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Numéro 18 - 12
février 2014
161e anniversaire de naissance du
héros national cubain
Vibrants hommages à la vie et
l'oeuvre de José Marti
Le président cubain Raúl
Castro se joint aux chefs d’État de l’Amérique latine et
des Caraïbes et à des milliers de
jeunes cubains, le 28 janvier 2014, pour la traditionnelle Marche aux
flambeaux qui célèbre la naissance du héros
national cubain José Marti. (CubaDebate)
161e
anniversaire de naissance du héros national cubain
• Vibrants hommages à la vie et l'oeuvre
de José Marti
Intégration de
l'Amérique latine et des Caraïbes pour la défense de
la souveraineté et de la paix
• Le deuxième sommet de la
Communauté des États d'Amérique latine et des
Caraïbes à La Havane
• Proclamation de l'Amérique Latine et
des Caraïbes Zone de Paix
161e anniversaire de naissance du haro
national cubain
Vibrants hommages à la vie et l'oeuvre de
José Marti
Le 28 janvier 2014 était le 161e
anniversaire de la naissance du héros national cubain
José Marti à La Havane en 1853. José Marti
était un révolutionnaire ainsi qu'un écrivain et
poète de grand talent. Toute sa vie, il a combattu à la
défense des droits et pour la libération nationale de
Cuba et de tous les pays de la région souffrant sous le joug du
colonialisme. En réponse à ses activités, il a
été mis en prison dans son propre pays et exilé
à l'étranger. Il est toujours resté ferme et
fidèle à ses principe en dépit des épreuves
et demeure aujourd'hui une personnalité marquante dans le coeur
et l'esprit des peuples de l'Amérique latine et des
Caraïbes où sa vie et son oeuvre continuent d'inspirer et
de modeler le processus d'intégration régionale. Son
dévouement envers le peuple est cristallisé dans la
citation bien connue : « Patria es
humanidad » — « L'humanité est ma
patrie. »
Dans tout le pays, les Cubains ont
commémoré l'occasion et la plus imposante
cérémonie de commémoration politico-culturelle et
militaire fut celle tenue au Mausolée José Marti
situé au cimetière de Santa Ifigenia à Santiago de
Cuba. Des étudiants d'écoles militaires et d'autres
centres d'enseignement supérieur ont participé à
l'hommage qui comprenait la traditionnelle salve de 21 coups de
canon, laquelle se déroulait aussi au même moment à
la forteresse San Carlos de la Cabaña à la Havane.

La Marche des flambeaux
à l'Université de la Havane.
Dans la soirée du 28 janvier, les
présidents et chefs d'État latino-américains et
des Caraïbes représentant le Venezuela, l'Uruguay, la
Bolivie, le Nicaragua, Haïti et le Guyana, se sont joints au
président cubain Raúl Castro et à des milliers de
jeunes pour la Marche aux flambeaux qui se tient chaque année
pour célébrer la naissance du grand combattant de
l'indépendance cubaine.
Les premiers ministres de la Jamaïque,
d'Antigua-et-Barbuda et de Saint-Vincent-et-les-Grenadines ont aussi
participé à la marche.

Au musée de
la Forge de Marti.
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Comme à chaque année, la marche a
débuté devant l'Université de la Havane et s'est
poursuivie jusqu'au Fragua Martiana (le musée de la Forge de
Marti), où les participants ont rendu hommage au dirigeant
cubain, véritable défenseur de l'unité et de
l'intégration latino-américaines.
Lors de la cérémonie qui a
précédé la marche, le président de la
Fédération des étudiants universitaires, Yosvani
Montano, a parlé de l'importance des idées de Marti
aujourd'hui, idées qui ont été revitalisées
par la Génération dite du Centenaire dirigée par
le dirigeant historique de la révolution cubaine, Fidel Castro.
(Sources :
Prensa Latina ; photos : CubaDebate)

Intégration de l'Amérique
latine et des Caraïbes pour la défense de la
souveraineté et de la paix
Le deuxième sommet de la Communauté des
États d'Amérique latine et des Caraïbes à La
Havane
À La Havane, le 29
janvier 2014
Les 28 et 29 janvier, le deuxième
sommet de la Communauté des États d'Amérique
latine et des Caraïbes (la CELAC) s'est tenu à la Havane,
à Cuba, après plusieurs jours de réunions tenues
avant le sommet pour faire le bilan du travail et des aspirations des
pays membres de la CELAC reflétés dans la
Déclaration de la Havane adoptée à la fin du
sommet. Le sommet a eu lieu alors que se tenaient les activités
à Cuba célébrant le 161e anniversaire de naissance
de José Marti, un grand héros des peuples
d'Amérique latine pour ses contributions à leurs luttes
de libération nationale. Étaient présents au
sommet 29 présidents, la présidente en attente
d'investiture du Chili ainsi que d'autres représentants
nationaux. Étaient aussi présents le
secrétaire-général des Nations unies, Ban-Ki Moon,
et le secrétaire-général de l'Organisation des
États américains (OEA), José Miguel Insulza.
Pendant ces deux jours, les participants ont discuté de
plusieurs questions liées aux problèmes de la
région, en particulier la lutte contre la faim, la
pauvreté et les inégalités. La présidence
pro tempore de la CELAC était assumée par Cuba jusqu'au
sommet et a été remise au Costa Rica à la fin de
celui-ci.
La CELAC est composée de 33 pays - tous les
pays des Amériques à l'exception du Canada et des
États-Unis. Le premier sommet a eu lieu les 2 et
3 décembre 2011 à Caracas, au Venezuela. La
création de la CELAC en 2010 a été un grand pas
pour les peuples de l'Amérique latine et des Caraïbes vers
leur libération du joug de l'impérialisme
étasunien et de son instrument régional, l'OEA. Ce n'est
donc pas par hasard que les États-Unis et le Canada, qui
soutiennent les intérêts impérialistes et le droit
de monopole privé contre les intérêts des peuples
des Amériques, ont été exclus de la CELAC.
Le président cubain Raúl Castro a
prononcé le discours d'ouverture du sommet. Il a d'abord
souligné l'absence du président défunt du
Venezuela, Hugo Chavez, qui a joué un rôle important dans
la création de la CELAC et dont l'absence se fait durement
sentir. Il a affirmé l'importance du travail de la CELAC,
déclarant : « Étape par étape,
nous bâtissons une Communauté d'États
d'Amérique latine et des Caraïbes qui est maintenant
reconnue dans le monde en tant que porte-parole légitime des
intérêts de l'Amérique latine et des Caraïbes.
« Aussi sommes-nous à rapprocher nos
points de vue et, malgré les divergences inévitables,
nous assistons au développement d'une unité grandissante
dans la diversité, ce qui devrait être notre but ultime.
« Comme je l'ai dit à Santiago, au
Chili, 'Nous savons qu'il existe en notre sein des idées
distinctes ainsi que des différences, mais la CELAC a comme
fondement un legs de deux cents ans de lutte pour l'indépendance
et est donc fondée sur de nombreux objectifs que nous avons en
commun. Aussi, la CELAC n'est pas qu'une succession de réunions
ou d'ententes pragmatiques. Elle propose une vision commune d'une
patrie englobant l'Amérique latine et les Caraïbes, une
patrie qui n'est redevable qu'envers ses peuples'.
« L'une de nos priorités devrait être
la création d'un espace politique commun où nous pouvons
avancer dans la réalisation de la paix et du respect entre nos
nations, un espace qui nous permet de surmonter les obstacles objectifs
et ceux qui nous sont imposés de façon
délibérée, d'utiliser nos ressources de
façon souveraine et pour le bien commun et de faire en sorte que
nos connaissances scientifiques et technologiques sont mises au service
du progrès de nos peuples. Cet espace nous permet donc
d'affirmer des principes indéniables tels l'auto-détermination,
la souveraineté et l'égalité souveraine des
États.
« C'est seulement ainsi que nous pouvons
faire en sorte que l'affirmation à l'effet que l'Amérique
latine et les Caraïbes sont les régions où
règne la plus grande inégalité sur la
planète soit chose du passé.
« C'est pourquoi la présidence pro
tempore de la CELAC assumée par Cuba a consacré tous ses
efforts à la réalisation de cet objectif. Voilà
pourquoi le thème central du sommet est la lutte contre la
pauvreté, la faim et l'inégalité. »
Le président Castro
a fait part des chiffres et des données colligés par la
Commission économique pour l'Amérique latine et des
Caraïbes des Nations unies (la CEPALC), expliquant les
défis que doit relever la région à cet
égard. Il a dit : « Le taux de pauvreté
en Amérique latine et dans les Caraïbes a atteint, en 2010,
un minimum de 28,2 % de la population, c'est-à-dire,
164 millions de personnes. La pauvreté abjecte ou
extrême, elle, était de 11,3 %, l'équivalent
de 66 millions de personnes de la région. La
réalité la plus troublante, cependant, est la
pauvreté infantile, qui afflige 70,5 millions de
garçons, de filles et d'adolescents, dont 23,3 millions
vivent sous le seuil de la pauvreté.
« 10 % des habitants les plus riches de
l'Amérique latine touchent 32 % du revenu global, tandis
que les plus pauvres - 40 % - ne touchent que
15 %. »
Il a dit que la voie à suivre pour
éradiquer la pauvreté, améliorer les soins de
santé, les conditions et le niveau de vie dans la région
est une meilleure utilisation des ressources naturelles de la
région :
« Cette richesse doit être le fer de
lance qui mènera à l'éradication des
inégalités. Il devient urgent de relever le défi
de trouver les moyens de transformer ce capital naturel en capital
humain, en infrastructure économique, en produits et en
exportations, de sorte à contribuer de façon
décisive à un véritable processus de
développement.
« L'une des difficultés que nous
devons surmonter en Amérique latine et dans les Caraïbes
est cette difficulté à transformer les périodes
où nous obtenons le prix optimal pour nos exportations en un
processus de développement économique à long
terme, afin que ces avantages puissent en retour pleinement contribuer
à la réduction de la pauvreté et à
l'augmentation per capita du revenu de nos populations. Pour ce faire,
nous devons pleinement exercer notre souveraineté en
matière de ressources naturelles et mettre en place les
politiques nécessaires pour guider nos relations avec les
investisseurs étrangers et les entreprises transnationales qui
sont actifs dans les pays membres de la CELAC. »
Sur la question de l'éducation, Castro a
expliqué que : « L'information colligée
par la CEPALC et l'UNESCO indique que si l'accès à
l'enseignement primaire se porte mieux dans la région,
l'accès à l'éducation ainsi que la qualité
de la formation des étudiants restent liés de près
aux revenus.
« La situation est encore plus
sérieuse au niveau des études secondaires, non seulement
parce que 50 % des jeunes entre les âges de 20 et
24 ans décrochent, mais aussi parce que seulement
21,7 % des jeunes de ce groupe d'âge issus des secteurs les
plus démunis ont réussi à compléter leurs
études. D'autre part, 78,3 % de leurs pairs issus du
secteur le plus riche ont réussi à compléter leurs
études secondaires. C'est-à-dire que selon ces chiffres
de 2010, un écart de 56,6 % sépare les deux groupes.
« En ce qui regarde l'enseignement
supérieur, la situation est encore plus complexe. Selon certains
estimés de la CEPALC, seulement un tiers de la jeunesse
âgée entre 18 et 24 ans s'est inscrite à
l'université en 2010. »
Castro a souligné que non seulement il existe des
solutions aux difficultés qui affligent la région dans le
domaine de l'éducation, mais qu'il faut les trouver à
tout prix pour répondre aux aspirations des pays membres de la
CELAC. Il a appelé tous les pays à assumer la
responsabilité collective du bien-être de la
région, en se concentrant sur les besoins particuliers et sur
les capacités de chaque pays.
Castro a aussi parlé des menaces qui
pèsent sur la paix dans la région provenant de forces
extérieures. Il a dit : « Nous ne pouvons
oublier cette longue histoire d'ingérence dans les affaires
intérieures de nos pays, les invasions militaires et les coups
d'État sanglants. Les soi-disant 'centres du pouvoir' ne sont
pas résignés à perdre le contrôle de cette
riche région, ni ne renonceront-ils à tenter de changer
le cours de l'histoire dans nos pays, de retrouver leur influence
perdue et de bénéficier de nos ressources.
« En 1999, lorsque le bloc socialiste a
tombé, l'OTAN a modifié sa stratégie
d'opérations offensives contre des présumées
menaces mondiales à l'extérieur des territoires des
États-membres de l'OTAN, dans une région appelée
'la périphérie euro-atlantique'. À l'occasion du
sommet Union européenne-Amérique latine et Caraïbes
tenue à Rio de Janeiro au mois de juin de la même
année, le dirigeant historique de la Révolution cubaine,
Fidel Castro Ruz, a demandé si notre région faisait
partie de cette 'périphérie' et si elle continuerait
d'être l'objet de cette doctrine de plus en plus agressive et
dangereuse. Quinze ans plus tard, ces questions sont toujours sans
réponse. »
Sur la question de la guerre cybernétique et des
menaces qu'elle engendre, le président Castro a souligné
la nécessité de coopérer en cette matière
aussi, afin d'empêcher que cette guerre cybernétique ne
serve à des fins militaires ou ne dégénère
en conflit militaire ouvert.
Toujours sur la question de la guerre et de la paix, le
président Castro a affirmé : « Pour
démontrer son engagement au désarmement nucléaire
et à la paix, l'Amérique latine a été la
première région au monde à se déclarer zone
dénucléarisée sur la base du traité de
Tlatelolco. Nous devons faire plus. La paix et le développement
sont interdépendants et intimement liés. La paix n'est
pas possible sans développement.
« Ni ne peut-il
y avoir de développement sans paix. Voilà pourquoi nous
sommes déterminés à déclarer notre
région une Zone de Paix, afin d'éradiquer une fois pour
toutes la guerre, le recours à la force ou toute menace en ce
sens, une zone où tout différend entre pays doit
être résolu par nous-mêmes, par le biais de moyens
et de négociations pacifiques, conformément aux principes
du droit international. »
Il a conclu son allocution en exprimant son appui
à des questions non résolues dans la région, par
exemple la lutte de l'Argentine pour exercer sa souveraineté sur
les îles Malvinas, de Géorgie du Sud et des îles
Sandwich du Sud ainsi que sur les mers adjacentes. Il a aussi
souligné la lutte d'indépendance du Puerto Rico,
disant : « Je réitère que notre
Communauté ne sera pas complète tant et autant que le
siège du Puerto Rico, un pays frère authentique de
l'Amérique latine et des Caraïbes, est vide. »
Au sujet des menaces des monopoles dans la région, il a
ajouté : « Nous exprimons notre
solidarité avec le peuple et le gouvernement de
l'Équateur, qui sont menacés par des poursuites
judiciaires intentées par des entreprises transnationales
teintées d'avarice et d'une vision politique
néocoloniale. »
(Radio Havana Cuba,
Granma International, photos : CubaDebate)

Proclamation de l'Amérique Latine et
des Caraïbes Zone de Paix
Les ministres des
Affaires étrangères des pays membres de la CELAC et
d’autres personnalités se réunissent le 27 janvier 2014
pour préparer le sommet.
Voici le texte de la proclamation émise au sommet
de La Havane de la Communauté des États d'Amérique
latine et des Caraïbes.
* * *
Nous, les Chefs d'État et de Gouvernement de la
Communauté des États Latino-Américains et
Caribéens (CELAC) réunis à La Havane, Cuba, les
28 et 29 janvier 2014, au II° Sommet, au nom de leurs
peuples et interprétant fidèlement leurs soifs et leurs
aspirations,
Ratifiant l'engagement de leurs pays dans les
Propositions et les Principes consacrés dans la Charte des
Nations Unies et le Droit International, et conscients que la
prospérité et la stabilité de la région
contribuent à la paix et à la sécurité
internationales,
Conscients que la paix est un bien suprême et une
soif légitime de tous les peuples et que sa préservation
est un élément fondamental de l'intégration de
l'Amérique Latine et des Caraïbes et un principe et une
valeur commune de la Communauté des États
Latino-Américains et Caribéens (CELAC),
En réaffirmant que l'intégration renforce
la vision d'un ordre international juste confirmé par le droit
et par une culture de paix qui exclue l'usage de la force et les moyens
non-légitimes de défense parmi lesquels les armes de
destruction massive et, en particulier, les armes nucléaires,
Soulignant l'importance du
Traité de Tlatelolco pour la Proscription des Armes
Nucléaires en Amérique Latine et dans les Caraïbes
qui établit la première zone libre d'armes
nucléaires dans une zone avec une forte densité de
population, ceci étant une contribution à la paix et
à la sécurité régionale et internationale,
Réitérant la nécessité
urgente du Désarmement Nucléaire Général et
Complet, ainsi que d'un engagement avec l'Agenda Stratégique de
l'Organisme pour la Proscription des Armes Nucléaires en
Amérique Latine et dans les Caraïbes (OPANAL) adopté
par les 33 États membres de l'Organisme à la
conférence Générale de Buenos Aires en août
2013,
Rappelant les principes de paix, de démocratie,
de développement et de liberté qui inspirent les actions
des pays membres du SICA,
Rappelant la décision des Chefs d'État de
l'UNASUR de renforcer l'Amérique du Sud comme Zone de Paix et de
Coopération,
Rappelant l'établissement, en 1986, de la zone de
Paix et de Coopération de l'Atlantique Sud,
Rappelant aussi notre engagement, ratifié dans la
Déclaration au Sommet de l'Unité de l'Amérique
Latine et des Caraïbes, le 23 février 2010, de
promouvoir la mise en œuvre de mécanismes propres de
résolution pacifique des conflits,
Renouvelant notre engagement pour qu'en
l'Amérique Latine et dans les Caraïbes, se consolide une
Zone de Paix dans laquelle les différends entre les nations se
résolvent de manière pacifique, par la voie du dialogue
et de la négociation ou autre forme de résolution et en
pleine harmonie avec le Droit International,
Également conscients de l'impact humanitaire
global catastrophique et à long terme de l'usage des armes
nucléaires et d'autres armes de destruction massive et des
discussions en cours sur ces thèmes,
Nous déclarons :
1. L'Amérique Latine et les Caraïbes Zone de
Paix sur la base du respect des principes et des normes du Droit
International, incluant les instruments internationaux dont font partie
les États membres et les Principes et Propositions de la Charte
des Nations Unies,
2. Notre engagement permanent dans la résolution
pacifique des conflits afin de supprimer pour toujours l'usage et la
menace de l'usage de la force dans notre région,
3. L'engagement des États de la région
envers l'accomplissement strict de leur obligation de ne pas
intervenir, directement ou indirectement, dans les sujets internes de
tout autre État et d'observer les principes de
souveraineté nationale, l'égalité des droits et la
libre détermination des peuples,
4. L'engagement des peuples d' Amérique Latine et
des Caraïbes de susciter des relations d'amitié et de
coopération entre eux et avec d'autres nations,
indépendamment des différences existant entre leurs
systèmes politiques, économiques et sociaux ou leurs
niveaux de développement, de pratiquer la tolérance et de
coexister en paix comme de bons voisins.
5. L'engagement des États d' Amérique
Latine et des Caraïbes de respecter pleinement le droit
inaliénable de tout État à choisir son
système politique, économique, social et culturel, une
condition essentielle pour assurer la coexistence pacifique entre les
nations,
6. La promotion dans la région d'une culture de
paix basée, entre autres, sur les principes de la
Déclaration sur la Culture de Paix des Nations Unies.
7. L'engagement des États de la région
d'avoir pour guide la présente Déclaration dans leur
comportement international,
8. L'engagement des États de la région de
continuer à promouvoir le désarmement nucléaire
comme objectif prioritaire et de contribuer à un
désarmement général et complet pour favoriser le
renforcement de la confiance entre les nations.
Nous demandons instamment à tous les États
membres de la Communauté Internationale de respecter pleinement
cette Déclaration dans ses relations avec les États
membres de la CELAC.
(Granma, 30 janvier 2014)

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