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Numéro 22 - 18
février 2014
Péninsule
coréenne
La RPDC dénonce le rapport
frauduleux
sur les droits humains

L’Arche de la Réunification à
Pyongyang en RPDC. Les deux
femmes symbolisent l’union des deux
Corées.
Péninsule
coréenne
• La RPDC dénonce
le rapport frauduleux
sur les droits humains
• Dialogue de haut niveau
sur les affaires intercoréennes
• La RPDC soumet des
propositions très
importantes à la Corée du sud
Péninsule coréenne
La RPDC dénonce le rapport frauduleux
sur les droits humains
Le 17 février, à
Genève, le
représentant de la République
populaire
démocratique de Corée (RPDC) a
émis un
communiqué dénonçant le
rapport frauduleux sur les
droits de la personne qui a été
publié le jour
même par une commission d'enquête de
trois membres
associée au Conseil des droits de la
personne des Nations
unies. La RPDC y dit que le rapport n'est
fondé que sur des
inventions concoctées par des forces
hostiles appuyées
par les États-Unis, l'Union
européenne et le Japon. De
façon catégorique, la RPDC
« rejette le
rapport dans son entier ». Elle le
dénonce en tant
qu'« instrument d'un complot politique
visant à
saboter le système
socialiste et à diffamer notre
pays ».
La RPDC déclare que la création de
cette
commission et son rapport font partie des
tentatives de subversion et
de changement de régime fomentées
contre elle sous le
prétexte de la défense des droits de
la personne.
La RPDC continuera de « réagir
avec
force et sans relâche à toute
tentative de changement de
régime et de pression sous couvert de
'protection des droits de
la personne' », peut-on lire dans le
communiqué.
La
commission a
été établie par le Conseil
des droits de la
personne des Nations unies l'an dernier à
la demande de l'Union
européenne, des États-Unis et du
Japon suite à une
résolution adoptée par consensus au
forum des
47 pays membres. Son panel est composé
de trois membres
représentant l'Australie,
l'Indonésie et la Serbie. Cette
commission s'est fait interdire l'accès en
RPDC et a par la
suite recueilli ses
« preuves » à partir
de gens qui ont soit quitté la RPDC ou qui
passent leur temps
à la calomnier.
LML tient à souligner que les
puissances
qui ont mené à la mise sur pied de
la commission n'ont
aucune crédibilité leur permettant
de porter de telles
accusations contre la RPDC. Les États-Unis
et l'Union
européenne commettent couramment des crimes
de guerre et violent
les droits en ayant recours à des
agressions militaires,
à
des invasions et à des occupations tandis
que l'élite
dirigeante du Japon n'attend que la
révision de sa constitution
pour pouvoir, elle aussi, s'engager dans ces
aventures
impérialistes. Les impérialistes
sont passés
maîtres, à l'époque moderne,
dans l'art des
techniques nazies du gros mensonge, fabriquant des
preuves sur mesure
pour justifier
l'agression et la guerre et répétant
ces inventions par
la bouche des médias monopolisés
impérialistes
afin de semer le doute et de créer des
prétextes pour
faire la guerre.
Vers la fin de l'année dernière,
une
tentative majeure de sabotage et de
contre-révolution a
été exposée par la RPDC. H.P.
Chung, du chapitre
canadien du comité 6.15, a expliqué
au LML le
cas de Jang Song Thaek, un ancien membre de haut
niveau du Parti des
travailleurs de Corée et de l'Armée
populaire
coréenne qui a été
exécuté pour haute trahison. Chung a
expliqué que
Jang Song Thaek travaillait avec des forces de
Corée du sud pour
fomenter un coup. Il a dit que ces gens de
Corée du sud ont des
rapports suspects avec des transfuges de la RPDC
vivant actuellement en
Chine. Ce sont précisément ces
individus qui ont
été interviewés par la
commission pour
fabriquer son rapport. À ce
moment-là, les gouvernements
de la Corée du sud, des États-Unis
et du Japon ont
joué la carte de la provocation en
prétendant que
l'exécution de Jang Song Thaek indiquait
que le gouvernent de la
RPDC était très instable puisqu'il y
a des dissidents
dans ce pays et que l'avenir de la RPDC est
imprévisible. Chung
a
souligné :
« Ces gouvernements utilisent chaque
occasion
de répandre leurs points de vue
anticommunistes et anti-RPDC
dans le but de déstabiliser la RPDC. Les
États-Unis, la Corée du sud, le
Japon et d'autres espèrent - et
organisent activement en ce sens - que la RPDC
finira par s'effondrer
et qu'ils pourront alors détruire le
système de la
RPDC pour le changer en un système
semblable à celui de
la Corée du sud et réunifier le pays
sur cette base. On
aurait alors une Corée
réunifiée mais ce ne serait
pas l'oeuvre du peuple coréen. Ce n'est pas
là ce que
désire le peuple coréen dans sa
quête de paix. [...]
« Je crois que plutôt que
d'émettre des commentaires irresponsables
et hostiles envers la
RPDC, les gouvernements des États-Unis et
de la Corée du sud devraient faire preuve
de maturité et entreprendre une
politique de paix envers la RPDC. Les
États-Unis doivent signer
un traité de paix avec la RPDC. C'est
là une demande du
peuple
coréen. La Corée du sud doit adopter
la voie de la
réconciliation et faire preuve de bonne
volonté envers
ses compatriotes de la Corée du Nord dans
l'esprit de la
Déclaration conjointe Nord-Sud du
15 juin 2000 et de
l'entente du 4 octobre 2007. Ce serait un pas
dans la bonne
direction pour normaliser les relations
diplomatiques et
commerciales entre les États-Unis et la
RPDC comme avec le
Canada et d'autres pays. Tout cela serait
très
positif, » a-t-il conclu.
Ce soi-disant rapport sur les droits humains est
une
nouvelle tentative d'inciter les passions en
faveur d'un changement de
régime en RPDC. Par exemple, on y accuse la
RPDC de
« contrôler la
population » par le biais de
l'alimentation et d'imposer la
« famine » dans le
but de punir des prisonniers politiques et de
droit. Il n'y a aucune mention du blocus
imposé à la RPDC
par les États-Unis depuis les six
dernières
décennies qui a eu de sérieuses
répercussions sur
la possibilité d'établir des
relations normales avec
d'autres pays, y compris la possibilité de
répondre aux
besoins alimentaires et autres du peuple par le
biais d'échanges
commerciaux. En réalité, ce
sont les États-Unis qui depuis longtemps
privent la RPDC de
biens et de services, en violation d'ententes
signées, dans le
but d'exercer de la pression, de consolider leur
contrôle et de
s'ingérer dans les affaires internes et
dans le système
politique de la RPDC, tout cela en violation du
droit international.
Aussi la RPDC est-elle forcée de consacrer
une part considérable de son
économie à la
défense du pays devant les tentatives
constantes des
États-Unis de l'éliminer afin de
prendre le
contrôle de la péninsule et
d'établir une base
solide en Asie.
LML en appelle à tous de se
méfier des accusations au sujet des droits
de la personne
portées par les impérialistes et
leurs laquais et de
prendre le temps de s'informer sur ce qui se passe
en RPDC dans les
pages du LML ou par le biais des agences
de nouvelles de la
RPDC et d'autres sources favorables à la
paix et à la
justice. Le mouvement pour la réunification
pacifique et
indépendante de la Corée
mérite d'être
appuyé. Les droits humains ne peuvent
être défendus
que sur une base de principe et
conformément aux lois et aux
normes internationales, et non sur une base
arbitraire par laquelle on
cherche à promouvoir des objectifs
étroits et
intéressés.

Dialogue de haut niveau sur les
affaires intercoréennes
Le 12 février, la Corée du sud
et la
République populaire démocratique de
Corée (RPDC)
ont tenu un dialogue entre des responsables de
haut rang à la
Maison de la paix sur le côté
sud-coréen du village
frontalier de Panmunjom. Une deuxième ronde
de réunions a
eu lieu le 14 février. Les deux rondes
de pourparlers
de haut niveau ont été les premiers
pourparlers à
se tenir depuis mai 2007. Les pourparlers ont
repris sur l'initiative
de la RPDC.
Les réunions se sont tenues pour discuter
des
affaires intercoréennes dans leur ensemble,
sans ordre du jour
précis préétabli. On
s'attendait cependant
à ce que la réunion
concrétise la reprise des
visites de familles séparées par la
division de la
Corée.
Les deux parties ont confirmé leur
volonté
d'ouvrir une nouvelle phase en vue de
l'unité nationale, la
paix, la prospérité et la
réunification
indépendante par l'amélioration des
relations intercoréennes. Ils ont
discuté sincèrement de
diverses questions qui concernent les parties nord
et sud de la
péninsule coréenne et publié
un communiqué
de
presse le 14 février qui est
affiché ci-dessous.
Won Tong Yon
(à
gauche) le chef de la délégation
de haut niveau de la
RPDC serre la main à son homologue
sud-coréen Kim
Kyou-hyun, le 14 février 2014, au
village frontalier de
Panmunjom en Corée du sud. (Xinhua)
Communiqué de presse conjoint
Le Nord et le Sud ont tenu une rencontre de haut
niveau
à Panmunjom les 12 et
14 février 2014 et
en sont venus au consensus suivant :
Le Nord et le Sud ont convenu de tenir la
réunion
des familles séparées et de leurs
proches telle que
prévue [du 20 au 25 février
à la station du
mont Kumgang en RPDC].
Le Nord et le Sud ont convenu de s'abstenir de se
calomnier l'un l'autre afin de promouvoir la
compréhension
mutuelle et la confiance.
Le Nord et le Sud ont convenu de poursuivre
l'examen des
questions d'intérêt commun et de
faire des efforts
positifs pour développer les relations
intercoréennes.
Le Nord et le Sud ont convenu de tenir une
rencontre de
haut niveau à une date convenant aux deux
parties.
Familles
séparées par la division de la
Corée à cause de la guerre de
Corée réunies à la
station Mont Kumgang en Corée du Nord,
1er novembre 2010. (KCNA)
( Xinhua ,
KCNA )

La RPDC soumet des propositions
très importantes à la Corée
du sud

Sin Son-Ho, le représentant
permanent de la RPDC aux Nations unies,
New York le 24 janvier 2014 |
Le 16 janvier, la
Commission de défense nationale (CDN) de la
RPDC a
présenté plusieurs propositions aux
autorités
sud-coréennes. Le 24 janvier, son
excellence Sin Son Ho,
l'ambassadeur et le représentant permanent
de la RPDC aux
Nations unies, également ambassadeur pour
le Canada, a
donné un point de presse à
New York pour présenter ces propositions de
paix et de
réconciliation plus en détail.
L'ambassadeur Sin a cité le discours du
Nouvel
An de Kim Jong Un, le dirigeant de la RPDC et
également
président de sa Commission de
défense nationale, au sujet
du besoin urgent d'améliorer les relations
entre la RPDC et la Corée du sud (la
République de Corée). Il a
détaillé les propositions pratiques
faites par la CDN
pour améliorer
les relations nord-sud sur une base nouvelle
à partir de la fin
janvier, juste avant le début de la
Nouvelle année
lunaire.
Il a d'abord rappelé le 10e anniversaire
de la
signature de l'« Accord du
4 Juin » entre le
nord et le sud qui propose entre autres que les
deux parties
conviennent d'un commun accord d'arrêter
« toute forme
de calomnie et de guerre psychologique dans
l'esprit de l'historique
Déclaration conjointe du
15 juin » 2000. Dans sa
proposition la CDN notait que
si le sud respecte cette entente elle n'aurait
aucune objection
à améliorer les relations nord-sud
et à encourager
un climat de réconciliation sur la
péninsule
coréenne, ce à quoi aspire le peuple
coréen.
Le deuxième point de la proposition de la
CDN est
que les deux parties cessent tous les actes
militaires hostiles l'une
envers l'autre afin de garantir la paix et la
sécurité
sur la péninsule. L'ambassadeur a fait
remarquer que dans les
conditions actuelles le moindre affrontement,
aussi mineur soit-il,
peut provoquer une guerre
généralisée sur la
péninsule et donner un prétexte aux
grandes puissances de
venir « pêcher en eaux
troubles » et
d'infliger « une destruction
inimaginable aux
Coréens ».
La CDN appelle donc à une cessation
immédiate de tous les actes militaires et
hostiles menés
en collusion avec des forces extérieures
contre des patriotes
coréens.
L'ambassadeur Sin a communiqué la demande
de la
CDN que les autorités sud-coréennes
annulent les
exercices militaires conjoints Key Resolve et Foal
Eagle
débutant à la fin février,
notant que si ces
activités militaires conjointes sont des
expressions de
« coordination » et de
« coopération » avec
les
États-Unis, alors
elles devraient se tenir loin du territoire
coréen. La CDN
rappelle que la RPDC ne coopérera jamais
avec des forces
extérieures qui agissent contre les
intérêts du
peuple coréen et son désir de vivre
dans la paix et la
sécurité et appelle les
autorités
sud-coréennes à cesser les
provocations militaires contre
la RPDC. Elle affirme que la RPDC donnera
l'exemple en s'engageant à ne pas commettre
d'acte d'agression
contre le sud.
Troisièmement, la CDN soutient que ce
serait dans
l'intérêt du peuple coréen
qu'il y ait
dénucléarisation de la
péninsule coréenne.
Cependant, tant que les États-Unis feront
peser une menace
nucléaire contre la RPDC pour faire chanter
tout le peuple
coréen, celle-ci développera sa
capacité de
défense nucléaire pour être en
mesure de contrer la
pression des impérialistes
américains et créer un
environnement stable et sécuritaire pour
pouvoir poursuivre la
construction économique et
l'édification nationale chez
elle, l'une étant la condition de l'autre.
« Notre capacité
nucléaire est
un moyen de dissuasion face à la menace
nucléaire des
États-Unis. Elle ne sera jamais un moyen de
faire chanter nos
compatriotes ou de leur faire du tort. Nous
proposons poliment à
la partie sud de ne pas commettre l'acte
téméraire
d'amener en Corée du sud ou dans la
région les dangereux
instruments de
frappes nucléaires des
États-Unis », a dit
l'ambassadeur Sin.
La CDN fait remarquer que la RPDC ne se
réconciliera jamais avec la notion qu'il
est acceptable de
placer en territoire coréen ou dans les
alentours des armes
nucléaires amenées de
l'étranger, qui menacent la
sécurité de tous les Coréens,
alors qu'il n'est
pas acceptable que la RPDC se dote d'armes
nucléaires comme
moyen de se protéger et
de protéger la péninsule
coréenne.
Il fut également souligné que les
relations intercoréennes jouent un
rôle important dans la
région de l'Asie-Pacifique et que des
rapports de paix sont
garants de la paix, de la sécurité
et de la
stabilité sur la péninsule
coréenne et dans toute
la région. Cela créerait les
conditions pour un avenir
prospère pour le peuple coréen, a
ajouté
l'ambassadeur.
L'ambassadeur Sin a noté que l'intention
de la
RPDC n'est pas de faire des pressions sur les
autorités
sud-coréennes mais de la convier à
« prendre
nos propositions au sérieux et à
faire preuve de
sincérité dans l'amélioration
des relations
nord-sud ». Nous sommes d'avis que la
communauté
internationale ne doit plus permettre aux
États-Unis et à la Corée du
sud de se livrer
à de dangereux exercices militaires
conjoints sur la
péninsule coréenne. Nous rappelons
encore une fois qu'un
incident même mineur ou un accident peut
immédiatement
s'escalader en une guerre. Telle est la dure
réalité sur
la péninsule coréenne. »
Faisant spécifiquement
référence
aux exercices militaires conjoints des
États-Unis et de la
Corée du sud, la CDN fait remarquer que
toute la
désinformation faite par les
États-Unis et la
Corée du sud sert à justifier la
guerre et l'agression
sur la péninsule en blâmant la RPDC
pour l'impasse dans
les relations intercoréennes. C'est le
contraire qui
est vrai.
« Les exercices militaires conjoints
annuels
Key Resolve et Foal Eagle, de par leur nature et
leur ampleur, sont
indéniablement des préparatifs
d'invasion de la RPDC et
de guerre nucléaire contre elle, surtout
quand on
considère la grande présence d'armes
de destruction
massives de toutes sortes, y compris les armes
nucléaires et les
appareils militaires les plus sophistiqués
de l'armée, de
la marine et des forces de l'air des
États-Unis en Corée
du sud », note la CDN. Elle ajoute que
les États-Unis
et la Corée du sud devront assumer le
verdict du peuple
coréen et de la communauté
internationale qui
désire vivre en paix et que la RPDC
défendra la paix et
la sécurité sur la
péninsule avec conséquence.
L'ambassadeur Sin a conclu en disant que la RPDC
a mis
de l'avant plusieurs propositions pratiques pour
remplacer l'Accord
d'armistice par un traité de paix
permanent. « Les
propositions actuelles de la Commission de la
défense nationale
s'inscrivent dans un effort sincère de la
RPDC pour
empêcher la guerre et défendre la
sécurité
et
la paix pour toute la nation
coréenne. »
« Si les autorités
sud-coréennes veulent sincèrement la
paix et la
sécurité sur la péninsule,
elles doivent prendre
nos propositions de principe au sérieux et
y répondre
positivement par des actions
pratiques », a dit
l'ambassadeur Sin. Il a demandé aux
personnes présentes
à la conférence de presse de
« vous acquitter
de votre
noble devoir de journaliste de représenter
la voix de
l'humanité contre la guerre et l'agression
et le désir de
l'humanité éprise de paix et de
justice de voir une
amélioration des rapports
intercoréens et
l'établissement de la paix et de la
sécurité sur
la péninsule coréenne. »

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