Le 6e Congrès du Réseau canadien
pour
Cuba réaffirme la solidarité et
l'amitié
- Communiqué, 28 mai 2013 -
Des
délégués
de tous les coins du pays ont participé au
6e Congrès du
Réseau canadien pour Cuba (RCC) du
18 au 20 mai et
réaffirmé leur
détermination à approfondir et
renforcer le mouvement de
solidarité et d'amitié avec Cuba au
Canada. Aux
représentants des 21 organisations
membres
réunis à l'Hôtel de Ville de
Toronto se sont joints
des observateurs et invités
spéciaux, dont Son Excellence
l'ambassadeur de Cuba au Canada Julio Garmendia
Peña, le président de l'Institut
cubain d'amitié
entre les peuples (ICAP) Kenia Serrano, le Consul
général
de Cuba au Canada Javier Domokos et d'autres
invités
cubains.
Le congrès s'est ouvert avec un hommage au
défunt président du Venezuela Hugo
Chavez Frias. Les
délégués ont entendu un
poème
émouvant à sa mémoire
écrit par Brian Gordon Sinclair,
scénariste et acteur
connu internationalement, et visionné une
vidéo sur les
rapports d'amitié personnelle entre Fidel
Castro et
Hugo Chavez centrée sur le chant El
Regresso de Amigo
(Le retour d'un ami). Plus tard, les
délégués ont
également observé un moment de
silence
à la mémoire de Marvin Glass, membre
fondateur du RCC et
son coprésident de 2002 à 2008.
Ensuite le président de l'ICAP Kenia
Serrano et
Son Excellence Julio Garmendia Peña ont
parlé de
l'importance du mouvement de solidarité
Canada-Cuba
dans les rapports entre les deux peuples et deux
pays et de sa
contribution à fonder ces rapports sur le
respect mutuel et
l'égalité. Kenia Serrano a
également
souligné l'importance de la 3e
Conférence mondiale de
solidarité avec Cuba qui aura lieu à
La Havane du
27 au 31 octobre 2014. Des messages
de salutations ont par ailleurs été
reçus de la
Table de concertation de solidarité
Québec-Cuba et du
National Network on Cuba des États-Unis qui
ont souhaité
plein succès aux
délégués dans leurs
délibérations.
Sur le sujet des rapports entre le Canada et
Cuba, John
Kirk, de l'Université de Dalhousie, a
brossé un tableau
d'ensemble des liens développés au
fil des
années. Il s'est dit inquiet de l'attitude
du régime
Harper envers Cuba, qui est contraire à
celle des Canadiens qui
ont une grande estime pour Cuba. Jorge Garcia
Orgales du Syndicat des Métallos et Dave
Bleakney du Syndicat
canadien des travailleurs et travailleuses des
postes ont parlé
de l'importance de la solidarité
avec Cuba parmi les syndicats canadiens, et en
particulier en ce qui
concerne la lutte pour la libération des
Cinq Héros
cubains. Ils ont parlé de leur très
proche
collaboration avec les syndicats cubains et ont
encouragé les
organisations de solidarité Cuba-Canada
à continuer de
développer les activités communes
avec
les syndicats canadiens.
Deux sessions du congrès ont
été
consacrées aux mesures économiques
et sociales
adoptées à Cuba. Isaac Saney de
l'Université de
Dalhousie a fait un exposé
détaillé des rénovations en
cours dans
l'économie cubaine après quoi Miguel
Figueroa, dirigeant
national du Parti communiste du Canada, a
parlé de sa
récente
visite à Cuba. Les invités cubains
ont enrichi la
discussion en expliquant que les nouvelles mesures
dans
l'économie cubaine doivent être vues
dans le contexte
du renouvellement et de la continuité du
projet socialiste et
révolutionnaire cubain.
Programme pour la période qui vient
Des rapports
très
détaillés de l'exécutif du
RCC et des
organisations membres couvrant les deux
années
et demi écoulées depuis le dernier
congrès ont
permis d'illustrer l'ampleur des activités
de solidarité
avec Cuba, de Vancouver à Halifax. Le
mouvement de
solidarité avec Cuba au Canada est
très diversifié
et touche à plusieurs domaines, comme
l'activité
auprès des parlementaires et syndicalistes,
les nombreux
spectacles et festivals et les campagnes
continuelles d'information sur
Cuba.
Les délégués ont
résolu de
continuer les efforts pour mobiliser l'opinion
publique et politique
pour mettre fin au blocus économique de
l'île par les
États-Unis
et briser le mur de silence et contester la
désinformation
concernant les Cinq Héros cubains.
Plusieurs résolutions
ont été adoptées pour
réaffirmer la
détermination des
délégués à
poursuivre la lutte pour la libération de
tous les Cinq
Héros cubains injustement
incarcérés aux
États-Unis pour avoir défendu leur
pays contre le terrorisme. Parmi les autres
domaines d'activités
revus par le congrès, il y a l'envoi de la
Brigade de travail
Ernesto Che Guevara et la Campagne
cubaine d'aide à Haïti suite aux
ravages de l'ouragan, qui
ont toutes deux remporté beaucoup de
succès. Le
congrès s'est par ailleurs engagé
à soutenir le
symposium « La guerre inconnue de
l'Afrique : la
terreur de l'apartheid, Cuba et la
libération de l'Afrique
australe » qui aura lieu à
l'Université
de Toronto les 27 et 28 septembre
prochains et à
organiser une participation vigoureuse à la
3e Conférence
mondiale de solidarité avec Cuba à
La Havane du 27 au 31 octobre 2014.
Les délégués ont élu
un
nouvel exécutif pour mettre en application
des décisions
du congrès et réaliser le plan de
travail pour 2013-2015.
Il s'agit de Laura
Chesnik, Vincent Guihan, Julio Fonseca, Elizabeth
Hill, Peter Noble,
Isaac Saney et Saleh Waziruddin. L'exécutif
a par la suite
désigné encore une fois
Élizabeth
Hill et Isaac Saney co-présidents de
l'organisation. Isaac Saney
demeure le porte-parole national, Laura Chesnik
demeure
secrétaire et Élizabeth Hill demeure
trésorière.
Les trois journées de
délibérations
ont bien reflété la richesse et le
dynamisme du mouvement
de solidarité et d'amitié avec Cuba
qui existe depuis
plus
de cinquante ans, un mouvement enraciné
dans le très
grand respect des Canadiens pour le droit de Cuba
à
l'indépendance et
l'autodétermination et leur grande
admiration pour ce que le peuple cubain a accompli
malgré
l'agression incessante des États-Unis. Ce
respect et cette
admiration ont forgé des liens solides
d'amitié et de solidarité entre les
peuples canadien et
cubain.
Pour plus d'information communiquer avec :
Isaac Saney
Porte-parole national
Réseau canadien pour Cuba
902-449-4967
isaney@hotmail.com
«Cinq journées pour les Cinq
Cubains
à Washington»
René
Gonzalez, un des cinq héros cubains,
s'adresse
au peuple américain pour la
première fois.
La délégation du
Québec aux
actions pour les Cinq Cubains à
Washington le 31 mai 2013
Depuis le 30 mai et jusqu'au 5 juin, des
représentants de 22 pays tiennent des
activités pour
demander que les États-Unis changent leur
politique envers
Cuba et demander la libération des 5
héros cubains. Les
événements ont débuté
par une
conférence de presse le 30 mai à
laquelle René
Gonzalez a participé
par voie de conférence vidéo.
René Gonzalez, l'un des Cinq Cubains, a
été libéré en octobre
2011 mais devait rester
aux États-Unis pour trois années de
plus en probation
supervisée. Tout récemment, lors
d'une visite
autorisée de deux semaines à son
père mourant,
Gonzalez a été
autorisé à demeurer à Cuba
après avoir
renoncé à sa citoyenneté
américaine.
Incarcérés dans les prisons
américaines depuis
1998, les cinq Cubains maintenant
connus internationalement sont venus aux
États-Unis dans les
années 1990 pour surveiller les groupes de
droite anticubains
responsables d'actes terroristes contre
Cuba qui ont causé la mort de près
de 3500 personnes
depuis 1959. Les quatre autres Cubains sont
toujours en prison aux
États-Unis.
Voici une vidéo de la conférence de
presse
d'ouverture des événements de
Washington, DC, au National
Press Club le 30 mai et la liste des
événements
d'ici le 5 juin.
Lundi 3 juin
9 h :
Activités de
lobbying. Les
parlementaires d'autres pays qui ont
confirmé leur participation
sont
: le Père Miguel d'Escoto (Nicaragua),
Maria León
(Venezuela), Joan Josep Nuit (Espagne), Yeidckol
Polevensky
(ex-vice-président du sénat
mexicain), Nidia
Diaz (El Salvador), Noam Paech (Allemagne).
11
h : Rencontre avec
des
avocats et
des
juristes des États-Unis et
d'ailleurs. Convoquée par
Martin Garbus, avocat de l'équipe
légale des
Cinq Cubains avec la présence
d'avocats des États-Unis et
d'autres pays. Parrainée par la
National Lawyers' Guild. Se
tient au George Town Legal Center, 600
New Jersey Avenue, N.W., Washington, DC.
18 h : Rencontre
syndicale
comprenant
des
travailleurs des États-Unis et
d'autres pays.
Postal
Service
Union
Hall, 6139 Chillum
place NE,
Washington, DC. Invitée d'honneur:
Dolores Huerta.
19 h :
Panel d'intellectuels
avec Ignacio Ramonet,
Saul
Landau, Salim Lamrani, Miguel Barnet et Jane
Franklin. Se tient au
Busboys and Poets, 2021 - 14th
street, N.W.
Mardi
le
4
juin
9 h :
Poursuite du lobbying
11 h :
Réception sur la
colline
du
Capitole donnée par un membre du
Congrès pour donner la
bienvenue aux parlementaires des autres
pays.
18 h :
Présentation de
nouveaux
livres sur les Cinq et sur Cuba de Fernando
Morais, Arnold August et
Stephen Kimber, avec comme invité
spécial Danny Glover.
Célébration de
l'anniversaire de naissance de Gerardo
Hernandez. Au Busboys and Poets,
2021 - 14th street, NW.
Mercredi
le
5
juin
9 h :
Poursuite du lobbying.
13 h :
Événement
de
clôture. Conférence
vidéo avec les familles des
Cinq Cubains. Avec le père Miguel
d'Escoto, Dolores Huerta,
Maria
León, Fernando Morais, Ignacio
Ramonet. À l'ambassade de
la République bolivarienne du
Venezuela au Bolivarian Hall, 2443
Massachusetts Avenue, NW,
Washington, DC. Information :
www.thecuban5.org
Puerto Rico
32e anniversaire de l'arrestation d'Oscar Lopez
Riviera
San Juan, à Porto Rico, le 28 avril
2013.
« Il reviendra ! »
Oscar
Lopez Rivera
Le 29 mai 2013 était le 32e
anniversaire de l'arrestation du
patriote portoricain Oscar Lopez Riviera. Depuis
32 ans, Oscar est
détenu comme prisonnier politique aux
États-Unis pour
avoir défendu le
droit de Porto Rico et de son peuple à
l'autodétermination et à
l'indépendance face aux États-Unis.
En 1981, ses
activités
patriotiques ont été jugées
par l'État
étasunien colonial comme étant
une conspiration séditieuse et il purge
depuis ce temps une
peine de 70
ans. Oscar est demeuré inébranlable
dans sa
dénonciation du crime que
constitue le colonialisme étasunien et dans
sa défense du
droit des
Portoricains à lutter pour
l'indépendance.
Un large front uni d'organisations portoricaines,
comprenant
notamment des groupes de défense des droits
humains, des
organisations
étudiantes et anti-guerre et divers groupes
politiques
continuent
d'exhorter le président Obama à
pardonner ou gracier
inconditionnellement Oscar. En préparation
de l'anniversaire de
cette
année, la juste demande
pour la libération d'Oscar a
été
représentée artistiquement par une
exposition interactive communautaire
appelée
« 32 jours pour
32 ans ».
Les organisateurs écrivent :
« C'est le but de
cette exposition :
attirer l'attention sur cette incarcération
injuste et qui se
poursuit
toujours. Il est le prisonnier politique
portoricain détenu le plus longtemps dans
toute l'histoire de
Puerto
Rico et de l'Amérique latine. Le
Réseau national des
droits humains
Boricua a simulé son isolement en
recréant une cellule de
6 pieds par
9 pieds dans laquelle Oscar vit depuis
32 ans. Un participant
par jour
s'est porté volontaire pour vivre, manger
et dormir
dans cet espace pendant 24 heures. Ainsi
32 participants en
plus des
gardes et des traiteurs vont vivre ces conditions
pour un peu plus d'un
mois. Plus de 100 membres de la communauté
vont manifester pour
exiger
la libération d'Oscar. »
Exposition interactive «32
jours pour
32 ans »
Depuis 1898, les États-Unis ont
colonisé
Porto Rico en ne ménageant
aucun effort pour écraser la lutte pour
l'indépendance,
par des
assassinats, des emprisonnements et la violence
contre la
résistance.
Ils ont imposé une telle pauvreté
sur le pays que des
millions de
Portoricains viennent aux États-Unis pour y
vivre. Mais comme
Oscar,
qui est
venu à l'âge de douze ans, leurs
coeurs demeurent avec la
lutte pour
l'indépendance de Porto Rico.
En tant que combattant pour l'indépendance
de
Porto Rico face au
colonialisme étasunien, Oscar a le droit de
résister
à l'occupation par
les États-Unis. Ce n'est pas de la
sédition lorsque le
but est de
mettre fin au colonialisme. C'est le colonialisme
qui est criminel et
ceux qui vivent l'occupation ont le droit de
résister. C'est
précisément
parce
qu'Oscar continue de mener cette lutte avec
courage et
intégrité que le
gouvernement américain le punit. La nature
politique et
revancharde de
son maintien en détention se voit entre
autres choses au fait
qu'il
continue de se voir refuser une libération
conditionnelle,
même s'il en
remplit toutes les conditions. Malgré ses
30 années en
prison, dont
plusieurs en isolement, Oscar demeure inflexible
dans sa position pour
l'indépendance de Porto Rico et les droits
de tous.
LML lance l'appel à tous de
soutenir
la
juste demande pour la
libération immédiate d'Oscar Lopez
Rivera et de soutenir
les demandes
des organisations portoricaines patriotiques pour
1) la
décontamination
de l'île de Vieques (utilisée comme
un terrain d'essais
d'armes par la
marine des États-Unis) ; 2) la
libération des autres
prisonniers politiques portoricains ; 3) la
fin de la
répression
politique continue et de la criminalisation de la
communauté
portoricaine.
Porto Rico aux
Portoricains ! Les
États-Unis doivent se retirer de Porto
Rico !
Le 29 mai 2013: la ProLibertad Freedom
Campaign
tient une vigile en solidarité avec les
actions à travers
Porto Rico devant la murale du prisonnier
politique portoricain
à Harlem à New York
(Photos: Boricua National
Human Rights
Network)
Venezuela
Le peuple continue de défendre la
révolution
bolivarienne contre le plan des
impérialistes
pour un coup d'État
Le président Nicolas Maduro inaugure
le Plan
pour la sécurité de la nation le
13 mai 2013 pour
garantir le bien-être du peuple et
défendre la nation
contre les efforts de l'opposition pour la
déstabiliser.
Chaque jour qui passe depuis l'élection
présidentielle du 14 avril
dernier démontre le haut niveau
d'irresponsabilité, de
frustration et
de désespoir de l'opposition dirigé
par le candidat
néolibéral
Henrique Capriles Radonski et de son allié
l'impérialisme étatsunien.
Tout le masque de son prétendu
intérêt pour
l'avenir du peuple
vénézuélien est
tombé, emporté par la coulée
de sang des personnes
assassinées par ses
supporteurs et toutes les actions qui ont suivi
depuis. Il est devenu
clair pour tous que l'intention du candidat de la
réaction
n'était pas
de participer de manière
démocratique au processus
électoral et d'en
accepter les résultats, mais plutôt
d'utiliser cette
élection comme d'un
tremplin pour un coup d'État à
être
réalisé peu importe son coût
en
vies humaines, en manque de nourriture, en
sabotage économique
et en
privation d'argent pour le peuple.
La première étape de ce plan de
coup
d'État a été la
non-reconnaissance des résultats
électoraux annoncés
par le Conseil
national électoral au soir du 14 avril, la
création du
doute sur
l'intégrité de l'organisme
constitutionnel, l'appel
à un recomptage et
l'incitation à ses partisans à
manifester dans tout le
pays leur refus
de reconnaître Maduro
comme président élu. Le but
recherché était
de provoquer un niveau
d'instabilité tel que la chose justifierait
une intervention
étrangère
pour soi-disant ramener l'ordre dans le pays.
Malgré l'action
criminelle de l'opposition qui s'est soldée
par l'assassinat de
neuf
personnes et des blessures infligées
à 78 autres, ce plan
n'a pas
fonctionné. L'armée, la
police et les forces armées bolivariennes
ont défendu la
constitution
et la révolution et empêché le
dérapage
souhaité.
L'élection a été
considérée comme s'étant bien
déroulée, et
l'élection de Maduro comme président
a été
confirmée par les
délégations d'observateurs de
l'Union des nations
sud-américaines (UNASUR) et l'Union
interaméricaine
des organismes électoraux (UNIORE)
et
par les gouvernements du monde entier - à
l'exception des
États-Unis et
du Canada. L'opposition a quand même
poursuivi son plan de coup
d'État
et déposé sa demande de recomptage.
Le Conseil national
électoral a
accepté la requête et, en accord avec
les parties
intéressées, a établi
que le recomptage se ferait sur les 46 % des votes
n'ayant pas fait
l'objet de vérification le soir de
l'élection et
s'étendrait sur une
période de 30 jours avec la présence
de
représentants de toutes les
parties impliquées.
Avant même que le Conseil national
électoral ne débute le
recomptage, Capriles a de nouveau changé de
plan. Il a
décidé de ne pas
envoyer de représentants au recomptage
qu'il avait
lui-même exigé. Il a
déposé une requête en
annulation de
l'élection devant le Tribunal
suprême de justice mettant en cause la
crédibilité
du Conseil national
électoral, du processus électoral et
de la
constitutionalité de
l'élection elle-même. Ce changement
de tactique est
survenu tout juste
après qu'Obama le chef de file des
impérialistes
étatsuniens ait refusé
de reconnaître l'élection du
président Maduro et
déclaré le 26 avril, à
partir de Mexico, que des informations portaient
à croire que
les
principes de
base des droits de la personne, de la
démocratie, de la
liberté de
presse et de la liberté d'assemblée
n'avaient pas
été respectés au
Venezuela à la suite de l'élection.
Le dimanche suivant,
Henrique
Capriles annonçait qu'il n'accepterait pas
les résultats
du recomptage
en cours et les 2 et 7 mai déposait ses
requêtes en
annulation devant le
Tribunal
suprême de justice.
Entre temps, le 2 mai des députés
de
l'opposition ont cumulé
provocation sur provocation lors d'une session
à
l'Assemblée nationale
provoquant bagarre et chaos. Ces actions
marquaient une deuxième
étape
du plan de coup d'État soit celle de
discréditer toutes
les
institutions démocratiques et
constitutionnelles du pays en
fomentant
le désordre
et en colportant le tout à l'échelle
internationale.
D'ailleurs
Capriles a déjà annoncé en
conférence de
presse le 16 mai dernier que
si la requête en annulation de
l'élection
présidentielle est rejetée
par le Tribunal suprême de justice, il
portera sa cause devant
des
instances internationales comme le Système
interaméricain
des droits de
l'homme. Cet
organisme est une entité à part
entière de
l'Organisation des États
Américain, l'OEA, bien connue pour
être entièrement
au service des
intérêts impérialistes des
États-Unis et de
ses alliés.
Tout en poursuivant les actions pour tenter de
discréditer les
institutions démocratiques et la
présidence du pays,
Capriles et son
organisation, La Table d'unité
démocratique, maintiennent
les activités
déstabilisatrices dans le pays. Parmi
celles-ci on trouve, en
plus du
sabotage de la production
d'électricité, la
volonté d'affamer le peuple
vénézuélien en faisant en
sorte que les
denrées alimentaires n'arrivent
pas sur les tablettes des commerçants.
Ainsi le 19 mai a
été rendue
publique, vidéo à l'appui, une
dénonciation de
l'avocat colombien
Aurelio Jiménez, à l'effet qu'au
cours de l'année
2011, l'ex président
de Colombie, Alvaro Uribe Vélez a eu une
rencontre dans la ville
de
Bogota avec l'opposition
vénézuélienne pour lui
demander de s'assurer
que les producteurs et importateurs du Venezuela
n'importent pas de
produits colombiens. Le but était de vider
les
supermarchés du pays
comme arme électorale contre le
président Chavez et la
stratégie a été
reconduite lors de l'élection du 14 avril
dernier. Par ces
actions,
l'opposition souhaite rendre mécontente une
partie importante de
la
population et favoriser la déstabilisation
économique et
politique du
pays.
Loin de se laisser intimider par les agissements
de
l'opposition, le
gouvernement vénézuélien
dirigé par le
président Maduro a mis en
oeuvre toute une série d'actions afin
d'assurer la
défense
de la
Constitution, des institutions
démocratiques, de la
révolution
bolivarienne et pour garantir la paix et la
sécurité
à tout le peuple.
Des appels précis ont
été faits par le Président
Maduro aux forces
armées, aux policiers, aux
organisations de travailleurs, aux organisations
de la jeunesse, aux
conseils communaux et à toutes les
instances gouvernementales de
ne pas
tomber dans les provocations de l'opposition mais
de travailler dans
l'unité pour garantir la
souveraineté du pays, la
Constitution, la paix
et la sécurité. Tous les centres de
production et de
distribution
d'électricité ont été
déclarés zone de
sécurité nationale et
l'armée y
a été déployée pour en
assurer la
protection et ainsi mettre un terme
au sabotage orchestré par l'opposition.
D'autre part, suite à la rencontre entre
le
président Maduro et le
Conseil des partis politiques du Grand pôle
patriotique, a
été annoncée
la création du Conseil de
sécurité alimentaire.
Cet organisme fait le
lien, regroupe et coordonne diverses instances et
institutions qui ont
à voir avec la sécurité et la
chaîne
alimentaire. Il mettra en oeuvre
des
politiques et leur suivi sur tout ce qui a trait
au problème de
distribution, de la contrebande, du commerce des
produits
subventionnés
par l'État et l'accaparement des
denrées alimentaires de
la production
privée. Depuis son entrée en
fonction, le
président Maduro et les 36
ministres de son gouvernement ont entrepris de
sillonner tout le pays,
allant
dans chacun des États, y rencontrant les
élus de tous les
niveaux, les
organisations, les associations et tout autre
intervenant afin de
s'enquérir de la situation
économique et sociale et, de
concert avec
tous les intervenants, prendre les dispositions
pour assurer la mise en
oeuvre immédiate de solutions permettant de
résoudre les
difficultés
identifiées.
Colombie
Annonce d'un accord sur le premier point
en discussion à la table permanente de
négociation
de paix à La Havane, Cuba
Le dimanche
26 mai, les
délégations des Forces armées
révolutionnaires de Colombie-Armée
du peuple (FARC-EP) et
du
gouvernement colombien ont annoncé qu'un
accord était
intervenu entre
les deux parties sur le thème agraire,
premier des six points en
discussion à la table de négociation
de paix
installée à La Havane,
Cuba.
Les discussions sur cet agenda ont
débuté
le 19 novembre 2012 à la
table permanente de négociation de paix
installée
à La Havane, Cuba.
Elles réunissent en plus de la
délégation du
gouvernement colombien et
de celle des FARC-EP, des représentants du
gouvernement cubain
et
norvégien qui agissent comme garant du
processus
et des délégations du Chili et du
Venezuela qui agissent
comme
accompagnatrices des parties en
négociations.
Intitulé « Vers une nouvelle
campagne
colombienne : Réforme rurale
intégrale »,
l'accord contient six points :
- L'accès et l'usage de la terre. Les
terres
improductives, une
officialisation de la propriété, une
frontière
agricole et une
protection des zones de réserve
- Des programmes de développements qui
mettent
l'accent sur l'aspect territorial
- L'infrastructure et l'adéquation des
terres
- Le développement social : en
santé,
en éducation, pour le logement et
l'éradication de la
pauvreté
- La stimulation de la production agricole et
l'économie solidaire
et coopérative, l'assistance technique, les
allocations et
crédits, la
génération de revenus, la
commercialisation et la
reconnaissance du
travail
- Une politique alimentaire et nutritionnelle
Tout en se réjouissant et en qualifiant ce
premier accord d'avance
importante dans les négociations en cours,
chacune des parties a
rappelé que, selon le principe
établi qu'il n'y a pas
d'accord sans un
accord sur tout, la mise en oeuvre de l'accord sur
le
thème agraire
débutera une fois qu'un accord global sera
intervenu sur
l'ensemble de
l'agenda contenu dans l'Accord
général pour la
terminaison du conflit
et la construction d'une paix stable et durable.
Dans ce sens, les discussions à la table
permanente de négociation de
paix reprendront le 11 juin prochain et
porteront sur la
participation
politique, deuxième point de l'agenda en
discussion. Rappelons
que les
autres points en discussion qui suivront sont le
trafic illégal
de
drogues, l'attention aux victimes, la fin du
conflit armé et
les
mécanismes de surveillance et application
des accords.
Les FARC-EP ont célébré
l'accord en
rappelant qu'au terme de cette
neuvième ronde de discussions, il
appartient au peuple colombien
de se
mobiliser en fonction de défendre la fin
d'un conflit
armée de cinq
décennies. Dans un communiqué lu par
leur chef de
délégation, Ivan
Marquez, les FARC-EP expriment leurs
préoccupations pour
« la capture de l'État de la
part de groupes de
pouvoir qui approuvent
des lois et des règles qui favorisent
seulement leur
égoïsme ; tandis
que leur mépris de l'intérêt
commun accentue
l'inégalité et les portent
à une défense violente de leurs
capitaux. »
Ils poursuivent en
affirmant qu'au sein de la nation règnent
la corruption et
l'impunité, éléments qui
« aujourd'hui
obstruent la possibilité de
construire une alternative de solution
différente à la
guerre ». Dans
ce sens, les FARC-EP appellent à des
changements structuraux dans
le
pays afin de matérialiser la paix.
Parlant de l'accord intervenu, le
président de
Colombie Juan Manuel
Santos a de son côté mentionné
qu'il s'agit d'un
pas fondamental pour
mettre fin à plus d'un demi-siècle
de conflit et que le
processus en
cours se poursuivra de manière prudente et
responsable. Pour sa
part,
Humberto de la Calle, chef de la
délégation du
gouvernement
colombien a déclaré :
« Il suffit de dire en ce moment qu'il
y a
une vision intégrale de
transformation de la campagne capable de
créer un cercle
vertueux de
bien-être et de stabilité dans le
secteur rural
colombien » et de
mentionner que la réforme sera
réalisée dans le
plein respect de la
propriété privée et
l'État de droit et que
« les propriétaires
légaux n'ont rien à
craindre ».
Ce premier accord obtenu à la table
permanente de
négociation de
paix a été salué par
plusieurs groupes
d'intervenants politiques
colombiens, dont le représentant au
sénat du Pôle
démocratique,
l'ex-sénatrice et dirigeante du mouvement
pour la paix en
Colombie
Piedad Cordoba. Ont également salué
l'accord plusieurs
organisations
internationales et dirigeants de pays dont le
président de
Bolivie, Evo
Morales, le président Nicolas Maduro du
Venezuela et le
chancelier
Ricardo Patino d'Équateur. Le
président Maduro a
dit : « ... maintenant
nous sommes plus optimistes que plus tôt que
tard, nous pourrons
voir
régner la paix en Colombie. »
Dans un
communiqué publié par les Nations
unies, le
secrétaire général, Ban
Ki-mon dit qu'il s'agit d'une
« réussite
significative » .
Communiqué conjoint
- La Havane, 26 mai 2013 -
Les délégués du gouvernement
et
ceux des FARC-EP, informent que :
Nous sommes arrivés à un accord sur
le
premier point de l'agenda
contenu dans « L'accord
général pour la fin du
conflit et la
construction d'une paix stable et
durable ».
Nous sommes d'accord pour l'intituler
« Vers
une nouvelle campagne colombienne :
Réforme rurale
intégrale ».
Lors du prochain cycle de conversations, nous
présenterons le premier rapport
périodique de la Table.
Nous avons construit des accords sur les
thèmes
suivants :
- l'accès et l'usage de la terre, les
terres
improductives, une
officialisation de la propriété, une
frontière
agricole et une
protection des zones de réserve
- des programmes de développement qui
mettent
l'accent sur l'aspect territorial
- l'infrastructure et l'adéquation des
terres
- le développement social : en
santé,
en éducation, pour le logement et
l'éradication de la
pauvreté
- la stimulation de la production agricole et
l'économie solidaire
et coopérative, l'assistance technique, les
allocations et
crédits, la
génération de revenus, la
commercialisation et la
reconnaissance du
travail
- une politique alimentaire et nutritionnelle.
Ce que nous avons convenu dans cet accord sera le
début de
transformations radicales de la
réalité rurale et agraire
de Colombie,
avec équité et démocratie. Il
est centré
sur les gens, le petit
producteur, l'accès et la distribution des
terres, la lutte
contre la
pauvreté, la stimulation de la production
agricole et la
réactivation
de l'économie
rurale.
Il vise à ce que le plus grand nombre
possible
d'habitants de la
campagne sans terres ou avec une quantité
de terres
insuffisantes,
puissent accéder à celles-ci via la
création d'un
Fonds des terres pour
la paix.
Le Gouvernement national formalisera
progressivement,
avec fixation
à l'ordonnance constitutionnelle et
légale, tous les
domaines
qu'occupent ou possèdent les paysans en
Colombie.
Sont créés des mécanismes
pour
résoudre des conflits d'utilisation
et une juridiction agraire pour la protection des
droits de
propriété
avec prévalence du bien commun.
Il est accompagné de plans d'habitation,
d'eau
potable, d'assistance
technique, de formation, d'éducation, pour
une adéquation
de terres,
d'infrastructure et pour la
récupération des sols.
L'accord cherche à renverser les effets du
conflit et que soient
restituées les victimes de la
dépossession et du
déplacement forcé.
Il inclut la formation et l'actualisation de
l'information rurale
pour l'actualisation du cadastre respectif, en
cherchant une
sécurité
juridique et une meilleure et plus efficace
information.
Pensant aux générations de
Colombiens
à venir, l'accord délimite la
frontière agricole, protégeant les
aires
environnementales d'intérêts
spéciales.
Éradiquer la faim à travers un
système d'alimentation et de nutrition dans
le but de
créer une campagne avec protection sociale.
Ce qui est convenu jusqu'à maintenant fait
partie
d'un accord plus
large, lequel contient six points, et que nous
espérons
établir dans
les prochains mois.
À partir du prochain cycle de
négociations
qui débutera le 1er juin,
nous commencerons à finaliser la discussion
du deuxième
point de
l'agenda contenu dans « l'Accord
général » de La Havane,
appelé :
Participation politique.
Un des principes qui guident ces
négociations est
que « rien n'est
convenu jusqu'à ce que le tout soit
convenu ». Cela
signifie que les
accords que nous avons construits sont
conditionnels à ce que
nous
arrivons à un accord sur l'ensemble de
l'agenda et aussi
qu'à mesure
qu'avance la discussion il soit possible d'ajuster
et de compléter
les accords sur chacun des points secondaires.
Nous voulons préciser que durant ces six
mois de
négociations nous
n'avons pas seulement discuté le
thème agraire. Dans ce
laps de temps
nous avons donné vie au processus de
négociations,
établi la manière de
travailler en plénière, en
commissions ou
séparément et mis en marche
des mécanismes distincts de participation
et de consultation
citoyenne pour recevoir propositions et opinions
de citoyens et
organisations sociales. Ces mécanismes et
procédés
de travail et de
participation sont actuellement en marche, et nous
espérons que
dans le
futur nous avancerons avec meilleure
célérité dans
la recherche
d'accords.
Nous soulignons l'apport de l'Office des Nations
unies
en Colombie
et le Centre de pensée pour la paix de
l'Université
nationale dans
l'organisation des forums qui ont
été
réalisés à Bogota sur les
sujets
agraires et de la participation politique. Nous
incluons
également les
apports des tables régionales
organisées par les
Commissions de paix du
Sénat et la Chambre de représentants
de Colombie.
Nous remercions les milliers de Colombiennes et
Colombiens et les
organisations sociales qui, à travers les
forums, la page web ou
les
formulaires qui sont disponibles dans les mairies
et offices
gouvernementales, nous ont fait parvenir leurs
opinions et propositions
sur les points de l'agenda. Toutes et chacune de
ces propositions ont
été
reçues
par les délégations à La
Havane. À la table
de négociation, elles sont
prises en compte et une procédure a
été mise en
place pour les recevoir
dans l'ordre, les classifier et les avoir
disponibles sur un
médium
électronique.
Nous désirons remercier de manière
spéciale Cuba et la Norvège, pays
garants de ce processus, pour leur appui permanent
et pour
l'atmosphère
de confiance qu'ils favorisent. La présence
de leurs
représentants à la
Table de négociation est un facteur
fondamental pour le
développement
de cette dernière. Nous remercions
également le Chili et
le
Venezuela, pays accompagnateurs, à qui les
délégations informent de
manière périodique de l'état
de la marche des
négociations.
Ces quatre pays forment un groupe de nations
amies du
processus que
nous apprécions de manière
spéciale ; de
même nous remercions les
expressions d'appuis d'autres nations, organismes
et dirigeants
internationaux qui fortifient la confiance dans le
chemin que nous
parcourons.
(Traduit de l'espagnol par LML)
Paraguay
Importante avancée des forces
progressistes
malgré le retour au pouvoir du Parti
Colorado
Selon les données officielles
annoncées
par le Tribunal supérieur de
la justice électorale du Paraguay le 10 mai
dernier, les forces
progressistes réunies dans le parti du
Frente Guazu (FG) et
dirigé par
l'ex-président Fernando Lugo, forment, au
terme des
élections générales
du 21 avril, la troisième force
politique du pays. Le
candidat à la
présidence du FG, Anibal Carrillo,
récolte 5,88 %
des votes, alors
qu'au Sénat, le parti récolte
près de 10 %
des votes permettant ainsi
l'élection de 5 sénateurs dont
l'ex-président
Fernando Lugo. Le FG a
également fait élire un
représentant au parlement
sud-américain.
Commentant les résultats électoraux
du
front de gauche, Fernando
Lugo a mentionné que « le Frente
Guazu est là
pour rester, il
représente la troisième force
politique, dans certains
départements la
deuxième et dans quelques districts la
première ». « Il n'y
a pas de
doute que la composition massive est dans les
secteurs
populaires, les mouvements sociaux et paysans et
cela donne un
caractère particulier au front de gauche,
celui de réunir
différentes
forces politiques distinctes du style du Frente
Amplio
uruguayen. »
Parlant de l'agenda politique du FG au
Sénat, Lugo a
mentionné que dans
l'immédiat, l'agenda parlementaire du
Frente Guazu sera
axé sur les
projets de loi qui supportent les moins
favorisés du pays :
« les soins
médicaux, le droit aux citoyens
d'être soignés de
la meilleure manière
possible, la Loi des ressources naturelles et
le
droit à l'eau, garantir l'utilisation et
l'accès
à l'eau potable à
toute la population », sont
quelques-uns des items
soulevés par le
nouveau sénateur.
La présidence a été
remportée par le candidat du parti
Colorado,
Horacio Cartes, qui a obtenu 35,76 % des
votes, suivi par le parti
Libéral Radical (parti putchiste dont le
parti Colorado fut
l'allié pour
la destitution du président Lugo) avec
24,36 %. Le parti
Colorado qui a
gouverné sans interruption pendant 60 ans
et qui fut
chassé
du pouvoir en 2008 revient donc au pouvoir
mais avec un
gouvernement
minoritaire. En effet, des
45 sénateurs élus, le
parti Colorado en
compte 19, le parti Libéral Radical 12, le
Frente Guazu 5, le
parti
Avanza Pais 2, le Parti Democratico Progresista 3,
le Parti Encuentro
Nacional 1, le parti Unace 2 et le parti
Patria Querida
1. De par son pourcentage de vote obtenu, le
Frente Guazu obtient le
droit d'avoir un représentant à la
présidence du
Sénat.
Un total de 68,57 % des
3 516 275 électeurs inscrits
se sont
prévalus de leur droit de vote. La bonne
marche des
élections a été
saluée par la délégation
d'observateurs de l'Union
européenne et par
celle de l'UNASUR qui ont toutes deux
félicité le peuple
paraguayen
pour sa grande participation au scrutin et Cartes
pour
son élection à titre de
président. D'ailleurs ce
dernier, encouragé par
les messages de félicitations reçus
de la
présidente d'Argentine
Cristina Fernàndez, la présidente du
Brésil Dilma
Rousseff, le
président d'Uruguay José Mujica et
le président du
Venezuela Nicolàs
Maduro, a mentionné que la
réintégration de son
pays au Mercosur et à
l'UNASUR
était sa priorité. Faisant
référence
à sa conversation
téléphonique
avec le président Maduro du Venezuela, il a
précisé : « Nous
n'avons
pas de problème avec ce pays, le
président Maduro m'a
téléphoné avec la
meilleure intention et m'a fait savoir son
intérêt pour
que tout puisse
se régler ». Faisant clairement
référence au
gouvernement sortant, il a poursuivi :
« Et
j'espère que le Paraguay
fasse le moins de bruit possible mais obtienne des
résultats. »
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