Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 108 - 26 juin 2013

Inondations dévastatrices dans le sud de l'Alberta

Des actions admirables des travailleurs
et de la population de l'Alberta


Inondations dévastatrices dans le sud de l'Alberta
Des actions admirables des travailleurs et de la population de l'Alberta

Les pensions sont un droit!
Non au chantage d'Air Canada sur les régimes de retraite! - Nouveaux Horizons


Inondations dévastatrices dans le sud de l'Alberta

Des actions admirables des travailleurs
et de la population de l'Alberta


Plus de 175 000 personnes dans le sud de l'Alberta ont été forcées d'évacuer leur maison à cause des grandes inondations qui ont été causées par des pluies torrentielles la semaine dernière. Lundi le 24 juin, 27 communautés ont été placées sous état d'urgence, lequel a été levé pour un certain nombre d'entre elles dans le courant de la journée. Trois personnes sont mortes noyées dans les eaux en furie de la rivière Highwood qui traverse la ville de High River à 37 kilomètres au sud de Calgary. Les villes de High River, Canmore, Bragg Creek et Calgary ont été particulièrement touchées. Les Premières Nations Siksika, Tsuu Tina et Stoney ont également été très affectées par les inondations. Plus de 75 000 personnes dans 25 quartiers de Calgary ont reçu un ordre d'évacuation pendant la fin de semaine et toutes les communautés de High River et de Bragg Creek ont été évacuées. À compter de lundi après-midi, la plupart des habitants de Calgary ont été autorisés à retourner chez eux. On leur a demandé de rester à la maison le lundi et le mardi pendant que les efforts de sauvetage se poursuivaient au centre-ville.

Le Marxiste-Léniniste exprime ses sincères condoléances aux familles et aux amis de ceux qui ont péri dans les inondations. Nous exprimons notre solidarité avec les premiers intervenants et le personnel d'urgence qui ont travaillé sans relâche à rescaper ceux qui étaient pris dans les inondations en utilisant hélicoptères, camions, moissonneuses, tracteurs et tous les moyens disponibles pour les sauver et leur fournir un refuge. Nous saluons le travail infatigable des travailleurs du secteur public et des infrastructures et tous ceux qui ont fait tous les efforts pour sauver l'approvisionnement en eau et en électricité, pour maintenir en opération les réseaux de communications, garder les hôpitaux ouverts, soigner les malades, s'occuper des gens vulnérables et garder les gens sains et saufs au péril de leur propre bien-être. Nous saluons également ceux qui ont donné leur temps dans les refuges d'urgence pour veiller sur ceux qui avaient été relocalisés.

Les résidences, les bureaux d'entreprises, les ponts, les autoroutes, les complexes sportifs et les édifices gouvernementaux ont tous été très endommagés. L'autoroute transcanadienne a été bloquée pendant plus de 24 heures à plusieurs endroits et de nombreux ponts, routes et autoroutes sont fermés dans le sud de l'Alberta à cause de dommages dans leur structure.

Ceux qui ont été évacués des communautés et villes inondées ont dû trouver refuge chez leurs parents et leurs amis et dans des refuges et résidences d'urgence mis sur pied par le gouvernement et la Croix Rouge. L'électricité a été coupée pendant plusieurs jours dans 25 quartiers de Calgary, y compris au centre-ville. L'électricité est en train d'être restaurée tranquillement dans quelques quartiers alors qu'on ne sait toujours pas quand elle sera rétablie dans les autres quartiers. C'est la pire inondation qu'ait vécue le sud de l'Alberta dans son histoire. Des soldats, des hélicoptères et des forces d'urgence ont été appelés en renfort pour participer à l'opération de secours.

Les médias ont rapporté qu'à Calgary, la grande majorité des 75 000 résidents affectés ont trouvé refuge chez des parents et des amis et que des milliers d'entre eux ont été accueillis dans des refuges d'urgence. Les résidents de Calgary leur viennent en aide de différentes façons, ils les accueillent et les logent chez eux, leur fournissent eau, nourriture et autres nécessités de base avec un haut sens de solidarité et de responsabilité. Les gens ont fourni nourriture et vêtements en quantité aux refuges temporaires mis sur pied pour les résidents de Calgary qui n'avaient plus de logis. Le Centre d'accueil et de réhabilitation de Calgary qui offre le refuge, le repas et de l'aide à l'emploi a dû être évacué de son bureau du centre-ville et son magasin du sous-sol offrant vêtements et autres nécessités de base est une perte totale. Il a dû rouvrir à un autre endroit et les automobilistes ont fait la file devant celui-ci pour y amener nourriture, vêtements, articles de toilette et couvertures.

Un correspond du Marxiste-Léniniste a visité quelques centres d'évacuation et s'est entretenu avec des résidents qui s'y étaient rendus par leurs propres moyens. Au début, les centres d'évacuation et de gîte ont été mis sur pied dans le sud-est de la ville. Quelques heures après le premier ordre d'évacuation, plusieurs communautés du nord-ouest de la ville ont elles aussi reçu l'ordre d'évacuation. Les fermetures de routes causées par les inondations représentaient un sérieux problème, surtout pour les gens vulnérables à faible revenu se rendant aux refuges. Plusieurs personnes avec qui LML a parlé avaient passé la nuit dans leurs véhicules avant de se rendre aux centres. Ceux qui n'avaient pas de moyen de transport avaient été conduits aux centres d'évacuation par des voisins. Plusieurs n'avaient pour tout bagage que des vêtements de rechange. Quelques-uns des premiers centres d'évacuation ont été fermés et tous les gens qui s'y trouvaient ont été relocalisés à l'Institut de technologie du sud de l'Alberta, l'Université Mount Royal et à d'autres gîtes mis sur pied dans des centres récréatifs à travers la ville. Même s'il y avait un plan de préparation aux urgences, l'aide n'avait pas été bien planifiée en ce qui concerne la fourniture de logement à bas prix et l'aide à ceux qui n'ont pas de moyens de transport, ce qui fait que plusieurs personnes ont été laissées à elles-mêmes sous la pluie battante en pleine inondation. La plupart de ceux qui ont été affectés par les inondations ne savent pas quand ils pourront réintégrer leur maison ou dans quelles conditions ils vont les trouver.

En ce moment, la préoccupation des gens du sud de l'Alberta est clairement de faire face à la situation immédiate et d'aider ceux qui en ont le plus souffert. Mais c'est très important également de tirer des leçons des inondations. Ces inondations et tous les dommages qu'elles ont causés soulèvent d'importantes questions auxquelles il faut répondre. Entre autres, bien que les inondations causées par le débordement des rivières soient considérées comme étant des « désastres naturels » hors du contrôle des êtres humains, pourquoi n'utilisons-nous pas davantage les barrages et la diversion des eaux pour régler le flot des rivières? C'est la responsabilité sociale des gouvernements de prendre plus de mesures préventives. Cette situation d'urgence démontre aussi combien il est nécessaire que les gens s'organisent au sein des communautés et quartiers pour se préparer de façon très pratique afin que le facteur humain, le peuple lui-même, devienne le facteur d'organisation décisif dans de telles situations.

(Photos : TML, Twitter)

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Les pensions sont un droit!

Non au chantage d'Air Canada
sur les régimes de retraite!

Chantage : délit consistant à soutirer de l'argent
de quelqu'un sous la menace
(Petit Larousse)

Les employés et employées d'Air Canada sont de plus en plus inquiets des changements affectant le régime de retraite d'Air Canada et, bien entendu, leur droit à une retraite assurée dans la dignité. Il n'y a rien de rassurant non plus dans les déclarations publiques d'Air Canada ni dans la campagne menée par les médias monopolisés contre les régimes de retraite à prestations déterminées des travailleurs. Ces régimes ne sont pas tombés du ciel mais ont été gagnés par les travailleurs au fil des ans en sacrifiant leur part immédiate de la valeur ajoutée qu'ils produisent. Aussi, en examinant comment Air Canada a agi antérieurement envers les régimes de retraite des employés, on constate que les affirmations de la compagnie au sujet de la viabilité des régimes sont non fondées.

Les travailleurs et les retraités d'Air Canada doivent
s'organiser pour défendre leurs régimes de retraite

Depuis quelques années déjà, un climat d'incertitude et d'insécurité plane sur les régimes de retraite d'Air Canada. De nombreux articles ont été publiés dans la presse monopolisée au sujet d'une récente lettre du ministre des finances Jim Flaherty accordant à Air Canada une nouvelle extension de la « date limite » à laquelle la compagnie doit mettre fin à la sous-capitalisation des régimes de retraite. Cependant, avant de s'attarder à cette « entente », examinons brièvement comment la compagnie traite cette question depuis quelques années.

Les préoccupations d'Air Canada au sujet de la viabilité des régimes de retraite et, bien sûr, du bien-être des employés actifs et de nos collègues à la retraite ne semblent pas avoir été suivies d'actions concrètes au cours des deux dernières décennies. En fait, il semblerait que ce soit tout à fait le contraire.

Selon une étude menée en 2005 intitulée « L'impact de la suspension des cotisations de l'employeur sur la capitalisation des régimes de retraite à prestations déterminées » : « entre 1994 et 2003 — même après qu'Air Canada ait reconnu sa crise financière — la corporation a pris entre un et trois congés de cotisation pour chacun de ses six régimes. La compagnie aurait suspendu ses cotisations au moins en 1999, en 2000 et en 2003 pour un total de 24,3 millions $ de paiements non effectués et cela dans un seul régime qui s'est ainsi retrouvé avec un déficit critique de capitalisation de 21 %.

« Les cotisations non versées entre 1999 et 2001 ainsi que l'intérêt qui a été perdu auraient comblé le déficit actuel ( celui de 2005 — NH) de 17,83 %. Ceci est sans compter le congé additionnel de 2003. »

Lorsqu'Air Canada a eu recours à la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies au Canada (LACC), le chantage a commencé. Sous menace de perdre à la fois leurs emplois et leurs régimes de retraite, les travailleurs d'Air Canada ont été forcés d'accepter au-delà d'un milliard de dollars en concessions supposément pour sauver la compagnie. La compagnie a été restructurée et selon cette restructuration « les différents segments au sein du groupe d'Air Canada ont été consolidés en tant qu'entités autonomes », lesquelles entités autonomes ont été ensuite vendues permettant ainsi aux personnes prenant contrôle de la ligne aérienne nationale de faire un gros coup d'argent tout en soulageant Air Canada de toutes ses responsabilités envers ses anciens employés.

La convention collective qui avait été imposée aux membres du Syndicat canadien de la fonction publique comprenait une clause de « réexamen de salaires ». Nouveaux Horizons avait déclaré à ce moment-là que nous ne devions pas nous attendre à des augmentations de salaire, et en effet, l'« augmentation » « accordée » par l'arbitre a été, une fois de plus, bien en-deçà de l'inflation.

Tandis qu'un petit groupe se remplissait les poches, Air Canada avait réussi à convaincre l'arbitre que la compagnie souffrait d'un sérieux désavantage dû à la concurrence d'autres compagnies de transport aérien. Elle a fait valoir que les employés de ces autres compagnies n'avaient pas de régimes de retraite et que pour cette raison, il était impossible pour elle d'accorder à ses propres employés des salaires conformes à l'importance des services que nous fournissons et de la sécurité que nous assurons. Les raisons mises de l'avant par la compagnie nous laissaient entendre qu'elle voudrait éventuellement laisser tomber toute responsabilité envers ses retraités et envers les travailleurs actifs dès que ceux-ci ne feraient plus partie de la population active.

Bureau du surintendant des institutions financières

Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) régit les régimes de retraite sous réglementation fédérale dont ceux d'Air Canada. En 2004, le BSIF a fait un arrangement avec Air Canada par lequel le transporteur aérien devait verser des cotisations spéciales à tous les ans sur une période de 10 ans, donc jusqu'au 31 décembre 2013. Ces cotisations spéciales devaient contribuer à éliminer tout « déficit de solvabilité ». Notons que les projections selon lesquelles ce déficit est calculé s'arrêtent en 2013, assumant qu'Air Canada cesserait ses opérations en 2013.

Malheureusement, nous voilà presque dix ans plus tard et non seulement le « déficit de solvabilité » n'a pas été éliminé mais il a presque quadruplé. On invoque maintenant des chiffres de plus de 4 milliards $. Cependant, il est difficile sinon impossible d'avoir l'heure juste et cette confusion est entretenue par Air Canada qui, le 10 juin, dans un communiqué pour la « Conférence de la journée des investisseurs » où elle définissait son orientation pour la période à venir, parle de « réduire le déficit de solvabilité (estimé à 1,1 milliards $ selon les chiffres de 2012) ».

En 2009, Air Canada a eu l'approbation du gouvernement pour fixer un moratoire sur toutes cotisations spéciales devant réduire le déficit des régimes pour l'année 2010. Ensuite elle a obtenu un plafonnement de ses cotisations spéciales qui devaient passer de 150 millions $ en 2011 à 225 millions $ en 2013. Le Financial Post cite M. Rovinescu et sa requête auprès du ministre des finances Jim Flaherty l'autorisant à verser des cotisations spéciales pour encore dix ans, mais avec un plafonnement fixé à 150 millions $. Rovinescu avait dit que la compagnie avait « travaillé sans arrêt pour relever les défis des déficits des régimes de retraite » et que les concessions accordées par les syndicats « devaient contribuer à réduire les passifs de 1,2 milliard $ ». « Cependant, malgré ces réalisations importantes et durement atteintes, la stabilité et la viabilité de nos régimes de retraite à prestations déterminées ne cessent d'être menacées pour des raisons qui ne relèvent pas de nous », a-t-il dit.

Pour expliquer l'incapacité à éliminer le « déficit », on invoque une panoplie d'excuses, particulièrement les « faibles taux d'intérêts » qui ont mené à de faibles rendements sur les investissements et l'anarchie sur les « marchés de l'action » où l'argent de nos régimes de retraite a été misé et perdu à coup de millions. La solution mise de l'avant évidemment n'a rien à voir avec exiger du gouvernement qu'il impose des taux d'intérêts plus élevés ou exiger une nouvelle direction pour l'économie et une planification qui mettraient fin à l'anarchie actuelle. C'est sans surprise que nous apprenons que la « solution » mise de l'avant est d'exiger qu'en tant que travailleurs, nous cédions une part encore plus grande de la valeur que nous créons par les services que nous fournissons à l'économie.

Jim Flaherty donne l'impression d'être inflexible en accordant à Air Canada une extension de seulement sept ans dès 2014 et en exigeant une cotisation minimale de 150 millions $ par année, ou une moyenne de 200 millions $ sur sept ans. La presse monopoliste a qualifié de « ligne dure » le fait de lier les cotisations spéciales à la rémunération des cadres de direction. Le Globe and Mail fait état de conditions imposées par M. Flaherty « limitant les augmentations de salaires pour les cadres au taux d'inflation et annulant les gratifications spéciales et limitant le système de primes des cadres ». Nous avons appris plus tard que M. Flaherty avait accordé aux cadres leurs primes en entier (des montants d'argent accordés lorsque la compagnie aérienne atteint ses objectifs financiers) à condition que les cotisations spéciales de 200 millions $ soient versées au complet. Devait-elle verser plus que la cotisation minimale requise, les primes seraient réduites en conséquence. Pas un mot n'est dit sur ce qui adviendra des options sur titre des cadres.

Tout ceci soulève au moins une question. Qu'est devenu le BSIF dans toute cette histoire ? Cette institution a-t-elle été supplantée par le ministre des Finances et par décret de l'exécutif ? Cependant, ce qui est davantage dérangeant est que nous avons été informés que le gouvernement encourage présentement la compagnie à s'accaparer encore davantage la valeur créée par ses employés tandis que les cadres peuvent continuer de s'enrichir. Dans la déclaration conjointe du TCA, du SCFP et de l'AIMTA sur l'annonce au sujet de l'allègement de la capitalisation du déficit de solvabilité des régimes de retraite d'Air Canada, il est dit : « Malheureusement, le ministre Flaherty exerce aussi des pressions auprès d'Air Canada pour qu'elle cherche à obtenir, lors de la prochaine ronde de négociations, des dispositions qui exigeraient que les employées et employés contribuent à 50 % aux coûts normaux des régimes de retraite. » Sur la base de notre expérience des négociations de 2011, nous savons que la dictature Harper est prête à prendre toute action nécessaire pour appuyer de telles mesures et imposer des salaires et des conditions de travail insoutenables aux travailleurs et continuer d'exercer une pression à la baisse sur notre mode de vie.

Aucune solution n'a été mise de l'avant

Une chose par contre reste claire. Cet « allègement » accordé par le gouvernement fédéral ne fait rien pour résoudre le problème. Non seulement le problème n'a-t-il pas été résolu, mais en fait la situation s'est détériorée puisqu'assujettie aux mêmes arrangements établis par le passé. Nous n'avons vraiment aucune raison de célébrer. Nous sommes devant une prolongation du statu quo en vertu duquel les cadres supérieurs et la poignée de riches actionnaires continuent de consolider leur collaboration avec leur gouvernement afin de nous forcer à céder encore davantage, tandis qu'ils continuent d'empocher allègrement une part toujours plus grande de la valeur ajoutée produite par notre travail.

Il est urgent que nous continuions de nous organiser afin de briser tout sentiment d'impuissance face à cette tentative de voler l'argent de nos régimes de retraite. Nous devons oeuvrer à ce que le droit public l'emporte sur le droit de monopole et nous devons nous opposer au genre d'arrangements et d'ententes conclus sous menace de chantage consistant à nous faire croire que notre existence même dépend de la survie de la compagnie qui nous embauche. En réalité, c'est la survie de la compagnie qui dépend de notre bien-être et du fait que nous assumions notre responsabilité commune envers les retraités actuels et à venir.

Le refus du gouvernement et des diverses corporations qu'il dessert d'assumer leur responsabilité face à cette crise des régimes de retraite démontre qu'ils ne sont pas capables de diriger l'économie du pays dans les intérêts du peuple. La solution qu'ils mettent de l'avant pour chaque problème qui surgit est d'attaquer ceux-là mêmes qui produisent la richesse. Ce n'est plus tenable. C'est notre économie. Les travailleurs d'Air Canada fournissent les services requis pour la vie même de notre transporteur national. Nous avons droit à une retraite dans la dignité et ce sera à nous de déterminer comment faire en sorte que cela se matérialise. Nous devons lutter pour les régimes de retraite que nous avons présentement ainsi que pour les régimes de tous. Nous n'avons d'autre choix que de consolider l'opposition ouvrière et d'établir une nouvelle direction pour l'économie.

* Nouveaux Horizons est une publication par et pour les travailleurs aériens, en particulier les agents de bord. Pour nous joindre : newhorizons@videotron.ca

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