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De 1845 à 1847, Engels poursuivit son oeuvre révolutionnaire parmi les travailleurs allemands à Paris et à Bruxelles où lui et Marx s'étaient mis en contact avec la Ligue communiste allemande clandestine, de laquelle ils reçurent le mandat d'énoncer les grands principes du socialisme tels qu'ils les avaient élaborés. En novembre 1847, Engels compléta la première ébauche du Manifeste du Parti communiste. Dans cet ouvrage immortel publié en 1848, Marx et Engels présentent avec brio la doctrine du socialisme scientifique, le programme pour l'émancipation de la classe ouvrière et l'édification d'une société nouvelle, la société communiste. Ils placèrent le prolétariat au centre du développement social en tant que dirigeant, inspirateur, organisateur et mobilisateur de la lutte de classe irréconciliable contre la bourgeoisie. Ils proclamèrent le prolétariat le fossoyeur de la bourgeoisie, déclarant que « sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitable », que la classe ouvrière doit devenir la classe dominante, qu'elle doit recourir à la violence pour contrer la violence de l'État bourgeois pour réaliser la transformation de la société et qu'il doit établir sa dictature pour s'émanciper et du même coup émanciper l'humanité tout entière. Marx et Engels lancèrent l'appel de clairon : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » Il incarne les principes de l'internationalisme prolétarien et montre le caractère international de la lutte du prolétariat pour s'affranchir de l'exploitation capitaliste et de l'esclavage salarié, pour renverser l'ordre capitaliste et son pouvoir d'État à l'échelle du monde. Les révolutions de 1848 en Europe ramenèrent Marx et Engels en Allemagne. À Cologne, en Rhénanie prussienne, ils publièrent le journal démocratique Neue Rheinische Zeitung et devinrent les personnages centraux de la lutte démocratique révolutionnaire contre les forces de la réaction dans ce pays. La réaction l'emporta et le journal fut interdit et si Engels continua de se battre après l'expulsion de Marx, en prenant une part active au soulèvement armé populaire, dans trois batailles en particulier, il fut lui aussi forcé de quitter le pays après la défaite des forces révolutionnaires. Peu après, Engels s'établit en Angleterre où Marx s'était exilé et ils poursuivirent leur proche collaboration révolutionnaire jusqu'à la mort de Marx en 1883, produisant un trésor de matériaux révolutionnaires qui demeurent à ce jour un guide indispensable pour le prolétariat international, n'ayant rien perdu de leur valeur et validité. C'est en Angleterre que Marx allait rédiger le plus grand ouvrage jamais fait sur l'économie politique : Le Capital. Pendant que Marx poursuivait cette analyse d'envergure des phénomènes complexes de l'économie capitaliste, Engels entreprit de développer la science et la conception du monde révolutionnaires sur une grande variété de sujets, produisant plusieurs oeuvres simples et concises dans un style polémique. Parmi ses grandes contributions à la théorie du socialisme scientifique durant cette période, citons la célèbre polémique Anti-Duhring, dans laquelle il aborde plusieurs questions fondamentales de la philosophie, des sciences naturelles et des sciences sociales. Citons aussi La question du logement (1873), L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'État (1884) et Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande (1890). C'est également à Engels que revint la grande tâche de préparer et de publier les deuxième et troisième tomes du Capital, Marx les ayant laissés à l'état d'ébauches à sa mort.
L'oeuvre révolutionnaire de Friedrich Engels va toutefois au-delà de l'inestimable formulation de la théorie révolutionnaire du prolétariat. Comme Marx, il fut actif dans le mouvement ouvrier international, notamment au sein de l'Association internationale des travailleurs fondée par Marx en 1864. Puis après la dissolution de l'Internationale et la mort de Marx, Engels continua de s'intéresser de près au développement du mouvement international de la classe ouvrière. La correspondance qu'il entretint avec des communistes et des dirigeants ouvriers partout en Europe et en Amérique du Nord compte parmi les trésors qu'il a laissés au prolétariat international, riche en principes et d'une grande valeur pour la formulation de la stratégie et des tactiques révolutionnaires du prolétariat. L'essence révolutionnaire de ce brillant combattant pour les intérêts de la classe ouvrière est toujours présente dans son oeuvre. Il ne perdit jamais de vue, ne serait-ce qu'un instant, les intérêts pour lesquels il combattait, ne s'abandonna jamais à la phrase, ne cessant de rappeler que le marxisme « n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ». Ces écrits constituent à ce jour une composante intégrale et essentielle de la théorie du socialisme scientifique, un guide inestimable et indispensable dans la lutte de la classe ouvrière pour son émancipation, pour le socialisme et le communisme.
30e anniversaire de la mort du dirigeant communiste Vive la mémoire de notre camarade John BuckleAujourd'hui, le 27 novembre 2013, est le 30e anniversaire de la mort en 1983 de John Buckle, secrétaire général du Parti communiste révolutionnaire de Grande-Bretagne (marxiste-léniniste). Il n'était âgé que de 34 ans et dirigeait le Parti depuis sa fondation en 1979. En cette occasion, nous rendons hommage à la mémoire de John et apprécions plus que jamais le sacrifice de ceux qui, comme John, se sont avancés à un moment crucial de l'histoire pour contribuer à l'apport de solutions aux graves problèmes de notre temps.
John Buckle est apparu comme combattant et dirigeant antifasciste à une période où l'État essayait de créer un mouvement fasciste « respectable » et il a dirigé le mouvement pour faire échec à ces tentatives. John s'est joint au travail des organisations précurseurs du Parti communiste révolutionnaire de Grande-Bretagne (marxiste-léniniste) alors qu'il était étudiant et a consacré toute sa vie à la transformation révolutionnaire de la société, s'engageant dans le travail qui a conduit à la fondation du Parti en Grande-Bretagne en mars 1979. John est mort dans un terrible écrasement d'avion à Madrid, en Espagne, alors qu'il se rendait à une conférence communiste internationale en Colombie, en Amérique du Sud. Il nous a quittés prématurément, mais la cause à laquelle il a consacré toute sa vie vit toujours dans le travail pour le renouveau de tous les arrangements à la base de la société, pour lui donner une nouvelle direction économique et garantir que les institutions politiques et sociales soient centrées sur l'être humain et non sur le capital.
Aujourd'hui, alors que la classe dirigeante se livre à une destruction tous azimuts, est engagée dans des guerres d'agression et n'offre aucune voie de progrès à la société, la rhétorique anticommuniste de la guerre froide est utilisée pour dénigrer comme extrémistes ceux qui sont venus de l'avant dans les années 1960, 1970 et 1980 et ceux qui s'avancent aujourd'hui pour déclarer qu'un monde meilleur est possible et oeuvre au changement social. On pourrait en rire si ce n'était pas si tragique de voir les défenseurs d'extrême-droite de la privatisation néolibérale et les riches toujours plus riches accuser les autres d'extrémisme pour donner l'impression qu'ils sont des modèles de modération. En outre, ils criminalisent ceux qui sont engagés politiquement dans le combat pour le changement social et la défense des droits afin d'empêcher l'unité du mouvement politique du peuple. Au nom des droits humains, ils commettent des crimes horribles, violent les droits humains des personnes les plus vulnérables et se fichent de la condition humaine tant qu'ils peuvent s'enrichir et servir leurs intérêts privés. Durant la période où John Buckle
était actif, les services secrets des
États-Unis ont
lancé l'Opération Chaos en
Amérique du Nord et en
Europe pour créer de fausses organisations
« de
gauche », comme les Brigades rouges,
qui se livraient
à des activités extrémistes,
pour en blâmer
ensuite les marxistes-léninistes. Les
services
secrets américains ont également
organisé des
coups d'État comme celui du Chili de 1973,
lancé
l'opération Condor et commis des crimes
horribles contre les
peuples qui exigeaient la démocratie et les
droits humains. ![]() John Buckle prenant la parole à l’historique Conférence contre le racisme et le fascisme, Conway Hall, Londres, 7 juin 1981 Il est important d'étudier le travail
accompli
par John Buckle et le parti qu'il a dirigé
pour défaire
la désinformation des élites
dirigeantes qui cherchent
à plonger les peuples dans de nouvelles
tragédies, des
tragédies encore plus épouvantables
que celles
provoquées par les hitlériens dans
les années 1930
et 1940 à cause du pouvoir sans limites
qu'elles détiennent aujourd'hui. En cette occasion, le Parti communiste révolutionnaire de Grande-Bretagne (marxiste-léniniste) appelle à mobiliser toute la puissance humaine, qui est elle aussi sans limites, pour bloquer ces forces de la réaction. Que
la vie et l'oeuvre de John Buckle servent
d'inspiration aux jeunes
d'aujourd'hui !
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