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Numéro 85 - 22
mai
2013
Non au « droit
d'être
esclave »! Pour la dignité du
travail!
Les conservateurs de l'Ontario
déposent des
projets de loi qui bafouent les droits des
travailleurs
Les
employés de la Régie des alcools
de l'Ontario manifestent en appui à
leurs revendications, à Toronto le 19
avril.
Non
au
« droit d'être esclave »! Pour
la dignité
du travail!
• Les conservateurs de
l'Ontario
déposent des projets de loi qui bafouent
les droits des
travailleurs - Mira Katz
• Coup de force
électoral en
préparation - Enver Villamizar
68e
anniversaire de la
libération de l'Europe
• Un anniversaire
marqué par des crimes
impérialistes contre la paix
• Le gouvernement Harper
exploite la guerre
antifasciste pour promouvoir l'agression
fasciste et la guerre
aujourd'hui - Enver Villamizar
Non au « droit d'être
esclave
»! Pour la dignité du travail!
Les conservateurs de l'Ontario déposent
des
projets de loi qui bafouent les droits des
travailleurs
- Mira Katz -
Le
projet de loi 63 est
intitulé Loi modifiant la Loi de 1995
sur les relations de
travail en ce qui concerne la Commission des
relations de travail de
l'Ontario et d'autres questions. Ce projet
de loi élimine
la section de la Loi de 1995 qui définit
les objets de la loi.
Les objets de la loi de 1995 sont les suivants :
1. Faciliter la négociation collective
entre les
employeurs et les syndicats qui sont les
représentants
volontairement désignés des
employés.
2. Reconnaître l'importance de l'adaptation
au
changement des parties dans le lieu de travail.
3. Promouvoir la flexibilité, la
productivité ainsi que la participation des
employés dans
le lieu de travail.
4. Encourager la communication entre les
employeurs et
les employés dans le lieu de travail.
5. Reconnaître l'importance de la
croissance
économique comme fondement de rapports
mutuellement favorables
entre employeurs, employés et syndicats.
6. Encourager les employeurs et les syndicats
à
collaborer afin de régler les questions
relatives au lieu de
travail.
7. Promouvoir le règlement rapide des
différends relatifs au lieu de travail.
1995, chap. 1, annexe A,
art. 2.
En éliminant les objets de la loi, le
projet de
loi aurait comme effet de consolider les pouvoirs
de l'exécutif
(le premier ministre et le cabinet) puisqu'on ne
pourrait plus
contester leurs actions en invoquant qu'elles
enfreignent les objectifs
de la loi. En éliminant les objets, le
projet de loi annule
également le mandat de la Commission des
relations de travail de l'Ontario (CRTO) de
faciliter la négociation collective, ce
qui élimine le rôle même de la
CRTO en tant que
mécanisme de règlement des conflits
de façon
officiellement indépendante du
gouvernement. La commission
pourra servir de mécanisme servant à
appliquer purement
et simplement le diktat gouvernemental.
Le projet de loi ajoute le pouvoir suivant aux
pouvoirs
du lieutenant-gouverneur de passer des
règlements concernant la commission des
relations de travail : « régir les
pratiques et la procédure de la Commission
ainsi que l'exercice
des ses pouvoirs et prescrire les formulaires qui
doivent être
utilisés dans le cadre des instances devant
la
Commission ».
Les travailleurs bien sûr savent par
expérience que la Commission des relations
de travail est
manipulée par les gouvernements afin de
criminaliser leur
résistance, mais le projet de loi
proposé par le PC va
encore plus loin en donnant au pouvoir
exécutif le
contrôle direct sur la Commission en
autorisant le lieutenant-gouverneur en conseil
à
fixer les règles de la Commission à
la place de la
Commission elle-même. L'équilibre
établi de longue
date dans les relations de travail serait
détruit.
Dans le sommaire du projet de loi il est dit :
«
La pratique et la procédure de la
Commission des relations de
travail de l'Ontario ne sont plus régies
par les règles
adoptées par la Commission mais par les
règlements pris
par le lieutenant-gouverneur en conseil en vertu
de la Loi.»
Il est clair que les conservateurs ontariens
veulent
usurper le pouvoir de la CRTO et en faire un
instrument de diktat
direct sur les travailleurs des secteurs
privés et publics. Si
adopté, ce projet de loi autoriserait un
employeur à
saborder les négociations sous
prétexte que la CRTO,
dorénavant sous contrôle de
l'exécutif, est
maintenant en
mesure d'imposer un contrat et de criminaliser les
travailleurs qui s'y
opposent.
Le projet de loi affirme aussi : « À
l'heure actuelle, une partie visée par une
décision de la
Commission des relations de travail de l'Ontario
n'a pas le droit
d'interjeter appel. Le projet de loi
prévoit un droit d'appel
devant la Cour divisionnaire conformément
aux règles de
pratique. Il fait également des membres de
la Commission et des
autres
membres de son personnel des personnes
contraignables à
témoigner en cas d'appel ou de
révision judiciaire se
rapportant à des instances introduites
devant la Commission et
fait du ministre du Travail et d'autres personnes
travaillant au
ministère des personnes contraignables
à témoigner
devant un tribunal judiciaire ou
administratif.» Cet article
semble accorder davantage de pouvoirs aux parties
leur permettant
d'aller devant les tribunaux suite à une
décision de la
CRTO. Cependant, puisque les objets de la Loi des
relations de travail
sont désormais éliminés, le
ministre peut
aisément déclarer que les
décisions arbitraires de
la Commission relèvent de sa
prérogative advenant
qu'elles soient
contestées par les syndicats.
Le projet de loi 64
Le projet de loi 64 est intitulé Loi
modifiant la Loi de 1995 sur les relations de
travail pour
protéger les droits des employés
à la
négociation collective et les
intérêts financiers
des membres des syndicats. Il y est dit
très clairement
dans la note explicative qu' « un
employé compris dans une
unité
de négociation pour laquelle existe une
convention collective
entre l'employeur et un syndicat n'est pas tenu
d'être membre du
syndicat. » C'est le projet de loi du
« droit d'être
esclave » des progressistes-conservateurs
qui rend facultative
l'adhésion dans l'unité de
négociation d'un
syndicat accrédité et met fin
à la formule Rand
qui prévoit que tous
les employés dont l'emploi est couvert par
une convention
collective doivent verser des cotisations
syndicales même
lorsqu'être membre du syndicat ne fait pas
partie des conditions
d'embauche. Qui plus est, avec le projet de loi
64, la convention
collective ne s'appliquerait qu'aux
employés qui auront choisi
d'être membres du syndicat. Dans la
note explicative il est dit textuellement :
« Un employé
qui n'est pas membre du syndicat n'est pas
visé par la
convention collective. » De cette
façon, les
progressistes-conservateurs s'en prennent à
l'essence même
de la négociation collective puisqu'un
employeur serait en
mesure de diviser les travailleurs accomplissant
les mêmes
tâches en offrant aux personnes qui refusent
d'être membres
du
syndicat ou qui ont été
influencées à s'en
retirer des salaires et des conditions de travail
différentes de celles
des membres du syndicat protégés par
une convention
collective. Évidemment, l'employeur peut
aussi
persécuter, harceler et agir de
façon discriminatoire
envers les travailleurs syndiqués du fait
qu'ils ont choisi de
devenir membres d'une organisation de
défense collective.
Dans un effort pour restreindre encore davantage
le
pouvoir d'un syndicat et pour, d'autre part,
investir l'État et
l'employeur d'encore plus de pouvoir, le projet de
loi cherche à
empêcher les syndicats d'utiliser leurs
ressources pour
participer à la vie politique. Le projet de
loi 64 «
limite les cotisations syndicales ordinaires d'un
membre d'un
syndicat aux cotisations qui se rapportent
à la
négociation collective, et à aucune
autre fin, à
moins que le membre n'ait explicitement
autorisé le syndicat
à inclure des montants à cette fin
». Le projet de
loi tente particulièrement d'empêcher
les syndicats de
participer à la vie politique en amendant
la définition
de cotisations syndicales ordinaires.
Selon l'amendement :
« ‘cotisations syndicales ordinaires'
signifie la
part des cotisations qu'un employé membre
du syndicat verse
à ce dernier uniformément et
régulièrement,
conformément à l'acte constitutif du
syndicat et à
ses règlements administratifs, et qui se
rapporte à :
a) la négociation d'une convention
collective par
le syndicat ;
b) le paiement de montants qui se rapportent
à
une pension, à la retraite, à une
assurance-maladie ou
à d'autres prestations auxquelles les
membres du syndicat ont
droit ;
c) l'exercice d'un pouvoir ou d'une fonction par
le
syndicat en vertu de la présente loi ;
d) toute autre question prescrite par les
règlements pris en vertu de la
présente loi. »
Tout comme le projet de loi C-377 d'initiative
parlementaire du gouvernement Harper, le projet de
loi 64 exigerait que
les syndicats « déposent
auprès du ministre un
relevé annuel qui indique les cotisations
qui lui sont payables
aux termes de la convention et le détail
des dépenses
engagées pendant l'année,
accompagné d'une
ventilation des
dépenses de 5 000 $ ou plus », ce qui
permettrait au
ministre de décider quel montant de revenu
syndical pourra
être perçu en tant que «
cotisations syndicales
ordinaires ».
Le projet de loi 62
Le troisième projet de loi est le projet
de loi
62, la Loi modifiant la Loi de 1995 sur les
relations de travail
pour accroître les droits des membres des
syndicats relativement
à l'accréditation des syndicats.
Il affecterait la
Loi des relations de travail en exigeant un vote
dans toutes les
accréditations
syndicales de la part d'employés qui
auraient signé des
cartes syndicales indiquant leur volonté
d'être membres
d'un syndicat. Présentement, un vote de
représentation
est ordonné si au moins 40 % des
travailleurs ont signé
une carte. Les travailleurs de la construction
font exception. Un
syndicat de la construction peut être
accrédité
sans la tenue
d'un scrutin du moment que 55 % des travailleurs
ont signé des
cartes. Le projet de loi 62 élimine cette
exception pour les
travailleurs de la construction. De plus, selon la
loi actuelle, si on
juge qu'un employeur a fait preuve
d'ingérence dans la campagne
de syndicalisation ou dans le processus de
scrutin, le président
de la commission des
relations de travail peut accorder automatiquement
une
accréditation à ce syndicat.
Le projet de loi
mettrait
fin au pouvoir de dissuasion de la CRTO qui lui
permettait
d'empêcher des employeurs de
s'ingérer dans la tenue d'un
scrutin ou de persécuter des
employés parce qu'ils se
sont syndiqués.

Coup de force électoral en
préparation
- Enver Villamizar -
Étant
donné
les tentatives des libéraux de se
présenter comme plus
« équilibrés »
et
« équitables » dans
les relations de
travail suite à la défaite du projet
de loi 115, il est
peu probable que les projets de loi 62, 63 et
64 des
progressistes-conservateurs soient adoptés
par plus qu'un des
partis minoritaires à
l'Assemblée législative. Cependant,
la classe
ouvrière doit se demander pourquoi ces
projets de loi ont
été déposés. Les
conservateurs ont
initialement planifié de présenter
cette
législation l'an dernier dans un livre
blanc sur les relations
de travail intitulé Les chemins vers
la
prospérité :
flexibilité des marchés
du travail,
argumentant que ceux-ci rendront l'Ontario plus
concurrentiel et
davantage ouvert aux investissements. Le chef
conservateur Tim Hudak
sait que la classe ouvrière et les
Ontariens en
général n'appuient pas une telle
législation,
comme en témoigne la montée de
l'opposition à la
loi 115 que les libéraux avaient
adoptée avec
l'appui
des
conservateurs, qui a finalement été
abrogée. Alors
que manigancent Hudak et les intérêts
représentés par les conservateurs
avec leurs nouveaux
projets de loi ?
Au niveau fédéral, dans le cas des
conservateurs de Stephen Harper, toutes sortes de
mesures antisociales,
anti-travailleurs, anti-immigration,
annexionnistes
pro-américaines ont été
déposées
à titre de projets de loi quand les
conservateurs formaient un
gouvernement minoritaire. La plupart n'ont pas
été
adoptées. Cependant, une fois les
conservateurs devenus majoritaires par un coup
d'État
électoral grâce auquel ils ont obtenu
la majorité
avec le vote de seulement 24 % des
électeurs admissibles,
tous les projets de loi ont été de
nouveau remis au
feuilleton, dans certains cas avec un contenu
encore plus
réactionnaire que celui
présenté à
l'origine. Ils ont ensuite été
adoptés à
toute vitesse dans le cadre de la
législation omnibus et des
projets de loi budgétaires. La classe
dirigeante fait de grands
efforts pour rendre les travailleurs et le peuple
impuissants dans le
domaine électoral. Ils veulent que les
travailleurs demeurent
passifs et/ou divisés, ouvrant la voie
à un gouvernement
conservateur majoritaire ou minoritaire par
un coup de force électoral grâce aux
techniques de
microciblage. Ils pourront ensuite imposer ces
dispositions
antiouvrières et réactionnaires en
prétendant
qu'ils ont un mandat populaire.
Le contenu de leur projet de loi démontre
clairement que les conservateurs ontariens mettent
directement au
défi la capacité des travailleurs
à se
défendre et s'investir du pouvoir par le
biais de leurs
syndicats et de participer à la vie
politique. Une grande partie
de ce qui est dans les projets de loi, en ce qui
concerne surtout la Loi
sur
les
relations de travail, rendrait permanent ce
qui a
été mis à l'essai par les
libéraux et les
conservateurs avec le projet de loi 115. Dans le
projet de loi 115, ils
ont essayé d'usurper le pouvoir de la
Commission des relations
de travail de l'Ontario, invoquant une
« période
d'austérité et de
restriction » pour le
justifier. Le projet de
loi 64 des conservateurs usurperait de
manière permanente
les pouvoirs de la Commission en la plaçant
sous le
contrôle direct du pouvoir de
réglementation du
lieutenant-gouverneur de l'Ontario.
Cela montre que la lutte contre la
législation
antiouvrière comme le projet de loi
115 a réussi
à mobiliser une opposition unie contre le
programme
néolibéral anti-travailleur, mais
que des tentatives se
préparent pour marginaliser les
travailleurs et le peuple. Il
faut demeurer vigilant et intensifier la
participation aux affaires
politiques pour
défendre nos intérêts et
retourner la situation en
notre faveur.

68e anniversaire de la
libération
de l'Europe
Un anniversaire marqué par des crimes
impérialistes contre la paix

Le drapeau de
la victoire
soviétique est hissé sur le
Reichstag à Bertain
par les soldats de l'Armée rouge, le 30
avril
1945, peu avant la reddition des forces
allemandes et la
victoire décisive contre les fascistes
le 9 mai 1945. (RIA
Novosti)
Il y a 68 ans, les 8 et 9 mai 1945, avec la
capitulation
inconditionnelle de l'Allemagne hitlérienne
ainsi que de
l'Italie quelque temps auparavant, la
Deuxième Guerre mondiale était
officiellement
déclarée terminée en
Europe.[1] Les forces
antifascistes du monde avec l'Union
Soviétique et les
communistes
de tous les pays à la tête du
mouvement de
résistance, remportèrent la victoire
contre les
hitlériens. Des célébrations
eurent lieu partout
dans le monde quand
on apprit que l'Allemagne fasciste, battue par
l'Armée rouge et
les troupes et combattants de la résistance
des pays
alliés, admit la défaite.
« Nous avons à présent toutes
les
raisons d'affirmer qu'est enfin venu le jour
historique de la
défaite définitive de l'Allemagne,
le jour de la grande
victoire
de notre peuple sur l'impérialisme allemand
»,
déclara Staline.

Le
maréchal soviéatique Georgy
Zhukov (centre) signe
l'acte de capitulation militaire de
l'Allemagne nazie
le 8 mai 1945.
|
« Les grands sacrifices que nous avons
consentis au
nom de la liberté et de
l'indépendance de notre Patrie,
les privations et les souffrances sans nom que
notre peuple a connues dans cette guerre, le
labeur intense à
l'arrière et au front offert sur l'autel de
la Patrie, n'ont pas
été en vain; ils ont
été couronnés
par
la victoire complète sur l'ennemi. »
Aujourd'hui, les impérialistes
américains
aiment donner l'impression qu'ils furent la force
décisive dans
la libération de l'Europe et, avec la
collaboration
des fauteurs de guerre au Canada, ils
répandent la
désinformation au sujet des causes de la
guerre, des conditions
créées après la guerre et de
leur propre refus
de permettre à l'humanité de
consolider sa victoire en
s'assurant que de telles souffrances ne lui soient
plus jamais
infligées. La propagande pour
déformer
l'histoire de l'alliance antifasciste et la
signification des
événements qui ont suivi la fin de
la guerre est faite
pour justifier les crimes qu'ils commettent contre
la paix aujourd'hui et pour cacher la
nécessité de
bâtir un nouveau front uni des peuples du
monde pour vaincre les
notions criminelles selon lesquelles la force
fait le droit et que l'agression est permise sous
prétexte
d'intervention humanitaire et de défense de
la paix et de la
démocratie.


Célébrations
du
Jour
de la victoire en Europe cette année en
Russie.
Rangée du haut: Parade du jour de la
victoire à
Moscou, avec le déploiement du drapeau de
la victoire (gauche)
et de nombreuses délégations
étrangères.
Rangée du
bas: Des anciens combattants marchent dans la
parade à
Yekaterinbourg, dans l'Oural; les familles de
ceux qui ont
combattu dans la guerre antifasciste portent
leur photo à
Vladivostok. (RIA
Novosti)
Les représentants de
l'impérialisme, y
compris les médias monopolisés,
déforment
l'expérience de la Deuxième Guerre
mondiale en persistant
à maintenir
les définitions de la Guerre froide. Ils le
font pour
présenter la démocratie de
l'impérialisme
américain et les impérialistes
américains comme
les sauveurs de
l'humanité. Ils cachent les crimes qu'ils
commettent depuis la
Deuxième Guerre mondiale. Ils font de la
désinformation
sur le rôle de l'Union soviétique,
allant
jusqu'à affirmer que les pires crimes
contre l'humanité
ont été commis par Staline. Certains
vont jusqu'à
dire que les États-Unis avaient commis une
erreur en
s'alliant à l'Union soviétique
durant la guerre. C'est
pour prétendre que le communisme est un
crime haineux et qu'il
représente à ce titre la plus grande
menace
pour l'humanité. Selon eux, le
système
impérialiste qui a plongé le monde
dans un état
d'anarchie et de violence où sont commis
des crimes encore pires
que
ceux des nazis représente la liberté
et l'espoir de
l'humanité. Tout cela pour cacher que le
communisme moderne est
la source des idées qui ouvrent la voie
au progrès de la société et
qu'il faut des
gouvernements qui s'opposent à la guerre
impérialiste. Un
gouvernement anti-guerre défend
nécessairement le
principe
que toutes les nations, grandes et petites, sont
égales et ont
le droit à l'autodétermination. Le
but du gouvernement
Harper en présentant une caricature du
communisme, qu'il déclare
l'équivalent du totalitarisme
et du fascisme, est d'amener les peuples à
accepter de se
soumettre au diktat des États-Unis et des
grandes
puissances et à leur «
démocratie »
impérialiste.
La victoire sur le nazisme, le fascisme et le
militarisme japonais en 1945 n'a pas
apporté la paix. Les
impérialistes américains et ceux
sous leur diktat ont
refusé de procéder à la
dénazification en
Allemagne et à la démilitarisation
au Japon. Dans leurs
sphères d'influence, toutes les structures
économiques et
politiques qui favorisaient le pouvoir de
l'oligarchie
financière, qui avait engendré le
fascisme, ont
été restaurées. Les luttes
pour le socialisme, la
libération
nationale, la paix et la liberté ont
été
férocement attaquées et ont
été la cible de
guerres d'agression et de coups d'État. Les
crimes commis contre
l'humanité
au nom de la « démocratie » et
du « refoulement
du communisme » ont tué plus de
femmes et d'hommes au cours
des 68 dernières années que durant
les deux
guerres mondiales prises ensemble.
Des
délégués de Russie et
Biélorussie et des
anciens combattants de l'Armée rouge
tiennent la bannière
et le drapeau de
la guerre antifasciste devant le Musée
germano-russe à
Karlshorst, Berlin, le 8 mai 2013, dans le cadre
des
célébrations du Jour de la
victoire en Europe cette
année.
La période d'effervescence
révolutionnaire
inaugurée par la Grande Révolution
socialiste d'Octobre
de 1917 s'est terminée en 1989-1990 avec la
fin de la
division bipolaire du monde, après la chute
de l'Union
soviétique, marquant le début d'une
période de
repli de la révolution. Depuis, les
impérialistes et
toute
la réaction connaissent une profonde crise
de
légitimité. La «
démocratie » au nom de
laquelle ils ont commis des crimes innombrables
s'est
avérée illusoire non
seulement sur le plan économiqu, mais aussi
sur le plan
politique. Elle est la loi brutale de l'oligarchie
financière
à l'échelle mondiale, elle
accroît la misère
des peuples, y compris les peuples de leur propre
pays, et cause
d'autres guerres et conflits.
Aujourd'hui, le monde est à un point
tournant.
Les 68 années écoulées depuis
la Deuxième
Guerre mondiale ont été une
continuation de la lutte pour
la
libération de l'humanité toute
entière. Quelle
voie le monde prendra-t-il maintenant ? La voie
des vingt années
durant lesquelles la révolution a
été mise en
échec
et le monde a été plongé dans
le gouffre du
nihilisme et l'absence de perspectives d'avenir ?
Ou doit-il tracer la
voie du renouveau démocratique où le
peuple
fixe lui-même son ordre du jour et peut
exercer un contrôle
sur les gouvernements qui cherchent à
l'entraîner dans
l'agression et la guerre ? Les crimes que
commettent ces forces impérialistes contre
les peuples du monde
doivent cesser.
Les problèmes du peuple n'auront de
solution que
si le peuple se gouverne lui-même et prend
contrôle de sa
vie. C'est cette lutte qui était au coeur
de la
Deuxième Guerre mondiale. Aujourd'hui, il
est crucial de
reconnaître d'abord qu'il est possible de
résoudre les
problèmes auxquels le peuple est
confronté. Les
dangers du fascisme et de l'impérialisme
peuvent être
éliminés et la lutte pour unir le
peuple dans l'action
pour le renouveau politique, un gouvernement
anti-guerre et une
société faite pour l'être
humain est possible. Cela
peut se faire ! Cela doit se faire !


Grandes
célébrations du Jour de la
victoire en Europe en 1945,
sur la Place rouge, à Moscou (haut
gauche); à Times
Square, New York (haut droite); sur la Place
Trafalgar à Londres
(bas gauche) et à l'Arc de Triomphe
à Paris
Note
1. Le 30 avril 1945, Hitler s'est
suicidé
durant la Bataille de Berlin, après quoi
la capitulation de
l'Allemagne fut autorisée par son
successeur, le président de l'Allemagne
Karl Dönitz. L'acte
de reddition préliminaire fut
signé le 7 mai 1945
à Reims, en France, et les documents
officiels
le 8 mai à Berlin, signés par
Wilhelm Keitel, commandant
militaire suprême de l'Allemagne, et le
maréchal Georgy
Zhukov au nom de l'Union soviétique et
des forces alliées. Puisque l'Union
soviétique
était à l'est de l'Allemagne,
c'était le 9 mai
heure de Moscou quand la capitulation militaire
entra en vigueur. C'est
pourquoi la Russie et la plupart des anciennes
républiques
soviétiques célèbrent le
jour de la victoire le 9
mai plutôt que le 8 mai.

Le gouvernement Harper exploite la guerre
antifasciste pour promouvoir l'agression
fasciste et la guerre aujourd'hui
- Enver Villamizar -
Le 9 mai, le bureau du premier ministre
Stephen
Harper a émis un communiqué à
l'occasion de
l'anniversaire de la défaite du fascisme en
Europe,
aussi connu sous le nom de Jour de la victoire en
Europe. Le premier
ministre conclut sa déclaration en
disant :
« En cet anniversaire du jour de la
Victoire
en Europe, réfléchissons à la
fière et
énorme contribution de ces Canadiens et
Terre-Neuviens qui ont
combattu si courageusement en Europe de même
qu'aux sacrifices
consentis par les Alliés qui ont combattu
à leurs
côtés.
« Pensons également aux membres
des
Forces armées canadiennes qui continuent de
faire honneur
à notre pays en suivant la même
fière tradition,
en défendant ce qui est juste dans le
monde, sur terre et en
mer, entre autres en Afghanistan, au Moyen-Orient
et en Afrique, et
plus récemment en Libye et
au Mali. »
Les Canadiens qui ont pris part aux combats de la
Deuxième Guerre mondiale et
contribué à
l'ouverture d'un deuxième front contre
l'Allemagne nazie ont
beaucoup aidé à la défaite du
régime
fasciste et aux puissances de l'axe. Ils ont
combattu pour
arrêter l'agression fasciste. Beaucoup
provenaient de familles
ayant fui l'Europe après la Première
Guerre mondiale, y
compris en provenance de l'Allemagne, et qui
voulaient libérer
leur patrie du joug du fascisme. Ils
voulaient également aider la
résistance
héroïque, avec l'Union
soviétique en tête, qui
appelait le monde entier à s'unir dans
l'action pour vaincre le
fascisme.
Les internationalistes comme Norman
Béthune, qui contribua de ses
talents de médecin dans la lutte contre le
fascisme en Espagne
et en Chine avant l'éclatement
de la guerre mondiale, représentaient les
meilleurs sentiments
du peuple, ici au Canada, qui se voyait comme
faisant partie d'une seule
humanité menant une seule
et même lutte pour les droits de tous.
Quand Stephen Harper invoque ce passé
héroïque pour faire la promotion de
l'agression
impérialiste des puissances de l'OTAN
aujourd'hui, il attaque la
mémoire de ceux qui ont combattu le
fascisme durant la
Deuxième Guerre mondiale et contredit le
verdict de l'histoire
que l'agression impérialiste d'un pays
contre un autre, peu importe le prétexte,
est le plus grand
crime qu'on puisse commettre contre la paix. C'est
aussi pour tenter de
cacher le fait que le
gouvernement Harper est une des forces principales
dans le monde
aujourd'hui qui incitent à des actes
d'agression et commettent
des actes d'agression contre
des pays souverains, aidant à créer
les conditions d'une
troisième guerre mondiale. Durant un
débat d'urgence
à la Chambre des communes sur la situation
en
Syrie récemment, pas un seul
député n'a
dénoncé les bombardements
d'Israël contre ce pays.
Au contraire, certains ont dit qu'Israël
était la victime
d'agression
tandis que les Syriens et leur gouvernement
étaient
accusés de tous les crimes. Le gouvernement
Harper a
réussi à créer au parlement
un climat dans lequel
toute prise de position contre l'agression par les
puissances
impérialistes est de facto
assimilée à
un appui aux violations des droits humains, tandis
que la résistance à l'agression et
l'ingérence
étrangères par les grandes
puissances est
assimilée au terrorisme.
La tentative d'associer la guerre antifasciste
à
ce que le Canada fait en Afghanistan, en Libye et
au Mali aujourd'hui
est méprisable. La participation du
Canada à l'invasion de l'Afghanistan dans
le cadre des
opérations de l'OTAN était un acte
d'agression contre un
pays souverain en utilisant un faux
prétexte,
soit l'attentat contre le World Trade Centre dans
lequel l'Afghanistan
n'a joué aucun rôle. L'invasion
lancée par l'OTAN
pour soutenir une cinquième colonne
qu'elle avait financée et armée en
Libye était
également un acte d'agression visant
à remplacer un
régime par un autre sous son
contrôle. L'appui du Canada
à l'intervention de la France dans son
ancienne colonie le Mali
montre clairement que les leçons de la
Deuxième Guerre
mondiale n'ont pas été apprises par
les grandes puissances coloniales qui continuent,
comme les nazis
fascistes, à agresser les peuples dont
elles convoitent les
ressources et la terre.
Les Canadiens doivent rejeter avec le plus grand
mépris les tentatives d'exploiter l'esprit
de ceux qui ont
participé à la guerre antifasciste
au nom de
l'humanité
en présentant l'agression
impérialiste comme un acte de
libération.


Célébrations
du
jour
de la victoire en 1945 à
Montréal (haut gauche),
Val d'Or (haut droite), Toronto (bas gauche)
et Ottawa

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Marxiste-Léniniste
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