Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 123 - 27 juillet 2013

60e anniversaire de l'assaut contre la caserne de Moncada

Vive Cuba révolutionnaire! Gloire aux martyrs
de la Révolution cubaine!


Célébration du Jour de Moncada à Santiago de Cuba le 26 juillet 2013

CALENDRIER D'ÉVÉNEMENTS

60e anniversaire de l'assaut contre la caserne de Moncada
Vive Cuba révolutionnaire! Gloire aux martyrs de la Révolution cubaine!
Le peuple cubain célèbre le Jour de la rébellion nationale en s'attaquant aux tâches révolutionnaires d'aujourd'hui
Raúl Castro préside la célébration de l'anniversaire historique à Santiago de Cuba
Des chefs d'État participent aux célébrations

Soixante ans d'affirmation de l'indépendance et de la cause de la paix et de la justice
L'histoire a rendu son verdict - Isaac Saney, porte-parole national, Réseau canadien pour Cuba

SUPPLÉMENT
Allocution de Fidel Castro lors du 50e anniversaire de l'assaut de Moncada et photos de la lutte incessante du peuple cubain


60e anniversaire de l'assaut contre la caserne de Moncada

Vive Cuba révolutionnaire! Gloire aux martyrs
de la Révolution cubaine!


Raúl Castro (premier à gauche), Fidel Castro (centre) et d'autres rebelles de Moncada libérés de prison en mai 1955


Ceux qui ont été tués durant l'assaut

Aujourd'hui, 26 juillet 2013, le peuple cubain célèbre le 60e anniversaire de l'historique prise d'assaut des casernes de Moncada et de Carlos Manuel de Céspedes par la jeunesse révolutionnaire en ce jour de 1959. Et nous célébrons avec lui. Dirigé par le leader de la révolution cubaine, le camarade Fidel Castro, l'assaut visait à renverser le régime de Fulgencio Batista fantoche des États-Unis et à ouvrir la voie au progrès de la société cubaine. Après s'être libérés du pouvoir colonial espagnol, les Cubains affrontaient un nouveau maître colonial dans la forme du régime fantoche de Batista. C'est le régime parasitaire et antinational que la jeunesse cubaine a courageusement combattu. Il avait usurpé le pouvoir au service d'une puissance étrangère. Il maintenait le peuple dans un état de pauvreté et de soumission et mettait le pays à la disposition des riches et de leur mafia.

L'acte révolutionnaire de la jeunesse et le courage devant la répression inspirèrent le peuple. Cela répondait à ses aspirations au changement et traçait la voie de toutes les batailles à venir, qui allaient mener au renversement du régime de Batista le 1er janvier 1959 et qui se poursuivent depuis pour défendre son indépendance et le système qu'il a choisi.

Aujourd'hui les Cubains chérissent l'esprit de l'assaut de Moncada devant les nouveaux défis. Ils affrontent courageusement les nouvelles difficultés, y compris celles causées par l'activité agressive des impérialistes étasuniens et de leurs alliés qui collaborent et rivalisent à la fois pour la domination mondiale. Les Cubains chérissent l'exemple de Moncada dans leur lutte pour rénover leur société suivant les besoins d'aujourd'hui.

Fidèle à cet esprit, le 7 juillet, parlant des préparatifs pour les célébrations du 60e anniversaire de Moncada, le président cubain Raúl Castro a déclaré : « Nous allons affronter les nouveaux défis avec la même résolution et la même foi implacable en la victoire que nous a inspirée le leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz. »

En cette occasion, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) adresse ses meilleurs voeux révolutionnaires au camarade Fidel et au camarade Raúl, au peuple cubain et à ses dirigeants et leur souhaite d'autres succès dans leur courageux projet socialiste d'édification nationale. Dans les conditions actuelles, quand tout ce qui est sacré est traîné dans la boue par les impérialistes étasuniens et par d'autres comme eux, la défense des principes par Cuba est une grande source d'inspiration pour poursuivre son effort héroïque pour tenir haut levée la bannière de l'indépendance et défendre le droit à l'autodétermination, la justice, la paix, la liberté et la démocratie populaire.

Vive la Révolution cubaine ! Gloire aux exploits des héros de la Moncada !

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Le peuple cubain célèbre le Jour de la rébellion
nationale en s'attaquant aux tâches
révolutionnaires d'aujourd'hui

Partout au pays, les Cubains participent à de militantes célébrations du 60e anniversaire de l'historique prise d'assaut des casernes de Moncada et de Carlos Manuel de Cespedes dans l'esprit de l'affirmation du droit d'être de Cuba et en s'attaquant aux tâches du projet d'édification nationale révolutionnaire.

Santiago de Cuba

À Santiago de Cuba, où sont situées les casernes, plus de 150 projets citoyens sont en cours pour marquer cet important anniversaire. Après la Révolution, la garnison fut convertie en Campus éducationnel du 26 Juillet. Elle a subi des dommages importants l'année dernière lors du passage de l'ouragan Sandy, mais elle est maintenant complètement rénovée.

D'autres sites qui furent des témoins silencieux des événements d'il y a 60 ans ont également été rénovés. L'hôpital Saturnino Lora, pris par un groupe de combattants dirigés par Abel Santamaria, est devenu un merveilleux parc et un musée-bibliothèque, tandis que le Palais de justice, capturé il y a 60 ans sous le commandement de Raúl Castro, est revenu à sa splendeur d'antan.

L'Avenue des Libérateurs est maintenant l'artère centrale la plus impressionnante de la ville. On y a installé les statues des généraux de Santiago qui ont combattu durant la Guerre d'indépendance. Elle est bordée de larges trottoirs, de grandes plages de gazon et d'arbres, avec un éclairage et une signalisation modernes.

La Havane


L'ambassadeur du Venezuela à Cuba Edgardo Ramirez
(gauche) avec Alejandro Ferra Pellice, un combattant de
Moncada, à l'exposition aux Archives nationales

Une exposition sur Moncada a été ouverte à La Havane le 16 juillet aux Archives nationales. Elle comprend des documents et photographies sur la création du Mouvement du 26 Juillet, sur les préparatifs, les procès et l'emprisonnement des combattants de Moncada.

Alejandro Ferra, un des commandants de l'assaut contre la caserne de Moncada, était présent à la cérémonie d'ouverture organisée par l'Institut de l'histoire de Cuba, le Bureau des Affaires historiques du Conseil d'État et les Archives nationales.

Encrucijada


À Encrucijada, dans la province de Villa Clara, la ville natale des combattants de Moncada Abel et Haydée Santamaria, un concert-hommage a eu lieu le 23 juillet devant la maison d'Abel, aujourd'hui un musée. Le journal cubain Vanguardia rapporte que les résidents de Villa Clara font de grands efforts pour réaliser les tâches proposées dans les Orientations de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution. Ses résidents ont étudié le discours du 7 juillet du président Raúl Castro à l'Assemblée nationale sur les actions concrètes à prendre pour résoudre les problèmes auxquels la société fait face et réaliser l'ajustement de l'économie cubaine.

Artemisa

Le 20 juillet, les citoyens de la province d'Artemisa ont rendu hommage à leurs héros qui, le 24 juillet 1953, sont allés participer à l'attaque historique de la caserne de Moncada.

Le journal Juventude Rebelde rapporte que les gens présents au Mausolée des Martyrs d'Artemisa étaient émus au plus point.

Le premier secrétaire du Comité provincial du Parti d'Artemisa, José Antonio Valeriano Fariñas, a dit : « Le legs de ces jeunes est toujours avec nous et renforce les idées justes et nobles du présent. Les générations présentes et futures ont aussi une tâche importante devant elles : défendre la liberté qui a été conquise. »

Étaient présents le Commandant de la révolution Ramiro Valdés Menéndez, Olga Lidia Tapia Iglesias, membre du secrétariat du Comité central du Parti, des anciens combattants et des parents des héros de Moncada de même que des dirigeants du Parti, du gouvernement et des organisations politiques d'Artemisa.

Une cérémonie a eu lieu plus tard dans la journée où les dépouilles mortelles de neuf participants à l'attaque ont été déplacées au Mausolée des Martyrs d'Artemisa pour qu'elles y rejoignent celles de leurs camarades de combat. La cérémonie solennelle était dirigée par des jeunes qui portaient les dépouilles en symbole de la responsabilité qui leur incombe de suivre avec dignité l'exemple des héros.

Le combattant anti-terroriste cubain Antonio Guerrero envoie un message

Le combattant anti-terroriste Antonio Guerrero, emprisonné injustement dans une prison aux États-Unis depuis 1998, a fait parvenir un message à l'occasion des commémorations nationales.

Il rappelle que les révolutionnaires menés par Fidel ont combattu pour libérer le peuple de la dictature la plus sanguinaire qu'ait connue Cuba dans son histoire, un objectif qui ne pouvait être accompli que par la force des armes.

Guerrero a dit que par son triomphe en 1959, « la révolution a amené l'indépendance véritable à notre peuple et réalisé les rêves de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui, dans l'histoire du Cuba, ont donné leur vie en luttant pour l'indépendance. »

Guerrero et ses camarades René González, Gerardo Hernández, Ramón Labañino and Fernando González ont reçu de très longues peines d'emprisonnement après avoir surveillé les organisations terroristes basées en Floride qui cherchaient à commettre des crimes contre Cuba. René González est présentement à Cuba ; il a été autorisé à changer les conditions de sa libération conditionnelle et à retourner à Cuba en renonçant à sa citoyenneté américaine.

Au nom de ses 4 compatriotes, Guerrero a réaffirmé leur fidélité à Fidel, Raúl, à la révolution et à ses réalisations.

Convocation du 8e Congrès de l'UNEAC

Par ailleurs, le 22 juillet, l'Union nationale des écrivains et artistes de Cuba (UNEAC) a convoqué son 8e Congrès. Les membres de l'UNEAC sont appelés à prendre en mains les tâches révolutionnaires d'aujourd'hui, comme l'a fait la jeunesse qui a pris d'assaut la caserne Moncada. L'UNEAC signale que « Le Congrès n'est pas un rituel, mais a la responsabilité de faire en sorte que notre organisation assume son rôle de leadership. La culture cubaine, d'un immense potentiel, est appelée à assumer d'immenses et incontournables responsabilités. Nous sommes conscients de la complexité de la situation et du fait que notre patrie et l'idéal socialiste vivent des heures décisives.

« Nous connaissons des difficultés et des faiblesses, nous connaissons des limites et des obstacles dans notre travail. Nous ne sommes pas rassurés du fait que beaucoup d'autres secteurs ont à relever les mêmes défis que nous. Nous savons que l'acquiescement cache parfois l'inertie, l'un des principaux ennemis de la créativité et de l'esprit de lutte. Le travail entrepris depuis l'assaut de Moncada et le sang versé par nos héros doivent être défendus contre nos ennemis à la fois externes et internes avec loyauté et passion.

« L'UNEAC possède une riche tradition à exprimer ses opinions, ce qui lui permet d'être critique et auto-critique dans la discussion. Nous ne croyons pas avoir le monopole de la vérité. Nous préférons l'écoute et le dialogue. Nous devons, de façon consciente, participer à la bataille contre les maux de notre société, les agissements inacceptables et la détérioration du tissu spirituel de notre pays. Nous devons assumer nos responsabilités et répondre à l'appel lancé récemment par le président Raúl Castro.

« Le paysage culturel doit devenir notre principal champ de bataille à la défense de la nouvelle vie que nous connaissons grâce à la Révolution, une vie de loin supérieure à celle promue par le monde égocentrique et dégradant du capital. L'éducation doit être le véhicule par excellence qui permettra à nos enfants, nos adolescents et nos adultes de devenir de meilleurs êtres humains.

« Les médias comme source de communication, qui connaissent actuellement des élans technologiques jamais vus, sont des moyens importants d'accéder au bonheur, et non que des mailles dans la chaîne de la domination impérialiste. Depuis vingt ans, la société cubaine vit des changements qui sont très néfastes pour ses valeurs, ses relations sociales et ses traditions. Notre peuple possède des ressources morales indomptables et un niveau incomparable de conscience politique, sans parler de la capacité extraordinaire d'une grande section de notre jeunesse et son ferme engagement à vaincre nos ennemis, nos faiblesses et nos obstacles, et à avancer sur la base d'une société édifiée dans la dignité, la prospérité et la solidarité.

« La culture, l'éducation et la société sont, une fois de plus, des concepts clés pour l'UNEAC et pour son 8e Congrès. Des questions liées à ces concepts seront au centre de nos discussions. Nous espérons contribuer à une évaluation juste et équilibrée des problèmes les plus pressants de la société cubaine. Nous espérons pouvoir appuyer, en tant qu'écrivains et artistes, les changements économiques en cours et contribuer à améliorer la vie matérielle et spirituelle de notre peuple.

« Nous allons consolider l'UNEAC dont les intellectuels et les artistes ont besoin, et nous le ferons par la Révolution. Nous proposons de travailler avec toutes les institutions qui influencent le développement des valeurs éthiques et culturelles de la population. Nous sommes une organisation sociale dotée d'habiletés spécialisée et d'une gamme complexe de stratégies et d'objectifs bien à nous. Nous ne ferons jamais partie d'une élite isolée de la majorité. Nous ne perdrons jamais de vue le fait que l'environnement culturel est vaste et ne se limite pas à une seule forme artistique. La culture, d'un point de vue anthropologique, est enracinée dans la vie, dans les attitudes, les valeurs, les relations humaines et les idéaux du peuple.

« C'est un privilège d'annoncer cette convocation, seulement quelques jours avant le 60e anniversaire de l'action épique menée par Fidel, à un des endroits les plus symboliques de la patrie, La Mausolée du deuxième front Est Frank Pais. En tant qu'intellectuels et artistes, nous espérons être dignes de cet honneur. »

(Granma, Vanguardia, Juventude Rebeldo, AIN)

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Raúl Castro préside la célébration de l'anniversaire historique à Santiago de Cuba

Aujourd'hui, le 26 juillet, le premier secrétaire du comité central du Parti communiste de Cuba, président du Conseil d'État et des ministres et général de l'armée, Raúl Castro Ruz, préside les principales activités culturelles et politiques qui ont lieu pour souligner la Journée cubaine de la Rébellion nationale. Cette année, le Jour de la Rébellion nationale commémore le 60e anniversaire de l'assaut historique contre les casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes le 26 juillet 1953. Les activités ont débuté à 7 heures sur le site même de l'ancienne caserne Moncada à Santiago de Cuba, qui abrite aujourd'hui un musée et une école.

Plusieurs chefs d'État et des dizaines de milliers de personnes de Santiago de Cuba et de partout au pays participent aux commémorations. Des affiches avec des photos de Fidel Castro et du regretté président du Venezuela, Hugo Chavez, ponctuent les lieux, ainsi que les drapeaux cubains et ceux du Mouvement du 26 juillet.


S'adressant aux gens rassemblés, le président Castro a commencé son discours en rappelant comment, malgré les épreuves les plus difficiles, la Révolution cubaine a toujours agi avec solidarité et fidélité.

Il a affirmé que les changements en place actuellement pour défendre l'unité latino-américaine font partie d'un processus qui saura se développer.

« Malgré les efforts déployés pour nous diviser, pour continuer de piller nos pays, le processus d'intégration de l'Amérique latine et des Caraïbes ne pourra jamais être arrêté », a déclaré Raúl.

L'Alliance bolivarienne des peuples de nos Amériques (ALBA) et la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC) sont deux des organisations que Raúl a données en exemple pour démontrer la volonté d'unité qui motive les dirigeants dans toute la région en dépit des obstacles posés par les États-Unis.

« Les peuples du continent n'ont jamais cessé de nous offrir leur solidarité », a dit le président cubain, et il a nommé plusieurs des processus de transformations politiques et sociales à l'oeuvre présentement en Amérique latine et dans les Carabes.

Il a rappelé que, vingt ans après le triomphe de la Révolution cubaine de 1959, la Révolution sandiniste a éclaté au Nicaragua.

Deux décennies plus tard, Hugo Chavez au Venezuela menait la Révolution bolivarienne, révolution poursuivie aujourd'hui avec confiance sous la présidence de Nicolas Maduro, a dit Raúl.

Aussi a-t-il noté la lutte pour le changement menée dans l'État plurinational de la Bolivie par le président Evo Morales, la Révolution des citoyens de Rafael Correa en Équateur et les changements sociaux menés par José Mujica en Uruguay.

Le président cubain a aussi salué les efforts entrepris par le premier ministre Spencer d'Antigua-et-Barbuda, par le premier ministre Anthony, de Santa Lucia, par le premier ministre Gonsalves, de St-Vincent et des Grenadines, et par le premier ministre Roosevelt Skerrit, de la Dominique, en appui à leurspeuple.


Panneau des commémorations de Moncada: «ALBA, exemple
de solidarité fraternelle entre les peuples»

Le président cubain, au nom de tous les Cubains, a exprimé sa profonde appréciation aux peuples fraternels qui ont généreusement appuyé Cuba suite aux dommages causés par l'ouragan Sandy l'année dernière, dommages de l'ordre de 7 milliards de pesos. Le travail de reconstruction se poursuit, 42 % des logis affectés ayant été restaurés, a-t-il expliqué.

Sur le front interne, le président cubain a dit que le leadership historique de la Révolution confie ses responsabilités aux nouvelles générations avec pleine confiance, celles-ci ayant prouvé leur capacité à défendre le socialisme. Sur ce point, il a insisté sur la grande importance de l'unité de tous les Cubains.

Raúl a alors rendu hommage aux personnes tuées à la caserne Moncada et au commandant de la Révolution cubaine, Fidel Castro, qui, de même que son peuple, a surmonté d'énormes sacrifices.

(Cubadebate, Granma, ACN)

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Des chefs d'État participent aux célébrations


Des chefs d'État de pays de l'Amérique latine et des Caraïbes participent aux célébrations principales sur le site de la
bataille à Santiago de Cuba le 26 juillet 2013.

L'importance de cet événement historique non seulement pour Cuba, mais pour l'ensemble des peuples d'Amérique latine et des Caraïbes est soulignée par la participation des chefs d'État et de hauts représentants de gouvernements de la région aux célébrations du 60e anniversaire de Moncada. Parmi les chefs d'État présents à La Havane il y a : le président du Venezuela Nicolas Maduro, le président de la Bolivie Evo Morales, le président du Nicaragua Daniel Ortega, le président de l'Uruguay José Mujica, le premier ministre de la Dominique Roosevelt Skerrit, le premier ministre de Saint-Vincent et Grenadines Ralph Gonsalves, le premier ministre d'Antigua-et-Barbuda Baldwin Spencer et le premier ministre de Sainte-


Le président vénézuélien Nicolas Maduro

Lucie Kenny Anthony. L'Équateur est représenté par le ministre des Affaires étrangères Ricardo Patiño et d'autres pays sont représentés par des ministres, chefs politiques et personnalités. Beaucoup de ces dignitaires étrangers ont parlé avec éloquence de l'importance de cet événement historique pour leur pays et pour la région.

Le président Maduro a souligné le rôle de Cuba comme inspiration pour les peuples du continent, ajoutant que l'émancipation et l'intégration de l'Amérique latine sont maintenant possibles grâce à la lutte du peuple cubain.

De même, le chef d'État de l'Uruguay a remercié Cuba d'être un modèle de souveraineté et de dignité. Il a souligné l'importance du respect de la diversité dans un monde de plus en plus intégré. « Nous ne pouvons permettre à une nation, aussi puissante soit-elle, d'imposer sa volonté au reste du monde », a-t-il dit.

Pour sa part le président de la Bolivie Evo Morales a louangé la solidarité de Cuba avec tant de pays dans le monde, y compris le sien, soulignant en particulier le programme « Opération miracle » pour les personnes avec une déficience visuelle dont ont bénéficié quelque 700 000 Boliviens. Il a également salué le rôle de Fidel Castro dans la lutte de l'Amérique latine contre l'impérialisme.


Le président du Nicaragua Daniel Ortega et le
président de la Bolivie Evo Morales

Le président du Nicaragua a salué la présence à Santiago de Cuba de nombreux chefs d'État et de premiers ministres de l'Amérique latine et des Caraïbes et dit que Cuba a enrichi son peuple sur le plan de la santé, de l'éducation et de la culture. Daniel Ortega a parlé de l'affinité d'idées entre Fidel et le défunt président du Venezuela Hugo Chavez, de l'émergence de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de nos Amériques (ALBA) et de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC). « Ce sont les principes de Bolivar, de Marti, de Morazan, de Sandino, a-t-il dit. En ce 60e anniversaire de Moncada, Cuba est la meilleure preuve que la liberté, la souveraineté et le droit à l'indépendance des peuples peuvent être défendus quand ces idées sont portées par le peuple. »

Il a également dénoncé le blocus économique de Cuba par les États-Unis, ajoutant que la fin approche pour cette politique criminelle.

(Cubadebate, Radio Havana Cuba)

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Soixante ans d'affirmation de l'indépendance et
de la cause de la paix et de la justice

L'histoire a rendu son verdict

Le 26 juillet 2013 est le 60e anniversaire de l'événement qui est commémoré partout à Cuba comme étant le début du mouvement qui a préparé la voie à la révolution cubaine. Le 26 juillet 1953, un groupe de jeunes hommes et femmes de grand courage -- dirigés par l'ancien président de Cuba, Fidel Castro -- ont mené l'assaut contre la caserne de Moncada dans la ville de Santiago de Cuba, et contre la caserne Carlos Manuel de Céspedes à Bayamo, dans un effort pour renverser le dictateur fantoche à la solde des États-Unis, Fulgencio Batista. Deuxième garnison militaire en importance de l'île, la caserne de Moncada était cruciale au contrôle militaire du sud de Cuba par Batista. L'assaut devait permettre de s'emparer des armes, de les distribuer au peuple et de déclencher un soulèvement national qui non seulement renverserait la dictature Batista, mais établirait un Cuba indépendant et souverain.


La caserne de Moncada peu après l'assaut du 26 juillet 1953. Elle a été transformée en école et en musée
de la Révolution mais les trous de balles de fusil y sont toujours

L'assaut a été mené par une organisation qui avait été créée en 1952, sous la direction de Fidel Castro et d'Abel Santamaria, composée de jeunes travailleurs, d'étudiants, d'artisans, de paysans et de fermiers sans terre. Elle comprenait 1 500 membres et était inspirée par les grands noms de la libération nationale cubaine tels José Marti et Antonio Maceo. Près de 120 jeunes hommes et jeunes femmes ont participé aux attaques et 70 d'entre eux ont été tués et plusieurs torturés et exécutés après la bataille. Les survivants, dont Fidel Castro, ont par la suite été jugés et condamnés à de longues peines d'emprisonnement. La plupart, y compris Fidel, ont été relâchés suite à l'amnistie de mai 1955. Cette amnistie fut le résultat de la mobilisation de masse des Cubains en appui aux rebelles incarcérés. Sous la direction de Fidel Castro, le mouvement du 26 juillet a galvanisé les Cubains et les a menés à la victoire de la révolution cubaine le 1er janvier 1959.

Bien que l'assaut de Moncada ait échoué à atteindre son objectif immédiat, il a été déterminant dans la lutte du peuple cubain pour l'affirmation nationale et l'émancipation sociale. Les Cubains ont toujours placé Moncada dans un contexte historique large, le considérant comme une date charnière des aspirations centenaires de Cuba à se défaire de la domination coloniale espagnole et de la tutelle des États-Unis pour établir une indépendance véritable. C'est au cours de son procès que Fidel Castro a livré un discours devenu le manifeste du mouvement pour le renversement de la tyrannie de Batista. Ce discours, portant le titre Historia Me Absolvera (L'histoire m'acquittera) à sa parution, traçait les objectifs nationaux et sociaux du mouvement révolutionnaire qui a fini par triompher le 1er janvier 1959. Aujourd'hui, les casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes ont été transformées en une école et un musée, des symboles concrets de cette lutte victorieuse. L'histoire a rendu son verdict, donnant raison à l'assaut de la caserne de Moncada !

Au Canada, les commémorations de la journée de Moncada expriment les liens qui existent entre Cuba et le Canada. Les Canadiens admirent le courage et l'esprit de rébellion qu'incarne Moncada, un esprit qui se manifeste puissamment aujourd'hui dans la détermination de Cuba à contrer les tentatives de l'empire de détruire l'indépendance de l'île. Les Canadiens, sans égard à leurs positions politiques ou idéologiques, veulent que soient bâties des relations avec Cuba qui reposent sur le respect mutuel et l'égalité et soutiennent le droit de Cuba à l'autodétermination et à la souveraineté. Ayant visité Cuba par centaines de milliers et pu apprécier de visu la réalité cubaine, les Canadiens ont acquis un sentiment de profond respect et d'admiration pour le peuple cubain et le travail qu'il fait pour bâtir et défendre une société centrée sur l'indépendance, la justice et la dignité humaine.


Raúl, Fidel et l'Armée cubaine célèbrent la victoire contre les réactionnaires soutenus
par les États-Unis à la Playa Giron (à la baie des Cochons) en avril 1961

Au cours des soixante ans qui ont passé à la vitesse de l'éclair depuis la Moncada, le peuple cubain a démontré ce qu'on peut accomplir lorsqu'on défend l'indépendance et l'autodétermination véritables. L'exemple de Cuba devient encore plus important à mesure qu'on avance dans le XXIe siècle, une époque pleine de graves dangers pour les peuples du monde. Devant ces grands défis, Cuba rejette ceux qui voudraient que les relations entre les nations et les peuples du monde soient et ne peuvent qu'être déterminées que par l'intérêt étroit et la recherche du pouvoir et de la richesse. Cuba poursuit sa voie de justice sociale, de dignité humaine et de solidarité internationale, et la révolution cubaine continue d'être une inspiration pour l'humanité. Cuba est la preuve vivante qu'il est possible de tisser des relations fondées sur une solidarité authentique et l'amour social. Il est la preuve vivante des alternatives qui permettent aux peuples de réaliser leurs aspirations les plus profondes. Il est la preuve qu'un autre monde, un monde meilleur, est possible.

L'histoire a donné raison à Moncada !
Honneur aux martyrs de Moncada !
Vive la révolution cubaine !

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