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Numéro 134 - 9
septembre 2013
Pour un gouvernement
antiguerre!
Non à l'intervention
militaire!
Ne touchez pas à la Syrie!
Toronto
Pour
un gouvernement antiguerre!
• Non à
l'intervention militaire! Ne
touchez pas à la Syrie!
• Falsifier la preuve,
c'est falsifier
l'histoire
• Partout dans le monde:
Vive opposition
à toute agression impérialiste
contre la Syrie
Actualités
• Le gouvernement syrien
rejette les
allégations des États-Unis
• La Russie a soumis un
rapport de 100 pages
à l'ONU sur l'utilisation de gaz sarin
par les rebelles syriens
Pour un gouvernement antiguerre!
Non à l'intervention militaire!
Ne touchez pas à la Syrie!
Grande
manifestation au
Yémen contre toute agression militaire
contre la Syrie, en
août 2013
La décision unilatérale de
l'impérialisme américain
d'entreprendre une nouvelle
guerre d'agression, cette fois contre la Syrie, va
causer de grandes
souffrances au peuple syrien et exposer
l'humanité au grave
danger d'une guerre inter-impérialiste. Les
États-Unis
ont seulement la France comme participant actif et
l'appui du Canada
et de
quelques autres pays. Six Américains sur
dix s'opposent à
la décision. Quatre-vingt neuf pour cent de
la population est
contre l'appui des États-Unis à
l'opposition syrienne.
La
Russie et la Chine se
sont élevées contre le menaces de
guerre des
États-Unis au Conseil de
sécurité de l'ONU. Le
secrétaire général des
Nations unies a
lui-même déclaré qu'une
attaque contre la Syrie
sans l'approbation du Conseil de
sécurité de l'ONU serait
illégale. L'envoyé spécial de
l'ONU Lakhdar
Brahimi l'a répété
très
clairement : « La Syrie est dans
une situation
extrêmement précaire, et on nous a
souvent posé la
question : 'Que penser de l'utilisation de la
force par les
membres de la communauté
internationale ?' Nous suivons le
droit international. Et le droit international dit
qu'aucun pays n'est
autorisé à faire la loi
lui-même ; tous
doivent passer par le Conseil de
sécurité ».
Des pays qui forment le G-20, les
États-Unis n'ont
été capables d'en mobiliser que dix
pour appuyer leur
position sur la guerre : l'Australie, le
Canada, la France,
l'Italie, le Japon, la République de
Corée, l'Arabie
saoudite, l'Espagne, la Turquie et le Royaume-Uni.
Le
pape François a mobilisé plus de 100
000 personnes pour
une vigile pour la paix devant le Vatican à
Rome. Pendant ce
temps, partout dans le monde, les personnes
éprises de paix
manifestent pour dire de façon on ne peut
plus claire :
« Ne touchez pas à la
Syrie ! »
En dépit de cela, le 4 septembre
dernier les
membres du Comité des Affaires
étrangères du
Sénat américain ont adopté
une nouvelle
résolution qui autorise une frappe
militaire américaine
contre le gouvernement syrien. La proposition
interdit
spécifiquement l'utilisation de troupes en
sol syrien et
autorise une action militaire de 60 jours
qui peut être prolongée de 30 jours
pourvu que le
Congrès en soit avisé.

De plus, le lundi 9 septembre le
Congrès des
États-Unis va décider s'il autorise
le président
américain à aller de l'avant avec sa
décision
d'aller en guerre. Mardi, le président
Obama va s'adresser au
peuple américain pour le convaincre de
l'appuyer.
En préparation de l'agression, les forces
armées des États-Unis ont accru
leurs effectifs autour de
la Syrie. Elles ont disposé quatre
destroyers près de la
côte syrienne armés de missiles de
croisière et
d'une puissante artillerie. Il semble selon
certains rapports que les
bases militaires américaines d'Incirlik et
d'Izmir en Turquie
sont les rampes de
lancements les plus vraisemblables pour une
offensive aérienne
contre la Syrie. La sixième flotte des
États-Unis est
stationnée en Italie. Elle a
été utilisée
pour attaquer la Libye lors de la guerre des
États-Unis et de
l'OTAN pour un changement de régime et la
destruction de ce pays
assiégé.
Le diktat impérialiste américain
qui
attaque les Nations unies et la primauté du
droit international
qui interdit la guerre et l'ingérence dans
les affaires de pays
souverains a maintenant amené le monde au
bord d'un conflit
d'envergure catastrophique. Les Canadiens ne font
qu'un avec les
peuples du monde dans leur opposition aux menaces
contre la Syrie et leur demande que l'utilisation
de la force pour
résoudre les différends et les
problèmes dans
l'arène internationale soit bannie. On a
besoin de gouvernements
antiguerre partout pour exiger que tous les pays,
y compris les
États-Unis, respectent le droit
international et cessent
d'utiliser la guerre et les menaces de guerre pour
avoir
gain de cause.
Prenons fermement position contre une guerre des
États-Unis contre la Syrie ! Le Canada
doit cesser
d'appuyer les fauteurs de guerre et les
activités
guerrières au nom des grands
idéaux ! C'est
maintenant qu'il faut s'opposer à la guerre
impérialiste !
Ottawa
Ne
touchez
pas à la Syrie ! Luttons pour un
gouvernement
anti-guerre !

Falsifier la preuve, c'est falsifier l'histoire
Washington
La désinformation sur l'utilisation
d'armes
chimiques en Syrie a comme objectif de dresser
ceux qui y croient
contre ceux qui n'y croient pas afin de les
engager dans un
débat sur les « options
politiques » dans
l'unique but de désinformer le corps
politique. Cela veut
dire que l'objectif qui est poursuivi est de
s'assurer que ce
soit impossible de former une opposition
organisée. Le
« débat »
entraîne ceux qui n'y
croient pas dans des arguments irrationnels afin
de cacher que ce sont
ceux qui y croient qui ont les missiles, les armes
chimiques et leurs
systèmes de lancement et qui ont
usurpé le pouvoir
d'utiliser ces armes et leurs systèmes pour
violer la
souveraineté de la Syrie.
La preuve réelle de qui a utilisé
des
armes chimiques contre qui n'a aucune importance
pour les
impérialistes. Leur intention d'envahir la
Syrie n'a rien
à voir avec la vérité. Ils
utilisent toutes les
occasions qui se présentent pour faire
avancer leur ordre du
jour. En fait, compte tenu de l'absence totale de
preuves
crédibles, on a raison de se
demander ce que les États-Unis
préparent exactement. Ils disent qu'un acte
criminel a été commis et leur
réponse est de
déclencher une agression criminelle !
Rien de tout cela
n'est conforme aux règles de la guerre. Ils
se passent
même d'une déclaration formelle de
guerre contre la Syrie.
Il leur faudrait pour cela donner à
l'humanité une
justification valable de
rompre la paix.
Il
n'y a pas de
justification. Dans un appel au Congrès et
à ses
alliés, Obama a dit récemment :
« Tout
comme j'en appelle au Congrès, je vais
aussi en appeler au monde
entier. Pendant que l'enquête de l'ONU
procède et mettra
un certain temps à présenter ses
conclusions, nous allons
insister sur le fait que ce n'est pas suffisant
d'enquêter sur une atrocité qui a
été
commise avec des armes chimiques, il faut la
confronter. »
Lui et Kerry ont refusé de dire quelle
action sera entreprise si
le Congrès n'autorise pas une action
militaire, mais l'accent
qu'il met sur la nécessité est
clair. Comme il l'a dit
récemment : « Ce n'est pas
moi qui ai
tracé une ligne de
démarcation, c'est le monde entier qui l'a
tracée. » Il a
ajouté : « Ce
n'est pas ma crédibilité qui est en
jeu. C'est la
crédibilité de la communauté
internationale qui
l'est. La crédibilité des
États-Unis et du
Congrès sont en jeu parce que tout ce que
nous faisons, c'est de
répéter que c'est important de
respecter les normes
internationales. »
Les peuples du monde condamnent les
États-Unis et
les autres fauteurs de guerre et exigent qu'ils
respectent les
principes sur lesquels les Nations unies ont
été
créées. Même s'il est vrai que
quelqu'un a
utilisé des armes chimiques, il existe des
organisations
internationales et des traités pour faire
face à ces
situations, comme la Cour pénale
internationale et la Convention sur les armes
chimiques. Mais cela ne
compte pas dans la désinformation des
États-Unis et des
médias.
Les peuples du monde n'acceptent pas le diktat
impérialiste de la loi du plus fort. Ils
rejettent l'utilisation
de la force et la menace de la force entre les
nations ou au sein des
nations.
Cette position est importante parce qu'elle
déjoue l'utilisation
délibérée de
désinformation pour créer
l'hésitation et la
division dans leurs rangs avec de simples
affirmations au sujet d'armes
chimiques et de causes humanitaires.
Les États-Unis sont le plus gros
pourvoyeur
d'armes chimiques et biologiques au monde et les
ont utilisées
maintes et maintes fois. Ils les ont
utilisées d'abord contre le
peuple japonais en larguant la bombe atomique
à la fin de la
Deuxième Guerre mondiale. C'était
pour menacer le monde
entier et l'assujettir à leur domination
après la victoire de la cause antifasciste.
Ils les ont ensuite
utilisées contre les peuples qui
résistaient à
leurs guerres d'agression, en Corée et au
Vietnam, et contre les
peuples d'Indochine et en d'autres instances
depuis. Ils utilisent
couramment aujourd'hui des armes qui contiennent
de l'uranium appauvri.
Le souci de l'impérialisme américain
pour
les victimes d'armes chimiques ne peut être
considéré que comme une manoeuvre
cynique pour justifier
de nouveaux crimes aujourd'hui.
L'obsession morbide des impérialistes avec
la
mort et la destruction est évidente dans
leurs débats
à savoir s'ils peuvent ou non
contrôler les
répercussions de leurs attaques contre la
Syrie. Ils disent
vouloir éviter un autre Irak, un autre
Afghanistan et maintenant
une autre Libye. Parmi ceux qui n'y croient pas
mais qui voudraient y
croire,
certains demandent une garantie que l'attaque soit
« rapide, propre et sans
douleur » et ne va pas
comprendre une invasion au sol. Le
président des
États-Unis et le secrétaire
d'État
répondent qu'ils ne peuvent rien garantir,
mais qu'on n'a pas le
choix et que cette fois ils vont essayer de faire
les choses comme il
faut.
C'est irrationnel parce que la seule chose qui
soit
vraie est que les impérialistes sont
déterminés
à attaquer la Syrie. Les idéaux
élevés n'y
sont pour rien, ni non plus leur prétention
de contrôler
la situation après l'attaque. La
réalité est que
l'anarchie a été
élevée au rang
d'autorité et qu'ils ne permettront
à personne d'autre de
contrôler la Syrie,
l'Asie occidentale et centrale ou l'Afrique du
Nord. Ils doivent en
tenir à l'écart leurs rivaux
réels ou
perçus au sein de leur propre camp, qui eux
aussi ambitionnent
de contrôler ces régions.
Les arguments pour et contre l'utilisation
présumée d'armes chimiques par le
régime Assad
sont des instruments de falsification de
l'histoire, de diversions pour
entraîner les gens dans un débat
d'options politiques sur
lequel ils n'exercent aucun contrôle. La
décision qui est
en jeu n'est pas d'attaquer ou de ne pas attaquer.
Le but est de
prouver
que les peuples sont impuissants. Le but est de
détruire la
résistance organisée des peuples. La
méthode est
la suivante :
1. Semer le doute sur la justice de l'opposition
à la guerre. Les gens sont censés
croire qu'en s'opposant
aux attaques contre la Syrie, « ils
défendent un
criminel de guerre endurci » ;
2. Semer le doute sur notre capacité en
tant que
peuples à obtenir des
résultats ; autrement dit
« la machine à mensonges est
trop forte et la
vérité ne va jamais
prévaloir » ;
3. Semer le désespoir, l'impuissance et
l'humiliation -- « la résistance
est
vaine ».
Le Marxiste-Léniniste lance
l'appel
à tous à soutenir le peuple syrien
et sa
résistance contre les attaques et
l'invasion
étrangères. Alors que les gens
fuient par milliers pour
échapper aux catastrophes imminentes que
les
impérialistes préparent,
l'armée syrienne et les
combattants de la résistance du Hezbollah
et d'autres
contingents de
combattants anti-impérialistes se
préparent au combat.
Leur cause est juste. Joignons-nous à tous
ceux qui combattent
pour préserver la paix en défendant
la
souveraineté des nations. Non c'est
non ! Non à la
guerre impérialiste ! Non aux crimes
impérialistes
contre la paix ! Défendons la
souveraineté de la
Syrie !

Une vigile monstre au Vatican
Le 7 septembre,
près de 100 000 personnes ont
répondu à l'appel du
pape François et assisté à
une vigile
pour qu'il n'y ait pas de guerre contre la
Syrie.
Partout dans le monde: vive opposition à
toute
agression impérialiste contre la Syrie
Lors du weekend de la fête du Travail, il y
a eu
des manifestations d'un bout à l'autre du
Canada pour exprimer
haut et fort l'opposition à tout projet
d'agression militaire
contre la Syrie, que ce soit du Canada, des
États-Unis ou de
tout autre pays. Les pancartes, bannières
et discours ont
exprimé clairement que la propagande de
guerre du
gouvernement Harper contre la Syrie et ailleurs ne
représente
pas les Canadiens ou les valeurs canadiennes. Bien
au contraire, sur de
nombreuses affiches on pouvait lire la demande que
le Canada se dote
d'un gouvernement antiguerre, qui respecte la
primauté du droit
international et constitue une véritable
force pour la paix dans
le monde, y
compris le maintien de la souveraineté de
toutes les nations.
Les gens ont rejeté la
désinformation et la propagande de
guerre promue par les cercles dirigeants et leurs
médias
monopolisés et ont exprimé la
crainte que l'agression
militaire contre la Syrie va semer les germes d'un
conflit
régional plus important et même une
nouvelle guerre
mondiale.
Partout aux États-Unis, les gens de tous
les
horizons se sont avancés et ont petit
à petit accru le
rythme de l'organisation antiguerre pour vaincre
la campagne de
désinformation et de propagande belliciste
des cercles
dirigeants. Durant la seule journée du 31
août, des
actions ont eu lieu dans pas moins de 70 villes
aux États-Unis.
Pendant le
discours du président Barack Obama au Rose
Garden de la Maison
blanche, le 31 août , on pouvait clairement
entendre les
manifestants scander: « Pas de guerre contre
la Syrie ! ».
On voit que les Américains ne sont pas
dupes et ne
céderont pas au chantage comme pour l'Irak.
De même, en Grande-Bretagne, les gens se
souviennent des mensonges du gouvernement Blair
pour justifier la
participation à la guerre en Irak et ils
ont clairement
fait savoir qu'ils ne veulent pas d'une
répétition de ces
événements. La tentative du premier
ministre David
Cameron d'engager la Grande-Bretagne dans
l'agression américaine
contre la Syrie a été vaincue au
parlement. Des
députés de tous les partis au
Parlement, y compris le
sien, ont uni leurs forces pour rejeter une motion
autorisant une
action militaire de la Grande-Bretagne contre la
Syrie le 28 août.
Bien que non mentionné par les
médias
monopolisés occidentaux, certaines des plus
grandes
manifestations se sont déroulées au
Moyen-Orient,
où le danger d'une guerre contre la Syrie
affecterait les pays
voisins et serait brutalement ressenti bien
au-delà. Les peuples
dénoncent les gouvernements au service des
intérêts
américains qui offrent
leurs terres, mers et cieux comme bases pour une
agression contre les
pays voisins. Ils ont eux-mêmes
été souvent et
longtemps victimes des impérialistes
américains et de
leurs acolytes, en particulier les sionistes.
Canada
Montréal

Le
31
août à la Place du Canada |
Il y a eu plusieurs actions anti-guerre
à
Montréal durant le week-end. Au
Vieux-Port les 31 août et
1er septembre, le Parti
marxiste-léniniste du Québec
(PMLQ) a tenu une ligne de piquetage à la
Place Jacques-Cartier
contre la militarisation de l'espace public pour
protester contre
« Le Festival de culture militaire »
de l'armée
canadienne et dénoncer la culture
proguerre promue par le
gouvernement Harper. Plusieurs
passants ont pris des copies de la
déclaration du PMLQ contre
une intervention en Syrie et se sont
arrêtés pour
exprimer leurs inquiétudes devant la
menace que fait planer le
gouvernement Harper pour la
sécurité au Canada et
à l'étranger.
Pendant ce temps, également le 31
août, la
communauté syrienne à
Montréal a organisé
un rassemblement à la Place du Canada sous
le mot d'ordre:
« Ne touchez pas à la Syrie ! »
L'action a
réuni plusieurs centaines de personnes, non
seulement de
Montréal, mais aussi de l'Estrie et de
Lanaudière. Un
contingent de cette action s'est joint à la
ligne de piquetage au Vieux-Port.
Ottawa
Le 31 août, quelque 750 personnes se sont
rassemblées devant le monument des droits
de la personne
à Ottawa pour exiger qu'aucune agression
militaire soit
entreprise contre le peuple syrien. L'esprit
combatif était
palpable. C'était un coup puissant
porté à la
propagande officielle à l'effet que la
communauté
syrienne est
divisée et au doute semé quant
à
l'intégrité du gouvernement syrien.
Ils ont dit
clairement : « Obama, arrête tes
mensonges et tes menaces !
» « Pourquoi Harper ? Qu'est-ce que le
peuple syrien t'a
fait ? »
Après quelques discours, les manifestants
ont
défilé au centre-ville, longeant
Elgin jusqu'à
Rideau, en passant par le quartier du
marché, jusqu'à
l'ambassade américaine. Les passants ont
crié en appui et
les automobilistes ont klaxonné. Dans les
discussions et les
échanges qui ont eu lieu pendant et
après la marche, il
ressort que tout le monde
est conscient que le même message a
été
soulevé partout au Canada, aux
États-Unis : que de telles
actions constituent une contribution importante
pour soulever l'opinion
publique contre toute agression militaire contre
la Syrie.
Toronto
Le 31
août, cinq
cents personnes se sont rassemblées en face
du consulat
américain. Ils représentaient toutes
les couches de la
société canadienne. Parmi les
manifestants, il y avait de
nombreux immigrants en provenance de la Syrie. Il
y avait aussi
beaucoup de gens venus de la Palestine et du Liban
qui ont
également
souffert de l'impérialisme qui a
piétiné
violemment leur souveraineté nationale.
L'action a
été organisée par la
Coalition de Toronto pour
arrêter la guerre et l'Alliance canadienne
pour la paix.
Les manifestants ont condamné les plans et
menaces d'attaque
contre la Syrie par les États-Unis, la
Grande-Bretagne, la
France et les autres membres de l'alliance
agressive qu'est l'OTAN. Les
manifestants ont dénoncé le
gouvernement Harper pour
avoir déclaré qu'il est « sur
la même
longueur d'onde » que les plans des
États-Unis et de
l'OTAN pour
une agression contre la Syrie. Ils ont
exigé que le gouvernement
canadien prenne position contre toute intervention
militaire en Syrie.
Hamilton
Un rassemblement a eu lieu devant
l'édifice
fédéral sur la rue Bay le 2
septembre pour s'opposer
à la propagande guerrière contre la
Syrie par les
États-Unis et l'alliance agressive de
l'OTAN. Les participants
ont exigé que le gouvernement canadien
prenne position contre
toute attaque. Le rassemblement était
organisé
par la Coalition de Hamilton pour arrêter la
guerre afin de
coïncider avec le défilé de la
fête du
Travail. Les participants d'une action ont
exprimé leur
appréciation des demandes mises de l'avant
par l'autre.
Niagara Falls
Une action a eu lieu à Niagara Falls
durant
l'après-midi du vendredi 30 août, qui
visait le bureau du
député local et ministre de la
Défense, Rob
Nicholson. Les manifestants ont laissé une
lettre et des
affiches à son personnel. Le personnel de
Nicholson les a
informés que le ministre est passé
devant son bureau et a
vu l'action, et il a alors appelé son
bureau pour savoir de quoi
il s'agissait.
London
Les militants antiguerre à London ont tenu
une
action pour s'opposer à la guerre contre la
Syrie le 23
août (à gauche) et un autre le 31
août .
Windsor
La Coalition pour la paix Windsor a
utilisé sa
ligne de piquetage antiguerre hebdomadaire du
samedi pour engager tout
le monde dans l'opposition à toute
agression contre la Syrie.
Une prise de parole publique a eu lieu pour que
les gens puissent
exprimer leur opinion sur pourquoi il est
important de s'opposer
à des
guerres d'agression. Les militants ont
également
distribué des tracts à tous ceux qui
entraient dans le
marché de Windsor, les appelant à
prendre position contre
la guerre et l'agression. Le groupe a
également invité
tout le monde à se joindre à eux
durant le
défilé annuel de la fête du
Travail, le lundi.
Winnipeg
Edmonton
La Coalition d'Edmonton contre la guerre et le
racisme
(ECAWAR) a occupé l'avenue Whyte, le 31
août pour
s'opposer à une intervention militaire
contre la Syrie. Environ
20 personnes ont participé à la
ligne de piquetage.
Pancartes et bannières haut levées,
les participants se
sont lentement déplacés sur l'avenue
Whyte, distribuant une déclaration appelant
tous les Canadiens
à prendre position contre l'usage de la
force pour provoquer un
changement de régime. Beaucoup de gens ont
exprimé leur
approbation et ont été très
intéressés à étudier
par eux-mêmes ce
qui se passe et à prendre une position
juste.
Suite à la ligne de piquetage, tous se
sont
rassemblés pour une discussion au parc
Gazebo et ont pris la
décision qu'un rassemblement se tiendra
à 19 heures au square
Churchill situé au centre-ville d'Edmonton
le jour que les
États-Unis et l'OTAN lanceront une attaque
militaire contre la
Syrie.
Calgary
Les résidents de Calgary ont
participé
à un rassemblement animé sous le
thème « Ne touchez pas à la
Syrie ! » le vendredi 30
août en face de l'hôtel de ville et un
autre le 31
août devant le consulat américain.
Ils ont dit clairement
au coeur de ce que Harper considère comme
son fief, que les
résidents de Calgary
rejettent la propagande belliciste du gouvernement
Harper et son
soutien à l'agression américaine. Si
une attaque contre
la Syrie a lieu, un rassemblement d'urgence est
prévu pour 17 heures devant l'hôtel
de ville ce jour-là.
Vancouver
Le 31 août , un rassemblement antiguerre a
eu
lieu devant la Galerie d'art de Vancouver suivie
d'une marche au
centre-ville vers le consulat américain
avant de revenir au
square Robson. Beaucoup de gens ont
klaxonné en appui et un
certain nombre s'est joint à la marche.
Ensuite, les gens se sont réunis en petits
groupes pour discuter de la façon
d'arrêter toute nouvelle
agression américaine. Quelques 200
exemplaires de la
déclaration du PCC(M-L) contre la guerre
ont été
distribués aux passants et militants.
Durant les jours
qui ont précédé la
manifestation, les membres du
PCC(M-L) ont distribué la
déclaration contre la guerre à la
Syrie aux postiers et
aux travailleurs de manutention des
céréales à
Vancouver, qui l'ont reçue chaleureusement.
Victoria
Une manifestation organisée par la
Coalition de
Victoria pour la paix a eu lieu le 31 août
devant le
cénotaphe sur le terrain de
l'Assemblée
législative de la Colombie-Britannique.
États-Unis
Washington

Des
manifestants se
lèvent à la Chambre des
représentants pendant que
le secrétaire d'État John Kerry
témoigne devant
le comité chargé d’examiner
l'agression contre la Syrie, le
4 septembre 2013.


New York
Clarksville,
Tennessee; Asheville, Caroline
du Nord
Gainesville;
Miami, Floride
Chicago,
Illinois
Minneapolis,
Minnesota; Seattle,
Washington
San
Franscisco; San Jose,
Californie
Los
Angeles
Venezuela
Caracas
Angleterre
Écosse
Glasgow
Pays de Gales
Wrexham
 
France
Paris

Espagne
Madrid

Grèce
Athènes
Turquie
Syrie
Damas
Homs
Plateau
du Golan
Palestine
Ramallah
Bethléhem
Jordanie
Yémen
Australie
Sydney

Le gouvernement syrien rejette
les allégations des États-Unis
Le 30 août, un porte-parole du
ministère
des Affaires étrangères et des
Expatriés de la
Syrie a dit que ce que l'administration des
États-Unis
présente comme étant une preuve
irréfutable
d'utilisation d'armes chimiques est de la frime.
Le 30 août,
après que les médias aient
monté en épingle
pendant plusieurs jours cette question du recours
aux
armes chimiques, le secrétaire
d'État américain
John Kerry n'a pu produire que des choses
basées sur de vieilles
histoires cousues de fil blanc qui avaient
été
publiées par des terroristes la semaine
précédente,
a dit le porte-parole du ministère.
Il a ajouté que le ministère ne
peut
comprendre comment l'un des plus grands pays au
monde puisse si
candidement tenter d'induire son public en erreur
sur la base de
preuves qui n'en sont pas. Le ministère a
dénoncé
les États-Unis qui prennent position sur
les questions de la
guerre et de la paix selon ce qui est
publié sur les
médias sociaux,
ce qui selon le ministère est une tentative
désespérée d'amener le monde
entier à
accepter l'agression orchestrée par les
États-Unis.
Le porte-parole du ministère a
confirmé
que toutes les accusations lancées par
Kerry contre
l'État syrien sont des mensonges et
qu'elles sont
dénuées de fondements pour les
raisons suivantes:
1. La Syrie a mis les États-Unis au
défi
de produire une seule preuve fondée qui
démontre qu'elle
a eu recours à des présumées
armes chimiques.
Kerry s'est basé sur des images internet
fabriquées et
l'appel présumé d'un officier syrien
après la
prétendue attaque est trop ridicule
même pour qu'on en
parle.
2. À aucun moment la Syrie n'a-t-elle
empêché ou restreint les
activités du comité
d'enquête international. Au contraire, dans
sa communication du
30 août avec le ministre des Affaires
étrangères et
des Expatriés, le secrétaire
général de
l'ONU salue l'esprit de coopération dont
fait preuve la Syrie
pour assister le comité, affirmant que la
Syrie
avait permis au comité d'agir exactement
selon l'entente
signée par les deux parties.
3. L'ONU a elle-même affirmé
à
plusieurs reprises que les traces laissées
par toute forme de
gaz toxique ne se dissipent pas rapidement
après qu'elle eut
expédié un comité
d'enquête à
Khan-al-Assal suite à la demande du
gouvernement syrien
d'enquêter sur l'incident. Ainsi, le
gouvernement syrien n'a pas
retardé l'enquête du comité et
son
accès au présumé site
d'attaque, puisque celle-ci
a eu lieu 48 heures après l'arrivée
à Damas de
l'envoyée de l'ONU, Angela Kane.
4. Le gouvernement syrien affirme que les
allégations de Kerry à l'effet que
l'Armée
syrienne avait eu connaissance du recours aux
armes chimiques trois
jours avant l'incident sont mensongères,
puisque la Syrie avait
demandé au comité d'enquête de
visiter la
région de Baharia où des soldats de
l'Armée
syrienne avaient été exposés
à des gaz
toxiques. Le comité avait en effet
rencontré les soldats
affectés à l'hôpital.
5. Si, comme le prétend Kerry, l'agression
contre
la Syrie vise à arrêter le recours
aux armes chimiques,
nous tenons à rappeler pour le
bénéfice de Kerry
et des États-Unis que la Syrie a
été la
première à proposer une
ébauche de
résolution au Conseil de
sécurité visant à
faire du Moyen-Orient une région libre de
toutes formes d'armes
de
destruction massive et que les États-Unis
eux-mêmes ont
bloqué l'adoption de cette
résolution.
6. En ce qui concerne les allégations de
Kerry,
allégations visant à passer outre le
Conseil de
sécurité sous prétexte que
celui-ci n'a pas la
responsabilité de déterminer qui a
eu recours aux armes
chimiques, mais seulement de vérifier si de
telles armes ont
été utilisées ou pas, le
ministère des
Affaires étrangères et des
Expatriés rappelle que
les
tâches mêmes du comité ont
été
établies par le Conseil de
sécurité et que les
États-Unis y avaient exercé des
pressions pour que le
mandat du comité soit restreint. Kerry, en
tant que
secrétaire d'État, est certainement
au courant de cela.
Le 31 août, le représentant
permanent de la
Syrie à l'ONU, Bashar al-Ja'afari, a aussi
clarifié que
le gouvernement syrien avait été
informé sur la
base de données fiables du rôle du
Qatar, de l'Arabie
saoudite, de la Turquie et d'autres gouvernements,
y compris le
gouvernement britannique, dans la
préparation de programmes
impliquant le
recours aux armes chimiques dont l'utilisation a
été
facilitée par des compagnies
européennes financées
par l'Arabie saoudite et le Qatar.
Il a noté que les États-Unis, qui
tentent
de préparer le terrain pour une
intervention militaire en Syrie,
ne sont pas membres de la convention de
non-prolifération
d'armes chimiques et que par conséquent
tout leur discours au
sujet d'armes chimiques n'est que pure hypocrisie.
Il a ajouté : « La Syrie condamne le
recours aux armes chimiques en Syrie par qui que
ce soit et demande que
soit tenu responsable quiconque y a recours. La
Syrie veut que la
mission d'enquête de l'ONU se poursuive afin
d'en arriver
à un rapport scientifique devant être
présenté devant le Conseil de
sécurité
à des fins d'examen ». La Syrie
veut que la mission ait le temps voulu pour en
arriver à des
résultats objectifs et scientifiques loin
de toute
ingérence politique et militaire.
De surcroît, Ja'afari a fait parvenir une
lettre
au secrétaire général Ban
Ki-moon, demandant que
des experts en matière d'armes chimiques
à Damas puissent
enquêter sur des attaques aux armes
chimiques qui se sont
produites les 22, 24 et 25 août dans trois
banlieues de la
capitale syrienne et après quoi des
douzaines de soldats ont
été traités
pour inhalation de gaz neurotoxique.
Sur la question de comment éviter un
conflit
militaire, un porte-parole syrien de haut niveau a
déclaré que la Syrie appuie
pleinement ses efforts pour
la tenue d'une conférence au siège
de l'ONU à
Genève, puisque seule une solution
politique offrira un issu
à la situation actuelle.
« Toute agression contre la Syrie mettrait
fin aux
efforts de trouver une solution politique »,
a-t-il affirmé.
(SANA)

La Russie a soumis un rapport de 100 pages
à
l'ONU sur l'utilisation de gaz sarin par les
rebelles syriens
On peut lire dans une déclaration
publiée
le 4 septembre sur le site web de son
ministère des Affaires
étrangères que la Russie a soumis un
rapport de 100
pages aux Nations unies qui démontre que
les rebelles syriens
ont utilisé du gaz sarin contre des civils
à Aleppo en
mars. Le rapport a été soumis en
juillet.
Habituellement, des rapport d'enquêtes de
cette nature ne sont
pas rendus publics mais considérant le plan
des
États-Unis de commettre une agression
militaire
contre la Syrie, la Russie l'a rendu public. Le
rapport comprend une
analyse scientifique détaillée
d'échantillons que
les techniciens russes ont prélevés
sur le
site de l'attaque en question, à Khan
Al-Assal dans le nord de
la Syrie. Vingt-six personnes ont
été tuées lors
de l'attaque et 56 sont tombées malades.
Le rapport lui-même n'a pas
été
publié. Cependant, dans la
déclaration, on compare le
caractère scientifique
détaillé de ce rapport avec
la preuve sommaire
très brève que les
États-Unis, la Grande-Bretagne
et la France ont publiés pour justifier
leur affirmation
à l'effet que le gouvernement syrien a
utilisé des armes
chimiques dans
les faubourgs de Damas le 21 août. Le
rapport le plus long, celui
de la France, ne comportait que 9 pages. Chacun de
ces rapports appuie
ses dires
essentiellement sur une preuve circonstancielle et
les rapports ne
s'entendent pas entre eux sur des
éléments importants
comme le nombre de morts causées par
cette attaque. On y parle tantôt de 300
morts, mais
également de 1500 selon le rapport des
États-Unis.
La déclaration de la Russie avertit les
États-Unis et leurs alliés de ne
faire aucune frappe
militaire contre la Syrie avant que les Nations
unies aient
complété
leur étude scientifique
détaillée de l'attaque du
21 août. Selon la déclaration,
l'hystérie actuelle
en faveur d'une frappe militaire des pays de
l'Ouest rappelle
les fausses allégations et la preuve
défaillante qui a
précédé l'invasion de l'Irak
par les
États-Unis en 2003.
Selon la déclaration, l'enquête
russe sur
les événements du 19 mars a
été faite
conformément au protocole stricte
établi par
l'Organisation pour l'interdiction
des armes chimiques (OIAC), l'agence
internationale qui veille au
respect des traités interdisant
l'utilisation d'armes chimiques.
La Russie dit que les échantillons
qui ont été recueillis par les
techniciens russes ont
été envoyés aux laboratoires
certifiés par
l'OIAC en Russie.
Une équipe de l'ONU a passé 4 jours
le
mois dernier à enquêter sur les
événements
du 21 août. Les échantillons qu'elle
a
prélevés sur les lieux et des
victimes présumées de l'attaque sont
en train
d'être examinés dans les laboratoires
de l'OIAC en Europe
[...]
Les États-Unis ont repoussé du
revers de
la main le rapport de la Russie de même que
le Conseil de
sécurité de l'ONU (CSONU). Lors
d'une conférence
de presse à Saint-Pétersbourg , le
président Obama
a dit que « Étant donné la
paralysie du Conseil de
sécurité sur cette question, si nous
voulons
véritablement
faire respecter l'interdiction de l'utilisation
des armes chimiques,
alors une réaction internationale s'impose
et cela ne viendra
pas d'une initiative du Conseil de
sécurité ».
La déclaration émise par les
États-Unis et dix autres membres du G-20
mentionne que «
le monde ne peut attendre le résultat
d'interminables processus
voués
à l'échec qui ne vont
qu'accroître les souffrances
en Syrie et l'instabilité régionale
».
(Voice of
Resolution,
le 6 septembre 2013 - Traduction: LML)

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