|
Numéro 94 - 5
juin
2013
Au parlement canadien
La Couronne en parlement, facteur
de déséquilibre au Canada
Au
parlement canadien
• La Couronne en
parlement, facteur de
déséquilibre au Canada -
K. C. Adams
• Des projets de loi
omnibus en voie d'adoption
par une Chambre des communes omnibus -
Enver Villamizar
Au parlement canadien
La Couronne en parlement, facteur
de déséquilibre au Canada
- K. C. Adams -
Deuxième article de la série
« La Couronne en parlement, facteur de
déséquilibre au Canada :
Débat parlementaire
sur l'adoption du projet de
loi omnibus C-60 ». Pour la
première partie voir LML
du 30 mai 2013.
Attaques et insultes aux travailleurs du secteur
public
Contrairement aux divagations de Pierre
Poilièvre, le secrétaire
parlementaire du ministre
des Transports, des Infrastructures et des
Communautés, les
travailleurs de Postes Canada produisent la valeur
à laquelle
ils font leurs réclamations en salaires,
avantages sociaux et pensions. Ces
réclamations ne
représentent absolument aucune perte et
aucun coût pour la
société de la couronne. Même
les pensions sont
couvertes par la valeur produite par les
travailleurs
présentement à l'emploi de la
société. Les
travailleurs des postes ont le droit moderne de
négocier en tant
que force organisée et effective leurs
réclamations
à la valeur qu'ils produisent et les
conditions de travail qui
leur conviennent, comme tous les travailleurs
du secteur public.
Les vautours du capital monopoliste volent
au-dessus de
Postes Canada et d'autres sociétés
de la couronne pour
s'emparer de leurs avoirs et de leur valeur
potentielle. Ils exigent la privatisation de
Postes Canada non pas
parce qu'elle n'est pas rentable mais parce
qu'elle est au contraire
extrêmement rentable. Ils
salivent à la perspective de dévorer
les avoirs et le
potentiel de la société de la
couronne et des nombreux
nouveaux secteurs productifs qui se sont ouverts
avec
le progrès de la technologie des
communications, comme les
commandes par Internet et le commerce
électronique.
Pour rendre la société encore plus
profitable avant que des intérêts
privés ne s'en
emparent, et entre-temps transférer encore
plus de profits au
trésor public
qui serviront dans des magouilles pour payer les
riches, les
propriétaires du capital monopoliste ont
ordonné à
la dictature Harper de se servir de son pouvoir
d'État pour réduire les
réclamations des
employés des postes et des autres
travailleurs du secteur public
à la valeur qu'ils produisent et pour
abaisser leurs
conditions de travail.
Le secrétaire parlementaire de la
dictature
Harper s'en est pris aux travailleurs de Postes
Canada le 7 mai
dans son intervention sur le projet de loi
omnibus C-60, la loi d'exécution du budget
qui comprend aussi de
nouvelles règles pour les
négociations avec les
employés des sociétés de la
couronne. Usant
d'un langage haineux et déformant la
réalité
économique, Pierre Poilièvre demande
un plus grand
transfert de la valeur de la classe
ouvrière aux
propriétaires
du capital monopoliste et à leurs
représentants au
gouvernement.
Il a dit : « Prenons Postes
Canada. Ses
pertes et ses obligations sont à la charge
de ses
propriétaires, ce qui revient à dire
les contribuables.
Les salaires et les avantages sociaux
représentent 71 % des
coûts de cette
société. »
Les contribuables ne sont pas les
propriétaires
de Postes Canada. Celle-ci est une
société de la couronne
possédée et contrôlée
par l'État
canadien. Les
contribuables ne sont même pas une
catégorie
économique identifiable, sauf
peut-être comme
référence générale au
public ou à la
population. Les contribuables
comprennent tous les hommes, femmes et enfants qui
achètent des
produits, qui travaillent et possèdent une
maison, et cela
comprend évidemment tous les
travailleurs du secteur public. Ceux qui comme la
dictature Harper
prétendent parler au nom des contribuables
agissent en
réalité comme porte-parole des
propriétaires du capital monopoliste et
sont de virulents
adversaires des intérêts de la classe
ouvrière et
des petites et moyennes entreprises.
Les conservateurs et les
« représentants des
contribuables »
prêchent la politique de « la
nation une seule et
indivisible », dans
laquelle la classe ouvrière et les
propriétaires du
capital auraient des intérêts en
commun. Ils n'ont pas
d'intérêt en commun, ils ont des
intérêts
diamétralement
opposés en raison des conditions objectives
des
différences de classes sociales. La
société
canadienne est divisée en deux, suivant une
démarcation
de
classe : d'un côté la classe
ouvrière, de
l'autre les propriétaires du capital.
L'affrontement sur la base
des divisions de classes sociales est l'essence de
la
politique. La motivation politique de
« la nation une seule
et indivisible » de Stephen Harper et
de ceux qui
l'acceptent est de nier la politique
indépendante de la classe ouvrière,
la politique de la
défense résolue des
intérêts et des droits
de la classe ouvrière, d'un ordre du jour
et d'un projet
national
indépendants de la classe ouvrière.
Quand les propriétaires du capital
refusent de
reconnaître les droits de la classe
ouvrière dans le
système capitaliste et la division en
classes sociales, cela
crée un déséquilibre. Les
droits des travailleurs
comprennent le droit d'avoir leur mot à
dire, de façon
organisée et effective, sur leurs
réclamations à
la valeur
qu'ils produisent et aux services qu'ils
dispensent et de demander des
conditions de travail qui leur conviennent.
M. Poilièvre dit que la dictature Harper a
le
droit et l'autorité de dicter les salaires,
avantages sociaux,
pensions et conditions de travail des
employés de
Postes Canada et des autres sociétés
de la couronne. Ce
discours de Harper et compagnie vise à
priver la classe
ouvrière de ses droits et à ainsi
créer un
déséquilibre.
M. Poilièvre dit que les pertes et
obligations de
la société de la couronne sont un
fardeau pour ses
propriétaires. Quelles sont ces pertes et
obligations ?
S'agit-il de l'énorme pièce
d'infrastructure et des
avoirs que la classe ouvrière aux postes et
ailleurs dans la
fonction publique a bâtis et maintenus au
cours des
cent dernières années ?
S'agit-il de la valeur
générée par le travail des
employés du
secteur public et réclamée par les
sociétés
de la couronne pour être
réinvestie ou réclamée par le
gouvernement pour
augmenter le trésor public ? S'agit-il
de la valeur
ajoutée produite par les travailleurs des
postes et
réclamée par des
intérêts d'affaires
privilégiés sous forme de tarifs
préférentiels ? S'agit-il des
services et
infrastructures nécessaires du secteur
public ?
Quand il blâme les salaires, avantages
sociaux et
pensions des travailleurs pour les pertes et
obligations de la
société de la couronne, M.
Poilièvre
déforme
la réalité sur l'origine de la
valeur et le
système économique. L'origine de la
valeur est la
transformation des matières
premières en valeur d'usage
par les
travailleurs et la dispensation des services sur
lesquelles la
population compte.
Tout le monde sait que les travailleurs des
postes
produisent une énorme valeur
ajoutée. Pourquoi les
parasites du capital monopoliste exigeraient-ils
la
privatisation du service postal si ce
n'était qu'il est
très rentable, surtout si l'aspect national
est
éliminé, comme le devoir
d'égalité du
service partout au pays,
dans les grandes comme les petites villes ?
Les réclamations des travailleurs en
salaires,
avantages sociaux et pensions ne sont pas des
coûts. Elles sont
des réclamations à la valeur qu'ils
produisent
et aux services qu'ils dispensent. C'est leur
travail en fonction de
leur capacité, éducation et
expérience
appliqué à des moyens de production
moderne qui produit
et dispense. Ils transforment l'abondante richesse
de la Terre
Mère de multiples façons pour
créer la vie
moderne. Sans ce travail la vie moderne serait
impossible. Sans ce travail, il n'y aurait pas de
valeur produite
permettant de soutenir le parlement et les
salaires, avantages sociaux
et pensions des gens comme
Pierre Poilièvre. Il n'y aurait pas de
richesse pour remplir les
poches des riches et soutenir leur mode de vie
extravagant et leurs
privilèges de classe.
M. Poilièvre devrait dire merci à
la
classe ouvrière pour le mode de vie et la
richesse dont il jouit
en tant que parlementaires et homme d'affaires.
Sans les
travailleurs qui produisent la richesse, il n'y
aurait pas de Canada
sur lequel exercer la dictature Harper et pas de
Canada à
exploiter pour le capital monopoliste.
Il n'y aurait pas de richesse pour payer les
riches. Il n'y aurait pas
de services pour satisfaire les caprices de
l'élite
privilégiée.
M. Poilièvre et ses collègues
devraient
reconnaître les droits de la classe
ouvrière et cesser
leur discours haineux et leurs attaques comme avec
les projets
de loi C-60 et C-377, la Loi modifiant la Loi
de l'impôt sur
le revenu (exigences applicables aux
organisations ouvrières),
ce projet de loi émanant
d'un député qui prend à
partie les syndicats en
leur imposant un régime de
redevabilité onéreux
qu'aucune autre organisation ou entreprise ne se
voit imposer.
Les travailleurs en ont assez des divagations et
actions
anti-ouvrières de la dictature Harper.
(À suivre)

Des projets de loi omnibus en voie d'adoption
par une
Chambre des communes omnibus
- Enver Villamizar -
Le 21 mai, le leader parlementaire du
gouvernement
Harper, Peter Van Loan, a déposé une
motion à
l'effet que la Chambre des communes siège
jusqu'à
minuit, sauf le vendredi, pour assurer l'adoption
des projets de loi au
feuilleton, dont plusieurs omnibus. Cela a
transformé à
toute fin pratique la Chambre des
communes en un instrument de passage omnibus de
lois omnibus.[1] Selon
le règlement, les travaux de la Chambre
peuvent être
prolongés mais seulement dans
les dix jours précédant
l'ajournement estival
prévu pour le 21 juin. La limite passerait
à 21 jours.
La motion a pour effet de punir les partis de
l'opposition qui voudraient imposer « trop
de débats »
sur les projets de loi du gouvernement en
obligeant la
tenue d'un vote même si le débat
n'est pas terminé
en temps. Le gouvernement fixe un temps
alloué au débat
sur le contenu des projets de loi pour s'assurer
de leur passage. Cette tentative d'éliminer
la fonction de forum
de débat et de discussion de la Chambre des
communes sur la
direction que prend le Canada
est l'expression que prend au parlement le
programme de destruction
nationale du gouvernement Harper.
Une bonne partie des projets de loi au feuilleton
font
l'objet d'une opposition active des Canadiens et
des Premières
Nations, surtout ceux qui touchent aux
droits ancestraux des Premières Nations ou
qui apportent des
modifications permettant au gouvernement d'usurper
l'autorité
réglementaire du parlement. Cela
prouve que le gouvernement n'a pas le mandat qu'il
prétend avoir
de l'électorat et qu'il doit recourir de
plus en plus à
des méthodes d'extorsion pour imposer
son ordre du jour. Plus il sert des
intérêts privés
étroits aux dépens de
l'intérêt public, plus
il provoque l'ire et le mépris de
l'électorat.
Le gouvernement invoque de nobles idéaux
pour
justifier ses mesures antidémocratiques. Le
chef parlementaire a
résumé la motion comme suit :
« Cela
nous donnerait 20 heures de séance de
plus par semaine. La
plupart du temps, c'est en juin que la Chambre
décide de
prolonger ses heures de séance.
Cette année, le gouvernement s'y prend tout
simplement un peu
plus tôt. Selon la motion, certains votes
seraient
automatiquement reportés à la fin de
la période
des questions orales, pour que tous les honorables
députés puissent mieux organiser
leur agenda. »
Il a ensuite présenté les projets
de loi
que son gouvernement veut faire passer par cette
méthode en
disant : « Nous comptons faire adopter
des projets
de loi qui permettront notamment de
réformer le Programme des
travailleurs étrangers temporaires pour
faire passer les
intérêts des Canadiens en premier;
d'instaurer des crédits d'impôt pour
les Canadiens qui
font un don à un organisme de bienfaisance;
d'améliorer
le crédit d'impôt accordé aux
parents qui adoptent
un enfant; et de renouveler le crédit
d'impôt
accordé aux Canadiens qui prennent soin,
chez eux, de membres de
leur famille. Nous voulons aussi apporter un
soutien aux anciens combattants et à leur
famille en
améliorant la formule de
détermination de leurs
prestations. »
Voici les remarques du ministre sur les
différents projets de loi
accompagnés de nos commentaires
entre doubles parenthèses.
Projets de loi touchant les Premières
Nations
« Bien sûr, ce sont
là certaines des mesures importantes du
budget
de cette année, qui font partie du projet
de loi C-60, Loi
no 1 sur le plan d'action
économique de 2013.
Nous nous efforçons
également d'obtenir des résultats
pour les Autochtones et
d'offrir l'égalité aux Canadiens qui
vivent dans les
réserves en mettant en place de meilleures
normes
en matière de salubrité de l'eau
potable et en donnant
enfin aux femmes qui habitent dans les
réserves les droits et la
protection dont les autres Canadiennes
bénéficient depuis des
décennies. Le projet de loi
S-2, Loi sur les foyers familiaux
situés dans les
réserves et les droits ou
intérêts matrimoniaux,
et
le projet de loi S-8, Loi sur la
salubrité de l'eau potable
des Premières Nations, permettraient
d'atteindre ces
objectifs très importants. »
((Les Premières Nations et leurs
supporteurs
s'opposent à ces projets de loi partout au
Canada. Ils font
partie de la politique coloniale de
détruire les
arrangements actuels entre l'État et les
Premières
Nations. À leur place le gouvernement veut
établir des
arrangements à fief simple qui effacent les
droits
ancestraux, constitutionnels et issus de
traités et les
réclamations basées sur ces droits,
dans ce cas-ci au nom
des droits des femmes ou de la salubrité de
l'eau
potable. ))
Projet de loi C-51, Loi
assurant la sécurité des
témoins
« Nous travaillerons aussi en vue d'assurer
la
sécurité de nos rues et de nos
collectivités
en apportant de véritables
améliorations au programme de
protection des témoins grâce au
projet de loi C-51, Loi
améliorant la sécurité des
témoins.
Je pense qu'il vaut la peine de travailler
quelques heures de plus
chaque semaine afin d'obtenir ces résultats
pour les
Canadiens. »
((Cette loi permettrait non seulement aux forces
policières mais aussi aux agences
militaires et de
sécurité de placer des
témoins dans des programmes
de
protection, notamment en rapport avec « le
crime organisé
et le terrorisme ». Elle permettrait
également à
l'État de ne pas divulguer ses sources
d'information
dans ces enquêtes.))
Projet de loi C-48, Loi de 2012 apportant
des
modifications techniques concernant
l'impôt et les taxes
« Nous nous
emploierons à faire adopter la Loi de 2012
apportant des
modifications techniques concernant l'impôt
et les taxes. Le
projet de loi C-48 apporterait de
la certitude au code fiscal. Il y a plus de
10 ans que la Chambre
n'a pas adopté un tel projet de loi. Il est
grand temps que nous
l'adoptions. En fait, après
la période des questions d'aujourd'hui,
j'espère
commencer la troisième lecture de ce projet
de loi.
Peut-être pourrons-nous le faire adopter
aujourd'hui. »
Projet de loi C-52, Loi sur les services
équitables de transport ferroviaire des
marchandises
« De plus, nous nous
efforcerons de faire adopter le projet de loi
C-52, Loi sur les
services équitables de transport
ferroviaire des marchandises.
Ce projet de loi
soutiendrait la croissance économique en
veillant à ce
que tous les expéditeurs, y compris les
agriculteurs, soient
traités de façon équitable.
Au cours des
prochaines semaines, nous travaillerons aussi,
avec la
coopération des partis de l'opposition nous
l'espérons,
à faire progresser d'autres initiatives
importantes. »
((Cette loi établit un processus par
lequel les
expéditeurs devront signer un contrat de
service obligatoire
avec les compagnies de transport.))
Projet de loi C-54, Loi
sur la réforme de la
non-responsabilité criminelle
« Le projet de loi C-54 veillera
à ce
que la sécurité du public
soit le facteur prépondérant dans le
processus
décisionnel concernant les accusés
à haut risque
qui reçoivent un verdict de
non-responsabilité criminelle
pour
cause de troubles mentaux. C'est une question qui
a malheureusement
touché chaque région de notre pays.
Le moins que nous
puissions faire est de mettre ce
projet de loi aux voix et de le renvoyer en
comité, où
des témoins pourront s'exprimer sur
l'importance des changements
que le projet de loi apporterait. »
((Ce projet de loi fait partie de la politique
«plus sévères pour les crimes
sauf les
nôtres». Comme les autres lois de
cette catégorie,
le gouvernement affirme
venir à la rescousse des victimes de
crimes, mais dans les faits
il change l'esprit et la lettre du système
de justice
criminelle.))
Projet de loi C-49, Loi
sur le Musée canadien de l'histoire
« Le projet de loi C-49 créerait le
Musée canadien de l'histoire, un
musée destiné
aux Canadiens qui raconterait notre histoire et
qui présenterait
les richesses de notre pays au monde entier.
»
((Cette loi renomme et réoriente le
Musée
canadien de la civilisation à Gatineau. Il
s'appellera Musée
canadien de l'histoire et servira à faire
la promotion de
la révision de l'histoire à la
lumière des notions
anti-travailleurs, anti-immigrants et
anti-Premières Nations du
gouvernement Harper, présentant les
Canadiens
comme un peuple militaire qui a contribué
à
défendre l'empire depuis la guerre des
Boers jusqu'à
aujourd'hui.))
Projet de loi S-14, Loi
visant à combattre la corruption
transnationale
« Le projet de loi S-14, Loi
visant
à combattre la corruption
transnationale, dont le titre est
explicite, dissuadera et
empêchera les entreprises canadiennes de
corrompre des agents
publics étrangers. Les modifications
qu'il contient feront en sorte que les entreprises
canadiennes
continuent d'exercer leurs activités de
bonne foi dans un
contexte de libéralisation des
marchés
et d'accroissement des échanges mondiaux.
»
((Évidemment, le gouvernement Harper n'a
pas les
mêmes scrupules quand il s'agit de la
corruption dans ses propres
rangs. Il s'agit principalement d'un
outil pour régler les querelles entre
rivaux corrompus.))
Projet de loi S-13, Loi
de mise en oeuvre de l'Accord
sur les mesures de l'État du port
« Le projet de loi S-13, Loi de
mise en
oeuvre de l'Accord sur les mesures de
l'État du port,
mettrait en oeuvre ce traité datant de 2009
en modifiant la Loi
sur la protection des pêches
côtières pour y ajouter des
interdictions relatives
à l'importation de poisson acquis
illégalement. »
Projet de loi S-9, Loi
sur le terrorisme nucléaire
« Ce soir [21 mai], nous voterons sur le
projet de
loi S-9, Loi sur le terrorisme
nucléaire, grâce auquel le
Canada pourra honorer les
engagements qu'il a pris dans le cadre d'accords
internationaux visant
à combattre le terrorisme
nucléaire. »
((La loi a été adoptée. Il
fait de
la planification ou exécution d'une attaque
ou d'une
interférence dans les opérations de
centrales
nucléaires un acte terroriste,
à moins qu'il ne s'agisse d'un acte de
guerre contre un autre
pays. Elle sert de toute évidence à
imposer la pratique
de deux poids, deux mesures sur qui peut
et ne peut pas développer l'énergie
nucléaire et
les armes nucléaires. Elle ne s'attaque pas
au terrorisme
nucléaire des États-Unis, par
exemple, ou de leur État
client Israël agissant contre les
installations nucléaires
de la République populaire
démocratique de Corée
ou de l'Iran. Dans la conception du monde du
gouvernement Harper, ces attaques ne serait pas
des actes de terrorisme
nucléaire parce que ces pays
méritent d'être
attaqués pour avoir tenu tête du
diktat de
l'impérialisme américain.))
Projet de loi S-10, Loi
interdisant les armes à sous-munitions
« Nous pourrions également rendre
exécutoire un autre traité
important, la Convention sur les armes
à sous-munitions,
si nous adoptons le projet de loi S-10,
Loi interdisant les
armes à sous-munitions. »
((Cette loi met en oeuvre la ratification par le
Canada de
la Convention sur les armes à
sous-munitions. Selon
le résume du projet de loi, le
Canada possède présentement
12 600 armes à
sous-munitions, retirées du service en 2007
et en voie
d'être détruites d'ici 2014.))
Projet de loi S-17, Loi
de 2013 pour la mise en oeuvre de conventions
fiscales
« Nous tenterons d'actualiser et de
moderniser le
réseau canadien
de traités sur l'impôt et sur le
revenu par l'entremise du
projet de loi S-17, Loi de 2013 pour la
mise en oeuvre de
conventions fiscales, en
donnant force de loi à des accords
récemment conclus
entre le Canada et la Namibie, la Serbie, la
Pologne, Hong Kong,
le Luxembourg et la Suisse. »
((Selon le sommaire du projet de loi, ces
traités
visent à « éviter les doubles
impositions et
à prévenir l'évasion fiscale
».))
Projet de loi C-56, Loi
visant à combattre la contrefaçon
de produits
« Le projet de loi C-56, Loi visant
à
combattre la contrefaçon de
produits, figure parmi d'autres mesures
économiques. Ce
projet de loi protégerait les Canadiens de
la contrefaçon
de marques de commerce et de produits
fabriqués au moyen de matériaux
dangereux ou de
qualité inférieure qui peuvent
entraîner des
blessures ou même la mort. Le produit de la
vente de ces biens
contrefaits peut servir à soutenir des
groupes criminels
organisés. Manifestement, il s'agit d'un
autre projet de loi
qu'il est important d'adopter. »
((Ce projet de loi amende la Loi sur les
marques de
commerce conformément à la
demande des États-Unis
que le Canada aligne ses lois sur
les marques de commerce avec les leurs. Il
introduit également
des dispositions autorisant l'écoute de
conversations.))
Projet de loi S-15, Loi
sur le développement
et la conservation des parcs nationaux
« Le projet de loi S-15, Loi sur le
développement
et la conservation des parcs nationaux du Canada,
qui permettrait
notamment de créer la réserve
à vocation de parc
national de l'Île-de-Sable du Canada,
et le projet de loi C-61, Loi sur la
santé et la
sécurité dans la zone
extracôtière, qui
prévoirait des règles claires quant
à la
santé et la sécurité au
travail sur les plateformes
pétrolières et
gazières, permettraient de respecter les
termes d'importants
accords avec la Nouvelle-Écosse et
Terre-Neuve-et-Labrador. »
((Le sommaire du projet de loin permet de voir ce
que le
gouvernement Harper cherche à cacher en
passant cette loi dans
une session omnibus : « Les
Mi'kmaq de la Nouvelle-Écosse ont
revendiqué leurs titres
et leurs droits ancestraux auprès de la
province de la
Nouvelle-Écosse, et les gouvernements du
Canada et néo-écossais
négocient cette
revendication selon le processus de
négociation
néo-écossais. Contrairement à
la
désignation de parc national, qui ne
permettrait pas de revendications territoriales
autochtones dans la
zone du parc, celle de réserve à
vocation de parc
national permet aux gouvernements de
poursuivre ces négociations relatives aux
revendications
territoriales. »))
Projet de loi S-12, Loi
sur l'incorporation par renvoi dans les
règlements
« Plus tôt, j'ai parlé de
l'important travail des comités. C'est
le Comité mixte permanent d'examen de la
réglementation
qui a lancé l'idée du projet de loi
S-12, Loi sur
l'incorporation par renvoi dans les
règlements. »
((Ce projet de loi aurait pour effet pratique
d'usurper
l'autorité de réglementation du
parlement et de permettre
la délégation de ces pouvoirs
à des entités
étrangères.[2]))
Notes
1. La motion se lit comme suit:
Que,
nonobstant tout article du Règlement,
ordre spécial ou pratique habituelle de
la
Chambre, à partir de l'adoption du
présent ordre et
jusqu'au vendredi
21 juin 2013:
a) l'heure ordinaire de l'ajournement
quotidien
soit minuit, à l'exception des
vendredis;
b) lorsqu'un vote par appel nominal est
demandé, à l'égard de
délibérations
interrompues conformément à un
ordre pris aux termes du
paragraphe 78(3)
ou des paragraphes 61(2) ou 66(2) du
Règlement, (i) avant
14 heures
les lundi, mardi, mercredi ou jeudi, il soit
différé
à la fin de la période des
questions de la séance, (ii)
après 14 heures les
lundi, mardi, mercredi ou
jeudi, ou à toute heure le vendredi, il
soit
différé à la fin de la
période des
questions de la prochaine séance, qui
n'est pas un vendredi;
c) lorsqu'un vote par appel nominal qui
aurait
normalement été
réputé
différé juste
avant la période prévue pour les
initiatives
parlementaires le mercredi est
demandé, il soit réputé
avoir été
différé à la fin de la
période des
questions de ce
mercredi;
d) lorsqu'un vote par appel nominal doit
avoir
lieu, à l'exception des votes par
appel nominal différés à
la fin de la
période des questions ou à
l'heure ordinaire
de l'ajournement quotidien, la sonnerie
d'appel des
députés fonctionne pendant au
plus trente minutes;
e) lorsqu'une motion portant adoption
d'un
rapport d'un comité permanent, mixte
ou spécial est proposée, le
débat soit
réputé avoir été
ajourné à la
fin de la
période des questions et des
observations suivant le discours de
l'auteur de la
motion, pourvu que le débat reprenne
comme le prévoit le
paragraphe 66(2)
du Règlement.
2. Voir Le
Marxiste-Léniniste du 23 avril 2013

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca
|