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Numéro 169 - 21
novembre 2013
Cuba a le droit d'être!
Libérez les Cinq combattants antiterroristes!
Cuba
a le droit d'être! Libérez les Cinq combattants
antiterroristes!
• 9e Colloque international pour la
libération des patriotes cubains injustement emprisonnés
aux États-Unis
• Des célébrités unissent
leur voix pour demander à Obama de libérer les Cinq
Autres
actualités cubaines
• L'exercice militaire stratégique
Bastion 2013 en cours à Cuba
• Cuba est réélue au Conseil des
droits de l'homme des Nations unies
Pourparlers de paix en
Colombie
• Signature d'un deuxième accord
à la table des négociations
Un contrebandier
à la présidence au Paraguay
• Résistance à la privatisation
tout azimut des services publics
Cuba a le droit d'être!
Libérez les Cinq combattants antiterroristes!
9e Colloque international pour la
libération des patriotes cubains
injustement emprisonnés aux États-Unis

Du 13 au 17 novembre à Holguin,
à Cuba, 278 délégués provenant de
51 pays se sont réunis pour faire le bilan du travail de la
campagne internationale pour la libération des patriotes cubains
injustement emprisonnés aux États-Unis. La
représentante de l'Institut cubain pour l'amitié avec les
peuples (ICAP) dans la province de Holguin, Lupe Isabel Fernandez, a
annoncé que les plus grandes délégations venaient
du Venezuela, du Canada, de l'Argentine, de l'Italie, du Brésil
et des États-Unis. Elle a aussi salué la grande
participation des gens de Holguin, surtout les jeunes. Cette
année le colloque était dédié à la
mémoire de Hugo Chavez, un ami cher au peuple cubain.
Les Cinq Cubains, comme on les appelle, ont
été emprisonnés en 1998 après avoir
informé les autorités des États-Unis
d'activités terroristes qui étaient en train d'être
ourdies contre Cuba par des groupes opérant en sol
étasunien. Il s'agit de Fernando González Llort,
René González Sehwerert, Antonio Guerrero Rodriguez,
Gerardo Hernandez Nordelo et Ramon Labañino Salazar.
Cette année l'événement a
été honoré par la présence de René
González. Sa sentence est arrivée à terme en
2011 et après une période de
« libération conditionnelle » et
après avoir renoncé à sa citoyenneté
étasunienne, il a pu enfin retrouver sa famille à Cuba
cet été, où il continue de lutter pour la
libération de ses compatriotes.
René
González et son épouse Olga Salanueva à la
conférence
Lors de la séance
d'ouverture, Alicia Jrapko, la coordonnatrice du Comité
international pour la libération des Cinq, a demandé
qu'on multiplie encore les actions pour influencer et éduquer
l'opinion publique des États-Unis au sujet de la cause des Cinq
Cubains, pour mettre à contribution la force du peuple
étasunien pour obtenir leur libération. Elle a
donné en exemple l'acquittement de la prisonnière Linda
Evans accordé par l'ex-président Bill Clinton.
Dans le bilan du travail accompli au cours de la
dernière année, les participants étaient unanimes
à dire que l'action la plus importante avait été
la deuxième Campagne de Cinq jours pour les Cinq à
Washington, à laquelle ont participé des
personnalités provenant des quatre coins du globe et qui ont
manifesté devant la Maison Blanche et ont rencontré les
représentants du Congrès pour qu'ils examinent la cause.
Parmi les propositions faites au colloque pour
intensifier le travail pour libérer les héros cubains, il
y a eu un meilleur recours aux médias sociaux pour attirer un
plus grand appui international. Il y a également eu des messages
visant spécifiquement les résidents des États-Unis
pour qu'ils exhortent le président Barack Obama à
libérer les quatre hommes.
Parmi les autres actions proposées, il y a la
tenue de forums dans les universités et dans les écoles
de Droit de Washington et dans d'autres régions des
États-Unis. Le Comité national des États-Unis pour
la libération des Cinq Cubains a déjà
organisé de tels événements cette année qui
ont été très réussis à Washington,
en Caroline du Nord, en Pennsylvanie et au Texas, sensibilisant des
centaines d'étudiants et de professeurs qui n'avaient jamais
entendu parler de la mission antiterroriste des Cinq Cubains.
Les participants ont aussi
été invités à différentes
activités culturelles et sportives ainsi qu'à des
débats pour exprimer leur solidarité avec les Cinq
Cubains.
Entre autres, il y a eu un Grand Rassemblement de
Solidarité le 15 novembre au parc d'exposition de Holguin
présidé par le premier secrétaire du Parti
communiste de Holguin, Luis Antonio Torres Iribar, et le
président de l'Assemblée provinciale du pouvoir
populaire, Sucel Téllez. Quelque 10 000 personnes ont
participé à l'événement. Les revendications
et thèmes du colloque ont été portés par la
musique, la poésie, les discours et les gens qui
scandaient : « Obama, rendez-nous les
Cinq ! » et « Libérez les
Cinq ! »
En tant qu'orateur invité,
René González a rappelé les actes brutaux dont les
Cinq ont été victimes dès leur arrestation en
1998, ainsi que les sévices que subissent toujours ses quatre
confrères toujours incarcérés. Il a fait valoir
que leur sort était la conséquence d'un acte de vengeance
de la part du gouvernement étasunien contre Cuba et qu'il
n'était justifié que par le fait que Washington n'avait
pas réussi à faire tomber la révolution cubaine.
Il a dit que cela confirmait la validité de l'humanitarisme de
Cuba. Il a fait un survol des conditions inhumaines de leur
incarcération, loin des êtres chers et du peuple cubain,
et a affirmé qu'il était temps de faire tomber le mur de
l'injustice érigé contre les Cinq. Il a décrit le
colloque lui-même comme une puissante force de solidarité
mondiale pour la libération inconditionnelle et immédiate
de Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Ramon Labañino et
Fernando González. Il a réaffirmé
l'intégrité morale des antiterroristes cubains et dit que
ceux-ci se dressaient bien au-dessus des procureurs et des juges
corrompus qui les avaient jetés en prison :
« J'ai été treize ans en
prison. Je crois qu'on développe certains mécanismes pour
affronter la situation, mécanismes qui nous permettent de nous
épanouir, même dans les circonstances les plus
désespérantes et -- c'est ce que j'ai toujours soutenu --
qui nous permettent en fin de compte de sortir de prison grandis. Et
l'un de ces mécanismes est que je n'ai jamais tenu compte du
temps.
« C'est ce qui arrive à mes quatre
frères. Ils sont forts, leur moral est bon et il a
été mis à l'épreuve plus d'une fois. Ils
voleront toujours plus haut que leurs accusateurs, que tous ces juges
corrompus. Ils persévèrent d'une façon qui est
incompréhensible pour leurs accusateurs.
« Cela dit, ils ne méritent pas de
rester en prison à compter le temps, et nous devons les en
sortir. »
Étaient présentes à cette
séance les familles des Cinq Cubains. Ces mères, filles,
soeurs et nièces ont dressé un portrait très
émouvant de leurs vies sans Gerardo Hernandez, Ramon Labanino,
Antonio Guerrero, Fernando González et René
González. Elles ont exprimé leur profonde reconnaissance
envers les délégués pour toutes les années
consacrées à la solidarité avec les Cinq. Les
Cubains ainsi que les supporters des Cinq à l'échelle
internationale sont particulièrement préoccupés
par la double peine de détention perpétuelle à
laquelle a été condamné Gerardo Hernandez,
accusé à tort pour l'acte de défense
légitime du 24 février 1996, quand Cuba a abattu des
avions appartenant au groupe terroriste Brothers to the Rescue qui
violaient l'espace aérien cubain. Étaient aussi
présents des parents des victimes de l'attentat de
1976 contre un appareil d'Air Cubana survolant la Barbade.
Le rassemblement a aussi salué les contributions
de l'ancien procureur général des États-Unis
Ramsey Clark pour sa défense du droit d'être de Cuba et de
la cause des Cinq Cubains. Il a été honoré de
l'Ordre de solidarité de la République de Cuba par les
mères des Cinq Cubains. Le président de l'ICAP Kenia
Serrano a lu au grand rassemblement la résolution du Conseil
d'État signé par le président Raul Castro lui
décernant cet honneur et a placé la médaille sur
la chemise du récipiendaire. Celui-ci a été
très ému par cet honneur et a exprimé sa grande
admiration pour les réalisations sociales de la
révolution cubaine, pour sa solidarité avec l'Angola, en
dépit des plus grands obstacles. Il a dit qu'il désirait
que la révolution cubaine continue de connaître des
succès et a affirmé qu'il serait toujours là, avec
elle, jusqu'à sa mort.
Ramsey Clark
s’adresse au grand rassemblement pour les Cinq Cubains après
avoir reçu l'Ordre de solidarité
(Ramsey Clark en
compagnie des mères de trois des Cinq Cubains: Mirta
Rodríguez, mère d'Antonio, Irma Sehwerert,
mère de René, et Magali Llort, mère de Fernando.
Une déclaration finale du 9e Colloque a
été émise le 17 novembre. Elle lance l'appel
à tous et à toutes de multiplier les efforts de
coordination et d'unité et d'optimiser l'immense potentiel des
comités oeuvrant pour la libération des Cinq Cubains. Le
Colloque a aussi lancé l'appel à intensifier le travail
auprès des parlementaires partout dans le monde pour qu'ils
interviennent auprès du Congrès étasunien et du
président Barack Obama. Les délégués ont
aussi approuvé la tenue du troisième
événement annuel : « Cinq jours d'actions
pour les Cinq Cubains » à Washington DC, du 4 au
11 juin 2014. D'autres événements sont
prévus, dont une Commission internationale d'enquête sur
la cause des Cinq Cubains à Londres du 7 au 8 mars
2014, une initiative de la Campagne de solidarité avec Cuba de
Londres.
L'année prochaine la troisième
Conférence internationale de solidarité avec Cuba aura
lieu à La Havane en octobre et servira à rassembler des
milliers de personnes provenant de partout. Si les Cinq Cubains ne sont
pas encore rapatriés, alors évidemment toute l'attention
de la Conférence sera à nouveau tournée vers cet
événement majeur, commandité par l'Institut cubain
pour l'amitié avec les peuples, l'ICAP. Les représentants
des groupes de solidarité se sont également
engagés à contacter les organisations de jeunesse partout
dans le monde pour tenir des concerts, des forums éducatifs, des
marathons et d'autres activités pour défendre cette juste
cause, notamment lors du 18e Festival mondial de la jeunesse et des
étudiants à Quito, Équateur, en décembre
prochain.
Enfin, les participants au colloque ont reçu un
message de Ramon Labañino de la prison fédérale
d'Ashland, au Kentucky, lu par sa fille Laura.
« C'est le temps ! Nous avons besoin
d'une pluie forte et incessante de solidarité, une bataille pour
la justice jusqu'à la victoire finale et nous nous rencontrerons
et admirerons tous ensemble le nouveau couché du
soleil. »
Ramon a assuré les participants qu'il avait suivi
les délibérations du colloque et a exprimé son
appréciation de la solidarité et sa conviction qu'elle
finira par gagner. Il a parlé de son compatriote René
Gonzalez : « René est notre avant-garde, notre
porte-étendard, comme le dirait Gerardo. René
représente les cinq hommes qui ont décidé de
donner leur vie pour la bonne cause de sauver des vies et éviter
des guerres. »
LML salut la détermination des Cinq
Cubains qui représentent les meilleures qualités du
peuple cubain. Nous saluons également tous ceux qui ont
participé au colloque et qui poursuivent cet important travail
pour défendre le droit d'être de Cuba et pour obtenir la
libération immédiate des Cinq. LML lance
l'appel à tous à se joindre au travail des groupes de
solidarité avec Cuba et des comités pour la
libération des Cinq et à en créer là
où ils n'existent pas.

Des célébrités unissent leur voix
pour demander
à Obama de libérer les Cinq
Cinquante-cinq personnalités connues du monde de
la politique, de la culture, des arts et du sport ont récemment
demandé au président Barack Obama via le site web
www.vitadura.it d'intervenir pour faire cesser la détention
arbitraire des cinq prisonniers politiques cubains aux
États-Unis. C'est une injustice qui dure depuis 15 ans et
un emprisonnement considéré illégal par bon nombre
d'organisations internationales, dont la Commission de l'ONU sur la
détention arbitraire et Amnistie internationale, une
contravention aux normes du droit international et de la protection des
droits humains.
Martin Sheen, Angela Davis,
Fiorella Mannoia, Alberto Juantorena, Carla Fracci, Alice Walker,
Ascanio Celestini, Danny Glover, Gianni Vattimo, Javier Sotomayor, Moni
Ovadia et beaucoup d'autres célébrités de partout
dans le monde ont uni leur voix pour demander au président Obama
de faire cet acte de justice. Ces personnalités connues ont
choisi de s'engager envers cette cause qui a également
reçu l'appui de gouvernements, d'organisations, d'associations,
d'institutions et de comités se consacrant la défense des
droits humains.
De nombreuses personnalités d'Europe et
d'Amérique latine et des Caraïbes ont déjà
écrit à Obama, et cela comprend dix lauréats du
prix Nobel : Jose Ramos-Horta, Wole Soyinka, Adolfo Pérez
Esquivel, Nadine Gordimer, Rigoberta Menchú, José
Saramago, Zhores Alferov, Dario Fo, Günter Grass et Máiread
Corrigan Maguire.
Aucune preuve solide n'a été
présentée contre les Cinq Cubains mais ils demeurent
incarcérés et aujourd'hui la résolution de cette
injustice est entre les mains du président Obama.
Sur le site www.vitadura.it
on trouve des vidéos de 55 personnalités faisant
appel au président Obama.
Pour plus d'information, voir la page Facebook : https://www.facebook.com/vitadura.it

Autres actualités cubaines
L'exercice militaire stratégique Bastion 2013
en cours à Cuba
Le général Raul Castro, président
des Conseils des ministres et d'État de la République de
Cuba, a annoncé dans la matinée du 19 novembre le
début de l'exercice militaire stratégique Bastion 2013,
qui se déroule partout dans l'île. Le président
cubain a rappelé que cet exercice avait été
prévu pour novembre 2012, toutefois, en raison de dommages
causés par le passage de l'ouragan Sandy dans les provinces de
l'Est, il a été nécessaire de le reporter.
Cette préparation importante des postes de
commandement sous la direction du Parti communiste cubain et avec la
participation du gouvernement, des organes centraux de l'Administration
de l'État, des entreprises, des institutions armées et du
peuple va se conclure avec les Jours de la Défense nationale,
les 23 et 24 novembre. Toutes ces entités agissent
dans le cadre du concept de défense de « la guerre de
tout le peuple », impliquant toute la société,
et s'assurant que chaque citoyen aura une arme, un lieu et une
façon de défendre la patrie.
L'exercice qui se déroule jusqu'au
22 novembre comprend des manoeuvres tactiques par des troupes
régulières composées de jeunes hommes et femmes,
qui honorent leur engagement envers la défense de leur patrie.
Le programme militaire de défense est une
application du principe énoncé dans le rapport du
commandant en chef Fidel Castro au Premier Congrès du Parti
communiste cubain que « tant qu'existera
l'impérialisme, le Parti, l'État et le peuple porteront
la plus grande attention à la défense du pays. La
vigilance révolutionnaire ne peut jamais être
négligée. »
En 1980, Cuba a effectué le premier exercice
Bastion et depuis lors, le pays a enrichi et amélioré sa
doctrine militaire basée sur le principe de la guerre de tout le
peuple, qui garantit à chaque citoyen les ressources et
l'espace, un moyen de combattre sous la direction du Parti communiste,
selon un article paru dans le journal Granma.

Cuba est réélue au Conseil des droits
de l'homme des Nations unies
Le 12 novembre, l'Assemblée
générale des Nations unies a voté de
réélire Cuba au Conseil des droits de l'homme (CDH) pour
une période de trois ans. Il s'agit d'une solide reconnaissance
du travail fait par ce pays sur ce front, selon Anayansi
Rodríguez, ambassadrice de Cuba auprès des organisations
internationales basées à Genève.
Elle a affirmé à Granma que le
pays a défendu à l'intérieur de cet organisme les
principes des nations du Sud et a combattu la pratique de deux poids
deux mesures et les tentatives de manipulation politique.
Rodríguez fait remarquer que la décision
de l'ONU intervient quelques mois après que Cuba ait
complété l'Examen périodique universel du CDH, qui
évalue les droits économiques, sociaux, culturels, civils
et politiques des pays avec succès.
Le CDH a été créé par l'ONU
en 2006 pour remplacer la Commission discréditée du
même nom, sous l'emprise des grandes puissances comme un moyen de
s'immiscer dans la souveraineté des autres pays. Cuba fut parmi
les premiers pays membres en 2006 et est restée sur le
Conseil jusqu'en 2012, pour les deux périodes
consécutives établies. Elle revient maintenant au conseil
après avoir eu le statut d'observateur pendant un an.
Dans une note aux médias, la Mission permanente
de Cuba auprès de l'ONU a également déclaré
que Cuba continuera à travailler à la promotion des
droits des peuples à l'autodétermination, la paix et le
développement, vers un ordre international démocratique
et équitable, et contre le racisme, la xénophobie et
toutes les formes de discrimination.
À la majorité absolue et par un vote
direct et secret, l'Assemblée générale des Nations
unies a élu 14 nouveaux membres au Conseil des droits de
l'homme : l'Amérique latine (Cuba et Mexique), l'Europe de
l'Est (Russie et la Macédoine), l'Europe occidentale (France et
Royaume-Uni), l'Asie-Pacifique (Chine, Vietnam, les Maldives et
l'Arabie Saoudite) et l'Afrique (Algérie, Maroc, Afrique du Sud
et Namibie).

Pourparlers de paix en Colombie
Signature d'un deuxième accord
à la table des négociations
Le mercredi 7 novembre
a été annoncé à La Havane, la signature
d'un accord sur le point deux de l'agenda en discussion à la
table de négociation de paix entre les Forces armées
révolutionnaire de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP) et
le gouvernement colombien.
Lors d'une conférence de presse tenue au Palais
des Congrès de La Havane, Rodolfo Benitez, de Cuba et Dag
Halvor, de Norvège, représentant respectif des pays
garant des discussions de paix, ont lu le communiqué conjoint
qui annonce la signature d'un accord entre les parties sur la
participation à la vie politique, point deux sur l'ordre du jour
en discussion.
Selon cet accord, qualifié de fondamental par les
parties concernées, un consensus a été
établi sur les droits et garanties de participation à la
vie politique de l'opposition politique pour les secteurs sociales et
les nouveaux mouvements qui naîtront de la fin du conflit.
L'accord reconnait également l'accès aux
médias de communication des secteurs mentionnés et
établi les mécanismes démocratiques pour la
participation sécuritaire des citoyens de tous les secteurs
incluant les plus vulnérables. Il établit une plus grande
étendue des droits et garanties à l'exercice
démocratique, le pluralisme, la participation et la culture
politique du pays.
Il établit également que sera
convoquée une rencontre nationale des partis et mouvements
politiques incluant les porte-paroles des mouvements sociaux, des
experts et intellectuels afin d'établir quels seront les statuts
qui régiront leur participation politique. Dans ce sens,
l'intention est qu'à la fin du conflit soient garanties les
demandes du peuple, son droit à protester et la cohabitation
pacifique et qu'il soit également ouvert des espaces
additionnels pour permettre que divers secteurs sociaux de même
que les exclus puissent faire connaître leurs propositions et
projets à des institutions nationales.
Par ailleurs, sera mis en place un plan d'appui à
la mise sur pied de groupe de surveillance citoyenne et des
observatoires de transparence avec comme objectif d'assurer
l'application de l'accord.
Parlant de l'accord
intervenu, le représentant des FARC-EP, Iván
Márquez, a mentionné qu' « avec l'accord
intervenu aujourd'hui nous amenons le peuple colombien aux porte de la
démocratie. » De son côté le
représentant du gouvernement colombien, Humberto de la Calle, a
déclaré que « les accords atteints aujourd'hui
avec les insurgés pour leur participation à la vie
politique après la fin du conflit armé constitue une
nouvelle ouverture démocratique. » Dans les minutes
qui ont suivi son annonce, l'accord fut salué par le
gouvernement de Cuba, le coordinateur de l'ONU en Colombie, de
même que par le Mouvement des colombiennes et colombiens pour la
paix fondé par l'ex-sénatrice Piedad Córdoba.
Tout comme l'accord intervenu en mai dernier sur le
premier point à l'ordre du jour, soit sur le
développement du secteur agricole, ce deuxième accord
prendra force uniquement après la signature globale des accords
de paix et la fin effective du conflit armée. Il reste donc
trois des cinq points à l'ordre du jour des discussions à
la table des négociations de paix de La Havane. Le
18 novembre,les discussions ont repris à cette table sur le
point quatre de
l'ordre du jour, soit le trafic des drogues illicites. Par la suite ont
été traités les deux derniers points qui
concernent les
dédommagements aux victimes et la fin effective du conflit
armée. Le 19 novembre a marqué le premier
anniversaire du début des discussions de
paix entre les FARC-EP et le gouvernement de Colombie, ces discussions
se sont tenues à La Havane, Cuba, sous l'égide de Cuba et
de
la Norvège comme garant et accompagné en cela par le
Venezuela et le Chili.

Un contrebandier à la
présidence au Paraguay
Résistance à la privatisation tout
azimut des services publics
Avec l'accession à la présidence du
Paraguay du multimillionnaire et contrebandier bien connu, Horacio
Cartes, le pays vit l'application brutale de toute une série de
politiques néolibérales.
Décidé à éliminer toute
trace de politique prosociale mise en place sous le gouvernement de
Fernando Lugo et d'assurer le contrôle total de l'économie
par les monopoles étrangers et leurs serviteurs nationaux, le
gouvernement de Cartes multiplie les mesures antisociales et
réprime violemment la résistance des travailleurs,
paysans et autres sections du peuple.

Les Paraguayens
manifestent contre les réformes néolibérales.
En juin dernier, le gouvernement a adopté une loi
qui décrète une baisse substantielle des pensions des
enseignants alors que ces derniers demandaient une augmentation des
pensions versées et une amélioration des conditions
salariales. Ces mesures ont provoqué une grève
générale de 26 jours dans l'éducation pour
exiger que le gouvernement revienne sur sa décision. Pour toute
réponse, les enseignants se sont vus imposer une coupure allant
jusqu'à 70 % de leur salaire pour les journées de
grève à la défense de leur droit.
Dans le secteur de la santé la situation ne cesse
de s'aggraver. Alors que les professionnels de la santé exigent
une majoration de leurs salaires et des bonifications aux avantages
sociaux de même qu'une amélioration de tous les services
hospitaliers et pharmaceutiques, le gouvernement menace d'effectuer des
mis à pied si des moyens de pression sont utilisés dans
le secteur. Depuis juin, plus de 600 professionnels de la santé
n'ont reçu aucun salaire ou bonification et au moins cinq
hôpitaux manquent de médicament et autres
nécessités essentielles pour donner le service de
santé aux malades.
En juillet, le gouvernement a
décrété la fin des subventions aux transports
publics pour la fin de l'année et annoncé qu'il
procédera à une augmentation des tarifs de ce service au
début de 2014.
Les paysans sans terre des départements
militarisés de San Pedro et de Concepción sont toujours
en proie aux provocations et assassinats des grands
propriétaires qui continuent de voler les terres et d'en chasser
les paysans avec l'aide de l'armée.
Le 5 novembre dernier, le ministre de
l'Éducation a déclaré qu'il n'y avait plus de
ressources au ministère pour assurer la gratuité scolaire
et qu'il ignorait quand il pourra recevoir un transfert de fonds pour
combler le manque à gagner. Il a donc annoncé que les
coûts d'émission des diplômes, de la production des
examens, de l'application des inscriptions et de l'émission des
accréditations ne pourront être couverts pour le reste de
l'année 2013.

:Le peuple
paraguayen s'oppose à la destitution du président
Fernando Lugo, 22 juin 2012.
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Alors que toutes ces attaques contre les travailleurs
des services publics et contre les programmes sociaux auxquels a droit
le peuple paraguayen s'imposent avec violence, le gouvernement Cartes
vient d'adopter la Loi de l'Alliance publique-privé.
Cette loi permet à l'investissement privé national et
étranger de faire des ouvrages d'infrastructure dans le pays,
allant jusqu'à pouvoir offrir les services de santé,
d'éducation, d'électricité, de chemin de fer et
d'eau. Prétextant que le gouvernement putschiste de Franco n'a
rien laissé dans les coffres de l'État, le
président Cartes déclare qu'il n'a pas d'autre choix que
de se tourner vers l'entreprise privée. Dans les faits c'est la
remise du contrôle de l'économie du pays aux monopoles
étrangers et à leurs alliés nationaux.
Devant une telle offensive contre le patrimoine national
et les programmes sociaux, les forces démocratiques de tout le
pays s'organisent. Ainsi le Front Guasu, qui regroupe partis politiques
et organisations sociales dans tout le pays, accompagné des
centrales syndicales, de corporations d'enseignants, de syndicats
indépendants des secteurs de l'électricité, des
télécommunications, de l'eau, de l'aviation civile,
d'organisations paysannes, autochtones et étudiantes et avec
à sa tête l'ex-président Fernando Lugo, s'est
réuni pour mettre sur pied la Coordination démocratique
qui, avec tous les secteurs populaires, mènera la lutte pour
unir tout le peuple contre les politiques néolibérales de
Cartes et « l'abandon de la souveraineté nationale au
monopoles étrangers ».

Les travailleurs de
l'éducation prennent la rue.

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
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