Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 151 - 16 octobre 2013

Levez l'embargo contre Cuba! L'impunité américaine doit cesser!

L'Assemblée générale des Nations Unies se
prépare à voter pour la levée de l'embargo
des États-Unis contre Cuba

Levez l'embargo contre Cuba! L'impunité américaine doit cesser!
L'Assemblée générale des Nations unies se prépare à voter pour la levée de l'embargo des États-Unis contre Cuba
Une délégation de la Fédération des femmes cubaines reçoit un accueil chaleureux à Toronto

Supplément
Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d'Amérique - Rapport de Cuba sur la résolution 67/4 de l'Assemblée générale des Nations Unies


Levez l'embargo contre Cuba! L'impunité américaine doit cesser!

L'Assemblée générale des Nations Unies se
prépare à voter pour la levée de l'embargo
des États-Unis contre Cuba

Le 29 octobre, l'Assemblée générale de l'ONU votera sur une résolution demandant que les États-Unis mettent fin à leur embargo criminel contre Cuba qui dure depuis 51 ans. La résolution de cette année est la 22e à cet effet qui est soumise à l'Assemblée générale de l'ONU.

Chaque année, depuis 21 ans, la résolution est adoptée par une majorité de plus en plus imposante. L'an dernier, les États-Unis n'ont pu amasser qu'un appui pathétique à leur position injuste, obtenant uniquement le vote de leur État client, Israël, et de leur protectorat micronésien, Palau, pendant que 188 pays votaient pour mettre fin à l'embargo. Le fait même que les États-Unis aient pu poursuivre leurs sanctions - qui violent non seulement la souveraineté de Cuba mais celle des nations qui ont des échanges commerciaux avec Cuba - en dépit d'une opposition internationale fortement majoritaire met en lumière la nécessité de réformer les Nations unies afin que la volonté de l'Assemblée générale puisse s'affirmer.

Selon Prensa Latina, l'opposition à l'embargo a été l'un des sujets les plus discutés lors du Débat général de l'Assemblée générale du 24 septembre au 1er octobre. Des présidents, premiers ministres et ministres des Affaires étrangères de 47 pays et des cinq continents ont exigé la fin de l'embargo. Le président bolivien Evo Morales a dit que l'embargo contre Cuba est le « pire des génocides », alors que le président du Salvador, Mauricio Funes, ainsi que John Mahama du Ghana et Kamla Persad-Bissessar de Trinidad et Tobago l'ont qualifié de « relique du passé ». Le premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Ralph Gonsalves, a dit que l'embargo était une sorte de « vengeance myope » qui avait occasionné des pertes de millions de dollars et des maux sociaux inestimables affectant des secteurs tels la santé et l'éducation. Pour sa part, le président gambien Hadju Yahya Jammeh a dit que les mesures étaient inhumaines, injustes et flagrantes, et les a dénoncées comme étant sans fondement. Plusieurs ont dit que l'embargo imposé par les États-Unis est un obstacle indéniable au développement de Cuba ainsi qu'une violation du droit international.


Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères Abelardo Moreno présente le rapport de Cuba sur les effets du blocus des États-Unis à La Havane le 7 octobre 2013 (Cuba vs. Bloqueo)

Une conférence de presse a eu lieu le 7 octobre au Centre de cardiologie pédiatrique William Soler à la Havane afin de présenter le rapport annuel de Cuba sur les dommages causés par l'embargo. Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères Abelardo Moreno a expliqué que les chiffres liés à l'embargo étasunien et aux dommages économiques soufferts par Cuba sont astronomiques, de l'ordre de 1,57 billion $, en tenant compte de la dépréciation du dollar vis-à-vis de l'or. « Non seulement l'embargo est-il maintenu, mais à certains égards il est plus sévère, a fait valoir Moreno. Je demande, de quel droit les États-Unis peuvent-ils imposer des sanctions à des compagnies qui ne sont même pas américaines », a-t-il rajouté. Il a dit que depuis l'entrée en fonction d'Obama en 2009, les amendes imposées aux contrevenants de l'embargo, soient-ils domestiques ou étrangers, avaient augmenté de façon dramatique, atteignant 2,5 milliards $.

Moreno a dit que les banques étrangères étaient de plus en plus hésitantes à faire des transactions liées à Cuba suite aux pressions des États-Unis, ce que peuvent affirmer de nombreuses entreprises étrangères à la Havane. « Les banques tiennent comptent des risques et non seulement des gains lorsqu'elles font affaire avec Cuba, même si les transactions sont tout à fait légales », a déclaré un banquier étranger à Reuters.

Les transactions commerciales, les échanges académiques, la longue liste des médicaments qui sont refusés à Cuba, le refus d'accorder des visas pour des événements sportifs et les effets néfastes sur le commerce étranger sont quelques-uns des effets de l'embargo qui font mal à Cuba, selon le rapport présenté par Moreno.

Le directeur du Centre de cardiologie pédiatrique William Soler, Eugenio Selman-Housein Sosa, a fait part de l'expérience concrète de l'embargo, expliquant que le centre manque d'équipement et de médicaments les plus modernes puisque ce sont des compagnies étasuniennes qui prédominent dans certains secteurs et que les règlements imposés par les États-Unis qui exigent une vérification de l'utilisateur final rendent le commerce presqu'impossible. « Pour Cuba, cette situation prend des proportions dramatiques », a-t-il dit, parce que les sanctions empêchent l'acquisition de produits qui font littéralement la différence entre la vie et la mort. »

L'embargo des États-Unis, l'incarcération injuste des cinq patriotes cubains ainsi que le terrorisme d'État contre Cuba font tous partie de la politique hostile et vindicative des États-Unis contre ce pays. Le diktat impérialiste de la « loi du plus fort » ne doit pas l'emporter dans les relations internationales et les États-Unis doivent être tenus responsables et se plier à la volonté internationale majoritaire qui veut mettre fin à l'embargo criminel contre Cuba.

États-Unis, ne touchez pas à Cuba!
Mettez fin à l'embargo!
Défendons la souveraineté de toutes les nations!

Haut de page


Une délégation de la Fédération des femmes
cubaines reçoit un accueil chaleureux à Toronto


Le 21 septembre, des organisations d'amitié canado-cubaine ont tenu une activité au centre Beit Zatoun pour accueillir une délégation de la Fédération des femmes cubaines en visite à Toronto. Les visiteuses cubaines étaient Arelys Santana Bellos, deuxième secrétaire de la Fédération des femmes cubaines et Maritzel Gonzales Quevedo, responsable des Relations internationales pour la Fédération. Les visiteuses cubaines ont passé un après-midi agréable à discuter de la situation à Cuba et des événements internationaux avec les personnes présentes.

La réunion était organisée par le Forum sur Cuba de Toronto et l'Association «Juan Gualberto Gomez »[1] des résidents cubains à Toronto. Le consul général de Cuba à Toronto, Javier Domokos et le consul cubain à Toronto Raul Delgado, étaient également présents et se sont unis aux résidents de Toronto pour accueillir la délégation des femmes cubaines. L'activiste et ami de Cuba bien connu, le professeur, poète et auteur Keith Ellis, a servi d'interprète.

Après l'exposé instructif des représentantes de la Fédération des femmes cubaines tout le monde a été invité à intervenir. Une des questions qui ont été soulevées était sur le rôle que jouent les femmes dans l'édification de Cuba dans les conditions de l'embargo économique contre le pays par l'impérialisme étasunien qui dure maintenant depuis 51 ans.

Les femmes cubaines ont dit qu'elles font partie de la génération née dans la révolution ainsi que dans la période de l'embargo. Elles ont dit que l'embargo avait porté un dur coup à Cuba, mais que néanmoins leur pays progressait, en particulier dans le domaine des soins de santé. Elles ont expliqué que parfois, pour sauver la vie d'un enfant, il était nécessaire de parcourir le monde à la recherche de médicaments appropriés alors que ceux-ci sont à portée de la main et en abondance aux États-Unis. L'embargo, ont-elles expliqué, a fait en sorte que le peuple, et les femmes en particulier, ont dû faire des sacrifices supplémentaires pour en surmonter les effets, pour être autosuffisants d'un point de vue alimentaire et assurer le développement de l'agriculture. Elles ont aussi mentionné que la crise financière mondiale de 2008 a eu un important impact négatif sur Cuba comme l'a eu la hausse mondiale des prix des aliments.

« C'est honteux de la part d'un pays aussi puissant que les États-Unis d'essayer de nous priver de notre révolution. Grâce à l'aide d'organisations partout dans le monde comme celles-ci à Toronto, nous avons réussi à poursuivre notre chemin et à obtenir ce dont nous avons besoin », a dit Arelys Santana Bellos. « Nous bénéficions de soins de santé gratuits et universels, mais lorsque nos enfants sont aux prises avec un cancer et que nous avons besoin de médicaments spécialisés pour contrecarrer les effets de la chimiothérapie, nous devons une fois de plus aller magasiner de par le monde, en sachant que ces médicaments sont tout à fait disponibles à proximité de chez nous. »


De gauche à droite: Arelys Santana Bellos, Keith Ellis et Maritzel Gonzalez-Quevedo.

Deux autres exemples ont été donnés pour illustrer les effets de l'embargo. Huit heures d'embargo coûtent à Cuba l'équivalent de ce qu'il en coûterait pour bâtir 40 centres de la petite enfance. Trois jours d'embargo équivalent à ce qu'il en coûte en manuels et en matériel pour un cours complet dans une maison d'enseignement. L'agression des États-Unis nuit à la vie du peuple cubain de plusieurs façons, ont-elles dit.

Les représentantes cubaines ont aussi parlé des nombreuses réalisations qu'ont accomplies Cuba et son peuple en dépit de l'embargo. Elles ont dit que Cuba, un petit pays, exporte des médecins qui sauvent des vies partout dans le monde. Cuba n'a jamais agressé aucun pays alors que les États-Unis envahissent des pays afin de prendre le contrôle de leurs ressources naturelles tout en détruisant des gouvernements, ont-elles expliqué. Les États-Unis refusent de participer dans des solutions pacifiques aux conflits, comme on le voit dans le rôle qu'ils jouent pour perpétuer l'oppression continue du peuple palestinien.

En dépit de l'embargo, la Fédération des femmes cubaines confronte les difficultés et fait progresser la révolution, ont-elles ajouté. Une difficulté particulière que connaissent présentement les femmes cubaines est l'ingérence de femmes étasuniennes dans les affaires de Cuba. Elles ont dit que les États-Unis financent des mercenaires comme les Femmes en blanc (Damas de Blanco) qui sont déterminées à saper le travail de la révolution et à répandre la désinformation au sujet de Cuba. Elles ont expliqué que toutes les Cubaines bénéficient de soins de santé gratuits ainsi que d'aide en période de grossesse et pour d'autres besoins de santé, et cela comprend aussi ces mercenaires appelées Femmes en blanc qui se plaisent à accuser Cuba d'enfreindre les droits de la personne. Cuba défend les droits de tous à l'éducation, à la santé, aux régimes de retraite et à d'autres services. De plus, les femmes forment plus de 60 % des gens qui sont actifs dans d'importants domaines comme l'éducation, la santé, la défense civile de même que l'administration politique et économique.

Une question a été soulevée sur la question de la diversité et de l'égalité hommes-femmes. Les oratrices ont insisté pour dire que personne n'est exclu et tout le monde peut participer à leur organisation. Elles sont particulièrement fières du travail accompli en ce sens. Cuba a évolué au cours des 54 dernières années malgré les difficultés éprouvées par des gens qui sont restés accrochés aux idées de la vieille société. La constitution cubaine, ont-elles dit, garantit l'égalité entre les femmes et les hommes. L'égalité est enchâssée dans les lois qui sont garanties par la révolution et par le travail du peuple, en particulier par le travail des femmes et leur participation à la Fédération des femmes cubaines.

Elles ont expliqué que la Fédération des femmes cubaines continue aussi de travailler pour donner du pouvoir aux femmes à tous les niveaux de la société. Pour elles, la question de l'action positive pour les femmes cubaines est une question d'encourager les femmes à s'impliquer à tous les niveaux de la société tant à la formation qu'aux prises de décision. « Aucune femme n'assume un rôle de leadership sans avoir été bien formée pour mener à bien ses responsabilités », ont-t-elles dit.

La Fédération des femmes cubaines tient des congrès dans tout le pays. Ses membres sont constituées de la vaste majorité des femmes cubaines (85,2 % des femmes éligibles de plus de 14 ans). Plus de 80 000 réunions sont tenues à chaque année dans les communautés et au niveau des quartiers, en plus des niveaux municipal, provincial et national, et les femmes participent activement à la discussion sur les besoins du pays et des femmes dans la société.

Note

1. Juan Gualberto Gomez Ferrer (12 juillet 1854 - 5 mars 1933) était un dirigeant révolutionnaire afro-américain de la Guerre d'indépendance cubaine contre l'Espagne.

(Un correspondant du LML, avec des sources de www.cubadiplomatica.ca, www.torontoforumoncuba.com)

Haut de page


Lisez Le Marxiste-Léniniste
Site web:  www.pccml.ca   Courriel: redaction@cpcml.ca