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Numéro 137 -
12
septembre 2013
15e anniversaire de
l'emprisonnement
injuste des
Cinq antiterroristes cubains aux États-Unis
Non au terrorisme
étasunien
contre Cuba!
Libérez les Cinq maintenant!
Ouverture
du
Tribunal populaire international sur les Cinq
Cubains à Toronto
en septembre 2012
CALENDRIER
D'ACTIVITÉS
15e
anniversaire
de
l'emprisonnement injuste des Cinq
antiterroristes
cubains aux États-Unis
• Non au terrorisme
étasunien contre
Cuba! Libérez les Cinq maintenant!
• Participez aux actions
pour la
libération des Cinq!
• Coup de circuit pour les
Cinq Cubains
- Juan Morales Agüero, Juventud Rebelde, 6
juin
2013
15e anniversaire de
l'emprisonnement
injuste des Cinq
antiterroristes cubains aux États-Unis
Non au terrorisme étasunien contre Cuba!
Libérez les Cinq maintenant!
La
délégation du Québec aux
actions pour les Cinq
Cubains à Washington le 31 mai 2013
Le 12 septembre est le 15e anniversaire de
l'emprisonnement par les États-Unis des
cinq patriotes cubains
dont le seul crime est d'avoir informé les
autorités
américaines des attaques terroristes qui
étaient
perpétrées contre Cuba à
partir des
États-Unis. Les Cinq Cubains, comme on les
appelle à
l'échelle internationale,
sont : Fernando Gonzalez Llort, René
Gonzalez Sehwerert, Antonio
Guerrero Rodriguez, Gerardo Hernandez Nordelo et
Ramon Labanino
Salazar. Un
anniversaire connexe est celui du 4 septembre, qui
est le 16e
anniversaire de la mort de Fabio Di Celmo, un
Montréalais
d'origine italienne tué en 1997 par
une bombe posée par des terroristes
anticubains à
l'hôtel Copacabana à la Havane,
où il
séjournait.
Pour cette occasion, de nombreuses
activités ont
lieu partout à travers le monde pour exiger
la libération
immédiate des Cinq patriotes dont des
activités
au Québec et au Canada, à
Montréal, Québec,
Toronto, Windsor, Vancouver, dans l'Outaouais et
dans plusieurs autres
villes.
Au moment où les impérialistes
américains se préparent à
déclencher la
terreur d'État contre le peuple syrien,
l'exemple des Cinq
Cubains illustre de manière
frappante le deux poids, deux mesures des
États-Unis, qui ont
d'autres motifs quand ils parlent du terrorisme.
Les cinq Cubains ont
été condamnés à des
peines
d'emprisonnement prolongées en septembre
1998 parce qu'ils
cherchaient à exposer les groupes
terroristes anticubains
notoires basés à Miami et qui sont
encouragés et financés tant
ouvertement qu'en secret par
le gouvernement des États-Unis. Depuis leur
arrestation et en
dépit des prétentions du
gouvernement des
États-Unis à l'effet qu'il s'oppose
au terrorisme,
celui-ci n'a rien fait pour mettre
fin au terrorisme contre Cuba
perpétré depuis le
territoire étasunien. Il a plutôt
tout fait en son pouvoir
pour infliger aux cinq patriotes cubains un
traitement
punitif, et ce, en commençant par
l'isolement cellulaire pendant
les 17 mois menant à leur procès
à Miami en
novembre 2000.
Les
procédures
légales frauduleuses en vertu desquelles
les Cinq ont
été condamnés ont
été
dénoncées internationalement, y
compris par le Groupe de
travail
de l'ONU sur la détention arbitraire en mai
2005. Les gens
épris de justice au Canada, aux
États-Unis et dans le
monde demandent que les Cinq soient
libérés
immédiatement. Plusieurs
personnalités publiques, des
membres du Parlement et d'organisations diverses
ont ajouté leur
voix à celles de milliers de personnes
ordinaires pour demander leur libération.
Les familles des Cinq sont elles aussi
attaquées
car on leur nie un visa d'entrée aux
États-Unis pour
qu'elles puissent rendre visite à leur
être cher en
prison.
René Gonzalez a finalement
été
relâché le 7 octobre 2011,
après 13 ans
d'incarcération. Il a finalement rejoint
cet été
sa famille à Cuba et lutte maintenant pour
que soient libérés ses quatre
compatriotes qui continuent
de purger des peines sévères :
Fernando González
(17 ans, 9 mois), Antonio Guerrero (21 ans, 10
mois),
Ramón Labañino (30 ans) et Gerardo
Hernández (2
sentences à vie plus 15 ans).
Le terrorisme continuel organisé par les
États-Unis contre Cuba remonte aux
débuts mêmes de
la révolution. Un des agents des
États-Unis les plus
notoires
est le terroriste Luis Posada Carriles qui se
vante d'en être un.
Maître d'oeuvre de certains des pires actes
de terrorisme
perpétrés contre Cuba, il est
entré aux
États-Unis illégalement en 2005. Il
n'a jamais
été accusé en justice de ses
crimes et a
été acquitté en 2011
d'accusations mineures
d'immigration et de parjure.
Il marche librement dans les rues de Miami depuis
ce temps et poursuit
ses conspirations avec ses frères de crime.
Voilà bien un
exemple de l'hypocrisie
moralisatrice des impérialistes
américains qui ont commis
des crimes innombrables contre les peuples du
monde au nom des droits
humains et de la lutte au
communisme.
À Cuba, afin de marquer cet anniversaire,
René Gonzalez a demandé à ses
compatriotes de
mettre des rubans jaunes partout au pays selon la
tradition qui
veut qu'on porte un ruban jaune pour se souvenir
d'un être cher
qui est absent. « Je veux que le 12
septembre des rubans jaunes
apparaissent dans les arbres,
sur les balcons, aux bras des gens, sur leurs
animaux et partout
où ils veulent les placer. Par ce geste, il
sera impossible aux
visiteurs et aux médias étrangers
d'ignorer que le peuple cubain attend toujours
quatre de ses fils qui
sont emprisonnés aux États-Unis
», a dit Gonzalez.
Tous les participants aux actions qui
commémorent cet anniversaire de par le
monde sont invités
à porter un ruban jaune.
Le traitement injuste imposé par les
États-Unis à ces patriotes a
attiré l'attention du
monde sur les méfaits des États-Unis
et leur politique
injuste hostile envers
Cuba. Loin de s'être laissé
brisés, les Cinq sont
aussi courageux qu'au début et jouent un
rôle important
dans la lutte pour faire cesser l'agression
américaine
contre Cuba. Ils représentent bien l'esprit
révolutionnaire indomptable du peuple
surmontant tous les
obstacles à sa souveraineté et
à son droit
d'être. Le
gouvernement des États-Unis devrait
écouter la voix de
l'opinion mondiale et libérer les Cinq
immédiatement !
Le Marxiste-Léniniste en appelle
à tous à faire connaître le
cas des Cinq Cubains et
à participer aux actions pour demander
qu'ils soient
libérés
immédiatement.
15 ans d'injustice, c'est 15 ans
de trop
!
Justice pour les cinq antiterroristes cubains !
Libérez les Cinq immédiatement !

Participez aux actions pour la libération
des
Cinq!
L'Institut cubain d'amitié avec les
peuples du
monde (ICAP) a convoqué un rassemblement
international de
solidarité pour la libération des
Cinq Cubains
jeudi le 12 septembre à La Havana,
Cuba, pour renforcer la
campagne mondiale pour la libération des
quatre héros
cubains toujours emprisonnés aux
États-Unis. Cuba a également
initié une campagne
sur twitter à l'intention du
président des
États-Unis Barack Obama sous le mot-clic
#Givemefive. Elle
débute
à 10 h (heure normale de l'Est) le
12 septembre.
Il y a des activités en appui aux Cinq
partout
dans le monde. Aux États-Unis il y aura une
vigile devant la
Maison blanche et les participants se joindront
en temps réel aux milliers de manifestants
partout dans le monde
qui porteront le ruban jaune en solidarité
avec les quatre
encore emprisonnés. Au Canada les
comités pour la libération des Cinq
organisent des
projections de film, des rassemblements, des
piquetages et d'autres
événements pour répandre la
vérité
au
sujet des Cinq et accroître la pression sur
le gouvernement
américain pour qu'il libère ces
hommes
immédiatement !
CALENDRIER
D'ACTIVITÉS

Coup de circuit pour les Cinq Cubains
- Juan Morales Agüero,
Juventud
Rebelde, 6 juin 2013 -
Le combattant antiterroriste cubain Gerardo
Hernandez,
qui a eu
48 ans le 4 juin, et un ami canadien
font des bâtons de
baseball pour
les
joueurs cubains.
La passion pour le baseball est dans l'ADN du
peuple
cubain. À titre d'exemple, Gerardo
Hernandez, un des combattants antiterroristes
injustement détenus aux
États-Unis et connus comme les
Cinq Cubains, trouve le temps en prison de
s'occuper de baseball.
Deux passionnés du baseball se sont
rencontrés : Gerardo et le
Canadien Bill Ryan. Après avoir
été informé
du cas des Cinq par Ricardo
Alarcon,
alors président du parlement cubain, lors
d'un forum sur la
révolution
cubaine, Bill s'est pris de sympathie pour la
cause des Cinq et les a
contactés.

Le Canadien
Bill Ryan
présente fièrement une copie
spéciale des
bâtons de baseball qu'il fabrique avec
le combattant
antiterroriste cubain Gerardo Hermandez au
président de
l'Assemblée nationale cubaine Ricardo
Alarcon, le 10 mai 2009,
pour célébrer le 50e
anniversaire de la Révolution
cubaine et la lutte pour la libération
des Cinq.
Désireux de faire une contribution
à la
campagne pour faire libérer
les antiterroristes, Bill a écrit à
Gerardo pour lui
demander des
suggestions. Peu après,
Gerardo lui a répondu qu'il pourrait faire
des bâtons de
baseball pour
les joueurs cubains. Même si par
métier Ryan n'avait
aucune expérience
de ce que cela
comportait — il est travailleur de l'automobile —
il a accepté
le défi.
Le Canadien s'est mis à l'oeuvre. Il a
d'abord
fait des lectures sur
les caractéristiques de cette pièce
d'équipement,
sur le meilleur type
de bois à utiliser,
la dimension officielle des bâtons. Il a
ensuite acheté
un tour et
l'a installé dans sa maison. Il connaissait
un peu le travail du
bois,
alors faire les premiers
prototypes n'a pas été trop
difficile.

Le
bâton
créé par Bill Ryan porte la
signature
de Gerardo Hernandez
|
« Gerardo m'a aidé au
début,
a-t-il dit à des journalistes. Depuis
sa cellule, il m'envoyait des notes et des
idées pour que je les
développe. Les résultats
ont certainement été positifs parce
que la compagnie
canadienne Sam
Bat, qui fabrique divers modèles de
bâtons pour les ligues
majeures, a
approuvé notre
modèle. »
Bill a passé tout son temps de loisir
à
fabriquer les bâtons.
Gerardo voulait que chaque bâton porte la
signature d'un des Cinq
gravé sur lui. Tous sauf ceux
qui vont aller à Industriales,
l'équipe
préférée de Gerardo, qu'il
sera
le seul à signer. Les bâtons ont
été
expédiés à Cuba, à son
épouse
Adriana qui les a livrés
en son nom.
Industriales d'abord
En décembre dernier, en
visite à Cuba, Bill a rencontré
Adriana. Ils ont tous
deux assisté à un
match au
Latinoamericano Stadium pour y livrer sept
nouveaux bâtons
à l'équipe
Industriales, qu'on appelle aussi l'équipe
bleue. Baptisé
« Cubacan »
par
Gerardo, chaque bâton portait son autographe
et un logo de sa
conception.
Adriana a téléphoné à
Gerardo à partir du stade. Après une
brève
conversation, elle a passé le
téléphone à
Bill qui l'a ensuite passé
aux joueurs Rudy Reyes
et Carlos Tavares. Au nom de toute
l'équipe, son
entraîneur Lazaro
Vargas a dit que « nous sommes
très heureux de ces
bâtons, ils sont de
grande qualité
et vont nous porter bonheur ».
L'équipe bleue a utilisé les
bâtons
et le site web Cubadebate a
ainsi apprécié la performance de
l'équipe :
« Dans la prison fédérale
de Victorville
en Californie, Gerardo a dû bien dormir.
Avec ses nouveaux
bâtons,
l'équipe Industriales, son équipe
préférée et celle de
plusieurs
Cubains, a remporté une
victoire éclatante. Rudy Reyes, qui est de
Arroyo Naranjo comme
Gerardo, a marqué 4 points dont
3 par trois coups de
circuit et l'un
d'entre eux
frappé très loin. Et c'est avec un
Cubacan que
l'équipe a marqué tous
ses points. »
Bill Ryan et
Adriana
Perez offrent aux membres de l'équipe
Industriales les
bâtons de fabrication canadienne qui
portent la signature de Gerardo, le 12
décembre 2012.
De nouveaux bâtons pour de nouveaux
joueurs
Le correspondant du journal Granma à
Las
Tunas Pastor Batista Valdea
a livré des bâtons provenant de
Gerardo à plusieurs
reprises. La
relation entre les deux hommes remonte au moment
où Gerardo a lu
une
chronique écrite par
Batista au sujet d'Andy Daniel Oro, un enfant de
Las Tunas souffrant
d'une invalidité aux doigts qui correspond
avec le combattant antiterroriste.
« Peu de temps après,
écrit
Pastor, Gerardo a émis un appel
international pour appuyer les Cinq. Dans son
texte, il parle de Andy
Daniel et de ses
dessins. Frappé de cette
sensibilité, j'ai écrit
un autre article
intitulé 'l'enfant que Gerardo a en lui
'. »
Après l'avoir lu, rappelle Pastor, il a
demandé à Alicia Jrapko, qui
est membre du Comité international pour la
libération des
Cinq Cubains
de se mettre
en contact avec moi. « Depuis ce jour,
et par ses soins,
nous sommes
restés en contact. »
Quelque temps plus tard, Alica a envoyé un
message à Pastor :
« Gerardo voudrait savoir si tu
pourrais te charger de
distribuer une
autre série
de bâtons de baseball fabriqués par
Bill. Ils sont
destinés à Joan
Carlos Pedroso et à Alfredo Despaigne. Il
dit qu'Adriana va te
les
faire parvenir. » Et
Pastor a accepté.
« Adriana m'a donné rendez-vous
dans
la ville de Camaguey pour m'y
remettre les bâtons, a dit Pastor. Je m'y
suis rendu avec Andy et
sa
mère. Avant
que nous repartions pour Las Tunas avec les
bâtons, elle a
parlé à son
mari au téléphone. Quand il a su que
j'étais
là, il a demandé à me
parler. »
Ils ont parlé un moment. Gerardo a
expliqué à Pastor qu'il y avait
9 bâtons : 4 pour Pedroso et
5 pour
Despaigne. Il a insisté pour
dire que c'était un cadeau de la part de
Bill et des Cinq.
« Si Pedroso veut garder les
bâtons,
qu'il le fasse. S'il veut les
garder collectivement avec l'équipe, c'est
bien aussi. Mais ils
sont
faits pour être utilisés,
pour frapper des coups de circuit que les fans
aiment
tant », a-t-il
dit amicalement.

Bill Ryan
est
honoré pour son travail de
popularisation du
cas des Cinq Cubains lors d'une
assemblée nationale
des résidents cubains au Canada, le
4 mai 2013 à Toronto.
|
Le frappeur de puissance de Las Tunas a
reçu les
bâtons des mains
d'Andy dans le lobby des bureaux du Comité
provincial du Parti
communiste de Las
Tunas. Il a dit, avec son humilité
naturelle :
« Recevoir ces bâtons
est un privilège et un engagement envers
Gerardo, ses camarades,
son
ami qui
les a fabriqués, avec Las Tunas et Cuba. Je
vais tout faire pour
frapper des coups de circuit avec ces
bâtons. Mais le plus gros
coup de
circuit, c'est lui qui l'a
frappé. J'ai parlé à Adriana
et lui ai
demandé de le remercier pour
moi. »
Despaigne a reçu les bâtons au stade
Jose
A. Huelga pendant un match
entre Sancti Spiritus et Pinar del Rio. Deux de
ces bâtons sont
faits
pour être utilisés
dans les parties, un est un trophée pour
les 36 coups de
circuit qu'il
a frappés lors des séries
précédentes ; il y en a un
petit pour son
fils et un autre
avec un trou d'un diamètre d'une balle de
baseball dans la
partie la
plus large du bâton. « Il m'a dit
qu'avec un
bâton comme celui-là, il
ne va pas être
capable de faire rien de bon quand il va affronter
Industriales,
c'était dit avec tout son humour et en
pouffant de
rire », a dit Pastor.
C'est renversant que ce vrai Cubain soit capable
de
faire des
blagues en dépit de ses conditions de
détention
inhumaines et des plus
difficiles. Il a été
condamné à deux sentences de prison
à vie plus
15 ans et n'a même pas
été autorisé à voir sa
femme pendant toutes
ces années en prison.
Le coup de circuit de Gerardo
Au baseball vous
avez deux sortes de frappeurs : il y a ceux
qui frappent la balle
et
ceux
qui cherchent à la sortir du terrain. Les
premiers cherchent
juste à
faire contact pour atteindre le premier but ;
les autres utilisent
toutes leurs forces pour
essayer de sortir la balle du terrain.
La livraison des bâtons en guide de
solidarité avec les joueurs de
baseball cubains à travers l'initiative de
Gerardo et ses
camarades de
combat est comme
un coup sûr qui lance une bonne idée
sur le terrain. Mais
c'est en même
temps un coup de circuit qui élimine tout
doute qui pourrait
encore
exister parmi les
sceptiques sur l’intégrité de ces
hommes.

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