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Numéro 19 - 13
février 2014
Élections partielles en
Ontario le 13 février
Le défi que les travailleurs
doivent relever
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23e Marche
commémorative des femmes le 14 février
Demandons justice !
L'impunité c'est assez !
Montréal
Vendredi
14 février - 18 heures
Place Émilie-Gamelin (Métro Berri, coin Berri et
Sainte-Catherine)
Information : Facebook
Pour
connaître les événements qui se tiennent à
travers le Canada, cliquer
ici
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Élections
partielles en Ontario le 13 février
• Le défi que les travailleurs doivent
relever
• Il faut traiter des problèmes du
système de partis
• Pour se doter du pouvoir, il faut battre les
libéraux et les conservateurs
23e
Marche commémorative des femmes le 14 février
• Demandons justice! L'impunité c'est
assez!
Élections
partielles en Ontario le 13 février
Le défi que les travailleurs doivent relever
Les élections
partielles dans Niagara Falls et Thornhill se tiennent aujourd’hui et
la nécessité pour la classe ouvrière de lutter
pour s’investir du pouvoir n'a jamais été aussi pressante.
À Thornhill, la façon dont le corps
politique est divisé par le processus électoral et le
besoin de renouveau sont frappants. Puisque l'objectif premier d'une
élection est qu'un parti l'emporte sur les autres, plutôt
que de mettre de l'avant les préoccupations du peuple, on fait
du peuple la cible des machines de marketing des partis. Ceux-ci ont
tous décidé que puisqu'une grande partie de la
circonscription est identifiée comme étant juive selon
les données du recensement, ils doivent par conséquent
manipuler les électeurs à croire que tel ou tel parti est
pro-juif, ce qui est faussement associé avec le fait
d'être pro-Israël, pro-occupation et pro-guerre.
Sur la base de cette fraude les médias
déclarent ensuite que cette circonscription ne peut
qu'être favorable aux conservateurs puisque la majorité
des électeurs devraient être satisfaits de l'appui
inconditionnel des conservateurs pour Israël tel que
démontré encore une fois par la récente visite de
Harper dans ce pays. En d'autres mots, les gens de Thornhill seraient
de « droite » et il n’y a pas d’alternative possible sauf
évidemment une machine électorale qui serait encore plus
pro-Israël et plus pro-guerre. Le Toronto Star rapporte les propos
du représentant d'une maison de sondage : « Le
président de Forum Research, Lorne Bozinoff, a
déclaré que les espoirs d'une victoire libérale
dans Thornhill sont faibles en partie à cause de la visite
récente du premier ministre conservateur Stephen Harper en
Israël qui a été bien accueillie dans une
circonscription où plus de 40 % des résidents sont juifs.
« ‘Si ça existe, une victoire certaine en
politique, en voici une pour les conservateurs', a dit Bozinoff, qui a
ajouté que même si la machine libérale pour faire
sortir le vote jeudi prochain est supérieure à celle des
conservateurs, l'écart sera difficile à combler. »
En un tour de passe-passe, l'ordre du jour a
été fixé ! Pourtant, lors des dernières
élections provinciales, la majorité des électeurs
éligibles n'ont même pas voté, démontrant
combien ils rejetaient toutes les options qu'on leur proposait, tandis
que la majorité de ceux qui ont voté n’ont pas
voté pour les conservateurs ! Autrement dit, la majorité
des gens qui ont voté étaient opposés aux
conservateurs !
Sur la base de ce ciblage du corps politique, les partis
tentent tous de se surpasser. Par exemple, ils affichent sur le site
web de leur candidat des déclarations à l'occasion du
Jour du souvenir de l'Holocauste pour démontrer que celui-ci a
des valeurs qui se rapprochent vraisemblablement le plus des valeurs
des électeurs de la circonscription. C’est vraiment outrageant.
En plus de n’être qu’une vulgaire caricature des valeurs des gens
de la circonscription, cela bloque toute discussion sur les questions
économiques, sociales et politiques qui se posent dans la
circonscription et surtout sur les questions de la paix et de la
guerre. Et on s’étonne après que la majorité des
électeurs ne vont pas voter !
Dans la circonscription de Niagara Falls, les partis
à l'Assemblée législative se sont donné le
mot pour déclarer que les « emplois » et les «
soins de santé » sont les principaux enjeux de ces
élections partielles, sans tenir aucunement compte du rôle
que les gens doivent jouer pour établir eux-mêmes ces
enjeux. Les libéraux, par exemple, déclarent de
façon cynique que s'ils ne sont pas élus, les
résidents de la circonscription n'obtiendront peut-être
pas l'hôpital tant attendu. Et voilà que le maire de
Niagara Falls s'en mêle en faisant circuler une lettre qui laisse
entendre que si ses résidents ne votent pas libéral, ils
risquent de ne pas plaire aux libéraux de Queen's Park et donc
de perdre leur hôpital. Les conservateurs, eux, prétendent
qu'ils ont un plan de création de millions d'emplois et qu'ils
vont construire un hôpital dans la circonscription, tandis que le
NPD déclare qu'il va aussi créer des emplois et se battre
pour un hôpital. Les candidats promettent tous qu'ils livreront
la marchandise après les élections et qu'entre-temps les
gens devraient voter pour eux. Mais voilà qu'un débat a
été organisé avec ces trois partis avec comme
sujet les soins de santé, et, surprise, ni les libéraux
ni les conservateurs ne s'y sont présentés. Les
préoccupations réelles du peuple, les difficultés
que connaissent les petites villes et les villages dans les petites
régions résultant de la destruction de la base
manufacturière qui jadis était la base même de leur
gagne-pain, ne sont pas pris en compte ce qui empêche qu'un ordre
du jour soit établi qui favorise le peuple et garantit que son
bien-être sera défendu et que les ressources
nécessaires à la solution du problème seront
investies.
On peut donc voir que le système électoral
n’arrive plus à fonctionner d’une façon qui donne une
légitimité aux gouvernements, c’est-à-dire
l’apparence qu’ils représentent la volonté de la
majorité. Les élections sont censées être un
processus qui jauge la volonté populaire pour la transformer en
volonté légale. Mais la concurrence pour le pouvoir entre
les partis politiques ne permet pas cette expression de la
volonté populaire. Le défi auquel les travailleurs font
face est de réformer ce processus pour que les élections
deviennent un processus qui exprime la volonté populaire et la
transforme en volonté légale sous la forme d'une
Assemblée législative qui défend le droit public
et non le droit de monopole.

Il faut traiter des problèmes du système
de partis
Au Canada, les élections ne fonctionnent pas
comme un mécanisme qui assure la transformation de la
volonté populaire en volonté légale à
l'Assemblée législative et cela parce que tel n’est pas
leur objectif. Le but des élections dans le système
politique actuel est de porter un parti politique au pouvoir. Par
conséquent, les intérêts monopolistes privés
agissent par le biais de ces partis politiques dans le but de
contrôler les immenses ressources du trésor public et de
s'en servir à des fins intéressés, ce qui va
à l'encontre du bien public.
Les partis cartels à l'Assemblée
législative se servent de leur contrôle du processus
politique et des vastes ressources mises à leur disposition par
l'État pour laisser croire que le peuple a un choix. En fait,
tout est fondé sur la présomption qu'il n'y a pas
d'alternative à l'ordre du jour néolibéral
corrompu. Les vraies options qui s'offrent au peuple ne sont pas
discutées. Au contraire, elles sont rejetées comme
étant sans importance, marginales ou même pas dignes de
mention. De plus en plus de gens rejettent cette fraude en n'allant pas
voter et on les accuse alors d’être indifférents à
ce qui se passe. En fait, moins il y a de gens qui participent aux
élections et plus cela avantage les partis cartels qui peuvent
alors se servir de leurs techniques de micro-ciblage avec plus
d'efficacité.
Le fait que l’on écarte les points de vue et les
propositions du peuple, sans parler de ceux de la majorité des
candidats et des soi-disant partis marginaux qui participent aux
élections, montre à quel point le système est non
démocratique même si les « laisser participer
» est supposé être un signe de démocratie. Un
monopole d'opinions et d'idées est imposé à
l'électorat tandis que ses préoccupations et ses
problèmes sont laissés de côté.
C’est ainsi qu’on nie au corps politique tout rôle
dans les prises de décision et qu'on le réduit à
une masse votante. La manipulation sous la forme de gouvernements
majoritaires et minoritaires est devenue l'une des plus grandes fraudes
du début du 21e siècle. Cela crée une situation
extrêmement dangereuse dont on doit s’occuper avant que la
direction actuelle de l'économie ne crée de nouveaux
désastres pour le peuple et l'environnement et avant que la
question primordiale de la souveraineté du Canada ne soit
complètement assujettie aux États-Unis des monopoles de
l'Amérique du Nord.

Pour se doter du pouvoir, il faut battre
les libéraux et les conservateurs
Dans son numéro du 10 février 2014, le Ontario
Political Forum appelle les électeurs à battre les
libéraux et les conservateurs dans ces élections
partielles pour exprimer leur rejet du frauduleux ordre du jour
d'austérité néolibérale qui vise à
mettre la gouvernance directement dans les mains des
intérêts privés selon la capacité qu’ils ont
de se saisir des institutions de l’État et de les faire servir
leurs intérêts. Cet appel est un point de convergence pour
l'électorat lui permettant de rejeter l'ordre du jour
d'austérité en défaisant ses champions actuels,
les libéraux et les conservateurs. Il permet au peuple
d’exprimer son opposition à l’austérité au sein
d’un système qui travaille précisément à
faire taire la voix collective populaire. En suivant cet appel, on
donne un sens à son vote.
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En travaillant à battre les libéraux et
les conservateurs, les travailleurs se placent dans la position active
de défendre leur propre ordre du jour en mobilisant autant
d’amis, de membres de leur famille et de collègues de travail
qu’ils le peuvent à prendre une position indépendante
pour les droits des travailleurs. C'est une position qui leur donne du
pouvoir.
En mettant en oeuvre ce mot d'ordre, les travailleurs
contribuent à se sortir des paramètres
néolibéraux que leur imposent le système de partis
et les partis cartels en ce qui concerne les affaires politiques de la
province. Les électeurs refusent de se laisser réduire
à l’état de masse votante en devenant une force
indépendante pendant les élections. Chose encore plus
importante, la mise en oeuvre de ce mot d'ordre permet aux travailleurs
d'acquérir leur propre expérience en participant aux
élections comme une force organisée et de commencer
à bâtir des comités de circonscription partout dans
la province où ils pourront fixer leur propre ordre du jour et
sélectionner et élire des candidats parmi leurs pairs qui
le défendront au parlement.
Pour vous joindre à ce travail important,
contactez le ontario@cpcml.ca
23e Marche commémorative des
femmes le 14 février
Demandons justice! L'impunité c'est assez!
Le 14 février, journée de la
Saint-Valentin, des actions se tiendront dans au moins 16 villes
à travers le Canada dans le cadre de la Marche
commémorative des femmes qui a été marquée
la première fois il y a 23 ans à Vancouver. Ces
marches commémorent les centaines d'amies, de soeurs, de filles,
de mères, tantes et grand-mères qui sont disparues ou ont
été assassinées dans les dernières
décennies. Les conditions qui affectent les jeunes filles et les
femmes et font en sorte qu'elles sont traitées comme des
citoyennes de deuxième classe victimes de violence et d'infamies
de toutes sortes sont un grand chef d'accusation en ce qui concerne
l'état des droits humains au Canada et cela alors que
l'État canadien se permet de servir des leçons de droits
humains ailleurs dans le monde ! Le fait qu'un grand nombre de ces
femmes et jeunes filles soient autochtones est aussi un chef
d'accusation de la relation coloniale que le Canada continue
d'entretenir avec les Premières Nations. Entre autres
injustices, cette relation coloniale nie leur culture et trésor
de pensée dans lesquels les femmes ont une place d'honneur et de
leadership dans leur communauté. Les femmes n'acceptent pas
d'être victimes et les actions du 14 février non
seulement rejettent cette position de victimes, mais affirment que les
femmes sont aux lignes de front de la défense des droits de
tous ! Joignons-nous à elles !
La
sévérité du problème des femmes et jeunes
filles disparues et assassinées au Canada a été
longtemps sous-estimée et l'État et ses agences y ont
montré une grande indifférence. Tout est fait pour
éviter de s'attaquer à ce sérieux problème.
Le gouvernement Harper est même allé jusqu'à couper
les fonds en 2010 au programme Soeurs par l'esprit de l'Association des
femmes autochtones du Canada (AFAC) qui avait joué un rôle
de premier plan dans la révélation de la situation des
jeunes filles et femmes autochtones et dans la diffusion des
résultats de la recherche dans le grand public. En 2013, dans sa
thèse de doctorat, la fonctionnaire fédérale Mary
Anne Pearce a produit une banque de données faisant état
de plus de 3300 femmes canadiennes disparues ou assassinées dont
824 ont été identifiées comme étant
autochtones.
La thèse de Pearce couvre les années
1946 à 2013. Elle a combiné articles de journaux,
rapports de police, documents des tribunaux et d'autres sources pour en
arriver à sa banque de données. Les données les
plus récentes vont bien au-delà des 582 noms que
l'AFAC avait compilés en mars 2010 qui se rapportaient à
des cas remontant jusqu'à 1944.
Pearce a ressenti l'importance d'entreprendre sa
recherche avec le cas notamment de Robert Pickton, un cas où
l'indifférence de la police a mené à encore plus
de victimes avant que Pickton ne soit arrêté.
« Il fallait que je fasse quelque chose, a-t-elle dit. Je ne
suis pas officier de police ni journaliste ou procureur de la cour,
alors qu'est-ce que je pouvais faire ? Je peux faire de la
recherche et je peux écrire alors c'est ce que j'ai
décidé de faire. » Sa thèse a
précisément comme objet de demander justice pour ces
femmes et de mettre fin à ces disparitions et assassinats.
LML lance l'appel à tous de garder
vivante la mémoire de ces femmes et jeunes filles en participant
aux actions du 14 février, en combattant fermement pour les
droits des femmes et en mettant fin une fois pour toutes à la
violence faite aux femmes et à la disparition et à
l'assassinat des femmes et jeunes filles.
Notre
sécurité est dans la lutte pour les droits de tous !
Plus jamais de disparition et d'assassinat de femmes et de jeunes
filles !
(Source : Archives du LML et
Radio-Canada)
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23e Marche
commémorative des femmes le 14 février
Demandons justice !
L'impunité c'est assez !
Montréal
Vendredi
14 février - 18 heures
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Sainte-Catherine)
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