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Numéro 36 - 8 mars
2014
Toutes et tous aux activités
de la Journée internationale de la femme
Appuyons la lutte des femmes pour
leur pouvoir et leur émancipation!
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Manifestation
«
Solidaires
contre
la précarité !
Brisons la cage de verre ! »
Le 8 mars
2014, 15 h 30
Carré Cabot (métro Atwater, coin Ste-Catherine)
Organisée
par
le
comité
8
mars
des Femmes de diverses origines |
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Toutes
et tous aux activités de la Journée internationale de la
femme
• Appuyons la lutte des femmes pour leur
pouvoir et leur émancipation!
• L'enthousiasme du gouvernement Harper en
cette Journée internationale de la femme - Christine
Dandenault
• Notre avenir est dans la lutte pour les
droits de tous! - Janice Murray
Toutes et tous aux activités de la
Journée internationale de la femme
Appuyons la lutte des femmes pour
leur pouvoir et leur émancipation!
La Journée internationale
des femmes est une occasion pour l'humanité entière de
réaffirmer la nécessité d'apporter les importants
changements requis pour créer un monde dans lequel les droits
des femmes sont reconnus. Les droits des femmes ne s'arrêtent pas
à l'égalité des droits civils, bien qu'aujourd'hui
même ces droits civils soient traités de façon
superficielle tandis que dans beaucoup de pays ils n'existent pas du
tout. C'est une chose que de reconnaître les droits civils des
femmes, c'en est une autre que de subvenir à tous leurs besoins
pour qu'elles puissent pleinement participer en toute
égalité à tous les aspects de la vie. Les droits
des femmes doivent être affirmés par des conditions
économiques, sociales, culturelles et politiques
nécessaires pour que les femmes, les enfants et tous les membres
de la société puissent s'épanouir. Leurs droits
requièrent des garantis constitutionnels ainsi que des projets
de loi et des conditions permettant à l'égalité
des femmes de devenir une réalité et leur
émancipation une indication incontournable du caractère
progressiste d'une société.
Le monde souffre terriblement du repli de la
révolution qui a créé une situation où les
intérêts monopolistes privés ont
complètement pris le contrôle des gouvernements,
privatisé les affaires de l'État et soumis divers pays
qui exercent leurs droits souverains à des insurrections
terroristes, à l'agression et à la guerre. La
superpuissance étasunienne est tantôt l'alliée,
tantôt la rivale, de l'Union européenne et des grandes
puissances qui la forment, dans sa quête pour dominer l'Europe et
l'Asie, les deux brandissant l'OTAN pour menacer les peuples partout
dans le monde. Pendant ce temps, les États-Unis tentent aussi
d'imposer leur diktat aux pays d'Amérique latine et des
Caraïbes, toujours au nom de la démocratie et des droits de
la personne. Le Canada a été intégré
à la machine de guerre des États-Unis, son
économie est en train d'être détruite et les droits
de la classe ouvrière bafoués. Partout au Canada et dans
le monde, ce sont les femmes et les enfants qui subissent les affres de
l'offensive antisociale des grandes puissances.
L'alternative est claire, et elle est défendue
à tout moment par ceux et celles qui se lèvent pour
affirmer leur droit souverain de dire Non ! dans un monde devenu
très complexe. Dans cette bataille, les femmes ne cèdent
leur place à personne. « Non, c'est non ! » est leur
cri de ralliement. Seulement lorsque le mot Non ! prendra tout son sens
et que pour cela les conditions seront mises en place par lesquelles
les femmes pourront exercer une contrôle sur leur vie, le mot Oui
pourra-t-il à son tour prendre tout son sens.
À l'occasion de la Journée internationale
de la femme 2014, le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) salue les femmes qui luttent partout dans
le monde. Joignons leurs rangs tous les jours de l'année dans la
lutte pour la démocratie et pour les droits!
Toutes et tous aux activités de
Journée internationale des femmes!
Appuyons la lutte des femmes pour leur pouvoir et leur
émancipation!
(Tiré de Chantier politique)

L'enthousiasme du gouvernement Harper en cette
Journée internationale de la femme
- Christine Dandenault -
Le gouvernement Harper via Condition féminine
Canada a avec enthousiasme annoncé que le thème du 8 mars
cette année est : « De la création d'entreprises
à la création d'emplois, les Canadiennes vont de l'avant
». Sur le site de Condition féminine Canada on peut lire :
« Ce thème met en lumière l'importance de
l'entrepreneuriat féminin pour notre économie; en effet,
celui-ci est un moteur de croissance, de création d'emplois et
d'innovation. Pendant la Semaine internationale de la femme [...], les
Canadiennes et Canadiens pourront considérer et
célébrer les contributions des entrepreneures, tout en
réfléchissant aux obstacles que doivent surmonter celles
qui lancent leur propre entreprise et travaillent à son
expansion.»
Ainsi le gouvernement canadien a trouvé un sujet
bidon pour le 8 mars cette année. Le problème n'est
certes pas les femmes qui se lancent en entreprise et les
difficultés rencontrées pour le faire. Le problème
est l'enthousiasme du gouvernement à faire de la question des
entrepreneures le thème du 8 mars, évacuant ainsi les
milliers de femmes qui luttent en cette journée pour
défendre leur droit à une existence remplie
d'humanité.
Les femmes ont fait beaucoup d'avances au cours des
dernières décennies pour ouvrir la voie au progrès
par leur participation active dans toutes les sphères de la
société et elles continuent à le faire. Elles
luttent aujourd'hui pour un programme prosocial parce que Harper
mène un programme antisocial. Et le super slogan bidon du
gouvernement Harper ne réussira pas à masquer son
programme antisocial et la lutte des femmes pour s'y opposer.
La plus belle entreprise de la société
aujourd'hui est celle de se doter d'une économie et
d'institutions publiques qui servent à répondre aux
besoins des femmes, des enfants, des personnes âgées et
des différents collectifs. Aujourd'hui, c'est la lutte pour un
service postal public, contre la réforme régressive de
l'assurance-emploi, pour que justice soit faite pour les femmes
autochtones disparues, c'est la lutte pour moderniser le processus
politique afin de pouvoir exercer un contrôle sur toutes les
décisions qui affectent la vie et les conditions d'existence des
femmes et des enfants.
N'en déplaise à Harper et cie, on peut
déclarer avec confiance que le thème de Condition
féminine Canada 2014 est rejeté avec mépris par
les femmes d'un bout à l'autre au pays. Les milliers de femmes
aujourd'hui d'un bout à l'autre du Canada et du Québec
debout pour affirmer leurs droits pour le 8 mars en sont la
réponse !
(Tiré de Chantier politique)

Notre avenir est dans la lutte
pour les droits de tous!
- Janice Murray -
Les femmes ont célébré la
Journée internationale de la femme durant plus d'un
siècle comme un jour qui reconnaît les femmes qui prennent
des mesures sur une base organisée pour affirmer leur droit
collectif de participer pleinement à tous les aspects de la vie
sociale, économique et culturelle. En particulier, cette
journée reconnaît leur effort pour s'habiliter du pouvoir
politique, dans le cadre de la lutte de la classe ouvrière pour
son émancipation.
Alors que nous célébrons la Journée
internationale de la femme 2014, les droits collectifs sont l'objet
d'attaques sans précédent de la part de la dictature
Harper et des gouvernements à tous les niveaux dans leur
frénésie à démanteler l'autorité
publique et à remettre à des intérêts
privés toutes les ressources de la société. C'est
le cas si nous parlons des droits des travailleurs de s'organiser
collectivement et de défendre leurs conditions de travail, de
rémunération et de sécurité, ou des
collectifs des travailleurs, des chômeurs, des travailleurs
accidentés et des autres, y compris les peuples autochtones. De
plus en plus de projets de loi sont votés pour s'ingérer
dans la manière dont les collectifs s'organisent et
mènent leurs affaires. En cela, le gouvernement Harper se sert
de sa majorité frauduleusement acquise au Parlement afin
d'adopter des projets de loi omnibus sur lesquels personne ne peut
exercer un contrôle. Lui et ses homologues provinciaux se sont
octroyé le pouvoir d'agir en toute impunité à la
défense d'intérêts privés. Les programmes
antisociaux qu'ils mettent de l'avant sont tellement sans merci, qu'ils
vont à l'essence même du droit d'être. Quiconque
prend position contre la destruction de la société
devient la cible d'attaques.
Loin d'être abattus face à ces tentatives
d'écraser les collectifs et d'abandonner les individus à
leur sort, de plus en plus de collectifs prennent en main le
problème de comment défendre leurs droits. Ils mettent de
l'avant leurs demandes dans le cadre de ce que sont les besoins d'une
société moderne où c'est le facteur humain qui
prime. Les travailleurs industriels et du secteur public, les peuples
autochtones, les femmes et les jeunes, les scientifiques et les anciens
combattants prennent une position à la défense de leurs
droits collectifs et ceux des générations futures. Ils
rejettent le fait que leurs collectifs et leurs demandes soient
marginalisés et présentés comme étant ceux
d'intérêts particuliers ou comme quelque chose qui doit
être accordé ou non, au gré de ceux qui
détiennent le pouvoir.
En termes du collectif des femmes, depuis son
arrivée au pouvoir en 2006, la dictature Harper, son
défilé de ministres anti-femmes de la Condition
féminine et les gouvernements à tous les niveaux ont
continué de démanteler les arrangements qui
établissent ne serait-ce qu'un minimum de
sécurité. Ils ont poussé la ligne que les femmes
ont atteint l'égalité, un sans-gêne incroyable
quand on sait que les femmes dominent dans les secteurs les plus
pauvres, les plus exploités et les plus opprimés. Or,
partant cette prétention, le gouvernement a réduit le
financement à toutes les organisations qui aident les femmes
à faire valoir leurs droits auprès de la
société. À ce jour, le gouvernement Harper refuse
obstinément de mettre sur pied une enquête nationale sur
la disparition et l'assassinat de milliers de femmes, dont la
majorité est autochtone. Cela ne fait qu'envoyer le message
évident que la dictature Harper considère que les femmes
n'ont pas de droit et qu'elles pourvoient elles seules à leurs
besoins. Les femmes disent non ! Elles ne se soumettront jamais
à ce diktat.
Face à la nécessité urgente
d'arrêter la destruction de la société par la
dictature Harper et les gouvernements provinciaux et du Québec
au service des intérêts des monopoles, les gens se
regroupent dans leurs collectifs pour travailler à changer la
situation. Quelles tactiques devons-nous adopter pour arrêter
Harper, mettre un frein aux programmes d'austérité, voter
ou non dans telle ou telle élection et, si oui, voter pour qui,
comment être efficace ? Ce sont toutes des questions qui sont
discutées dans les collectifs de ceux qui luttent. Les femmes
sont au coeur de cette action collective qui se développe pour
faire une différence et priver les pouvoirs en place de leur
pouvoir de nous priver de nos droits.
La pression à laquelle nous sommes
confrontées vient de la pensée néolibérale
qui affirme que nous devrions nous diviser sur la base de la politique
partisane, choisir le moindre mal, ce qui a pour effet de nous
démobiliser et de nous paralyser. En même temps, le peuple
est bombardé de théories sur «
l'inégalité des revenus » et que le problème
est que nous devons payer plus d'impôts, que les services dont
nous avons besoin ne sont tout simplement pas abordables ou que les
travailleurs sont un coût qui doit être «
réduit au minimum ». Tout cela va à l'encontre de
l'expérience des travailleurs. Les travailleurs savent qu'ils
sont ceux qui font fonctionner la société, et leur temps
de travail appliqué à la générosité
de la Terre Mère donne naissance à toute la valeur
réelle. Leur expérience leur dit qu'aucun progrès
ne sera accompli en s'alignant derrière l'une ou l'autre version
du même programme antisocial.
À l'occasion de la Journée internationale
de la femme 2014, les femmes doivent intensifier la lutte pour rejeter
l'imposition des théories et des définitions
néolibérales et mettre sur pied des comités pour
investir le peuple du pouvoir de décider. En s'unissant dans
l'action pour mettre en œuvre les plans que nous nous fixons, en
s'appuyant sur notre propre expérience collective et en
développant la confiance par la mise en oeuvre du plan et
l'évaluation des actions pour voir comment procéder, nous
pouvons l'emporter.
L'avenir des femmes est dans la lutte
pour les droits de tous!

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
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