Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 134 - 9 septembre 2013

Pour un gouvernement antiguerre!

Non à l'intervention militaire!
Ne touchez pas à la Syrie!


Toronto

Pour un gouvernement antiguerre!
Non à l'intervention militaire! Ne touchez pas à la Syrie!
Falsifier la preuve, c'est falsifier l'histoire
Partout dans le monde: Vive opposition à toute agression impérialiste contre la Syrie

Actualités
Le gouvernement syrien rejette les allégations des États-Unis
La Russie a soumis un rapport de 100 pages à l'ONU sur l'utilisation de gaz sarin par les rebelles syriens


Pour un gouvernement antiguerre!

Non à l'intervention militaire!
Ne touchez pas à la Syrie!


Grande manifestation au Yémen contre toute agression militaire contre la Syrie, en août 2013

La décision unilatérale de l'impérialisme américain d'entreprendre une nouvelle guerre d'agression, cette fois contre la Syrie, va causer de grandes souffrances au peuple syrien et exposer l'humanité au grave danger d'une guerre inter-impérialiste. Les États-Unis ont seulement la France comme participant actif et l'appui du Canada et de quelques autres pays. Six Américains sur dix s'opposent à la décision. Quatre-vingt neuf pour cent de la population est contre l'appui des États-Unis à l'opposition syrienne.

La Russie et la Chine se sont élevées contre le menaces de guerre des États-Unis au Conseil de sécurité de l'ONU. Le secrétaire général des Nations unies a lui-même déclaré qu'une attaque contre la Syrie sans l'approbation du Conseil de sécurité de l'ONU serait illégale. L'envoyé spécial de l'ONU Lakhdar Brahimi l'a répété très clairement : « La Syrie est dans une situation extrêmement précaire, et on nous a souvent posé la question : 'Que penser de l'utilisation de la force par les membres de la communauté internationale ?' Nous suivons le droit international. Et le droit international dit qu'aucun pays n'est autorisé à faire la loi lui-même ; tous doivent passer par le Conseil de sécurité ». Des pays qui forment le G-20, les États-Unis n'ont été capables d'en mobiliser que dix pour appuyer leur position sur la guerre : l'Australie, le Canada, la France, l'Italie, le Japon, la République de Corée, l'Arabie saoudite, l'Espagne, la Turquie et le Royaume-Uni. Le pape François a mobilisé plus de 100 000 personnes pour une vigile pour la paix devant le Vatican à Rome. Pendant ce temps, partout dans le monde, les personnes éprises de paix manifestent pour dire de façon on ne peut plus claire : « Ne touchez pas à la Syrie ! »

En dépit de cela, le 4 septembre dernier les membres du Comité des Affaires étrangères du Sénat américain ont adopté une nouvelle résolution qui autorise une frappe militaire américaine contre le gouvernement syrien. La proposition interdit spécifiquement l'utilisation de troupes en sol syrien et autorise une action militaire de 60 jours qui peut être prolongée de 30 jours pourvu que le Congrès en soit avisé.

De plus, le lundi 9 septembre le Congrès des États-Unis va décider s'il autorise le président américain à aller de l'avant avec sa décision d'aller en guerre. Mardi, le président Obama va s'adresser au peuple américain pour le convaincre de l'appuyer.

En préparation de l'agression, les forces armées des États-Unis ont accru leurs effectifs autour de la Syrie. Elles ont disposé quatre destroyers près de la côte syrienne armés de missiles de croisière et d'une puissante artillerie. Il semble selon certains rapports que les bases militaires américaines d'Incirlik et d'Izmir en Turquie sont les rampes de lancements les plus vraisemblables pour une offensive aérienne contre la Syrie. La sixième flotte des États-Unis est stationnée en Italie. Elle a été utilisée pour attaquer la Libye lors de la guerre des États-Unis et de l'OTAN pour un changement de régime et la destruction de ce pays assiégé.

Le diktat impérialiste américain qui attaque les Nations unies et la primauté du droit international qui interdit la guerre et l'ingérence dans les affaires de pays souverains a maintenant amené le monde au bord d'un conflit d'envergure catastrophique. Les Canadiens ne font qu'un avec les peuples du monde dans leur opposition aux menaces contre la Syrie et leur demande que l'utilisation de la force pour résoudre les différends et les problèmes dans l'arène internationale soit bannie. On a besoin de gouvernements antiguerre partout pour exiger que tous les pays, y compris les États-Unis, respectent le droit international et cessent d'utiliser la guerre et les menaces de guerre pour avoir gain de cause.

Prenons fermement position contre une guerre des États-Unis contre la Syrie ! Le Canada doit cesser d'appuyer les fauteurs de guerre et les activités guerrières au nom des grands idéaux ! C'est maintenant qu'il faut s'opposer à la guerre impérialiste !


Ottawa

 Ne touchez pas à la Syrie ! Luttons pour un gouvernement anti-guerre !

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Falsifier la preuve, c'est falsifier l'histoire


Washington

La désinformation sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie a comme objectif de dresser ceux qui y croient contre ceux qui n'y croient pas afin de les engager dans un débat sur les « options politiques » dans l'unique but de désinformer le corps politique. Cela veut dire que l'objectif qui est poursuivi est de s'assurer que ce soit impossible de former une opposition organisée. Le « débat » entraîne ceux qui n'y croient pas dans des arguments irrationnels afin de cacher que ce sont ceux qui y croient qui ont les missiles, les armes chimiques et leurs systèmes de lancement et qui ont usurpé le pouvoir d'utiliser ces armes et leurs systèmes pour violer la souveraineté de la Syrie.

La preuve réelle de qui a utilisé des armes chimiques contre qui n'a aucune importance pour les impérialistes. Leur intention d'envahir la Syrie n'a rien à voir avec la vérité. Ils utilisent toutes les occasions qui se présentent pour faire avancer leur ordre du jour. En fait, compte tenu de l'absence totale de preuves crédibles, on a raison de se demander ce que les États-Unis préparent exactement. Ils disent qu'un acte criminel a été commis et leur réponse est de déclencher une agression criminelle ! Rien de tout cela n'est conforme aux règles de la guerre. Ils se passent même d'une déclaration formelle de guerre contre la Syrie. Il leur faudrait pour cela donner à l'humanité une justification valable de rompre la paix.

Il n'y a pas de justification. Dans un appel au Congrès et à ses alliés, Obama a dit récemment : « Tout comme j'en appelle au Congrès, je vais aussi en appeler au monde entier. Pendant que l'enquête de l'ONU procède et mettra un certain temps à présenter ses conclusions, nous allons insister sur le fait que ce n'est pas suffisant d'enquêter sur une atrocité qui a été commise avec des armes chimiques, il faut la confronter. » Lui et Kerry ont refusé de dire quelle action sera entreprise si le Congrès n'autorise pas une action militaire, mais l'accent qu'il met sur la nécessité est clair. Comme il l'a dit récemment : « Ce n'est pas moi qui ai tracé une ligne de démarcation, c'est le monde entier qui l'a tracée. » Il a ajouté : « Ce n'est pas ma crédibilité qui est en jeu. C'est la crédibilité de la communauté internationale qui l'est. La crédibilité des États-Unis et du Congrès sont en jeu parce que tout ce que nous faisons, c'est de répéter que c'est important de respecter les normes internationales. »

Les peuples du monde condamnent les États-Unis et les autres fauteurs de guerre et exigent qu'ils respectent les principes sur lesquels les Nations unies ont été créées. Même s'il est vrai que quelqu'un a utilisé des armes chimiques, il existe des organisations internationales et des traités pour faire face à ces situations, comme la Cour pénale internationale et la Convention sur les armes chimiques. Mais cela ne compte pas dans la désinformation des États-Unis et des médias.

Les peuples du monde n'acceptent pas le diktat impérialiste de la loi du plus fort. Ils rejettent l'utilisation de la force et la menace de la force entre les nations ou au sein des nations.

Cette position est importante parce qu'elle déjoue l'utilisation délibérée de désinformation pour créer l'hésitation et la division dans leurs rangs avec de simples affirmations au sujet d'armes chimiques et de causes humanitaires.

Les États-Unis sont le plus gros pourvoyeur d'armes chimiques et biologiques au monde et les ont utilisées maintes et maintes fois. Ils les ont utilisées d'abord contre le peuple japonais en larguant la bombe atomique à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. C'était pour menacer le monde entier et l'assujettir à leur domination après la victoire de la cause antifasciste. Ils les ont ensuite utilisées contre les peuples qui résistaient à leurs guerres d'agression, en Corée et au Vietnam, et contre les peuples d'Indochine et en d'autres instances depuis. Ils utilisent couramment aujourd'hui des armes qui contiennent de l'uranium appauvri. Le souci de l'impérialisme américain pour les victimes d'armes chimiques ne peut être considéré que comme une manoeuvre cynique pour justifier de nouveaux crimes aujourd'hui.

L'obsession morbide des impérialistes avec la mort et la destruction est évidente dans leurs débats à savoir s'ils peuvent ou non contrôler les répercussions de leurs attaques contre la Syrie. Ils disent vouloir éviter un autre Irak, un autre Afghanistan et maintenant une autre Libye. Parmi ceux qui n'y croient pas mais qui voudraient y croire, certains demandent une garantie que l'attaque soit « rapide, propre et sans douleur » et ne va pas comprendre une invasion au sol. Le président des États-Unis et le secrétaire d'État répondent qu'ils ne peuvent rien garantir, mais qu'on n'a pas le choix et que cette fois ils vont essayer de faire les choses comme il faut.

C'est irrationnel parce que la seule chose qui soit vraie est que les impérialistes sont déterminés à attaquer la Syrie. Les idéaux élevés n'y sont pour rien, ni non plus leur prétention de contrôler la situation après l'attaque. La réalité est que l'anarchie a été élevée au rang d'autorité et qu'ils ne permettront à personne d'autre de contrôler la Syrie, l'Asie occidentale et centrale ou l'Afrique du Nord. Ils doivent en tenir à l'écart leurs rivaux réels ou perçus au sein de leur propre camp, qui eux aussi ambitionnent de contrôler ces régions.

Les arguments pour et contre l'utilisation présumée d'armes chimiques par le régime Assad sont des instruments de falsification de l'histoire, de diversions pour entraîner les gens dans un débat d'options politiques sur lequel ils n'exercent aucun contrôle. La décision qui est en jeu n'est pas d'attaquer ou de ne pas attaquer. Le but est de prouver que les peuples sont impuissants. Le but est de détruire la résistance organisée des peuples. La méthode est la suivante :

1. Semer le doute sur la justice de l'opposition à la guerre. Les gens sont censés croire qu'en s'opposant aux attaques contre la Syrie, « ils défendent un criminel de guerre endurci » ;

2. Semer le doute sur notre capacité en tant que peuples à obtenir des résultats ; autrement dit « la machine à mensonges est trop forte et la vérité ne va jamais prévaloir » ;

3. Semer le désespoir, l'impuissance et l'humiliation -- « la résistance est vaine ».

Le Marxiste-Léniniste lance l'appel à tous à soutenir le peuple syrien et sa résistance contre les attaques et l'invasion étrangères. Alors que les gens fuient par milliers pour échapper aux catastrophes imminentes que les impérialistes préparent, l'armée syrienne et les combattants de la résistance du Hezbollah et d'autres contingents de combattants anti-impérialistes se préparent au combat. Leur cause est juste. Joignons-nous à tous ceux qui combattent pour préserver la paix en défendant la souveraineté des nations. Non c'est non ! Non à la guerre impérialiste ! Non aux crimes impérialistes contre la paix ! Défendons la souveraineté de la Syrie !

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Une vigile monstre au Vatican



Le 7 septembre, près de 100 000 personnes ont répondu à l'appel du pape François et assisté à une vigile
pour qu'il n'y ait pas de guerre contre la Syrie.

Partout dans le monde: vive opposition à toute agression impérialiste contre la Syrie

Lors du weekend de la fête du Travail, il y a eu des manifestations d'un bout à l'autre du Canada pour exprimer haut et fort l'opposition à tout projet d'agression militaire contre la Syrie, que ce soit du Canada, des États-Unis ou de tout autre pays. Les pancartes, bannières et discours ont exprimé clairement que la propagande de guerre du gouvernement Harper contre la Syrie et ailleurs ne représente pas les Canadiens ou les valeurs canadiennes. Bien au contraire, sur de nombreuses affiches on pouvait lire la demande que le Canada se dote d'un gouvernement antiguerre, qui respecte la primauté du droit international et constitue une véritable force pour la paix dans le monde, y compris le maintien de la souveraineté de toutes les nations. Les gens ont rejeté la désinformation et la propagande de guerre promue par les cercles dirigeants et leurs médias monopolisés et ont exprimé la crainte que l'agression militaire contre la Syrie va semer les germes d'un conflit régional plus important et même une nouvelle guerre mondiale.

Partout aux États-Unis, les gens de tous les horizons se sont avancés et ont petit à petit accru le rythme de l'organisation antiguerre pour vaincre la campagne de désinformation et de propagande belliciste des cercles dirigeants. Durant la seule journée du 31 août, des actions ont eu lieu dans pas moins de 70 villes aux États-Unis. Pendant le discours du président Barack Obama au Rose Garden de la Maison blanche, le 31 août , on pouvait clairement entendre les manifestants scander: « Pas de guerre contre la Syrie ! ». On voit que les Américains ne sont pas dupes et ne céderont pas au chantage comme pour l'Irak.

De même, en Grande-Bretagne, les gens se souviennent des mensonges du gouvernement Blair pour justifier la participation à la guerre en Irak et ils ont clairement fait savoir qu'ils ne veulent pas d'une répétition de ces événements. La tentative du premier ministre David Cameron d'engager la Grande-Bretagne dans l'agression américaine contre la Syrie a été vaincue au parlement. Des députés de tous les partis au Parlement, y compris le sien, ont uni leurs forces pour rejeter une motion autorisant une action militaire de la Grande-Bretagne contre la Syrie le 28 août.

Bien que non mentionné par les médias monopolisés occidentaux, certaines des plus grandes manifestations se sont déroulées au Moyen-Orient, où le danger d'une guerre contre la Syrie affecterait les pays voisins et serait brutalement ressenti bien au-delà. Les peuples dénoncent les gouvernements au service des intérêts américains qui offrent leurs terres, mers et cieux comme bases pour une agression contre les pays voisins. Ils ont eux-mêmes été souvent et longtemps victimes des impérialistes américains et de leurs acolytes, en particulier les sionistes.

Canada

Montréal




Le 31 août à la Place du Canada

Il y a eu plusieurs actions anti-guerre à Montréal durant le week-end. Au Vieux-Port les 31 août et 1er septembre, le Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ) a tenu une ligne de piquetage à la Place Jacques-Cartier contre la militarisation de l'espace public pour protester contre « Le Festival de culture militaire » de l'armée canadienne et dénoncer la culture proguerre promue par le gouvernement Harper. Plusieurs passants ont pris des copies de la déclaration du PMLQ contre une intervention en Syrie et se sont arrêtés pour exprimer leurs inquiétudes devant la menace que fait planer le gouvernement Harper pour la sécurité au Canada et à l'étranger.

Pendant ce temps, également le 31 août, la communauté syrienne à Montréal a organisé un rassemblement à la Place du Canada sous le mot d'ordre: « Ne touchez pas à la Syrie ! » L'action a réuni plusieurs centaines de personnes, non seulement de Montréal, mais aussi de l'Estrie et de Lanaudière. Un contingent de cette action s'est joint à la ligne de piquetage au Vieux-Port.

Ottawa




Le 31 août, quelque 750 personnes se sont rassemblées devant le monument des droits de la personne à Ottawa pour exiger qu'aucune agression militaire soit entreprise contre le peuple syrien. L'esprit combatif était palpable. C'était un coup puissant porté à la propagande officielle à l'effet que la communauté syrienne est divisée et au doute semé quant à l'intégrité du gouvernement syrien. Ils ont dit clairement : « Obama, arrête tes mensonges et tes menaces ! » « Pourquoi Harper ? Qu'est-ce que le peuple syrien t'a fait ? »

Après quelques discours, les manifestants ont défilé au centre-ville, longeant Elgin jusqu'à Rideau, en passant par le quartier du marché, jusqu'à l'ambassade américaine. Les passants ont crié en appui et les automobilistes ont klaxonné. Dans les discussions et les échanges qui ont eu lieu pendant et après la marche, il ressort que tout le monde est conscient que le même message a été soulevé partout au Canada, aux États-Unis : que de telles actions constituent une contribution importante pour soulever l'opinion publique contre toute agression militaire contre la Syrie.

Toronto




Le 31 août, cinq cents personnes se sont rassemblées en face du consulat américain. Ils représentaient toutes les couches de la société canadienne. Parmi les manifestants, il y avait de nombreux immigrants en provenance de la Syrie. Il y avait aussi beaucoup de gens venus de la Palestine et du Liban qui ont également souffert de l'impérialisme qui a piétiné violemment leur souveraineté nationale. L'action a été organisée par la Coalition de Toronto pour arrêter la guerre et l'Alliance canadienne pour la paix.

Les manifestants ont condamné les plans et menaces d'attaque contre la Syrie par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et les autres membres de l'alliance agressive qu'est l'OTAN. Les manifestants ont dénoncé le gouvernement Harper pour avoir déclaré qu'il est « sur la même longueur d'onde » que les plans des États-Unis et de l'OTAN pour une agression contre la Syrie. Ils ont exigé que le gouvernement canadien prenne position contre toute intervention militaire en Syrie.

Hamilton



Un rassemblement a eu lieu devant l'édifice fédéral sur la rue Bay le 2 septembre pour s'opposer à la propagande guerrière contre la Syrie par les États-Unis et l'alliance agressive de l'OTAN. Les participants ont exigé que le gouvernement canadien prenne position contre toute attaque. Le rassemblement était organisé par la Coalition de Hamilton pour arrêter la guerre afin de coïncider avec le défilé de la fête du Travail. Les participants d'une action ont exprimé leur appréciation des demandes mises de l'avant par l'autre.

Niagara Falls


Une action a eu lieu à Niagara Falls durant l'après-midi du vendredi 30 août, qui visait le bureau du député local et ministre de la Défense, Rob Nicholson. Les manifestants ont laissé une lettre et des affiches à son personnel. Le personnel de Nicholson les a informés que le ministre est passé devant son bureau et a vu l'action, et il a alors appelé son bureau pour savoir de quoi il s'agissait.

London


Les militants antiguerre à London ont tenu une action pour s'opposer à la guerre contre la Syrie le 23 août (à gauche) et un autre le 31 août .

Windsor



La Coalition pour la paix Windsor a utilisé sa ligne de piquetage antiguerre hebdomadaire du samedi pour engager tout le monde dans l'opposition à toute agression contre la Syrie. Une prise de parole publique a eu lieu pour que les gens puissent exprimer leur opinion sur pourquoi il est important de s'opposer à des guerres d'agression. Les militants ont également distribué des tracts à tous ceux qui entraient dans le marché de Windsor, les appelant à prendre position contre la guerre et l'agression. Le groupe a également invité tout le monde à se joindre à eux durant le défilé annuel de la fête du Travail, le lundi.

Winnipeg



Edmonton


La Coalition d'Edmonton contre la guerre et le racisme (ECAWAR) a occupé l'avenue Whyte, le 31 août pour s'opposer à une intervention militaire contre la Syrie. Environ 20 personnes ont participé à la ligne de piquetage. Pancartes et bannières haut levées, les participants se sont lentement déplacés sur l'avenue Whyte, distribuant une déclaration appelant tous les Canadiens à prendre position contre l'usage de la force pour provoquer un changement de régime. Beaucoup de gens ont exprimé leur approbation et ont été très intéressés à étudier par eux-mêmes ce qui se passe et à prendre une position juste.

Suite à la ligne de piquetage, tous se sont rassemblés pour une discussion au parc Gazebo et ont pris la décision qu'un rassemblement se tiendra à 19 heures au square Churchill situé au centre-ville d'Edmonton le jour que les États-Unis et l'OTAN lanceront une attaque militaire contre la Syrie.

Calgary



Les résidents de Calgary ont participé à un rassemblement animé sous le thème « Ne touchez pas à la Syrie ! » le vendredi 30 août en face de l'hôtel de ville et un autre le 31 août devant le consulat américain. Ils ont dit clairement au coeur de ce que Harper considère comme son fief, que les résidents de Calgary rejettent la propagande belliciste du gouvernement Harper et son soutien à l'agression américaine. Si une attaque contre la Syrie a lieu, un rassemblement d'urgence est prévu pour 17 heures devant l'hôtel de ville ce jour-là.

Vancouver



Le 31 août , un rassemblement antiguerre a eu lieu devant la Galerie d'art de Vancouver suivie d'une marche au centre-ville vers le consulat américain avant de revenir au square Robson. Beaucoup de gens ont klaxonné en appui et un certain nombre s'est joint à la marche.

Ensuite, les gens se sont réunis en petits groupes pour discuter de la façon d'arrêter toute nouvelle agression américaine. Quelques 200 exemplaires de la déclaration du PCC(M-L) contre la guerre ont été distribués aux passants et militants. Durant les jours qui ont précédé la manifestation, les membres du PCC(M-L) ont distribué la déclaration contre la guerre à la Syrie aux postiers et aux travailleurs de manutention des céréales à Vancouver, qui l'ont reçue chaleureusement.

Victoria


Une manifestation organisée par la Coalition de Victoria pour la paix a eu lieu le 31 août devant le cénotaphe sur le terrain de l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique.

États-Unis

Washington


Des manifestants se lèvent à la Chambre des représentants pendant que le secrétaire d'État John Kerry témoigne devant
le comité chargé d’examiner l'agression contre la Syrie, le 4 septembre 2013.






New York






Clarksville, Tennessee; Asheville, Caroline du Nord




Gainesville; Miami, Floride



Chicago, Illinois




Minneapolis, Minnesota; Seattle, Washington


San Franscisco; San Jose, Californie



Los Angeles



Venezuela

Caracas



Angleterre

Londres




Écosse

Glasgow


Pays de Gales

Wrexham


France

Paris



Espagne

Madrid


Grèce

Athènes

Turquie

Istanboul




Hatay



Syrie

Damas




Homs




Plateau du Golan



Palestine

Ramallah




Bethléhem




Jordanie

Amman



Yémen



Australie

Sydney


(Photos: TML, Dylan Powell, Paul S. Graham, Charlotte Kates, Victoria Peace Coalition, PressTV, ANSWER, SANA, Adolfo Lujan, Beinn Irbhinn, Vertigogen, Codepink, Debra Sweet, FightBack News, indyrikki, Dan Bluemel/LA Activist, Mike Roy/The Indignants)

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Le gouvernement syrien rejette
les allégations des États-Unis

Le 30 août, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères et des Expatriés de la Syrie a dit que ce que l'administration des États-Unis présente comme étant une preuve irréfutable d'utilisation d'armes chimiques est de la frime. Le 30 août, après que les médias aient monté en épingle pendant plusieurs jours cette question du recours aux armes chimiques, le secrétaire d'État américain John Kerry n'a pu produire que des choses basées sur de vieilles histoires cousues de fil blanc qui avaient été publiées par des terroristes la semaine précédente, a dit le porte-parole du ministère.

Il a ajouté que le ministère ne peut comprendre comment l'un des plus grands pays au monde puisse si candidement tenter d'induire son public en erreur sur la base de preuves qui n'en sont pas. Le ministère a dénoncé les États-Unis qui prennent position sur les questions de la guerre et de la paix selon ce qui est publié sur les médias sociaux, ce qui selon le ministère est une tentative désespérée d'amener le monde entier à accepter l'agression orchestrée par les États-Unis.

Le porte-parole du ministère a confirmé que toutes les accusations lancées par Kerry contre l'État syrien sont des mensonges et qu'elles sont dénuées de fondements pour les raisons suivantes:

1. La Syrie a mis les États-Unis au défi de produire une seule preuve fondée qui démontre qu'elle a eu recours à des présumées armes chimiques. Kerry s'est basé sur des images internet fabriquées et l'appel présumé d'un officier syrien après la prétendue attaque est trop ridicule même pour qu'on en parle.

2. À aucun moment la Syrie n'a-t-elle empêché ou restreint les activités du comité d'enquête international. Au contraire, dans sa communication du 30 août avec le ministre des Affaires étrangères et des Expatriés, le secrétaire général de l'ONU salue l'esprit de coopération dont fait preuve la Syrie pour assister le comité, affirmant que la Syrie avait permis au comité d'agir exactement selon l'entente signée par les deux parties.

3. L'ONU a elle-même affirmé à plusieurs reprises que les traces laissées par toute forme de gaz toxique ne se dissipent pas rapidement après qu'elle eut expédié un comité d'enquête à Khan-al-Assal suite à la demande du gouvernement syrien d'enquêter sur l'incident. Ainsi, le gouvernement syrien n'a pas retardé l'enquête du comité et son accès au présumé site d'attaque, puisque celle-ci a eu lieu 48 heures après l'arrivée à Damas de l'envoyée de l'ONU, Angela Kane.

4. Le gouvernement syrien affirme que les allégations de Kerry à l'effet que l'Armée syrienne avait eu connaissance du recours aux armes chimiques trois jours avant l'incident sont mensongères, puisque la Syrie avait demandé au comité d'enquête de visiter la région de Baharia où des soldats de l'Armée syrienne avaient été exposés à des gaz toxiques. Le comité avait en effet rencontré les soldats affectés à l'hôpital.

5. Si, comme le prétend Kerry, l'agression contre la Syrie vise à arrêter le recours aux armes chimiques, nous tenons à rappeler pour le bénéfice de Kerry et des États-Unis que la Syrie a été la première à proposer une ébauche de résolution au Conseil de sécurité visant à faire du Moyen-Orient une région libre de toutes formes d'armes de destruction massive et que les États-Unis eux-mêmes ont bloqué l'adoption de cette résolution.

6. En ce qui concerne les allégations de Kerry, allégations visant à passer outre le Conseil de sécurité sous prétexte que celui-ci n'a pas la responsabilité de déterminer qui a eu recours aux armes chimiques, mais seulement de vérifier si de telles armes ont été utilisées ou pas, le ministère des Affaires étrangères et des Expatriés rappelle que les tâches mêmes du comité ont été établies par le Conseil de sécurité et que les États-Unis y avaient exercé des pressions pour que le mandat du comité soit restreint. Kerry, en tant que secrétaire d'État, est certainement au courant de cela.

Le 31 août, le représentant permanent de la Syrie à l'ONU, Bashar al-Ja'afari, a aussi clarifié que le gouvernement syrien avait été informé sur la base de données fiables du rôle du Qatar, de l'Arabie saoudite, de la Turquie et d'autres gouvernements, y compris le gouvernement britannique, dans la préparation de programmes impliquant le recours aux armes chimiques dont l'utilisation a été facilitée par des compagnies européennes financées par l'Arabie saoudite et le Qatar.

Il a noté que les États-Unis, qui tentent de préparer le terrain pour une intervention militaire en Syrie, ne sont pas membres de la convention de non-prolifération d'armes chimiques et que par conséquent tout leur discours au sujet d'armes chimiques n'est que pure hypocrisie.

Il a ajouté : « La Syrie condamne le recours aux armes chimiques en Syrie par qui que ce soit et demande que soit tenu responsable quiconque y a recours. La Syrie veut que la mission d'enquête de l'ONU se poursuive afin d'en arriver à un rapport scientifique devant être présenté devant le Conseil de sécurité à des fins d'examen ». La Syrie veut que la mission ait le temps voulu pour en arriver à des résultats objectifs et scientifiques loin de toute ingérence politique et militaire.

De surcroît, Ja'afari a fait parvenir une lettre au secrétaire général Ban Ki-moon, demandant que des experts en matière d'armes chimiques à Damas puissent enquêter sur des attaques aux armes chimiques qui se sont produites les 22, 24 et 25 août dans trois banlieues de la capitale syrienne et après quoi des douzaines de soldats ont été traités pour inhalation de gaz neurotoxique.

Sur la question de comment éviter un conflit militaire, un porte-parole syrien de haut niveau a déclaré que la Syrie appuie pleinement ses efforts pour la tenue d'une conférence au siège de l'ONU à Genève, puisque seule une solution politique offrira un issu à la situation actuelle.

« Toute agression contre la Syrie mettrait fin aux efforts de trouver une solution politique », a-t-il affirmé.

(SANA)

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La Russie a soumis un rapport de 100 pages à l'ONU sur l'utilisation de gaz sarin par les rebelles syriens

On peut lire dans une déclaration publiée le 4 septembre sur le site web de son ministère des Affaires étrangères que la Russie a soumis un rapport de 100 pages aux Nations unies qui démontre que les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin contre des civils à Aleppo en mars. Le rapport a été soumis en juillet. Habituellement, des rapport d'enquêtes de cette nature ne sont pas rendus publics mais considérant le plan des États-Unis de commettre une agression militaire contre la Syrie, la Russie l'a rendu public. Le rapport comprend une analyse scientifique détaillée d'échantillons que les techniciens russes ont prélevés sur le site de l'attaque en question, à Khan Al-Assal dans le nord de la Syrie. Vingt-six personnes ont été tuées lors de l'attaque et 56 sont tombées malades.

Le rapport lui-même n'a pas été publié. Cependant, dans la déclaration, on compare le caractère scientifique détaillé de ce rapport avec la preuve sommaire très brève que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont publiés pour justifier leur affirmation à l'effet que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques dans les faubourgs de Damas le 21 août. Le rapport le plus long, celui de la France, ne comportait que 9 pages. Chacun de ces rapports appuie ses dires essentiellement sur une preuve circonstancielle et les rapports ne s'entendent pas entre eux sur des éléments importants comme le nombre de morts causées par cette attaque. On y parle tantôt de 300 morts, mais également de 1500 selon le rapport des États-Unis.

La déclaration de la Russie avertit les États-Unis et leurs alliés de ne faire aucune frappe militaire contre la Syrie avant que les Nations unies aient complété leur étude scientifique détaillée de l'attaque du 21 août. Selon la déclaration, l'hystérie actuelle en faveur d'une frappe militaire des pays de l'Ouest rappelle les fausses allégations et la preuve défaillante qui a précédé l'invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003.

Selon la déclaration, l'enquête russe sur les événements du 19 mars a été faite conformément au protocole stricte établi par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), l'agence internationale qui veille au respect des traités interdisant l'utilisation d'armes chimiques. La Russie dit que les échantillons qui ont été recueillis par les techniciens russes ont été envoyés aux laboratoires certifiés par l'OIAC en Russie.

Une équipe de l'ONU a passé 4 jours le mois dernier à enquêter sur les événements du 21 août. Les échantillons qu'elle a prélevés sur les lieux et des victimes présumées de l'attaque sont en train d'être examinés dans les laboratoires de l'OIAC en Europe [...]

Les États-Unis ont repoussé du revers de la main le rapport de la Russie de même que le Conseil de sécurité de l'ONU (CSONU). Lors d'une conférence de presse à Saint-Pétersbourg , le président Obama a dit que « Étant donné la paralysie du Conseil de sécurité sur cette question, si nous voulons véritablement faire respecter l'interdiction de l'utilisation des armes chimiques, alors une réaction internationale s'impose et cela ne viendra pas d'une initiative du Conseil de sécurité ».

La déclaration émise par les États-Unis et dix autres membres du G-20 mentionne que « le monde ne peut attendre le résultat d'interminables processus voués à l'échec qui ne vont qu'accroître les souffrances en Syrie et l'instabilité régionale ».

(Voice of Resolution, le 6 septembre 2013 - Traduction: LML)

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