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Une conférence de presse a eu lieu le 7 octobre au Centre de cardiologie pédiatrique William Soler à la Havane afin de présenter le rapport annuel de Cuba sur les dommages causés par l'embargo. Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères Abelardo Moreno a expliqué que les chiffres liés à l'embargo étasunien et aux dommages économiques soufferts par Cuba sont astronomiques, de l'ordre de 1,57 billion $, en tenant compte de la dépréciation du dollar vis-à-vis de l'or. « Non seulement l'embargo est-il maintenu, mais à certains égards il est plus sévère, a fait valoir Moreno. Je demande, de quel droit les États-Unis peuvent-ils imposer des sanctions à des compagnies qui ne sont même pas américaines », a-t-il rajouté. Il a dit que depuis l'entrée en fonction d'Obama en 2009, les amendes imposées aux contrevenants de l'embargo, soient-ils domestiques ou étrangers, avaient augmenté de façon dramatique, atteignant 2,5 milliards $. Moreno a dit que les banques étrangères étaient de plus en plus hésitantes à faire des transactions liées à Cuba suite aux pressions des États-Unis, ce que peuvent affirmer de nombreuses entreprises étrangères à la Havane. « Les banques tiennent comptent des risques et non seulement des gains lorsqu'elles font affaire avec Cuba, même si les transactions sont tout à fait légales », a déclaré un banquier étranger à Reuters. Les transactions commerciales, les échanges académiques, la longue liste des médicaments qui sont refusés à Cuba, le refus d'accorder des visas pour des événements sportifs et les effets néfastes sur le commerce étranger sont quelques-uns des effets de l'embargo qui font mal à Cuba, selon le rapport présenté par Moreno.
L'embargo des États-Unis, l'incarcération injuste des cinq patriotes cubains ainsi que le terrorisme d'État contre Cuba font tous partie de la politique hostile et vindicative des États-Unis contre ce pays. Le diktat impérialiste de la « loi du plus fort » ne doit pas l'emporter dans les relations internationales et les États-Unis doivent être tenus responsables et se plier à la volonté internationale majoritaire qui veut mettre fin à l'embargo criminel contre Cuba. États-Unis,
ne
touchez
pas
à
Cuba!
Une délégation de la
Fédération des femmes
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![]() De gauche à droite: Arelys Santana Bellos, Keith Ellis et Maritzel Gonzalez-Quevedo. |
Deux autres exemples ont été donnés pour illustrer les effets de l'embargo. Huit heures d'embargo coûtent à Cuba l'équivalent de ce qu'il en coûterait pour bâtir 40 centres de la petite enfance. Trois jours d'embargo équivalent à ce qu'il en coûte en manuels et en matériel pour un cours complet dans une maison d'enseignement. L'agression des États-Unis nuit à la vie du peuple cubain de plusieurs façons, ont-elles dit.
Les représentantes cubaines ont aussi parlé des nombreuses réalisations qu'ont accomplies Cuba et son peuple en dépit de l'embargo. Elles ont dit que Cuba, un petit pays, exporte des médecins qui sauvent des vies partout dans le monde. Cuba n'a jamais agressé aucun pays alors que les États-Unis envahissent des pays afin de prendre le contrôle de leurs ressources naturelles tout en détruisant des gouvernements, ont-elles expliqué. Les États-Unis refusent de participer dans des solutions pacifiques aux conflits, comme on le voit dans le rôle qu'ils jouent pour perpétuer l'oppression continue du peuple palestinien.
En dépit de l'embargo, la Fédération des femmes cubaines confronte les difficultés et fait progresser la révolution, ont-elles ajouté. Une difficulté particulière que connaissent présentement les femmes cubaines est l'ingérence de femmes étasuniennes dans les affaires de Cuba. Elles ont dit que les États-Unis financent des mercenaires comme les Femmes en blanc (Damas de Blanco) qui sont déterminées à saper le travail de la révolution et à répandre la désinformation au sujet de Cuba. Elles ont expliqué que toutes les Cubaines bénéficient de soins de santé gratuits ainsi que d'aide en période de grossesse et pour d'autres besoins de santé, et cela comprend aussi ces mercenaires appelées Femmes en blanc qui se plaisent à accuser Cuba d'enfreindre les droits de la personne. Cuba défend les droits de tous à l'éducation, à la santé, aux régimes de retraite et à d'autres services. De plus, les femmes forment plus de 60 % des gens qui sont actifs dans d'importants domaines comme l'éducation, la santé, la défense civile de même que l'administration politique et économique.
Une question a été soulevée sur la question de la diversité et de l'égalité hommes-femmes. Les oratrices ont insisté pour dire que personne n'est exclu et tout le monde peut participer à leur organisation. Elles sont particulièrement fières du travail accompli en ce sens. Cuba a évolué au cours des 54 dernières années malgré les difficultés éprouvées par des gens qui sont restés accrochés aux idées de la vieille société. La constitution cubaine, ont-elles dit, garantit l'égalité entre les femmes et les hommes. L'égalité est enchâssée dans les lois qui sont garanties par la révolution et par le travail du peuple, en particulier par le travail des femmes et leur participation à la Fédération des femmes cubaines.
Elles ont expliqué que la
Fédération des femmes cubaines
continue aussi de
travailler pour donner du pouvoir aux femmes
à tous les niveaux
de la société.
Pour elles, la question de l'action positive pour
les femmes cubaines
est une question d'encourager les femmes à
s'impliquer à
tous les niveaux de la société
tant à la formation qu'aux prises de
décision. «
Aucune femme n'assume un rôle de leadership
sans avoir
été bien formée pour mener
à bien ses
responsabilités »,
ont-t-elles dit.
La Fédération des femmes cubaines tient des congrès dans tout le pays. Ses membres sont constituées de la vaste majorité des femmes cubaines (85,2 % des femmes éligibles de plus de 14 ans). Plus de 80 000 réunions sont tenues à chaque année dans les communautés et au niveau des quartiers, en plus des niveaux municipal, provincial et national, et les femmes participent activement à la discussion sur les besoins du pays et des femmes dans la société.
1. Juan Gualberto Gomez Ferrer (12 juillet 1854 - 5 mars 1933) était un dirigeant révolutionnaire afro-américain de la Guerre d'indépendance cubaine contre l'Espagne.
(Un correspondant du LML, avec des sources de www.cubadiplomatica.ca, www.torontoforumoncuba.com)
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