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Numéro 176 - 3
décembre 2013
Affaires politiques
Les résultats des
élections partielles du 25 novembre
Affaires
politiques
• Les résultats des élections
partielles du 25 novembre
Les Haïtiens
dominicains refusent d'être privés de leur
nationalité
• L'opposition à la décision de
dénationaliser les Dominicains d'origine haïtienne se
poursuit - Christine Dandenault
• Le massacre du Persil de 1937
Le Venezuela
résiste aux tentatives de déstabilisation
intérieure et extérieure
• Le président Maduro passe à
l'offensive avec un ensemble de réformes économiques
- Ryan Mallett-Outrim, Venezuela Analysis
• Preuve documentée d'un plan de
déstabilisation - Eva Golinger, Postcard from the
Revolution
Libérez
les
cinq antiterroristes cubains!
• Jeudi le 5 décembre à Ottawa:
Ligne de piquetage en solidarité avec les Cinq
Affaires politiques
Les résultats des élections partielles du
25 novembre
Le 25 novembre, des élections partielles ont
eu lieu dans quatre circonscriptions fédérales :
Bourassa à Montréal, Toronto-Centre en Ontario et
Provencher et Brandon-Souris au Manitoba. Les libéraux
détenaient Bourassa et Toronto-Centre et les conservateurs
détenaient les deux sièges vacants du Manitoba, dont un
qui avait été remporté par une très faible
marge. Comme c'est souvent le cas dans les élections partielles,
le taux de participation a été faible, en particulier
dans Bourassa (26 %) et Toronto-Centre (38 %), ce qui prouve
que les électeurs ne se reconnaissent pas dans les candidats
gagnants.
Les experts cités dans les médias et les
libéraux eux-mêmes disent que le Parti libéral est
« sur un élan » pour les élections
de 2015, mais les résultats ne corroborent pas du tout leur
prétention. C'est sans parler des conservateurs et des
néodémocrates. La seule chose qu'on puisse conclure de
l'élection générale de 2015, c'est qu'il y a
urgence à ce que la classe ouvrière et le peuple
s'unissent contre la dictature Harper pour y mettre fin tout en
continuant de s'opposer à l'offensive néolibérale
antisociale. Les travailleurs et tous ceux qui combattent l'offensive
antisociale doivent trouver comment cela doit être accompli.
Sinon Harper pourrait très bien se servir du pouvoir et de
l'argent encore une fois pour monter un autre coup électoral et
le mouvement d'opposition s'en trouverait davantage affaibli. Devant la
destruction nationale et l'assaut contre les droits sous couvert de
grands idéaux, et même sous une nouvelle étiquette,
l'échec n'est pas une option.
Il faut comparer l'expérience de ces
élections partielles à celle de l'élection
provinciale partielle à Kitchener-Waterloo, en Ontario, en
septembre 2012. Dans cette élection les enseignants, les
travailleurs de l'éducation et le mouvement large de la classe
ouvrière se sont mobilisés pour défendre leurs
droits et ont exprimé clairement leur opposition au
régime d'austérité néolibérale
imposé à l'ensemble de la province par les
libéraux de Dalton McGuinty avec la connivence des
conservateurs. Les électeurs ont refusé de donner aux
libéraux la majorité qu'ils espéraient aller
chercher et l'élection a contribué à exposer
davantage la corruption et les manoeuvres des libéraux.
L'expérience de Kitchener-Waterloo a montré que lorsque
les travailleurs et la population s'organisent sur la base de leurs
propres intérêts, mettent au point leurs tactiques et
défendent leurs droits, ils peuvent intervenir pour infliger une
défaite aux riches et à leurs gouvernements et contrer
leurs visées politiques, tout en se donnant un pouvoir d'avancer.
Dans le cas des élections partielles
fédérales du 25 novembre, elles ont tout simplement
montré l'emprise du système de cartel de partis sur le
processus politique, qui comprend la duperie par le biais des
médias. Elles ont montré que, quand les partis en lice ne
sont pas perçus comme des défenseurs de leurs
intérêts, ce système est incapable de convaincre
les électeurs ne serait-ce que d'aller voter.
Les résultats
Dans la circonscription de Bourassa, à
Montréal, six candidats se sont présentés aux
élections. Le candidat libéral Emmanuel Dubourg a
gagné avec 8767 (48,1 % des suffrages
exprimés). La candidate néodémocrate
Stéphane Moraille est arrivée en deuxième position
avec 5716 votes, soit 31,4 %. Le Bloc québécois
a reçu 2387 votes tandis que les conservateurs ont
reçu 852 votes. Le taux de participation a
été de 26,2 % (18 230 des
69 527 électeurs inscrits ont voté, sans
compter ceux qui se sont inscrits le jour du scrutin). Ce siège
était auparavant détenu par Denis Coderre, qui est
maintenant le maire de Montréal.
Dans Toronto-Centre, 11 candidats ont pris part au
scrutin. La candidate libérale Chrystia Freeland a gagné
avec 17 801 votes (49,1 % des suffrages
exprimés). La candidate du NPD Linda McQuaig a obtenu
12 643 votes (36,4 %) et les conservateurs ont
reçu 3024 votes (8,7 %). Le taux de participation a
été de 38 % (34 775 électeurs sur
91 612 inscrits avant le jour de l'élection).
Provencher est principalement une circonscription rurale
qui occupe le coin sud-est du Manitoba et son plus grand centre est la
ville de Steinbach. Quatre candidats ont concouru et le conservateur
Ted Falk a gagné avec 13 021 votes (58,1 % des
suffrages exprimés), suivi du candidat libéral Terry
Hayward qui a reçu 6706 votes. Le nombre total de suffrages
exprimés a été de 22 413 sur une
possibilité de 66 624 électeurs inscrits avant
le jour du scrutin, soit un taux de participation de 33,6 %. Le
siège était précédemment détenu par
l'ancien ministre de la Sécurité publique Vic Toews.
À Brandon-Souris, cinq candidats se sont
affrontés. Le candidat conservateur Larry Maguire a
remporté le siège avec 12 205 votes,
44,1 % des suffrages exprimés, 459 voix de plus que le
candidat libéral Rolf Dinsdale qui a reçu
11 814 votes. Le taux de participation a été de
44,7 %, soit 27 681 électeurs sur une
possibilité de 61 910 inscrits avant le jour de
l'élection. Pour conserver la circonscription, le premier
ministre Harper a lui-même envoyé une lettre personnelle
aux électeurs en leur disant qu'il « a besoin
de » McGuire dans son gouvernement. Beaucoup
d'électeurs de la circonscription ont dit ne pas savoir comment
le premier ministre a obtenu leur nom et adresse. Beaucoup se sont
également opposés aux annonces bien orchestrées du
type attaque personnelle servant à semer le doute sur la
personnalité des adversaires et à marginaliser les
électeurs.

Les Haïtiens dominicains refusent
d'être privés de leur nationalité
L'opposition à la décision de
dénationaliser les Dominicains d'origine haïtienne se
poursuit
- Christine Dandenault -
Manifestation à Montréal le 18
novembre contre la décision du Tribunal constitutionnel
dominicain de dénationaliser
des centaines de milliers de Dominicains d'ascendance haïtienne.
Un deuxième rassemblement pour dénoncer la
décision du tribunal constitutionnel dominicain de
dénationaliser les personnes nées de parents
étrangers depuis 1929 a eu lieu le 18 novembre dernier
à Montréal. Réunis devant le consulat de la
République dominicaine, les manifestants ont
dénoncé vigoureusement la décision
xénophobe et raciste du tribunal.
De 16 heures à 20
heures, ils ont scandé « À bas la
déportation en République dominicaine ! À bas
le racisme en République dominicaine ! 1937, le massacre Je
me souviens ! Un Dominicain d'origine haïtienne est un
Dominicain ! Il est né en Dominicani, il est
Dominicain ! Les droits de l'homme sont violés en
République dominicaine ! Québécois Canadiens
solidarité ! » et plusieurs autres slogans. Il y
a eu beaucoup de vie à l'heure de pointe sur la rue Peel, les
passants saluant de la main, les chauffeurs de voiture et de taxi
ralentissant pour klaxonner avec insistance, sous les applaudissements
des manifestants. Des personnes de la communauté haïtienne
ont aussi pris la parole pour condamner le racisme en République
dominicaine et ce geste du gouvernement de créer des apatrides
par milliers.
Dès la décision du
23 septembre, la communauté haïtienne de
Montréal s'est mobilisée pour s'opposer à cette
décision, lançant l'appel à toutes les personnes
éprises de paix et de justice de la dénoncer. La
décision du tribunal constitutionnel dominicain a
été condamnée internationalement. Cette
disposition touche entre autres plus de 250 000 descendants
d'Haïtiens.
Dans son communiqué, le Comité d'action
contre la décision 168/13 du tribunal constitutionnel de la
République dominicaine réitère que :
« La Déclaration universelle des droits de l'homme en
son article 15 stipule : 15. 1 : tout individu a droit
à une nationalité ; 15.2 : nul ne
peut-être arbitrairement privé de sa
nationalité. » Depuis, « malgré le
tollé mondial suscité par cette décision, le
gouvernement de la République dominicaine pour consacrer la
barbarie et la cruauté de cette iniquité, demande
à ses victimes dominicaines de faire une demande de
résidence pour rester en République
dominicaine ».
« Ensemble, nous allons exiger le retrait
immédiat de la décision 168/13 du 23 septembre
2013 du tribunal constitutionnel de la république
dominicaine, qui a dénationalisé des centaines de
milliers de dominicains d'origine haïtienne. Ensemble, nous allons
exprimer notre indignation, et d'une seule voix nous allons
dénoncer et exiger des autorités dominicaines, le retrait
de cette décision inique. Sinon, nous, citoyens et citoyennes,
Québécois et Canadiens, mènerons une campagne
massive de boycottage des produits dominicains et de l'industrie
touristique pour dire non à ce nettoyage ethnique en
Amérique. »
Vague possibilité de régularisation
conditionnelle
Les résultats de la révision des livres de
registre civil, par une commission de la Junte centrale
électorale (JCE) dominicaine, feraient état de la
possibilité pour « 13 672 enfants
d'Haïtiens non résidents » (parmi les
24 392 personnes enregistrées depuis 1929, avec des
documents non valides) de voir se régulariser leur situation,
moyennant certaines preuves fournies à l'État dominicain.
Cette annonce a été
faite le 7 novembre par la JCE, à la veille de
l'arrivée d'une équipe d'enquête de la Cour
interaméricaine de droits humains (CIDH) en décembre,
suite à la demande du gouvernement de Saint-Vincent et
Grenadines. La JCE devait procéder à une
vérification des cahiers d'enregistrement des naissances, de
1929 à date, selon la sentence 0168/13 du tribunal
constitutionnel dominicain.
Aux mêmes fins, il est exigé au
ministère dominicain de l'intérieur et de la police
d'accorder une période de 90 jours au Conseil national de
l'immigration pour élaborer le Plan national pour la
régularisation des étrangères et étrangers.
Dans ces circonstances, « le Conseil national de
l'immigration a accordé un délai de 30 jours, à la
junte centrale électorale, pour déterminer l'impact de la
sentence sur les personnes inscrites dans le registre d'état
civil, régulièrement ou
irrégulièrement », a déclaré la
junte centrale.
Ces chiffres signifieraient que la décision de
rendre apatrides des Dominicaines et Dominicains d'ascendance
étrangère ne toucherait que 13 672 citoyennes
et citoyens d'origine haïtienne. Or, les statistiques,
régulièrement mentionnées par les organisations de
droits humains, évoquent toujours plus de 200 000 Dominicaines
et Dominicains susceptibles d'être affectés par la
sentence de septembre 2013 de la cour constitutionnelle
dominicaine. Les autorités dominicaines tentent d'expliquer
cette contradiction par une « absence de culture
registraire » en Haïti.
De son côté, le gouvernement canadien
publie sur son site Relations Canada — République dominicaine le
texte suivant : « La République dominicaine est
un partenaire important du Canada dans les Caraïbes, les deux pays
partageant le même engagement envers la démocratie, la
primauté du droit, les droits de la personne et le
libre-marché. Le Canada a d'importants intérêts
commerciaux en République dominicaine, surtout dans les secteurs
miniers et financiers, et il est l'investisseur étranger le plus
actif dans le pays. En 2011, les deux pays ont conclu leurs
négociations relativement à un Accord de
coopération dans le domaine du travail. L'accord, qui constitue
l'une des ententes de ce genre les plus complètes jusqu'à
présent, est le premier au monde à imposer des
obligations en matière de travail qui ne sont pas
rattachées à un accord de
libre-échange. »

Le massacre du Persil de 1937
À chaque rassemblement contre la décision
du tribunal constitutionnel de la République dominicaine, la
communauté haïtienne rappelle « pour la
mémoire et pour l'histoire qu'en 1937 le
général dictateur Trujillo de la République
dominicaine avait fait tuer plus de 30 000 Haïtiens »
et clame : « Non au génocide en
République dominicaine ! 1937 le massacre ! Je me
souviens ! »

Massacre d'Haïtiens en République dominicaine en 1937
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Le génocide de 1937 est connu sous le nom de
massacre Perejil ou massacre de Persil. Plus de 30 000 personnes ont
été tuées durant une semaine, du 2 au
8 octobre 1937, sous les ordres du président dominicain
Rafael Trujillo qui a régné de 1931 à 1961.
Ce dernier a ordonné à ses troupes de procéder
à l'extermination de masse de gens d'origine haïtienne
résidant sur le territoire dominicain, en particulier dans les
exploitations agricoles situées le long de la frontière
entre la République dominicaine et Haïti. Dajabon, ville
frontalière, a aussi connu les heures terribles de cette tuerie,
notamment près de la rivière qui coule dans la zone,
d'où son nom depuis, rivière Massacre. Le massacre s'est
propagé à Samana et dans la zone occidentale de Cibao et
était réalisé avec des couteaux, plus
précisément des machettes, sous le conseil du
président, pour donner ainsi l'impression qu'il s'agissait d'une
émeute entre les Haïtiens et les paysans dominicains.
Les soldats dominicains avaient un brin de persil qu'ils
présentaient aux suspects. « Perejil »
(persil) est le mot que les Haïtiens pourchassés sur ordre
de Trujillo devaient prononcer pour permettre à leurs bourreaux
de confirmer qu'ils étaient bien de nationalité
haïtienne. Des Haïtiens, Haïtiano-dominicains et
même des Dominicains incapables de prononcer le mot
« persil » en espagnol, à cause de la
lettre « r », étaient tués. Persil,
le mot qui tue.
Le gouvernement haïtien a
préféré ne pas protester : les victimes, bien
que nombreuses, étaient des immigrés pauvres et sans
influence politique réelle. Le président Sténio
Vincent se contenta de réclamer à Trujillo 750
000 $US en compensation. La demande était soutenue par le
président américain Franklin Delano Roosevelt. Trujillo,
prodigue des américains, a su négocier pour
réduire l'indemnité à 525 000 $. Mais
cet argent n'a jamais atteint les rares survivants rentrés en
Haïti.
Ce massacre appelé par les survivants
haïtiens « kout kouto a » (le coup de
couteau) était dirigé contre les Haïtiens et les
descendants d'Haïtiens à la peau noire nés dans le
pays, et ceux-là qui travaillaient sur les plantations
sucrières et caféières de la République
dominicaine dont le marché était en déclin durant
la période du massacre.
Chaque année, des événements
commémoratifs sont organisés dans divers pays en
mémoire des victimes et pour que plus jamais ne se produise un
tel massacre.

Le Venezuela résiste aux
tentatives de déstabilisation intérieure et
extérieure
Le président Maduro passe à l'offensive
avec un ensemble de réformes économiques
- Ryan Mallett-Outrim, Venezuela
Analysis, le 7 novembre 3013 -

Le président
vénézuélien Nicolas Maduro annonce
des réformes économiques le 6 novembre 2013.
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Le président du Venezuela Nicolas Maduro a
annoncé une panoplie de réformes économiques
visant à combattre la spéculation et le stockage et
à mettre sur pied de nouvelles institutions gouvernementales
pour réglementer le commerce et contrôler les services de
change des devises étrangères.
« Nous devons prendre des décisions
concrètes dans l'intérêt de l'économie et de
la société, peu importe les coûts et peu importe
les conséquences », a déclaré le
président vénézuélien du palais Miraflores
le 6 novembre.
Il a dit de cet ensemble de réformes qu'il
s'agissait d'une « offensive économique »
et qu'il voulait « porter un dur coup » aux
spéculateurs et aux responsables du stockage.
Il a annoncé la création d'un nouveau
groupe de travail national qui aura comme tâche d'inspecter les
entreprises partout au pays pour assister l'agence gouvernementale de
protection du consommateur, Indepabis, dans ses efforts pour
débusquer les responsables du stockage.
Ces derniers mois, les consommateurs
vénézuéliens ont subi les conséquences du
stockage de produits tels le lait et le papier de toilette. Tandis que
l'opposition accuse la politique gouvernementale, Maduro pointe du
doigt les entreprises qui stockent des produits à des fins
politiques.
Indepabis a réagi à ce stockage en menant
une campagne nationale contre les stockeurs et les spéculateurs
plus tôt cette année et de nombreuses entreprises ont
reçu des contraventions du protecteur des consommateurs.
« Dans la période de novembre à
décembre nous établirons une opération
spéciale permettant de protéger et de garantir des prix
de vente équitables à la population pour un certain
nombre de produits que nous jugeons indispensables », a dit
Maduro.
« Le textile, les chaussures, les appareils
ménagers, les véhicules, les jouets entre autres... et
nous commencerons à mettre en oeuvre ces mesures dès
aujourd'hui. »
« Nous allons passer la chaîne
d'approvisionnement au peigne fin. Nous allons vérifier chaque
inventaire de ce pays », a-t-il ajouté.
Maduro a aussi servi une mise en garde au
président de la Fédération
vénézuélienne des Chambres de commerce
(Fedecamaras), Jorge Roig, à qui il reproche d'être
engagé dans une « guerre
économique ».
En 2002, l'ancien président de Federcamaras,
Pedro Carmona, avait fomenté un coup d'État qui avait,
pour l'espace de quelques jours, évincé le
prédécesseur de Maduro, le regretté Hugo Chavez.
La relation entre le gouvernement et Fedecamaras n'a jamais
été la même depuis.
La semaine dernière, les syndicats favorables au
gouvernement on manifesté dans les rues de Caracas pour
contester les présumées activités de la
fédération d'affaires.
« J'ai les preuves : Jorge Roig est
responsable de la guérilla économique », a dit
Maduro.
Les sites web qui publieront la valeur d'échange
du bolivar sur le marché noir seront aussi susceptibles de
pénalités, a dit le président.

Des travailleurs
vénézuéliens marchent à Caracas contre la
«guerre économique» menée par des forces
néolibérales
soutenues par les États-Unis. (VTV)
La réforme des devises et du commerce
En même temps qu'il compte serrer la vis aux
stockeurs, Maduro a annoncé la création d'un Centre
national du commerce extérieur qui doit contrôler les
diverses activités de change à l'étranger, ainsi
que les importations et les exportations menées par les
entreprises publiques. Cette tâche sera prise en main par la
Corporation nationale de commerce extérieur, qui semble
être soumise au Centre national du commerce extérieur.
Le président a expliqué qu'il s'agissait
d'un centre de commandement pour gérer et planifier le tout. La
nouvelle agence « mettra sur pied de nouveaux
mécanismes facilitant la transition au socialisme ».
Face aux griefs des importateurs privés portant
sur la pénurie de dollars US, cette année le gouvernement
a mis en oeuvre plusieurs réformes du système de change
extérieur du Venezuela, bien que la valeur du bolivar sur le
marché noir ait chuté de plus de la moitié depuis
le début de cette année.
En mars, en tant que président par
intérim, Maduro avait dit qu'il « viendrait à
bout du marché parallèle » en créant le
Système complémentaire d'acquisition de devises
étrangères » (Sicad).
Sicad fait maintenant régulièrement la
vente aux enchères de dollars US à des compagnies et
à des individus. Et plus tôt ce mois-ci, dans un geste
généralement perçu comme étant une
tentative d'éloigner les visiteurs internationaux du
marché noir des devises, Maduro a dit qu'un nouveau taux de
change pour « touristes » verrait le jour
à la banque centrale.
La principale instance d'échange extérieur
du gouvernement, la Commission d'administration des devises (Cadivi),
ainsi que la Sicad et les opérations bancaires publiques
liées au change extérieur seront dorénavant
gérées par le Centre national du commerce
extérieur.
Cependant Maduro a indiqué que son administration
cherche actuellement à mieux distribuer la monnaie
étrangère plutôt que d'en augmenter
l'approvisionnement.
« Venezuela a les dollars qu'il lui faut pour
le bon fonctionnement de toute l'économie », a dit
Maduro.
La réorganisation des initiatives de change
extérieur verront aussi la mise sur pied d'un budget national de
change extérieur.
« Je mets en place aujourd'hui le budget de
change extérieur dans le but d'administrer correctement le
change extérieur du pays et les dépenses gouvernementales
et de l'État », a-t-il dit.
« Nous devons optimiser chaque
dollar », a affirmé Maduro. Il a expliqué que
c'est le budget qui déterminera la demande en devises
étrangères par l'économie
vénézuélienne, et qui assistera à mieux
distribuer l'argent aux entreprises et aux institutions
gouvernementales.
En plus des initiatives permettant de faciliter
l'accès aux devises étrangères, Maduro a dit que
son gouvernement cherche à développer des moyens
d'inciter les Vénézuéliens à
épargner.
« Tout cela doit être coordonné
avec toutes les banques... pour la mise en place de mesures
spéciales accompagnées de diverses actions pour
encourager le retour du capital étranger au
Venezuela », a-t-il dit.

Preuve documentée d'un plan de
déstabilisation
- Eva Golinger, Postcard from the
Revolution, le 6 novembre 2013 -
Au cours des derniers mois, le gouvernement
vénézuélien dirigé par le président
Nicolas Maduro a dénoncé plusieurs incidents de sabotage
contre les infrastructures électriques du pays, de pair avec une
campagne visant à saper l'économie de la nation. La
majorité des médias internationaux, ainsi que des
médias privés au Venezuela, ont ridiculisé les
accusations du président vénézuélien et ont
tenté de rejeter la responsabilité sur le gouvernement
pour l'instabilité et les dommages causés dans le pays
par ces actions. Néanmoins, un document interne
rédigé par trois organisations de la Colombie et des
États-Unis, met en évidence un plan sinistre contre
l'État vénézuélien afin de provoquer de la
violence - même des morts - avec l'intention de justifier une
intervention internationale en prévision des élections
municipales prévues pour le 8 décembre prochain.
Le document, intitulé « Plan
stratégique vénézuélien », a
été préparé par la Democratic
Internationalism Foundation (http ://fidauv.org),
dirigée par l'ancien président colombien Alvaro Uribe, de
concert avec la First Columbia Think Tank (http ://www.pensamientocolombia.org)
et
la
firme
consultante américaine, FTI Consulting (http ://www.fticonsulting.com).
En
fait, le 13 juin 2013, le plan a été
élaboré lors d'une réunion entre les
représentants de ces trois organisations, les dirigeants de
l'opposition vénézuélienne, y compris Maria Corina
Machado, Julio Borges et Ramon Guillermo Avelado, l'expert en
opérations psychologiques J.J. Rendon et le directeur de
l'Agence américaine pour le développement international (USAID)
pour
l'Amérique latine, Mark Feierstein.
Le plan stratégique de déstabiliser le
Venezuela a comme objectif principal de rendre impuissant le
gouvernement avant les élections municipales du
8 décembre, comme l'a révélé le
document : « Les objectifs mis de l'avant dans le plan
actuel sont essentiellement axés en fonction des
élections municipales prévues pour le
8 décembre, tout en y incluant en même temps la
détérioration accélérée du
gouvernement, ce qui facilite une victoire de l'opposition lors de cet
événement ... » Le texte précise en
outre : « ... mais si cela pouvait se produire avant
tout cela, ce serait encore mieux ».
Le document détaille également la
stratégie de saboter le réseau électrique au
Venezuela, dans le but de blâmer le gouvernement pour une
infrastructure qui faillit et projeter ainsi à l'échelle
internationale une image de crise au Venezuela. Dans le cadre du plan,
les auteurs proposent « de maintenir et d'accroître
les sabotages qui affectent les services publics, en particulier le
réseau électrique, qui permettra de montrer du doigt le
gouvernement comme celui qui est responsable de la supposée
inefficacité et négligence ». Depuis quelques
mois, les pannes et autres coupures de courant ont affecté
différentes régions dans tout le Venezuela,
entraînant un mécontentement général et
reflétant négativement sur le gouvernement. Il y a
quelques semaines, les autorités
vénézuéliennes ont détenu différents
individus impliqués dans le sabotage du réseau
électrique et à la fin de septembre, le président
Maduro a expulsés trois diplomates américains de
l'ambassade américaine à Caracas pour leur rôle
présumé dans les plans de déstabilisation contre
l'État.
Dans la section intitulée
« Actions », les auteurs du document
détaillent leurs prochaines étapes visant à miner
le gouvernement vénézuélien. En plus de
« parfaire le discours incendiaire de Henrique
Capriles », le candidat de l'opposition qui a perdu contre
Maduro à l'élection présidentielle d'avril, ils
parlent aussi de « créer un climat tendu avec de
courts messages qui atteignent le plus grand nombre de personnes et
mettent l'accent sur les problèmes sociaux, provoquant le
mécontentement social. Accroître les problèmes
d'approvisionnement en produits de consommation de première
nécessité ».
Tout au long de l'année, le Venezuela a connu des
problèmes d'approvisionnement en produits de base, tels que le
papier hygiénique, le sucre, le lait, l'huile, le beurre, la
farine et d'autres denrées alimentaires de base. Les
autorités vénézuéliennes ont
confisqué des tonnes de ces produits illégalement
détenus à l'intérieur des entrepôts
appartenant à des entreprises de l'opposition. Ils ont aussi
capturé de grandes quantités de ces produits à la
frontière avec la Colombie où ils sont vendus en
contrebande.
Selon le document, « Le plan
stratégique vénézuélien », sur
lequel se sont entendus les représentants de l'opposition au
gouvernement de Nicolas Maduro, est orienté vers ces objectifs
avec le soutien ferme et constant de diverses personnalités du
monde entier qui cherchent à ce que le Venezuela retourne
à la vraie démocratie et à l'indépendance
qui ont été kidnappées pendant plus de
14 ans. »
Pendant les 14 années de la gouvernance
démocratique du président Hugo Chavez, les menaces contre
son administration ont été nombreuses et les plans de
déstabilisation n'ont jamais cessé. Après
l'échec du coup d'État en 2002 contre Chavez, qui a
été défait par ses millions de partisans et a
été organisé par le gouvernement des
États-Unis, il y a eu de nombreuses tentatives pour
l'évincer par des sabotages économiques, des
interventions électorales, des tentatives d'assassinat, la
guerre psychologique, le financement de plusieurs millions de dollars
des groupes d'opposition par les agences des États-Unis et un
plan pour isoler le Venezuela au niveau international, qui n'ont jamais
eu de succès.
L'un des visages les plus visibles dans les tentatives
pour subvertir le gouvernement de Chavez a été l'ancien
président colombien Alvaro Uribe. L'ancien chef de l'État
colombien a terminé son mandat présidentiel en 2010
appelant à une intervention internationale au Venezuela afin de
détruire Chavez et sa révolution bolivarienne. Uribe
s'est consacré depuis à diffamer Chavez et son
héritage, ainsi qu'à renforcer ses liens avec des groupes
anti-Chavez à l'intérieur et à l'extérieur
du Venezuela.
La mort de président Chavez en mars 2013 n'a
pas empêché Uribe de poursuivre ses actions contre le
Venezuela. Avec l'élection de Nicolas Maduro à la
présidence et la poursuite du processus socialiste initié
par Chavez, Uribe a maintenu son programme agressif contre le Venezuela.
Or, ce document interne, le produit d'une rencontre
entre l'extrême droite en Colombie et au Venezuela, ainsi que des
représentants du gouvernement des États-Unis, est la
preuve des plans de déstabilisation en marche contre Maduro.
Dans le cadre de ce complot dangereux contre le
Venezuela, les auteurs proposent de « créer des
situations de crise dans les rues qui faciliteront l'intervention des
États-Unis, ainsi que celle des forces de l'OTAN, avec le
soutien du gouvernement colombien. Dans la mesure du possible, la
violence devrait se traduire par des morts ou des
blessés. »
Des Vénézuéliens, des
représentants de l'opposition, collaborent avec des
intérêts étrangers pour entraîner la mort de
citoyens innocents dans leur propre pays, dans le but de justifier une
invasion militaire de leur nation. Cela représente une grave
menace et un crime ignoble contre la souveraineté du Venezuela.
En outre, en plus de promouvoir une campagne
internationale pour marginaliser, discréditer et ternir le
gouvernement Maduro, le document recommande « une
insurrection militaire » contre l'État
vénézuélien. Ils proposent « de
contacter des groupes militaires actifs et ceux à la retraite
pour amplifier la campagne visant à discréditer le
gouvernement au sein des forces armées ... Il est essentiel de
préparer les forces militaires de sorte que lors d'un
scénario de crise et de conflit social, ils mènent une
insurrection contre le gouvernement ou au moins appuient une
intervention étrangère ou une insurrection
civile ».
C'est une preuve documentée confirmant la
véracité - et la gravité - des accusations
portées contre le président Nicolas Maduro. Le Venezuela
est l'objet d'attaques, comme il l'a été tout au long des
14 dernières années depuis le début de la
révolution bolivarienne et depuis que le Venezuela a
retrouvé sa souveraineté, son indépendance et sa
dignité. N'oublions pas que le Venezuela possède les plus
grandes réserves de pétrole de la planète. Les
intérêts puissants qui cherchent à contrôler
ces ressources ne s'arrêteront pas jusqu'à ce qu'ils
atteignent leur objectif.

Libérez les cinq antiterroristes
cubains!
Jeudi le 5 décembre à Ottawa: Ligne
de
piquetage en solidarité avec les Cinq
L'Association d'amitié Outaouais-Cuba vous invite
à participer,
quelles que soient les conditions météoroligiques,
à une ligne de
piquetage le 5 décembre 2013 en solidarité avec
les Cinq
antiterroristes cubains : Gerardo Hernandez, Ramon
Labañino, Antonio
Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez, injustement
emprisonnés aux États-Unis pour avoir lutté contre
le terrorisme.
Ligne
de piquetage en solidarité avec les Cinq
Jeudi 5 décembre 2013 - de 17 h 30 à 18 h 30
Ambassade des
États-Unis
Sur le trottoir
au Parc Major, face à l'entrée de l'ambassade
Apportez
vos vos pancartes, drapeaux et banderolles.
Après cette manifestation, nous aurons un rassemblement social
avec des sandwichs et breuvages, à un endroit qui sera
bientôt.
Cet événement est le premier d'un événement
mensuel pour protester
contre l'emprisonnement injuste de quatre des cinq héros cubains
Organisé
par le Sous-comité Libérez les 5 d'Ottawa Cuba
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Site web: www.pccml.ca Courriel: redaction@cpcml.ca
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