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Numéro 7 - 28
janvier
2014
De nouvelles élections
partielles en Ontario
Que chaque vote compte!
Pour la défaite des libéraux et des
conservateurs!
  
De
nouvelles élections partielles en Ontario
• Que chaque vote compte!
Pour la
défaite des libéraux et des
conservateurs!
Défendons
les
travailleurs accidentés qui
réclament justice
• De nouvelles attaques se
trament contre
les travailleurs accidentés
- Christine Nugent
De nouvelles élections
partielles
en Ontario
Que chaque vote compte!
Pour la défaite des libéraux et des
conservateurs!
Manifestation
des
enseignants, travailleurs de l'éducation
et d'autres
travailleurs à Queen's Park le 28
août 2012
quelques jours avant l'élection partielle
de
Kitchener-Waterloo.
De nouvelles élections partielles auront
lieu le
13 février prochain en Ontario, l'une
dans la
circonscription de Niagara Falls et l'autre
à Thornhill,
à Toronto. Dans son premier numéro
de janvier, Ontario
Political Forum,
supplément du Marxist-Leninist
Daily créé pour mener la
discussion politique en
Ontario, lance l'appel
à tous les travailleurs à se
mobiliser pour faire
entendre leur voix
indépendante dans ces élections,
dire Non ! au
programme antisocial
d'austérité et défaire les
libéraux et
les conservateurs. Le journal note que
diverses forces opposées à ce
programme antisocial sont
déjà en action,
déterminées à
utiliser l'occasion de ces élections pour
déclarer que
les travailleurs de l'Ontario rejettent le
frauduleux programme d'austérité qui
est mis de l'avant
par les libéraux et les conservateurs.
Ontario Political Forum fait valoir que
défaire
libéraux et conservateurs donne un argument
aux
électeurs, sans égard à leur
affiliation politique
ou leur absence d'affiliation politique, parce que
c'est
faire de leur vote et du vote de leurs parents et
amis une
déclaration d'opposition à la
corruption gouvernementale
et aux attaques contre les
droits des travailleurs et des plus
vulnérables de
la société. Cela permet aux gens qui
normalement
seraient portés à voter pour l'un ou
l'autre des partis
dans l'esprit de voter « pour le
moindre mal » de
faire de leur vote une prise de position à
la défense des
droits que la vaste majorité des
électeurs veulent voir
les
gouvernements défendre. C'est donc une
position qui unit les
électeurs à la défense de
leurs droits en tant que
travailleurs.
Le journal
rappelle que
dans
les six élections partielles tenues depuis
septembre 2012, les
libéraux et les conservateurs ont
été
défaits trois fois. Dans chaque cas, c'est
le NPD qui a
été élu, dans le
château-fort des
libéraux (Windsor-Tecumseh et London West),
ainsi que dans celui
des conservateurs
(Kitchener-Waterloo). Dans cette dernière
circonscription en
particulier, c'est l'intervention organisée
de la classe
ouvrière qui a fait sortir le vote alors
que la participation
aux élections a été sans
précédent.
À Kitchener-Waterloo, il a
été
démontré de façon on ne peut
plus claire que
malgré tous les efforts pour semer le doute
quant à la
possibilité
de le faire, le fait d'organiser sur le terrain et
de fournir des
arguments aux électeurs a été
décisif
pour faire valoir le vote de ces derniers. Ontario
Political Forum croit
que
ces élections partielles présentent
une nouvelle
occasion à la classe ouvrière
d'intervenir en force
contre la corruption et l'indifférence des
libéraux et
des conservateurs et de dire
Non ! au refus de ces derniers de prendre des
mesures pour
empêcher la destruction de l'économie
par les riches et
leurs monopoles.
Le journal appelle la classe
ouvrière
et ses
organisations dans la circonscription de Niagara
Falls - mais aussi
dans la région avoisinante et partout en
Ontario - à
contribuer à tenir les gouvernements
responsables en
défaisant les libéraux et les
conservateurs. Cette
dernière est une circonscription
ouvrière dont le
député au niveau
fédéral, Rob Nicholson, est le
ministre de l'agression et
de la guerre du
gouvernement Harper. Selon Ontario Political
Forum, le fait de défaire à
la fois les
libéraux et les conservateurs enverrait un
message clair au
gouvernement Harper qu'il n'a qu'à bien se
tenir. Il rappelle
que lors
des
élections
générales
de 2011,
sur l'ensemble des électeurs de Niagara
Falls, 64 % n'ont
voté ni pour les libéraux, ni pour
les conservateurs.
Aussi, depuis 2011 il y a eu beaucoup de
développements en
Ontario qui incitent les Ontariens encore
davantage à
défaire
ces deux partis.
Le 26
janvier
dernier était le premier
anniversaire de la grande manifestation
de 30 000 travailleurs et alliés
contre les attaques à
leurs droits à l'occasion du
Congrès du Parti
libéral de l'Ontario. Les
manifestants ont clairement
averti tous les partis que les
travailleurs ont des droits.
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Parmi les collectifs qui ont tout à gagner
d'une
défaite du programme
d'austérité, Ontario
Political Forum rappelle
qu'il
y
a
les
enseignants
et les travailleurs de l'éducation.
Ceux-ci peuvent intervenir dans ces
élections sur la base
d'affirmer leur droit à la
négociation collective alors
que le gouvernement cherche, par le biais du
projet de loi 122,
à
imposer à nouveau son programme
d'austérité alors
que les conventions collectives imposées au
moyen de la loi
précédente, la loi 115, arrivent
à terme en
août 2014. Aussi, il y a les travailleurs
des collèges et
des universités, les infirmières et
les travailleurs de
la santé, les travailleurs
accidentés, les travailleurs
de l'acier et de l'automobile ainsi
que les agriculteurs et les travailleurs du
secteur de la
transformation des aliments. Tous ces collectifs
s'opposent
déjà au programme
d'austérité qui donne
lieu à des contrats imposés,
à des conditions de
travail réduites, à des fermetures
d'hôpitaux,
à la privatisation des soins de
santé, au refus de
compenser adéquatement les travailleurs
accidentés,
à la destruction de l'économie,
à la fermeture
d'usines, aux attaques contre les régimes
de retraite, etc.
Parmi les effets les plus dévastateurs de
cette destruction de
l'économie de l'Ontario, Ontario
Political Forum mentionne
l'arrêt
de la production sidérurgique en Ontario
par US Steel, la
fermeture de l'usine Heinz à Leamington,
propriété
des
milliardaires étasuniens Warren Buffet et
Bill Gates, la
fermeture de Kellogg à London ainsi que la
fin de la
transformation du sucre par Redpath à Fort
Érié.
Les libéraux au
pouvoir réagissent à tout cela en
déclarant qu'il
s'agit tout simplement de
« décisions d'affaires
privées » tout en
annonçant une nouvelle ronde
de manoeuvres pour se soumettre au chantage
monopoliste, telle
l'annonce récente d'un cadeau de 220
millions $ au
géant de la haute technologie Cisco ou
encore le
fait que le gouvernement se plie en quatre pour
accommoder davantage
Chrysler qui menace de quitter la province. Pour
leur part, les
conservateurs se disent
« préoccupés »
par les atteintes
portées à l'industrie
manufacturière, se moquent
des libéraux parce que ceux-ci n'ont pas de
« plan », tout en se gardant
de trop
révéler leurs propres plans de
s'attaquer aux
organisations des travailleurs, à leurs
conditions de travail et à
leurs
salaires, au nom de rendre l'économie
« plus
flexible ». Entre-temps, comme le
souligne Ontario
Political Forum,
les travailleurs sont déjà actifs
dans Niagara Falls à défendre leurs
communautés et
leurs droits. Ils se mobilisent entre autres en
opposition aux
fermetures d'usines et à la fermeture, par
exemple, de l'urgence
à Fort-Érié ainsi qu'aux
attaques contre d'autres
services de santé dues au programme
d'austérité du gouvernement.
Ontario Political Forum affirme que le
fait de
défaire
les libéraux et les conservateurs enverra
un message clair
à l'effet que le peuple rejette leurs
différents plans
d'austérité et les attaques contre
ses droits et qu'il
s'unit pour défendre ses
droits et les droits de tous. L'expérience
de la dernière
année démontre que non
seulement il est possible de le faire mais qu'il
faut le faire !
Unissons-nous
dans
l'action pour défaire les libéraux
et les
conservateurs !
Non au programme frauduleux
d'austérité
néolibéral !
Oui au droit public ! Non au droit de
monopole !

Défendons les travailleurs
accidentés qui réclament justice
De nouvelles
attaques se trament
contre les travailleurs accidentés
- Christine Nugent -

La Commission de la sécurité
professionnelle et de l'assurance contre les
accidents du travail
(CSPAAT) de l'Ontario a lancé ce qu'elle
appelle une
« Initiative d'élaboration et de
renouvellement des
politiques visant à réexaminer
l'ensemble des principales
politiques opérationnelles dont une
composante majeure est le
renouvellement des politiques d'indemnisation
». Les
commentaires seront examinés et pris en
compte en 2014,
après quoi les nouvelles politiques
révisées
seront finalisées et mises en oeuvre. La
CSPAAT dit que, par le
biais de consultations sur les politiques
d'indemnisation, son but est
de créer des politiques « qui
sont compatibles
et fournir des directives claires aux
décideurs, aux intervenants et
au grand public ». Le Réexamen
en 2014 des
politiques d'indemnisation stipule que les
priorités politiques
sont influencées par un certain nombre de
facteurs dont l'un est
l'orientation stratégique de la CSPAAT.
Ces commentaires ne sont pas innocents. Ils ont
pour
objectif de réduire encore les
réclamations des
travailleurs blessés et leur refuser le
droit à une
indemnisation. La première série de
politiques
clés en matière d'indemnisation qui
seront
réexaminées est affichée sur
le site Web de la
CSPAAT et celles-ci se rapportent toutes à
la question de
l'indemnisation pour perte de capacité
liée au travail.
Les politiques d'indemnisation en cours d'examen
sont plutôt
tordues et visent clairement à créer
des obstacles aux
travailleurs blessés qui veulent être
indemnisés en
temps opportun. Il s'agit notamment de
différentes
catégories telles que :
Les conditions
préexistantes : C'est une
nouvelle politique visant
à identifier une condition
préexistante chez le
travailleur (préexistante à sa
blessure) afin de fournir
de soi-disant guides pour modifier le montant
d'indemnisation que
reçoit un travailleur accidenté si
la Commission juge
qu'une partie de sa condition vient de
problèmes
qu'il avait avant d'être blessé au
travail.
Les
récidives : Cette
catégorie vise à
déterminer si un travailleur a droit
à une indemnisation
sur la base de l'impact d'un accident ou d'une
maladie liés au
travail si le travailleur subit une
détérioration
importante qui ne provient pas d'un nouvel
accident et qui est
cliniquement comparable à la blessure ou
à la maladie de
départ.
En raison
d'aggravation : C'est l'effet
temporaire qu'un accident ou
une maladie liés au travail a sur une
incapacité ou une
maladie qui existait avant l'accident et qui exige
des soins de
santé et/ou entraîne une perte de
revenus.
La
détermination
d'une déficience permanente :
On vise par là
à évaluer quel est le
rétablissement
médical maximum qu'un travailleur peut
atteindre (le moment
où aucune amélioration
ultérieure de sa condition
n'est possible) en relation avec la blessure qu'il
a subie afin de
déterminer l'indemnisation qu'il recevra
pour perte
non-économique (une perte de jouissance de
la vie à la
différence d'une perte de salaire).
Les
perturbations de
travail : L'objectif ici est de
déterminer le cadre
de référence pour le paiement
d'indemnités pendant
des mises à pied, grèves et lockouts
selon qu'ils sont
de courte ou longue durée, permanents ou
saisonniers.
Le mémoire soumis par le Réseau
ontarien
des groupes de travailleurs accidentés (le
ONIWG) dans le cadre
du réexamen de la CSPAAT explique pourquoi
ces réexamens
de la politique d'indemnisation de la CSPAAT sont
dangereux et
contribuent à saper le cadre juridique qui
existe pour le calcul
des indemnisations. ONIWG souligne que
cette manoeuvre du gouvernement Wynne vise
à rendre légal
ce qui présentement est illégal.
ONIWG donne l'exemple
suivant en ce qui concerne l'âge et des
invalidités
préexistantes :
« La prise en compte de l'âge et
des
invalidités préexistantes et leur
impact sur
l'invalidité est un thème
récurrent dans le
document de discussion de la politique. La
Commission de la
sécurité professionnelle et de
l'assurance contre les
accidents du travail cherche ouvertement à
déterminer les
facteurs qui conduiraient à la conclusion
qu'une partie de la blessure est liée
à des facteurs non
liés au travail (l'âge, une condition
préexistante
et le style de vie). Tout ça semble
être une façon
de chercher des moyens d'éliminer les
indemnisations pour de
nombreuses invalidités ou de les
réduire
sensiblement ».
Les organisations de
travailleurs accidentés rapportent qu'elles
n'ont pas les fonds
nécessaires pour préparer leur
présentation et
plusieurs d'entre elles n'ont même pas les
ressources
nécessaires pour investir sur le plan
technique dans des
consultations de cette nature.
Les travailleurs accidentés et leurs
organisations ont clairement indiqué que
l'objectif de la CSPAAT
sous Elizabeth Witmer est de soutirer des
milliards $ du
système de compensation pour alléger
« le
passif non financé », la
soi-disant crise
financière à long terme du
système. Alors que le
gouvernement dit que cela ne se
fera pas sur le dos des travailleurs
accidentés, les
travailleurs rapportent qu'ils subissent
déjà l'assaut de
cette nouvelle orientation stratégique de
la Commission.
En
octobre 2012, ONIWG
concluait dans son mémoire
soumis au président, Jim Thomas, sur le
réexamen des
politiques d'indemnisation que la CSPAAT est en
voie d'effectuer des
coupures aux prestations des travailleurs
accidentés.
« Ces mesures d'austérité
doivent cesser,
déclare le Réseau dans le
mémoire. Au lieu de
cela, il semble
que la CSPAAT va continuer à réduire
les
indemnités, cette fois par des changements
de politiques
basés sur l'avis de consultants
privés de KPMG. Compte
tenu des faits qui ont mené à cette
révision de la
politique, de nos préoccupations face aux
motifs de la
Commission pour faire le réexamen et des
vastes coupures dans
les indemnisations que
la Commission a faites récemment, nous
suggérons qu'aucun
changement ne soit apporté à la
politique sur la
déficience permanente, sur l'aggravation et
les
récidives ».
Le Bureau des conseillers des travailleurs (BCT),
l'agence du ministère du Travail qui
représente les
travailleurs qui ne sont pas syndiqués et
leurs survivants,
rapporte dans son document de consultation qu'il a
observé dans
son travail auprès des travailleurs
accidentés que la
CSPAAT a déjà commencé en
pratique à mettre
les changements en
oeuvre même si les politiques qui s'y
rapportent n'ont pas encore
été modifiées.
Le réexamen de la politique
d'indemnisation de la
CSPAAT montre que les travailleurs
accidentés et la classe
ouvrière dans son ensemble doivent prendre
une position
politique à la défense de leurs
droits et des droits de
tous. Les travailleurs accidentés ont droit
à une
indemnisation pleine et équitable. Il
s'agit d'un principe
fondamental de
justice.
Les travailleurs accidentés sont
passés
à l'action pour demander justice lors
d'élections
partielles comme celle de Kitchener-Waterloo en
2012, suite à la
nomination par le gouvernement libéral de
la
député conservatrice Elizabeth
Witmer (qui a
quitté son siège dans la
circonscription) au poste de
présidente de la CSPAAT. Avec le soutien de
la classe ouvrière ainsi que des
enseignants et des travailleurs
de l'éducation, ils ont mobilisé
avec succès les
électeurs pour vaincre à la fois les
libéraux et
les conservateurs dans la circonscription.
Une autre occasion se présente maintenant
avec
les prochaines élections partielles de
Niagara Falls et
Thornhill, l'occasion de se dresser à la
défense des
droits et de vaincre libéraux et
conservateurs et leur programme
d'austérité, dont une des
composantes est un assaut
contre les droits et la dignité des
travailleurs
accidentés dans le cadre des
attaques antisociales contre tous les travailleurs
et le peuple. Il
faut demander des comptes aux politiciens et au
gouvernement en
s'opposant à la direction que prend la
CSPAAT pour tenter de
justifier de nouvelles attaques contre les
travailleurs
accidentés
et leurs familles en Ontario.

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Marxiste-Léniniste
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Courriel: redaction@cpcml.ca
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