Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 136 - 11 septembre 2013

40e anniversaire du coup d'État sanglant au Chili

Non aux sales guerres des États-Unis et leurs
changements de régime! Justice pour le Chili!
Ne touchez pas à la Syrie!


Quelque 60 000 personnes ont marché dans les rues de Santiago, Chili, le 8 septembre 2013 pour marquer
le 40e anniversaire du coup d'État et réclamer justice pour les victimes de la dictature sanguinaire d'Augusto
Pinochet, dictature mise au pouvoir et soutenue par les États-Unis. Sur la bannière: «Le peuple marche uni
contre l'impunité et la répression».

40e anniversaire du coup d'État sanglant au Chili
Non aux sales guerres des États-Unis et leurs changements de régime! Justice pour le Chili! Ne touchez pas à la Syrie!
Le président des États-Unis dit que la loi du plus fort doit prévaloir
Le Sénat américain reporte à plus tard le vote autorisant une attaque contre la Syrie

Non à l'intervention militaire contre la Syrie!
Des manifestations partout au Canada


40e anniversaire du coup d'État sanglant au Chili

Non aux sales guerres des États-Unis et leurs changements de régime! Justice pour le Chili! Ne touchez pas à la Syrie!


Des parents portant les photos des victimes du régime Pinochet à Santiago le 8 septembre 2013.

Aujourd'hui le 11 septembre est le 40e anniversaire du coup d'État sanglant orchestré par les États-Unis le 11 septembre 1973 au Chili. En cette occasion, Le Marxiste-Léniniste transmet ses sincères condoléances à tous ceux et celles qui ont souffert des actes meurtriers commis sous les auspices des États-Unis. Les États-Unis refusent depuis 40 ans de condamner ce qui s'est produit au Chili le 11 septembre 1973. Au contraire, aujourd'hui la même logique est présentée par le président Barack Obama pour justifier une agression contre la Syrie. Dans son adresse à la nation le 10 septembre, Obama a dit que la situation dans le monde est meilleure depuis les sept dernières décennies parce que les États-Unis forcent le respect des accords internationaux.


Un hommage au président chilien Salvador Allende,
renversé et assassiné par un coup d'État en 1973

« Depuis près de 70 ans, a-t-il dit, les États-Unis ont été le garant de la sécurité mondiale. Nous avons fait plus que de signer des accords internationaux : nous les avons fait appliquer. Le fardeau qui vient avec le leadership est parfois lourd, mais le monde aujourd'hui est une place où il fait mieux vivre parce que nous avons assumé ce fardeau. »

C'est ainsi que la logique de criminels s'est maintenant doublée d'une forme agressive de narcissisme.

L'univers entier sait que la quête de domination mondiale des impérialistes américains a pris corps au début de ces sept décennies dont parle Obama, lorsque les États-Unis ont largué des bombes nucléaires sur le Japon, incité et intervenu dans la guerre civile en Corée en violation de toutes les normes qui gouvernent les affaires internationales, lesquelles soutiennent le droit des nations à l'autodétermination et interdisent toute agression contre elles. Dans ces guerres, les États-Unis ont fait usage d'armes chimiques et bactériologiques en Corée, au Vietnam et contre d'autres peuples d'Indochine, notamment le napalm et l'agent orange qui ont fait des montagnes de victimes parmi les civils et beaucoup de séquelles encore aujourd'hui. Ces sept décennies ont été marquées par la guerre civile brutale et des tueries en Grèce et par l'instigation de coups d'État successifs qui ont culminé avec le coup d'État au Chili en 1973 et les atrocités commises dans le cadre de l'Opération Condor dans ce pays de même qu'en Argentine et dans d'autres pays d'Amérique latine. Elles ont été marquées également par les guerres des sales guerres au Guatemala, au Salvador et au Nicaragua, par l'invasion de la Grenade et de Panama, pour n'en nommer que quelques-unes, toutes commises au nom de la lutte contre le communisme et pour la cause de la paix et de la démocratie.

La logique criminelle du président des États-Unis est telle qu'il va jusqu'à déclarer que pour éviter des dommages collatéraux, il peut éliminer avec une précision sans failles ceux que les États-Unis se sont donné le droit divin d'éliminer. « Je ne vais pas envoyer de troupes américaines en sol syrien. Je ne vais pas entreprendre une action qui n'a pas de fin comme ce fut le cas en Irak et en Afghanistan. Je ne vais pas nous engager dans une campagne aérienne prolongée comme on l'a fait en Libye et au Kosovo. Cette frappe serait ciblée afin d'accomplir un objectif clairement délimité : dissuader de toute utilisation d'armes chimiques et détruire la capacité d'Assad de les utiliser. »

Nous sommes en droit de nous demander de quel type de frappe le président américain est en train de menacer l'humanité à présent. Quel genre de frappe peut-être si précise qu'elle exclut « des troupes au sol » ? Est-ce que le président des États-Unis est en train de nous menacer d'une attaque nucléaire contre la Syrie ? Est-ce cela qu'il a en tête ?

Citant des membres du Congrès, Obama a dit que « cela ne servirait à rien de faire une attaque 'inoffensive' en Syrie ».

« Permettez-moi d'être très clair : les forces armées des États-Unis ne font pas des actions inoffensives. Toute limitée qu'elle soit, cette frappe va envoyer à Assad un message qu'aucune autre nation du monde ne peut envoyer. Je ne pense pas que nous devrions renverser un autre dictateur par la force — nous avons appris en Irak que faire cela engage notre responsabilité pour tout ce qui s'ensuit. Mais une frappe ciblée va forcer Assad, ou n'importe quel autre dictateur, à y penser à deux fois avant d'utiliser des armes chimiques. »

Cette logique criminelle sur l'« application » des accords internationaux qu'Obama utilise pour justifier une attaque contre la Syrie et l'ingérence dans une guerre civile au mépris de toutes les normes du droit international rappelle ce que les Chiliens ont subi il y a 40 ans aujourd'hui. La même logique criminelle a présidé à l'organisation du coup d'État militaire par les États-Unis, un coup d'État qui a renversé le président Salvador Allende, démocratiquement élu, et instauré la dictature brutale du sanguinaire général Augusto Pinochet. Cette date est connue aujourd'hui dans toute l'Amérique latine et les Caraïbes comme « le premier 11 septembre ».

Les gens ont été massés et massacrés tout d'abord dans le stade de Santiago transformé pour l'occasion en centre de détention. Le président Allende a été assassiné au palais présidentiel de la Moneda. De tels crimes ont été perpétrés tout au long du règne de Pinochet, bien au-delà des frontières du Chili et jusqu'à Washington. La junte militaire du général Augusto Pinochet, avec le plein appui des États-Unis, a dirigé officiellement et « officieusement » le Chili pendant les 25 années qui ont suivi le coup.

Le rôle des États-Unis dans le coup au Chili est clairement révélé dans un télégramme envoyé en octobre 1970 par le groupe « Track Two » de Henry Kissinger au personnel de la CIA au Chili, qui se lisait ainsi : « C'est notre politique ferme et continue de renverser [le gouvernement démocratiquement élu de] Allende par un coup... Nous devons continuer d'appliquer le maximum de pression pour atteindre ce but et utiliser à cette fin toute ressource nécessaire. Nous devons nous assurer que ces opérations sont menées clandestinement et de façon sécuritaire afin que la main du gouvernement américain et des Américains demeure bien cachée. »


Les victimes du régime Pinochet sur le monument à leur
mémoire à Santiago

Quarante ans après le coup au Chili, les États-Unis continuent d'organiser et d'appuyer de violents coups d'État partout dans la région, comme ils l'ont fait récemment au Honduras. N'oublions pas non plus le coup de 2004 contre le président haïtien Jean-Bertrand Aristide. Il y a aussi la tentative de coup contre le président de l'Équateur Rafeal Correa en 2010, le coup contre le président du Paraguay Fernando Lugo en 2012 et la cinquième colonne qu'ils continuent d'organiser au Venezuela pour renverser la Révolution bolivarienne depuis que le président Hugo Chavez a été élu pour la première fois. Et la liste continue. Il s'agit dans chaque cas de gouvernements qui ont été élus par le peuple dans une affirmation de rejet des « sales guerres » de l'impérialisme américain et des dictatures qu'ils leur ont imposées, pendant lesquelles tant de gens ont été appauvris, forcés de quitter leur pays pour sauver leur peau et « disparus » ou tués, au nom de l'application des traités et accords internationaux, tout comme vient de le proclamer le président Obama le 10 septembre.

En ce 11 septembre, nous pensons aux victimes du régime Pinochet et de l'Opération Condor. Encore aujourd'hui, les familles des victimes luttent pour traîner en justice ceux qui ont perpétré ces crimes. Au Chili et dans le monde, les gens épris de paix et de justice marquent l'anniversaire avec la ferme détermination que de tels crimes ne doivent plus être possibles. Le 8 septembre, à Santiago, environ 60 000 personnes ont manifesté en tenant des photos de membres de leur famille kidnappés ou tués par l'État. On pouvait lire sur les pancartes des slogans comme « 40 ans après le coup, nous n'avons pas oublié un seul d'entre vous ». Cela nous rappelle qu'il faut intensifier la lutte aujourd'hui contre les crimes que les États-Unis commettent et s'apprêtent à commettre contre la Syrie.

Le 11 septembre 1973, le coup d'État organisé par les États-Unis fut un acte haineux de terrorisme d'État américain, un acte que les États-Unis disent aujourd'hui vouloir commettre contre le peuple syrien. Cela ne doit pas passer ! Pour venger le peuple chilien, mettons tout en oeuvre pour empêcher une attaque contre le peuple syrien ! Justice pour le Chili ! Ne touchez pas à la Syrie !


Photos du coup d'État du 11 septembre 1973. À gauche: assaut du palais présidentiel La Moneda. À droite: l'armée
commence les arrestations massives de gens qui seront détenus, torturés, tués ou disparus.

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Le président des États-Unis dit que
la loi du plus fort doit prévaloir


Damas, Syrie, le 9 septembre 2013

Le 10 septembre, un jour avant l'anniversaire de la pire attaque terroriste que les États-Unis aient vécue, le président Barack Obama s'est adressé au peuple américain dans un effort pour justifier une attaque militaire contre la Syrie. Selon Obama, l'objectif de cette attaque serait « d'envoyer un message clair au gouvernement syrien et au monde sur la question de l'utilisation d'armes chimiques ». L'ironie cruelle de cette déclaration, faite la veille de l'anniversaire du jour où des terroristes ont attaqué les États-Unis, tuant plus de 3000 personnes, est que cette attaque avait été perpétrée pour « envoyer un message clair à l'Occident ». Que le président des États-Unis puisse croire qu'envoyer de tels « messages » peut forcer le respect des ententes et accords internationaux et que ces actions militaires sont la façon d'en arriver à une solution politique dépasse l'entendement.

Montrant tous les symptômes d'un narcissisme agressif [1], l'adresse d'Obama au peuple américain avait pour but de surmonter l'opposition massive à la guerre aux États-Unis, surtout avec les leçons apprises suite aux crimes de l'impérialisme américain en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Pakistan et ailleurs dans le monde. Au moment où il est clair pour l'humanité qu'aucun des problèmes internationaux n'a été résolu par l'usage de la force par les États-Unis, par les assassinats ciblés, la guerre des drones, ou les « troupes en sol étranger », et que la même chose peut être dite de l'usage de la force par leurs alliés et l'alliance militaire agressive de l'OTAN, Obama demande que cela continue. Cette fois, cependant, il fait monter les enchères en menaçant de manière à peine voilée d'une attaque encore plus meurtrière.

« Permettez-moi d'être très clair : Les forces armées des États-Unis ne font pas des actions inoffensives. Toute limitée qu'elle soit, cette frappe va envoyer à Assad un message qu'aucune autre nation du monde ne peut envoyer. Je ne pense pas que nous devrions renverser un autre dictateur par la force — nous avons appris en Irak que faire cela engage notre responsabilité pour tout ce qui s'ensuit. Mais une frappe ciblée va forcer Assad, ou n'importe quel autre dictateur, à y penser à deux fois avant d'utiliser des armes chimiques. »


Chicago, le 7 septembre 2013 (ANSWER)

Les peuples du monde se demandent ce que le président des États-Unis a en tête exactement. Aucune frappe militaire ne doit être faite contre la Syrie, sans parler d'une frappe nucléaire, si c'est ce qu'Obama envisage. Son narcissisme agressif l'amène à déclarer qu'une seule frappe va résoudre le problème de la Syrie une fois pour toutes, tout comme Donald Rumsfeld et Dick Cheney ont juré que leur tactique de choc et de stupeur allaient amener le peuple irakien à les accueillir en vainqueurs après dix ans de sanctions débilitantes et des journées entières de bombardements. Les cercles dirigeants des États-Unis continuent d'utiliser la jeunesse américaine comme chair à canon et les vastes ressources de la société pour la guerre et la destruction, mais le président pense quand même que le peuple peut être persuadé de l'appuyer et s'il ne le fait pas, alors il l'avertit qu'il est le Commandant en chef et a le pouvoir d'ordonner l'attaque sans son approbation.

« C'est ma décision en tant que Commandant en chef. Mais je suis également le président de la plus vieille démocratie constitutionnelle au monde. Même si j'ai l'autorité d'ordonner des frappes militaires, je crois que c'était la bonne chose à faire, étant donné qu'il n'y a pas de menace directe ou imminente à notre sécurité, d'amener ce débat au Congrès. »

Obama dans ses remarques dit ouvertement que c'est la loi du plus fort qui prévaut. Il a tenu à dire clairement que les États-Unis n'abandonneront pas l'usage de la force et qu'en fait c'est l'usage de la force dans les affaires internationales par les États-Unis qui est la base de la résolution des conflits. Malgré l'expérience que possède l'humanité des agressions impérialistes américaines depuis la Deuxième Guerre mondiale, qui comprennent l'usage sur une vaste échelle d'armes chimiques et biologiques contre des populations sans défense, Obama affirme que les États-Unis sont l'exception puisque c'est pour la paix et le bien de l'humanité qu'ils utilisent la force.

Obama veut la guerre

« Les États-Unis ne sont pas le gendarme du monde. Il y a des choses terribles qui se produisent dans le monde et nous n'avons pas les moyens de corriger toutes les injustices. Cependant, lorsque nous sommes capables, par un effort et des risques modestes, d'empêcher que des enfants meurent gazés et donc d'assurer plus de sécurité à nos propres jeunes à long terme, alors je pense que nous devrions agir. C'est ce qui fait que les États-Unis sont différents. C'est ce qui nous rend exceptionnels. Avec humilité mais avec détermination, ne perdons jamais de vue cette vérité essentielle. »

Il a ajouté que les États-Unis ont le devoir d'intervenir dans la guerre civile dans un pays en finançant et en armant des groupes rebelles. C'est ce qu'il appelle « appui à l'opposition modérée » en Syrie et à une solution politique.

« Ces deux dernières années, ce qui a débuté comme une série de manifestations pacifiques contre le régime répressif de Bashar al-Assad est devenu une guerre civile brutale. Plus de 100 000 personnes ont été tuées. Des millions de personnes ont dû quitter le pays. Pendant ce temps, les États-Unis ont travaillé avec leurs alliés pour fournir de l'appui humanitaire, aider l'opposition modérée et travailler à un règlement politique. »


Amman, Jordanie, le 9 septembre 2013 (Xinhua)

Cette logique criminelle repose sur l'affirmation que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques contre son propre peuple. Comme il n'y a aucune preuve de cela, Obama se fie sur les vidéos des médias sociaux qui sont ce qu'il y a de plus facile à fabriquer et que les États-Unis ont été pris si souvent à fabriquer. Puisque selon lui c'est la Syrie qui a commis cette attaque, et la preuve en est fournie par les médias sociaux, alors il faut attaquer le peuple syrien afin de protéger les soldats américains qui pourraient un jour être attaqués aux armes chimiques ou aux armes de destruction massive sur le champ de bataille par d'autres « dictateurs ».

« Si nous n'agissons pas, le régime Assad ne sentira pas qu'il doit arrêter de faire usage d'armes chimiques. Comme cela va affaiblir l'interdiction existante de ces armes, d'autres tyrans ne réaliseront pas qu'ils doivent y penser à deux fois avant de se procurer du gaz toxique et de l'utiliser. Cela ne prendra pas de temps avant que nos soldats soient confrontés une fois de plus à la possibilité d'une guerre chimique sur le champ de bataille. Pour les organisations terroristes, ce serait maintenant plus facile de se procurer ces armes et de les utiliser contre des civils. »


Gaza, Palestine, le 10 septembre 2013 (Xinhua)

Dans l'esprit tordu du président américain, l'attaque envisagée n'est pas à propos de la Syrie ; elle n'a rien à voir avec la création des conditions pour une solution politique aux problèmes. L'objet de l'attaque est la capacité de l'impérialisme américain d'envoyer ses troupes partout dans le monde sans qu'elles ne rencontrent de résistance. Obama a nommément fait référence à l'Iran. Il sème de la confusion autour du droit de l'Iran à l'autodétermination et de son droit de se défendre en cas d'attaque en suggérant qu'il s'agit d'un État voyou possédant des armes nucléaires avec lesquelles il va causer des dommages à la paix mondiale. Tous ceux qui cautionnent cette attaque contre la Syrie sous le prétexte criminel qu'une telle action va défendre le peuple syrien et l'humanité contre quelque chose de pire encore doivent comprendre que l'Iran est le prochain des pays ciblés Si l'Iran refuse à son tour de se soumettre à l'ingérence et à la prise de contrôle par l' étranger, s'il refuse de se soumettre au diktat américain, il sera attaqué. Comme l'Iran va refuser de se soumettre, la conclusion est donc que les États-Unis devraient être libres d'attaquer qui ils veulent. Cela ne doit pas passer !

Obama demande à tous d'être d'accord avec lui que l'usage de la force militaire est un outil légitime de la diplomatie et de croire que ce sont les victimes d'agression qui menacent la paix, ce qui fait que les États-Unis se doivent de la sauvegarder à n'importe quel prix. Obama a dit que les États-Unis ne sont pas les gendarmes du monde mais qu'ils devraient imposer leur diktat partout où ils le peuvent. La Syrie, a-t-il dit, est un de ces endroits.

Selon la description narcissique qu'Obama fait de ses actions, il aurait passé les quatre dernières années à essayer de sortir les États-Unis de la guerre, que ce soit en Irak ou en Afghanistan. Il n'a pas mentionné la Libye qui a été mise en pièces par des bombardements, ni le Pakistan où son administration a utilisé les drones pour assassiner ses ennemis comme elle le fait maintenant un peu partout.

Obama a parlé de la proposition de la Russie à l'effet que la Syrie remette ses armes chimiques à la communauté internationale qui va les détruire. Il a dit que si la Syrie accepte, les frappes militaires ne seront plus nécessaires. Il a réaffirmé que si la Syrie prend cette voie maintenant c'est à cause de la menace crédible d'usage de la force proférée par les États-Unis. Il a surtout voulu que cela soit très clair que les États-Unis ne vont pas renoncer à l'utilisation de la force qui selon lui est la seule voie vers la paix.

« Ces derniers jours nous avons vu des signes encourageants. En partie à cause de la menace crédible d'une action militaire américaine de même que d'un dialogue constructif que j'ai eu avec le président Poutine, le gouvernement russe a indiqué son intention de se joindre à la communauté internationale en poussant Assad à renoncer à ses armes chimiques. Le régime de Assad a maintenant admis posséder ce genre d'armes et il a même dit qu'il va se joindre à la Convention sur les armes chimiques laquelle interdit leur utilisation. »

Pour ceux qui craignent les représailles, Obama a dit que la Syrie ne constitue pas une véritable menace à la sécurité des États-Unis.

Pour ceux qui s'inquiètent qu'une intervention américaine va accroître l'influence d'Al Qaeda, Obama dit de ne pas s'en faire parce qu'après avoir fait leur attaque, les États-Unis vont mettre de l'avant « des solutions politiques ».

La seule conclusion qu'on puisse tirer de tout cela, c'est que peu importe ce que l'humanité dit et ce que la réalité nous montre, le gagnant du Prix Nobel de la paix Barack Obama veut la guerre. On ne peut imaginer un acte plus lâche que d'invoquer les souffrances des enfants syriens à cause d'un conflit alimenté par les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et les puissances de l'OTAN et leurs amis régionaux pour essayer de justifier l'usage de la force contre la Syrie. Les peuples du monde doivent arrêter le bras de l'impérialisme américain en se mobilisant pour exiger qu'il renonce à l'utilisation de la force dans les affaires internationales. Au Canada où la bande de Harper pousse les impérialistes à la guerre, le gouvernement Harper doit cesser de battre les tambours de la guerre et doit commencer à contribuer à une atmosphère de paix.

Note

1. Le narcissisme agressif comprend les traits suivants : -beaucoup de facilité/charme superficiel ; un sens grandiose de sa propre importance ; mensonge pathologique ; propension à la manipulation et à la ruse ; absence de remords ou de sens de culpabilité ; indifférence aux autres, manque d'empathie ; pas de sens de responsabilité pour ses actions.

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Le Sénat américain reporte à plus tard le vote autorisant une attaque contre la Syrie

Le leader de la majorité démocrate au sénat américain, le sénateur Harry Reid, a annoncé que le sénat a remis à plus tard, sans spécifier la date, un premier vote sur le projet de loi qui autoriserait le président Barack Obama à attaquer la Syrie. Plusieurs membres du Sénat et de la Chambre des représentants de même que la majorité des Américains s'opposent à la décision d'attaquer la Syrie. Reid a dit que reporter le vote vise à donner plus de temps à Obama pour convaincre d'autres membres du Congrès et plus de citoyens américains qu'une attaque militaire contre Damas est « la chose à faire ».

« Nous devons donner au président l'opportunité de parler aux 100 sénateurs et aux 300 millions de citoyens des États-Unis avant de procéder au vote », a-t-il dit.

Reid a dit que le vote pour reporter le vote se tiendra le 11 septembre pour permettre la tenue d'autres débats et la présentation d'amendements et gagner un soi-disant appui au projet de loi afin qu'un vote puisse se tenir au sénat pendant la fin de semaine.

Les médias disent eux aussi que le report du vote est motivé par l'opposition croissante qui se manifeste parmi les membres du Congrès et les citoyens à une action militaire contre la Syrie dont le gouvernement est accusé, sans aucune preuve, d'avoir utilisé des armes chimiques contre la population syrienne le 21 août dernier. Selon un sondage du New York Times, sur les 100 sénateurs, seulement 24 sont en faveur d'une attaque, 20 s'y opposent et 56 sont toujours indécis. Selon un sondage du Washington Post, à la Chambre des représentants, 225 des 435 membres ont dit qu'ils n'approuveraient pas l'attaque ou seraient enclins à ne pas l'appuyer, 25 l'approuvent et 185 demeurent dans le doute. Selon d'autres sondages, 60 % des citoyens américains n'appuient pas l'initiative de Washington, ayant en tête les guerres coûteuses en Afghanistan et en Irak.

(Agences)

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Non à l'intervention militaire contre la Syrie!

Des manifestations partout au Canada

Pour les manifestations à Montréal voir LML du 9 septembre 2013.

Halifax

Samedi le 7 septembre, l'organisation Pas de port pour la guerre ! a tenu une vigoureuse ligne de piquetage pour s'opposer à l'intervention impérialiste et à une attaque contre la Syrie. Les manifestants ont distribué des centaines de tracts et de nombreux passants se sont arrêtés pour discuter et acheter le bulletin Pas de port pour la guerre que publie l'organisation. Cela fait plus d'un an maintenant que Pas de port pour la guerre ! tient une ligne de piquetage chaque vendredi sous les slogans « Ne touchez pas à la Syrie ! », « Ne touchez pas à l'Iran ! » et « Le Canada a besoin d'un gouvernement antiguerre ! » afin de créer un espace pour les gens de Halifax pour qu'ils puissent discuter des questions importantes de la guerre et de la paix.

Ottawa





Une vigile a été organisée le 7 septembre à 17 heures devant le Monument aux droits de la personne à Ottawa pour s'opposer à toute attaque militaire contre la Syrie et exiger une solution politique à la crise. Plusieurs centaines de personnes y ont pris part. Plus tôt dans la journée, plus d'un millier de personnes ont tenu une manifestation qui a marché de l'ambassade des États-Unis au parlement et vice-versa, dénonçant les États-Unis pour leur implication dans le coup d'État en Égypte.

Toronto


Les gens de Toronto se sont rassemblés devant le Consulat des États-Unis pour dénoncer les préparatifs des États-Unis et de l'OTAN pour une guerre contre la Syrie et dénoncer l'appui servile du gouvernement Harper à l'administration Obama. Les manifestants se sont opposés à la désinformation que font les médias des monopoles avec leurs mensonges délibérés qui visent à empêcher le peuple de voir clair dans la situation, de prendre une juste position et de s'opposer aux fauteurs de guerre américains et à leurs alliés comme le régime Harper. Les manifestants ont salué le fait que le Conseil du travail de Toronto ait adopté une résolution s'opposant à l'agression américaine contre la Syrie et demandant une solution politique à la crise.

Hamilton

Le 9 septembre, environ 80 personnes de Hamilton ont participé à un rassemblement devant l'Hôtel de ville pour s'opposer à toute guerre contre la Syrie. Le rassemblement a été organisé par la Coalition de Hamilton contre la guerre et des représentants de diverses organisations de la communauté y ont pris la parole.




Winnipeg


Le 7 septembre, les résidents de Winnipeg ont tenu leur deuxième rassemblement en une semaine pour exprimer leur appui au peuple syrien et s'opposer à une attaque menée par les États-Unis. Après s'être réunis brièvement sur les marches du parlement provincial, les manifestants sont descendus dans la rue, ont distribué de la littérature et discuté avec les gens.

Edmonton

Le 7 septembre, la Coalition d'Edmonton contre la guerre et le racisme a manifesté au centre-ville pour condamner les plans d'agression des États-Unis contre la Syrie. Plusieurs membres de la communauté syrienne ont lancé les slogans aussitôt repris par tous : « La Syrie est une ! », « Pas de bombardements américains ! », « Ne touchez pas à la Syrie ! ». Les manifestants ont appelé tout le monde à participer à une autre manifestation le samedi 14 septembre à 16 heures.



Calgary


Vancouver


Environ 200 personnes se sont rassemblées au Robson Square au centre-ville de Vancouver dimanche le 8 septembre pour dénoncer les plans de guerre des États-Unis contre la Syrie. Ils ont marché dans les rues du centre-ville scandant « Pas de guerre contre la Syrie ! », « Ne touchez pas à la Syrie ! », « Pour un gouvernement antiguerre ! », « Honte à Obama », « Honte à Harper ! ». La manifestation s'est arrêtée devant le consulat. L'appel a été lancé à une manifestation d'urgence qui aura lieu à 18 heures le soir de semaine où les États-Unis lancent leurs missiles et à 2 heures si c'est la fin de semaine que l'attaque a lieu.

(Photos : TML, No War Paix, Alliance de Winnipeg pour la paix, Sarah Areij Abbas, Atania Kharma)

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