Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 156 - 26 octobre 2013

67e anniversaire des procès de Nuremberg

Remplaçons le gouvernement
belliciste de Harper par un
gouvernement antiguerre !



67e anniversaire des procès de Nuremberg

Remplaçons le gouvernement belliciste de Harper
par un gouvernement anti-guerre!


Les accusés nazis devant le Tribunal militaire international au procès de Nuremberg, tenu du 20 novembre
1945 au 1er octobre 1946.

Cette année est le 67e anniversaire de la conclusion du Tribunal militaire international, le premier des procès de Nuremberg. Après la défaite du nazisme et de ses alliés à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le Tribunal militaire international a jugé 21 dirigeants nazis à Nuremberg. Les jugements ont été rendus le 1er octobre 1946 et les condamnés à mort ont été exécutés le 16 octobre 1946.

La défaite du fascisme en 1945 a été un point marquant de la bataille de la démocratie. Avec la défaite de l'Allemagne nazie, de l'Italie fasciste et du Japon militariste sous les coups des puissances alliées et du front uni de la résistance antifasciste dirigé par l'Union soviétique, c'est un monde uni qui sortait de la victoire des peuples sur le fascisme. Une nouvelle norme de démocratie a été créée, une démocratie qui, pour être fidèle à elle-même, ne devait plus permettre le fascisme.

Les dirigeants des puissances alliées, lors des conférences de Moscou et de Yalta, s'étaient engagés à tenir les criminels de guerre nazis responsables de leurs crimes et à les punir en conséquence. À la Conférence de Yalta, en février 1945, Staline, Roosevelt et Churchill ont convenu que le militarisme et le nazisme allemands devaient être détruits et empêchés de relever la tête.

Les principes de Nuremberg ont affirmé que les chefs d'État et les autres dirigeants politiques ainsi que les dirigeants militaires devaient être tenus responsables et punis pour les crimes d'agression, les crimes contre la paix et les crimes contre l'humanité. Les principes de Nuremberg ont stipulé également que «suivre les ordres» n'était pas une défense acceptable contre les accusations de crimes de guerre.


Monument commémorative aux victimes des atrocités nazies au camp de concentration de Dachau portant l'exigence des peuples du monde de ne plus jamais permettre la montée du fascisme.

De la victoire des peuples du monde contre le fascisme sortit le mot d'ordre: « Plus jamais ! » — plus jamais le fascisme ne devait pouvoir ressurgir ! À cette fin, l'agression fut déclarée le crime international suprême et l'opposition sans réserve à l'agression le moyen de réaliser la paix. Le droit des nations à l'autodétermination fut reconnu par les Nations unies qui reconnurent l'égalité des nations, grandes et petites, et interdirent le recours à la menace de la force ou à l'emploi de la force contre tout État.

Bien sûr, ces principes ont été violés par les États-Unis et les autres grandes puissances sous leur influence à commencer en 1950 par l'agression contre la Corée sous l'égide des Nations unies, et plus récemment l'agression des États-Unis et de l'OTAN contre les peuples souverains d'Irak, de Yougoslavie, d'Afghanistan et de Libye. Néanmoins, les procès de Nuremberg après la Deuxième Guerre mondiale ont établi les principes du droit international qui se retrouvent dans la Charte des Nations unies.

Aujourd'hui, 67 ans après la conclusion du procès principal de Nuremberg, les États-Unis et leurs alliés, dont le Canada, mettent tout en oeuvre pour renverser toutes les conclusions de la victoire contre le fascisme. En Europe, aux États-Unis et au Canada, on assiste à une campagne pour réhabiliter des criminels de guerre nazis et pour minimiser et même discréditer et criminaliser la résistance héroïque à l'invasion et à l'occupation nazies qui ont causé des souffrances horribles aux peuples du monde et entraîné la mort de millions de personnes.

Pour donner un exemple, en Estonie, aux collines Sinimae, une célébration néonazie se tient chaque année, avec l'approbation de l'État, depuis 1994. À ce rassemblement néonazi, auquel des nazis de partout dans le monde participent, des symboles nazis interdits comme la croix gammée, sont brandis. Lorsque le Canada et les États-Unis marquent l'anniversaire du rétablissement de relations diplomatiques avec les pays baltes, dans un style typiquement hitlérien, ils font les louanges des forces qui se sont jointes aux nazis pendant la guerre en les appelant combattants de la liberté.

Dans le même temps, dans cette campagne de réhabilitation du nazisme, on prétend que les nazis et leurs collaborateurs étaient des « victimes du communisme totalitaire » à la mémoire desquels il faut ériger des monuments commémoratifs et leur donner une place dans les salles d'honneur. Un tel monument existe déjà aux États-Unis et de la dictature Harper a engagé le gouvernement canadien, dans un discours du Trône, à en construire un semblable à Ottawa. Le gouvernement fédéral a annoncé une subvention de 1,5 millions $ à l'organisation louche derrière ce projet. Cette subvention est nécessaire parce que les Canadiens refusent d'appuyer un tel monument. La justification de cette tentative de renverser le verdict de l'histoire est que ceux qui ont commis ces crimes abominables contre les peuples doivent être innocentés aujourd'hui parce qu'ils « combattaient le communisme » et que la lutte contre le communisme est une cause sacrée.

Mais les Canadiens ne vont pas tolérer que soient entachées de cette manière les contributions des antifascistes canadiens à la cause de la liberté, de la démocratie, de la paix et de la justice pendant la grande guerre antifasciste. Ils ne permettront pas que les 25 millions de Soviétiques qui sont morts pour défendre leur liberté et celle des peuples du monde soient rayés de l'histoire par des gens comme ces propagandistes hitlériens. Ils ne toléreront pas que la dictature Harper et ses médias monopolistiques falsifient l'histoire de la façon la plus minable que l'on puisse imaginer. Ils vont s'opposer résolument à la façon dont Harper tentent de défendre les nazis et leurs collaborateurs qui ont été vaincus lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Entre-temps, au nom de la sécurité nationale, les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN, dont le Canada, se livrent à des guerres d'agression injustifiables et commettent impunément des crimes contre la paix et des crimes contre l'humanité. Les pratiques nazies consistant à utiliser des civils comme boucliers humains, à justifier la torture et l'extradition vers la torture, à utiliser des agents provocateurs pour justifier de fausses accusations de conspiration contre des « ennemis de l'État », à cibler les minorités et à criminaliser l'opinion publique et la conscience au nom de la sécurité nationale et des valeurs sont la nouvelle normalité.

Les États-Unis, le Canada et les grandes puissances du camp de l'OTAN ont renversé le verdict de l'histoire. L'objectif immédiat des États-Unis est de sauvegarder le pouvoir de leurs monopoles et de dominer l'Europe pour ensuite dominer l'Asie. Le Canada s'associe à cet objectif de guerre des États-Unis pour que l'oligarchie financière canadienne puisse en profiter. Pour ce faire, il doit criminaliser la résistance et le droit à la légitime défense.

Le gouvernement Harper participe activement aux côtés des États-Unis à la campagne pour réhabiliter des criminels de guerre et poursuit des plans dangereux de fascisme, de militarisme et de guerre. La contestation et la dissidence politiques sont criminalisées et seuls ceux qui se soumettent à la vision harpérienne des « valeurs canadiennes » sont considérés comme dignes de recevoir des « avantages ».

Cela ne doit pas passer ! La résistance à cet effort d'imposer le fascisme et la guerre peut et doit donner naissance à une démocratie moderne et nouvelle. Cette démocratie ne doit pas seulement s'appuyer sur les conclusions tirées de l'expérience de la Deuxième Guerre mondiale en affirmant le droit de résister, mais elle doit permettre d'en finir avec les définitions anticommunistes de la guerre froide que le néolibéralisme a ressuscitées aujourd'hui pour criminaliser toutes les aspirations d'émancipation des peuples qui veulent exercer un contrôle sur leur vie. Une démocratie moderne qui est à la mesure des exigences de l'époque doit garantir le droit d'être. C'est seulement ainsi que le peuple peut avoir voix au chapitre sur les questions cruciales qui se posent aujourd'hui, en particulier sur les questions de la guerre et de la paix.

La dictature Harper est en train de transformer le Canada en un État voyou qui attaque des nations souveraines militairement, économiquement et politiquement, ouvertement et secrètement, comme membre d'un bande de voyous alliés dirigée par les États-Unis. Elle agit au mépris des normes et des lois régissant les relations internationales, ce dont elle accuse faussement de nombreux autres pays. Les Canadiens sont placés devant la tâche historique de remplacer un gouvernement de guerre, du militarisme et du fascisme par un gouvernement antiguerre. Ce gouvernement doit défendre le droit à l'existence de tous les peuples et défendre leur droit de bâtir des sociétés selon leurs propres décisions et suivant leur propre mode de vie et matériel de pensée. Cela ferait du Canada une force pour la paix dans le monde.

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Les impérialistes doivent être tenus responsables
de leurs crimes contre les peuples

Les machinations des impérialistes en Syrie, qui visent clairement à un changement de régime dans l'intérêt des monopoles internationaux, la poursuite des guerres d'agression contre les peuples d'Irak et d'Afghanistan et le prochain vote de l'Assemblée générale des Nations unie qui, à l'exception des États-Unis et d'Israël, exigera une fois encore la fin du blocus criminel de Cuba par les États-Unis posent de nouveau la question de comment les impérialistes doivent être tenus responsables de leurs nombreux crimes contre les peuples du monde. Aujourd'hui, pour poursuivre leurs activités criminelles et en rejeter la responsabilités sur les autres, les impérialistes agissent comme des voleurs qui crient « Au voleur ! ». Pour ne donner qu'un exemple, alors que la Syrie est accusée de posséder et d'avoir utilisé des armes chimiques, les États-Unis et Israël possèdent leurs propres stocks d'armes chimiques et les utilisent en toute impunité contre les peuples d'Irak et d'Afghanistan et le peuple palestinien.

Ce mois d'octobre marque le 67e anniversaire de la fin du procès historique de Nuremberg intenté contre les dirigeants nazis devant le Tribunal militaire international. Le procès a commencé en novembre 1945, après la défaite la même année des nazis et de leurs alliés, le Japon et l'Italie. La base juridique de ce procès a été établie par la Charte de Londres, signée par l'Union soviétique, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France le 8 août 1945. Le Tribunal militaire international devait « juger et punir de façon appropriée et sans délai, les grands criminels de guerre des pays européens de l'Axe ». Durant et après le procès principal, d'autres procès se sont déroulés, dont les procès de certains des grands industriels nazis. La définition de ce qui constitue un crime de guerre est précisée dans les sept principes de Nuremberg formulés à la suite des procès. (Voir ci-dessous)

Les peuples du monde exigeaient le châtiment des criminels de guerre nazis parce que les crimes des hitlériens et de leurs alliés pendant la Deuxième Guerre mondiale étaient sans précédent; ils avaient exterminé impitoyablement et massivement tous les peuples épris de paix qui s'opposaient à leur but de domination mondiale. Au nombre de leurs exactions figurent les enlèvements et les assassinats de femmes et d'enfants, l'exécution de prisonniers , la destruction complète de villes et de villages, l'asservissement et la torture de populations entières, le pillage des moyens de production, les fermes brûlées, le pillage et la destruction des trésors culturels et d'innombrables autres crimes abominables.

Pendant et après la Deuxième Guerre mondiale, cette exigence ferme pour le jugement et le châtiment des hitlériens a été présentée et appuyée par tous les peuples épris de liberté. Le 2 novembre 1943, Staline, Roosevelt et Churchill signaient la Déclaration de Moscou et déclaraient qu'au moment de l'armistice avec tout gouvernement allemand « les officiers et soldats allemands et les membres du parti nazi qui ont été responsables de ou ont pris part volontairement dans les atrocités précitées, dans les massacres et exécutions, seront renvoyés dans les pays dans lesquels ces actes abominables ont été commis, à l'effet qu'ils puissent être jugés et punis selon les lois de ces pays libérés et des gouvernements libres qu'elles y mettront en place. »

Deux cents Allemands accusés de crimes de guerre ont été jugés à Nuremberg, et 1 600 autres ont été jugés par des tribunaux militaires traditionnels. La base juridique de la compétence du tribunal de Nuremberg a été définie aussi par l'Acte de reddition militaire de l'Allemagne. L'autorité politique pour l'Allemagne avait été transférée au Conseil de contrôle allié qui, ayant le pouvoir souverain sur l'Allemagne, pouvait décider de punir les violations du droit international et des lois de la guerre. Parce que le tribunal devait se limiter aux violations des lois de la guerre, il n'avait pas compétence sur les crimes commis avant l'invasion de la Pologne le 1er septembre 1939. [1]

La notion de crimes internationaux et de la lutte contre ces crimes a été dictée principalement par l'expérience de la guerre contre l'hitlérisme. L'Organisation des Nations unies (ONU) a été fondée officiellement le 24 octobre 1945. Ses objectifs déclarés était de faciliter la coopération dans le droit international, la sécurité internationale et la réalisation de la paix mondiale durable. L'ONU comprend cinq organes principaux: l'Assemblée générale, le Secrétariat le Conseil de sécurité, le Conseil économique et social et la Cour internationale de Justice (en remplacement de la Cour permanente de justice internationale instaurée par la Société des Nations) qui siège à la Haye.

La Cour internationale de justice (CIJ) a pour principales fonctions de régler des conflits juridiques soumis par les États, et de donner un avis sur des questions juridiques présentées par des organes et agences internationaux agréés par l'Assemblée générale des Nations unies. C'est un organe permanent composé de 15 juges élus pour neuf ans par un double scrutin de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité à partir d'une liste de personnes présentée par les groupes nationaux de la Cour permanente d'arbitrage. Les juges sont renouvelés par tiers, pour assurer une continuité de jurisprudence. La Cour ne peut comprendre plus d'un ressortissant du même État. Depuis sa création, quatre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis, ont toujours eu un juge à la Cour internationale de justice.

Jusqu'à aujourd'hui, la CIJ a jugé relativement peu de cas. Toutefois, depuis les années 1980, il y a une volonté claire, venant des petits pays en particulier, de recourir à la Cour. Cependant, encore une fois, les décisions de la Cour contraires aux intérêts impérialistes ont été difficiles à appliquer. Après que la CIJ ait statué en 1986 que la guerre secrète des États-Unis contre le Nicaragua était une violation du droit international, les États-Unis ont retiré leur déclaration facultative de juridiction obligatoire et depuis reconnaissent la compétence de la Cour au cas par cas seulement. Le Chapitre XIV de la Charte des Nations unies autorise le Conseil de sécurité des Nations unies à faire respecter les jugements de la cour internationale. Toutefois, une telle application est assujettie au veto des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, les États-Unis ont utilisé leur veto dans le cas du Nicaragua. En outre, depuis la Deuxième Guerre mondiale, le principal agresseur dans le monde sont les États-Unis, qui ont un droit de veto au Conseil de sécurité.

En 2002, un nouveau tribunal international, la Cour pénale internationale (CPI), a été créé. Après plusieurs années de négociations, dans le but d'arriver à un traité, l'Assemblée générale des Nations unies a convoqué la Conférence diplomatique de plénipotentiaires des Nations unies à Rome en juin 1998. Le 17 juillet 1998, le Statut de Rome, fondement juridique de la création de la Cour pénale internationale permanente, a été adopté par un vote de 120 à 7. Les États-Unis et Israël ont voté contre. Jusqu'à ce jour, le procureur de la CPI a ouvert une enquête sur huit cas seulement, tous impliquant des pays africains. Les efforts répétés pour obtenir que  la CPI agisse, par exemple en ce qui concerne les crimes israéliens contre la Palestine, ont été vains. Ainsi, la CPI, qui est financée principalement par l'Union européenne, s'est révélée être un autre instrument de l'impérialisme occidental, punissant seulement les dirigeants de petits États africains, tout en ignorant les crimes commis par les États plus riches et plus puissants comme les États-Unis et Israël.

Les peuples du monde veulent un monde pacifique où les relations entre les nations sont fondées sur le respect de la souveraineté et l'avantage réciproque et où les conflits sont réglés par la voie des négociations plutôt que par la force militaire. Les peuples du monde veulent également mettre en place des instruments internationaux efficaces pour traduire en justice et punir ceux qui commettent des crimes qui violent le droit international. Jusqu'à ce jour, le problème est que les instruments qui ont été créés ont été soit ignorées par les agresseurs, comme la Cour internationale de justice, ou ont été des outils directs des agresseurs, comme la Cour pénale internationale. Les Nations unies sont théoriquement l'organisation internationale qui devrait traiter ces questions, mais dans sa forme actuelle, elle est dominée par les membres permanents du Conseil de sécurité, en particulier par les États-Unis. Le fait que, par exemple, les États-Unis continuent d'imposer leur blocus de Cuba malgré l'opposition écrasante de la communauté internationale montre qu'il est urgent de réformer l'ONU afin que la volonté de l'Assemblée générale puisse être réellement exécutée.

Note

1. Avant la Première Guerre mondiale, plusieurs organisations avaient été créés par des conférences et des traités internationaux pour tenter de réglementer les conflits entre les nations, notamment les Conventions de La Haye de 1899 et 1907. Après la Première Guerre mondiale, l'Union soviétique a tenté de traduire en justice les responsables des atrocités allemandes commises durant cette guerre. La position de l'Union soviétique a été appuyée par plusieurs pays. Par exemple , le Secrétaire d'État des États-Unis, Robert Lansing, a déclaré avant la signature du Traité de Versailles que « les coupables des crimes terribles commis contre l'humanité ne seront pas oubliés », mais ni les déclarations d'hommes d'État ni la voix de l'opinion publique n'ont entraîné de véritables punitions des coupables. Cependant, au lendemain de la Première Guerre mondiale, d'importantes questions comme la responsabilité de l'agresseur en cas de violation du droit international ont été abordées. Un pas en avant a été la création de la Société des Nations en 1920 à la Conférence de paix de Paris. En 1922, la Société des Nations crée la Cour permanente de Justice internationale pour juger les personnes accusées de crimes internationaux. De nombreux cas ont été soumis à la Cour dans les premières années, mais elle a été utilisée de moins en moins au cours des années agitées de 1930. La Société des Nations elle-même avait de nombreuses lacunes, seulement 63 pays en sont devenus membres, les États-Unis n'y ont pas adhéré et les trois principaux agresseurs de la Deuxième Guerre mondiale s'en sont retirés avant la guerre - l'Allemagne et le Japon en 1933, et l'Italie en 1937. De plus, l'Union soviétique, la force principale de la paix dans le monde, en a été expulsée en 1939 sur des accusations inventées pour s'être défendue contre la Finlande pronazie que l'Allemagne fortifiait pour s'en servir de base d'agression à l'Ouest contre l'Union soviétique.

L'Article 16 du Pacte de la Société des Nations donnait à la Société des Nations la possibilité de demander à l'agresseur de rendre des comptes. Il y était stipulé: « Si un membre de la Société recourt à la guerre, contrairement aux engagements pris aux articles 12, 13 ou 15, il est ipso facto considéré comme ayant commis un acte de guerre contre tous les autres membres de la Société. » En vertu de l'Article 16, les États membres s'engageaient à des sanctions économiques et militaires sévères contre l'État en rupture de pacte. Malheureusement, cela n'a pas été mis en pratique, puisque les membres de la Société des Nations ne sont pas parvenus à une action commune quand les militaristes japonais ont envahi la Mandchourie en 1931 et quand les fascistes italiens ont envahi l'Abyssinie (Éthiopie) en 1935.

Quelques années avant le début de la Deuxième Guerre mondiale, Andreï Vychinski, procureur général de l'Union soviétique, avait demandé de manière rhétorique: « N'est-il pas utopique d'essayer de créer un code pénal international ou au moins d'adopter un système de crimes internationaux, à savoir les crimes qui exigent la coordination unanime et universelle internationale, une réaction contraignante commune pour combattre et vaincre ces crimes? » Répondant à sa propre question, il a déclaré que, en dépit de nombreuses difficultés, « le droit pénal doit veiller à la paix et doit être mobilisé contre la guerre et contre ceux qui incitent à la guerre ».

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Les crimes impunis des industriels
américains et allemands


Max Faust (à gauche), ingénieur et directeur de la I.G. Farben, fait visiter le chantier du camp de concentration de Monowitz au Heinrich Himmler, Reichsführer-SS Heindrich Himmler. Monowitz-Buna deviendra le camp de concentration Auschwitz III. Photo de droite: les usines I.G. Farben au camp de Monowitz en 1944. Ces usines louaient le travail esclave des prisonniers aux nazis. I.G. Farben est l'une des nombreuses entreprises allemandes qui a soutenu les nazis.

À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l'opinion publique internationale s'attendait à ce que les industriels allemands soient jugés pour les crimes de guerre nazis, car leurs responsabilités étaient incontestables. Ils avaient financé la prise du pouvoir de Hitler, financé le parti nazi, armé la Wehrmacht, pillé les pays occupés, exploité le travail d'esclave de millions de déportés et de prisonniers, étendu leurs empires et réalisé d'énormes profits.

Les industriels allemands sont sortis de la guerre non seulement avec leur fortune pratiquement intacte, mais aussi impunis malgré leurs actes odieux. En peu de temps, ils ont rebâti leurs empires et sont redevenus certains des hommes les plus riches du monde. La raison principale a été que les États-Unis, qui étaient sortis pratiquement indemnes de la guerre et dont les industriels constituaient en fait une partie intégrante, mais secrète, de la machine nazie, n'ont ménagé aucun effort pour décharger les industriels allemands de la responsabilité d'avoir provoqué la guerre, et empêcher qu'ils soient jugés pour leur crimes.

Le fascisme est la forme que prend la domination de la bourgeoisie quand le pouvoir économique est concentré dans le pouvoir politique. Le parti nazi représentait la concentration du pouvoir économique des plus grands industriels allemands, sous une forme politique. Le nazisme est le fascisme, plus le racisme. Le Parti nazi d'Hitler n'aurait jamais pu s'emparer du pouvoir ni mener sa guerre longue et barbare contre les peuples du monde s'il n'avait pas représenté l'industrie allemande et n'avait pas été soutenu par elle.

Les industriels allemands ont été les organisateurs, les bâilleurs de fonds et les bénéficiaires de la guerre, mais en sont sortis pratiquement impunis. Le but de la guerre en Europe des industriels nazis était d'éliminer par la force tous leurs concurrents, que ce soit en les éliminant ou en s'emparant de leurs entreprises. Alfried Krupp, les directeurs d'IG Farben, Friedrich Flick et autres industriels se sont emparés des ressources et des usines dans les nouveaux territoires occupés militairement par les nazis et ont pillé les installations industrielles des pays occupés pour étendre leurs empires, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Allemagne.

En fait, ces industriels faisaient partie des dirigeants nazis. Ils conseillaient aux nazis quelles régions attaquer et qui tuer pour servir leurs intérêts. Le magnat de l'armement, Alfried Krupp, a été ministre de l'armement et de la production de guerre de Hitler. Il était le ministre du gouvernement qui planifiait le pillage en règle des pays qui allaient bientôt être attaqués. À mesure que les nazis avançaient et occupaient les pays d'Europe, Krupp et d'autres industriels s'emparaient des entreprises des capitalistes locaux et les intégraient à leurs propres empires ou transféraient en Allemagne les équipements et les machines de production capturés.

Les quelques industriels nazis jugés et emprisonnés après la guerre furent libérés le 1er février 1951, leurs courtes peines ayant été réduites à trois ans par le Haut-commissaire des États-Unis en Allemagne, John J. McCloy. En raison de ses nombreux liens avec les Rockefeller, les Morgan et autres membres des cercles dirigeants américains, McCloy était surnommé « président de l'establishment américain ». McCloy avait été conseiller auprès de I.G. Farben, le monopole chimique dont les dirigeants ont été reconnus coupables de crimes de guerre à Nuremberg, et s'était assis avec Hitler et Goering aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Il était le beau-frère du chancelier allemand de l'après-guerre, Konrad Adenauer, les deux ayant épousé des filles du même associé de JP Morgan. Les décisions de McCloy de réduire les peines des industrialistes confirment le peu d'importance que les impérialistes américains attachaient aux crimes de guerre nazis et qu'en fait ils avaient remplacé les nazis en tant que dirigeants de ceux qui étaient prêts à commettre n'importe quel crimes contre les peuples au nom de l'anticommunisme.



Henry Ford reçevant la Grand-Croix de l'Aigle allemand du Troisième Reich d'Hitler, présentée par Karl Kapp, consul général d’Allemagne à Cleveland (à gauche), et de Fritz Hailer, consul d'Allemagne à Détroit (à droite), pour son 75e anniversaire, le 30 juillet 1937.

Les industriels allemands accusés avaient des liens étroits mais secrets avec les monopoles anglo-américains. Chaque année, de nouvelles révélations confirment l'étroitesse de ces liens, notamment les liens politiques et économiques étroits et anciens entre les nazis et Henry Ford (Hitler a donné une décoration à Ford et avait une photo de lui sur son bureau); la production de matériel militaire allemand par la filiale de General Motors, Opel, et la filiale de ITT, Focke-Wulf; les accords secrets entre la Standard Oil de Rockfeller, Dupont et IG Farben, qui ont permis à Farben de produire de l'essence synthétique pour l'armée allemande, la collaboration de John Foster Dulles (plus tard secrétaire d'État des États-Unis) et de Alolen Dulles (plus tard chef de la CIA) avec le banquier nazi Kurt Schroeder pour cacher des actifs nazis.

Le grand-père de George W. Bush, feu le sénateur américain Prescott Bush, était un administrateur et un actionnaire de sociétés étroitement liées aux bâilleurs de fonds de l'Allemagne nazie, notamment Thyssen et IG Farben. Prescott Bush était un des sept directeurs de l'Union Banking Corporation (BC) qui représentait les intérêts de Thyssen aux États-Unis même après l'entrée en guerre des États-Unis. Les actifs de l'UBC ont été confisqués en 1942 en vertu du Trading with the Enemy Act (Loi sur le commerce avec l'ennemi). Peu après, trois autres entreprises dont Bush était associé ont été saisies. Prescott Bush était également lié à la Consolidated Silesian Steel Company (CSSC), qui utilisait la main-d'oeuvre esclave des camps de concentration nazis, celui d'Auschwitz, entre autres.

En appuyant et en finançant l'industrie de l'Allemagne nazie, les banques de Wall Street ont réalisé d'énormes profits. Parmi ces banques, on trouve: la Banque JP Morgan, Guaranty Trust, Chase Manhattan Bank (Rockefeller) et au moins trois sociétés d'investissement de Wall Street: Dillon, Read; Harris, Forbes; et National City Company (aujourd'hui la Citibank). Un groupe dirigé par James D. Mooney de General Motors, et comprenant Ford, IT & T, Ford et Kodak, a fait pression sur Roosevelt pour que les États-Unis suspendent les livraisons d'armements à la Grande-Bretagne et « améliore » les relations des États-Unis avec l'Allemagne nazie. Les filiales d'IBM ont contribué à l'organisation et la gestion des dossiers des détenus des camps de concentration nazis. Torkid Rieber, le président de Texaco, a fourni un soutien matériel à Hitler, a cherché à servir d'intermédiaire entre Goering et Roosevelt et a financé des activités pronazies aux États-Unis. Texaco a continué à livrer du pétrole à l'Allemagne après le début de la Deuxième Guerre mondiale, défiant l'embargo britannique.

La principale raison pour laquelle les partenaires américains et britanniques des financiers et industriels allemands ne voulaient pas juger les industriels nazis était qu'ils avaient peur que cela révèle leur collaboration, les machinations et la recherche de profits à l'origine de la guerre. Ils savaient très bien que tenir la « grande entreprise » responsable de la guerre allait créer un précédent dangereux pour l'avenir parce c'était un coup porté à la propriété privée, le coeur même du système capitaliste. Cela devait être évité à tout prix. En même temps, il fallait satisfaire l'opinion publique mondiale.

Pour masquer les véritables raisons de ne pas juger les industriels nazis, les États-Unis ont utilisé des arguments fallacieux. Dans une lettre du 13 mai 1946 au président Truman, le procureur en chef pour les États-Unis, Robert Jackson, écrit que les procès seraient trop coûteux et que les industriels pourraient être acquittés. Il dit que ces procès risqueraient de donner l'impression que les industriels sont traduits en justice uniquement parce que ce sont des industriels et que les États-Unis seraient associés « aux communistes soviétiques et aux gauchistes français ». Il affirme qu'une attaque publique contre l'industrie pourrait décourager une coopération future avec le gouvernement américain en matière d'armements.

Sous la forte pression de l'opinion publique dans leurs pays, les impérialistes anglo-américains ont été forcés d'accepter de remettre les politiciens et les généraux nazis au Tribunal international, mais ils ont soustrait les industriels à la juridiction du tribunal et les ont gardés en « détention protectrice », attendant que le temps passe et l'occasion de développer une coopération plus étroite et plus ouverte avec eux. Dans son « Rapport final au Secrétaire de l'Armée sur le procès pour crimes de guerre de Nuremberg » (1949), Telford Taylor révèle les efforts incessants déployés pour décharger les industriels nazis, les véritables organisateurs de l'agression nazie, de la responsabilité d'avoir causé la guerre et pour empêcher qu'ils soient jugés par le Tribunal international. Quant aux industriels des États-Unis qui ont appuyé les nazis et tiré d'énormes profits de ces relations d'affaires, aucun n'a été traduit en justice.


Documents présentés au procès de Nuremberg. À gauche: bordereau original de transfert, daté du 2 mars 1933, General Electric Allemagne à Delbrück, Shickler Bank à Berlin, avec instruction de payer 60 000 RM au fonds « Nationale Treuhand » (administré par Hjalmar Schacht et Rudolph Hess) utilisé pour l'élection de Hitler en mars 1933. À droite: diagramme des liens de General Electric International avec le fonds nazi « Nationale Treuhand ».

Les trois procès des industriels nazis

Malgré une forte opposition venant des cercles dirigeants américains, le procureur des États-Unis, Telford Taylor a réussi finalement à instruire des procès contre les trois principaux groupes industriels allemands en 1947, deux ans après la fin de la guerre: Flick, IG Farben et Krupp.

Le Groupe Flick était un des principaux producteurs d'armements de Hitler et un grand exploiteur de la main-d'oeuvre esclave des camps. Au Procès Flick (19 avril-22 décembre1947), Freidrich Flick et cinq administrateurs seront inculpés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d'appartenance à trois organisations criminelles : le parti nazi, le Cercle des amis de Himmler et la SS. Flick sera condamné à sept ans de prison, deux de ses administrateurs seront condamnés à cinq ans et deux ans respectivement, et les trois autres seront acquittés. Après sa libération anticipée par McCloy en 1951, Friedrich Flick a reconstruit son empire industriel, acheté une participation dans Daimler-Benz et est devenu l'un des hommes les plus riches du monde. Son fils et héritier, Friedrich Flick Jr. a vendu sa participation dans Daimler en 1975, et par la suite a été condamné six ans plus tard pour corruption de fonctionnaires et évasion fiscale en Allemagne de l'Ouest pour éviter les taxes sur la vente. À sa mort en 2006, Flick Jr. était l'homme le plus riche d'Autriche.

IG Farben a été le fabricant du Zyklon B, l'insecticide à base d'acide cyanhydrique, utilisé dans les chambres à gaz des camps d'extermination et a été un des principaux exploiteurs de la main-d'oeuvre esclave des camps. IG Farben avait construit des usines à proximité du camp de concentration d'Auschwitz. Au Procès IG Farben (27 août 1947-30 juillet 1948), 24 administrateurs du groupe ont été inculpés de préparation, de déclenchement et de poursuite d'une guerre d'agression, d'invasion d'autres pays, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité et d'appartenance à une organisation criminelle, la SS. Treize ont été condamnés à des peines de prison allant jusqu'à huit ans, dix ont été acquittés et un n'a pas été jugé. IG Farben a été scindé en BASF, Bayer, Hoechst et Agfa, les premières sociétés du groupe, ce fut la seule entreprise nazie à être démantelée en zone américaine. Ces quatre entreprises plus petites ont prospéré rapidement et, après leur libération anticipée par McCloy en 1951, plusieurs dirigeants d'IG Farben en ont pris la direction. Plusieurs anciens directeurs d'IG Farben deviendront administrateurs d'autres monopoles allemands comme Telefunken.

Alors que les administrateurs de I.G. Farben ont été jugés, les vrais propriétaires ne l'ont pas été. Les propriétaires étaient les descendants des familles qui avaient fondé les sociétés constitutives du groupe ( BASF , Bayer , Hoechst, AGFA et plusieurs autres petites entreprises), les descendants de personnes qui avaient épousé des membres des familles fondatrices , les propriétaires des banques, qui les avaient financés, comme les Warburg , et ceux qui avaient investi dans IG Farben après sa fondation, y compris des investisseurs non-allemands. Ces propriétaires percevaient des dividendes sur les profits de I.G. Farben alors que les prisonniers des camps de concentration étaient assassinés dans des chambres à gaz équipées par I.G Farben, et, après la guerre, ont repris le contrôle des sociétés constituantes pour devenir encore plus riches. Pour donner un exemple, le milliardaire Curt Engelhorn Glover , rejeton d'une famille fondatrice de BASF, a été classé par le magazine Forbes en 2013 comme la 23e personne la plus riche en Allemagne. Engelhorn continua à profiter de ses relations nazies après la guerre, en partenariat avec fugitif Klaus Barbie, chef de la Gestapo en France, qui expédiait de la quinine à bas prix de la Bolivie à la société pharmaceutique de Engelhorn, Boehringer Mannheim.


Les accusés au procès Krupp, Nuremberg, décembre 1947. De gauche à droite: Alfried Krupp, Ewald Perdant, Eduard Houdremont, Erich Müller, Friedrich Janssen, Karl Pfirsisch et Karl Eberhardt.

Le Groupe Krupp, fondé en 1810, a été le plus grand groupe industriel et fabricant d'armes d'Allemagne. En 1943, Hitler nomme Alfried Krupp, membre des SS depuis en 1931, ministre de l'armement et la production de guerre. Pendant la guerre, les entreprises Krupp utilisent près de 100 000 travailleurs forcés en Allemagne et dans les usines saisies dans les territoires occupés. Au Procès Krupp (du 8 décembre 1947 au 31 juillet 1948), Alfried Krupp, propriétaire, et onze administrateurs ont été inculpés de crimes contre la paix et crimes contre l'humanité et de participation à un plan concerté ou un complot en vue de commettre des crimes contre la paix. Alfried Krupp a été condamné à douze ans de prison et dix administrateurs ont été condamnés à des peines allant de trois à douze ans. Alfried Krupp a été libéré en 1951 par McCloy et ses actifs lui ont été rendus en 1953. En deux ans, Krupp revenait au premier rang des entreprises allemandes et, en 1963, Alfried Krupp était de nouveau l’industriel le plus riche et le plus puissant d'Europe. Il est mort en 1967, son exemplaire personnel de Mein Kampf sur sa table de chevet.

Après leur libération, tous les industriels nazis condamnés ont retrouvé leurs richesses; beaucoup avaient de l'argent caché à l'étranger dans des pays comme l'Argentine ou en Europe dans des pays comme la Suisse et la Suède. En 1985, le magazine Fortune a publié une liste des 100 hommes les plus riches du monde et en tête de liste figuraient des milliardaires qui avaient été membres importants de l'entourage intime d'Hitler. Leurs descendants et ceux d'autres industriels nazis qui n'ont pas été jugés, comme les Quandts de BMW (qui a utilisé la main-d'oeuvre esclave des camps de concentration) et les von Finck de la compagnie d'assurance Allianz (qui a assuré Auschwitz) sont toujours parmi les super-riches aujourd'hui. La reconstruction rapide des empires des industriels nazis expose clairement que toutes les promesses de dénazification des impérialistes anglo-américains étaient tout simplement de la rhétorique pour camoufler leur propre programme secret de réhabilitation des nazis, pour blanchir leurs crimes et leurs propres crimes, et pour transformer l'Allemagne d'après-guerre en un rempart anticommuniste contre l'Union soviétique.

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À titre d'information

Les principes de Nuremberg

Principe I: Tout auteur d'un acte qui constitue un crime de droit international est responsable de ce chef et passible de châtiment.

Principe II: Le fait que le droit interne ne punit pas un acte qui constitue un crime de droit international ne dégage pas la responsabilité en droit international de celui qui l'a commis.

Principe III: Le fait que l'auteur d'un acte qui constitue un crime de droit international a agi en qualité de chef d'État ou de gouvernant ne dégage pas sa responsabilité en droit international.

Principe IV: Le fait d'avoir agi sur l'ordre de son gouvernement ou celui d'un supérieur hiérarchique ne dégage pas la responsabilité de l'auteur en droit international, s'il a eu moralement la faculté de choisir.

Principe V: Toute personne accusée d'un crime de droit international a droit à un procès équitable, tant en ce qui concerne les faits qu'en ce qui concerne le droit.

Principe VI: Les crimes énumérés ci-après sont punis en tant que crimes de droit international:
a. Crimes contre la paix,
b. Crimes de guerre,
c. Crimes contre l'humanité.

Principe VII: La complicité d'un crime contre la paix, d'un crime de guerre ou d'un crime contre l'humanité, tels qu'ils sont définis dans le principe VI, est un crime de droit international.

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