Le Marxiste-Léniniste

Numéro 123 - 27 juillet 2013 (Supplément)

Allocution de Fidel Castro lors du 50e anniversaire
de l'assaut de Moncada (extraits)

Cinquante années de résistance et de lutte incessante


Fidel Castro prononçant son allocution lors du 50e anniversaire de l'assaut de Moncada (W. Lippmann)

Nous reproduisons ci-dessous des extraits de l'allocution prononcée par le président cubain Fidel Castro à Santiago de Cuba le 26 juillet 2003 lors d'une cérémonie marquant le 50e anniversaire de l'assaut contre les casernes de Moncada et de Carlos Manuel de Cespedes en 1953. Quelque 10 000 personnes ont assisté à la cérémonie, dont des milliers d'invités en provenance de 20 pays, sur le site de la caserne de Moncada maintenant devenue une école et un musée. Depuis, dix autres années de lutte militante se sont ajoutée à la vie du camarade Fidel et nous lui transmettons notre amour social et nos meilleurs voeux. Nous reproduisons ce discours pour la description que donne Fidel des conditions dans lesquelles languissait Cuba en 1953 et leur signification pour les générations qui ont combattu et qui combattent.

«Éduquer le peuple dans la vérité, par des mots et des faits irrécusables, a peut-être été le facteur clef de la prouesse grandiose qu'il a réalisée, dit Fidel. Ces réalités humiliantes ont été balayées, malgré le blocus, les menaces, les agressions, le terrorisme massif et l'emploi ad libitum des moyens d'intoxication les plus puissants jamais braqués contre notre Révolution.»

* * *

Se retrouver ici, au même endroit, cinquante ans après les événements que nous commémorons aujourd'hui, survenus en la matinée du 26 juillet 1953, semble presque irréel. J'avais alors vingt-six ans. Cinquante ans de lutte sont passés sur ma vie.

Je ne pouvais penser à ce lointain moment — fût-ce une seconde — que nous, les rares survivants actuels de cette action, nous nous retrouverions ce soir en compagnie de ceux qui, réunis ici ou m'écoutant dans le reste du pays, ont été influencés par la Révolution ou y ont participé activement ; de ceux qui, à cette date lointaine, étaient des enfants, des adolescents ou des jeunes ; de ceux qui n'étaient pas encore nés et qui sont maintenant des parents, voire des grands-parents ; de légions d'hommes et de femmes d'âge mûr, couverts de gloire et d'histoire révolutionnaire et internationaliste, de soldats et d'officiers d'active ou de réserve, de civils qui ont accompli de vrais exploits ; d'une quantité apparemment infinie de jeunes combattants ; de travailleurs acharnés ou d'étudiants et lycéens enthousiastes, ou des deux à la fois, et de millions de petits pionniers qui comblent notre imagination de rêveurs éternels. Et la vie m'impose de nouveau le privilège singulier de vous adresser la parole.

Je ne parle pas à titre personnel. Je parle au nom de notre peuple, aux efforts héroïques, et au nom des milliers de combattants qui ont donné leur vie tout au long de ce demi-siècle. Je parle en plus, avec la fierté de l'oeuvre grandiose qu'ils ont été capables de mener à bien, des obstacles qu'ils ont surmontés et de l'impossible qu'ils ont rendu possible.


Fidel emprisonné en 1953.

Au cours des journées terriblement tristes qui suivirent l'action, j'ai expliqué devant la cour qui me jugeait les causes qui nous avaient poussés à cette lutte.

Cuba ne comptait même pas six millions d'habitants. Partant des statistiques approximatives de l'époque, j'avais exprimé crûment la situation de notre peuple cinquante-cinq ans après que les États-Unis furent intervenus — face à une Espagne d'ores et déjà vaincue sur le champ de bataille par la ténacité et l'héroïsme des patriotes cubains — en vue d'escamoter les objectifs de notre lutte d'indépendance et d'établir en 1902 leur domination politique et économique totale sur notre île.

Le fait que le gouvernement nord-américain ait imposé de force à notre première Constitution son droit d'intervenir à Cuba, l'installation sur le territoire national de bases militaires, la mainmise absolue sur notre économie et sur nos ressources naturelles réduisirent pratiquement à néant notre souveraineté nationale.

Je ne vais citer que quelques phrases et quelques paragraphes très brefs des déclarations que j'avais faites au procès qui s'est déroulé le 16 octobre 1953 :

« 600 000 Cubains n'ont pas de travail.

« 500 000 ouvriers agricoles travaillent quatre mois par an et ont faim le reste du temps.

« 400 000 ouvriers industriels et journaliers dont les retraites sont escroquées, dont les logements sont des taudis, dont les salaires passent des mains du patron à celles de l'usurier, dont la vie est le travail permanent et le repos, le tombeau.

« 10 000 jeunes de profession libérale : médecins, ingénieurs, avocats, vétérinaires, pédagogues, dentistes, pharmaciens, journalistes, peintres, sculpteurs, etc., sortent de l'école avec un titre, désireux de lutter et pleins d'espoir, pour se retrouver dans une impasse, toutes portes fermées.

« 85 p. 100 des petits agriculteurs cubains sont des métayers et vivent sous la menace permanente de l'expulsion de leurs lopins de terre.


Des paysans reçoivent des titres fonciers dans
le cadre de la réforme agraire en 1959.

« 200 000 familles paysannes n'ont même pas un arpent de terre où semer des aliments pour leurs enfants affamés.

« Plus de la moitié des meilleures terres arables cultivées sont en des mains étrangères.

« Près de trois millions d'hectares sont en friche.

« 2 200 000 citadins paient des loyers qui absorbent entre le cinquième et le tiers de leurs revenus.

« 2 800 000 habitants des campagnes et des banlieues n'ont pas la lumière électrique.

« Moins de la moitié des enfants d'âge scolaire vont à de petites écoles rurales publiques, nu-pieds, en haillons et mal nourris.

« 90 p. 100 des petits ruraux sont rongés par les parasites.

« La société reste indifférente à l'assassinat massif que l'on commet contre tant de milliers d'enfants qui meurent tous les ans faute de ressources.

« De mai à décembre, un million de personnes n'ont pas de travail à Cuba, qui ne compte pourtant que 5 500 000 habitants.

« Lorsqu'un père de famille travaille quatre mois par an, avec quoi peut-il acheter des vêtements et des médicaments pour ses enfants ? Ceux-ci grandiront rachitiques ; à trente ans, ils n'auront plus une dent saine, ils auraient entendu dix millions de discours et ils mourront à la fin de misère et de déception. L'accès aux hôpitaux publics, toujours bondés, ne se fait que sur recommandation d'un magnat politique qui exigera au malheureux et à toute sa famille de voter pour lui pour que Cuba continue toujours pareille ou pire. »

Le plus important de ce que j'ai déclaré sur la situation économique et sociale est sans doute ceci :

« L'avenir de la nation et la solution de ses problèmes ne peuvent continuer de dépendre de l'intérêt égoïste d'une douzaine de financiers, des froids calculs sur les profits que dix ou douze magnats font dans leurs bureaux climatisés. Le pays ne peut continuer d'implorer à genoux les miracles de quelques Veaux d'or qui, à l'instar de celui de l'Ancien Testament que renversa la colère du prophète, n'en font d'aucune sorte. Et ce n'est pas avec des hommes d'État dont l'activité consiste à tout laisser tel quel et qui passent leur temps à baragouiner des sottises sur la « liberté absolue d'entreprise », sur « les garanties pour le capital d'investissement » et sur « la loi de l'offre et de la demande » qu'on résoudra ces problèmes.

« Dans le monde actuel, aucun problème social ne se règle par génération spontanée. »

Ces phrases et ces idées traduisent toute une pensée sous-jacente au sujet du système économique et social capitaliste qu'il fallait tout bonnement éliminer. Elles exprimaient dans leur essence l'idée d'un nouveau système politique et social pour Cuba, même s'il s'avérait risqué de le proposer au milieu de l'océan de préjugés et du poison idéologique instillés par les classes dominantes alliées de l'empire dans une population dont 90 p. 100 était analphabète ou semi-analphabète, sans même avoir dépassé l'école primaire, contestataire, combative et rebelle, certes, mais incapable de discerner un problème si grave et si profond. J'ai été absolument convaincu dès cette époque que l'ignorance avait été l'arme la plus puissante et la plus terrible des exploiteurs au long de l'Histoire.

Éduquer le peuple dans la vérité, par des mots et des faits irrécusables, a peut-être été le facteur clef de la prouesse grandiose qu'il a réalisée.

Ces réalités humiliantes ont été balayées, malgré le blocus, les menaces, les agressions, le terrorisme massif et l'emploi ad libitum des moyens d'intoxication les plus puissants jamais braqués contre notre Révolution.

Les chiffres sont irréfutables.

On a pu savoir depuis, avec plus d'exactitude, que la population cubaine se montait alors, selon le recensement de 1953, à 5 820 000 habitants. L'actuelle, selon les chiffres préliminaires du recensement de septembre 2002, se monte à 11 177 743 habitants.


  Un jeune pionnier participe au programme
d'alphabétisation en 1961, un programme qui est
maintenant de renommée internationale.

Les indicateurs signalent qu'en 1953 Cuba comptait 807 700 analphabètes, soit 22,3 p. 100, un chiffre qui s'est sans doute élevé durant les sept années suivantes de dictature batistienne ; en 2002, elle n'en compte que 38 183, soit 0,5 p. 100. Le ministère de l'Education estime qu'ils sont même moins, car, visitant les logements et menant une recherche minutieuse, il a eu du mal à trouver les personnes non alphabétisées au niveau des secteurs et de quartiers. Ses calculs, ajustés à des méthodes de recherche individualisées bien plus précises qu'un recensement de la population, donnent un total de 18 000 analphabètes, soit 0,2 p. 100. Les deux statistiques excluent bien entendu les personnes qui ne peuvent apprendre à lire et à écrire pour des problèmes mentaux ou physiques.

En 1953, Cuba ne comptait que 139 984 bacheliers, soit 3,2 p. 100 de la population âgée de plus de dix ans ; en 2002, elle en comptait 5 733 243, soit quarante et une fois plus, soit encore 58,9 p. 100 de la population correspondante.

Les diplômés universitaires sont passés de 53 490 en 1953 à 712 672 en 2002.

Le taux de chômage se montait en 1953 à 8,4 p. 100 de la population active, mais il faut tenir compte du fait que le recensement s'est fait en pleine campagne sucrière, une étape de demande maximale de force de travail. Selon le recensement de septembre 2002, le taux de chômage n'est que de 3,1 p. 100, alors que la population économiquement active est passée de 2 059 659 personnes en 1953 à 4 427 028 l'an dernier. Le plus marquant, c'est qu'en ramenant l'an prochain ce taux à moins de 3 p. 100, Cuba entrera dans la catégorie de pays à plein emploi, quelque chose d'inconcevable, au milieu de la situation économique mondiale, pour tout autre pays latino-américain ou tout pays dit économiquement développé.

Sans vouloir entrer dans d'autres secteurs où les avancées sociales ont été notables, je dirais seulement que la population a presque doublé de 1953 à 2002, que le nombre de logements a triplé et que la quantité de personnes par logement a diminué de 4,64 en 1953 à 3,16 en 2002, et que 75,4 p. 100 de ces logements ont été bâtis après la victoire de la Révolution. 85 p. 100 de la population est propriétaire du logement qu'elle occupe. On paye pas d'impôt. L'autre 15 p. 100 paye un loyer pratiquement symbolique.

Le pourcentage de chaumières paysannes a diminué de 33,3 p. 100 en 1953 à 5,7 en 2002, l'électrification étant passée de 55,6 p. 100 à 95,5 des logements.

Néanmoins, les chiffres ne disent pas tout. Leur froideur ne peut rendre l'aspect qualitatif où les avancées de Cuba sont vraiment spectaculaires.

Notre pays occupe aujourd'hui, et de loin, la première place au monde par le nombre d'instituteurs, de professeurs et d'éducateurs par habitant, l'ensemble du personnel enseignant atteignant le chiffre extrêmement élevé de 290 574 personnes en activité.

Des études concernant une série des principaux indicateurs éducationnels montrent que Cuba occupe aussi la première place, avant les pays développés. Atteindre une proportion de vingt élèves maximum par professeur dans le primaire, ce qui est déjà fait, et de quinze élèves par professeur dans le premier cycle du second degré, ce qui sera fait à la prochaine rentrée scolaire, est un rêve impensable même dans les pays les plus riches de la planète.

Les médecins se montent à 67 079, dont 45 599 spécialistes et 8 858 en formation. Le personnel infirmier se chiffre à 81 459 et les techniciens de la santé à 66 339, soit un total général de 214 877 médecins, personnels infirmiers et techniciens consacrés à la santé.


Un membre du détachement médical se rend à cheval dans
les régions rurales en 1970. L'attention de premier ordre
portée à la santé se traduit dans le fait qu'à Cuba les indices
de santé sont parmi les plus élevés au monde, malgré
les difficultés économiques.

L'espérance de vie est de 76,15 ans ; la mortalité infantile, de 6,5 décès pour 1 000 naissances vivantes dans la première année, la moins élevée de tous les pays du tiers monde et inférieure à celle de plusieurs pays développés.

Les professeurs d'éducation physique, de sports et de loisirs se montent à 35 902, bien plus que le total d'enseignants au triomphe de la Révolution.

Cuba travaille actuellement à la transformation de ses systèmes d'éducation, de culture et de santé qui lui ont pourtant permis d'atteindre tant de succès pour les élever, à partir de l'expérience acquise et des nouvelles possibilités techniques, à des niveaux d'excellence jamais rêvés.

Une fois ces programmes lancés à fond, on estime que les connaissances des enfants, des adolescents et des jeunes gens tripleront chaque année, et que l'espérance de vie passera à 80 ans en pas plus de cinq ans.

Les pays les plus développés et les plus riches n'obtiendront jamais un taux de vingt élèves par classe dans le primaire, ni d'un professeur pour quinze élèves dans le premier cycle du secondaire, ni ne pourront jamais étendre l'enseignement universitaire à toutes les communes du pays pour le mettre à la portée de tout le peuple, ni offrir gratuitement des services d'excellence dans l'éducation et la santé à tous les citoyens. Leurs systèmes économiques et politiques ne sont pas conçus pour ça.

À Cuba, le cauchemar social et humain que j'avais dénoncé en 1953 et qui avait donné lieu à notre lutte, a été liquidé quelques années à peine après la victoire de la Révolution de 1959. Très tôt, il n'y eut plus de paysans sans terre, de détenteurs précaires, de métayers ni de fermiers : ils furent tous propriétaires de leurs lopins. Il n'y eut plus d'enfants mal nourris, nu-pieds et rongés de parasites, sans écoles ou sans instituteurs, même pas sous un arbre ; ils ne moururent plus massivement de faim, de maladie ou de manque de ressources ou de soins médicaux. Les longs mois de la morte-saison disparurent. On ne vit plus d'hommes et de femmes sans travail dans les campagnes. Ce fut le début d'une étape de création et de construction d'institutions dans les domaines de l'éducation, de la médecine, du logement, du sport et autres de nature sociale, de pair avec la construction de milliers de kilomètres de routes, de retenues d'eau et de chenaux d'irrigation, d'installations agricoles, de centres de production électrique avec leurs lignes de transmission d'énergie, d'industries agricoles, mécaniques, de matériaux de construction et de tout ce qu'il fallait aux développement soutenu du pays.


Un million de Cubains à la « Marche du peuple combattant »
le Premier Mai 1980 dans les rues de La Havane, passant
devant les bureaux de la Section des intérêts étasuniens.

La demande de force de travail fut telle qu'il fallut, durant de nombreuses années, mobiliser beaucoup de citadins et de citadines vers les travaux agricoles, vers le bâtiment et la production industrielle, qui jetèrent les bases du développement social extraordinaire de notre pays dont j'ai parlé.

Je parle comme si notre pays avait été un havre de paix idyllique, comme s'il n'avait pas été en butte depuis plus de quatre décennies à un blocus rigoureux, à une guerre économique, à des agressions de toutes sortes, à de très nombreux sabotages et actes de terrorisme, à des plans d'assassinat et à une liste interminable de faits hostiles. Mais je n'ai pas voulu mettre l'accent principal sur cette réalité pour me concentrer sur les idées essentielles d'actualité.

Qu'il suffise de dire que la défense a exigé l'emploi permanent de centaines de milliers d'hommes et de grosses ressources matérielles.

Cette très dure bataille a forgé notre peuple, lui a appris à lutter sur de nombreux fronts à la fois, à faire beaucoup avec très peu et à ne jamais se décourager devant les difficultés.

J'en veux pour preuve péremptoire sa conduite héroïque, sa ténacité et sa fermeté inébranlable à la disparition du camp socialiste et à la désintégration de l'URSS. La page qu'il a écrite alors, quand nul n'aurait misé un centime sur la survie de la Révolution, passera à l'Histoire comme l'une des plus grandes prouesses jamais réalisées. Et il l'a fait sans avoir violé un seul des principes moraux et humanitaires de la Révolution, nos ennemis auraient-ils beau pousser les hauts cris et nous calomnier.

Le Programme de la Moncada a été achevé et parachevé. Voilà beau temps que nous poursuivons des rêves bien plus élevés et jusque-là inimaginables. [...]

Je tiens à vous dire quelque chose de semblable à ce que j'avais dit devant le tribunal illégal qui m'avait jugé et condamné pour la lutte que j'avais engagée avec d'autres voilà aujourd'hui cinquante ans, mais ce n'est pas moi seul qui l'affirme cette fois : c'est un peuple ayant mené à bien une Révolution profonde, transcendante et historique et ayant su la défendre qui vous le dit et le prédit :

Condamnez-moi, peu importe ! Les peuples auront le dernier mot !

Gloire éternelle à tous ceux qui sont tombés durant ces 50 ans de lutte !

Gloire éternelle au peuple qui a converti ses rêves en réalité !

Nous vaincrons !

Photos de la lutte incessante du peuple cubain


Fidel et l'armée rebelle dans la Sierra Maestra en 1957


L'armée rebelle victorieuse menée par Fidel Castro est accueillie à La Havane le 8 janvier 1959..

En 1959, Camilo Cienfuegos mène un groupe de combattants rebelles dans les immenses propriétés foncières
de la United Fruit Company dont les terres seront nationalisées en vertu de la Loi de la réforme agraire
signée quelques semaines plus tôt.


La première Déclaration de La Havane fut approuvée le 2 septembre 1960 par plus d'un million de Cubains
formant l'Assemblée générale nationale du peuple. Ils y réfutent la Déclaration de San José de l'Organisation
des États américains avec laquelle les États membres se rangeaient du côté des visées agressives des États-Unis
contre la souveraineté de Cuba.



Le commandant en chef Fidel Castro mène les Forces armées cubaines à la Baie des Cochons (gauche) où, le 19 avril 1961, les forces révolutionnaires cubaines célèbrent la victoire de la campagne pour repousser l'invasion par les États-Unis.


Le 16 avril 1961, Fidel Castro émet la déclaration historique établissant le caractère indubitablement socialiste de la Révolution cubaine.


Fidel Castro prononce son premier discours à l'ONU au nom d'un Cuba indépendant, le 26 septembre 1962 (gauche). En octobre 1962 le peuple cubain se préparait encore une fois à défendre sa révolution contre les menaces américaines lors de la « crise des missiles cubains ».


Les soldats internationalistes cubains combattent aux côtés du peuple angolais en 1980. Les Cubains ont envoyé
de nombreux volontaires combattre aux côtés des peuples de l'Afrique australe contre le colonialisme et les
régimes de l'apartheid.


Des enfants de Chernobyl, en Ukraine, en visite à Cuba en 1989 (gauche). Depuis la catastrophe nucléaire de 1986, quelque 13 600 enfants et 2 500 adultes touchés par la radiation reçoivent des traitements à Cuba. Cet important acte de solidarité internationale avec les victimes de Chernobyl a commencé en plein coeur de la Période spéciale. À droite, Fidel visite un centre de la petite enfance. Des centres semblables furent établis dans toutes les grandes villes cubaines vers la fin des années 1980 pour répondre à plusieurs problèmes politiques et économiques.


Une brigade de la Milice des troupes territoriales (MTT) en 1990. La MTT est une force volontaire qui poursuit la tradition de ceux qui ont combattu à la Playa Giron et contre le banditisme, la plus récente personnification de la participation active des citoyens à la défense de la nation. Comme dans toutes les forces armées cubaines, les femmes jouent un rôle de premier plan dans les MTT.


Rassemblement à La Havane en 2000 pour exiger le retour à Cuba d'Elian Gonzalez


Grande manifestation à La Havane contre la libération du terroriste Luis Posada Carriles aux États-Unis le 20 avril 2007.
Le monument de drapeaux noirs fait partie de la Tribune anti-impérialiste située devant les bureaux de la section des
intérêts étasuniens et rend hommage aux victimes du terrorisme contre Cuba. Posada Carriles est responsable
de la mort de beaucoup de ces victimes.



Le président Raul Castro prononçant son discours lors des célébrations du 50e anniversaire de la victoire de la
Révolution cubaine à Santiago de Cuba, le 1er janvier 2009.



La jeunesse cubaine avec les drapeaux des victimes du terrorisme à La Havane le 18 juin 2009 pour exiger la libération
des cinq anti-terristes emprisonnés aux États-Unis. Le président du Parlement cubain Ricardo Alarcon (à droite) y était.



Des activistes du monde entier viennent soutenir Cuba lors du 6e Colloque international pour la libération des cinq
Cubains à Holguin, Cuba, du 17 au 21 novembre 2010. Ils ont demandé la libération des combattants anti-terroristes.



Les Cubains célèbrent le 50e anniversaire de la victoire contre la tentative d'invasion par des mercenaires soutenus par
les États-Unis à la baie des Cochons en avril 2011, sur la place de la Révolution à La Havane.



Le Parti communiste de Cuba à son VIe Congrès en avril 2011 avec la participation de 997 délégués élus pour représenter toutes les provinces. Le Congrès a débattu des Orientations économiques et politiques du Parti et de la Révolution.


L'Assemblée générale de l'ONU exprime un appui écrasant à Cuba dans sa lutte contre le blocus cimininel des États-Unis lors d'un 21e vote consécutif le 13 novembre 2012.


Le Premier Mai 2013 à La Havane

(Traduction : ESTI)


(Photos historiques de Cuba : « Cien Imagenes de la Revolucion Cubana, 1953-1996, » Oficina de Publicaciones del Consejo de Estado ; Instituto Cubano del Libro ; Editorial Arte y Literatura. La Havane, 2004.)

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