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Numéro 160 - 3
novembre 2013
Vote à l'ONU contre le
blocus de Cuba par les États-Unis
Condamnation internationale quasi
unanime
de l'embargo pour la 22e année
consécutive
Vote à l'ONU contre le blocus de
Cuba par les États-Unis
• Condamnation
internationale quasi unanime de l'embargo pour
la 22e année consécutive
L'expérience
cubaine
dans l'affirmation des droits de tous
• Soirée-rencontre
avec Mariela Castro Espin - Christine
Dandenault
Opposition
à l'offensive néolibérale
en Amérique latine
• Le peuple mexicain
intensifie sa lutte contre l'offensive des
politiques néolibérales du
gouvernement du président Pena Nieto et
de ses alliés - Claude Brunelle
• Le peuple argentin
remporte une nouvelle victoire aux
élections de mi-mandat
15e
anniversaire de l'emprisonnement des Cinq
héros cubains
• Exposition de
caricatures à Montréal
Vote à l'ONU contre le
blocus de Cuba par les États-Unis
Condamnation internationale quasi unanime
de l'embargo pour la 22e année
consécutive
Le
ministre cubain des Affaires
étrangères Bruno Rodriguez
Parilla prenant la parole à l'ONU le 29
octobre 2013
Le
29 octobre, l'embargo criminel que les
États-Unis maintiennent contre Cuba depuis
51 ans a été
dénoncé à la presque
unanimité par les pays membres de l'ONU.
L'Assemblée générale des
Nations unies a approuvé par 188 voix
pour, deux contre et trois abstentions, sur un
total de 193 pays, un projet de
résolution intitulé
« Nécessité de lever
l'embargo économique, commercial et
financier américain imposé à
Cuba », exigeant la fin de l'embargo
contre Cuba par les États-Unis pour la 22e
année consécutive. Seuls les
États- Unis et Israël ont voté
contre. Les petits protectorats américains
de Micronésie, Palau et les îles
Marshall se sont abstenus. C'est moins de votes
contre la résolution que l'an dernier,
alors que Palau a voté avec les
États-Unis et Israël.
La résolution réaffirme
l'importance du respect de l'égalité
souveraine des nations, la non-intervention ou
non-ingérence dans leurs affaires
intérieures et de la liberté du
commerce et de navigation, qui ont
été les principes violés par
le blocus imposé il y a plus de 50 ans. En
outre, elle rejette la soi-disant loi Helms-Burton
adoptée par le Congrès
américain en mars 1996 pour durcir les
sanctions contre Cuba, en raison de ses
conséquences extraterritoriales. Elle prend
également note des déclarations et
résolutions des différents forums
intergouvernementaux, des organismes et des
gouvernements exprimant la condamnation
internationale du blocus imposé par les
États-Unis. Enfin, le document demande que
le secrétaire général de
l'ONU, Ban Ki-Moon, prépare un rapport sur
l'application du présent texte qui sera
présenté l'année prochaine
lors de la 69e session de l'organe suprême
et maintienne la question à l'ordre du jour
de l'Assemblée générale.
Dans un discours prononcé juste avant le
vote, le ministre cubain des Affaires
étrangères, Bruno Rodriguez Parilla,
a déclaré que le gouvernement de
Cuba, en tant qu'expression de son désir de
paix et de coexistence, réaffirme
respectueusement sa volonté d'aller vers la
normalisation des relations bilatérales
avec les États-Unis et confirme sa
volonté d'établir un dialogue
constructif sérieux, d'égal à
égal et fondé sur le plein respect
de l'indépendance de Cuba. Il a
souligné que Cuba est la seule destination
de la planète où les citoyens
américains se voient interdits de voyager.
Il s'agit d'une question constitutionnelle, que
tous les Américains ne sont pas
égaux devant la loi, selon qu'ils soient
d'origine cubaine ou pas.
Le
ministre Rodriguez a également
souligné que sous l'administration Obama
non seulement les sanctions demeurent les
mêmes et sont rigoureusement
appliquées, mais le blocus
économique a été
renforcé. Cuba a subi un préjudice
économique de plus de
1,1 billions $ en raison du blocus,
a-t-il déclaré. Il a expliqué
que le président Obama pourrait utiliser
ses vastes pouvoirs constitutionnels, sans
même passer par le Congrès, pour
créer une dynamique qui changerait la
situation. Le blocus est un acte inculte qui
empêche la libre circulation des personnes,
la circulation de l'information, l'échange
d'idées et le développement de la
culture, des sports et des sciences. Il devrait y
avoir un dialogue, une négociation et une
coopération même lorsque cela est
possible et approprié, à l'avantage
des deux peuples et des relations
hémisphériques, a dit Rodriguez.
Le vote sur le blocus illégal de Cuba par
les États-Unis souligne une contradiction
fondamentale qui s'aiguise dans les relations
internationales aujourd'hui. Malgré le vote
massif en faveur de la résolution de lever
le blocus, cette décision ne peut
être mise en oeuvre par l'Assemblée
générale. Cela souligne la
nécessité de respecter les normes
quant aux relations internationales, à
savoir les principes de l'égalité et
de la souveraineté de toutes les nations,
grandes ou petites, tel qu'ils sont
enchâssés dans la Charte des Nations
unies, et la nécessité de s'opposer
au diktat impérialiste de la raison du plus
fort.
Les impérialistes américains,
vilipendés dans le monde entier pour leurs
programmes sans détour de torture,
d'espionnage à grande échelle de
leurs propres citoyens et de ceux des autres pays,
et d'autres violations systématiques des
droits, affirment avec arrogance :
« Notre politique de sanctions envers
Cuba est l'un des outils dans notre effort global
visant à encourager le respect des droits
civils et humains », dans les mots du
diplomate américain Ronald Godard à
l'Assemblée générale.
Au contraire, le vote retentissant de l'ONU ne
représente pas seulement une victoire pour
Cuba, mais aussi une victoire pour tous ceux qui
soutiennent et défendent le droit
inaliénable et inviolable de tous les
peuples à l'autodétermination et
à l'indépendance, une base
fondamentale pour qu'un pays puisse
protéger les droits de ses citoyens.

L'expérience cubaine dans
l'affirmation des droits de tous
Soirée-rencontre avec Mariela Castro
Espin
- Christine Dandenault -
Mariela
Castro Espin prend la parole à la
soirée-rencontre du 20 octobre à
Montréal
Mariela Castro Espin est directrice du Centre
national d'éducation sexuelle de Cuba
(CELENEX) et députée à
l'Assemblée nationale cubaine. Elle et le
Centre ont mené plusieurs campagnes
importantes pour la prévention de la
transmission du VIH et à la défense
des droits des lesbiennes, gais, bisexuels et
transgenres (LGBT).
Le dimanche 20 octobre, Mariela Castro Espin a
participé à une
soirée-rencontre sur les avancements du
projet de loi cubain sur l'union libre des couples
de même sexe. La veille, elle avait
reçu le Grand Prix de la 10e édition
du Gala Arc-En-Ciel du Conseil
québécois LGBT (lesbienne, gai,
bisexuelle, transgenre) à Montréal
pour son travail à la défense des
droits des LBGT à Cuba.
Même si l'événement avait
été annoncé seulement deux
jours plus tôt, plus de 50 personnes y ont
participé. Au nom du Forum des femmes de
Montréal, Christine Dandenault a
parlé du grand honneur de recevoir Mariela
qui se bat contre toute forme de discrimination et
a souligné la contribution précieuse
faite pour l'émancipation de la femme
cubaine et à l'échelle
internationale par Vilma Espin, mère de
Mariela, qui l'a sûrement influencée.
La camarade Vilma a joué un grand
rôle pour avancer la cause de la femme et
des enfants.
Mariela a commencé comme professionnelle
de l'éducation primaire et
préscolaire. Elle a mené des
études dans plusieurs domaines :
psychologie, éducation sexuelle et
sexologie. Elle été professeur
d'université et a participé à
plusieurs comités non seulement à
Cuba mais aux Nations unies. Elle est auteure
d'une dizaine de livres et d'une vingtaine
d'articles scientifiques et a créé
une série de dessins animés qui
parlent de la puberté des jeunes cubains.
Elle est à l'origine de la loi qui permet
le changement de sexe à Cuba, un des
premiers pays à payer pour cette
opération. Plus tôt cette
année, elle a fait son entrée
à l'Assemblée nationale de Cuba
comme députée. En plus d'être
directrice du CELENEX, Mariela est
présidente du Centre multidisciplinaire
cubain pour les études en sexualité
et présidente de la Commission nationale de
traitements pour les troubles reliés
à l'identité de genre.

La soirée-rencontre du 20 octobre a
été très chaleureuse et
instructive. Mariela a fait d'abord un tour
d'horizon de ce qu'a accompli Cuba depuis la
révolution cubaine. La première
chose, dit-elle, pour le succès du travail
réalisé est la participation des
Cubains dans les échanges, discussions et
décisions qui concernent tous les aspects
de la vie. Pour ce faire, dès la
révolution cubaine, deux mesures
fondamentales ont été prises :
d'abord la réforme agraire et
deuxièmement, l'élimination de
l'analphabétisme en un peu plus d'un an. Si
on veut assurer la participation active,
consciente et politique du peuple cubain dans
toutes les décisions qui affectent sa vie,
ce dernier doit être instruit. Tout cela a
pu être réalisé sous la
direction du parti communiste de Cuba.
Elle a parlé du rôle important
joué par la Fédération des
femmes cubaines dont 85 % des femmes du pays
sont membres. Mariela a mis en lumière les
réalisations des femmes cubaines et de leur
fédération pour
l'émancipation de la femme cubaine et pour
assurer sa pleine participation dans la vie au
pays : avortement gratuit, programme de
planification familial depuis 1964,
établissement du programme
d'éducation sexuelle en 1972 et son
introduction dans les écoles en 1995. Des
organisations de la fédération sont
implantées partout au pays et sont des
lieux de participation active des femmes pour
traiter de besoins, des difficultés, des
mesures et réalisations pour faire avancer
la société.
Puis elle a traité plus
précisément de la question de
l'union libre des personnes homosexuelles. Elle a
expliqué qu'avant la révolution,
l'homosexualité était traitée
comme une pathologie, un déficit physique
et mental, et ce, même dans les livres de
médecine. C'était un
problème. Alors comment changer cette
situation ? Il a fallu étudier,
développer et mener des recherches et
études scientifiques. Rien n'est facile. Il
y avait résistance et c'est normal. C'est
une conscience qui évolue pas à pas.
Mariela a abordé comment le peuple cubain
depuis la révolution a
développé sa propre culture et
conscience politique au service du peuple, tout en
étant conscient de la culture machiste et
homophobe, leg de la domination passée des
colonialistes espagnols. Et c'est en train de
changer. Et c'est pourquoi il y a beaucoup
d'éducation, d'information et
échanges sur la question des personnes
homosexuelles, non pas pour les marginaliser ou
les étiqueter, mais sur la base de la
nécessité de mettre fin à
toute forme de discrimination dans la
société cubaine. Cela fait partie de
la justice sociale. À Cuba, on ne veut pas
de discrimination. C'est dans cette perspective
que sont menées les discussions, pour
bénéficier à l'ensemble de la
société et protéger
l'unité du peuple cubain. Les discussions
ne sont ainsi pas réduites à une
question de pour ou contre l'union légale
entre des personnes du même sexe.
Maintenant, à chaque mois de mai, il y a
une journée nationale contre l'homophobie
où tous participent de plus en plus.
Aujourd'hui, il y a à Cuba un réseau
social communautaire LGBT qui travaille de
très près avec le CELENEX et
plusieurs autres mesures : contre la
violence, pour la prévention du VIH, un
programme d'assistance aux familles, la
préparation des enseignants au programme
d'éducation sexuelle, etc.
Mariela a pu répondre à quelques
questions touchant entre autres les questions de
l'éducation des parents et de la
prostitution. La dernière question lui a
permis d'expliquer quels sont les nombreux
mécanismes mis en place à Cuba pour
assurer la participation du peuple dans tous les
aspects de la vie. Dans tous les lieux de travail,
dans les maisons d'éducation, dans les
quartiers, sur les rues, il y a des lieux,
rencontres et occasions de donner son opinion sur
telle ou telle question, projet de loi,
problème, etc. Puis, il y a aussi le
rôle actif des organisations de masse :
la Fédération des femmes cubaines,
les syndicats, l'organisation des jeunesses
communistes, etc. qui sont présents dans
toutes les villes, villages,
agglomérations, quartiers où les
gens peuvent donner leur opinion. Tout est pris en
compte. Tout est noté, tout est
gardé en mémoire pour qu'ensuite un
bilan soit fait. Cela démontre qu'il y a
moyen d'assurer une participation large et active
des différents collectifs du pays. Et c'est
ce processus qui existe pour discuter du projet de
loi sur l'union libre des couples de même
sexe. Ce n'est jamais quelque chose
d'imposé. Il y a de l'information, de la
recherche qui est faite, des documentaires, de la
discussion, pour s'assurer de protéger et
de renforcer l'unité fraternelle du peuple
cubain.
Ayant encore tant de questions encore à
répondre et de discussions à
poursuivre, Mariela a été
invitée par le Forum des femmes de
Montréal et l'assistance à revenir
très bientôt.
Mariela
Castro Espin reçoit un prix au 10e Gala
Arc-en-ciel du conseil des LGBT du
Québec le 19 octobre 2013
au côté d'autres
récipiendaires.

Opposition à l'offensive
néolibérale en Amérique
latine
Le peuple mexicain intensifie sa lutte
contre l'offensive des politiques
néolibérales du gouvernement du
président Nieto et de ses alliés
- Claude Brunelle -
Dimanche 27 octobre à Mexico, plus de
cent mille personnes ont marché du monument
de l'Ange de l'indépendance, allée
de la Réforme, jusqu'à la place du
Zocalo, cinq kilomètres plus loin au coeur
du centre historique de la ville de Mexico. C'est
le quatrième rassemblement que tient le
Mouvement régénération
nationale (MORENA) dirigé par Andres Manuel
Lopez Obrador, ex-candidat à la
présidence du pays. Ils visent à
développer le mouvement en opposition aux
réformes néolibérales que
tente d'imposer au peuple mexicain le
président Enrique Pena Nieto et son
gouvernement.
Des
enseignants manifestent contre les
réformes à l'éducation
du gouvernement du PRI à Mexico le 5
septembre 2013.
Au nombre de ces réformes, on compte une
réforme énergétique
fondée sur la privatisation du
pétrole, l'accès aux investisseurs
étrangers aux secteurs
énergétiques et au capital social
généré par les travailleurs
de ces secteurs. Cette réforme est
directement en opposition à la Constitution
du pays qui établit clairement que les
ressources énergétiques sont
propriété nationale et ne peuvent
être spoliées à des compagnies
ou gouvernements étrangers. La seconde
réforme contestée est celle de la
fiscalité et des impôts qui vient
faire peser le fardeau des politiques
néolibérales sur le dos des
travailleurs, de la petite et moyenne entreprise
alors qu'au même moment le gouvernement
exonère les principaux monopoles du pays de
plusieurs milliards de pesos en impôts non
versés.

Manifestation
contre
les réformes de l'énergie
à Mexico
le 31 août 2013 (Xinhua)
|
Ces deux réformes viennent
compléter un plan de quatre grandes
réformes dont deux ont déjà
été adoptées. La
première sur la Loi du travail,
adoptée sous le gouvernement de Calderón
à la fin de son mandat à la
présidence du pays en 2012 et qui vise
à harmoniser la Loi du travail du Mexique
à celle des États-Unis afin de
protéger le droit des monopoles aux
dépens des droits des travailleurs
mexicains. La seconde porte sur une réforme
du système d'éducation,
première réforme à avoir
été adoptée par le
gouvernement du Parti de la révolution
institutionnelle du (PRI) président Pena
Nieto et qui vise une accentuation de la
privatisation du système d'éducation
dans son ensemble.
Les trois réformes mises de l'avant par le
gouvernement de Pena Nieto ont été
rendues possibles en raison d'un accord du nom de
Pacte pour Mexico, que le PRI actuellement au
pouvoir a négocié avec le Parti
Action nationale (au pouvoir jusqu'en 2012) et le
Parti de la révolution démocratique
(PRD) qui a accepté de le signer au nom
d'une « gauche
responsable ».
Depuis l'annonce et le dépôt pour
adoption de ces réformes, il ne se passe
pratiquement pas une journée sans que des
milliers de travailleurs, de jeunes et de femmes
prennent d'assaut les rues de la Capitale et de
nombreuses villes du pays pour manifester leur
opposition et leur détermination à
résister à ces réformes et
empêcher qu'elles passent.
Pour le seul mois de septembre, le
Secrétariat de sécurité
publique rapporte que 696 manifestations ont
été tenues dans la Capitale
regroupant plus d'un million de personnes. Lorsque
l'on ajoute les centaines d'autres marches qui se
sont tenues dans toute la République, ce
sont des millions de Mexicains de tous les
horizons qui ont participé aux actions de
résistance civile contre les politiques
néolibérales du gouvernement en
place.
Bien que les manifestants exercent leur droit
avec le plus grand calme, l'État de son
côté ne cesse d'introduire dans leurs
rangs les agents provocateurs qui lui permettent
d'attaquer avec beaucoup de brutalité les
manifestants et tester leurs nouvelles
méthodes de contrôle des foules. Au
nombre de ces dernières, on compte le
remplacement des clôtures métalliques
le long des trottoirs par des panneaux muraux
totalement opaques qui emmurent
littéralement tous les manifestants ainsi
que les gens qui marchent sur les trottoirs et ne
laissent aucune issue pour s'échapper en
cas d'attaque de la police.
Loin de se laisser intimider par les manoeuvres
de l'État et de sa police, le mouvement
développe de plus en plus sa
résistance et c'est par centaines de
milliers que les gens se réunissent pour
manifester et développer leurs actions
contre les réformes annoncées.
Depuis le début de la mobilisation massive
du peuple mexicain, le gouvernement s'est vu
obligé de reculer sur son intention
d'inclure dans la réforme fiscale
l'imposition des frais de scolarité au
niveau supérieur, des médicaments,
de la nourriture, des livres et des transports
entre autres choses.
Parmi les faits marquants du développement
du mouvement, notons l'alliance de MORENA qui
compte quelques deux millions de membres avec le
mouvement dirigé par Cuauhtémoc
Cárdenas (fils du président Cardenas
qui a nationalisé le pétrole dans
les années trente) et plusieurs autres
personnalités politiques pour former un
front large qui vise à regrouper toutes les
personnes indépendamment de leur
appartenance politique, sociale ou religieuse.
L'une des principales revendications mises de
l'avant est l'exigence que le gouvernement tienne
un référendum sur la réforme
énergétique et fiscale et permettre
qu'une véritable discussion se tienne dans
tous les recoins de la République et
qu'à la fin le peuple puisse prendre une
décision en toute connaissance de cause.
Près d'un million de signatures ont
été recueillies à ce jour et
le mouvement va en s'accentuant dans ce sens.
Prenant la parole dimanche dernier en faveur de
cette demande, Andres Manuel Lopez Obrador a
déclaré : « Nous
n'acceptons pas les compromis honteux que Pena
Nieto a contracté avec les
propriétaires de corporations
étrangères pour légaliser
l'accaparement des revenus du pétrole et la
privatisation du secteur
énergétique ». Il a
ajouté : « Si la
réforme énergétique est
approuvée, nous déposerons des
poursuites pour délit de trahison à
la Patrie contre le chef de l'exécutif et
les législateurs qui l'auront
votée. »
Profitant du fait que l'ampleur de la
contestation à l'échelle nationale
commence à ébranler plusieurs
élus, dont un nombre grandissant remettent
maintenant en question le fondement des
réformes, Obrador s'est adressé
directement aux sénateurs du
Congrès :
« Sénateurs ! C'est le
moment d'honorer le pouvoir législatif et
de démontrer dans les faits qu'au Mexique
le pouvoir exécutif n'est pas le pouvoir
des pouvoirs et qu'il existe une véritable
autonomie et authentique indépendance du
pouvoir législatif. »
Plusieurs autres actions sont prévues dans
le plan de résistance civile, dont
l'occupation de la chambre des
députés et celle du Sénat.
Manifestation
contre
la réforme énergétique
à Mexico le 31 août 2013

Le peuple argentin remporte une nouvelle
victoire aux élections de mi-mandat
Le dimanche 27 octobre se tenaient des
élections de mi-mandat en Argentine. La
moitié des sièges à la
chambre des députés, soit 129, ainsi
que le tiers de ceux du Sénat, soit 24,
étaient à pourvoir. En plus de
l'élection de représentants aux deux
chambres du Congrès national, des
élections se tenaient également pour
des assemblées législatives
provinciales ainsi qu'au niveau municipal.
Au total, quelque 30 millions d'Argentins avaient
le droit de vote. De ce nombre 600 000 jeunes
âgés entre 16 et 18 ans
avaient pour la première fois le droit de
participer au scrutin.
Avec un dépouillement de 97 % des
bulletins de votes pour la chambre des
députés, le Front pour la Victoire
(FpV), dirigé par la présidente
Cristina Fernandez, a remporté 33 %
des voix, suivi de l'Union civique radicale et du
Front large progressiste avec 21,30 % puis
des alliances de droite du Parti rénovateur
et Proposition républicaine qui remportent
16,45 % et 9,38 % des voix
exprimées.
Au niveau du Sénat, avec 98,5 % du
dépouillement des voix exprimées le
Front pour la Victoire obtient 32 % des votes
loin devant l'alliance de la droite du parti
Proposition républicaine qui lui obtient
14 % des votes.
Ces résultats donnent une majorité
de sièges au Front pour la Victoire au
Congrès national et une augmentation de sa
majorité à la chambre des
députés. Ils maintiennent
également le FpV dans sa position de
principale force politique du pays, ce dernier se
trouvant à la tête de 11 des
24 districts électoraux, puis en
deuxième place dans six autres et
finalement en troisième place dans
4 autres.
Cette victoire du FpV constitue une victoire du
peuple argentin contre une intense campagne
médiatique de la réaction
fondée sur le dénigrement, les
attaques personnelles, la peur et le chantage. Les
Argentins ont également affirmé leur
soutien aux politiques prosociales, de
défense de la souveraineté nationale
et d'intégration économique
régionale développées par le
gouvernement de la présidente Cristina
Fernandez.

15e anniversaire de
l'emprisonnement des Cinq héros cubains
Exposition de caricatures à
Montréal
Le 4 octobre à 17 h a eu lieu
l'exposition des caricatures de Géraldo
Gerardo Hernández, un des cinq prisonniers
politiques cubains emprisonnés aux
États-Unis. L'événement
faisait partie des activités du mois des
Cinq organisées internationalement.

Prise de
parole de Alain González
González, consul
général de Cuba à
Montréal
|
Plus de 40 personnes ont participé
à la soirée au cours de laquelle il
y a eu interventions, programme culturel,
présentation de l'exposition,
échanges et discussions. La soirée
s'est terminée par la présentation
d'un film sur la vie du président
vénézuélien Hugo Chavez,
décédé le 5 mars 2013.
Organisée par la Table de concertation de
solidarité Québec-Cuba, en
collaboration avec le consulat
général de Cuba à
Montréal et le consulat
général de la République
bolivarienne, la soirée a mis en relief la
nécessité de poursuivre le travail
pour briser le silence sur les Cinq et d'exiger
leur libération.
La lutte pour libérez les Cinq
héros cubains dont quatre sont encore aux
États-Unis dans quatre prisons
différentes mérite l'appui de tous.
La prochaine activité se tiendra le jeudi
14 novembre pour la tenue de la ligne de
piquetage mensuelle de la Table de concertation de
solidarité Québec-Cuba et de son
comité Fabio Di Celmo. Le rendez-vous est
à 17 h devant l'église St-James
United,United (463, rue Ste-Catherine Ouest) puis
à 17 h 30, devant le consulat des
États-Unis, coin St-Alexandre et
René-Lévesque.

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
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