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Numéro 39 - 15
mars
2014
51e anniversaire de la
fondation des
Internationalistes
Nous saluons le legs des
Internationalistes
et le portons plus loin!

51e
anniversaire
de la fondation des Internationalistes
• Nous saluons le legs des
Internationalistes
et le portons plus loin!
• Étudions l'oeuvre
des
Internationalistes
• La lutte
idéologique: une condition
nécessaire à la victoire
51e anniversaire de la fondation
des
Internationalistes
Nous saluons le legs des Internationalistes
et le portons plus loin!
Le 13 mars est le 51e anniversaire de la
fondation des
Internationalistes à l'Université de
la
Colombie-Britannique. Les Internationalistes
furent l'organisation
précurseure du Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) et le Parti a
hérité de leur
conception du monde et de leur méthode de
travail dont un
élément
essentiel est de toujours rester au diapason avec
les besoins du
mouvement. La méthode de travail est
basée sur la
mobilisation du peuple pour qu'il participe
aux prises de décision et à leur
mise en application et
sur le besoin de toujours contribuer activement
à
l'établissement de l'ordre du jour et
à trouver ce qui
favorise les intérêts du peuple dans
une situation
donnée. Hardial Bains, le fondateur des
Internationalistes et
ensuite du Parti, écrivait à ce
sujet plusieurs
années
plus tard dans son livre Communisme
1945-1991 :
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Hardial
Bains |
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« Chaque époque possède les
matériaux pour bâtir le nouveau, mais
cette construction
ne peut pas se faire de façon
mécanique. La lutte entre
le vieux et
le nouveau, entre ce qui périclite et ce
qui est en train de
naître, éclate à chaque
époque et les forces
de classe prennent position d'un côté
ou de l'autre. Les
classes agissent d'une certaine façon en
dépit de leur
volonté. Pour que le capitalisme et
l'impérialisme
puissent continuer, les capitalistes et les
impérialistes
doivent voir à ce que la nouvelle classe,
le prolétariat,
et tous les exploités ne s'arment pas d'un
centre de direction
et de la conscience et organisation qui leur
permettront de mettre fin à leurs
systèmes qui causent
tant de souffrances. Ils doivent proposer à
la classe
ouvrière des objectifs qui vont à
l'encontre de ses
intérêts sur le plan national et
international. Le but
qu'on a donné à la classe
ouvrière et au peuple
qui vivent sous les remparts de
l'impérialisme, de rechercher
la prospérité au détriment du
bien-être des
peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique
latine, avec la
polarisation de leur propre société
entre riches et
pauvres,
et aux dépens de l'environnement naturel, a
fait beaucoup de
tort aux intérêts du peuple. La base
de cette
prospérité est la domination du
monde, qui se fait
en divisant le monde sur la base de
l'anticommunisme. Cela a
joué un rôle négatif et
mené à la
rétrogression. Cela continue de faire des
ravages dans le
mouvement ouvrier. Les gouvernements capitalistes
et leurs agences
officielles et non officielles consacrent beaucoup
d'efforts à
perpétuer la peur du
communisme pour introduire dans le mouvement
ouvrier une
idéologie et une politique qui le
paralysent. Le
prolétariat, le bâtisseur du
socialisme, et tous ceux
qui travaillent, les intellectuels, les
professionnels, les petits
fermiers et pêcheurs, trappeurs et petits
propriétaires
d'entreprises et les opprimés, surtout les
femmes
et les jeunes, doivent sortir de ce cercle
vicieux. Ils doivent
défendre des positions politiques dans
leurs propres
intérêts et s'organiser en fonction
de la condition
objective de leur émancipation. Alors
seulement pourront-ils
bâtir la nouvelle société
à notre
époque. Cette société sera le
fruit de la lutte
politique pour le
pouvoir, pour qu'ils puissent organiser toute la
société
dans la résolution des problèmes
nationaux et
internationaux auxquels eux et l'humanité
sont
confrontés.
« Donc pour réitérer, le
travail
politique est le point de départ de
l'émancipation et le
rôle de l'idéologie est de le servir.
Ça ne marche
pas dans le sens
contraire. »
(Note de l'auteur, Communisme 1945-1991)

Étudions l'oeuvre des Internationalistes

Hardial
Bains
devant la Maison internationale à
l'Université
de la Colombie-Britannique en 1962. C'est
là qu'a eu lieu
la réunion de fondation des
Internationalistes le
13 mars 1963.
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L'activité des Internationalistes entre
1963 et
1969 a permis d'établir la pensée,
la ligne politique,
les principes organisationnels et les
méthodes de travail
du Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste), fondé
le 31 mars 1970. En quoi consistait ce travail des
Internationalistes ?
Importe-t-il de l'étudier et d'en
faire ressortir l'essence aujourd'hui ? Est-ce
nécessaire pour le
travail du PCC(M-L) à l'heure actuelle ?
Hardial Bains, qui fut le dirigeant national du
Parti
communiste du Canada (marxiste-léniniste)
depuis sa fondation
jusqu'à son décès en 1997,
fut aussi
le fondateur des Internationalistes. Il a
parlé de l'importance
de l'oeuvre des Internationalistes lors d'un
séminaire sur le
sujet à Dublin en décembre 1995[1].
Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il
était important d'en
discuter aujourd'hui, il a répondu qu'il
n'est pas possible de
consolider le travail du PCC(M-L) et de
transformer le succès en victoire sans
faire ressortir et saisir
l'essence de ce qu'ont fait les Internationalistes
et s'en servir comme
guide.
La pensée théorique de Hardial
Bains en
1963 était marxiste. Mais les
Internationalistes ne furent pas
une organisation marxiste à proprement
parler avant
1968, année où les
Internationalistes ont
été établis en tant que
mouvement
marxiste-léniniste de la jeunesse et des
étudiants en se
donnant comme tâche
principale de créer les conditions pour la
fondation du Parti
communiste du Canada (marxiste-léniniste).
Mais peut-on dire que
ce qu'ont fait les Internationalistes
avant 1968 n'était pas marxiste ?
Lorsqu'on lui posé la question en 1995,
Hardial
Bains a tout de suite répondu: « Oui,
ce travail
était profondément marxiste. Sinon
comment aurait-il
été
possible de mener à la
réorganisation des
Internationalistes sur une base
marxiste-léniniste en
1968 ? »
L'oeuvre des Internationalistes doit être
étudiée sérieusement pour
plusieurs raisons.
Beaucoup de personnes étaient
mêlées à ce
travail qu'on associe à
Hardial Bains et il est essentiel de bien saisir
la théorie et
la pratique préconisées par Hardial
Bains dans les
années soixante.
Des milliers
d'étudiants de l'Université de
Colombie-Britannique
manifestent contre les manoeuvres des
États-Unis
durant la crise des missiles cubains, le 24
octobre 1962. Cette crise
internationale au coeur de la Guerre froide et
de
la division bipolaire du monde et la
volonté des jeunes de
prendre une position indépendante dans
cette affaire
et d'autres questions internationales font
partie des conditions qui
ont donné naissance aux
Internationalistes.
Il faut aussi et surtout savoir comment
étudier
l'oeuvre et l'époque des
Internationalistes. L'étude
doit-elle être menée par des
militants de l'époque
qui
prépareront des communications sur
différents
thèmes sur une base volontaire, ou
doit-elle être
menée de façon professionnelle, en
établissant un
programme
d'étude spécifique ?
Le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) a décidé
d'entreprendre cette
étude de façon professionnelle,
même si au
début cela veut dire commencer
avec une ou deux personnes et des
bénévoles pour les
aider. C'est ainsi que fonctionne le Centre de
ressources Hardial
Bains. Il fonctionne de façon
professionnelle et, surtout, il travaille à
préserver les
matériaux et à les mettre à
la disposition de tous
les intéressés. Tous ceux et celles
qui sont
intéressés à
participer à ce travail sont priés
de communiquer avec
bureau@cpcml.ca.
Note
1. L'occasion était le 13e
anniversaire de
la fondation des Internationalistes d'Irlande au
Collège
Trinité à Dublin.

La lutte idéologique:
une condition nécessaire à la
victoire
Une des formes les plus violentes que prend
l'offensive
généralisée de la bourgeoisie
contre la classe
ouvrière est la forme idéologique,
par laquelle elle
tente de justifier l'injustifiable. Que devrait
faire la classe
ouvrière à ce sujet ? L'aiguisement
de la lutte
idéologique reflète l'aiguisement de
la lutte de classe.
En plus de justifier qu'il n'existe pas
d'alternative à la crise
autre que d'en rejeter le fardeau sur le dos du
peuple, la bourgeoisie
ne cesse de répéter
l'absurdité
qu'une « économie de libre
marché » et le
« multipartisme » sont non seulement
les meilleurs
systèmes, mais les
préférés de tous les
temps. Elle ne cesse de le
répéter même si les faits la
contredisent
totalement.
Comment devrait-on combattre cette propagande ?
Peut-on
la combattre en prenant des faits de la vie
réelle et en
démontrant la fausseté de
l'affirmation
que l' « économie de libre
marché » et
« multipartisme » sont la
réponse à la crise ?
Agir ainsi serait inutile, car cela ne va pas au
coeur du
problème tel qu'il se
pose pour la classe ouvrière. La classe
ouvrière doit
avoir son propre programme. Elle doit avoir sa
propre conscience et sa
propre organisation. Il est urgent
de mener la lutte idéologique pour garantir
la
réalisation de ce programme
également.
Les dénonciations économiques et
politiques sont une bonne chose. Il faut les
faire. Mais si la classe
ouvrière n'a pas son propre programme, si
elle ne mène
pas la lutte idéologique pour le
réaliser, peu importe
combien de fois on répètera que le
système
bourgeois est la source de la crise, cela
n'arrêtera pas la
bourgeoisie de répéter que leur
système est le
meilleur au monde. Que doit-on faire alors ?
La classe ouvrière, tant à
l'« Est » qu'à l'« Ouest
» et dans le monde
entier, est aux prises avec l'«
économie de libre
marché » et le « multipartisme
». Dans le
domaine de l'économie, l'économie de
libre marché
prive les travailleurs de tous les moyens de
production. Dans le
domaine de la politique, le multipartisme
prive les travailleurs du pouvoir politique. Comme
dirigeante de la
société basée sur le
système capitaliste,
la bourgeoisie ne permettra pas au programme de
la classe ouvrière d'assumer la direction
de l'économie.
D'autre part, la classe ouvrière n'a
d'autre choix que d'exercer
sa propre direction sur la société,
car c'est
la seule issue à la crise.
Comment les travailleurs peuvent-ils
établir leur
direction sur la société et
s'emparer des leviers du
pouvoir économique et politique ? La classe
ouvrière
devra se battre pour son propre programme tout en
poursuivant la
dénonciation critique du programme de la
bourgeoisie. Elle devra
démontrer que si son
programme est à la direction, cela
résoudra la crise en
faveur du peuple tandis que plus le programme de
la bourgeoisie est
appliqué, plus la crise s'aggrave.
Il faut mener une lutte idéologique
résolue en gardant
cela à l'esprit, sur la base des
considérations
théoriques et idéologiques,
c'est-à-dire des
définitions
modernes.
Comme point de départ, la classe
ouvrière
doit mener la lutte idéologique dans le but
de convaincre toutes
les sections de la société qu'il y a
une alternative.
Prise dans une impasse, la bourgeoisie se
présente comme une
force favorable à la réforme. Il
existe deux types de
réformes. D'un côté il y a la
réforme
néolibérale qui se consacre à
renforcer l'emprise
des monopoles sur toutes les ressources de la
société et
de la nation. Le but visé est
d'éliminer les
réclamations
des travailleurs à la société
et aux ressources.
De l'autre côté il y a le programme
de
réforme de la classe ouvrière. Les
principes directeurs
de ces réformes sont d'abord que la
société doit
reconnaître
les réclamations de tous ses membres, puis
que le système
à la base de la société doit
être
transformé en conséquence et que le
pouvoir politique
doit reposer
dans les mains du peuple pour qu'il puisse exercer
un contrôle
sur son existence. Le programme de la classe
ouvrière repose
principalement sur ces deux
principes directeurs. La lutte idéologique
à cet
égard est cruciale. La classe
ouvrière doit élever
son propre niveau de conscience en réfutant
les assertions des
défenseurs des intérêts
privés des monopoles
qui se prétendent des partis politiques et
en démontrant
que l'essence de ces réformes, le fond du
problème, est
qu'elles sont antiouvrières. Cette lutte
idéologique doit
être menée aussi pour élaborer
le programme pour
changer la direction de l'économie et
réaliser le
renouveau démocratique du processus
politique.
Souvent, on soulève le problème qui
même avec un bon programme, s'il n'y a
personne pour le faire
connaître et que si les médias ne s'y
intéressent
pas,
il n'a aucune chance de réussir. Cette
interprétation du
programme de la classe ouvrière n'est
qu'une
vérité partielle. La
vérité complète
est que tant que la classe
ouvrière ne mène pas la lutte
idéologique en sa
faveur, elle demeurera vulnérable face
à l'offensive
idéologique de la bourgeoisie. Elle devra
élaborer ses
arguments et démontrer que les
réformes
néolibérales contribuent à
l'aggravation de la
crise au lieu de la soulager. Elle devra
démontrer que ces
réformes ne
reposent pas sur l'enquête et ne sont pas
guidées par la
science sociale, mais bien par les
intérêts privés
des monopoles les plus puissants. Elle devra
montrer
que la diminution du revenu disponible de la
classe ouvrière est
mauvaise pour l'économie. La diminution des
investissements dans
l'éducation ou le fait de mettre
les ressources à la disposition
d'intérêts
privés dans l'éducation exercera une
pression
énorme sur le revenu disponible, tout comme
les coupures dans
les soins
de santé. Les compressions dans les
programmes sociaux auront
les mêmes conséquences. Une fois la
classe ouvrière
dépouillée, les réformes
néolibérales
favorisent la livraison privée des services
d'éducation
et de santé et des autres programmes
sociaux à l'avantage
des riches.
La classe ouvrière devra argumenter que la
société doit accepter les
réclamations de tous et
créer une économie sur cette base.
Elle devra trouver les
arguments qui montrent que c'est ce qu'exige la
libération des
forces productives. La société ne
peut se permettre de
laisser la destruction massive des forces
productives se poursuivre, avec toutes les
conséquences
désastreuses des crises périodiques.
Les travailleurs
devront expliquer que les conséquences
désastreuses
des crises économiques et des programmes
privés dans les
domaines social et spirituel mènent
à la guerre et aux
troubles sociaux.
La classe ouvrière doit pleinement
expliquer que
la société doit reconnaître la
nécessité du changer la base
économique, en
particulier le contenu des rapports
entre les personnes caractérisé par
la concentration de
la richesse d'une part et la concentration de la
pauvreté de
l'autre. La lutte idéologique a comme cible
les champions des réformes
néolibérales et doit
éviter de se laisser berner par ces
programmes qui en surface
donnent l'impression d'apporter une solution aux
problèmes alors qu'en fait ils
relèguent la classe
ouvrière à une position passive. La
classe
ouvrière devra combattre toute la
propagande à l'effet
que le
gouvernement met des fonds publics à la
disposition des grandes
entreprises pour créer des emplois alors
qu'en fait c'est pour
maximiser le profit capitaliste.
Un des pièges tendus à la classe
ouvrière est la question d'où
viendra l'argent
nécessaire à ces réformes en
profondeur pour
répondre aux réclamations de
tous les membres de la société et
placer le pouvoir
politique entre les mains du peuple pour qu'il
exerce un contrôle
sur ses affaires. Il n'y a qu'une source de
la richesse et c'est l'application du travail
à la nature. La
source de la richesse est la création de la
plus-value.
Autrement dit, la classe ouvrière devra
exproprier
les expropriateurs de la plus-value. Elle devra
déclarer
clairement que quiconque participe à
l'économie à
ses propres fins, sans se préoccuper du
bien-être de
la société ou de la classe
ouvrière, ne
mérite pas de sympathie.
En résumé, le but des communistes
doit
être de placer la classe ouvrière
à la direction de
la société. Un des
ingrédients permanents pour
atteindre ce but
est la lutte idéologique.
(Une version de cet article est parue dans
Le
Marxiste-Léniniste du 29 avril
1994.)

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Hardial Bains a été au
centre de la politique
marxiste-léniniste
au Canada pendant plus de trente-quatre
ans. Il a joué un
rôle
crucial dans la dissémination de
cette politique dans le
mouvement large
généralement connu sous le
nom de
« la gauche ». Il
a été une des figures de
proue de ce mouvement et a
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activistes.
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dans les années
soixante,
toutes deux en réaction à
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dégénérescence du
vieux parti
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vérité sur ce que
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tirer les conclusions qui
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Le prix
comprend la
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