection est
censée traduire la volonté populaire
en volonté légale dans la forme d'un
gouvernement de parti, mais ces partis ne
défendent pas l'intérêt
public, alors que doit faire le peuple ? Il
doit s'engager dans le travail pour bâtir
les commissions sur l'avenir du Québec pour
se créer un espace pour échanger les
opinions et l'information et ainsi commencer
à s'investir du pouvoir de décider
et d'exercer un contrôle sur ses affaires.
Tous ceux et celles qui désirent plus
d'information sur le travail pour s'investir du
pouvoir de décider peuvent contacter le
PMLQ à bureau@pmlq.qc.ca ou
téléphoner à (514) 522-5872.
| Montréal |
Yvon
Breton
Acadie
|
Claude
Brunelle
Bourget
|
Christine
Dandenault
Hochelaga-Maisonneuve
|
Garnet
Colly
Jeanne-Mance--Viger
|
|
Peter
Macrisopoulos
Laurier-Dorion
|

Yves
Le Seigle
Lafontaine
|

Diane Johnston
Mont-Royal |

Rachel
Hoffman
Notre-Dame-de-Grâce |
|

Serge Lachapelle
Sainte-Marie--
Saint-Jacques |
Eileen
Studd
Verdun
|
|

Pierre
Soublière
Chapleau |
Alexandre
Deschênes
Gatineau
|
Gabriel
Girard-Bernier
Hull
|
Louis
Lang
Pontiac
|
(Autorisé par Christian Legeais,
agent officiel du Parti
marxiste-léniniste du Québec)

Position du Parti marxiste-léniniste sur
l'urgence de déclarer un État libre
et souverain du Québec
Le Parti marxiste-léniniste du
Québec (PMLQ) a été
fondé en 1989 en vertu de la loi
régissant les partis politiques avec la
signature de plus de 1 000 adhérents
au départ. C'était à un
moment très important dans la vie politique
du Québec, en plein coeur du débat
sur l'Accord du Lac Meech qui rejoignait la
proposition de fédéralisme
renouvelé de Robert Bourassa.
Le PMLQ, comme une bonne partie des forces
souverainistes, avait fait campagne contre
l'Accord de Meech parce qu'il réduisait la
nation québécoise à une
« société
distincte » et ne reconnaissait pas par
conséquent son droit à
l'autodétermination. Au lendemain de
l'échec de Meech nous
écrivions :
« Notre
Parti est d'avis qu'avec l'échec du Lac
Meech, on peut maintenant affirmer avec certitude
que pour une solution aux problèmes qui se
posent au peuple du Québec, on ne peut plus
rester dans les confins d'une constitution
fondée sur l'Acte de l'Amérique du Nord
britannique. Nous croyons que le peuple
du Québec a besoin d'une nouvelle
constitution, d'une constitution qu'il aura
lui-même choisie sans ingérence
extérieure, une constitution qui sera
démocratique et qui exprimera la
volonté populaire et servira à
bâtir un avenir pour la nation. »
(Mémoire
du Conseil national du PMLQ,
2 novembre 1990)
Sur la question de la souveraineté du
Québec, la position du PMLQ de
réaliser un Québec libre et
souverain fut clairement
énoncée :
« 1. Le
Québec est une nation constituée de
tous ceux qui vivent sur son territoire ;
« 2. Le
Québec a, en tant que nation, le droit
à l'autodétermination y compris la
sécession ;
« 3. En ce
moment le Québec doit exercer son droit
à l'autodétermination en tenant un
référendum par lequel le peuple du
Québec est appelé à 1)
abroger l'Acte
de l'Amérique du Nord Britannique
et élire une assemblée constituante
pour rédiger une constitution, et 2) en
appeler au reste du Canada à en faire de
même. » (ibid)
Il affirmait que :
« Comme
toute nation, la nation du Québec a sa
souveraineté naturelle et en particulier le
droit à l'autodétermination
nationale, y compris la sécession si tel
est le désir du peuple. Le peuple du
Québec cherche précisément,
depuis plus de deux cents ans, le moyen d'exprimer
cette souveraineté, la façon
d'exercer ce droit à
l'autodétermination. Or, nous croyons que
l'exercice du droit à
l'autodétermination par le peuple du
Québec, agissant en tant que nation, est un
prélude nécessaire à la
solution de tous les autres problèmes qui
se posent pour le peuple et une condition
indispensable pour bâtir l'avenir de la
nation. » (ibid)
Opposition aux falsifications historiques du
Rapport Beaudoin-Dobbie
Après l'échec de Meech, le
gouvernement fédéral a
continué de chercher les moyens de
maintenir le statu quo en ce qui concerne le
Québec de telle façon à le
rendre acceptable au peuple
québécois, ainsi qu'au peuple
canadien. Quand dans son dernier mandat le
gouvernement de Brian Mulroney est revenu à
la charge avec le « Comité mixte
spécial sur le renouvellement du
Canada » (la commission
Beaudoin-Dobbie) qui allait préparer
l'Accord de Charlottetown, le PMLQ a
réitéré que les tentatives de
renouvellement du Canada échoueront tant
qu'on refusera de reconnaître le droit de la
nation du Québec à
l'autodétermination.
« Si le but
du document est de promouvoir l'idée d'un
renouvellement du Canada, il échoue dans sa
mission tant qu'il refuse de reconnaître le
droit de la nation du Québec à
l'autodétermination. Il opte pour la
reconnaissance du statu quo et ne
s'intéresse qu'au problème d'adapter
ce statu quo aux exigences des temps. Il le fait
en se portant à la défense du statut
imposé au Québec par les
colonialistes britanniques avec l'Acte de
Québec de 1774 qui,
affirme-t-il, « répondait aux
exigences formulées par le Canada
français qui tenait à
préserver ses lois et ses
coutumes », et avec l'Acte
constitutionnel de 1791 qui
« divisait le Québec en deux
parties correspondant au clivage linguistique et
culturel de ses habitants ». Le
Comité mixte écrit en effet :
« Ces deux lois reconnaissaient
l'existence au Québec d'une
société distincte, dotée
d'institutions, de lois et d'une culture
très différentes de celles des
autres entités politiques d'Amérique
du Nord. » Il poursuit en disant que
lorsque l'État canadien fut établi
par l'Acte de
l'Amérique du Nord britannique en
1867, il incarnait cette pratique des
Britanniques. Le Comité mixte
écrit : « Les artisans de
la Confédération de 1867 ont
reconnu le caractère distinct de la
société québécoise et
reconfirmé son statut de
collectivité politique autonome, tout en
embrassant le principe de la dualité
linguistique des institutions politiques de ce
nouveau pays qui allait un beau jour
s'étendre sur tout un continent.
« On ne
saurait dire mieux. C'est
précisément ce qu'on appelle
subjugation de la nation du Québec,
négation de son droit à
l'autodétermination. Déjà
à l'époque des guerres coloniales
entre Britanniques et Français, les
« colons français »,
que le Comité mixte ne reconnaît que
comme une entité abstraite, avaient
donné naissance à une nouvelle
société. Ils étaient devenus
une population indigène, née et
élevée sur un nouveau territoire, en
partie de parents français, en partie de
parents français et autochtones. Cette
population indigène forgea une nouvelle
économie à la sueur de son front.
Elle créa son commerce et s'affaira
à établir des institutions
politiques, culturelles et juridiques propres
à l'administration de ses affaires. Durant
tout ce temps elle demeura une colonie de la
France, gouvernée par le pouvoir colonial
français et ses institutions. En d'autres
mots, le Québec était devenu une
nation en raison de sa communauté de
territoire, de population, de langue, de
psyché et de développement
économique. Le fait que les Britanniques
aient gagné leurs guerres coloniales contre
la France et de ce fait conquis le Québec
dans le cadre du Traité de Paris de
1763 signifie tout au plus que la
propriété coloniale du Québec
fut transférée de la France à
la Grande-Bretagne. Puisque c'était
l'époque de l'affirmation des nations
modernes, le peuple du Québec s'affaira
à donner naissance à la sienne,
à l'exemple du peuple français qui,
par sa révolution de 1789, mettait fin au
féodalisme et prenait la voie d'une
république bourgeoise moderne, ou à
l'exemple des peuples des Amériques, qui
gagnaient leur indépendance du pouvoir
colonial. Mais les Britanniques imposèrent
au Québec leur pouvoir colonial ; ils
subjuguèrent la nation du Québec. Le
Québec est demeurée une nation
conquise depuis, une nation qui s'est vue
nié le droit l'autodétermination. (Conseil national du
PMLQ, mars 1992)
Lors du référendum
fédéral sur l'Accord de
Charlottetown en 1992
Lors du référendum
fédéral sur l'Accord de
Charlottetown en 1992, lorsqu'on a tenté de
diviser le peuple québécois avec la
notion que le Québec est une
« société
distincte », un refus flagrant de
reconnaître la nation du Québec et
son droit à l'autodétermination, le
PMLQ a fait activement campagne pour le camp du
Non. Durant la campagne, il a expliqué
l'échec des arrangements des
bâtisseurs d'empire du XIXe siècle
que l'Accord de Charlottetown cherchait à
maintenir dans tous ses éléments
anachroniques essentiels. Il a aussi
diffusé des textes théoriques
importants sur l'histoire de la nation et le
pouvoir politique, ainsi que sur une
définition moderne des droits et la
distinction entre citoyenneté et
nationalité.
Campagne nationale pour une constitution
moderneet
le renouveau démocratique - Septembre 1994
En septembre 1994, le PMLQ a lancé une
campagne nationale pour une constitution moderne
et le renouveau démocratique avec une
série de conférences sur l'avenir du
Québec. Cette campagne avait aussi comme
but de ne pas permettre que le discours politique
soit désinformé par le faux discours
des fédéralistes sur
l'« unité
nationale ». Le PMLQ a jugé que
la question d'investir le peuple du pouvoir de
décider était plus que jamais
à l'ordre du jour. La campagne avait pour
mot d'ordre : « Pour un
État souverain et indépendant du
Québec ».
Référendum sur la
souveraineté du Québec en 1995
Le PMLQ a participé activement à la
campagne référendaire dès son
lancement en septembre, avec comme mot
d'ordre : « Pour un oui du
peuple ! » Le Parti juge qu'il a
joué un rôle important dans la
formation des comités pour le oui et tenu
des conférences dans plusieurs
universités, cégeps et villes pour
encourager tout le monde à participer
à la campagne référendaire du
côté du Oui.
Même avant la campagne, le PMLQ a
organisé une vaste consultation interne et
externe sur la position à défendre
à la lumière de la question
référendaire et a
présenté un mémoire à
la Commission sur l'avenir du Québec.
Le PMLQ déclarait au sujet du
référendum :
« Une
occasion inouïe s'offre à la classe
ouvrière du Québec de diriger le
projet d'édification nationale de sorte
à mener à la fondation d'un
État au Québec qui suit son propre
modèle. [...]
« Dans
l'édification nationale, nous devons bien
prendre garde de ne pas partir de l'appartenance
ethnique, comme l'ont fait les Britanniques avec
l'AANB[1]. Nous devons au contraire partir d'une
définition moderne selon laquelle un corps
politique moderne est établi qui
reconnaît les droits collectifs de tous au
Québec et reconnaît le peuple comme
étant souverain. »
Nous proposions que le préambule de la
Constitution de la République du
Québec se lise en partie comme suit :
« Nous, le
peuple du Québec, investis de notre droit
inaliénable d'être un peuple
souverain et exerçant nos droits collectifs
sans distinction de langue, de religion,
d'idéologie et de convictions politiques
concernant les valeurs fondamentales et les grands
objectifs sociaux, et sans autres
considérations telles la couleur de la
peau, l'origine nationale, le sexe, le style de
vie, les capacités, la richesse et la
position sociale, déclarons par la
présente la formation de la
République du Québec, un
État-nation moderne et un corps politique
moderne dans lequel toutes les citoyennes et tous
les citoyens jouiront des mêmes droits et
auront les mêmes devoirs et dans lequel tous
les droits de minorité fondés sur
une réalité objective
concrète seront reconnus comme étant
inviolables et inaliénables.
« Dans cet
État-nation moderne et ce corps politique
moderne, nos droits collectifs seront
suprêmes, et les droits de l'individu seront
protégés par l'adoption de lois qui
verront à les harmoniser avec le
bien-être général de la
société.
« Dans cet
État-nation moderne et ce corps politique
moderne, le peuple est souverain : c'est lui
qui décide de la loi fondamentale et se
gouverne, comme nous l'avons fait avec le
référendum, c'est-à-dire en
exprimant notre volonté collective
d'établir un État-nation moderne et
un corps politique moderne.
« Notre
premier acte en tant que peuple souverain sera de
formuler, collectivement, la loi fondamentale du
pays, la Constitution de la République du
Québec, et de nous gouverner suivant cette
Constitution. »
Depuis le
référendum de 1995, le PMLQ continue
de faire valoir la nécessité d'un
Québec souverain et indépendant. Les
marxistes-léninistes, écrit Pierre
Chénier, chef du PMLQ, « ont
toujours défendu une position de principe
et conséquente concernant la question
nationale, que l'establishment canadien et ses
représentants au Québec utilisent
toujours pour diviser le peuple en factions et
empêcher l'unité politique
nécessaire pour résoudre ses
problèmes et ceux de la
société ».
Conférences sur l'avenir du Québec
en 1998
En 1998, le PMLQ a organisé une
série de Conférences sur l'avenir du
Québec avec comme but d'organiser les
travailleurs et la jeunesse pour prendre la
question nationale en main. Les conférences
avaient comme thème :
« Pour que la classe ouvrière
devienne elle-même la nation et investisse
le peuple du pouvoir souverain ».
L'enjeu principal était de ne pas laisser
passer la propagande qui disait que
l'économie exigeait une intégration
aux marchés mondiaux et l'abandon du
principe de souveraineté de
l'État-nation.
« Aujourd'hui,
le problème de l'édification
nationale concerne tous les peuples du monde.
L'offensive néolibérale qui dilapide
les ressources des nations, surtout leurs
ressources humaines et naturelles, pour rendre les
monopoles concurrentiels sur les marchés
mondiaux, a inscrit cette question au programme
des peuples du monde. C'est une question urgente.
On ne peut pas ignorer le problème en
rangeant tout ce qui touche à
l'édification nationale dans la
catégorie 'séparatisme' contre
'fédéralisme', comme le font les
libéraux fédéraux et leurs
amis. Que le Québec opte ou non pour
l'indépendance, l'approche qu'on prend face
à l'édification nationale
déterminera l'avenir du Québec.
Aujourd'hui, les intérêts de la
bourgeoisie ne s'identifient pas à ceux de
la nation. Les intérêts de la
bourgeoisie signifient la mise à l'encan de
toutes les ressources de la nation, en utilisant
le pouvoir d'État pour s'approprier tout le
produit social créé par la classe
ouvrière et le remettre à ceux qui
l'investissent pour réaliser le profit
maximum. C'est pourquoi il appartient à la
classe ouvrière de se constituer
elle-même en la nation et d'engager la
société sur la voie du
progrès. »
Opposition à la loi sur la
« clarté
référendaire » de 1998
Quand, précisément dans le contexte
de faire des monopoles canadiens des
« numéros uns » dans
le monde, le Parti libéral de Jean
Chrétien a tenté d'en finir
« une fois pour toute » avec
la question nationale au Canada en adoptant une
loi sur la « clarté
référendaire » qui
dictait les conditions de l'État canadien
pour la tenue d'un référendum au
Québec, le PMLQ a participé à
la campagne d'opposition. Il a publié le
document « Le renvoi à la Cour
suprême sur la souveraineté du
Québec » en février
1998 qui aborde le problème sous tous
ses angles. (Voir : « Le renvoi
à la Cour suprême sur la
souveraineté du Québec :
réponse du PMLQ, février 1998, Chantier politique
Vol 1 No. 18)
La motion sur la nation québécoise
de Stephen Harper de novembre 2006
Suite au scandale des commandites et à la
défaite du Parti libéral du Canada
au Québec, la guerre a encore une fois
éclatée entre les partis politiques
des riches pour la conquête de
l'électorat québécois. Bien
qu'ils refusent toute discussion sur le besoin de
renouveler les arrangements qui sont à
l'origine de la fédération
canadienne et bien qu'ils aient choisi de ne pas
donner suite au rejet de l'Accord de
Charlottetown, ils sont maintenant forcés
de prétendre qu'ils ont un plan pour
régler le problème. La raison en est
simple, tant que la question du Québec
n'est pas réglée, aucun parti
politique ne pourra prétendre
« gouverner le Canada d'un océan
à l'autre ».
Le premier ministre Stephen Harper et le
gouvernement conservateur sont entrés dans
la danse en novembre 2006 en déposant
une résolution à la Chambre des
Communes stipulant que « les
Québécois et
Québécoises forment une nation au
sein d'un Canada uni ». La motion
adoptée déjouait une
stratégie de longue date du Bloc
Québécois de présenter des
résolutions pour que le Parlement canadien
reconnaisse la nation du Québec.
La motion de Harper ne visait pas à
reconnaître le droit à
l'autodétermination du Québec ou
quelques droits que ce soit émanant du fait
que la nation du Québec est une nation
à part entière. En premier lieu, la
motion n'accorde aucun pouvoir à la nation
que le parlement dit reconnaître. Le
Québec est une nation dans la mesure
où il « forme une nation au sein
du Canada uni ». D'autre part, ce qui
est autant condamnable, la motion Harper essaie
encore une fois d'établir la nation du
Québec sur une base ethnique, avec
l'objectif délibéré de
créer la division au Québec. Ainsi,
dans la version anglaise de la résolution
on peut lire que « the
Québécois form a nation within a
united Canada », ce qui établit
clairement ce qu'entend Stephen Harper sur le
principe de la nation.
Le lieutenant de Stephen Harper au Québec,
Lawrence Cannon, a donné plus tard
l'interprétation de la motion en
déclarant à des journalistes qui lui
demandait si le terme Québécois
incluait tous les résidents du
Québec quelque soit leur origine,
« Non, a répondu M. Cannon. Il y
a 400 ans, lorsque Champlain est
débarqué sur les rives de la ville
de Québec, il parlait bien sûr des
Canadiens. Et à mesure que le débat
a évolué, on a parlé des
Canadiens français et, au Québec, on
parle des Québécois maintenant qui
occupent cette terre-là,
l'Amérique. » Cela signifie que
les conservateurs veulent perpétuer les
divisions sur la base ethnoculturelle en bloquant
la définition moderne de la nation et les
droits qui en découle. C'était
à dessein, cela pourrait lui servir
à promouvoir la partition d'un
Québec souverain.
Ces jours-ci, le PMLQ fait des tournées
à travers le Québec pour s'assurer
que les intérêts du Québec
soient défendus contre les mesures prises
surtout par le gouvernement Harper qui brade les
ressources naturelles du Canada et intègre
les forces armées canadiennes aux guerres
d'agression américaines.
Un des projets spécifiques que le PMLQ
entreprend sur une base constante est
l'étude de l'expérience des
patriotes de 1837-38 et la diffusion de
l'histoire du Québec du point de vue du
peuple, non pas des Britanniques ou de
l'État fédéral. Le Parti
amène souvent des groupes de jeunes au
Musée des patriotes à Saint-Charles
pour qu'ils soient inspirés par le
rôle que le peuple québécois a
joué durant la grande époque des
guerres d'indépendance en Amérique
au XIXe siècle. C'est aussi pour leur
montrer que le choix de République a
été supprimé par les
Britanniques à l'époque, laissant
comme seul choix l'ultramontanisme et le
libéralisme, ce qui explique les origines
des soi-disant accommodements raisonnables de
l'État fédéral au XXe
siècle, le siècle dit de Laurier,
maintenant en crise.
La position du PMLQ se résume ainsi :
le PMLQ juge que la question identitaire du
Québec devrait servir à unir le
peuple pour ouvrir la voie au progrès de la
société.
Note
1. La conception ou la façon de penser et
d'agir des patriotes était de
considérer comme étant canadien
quiconque combattait l'occupation, la domination
et l'oppression de notre peuple et de notre pays
par l'empire britannique. Il n'y avait pas dans la
réalité de ces années de
1834 à 1840 des
« canadiens-français »
et des
« canadiens-anglais », si ce
n'est que dans la bouche et les écrits des
Molson, McGill, Moffatt et consorts. Les membres
de l'oligarchie économique, les
monopolistes d'alors, soit les Molson, les McGill,
les Moffatt, avec leurs supporteurs et les
administrateurs bureaucrates, organisent des
sociétés qui ne sont en rien des
sociétés nationales mais qui sont
des sociétés qu'ils contrôlent
pour diviser la citoyenneté sur la base de
l'origine nationale, la langue et les croyances
religieuses. Ces sociétés sectaires
sont organisées en opposition directe
à notre citoyenneté et à son
mouvement et Parti patriote. C'est ce pourquoi ils
créèrent à l'époque la
St. Georges Society, la St. Andrew's Society, la
St. Patrick's Society et la German Society. Le
28 janvier 1835, celles-ci étaient
regroupées sous l'égide d'une
même organisation : l'Association
constitutionnelle de Montréal, laquelle
mettra en place « une organisation
paramilitaire du parti anglais », soit
le parti représentant les
intérêts de l'empire d'Angleterre. Le
16 décembre, cette organisation prend
forme sous le nom de British Rifle Corps.

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