Le Marxiste-Léniniste

Numéro 84 - 21 mai 2013

Coup électoral en Colombie-Britannique

Les libéraux mènent la charge contre la société
pour le compte des oligarques de l'énergie


Coup électoral en Colombie-Britannique
Les libéraux mènent la charge contre la société pour le compte des oligarques de l'énergie
La participation à des actes conscients de découverte permet d'acquérir une expérience inestimable
Défaire Christy Clark lors de la prochaine élection partielle
Résultats initiaux de l'élection

65e anniversaire de la Nakba
Tous avec la résistance palestinienne contre l'occupation! Pour le droit de retour!
Les commémorations de la Nakba expriment l'esprit indomptable de la résistance palestinienne


Coup électoral en Colombie-Britannique

Les libéraux mènent la charge contre la société
pour le compte des oligarques de l'énergie

La capacité des oligarques financiers à orchestrer des coups électoraux a été démontrée une fois de plus lors de la 40e élection générale en Colombie-Britannique le 14 mai. À la « surprise » des maisons de sondage et des médias monopolisés, la coalition politique des intérêts privés dirigés par les fiducies énergétiques les plus puissantes au monde (pétrole, gaz naturel, hydroélectricité, oléoducs) et par les monopoles financiers, ont à nouveau confié au Parti libéral de Christy Clark le pouvoir gouvernemental, faisant élire 50 députés libéraux à l'Assemblée législative, soit cinq de plus que lors des élections de 2009 alors que Gordon Campbell était à la tête des libéraux.

L'opposition néodémocrate, que les médias plaçaient grande gagnante de ces élections, a en fait perdu trois sièges et se retrouve avec 33 sièges sur 85 à l'Assemblée législative. Pour la première fois en Colombie-Britannique, la candidate indépendante de South Delta, Vicky Huntington, a été élue pour une deuxième fois consécutive. Aussi pour la première fois, un député du Parti vert a été élu. L'effort déployé pour empêcher la réélection des libéraux a porté fruit avec la défaite de la première ministre Clark dans le comté de Point Grey.

Le taux de participation de 52 % est à peu près le même qu'en 2009. Sur un total de 3 116 626 électeurs inscrits, 1 628 524 électeurs ont voté.

Une des caractéristiques des coups électoraux contemporains perpétrés par les oligarques financiers est l'établissement d'un pouvoir dictatorial par lequel on s'empare du pouvoir exécutif avec moins d'un quart des votes. Clark se vante de son nouveau mandat qui s'appuie sur seulement 23 % des électeurs inscrits, comme le mandat majoritaire obtenu de Stephen Harper Harper obtenu avec environ 24 % des électeurs. La victoire de Redford en Alberta en avril 2012 avec 26 % des votes est du même ordre.

Les élections en Colombie-Britannique, comme celles qui ont porté au pouvoir Redford en Alberta et Harper au fédéral, révèlent comment le système électoral actuel, de concert avec la monopolisation des médias et de la richesse et les mécanismes de gouvernance en place permettent aux monopoles et à leurs riches propriétaires de mener leur assaut destructeur contre la société et contre les droits de tous. Pour ce qui est des monopoles du pétrole et de l'énergie, les élections en Colombie-Britannique ne sont rien de moins qu'un tour du chapeau, représentant trois coups électoraux en deux ans, chacun de ces coups étant liés de près aux divers projets qu'ils ont en vue pour l'extraction énergétique, l'exportation du pétrole, du gaz et du charbon et qui ne visent qu'à piller et exporter les ressources du Canada, le pétrole, le gaz, l'hydroélectricité, le charbon et nombre d'autres.

Les médias, surtout par le biais de publicités que Clark a pu s'offrir grâce à ses coffres bien garnis (11 millions $), n'ont cessé de dire que la première ministre était nouvelle et compétente alors que le chef du NPD, Adrian Dix, un membre de la vieille garde, était un grand dépensier et une relique immorale des sombres années 1990 de pouvoir néodémocrate.

Tous ceux qui ont travaillé fort pour défaire les libéraux voudront sans doute remettre en cause la campagne néodémocrate dite « positive » et « généreuse ». Un des problèmes a été le refus du NPD de faire campagne en se démarquant des néolibéraux, c'est-à-dire en attaquant la feuille de route du gouvernement libéral depuis 12 ans. Les activistes politiques devront se demander si ce refus est en fait une faiblesse congénitale des néodémocrates de la Colombie-Britannique qui les empêche de tenir tête aux monopoles et à la rétrogression même lorsque la victoire est à portée de la main.

Dans les conditions actuelles de recul de la révolution, les travailleurs de Colombie-Britannique mettent à l'ordre du jour de s'organiser sur la base de tactiques contemporaines et de politique pratique pour défendre à la fois leurs propres intérêts collectifs et ceux de la société dans son ensemble de même que les droits de tous.

Tout comme les détenteurs du capital ont leur propre coalition dirigée par les monopoles les plus puissants de l'Amérique du Nord, un Front prolétarien doit être édifié que les travailleurs bâtissent avec les pêcheurs, les agriculteurs, les professionnels et les petits entrepreneurs, les jeunes, les étudiants et les Premières Nations, en mettant de l'avant un programme qui investit le peuple du pouvoir et défend les droits de tous.

La résistance organisée contre l'offensive antisociale va s'intensifier à mesure que Clark va mettre en oeuvre le programme des oligarques et la direction irrationnelle qu'ils veulent imposer à l'économie, une direction faite d'exportation de bois brut, de construction d'oléoducs et d'usines de gaz naturel liquéfié, de recours à la fracturation dans l'extraction du gaz, de destruction du saumon sauvage par le développement de la pisciculture, de prolifération de films hollywoodiens, d'évaluation des universités et des collèges sur la base de leur soi-disant capacité à générer des revenus, et de compartimentation de terres agricoles de la vallée du Bas-Fraser en lots, en maisons et en condos à être mis aux enchères sur les marchés internationaux.

La classe ouvrière a son programme : Arrêtez de payer les riches ! Augmentez les investissements dans les programmes sociaux ! Organisons pour une nouvelle direction prosociale pour l'économie ! Notre sécurité est dans la lutte pour les droits de tous ! Déployons tous les efforts pour un gouvernement anti-guerre !

En mettant de l'avant leur propre politique indépendante de renouveau démocratique et de nouvelle direction de l'économie, les travailleurs gagnent en capacité politique et en confiance en leur force. C'est vrai que cette lutte électorale de mai en Colombie-Britannique est une victoire pour les forces antisociales néolibérales qui cherchent à démoraliser, dépolitiser et humilier la classe ouvrière et le corps politique et à imposer le diktat que la société est soi-disant incapable de résoudre ses grands problèmes sociaux, économiques et environnementaux. Mais les travailleurs de la Colombie-Britannique ne sont pas du genre à se laisser démoraliser par les défaites et ils vont tirer les leçons qui s'imposent afin avancer vers des succès certains dans la lutte de la démocratie et pour le progrès de la société.


Haut de page


La participation à des actes conscients de découverte permet d'acquérir une expérience inestimable

Le but des élections, telles qu'elles existent présentement, est de dépolitiser le peuple, en particulier la classe ouvrière. Le processus électoral, dominé par des appareils de parti et des médias de masse qui répandent de la désinformation, marginalise le peuple à un point tel que près de la moitié des gens ne vont même pas voter. Voilà le défi que doit relever la classe ouvrière pendant les élections. Comment se transforme-t-elle d'une force sociale dépolitisée en une force sociale politisée capable d'affronter l'élite dominante et la priver de son pouvoir ?

Il s'agit d'abord d'organiser pour défendre les intérêts de la classe ouvrière et élever son niveau de conscience au niveau requis. Dans le système capitaliste, si la classe ouvrière ne se défend pas, elle sera anéantie, elle sera privée de ses droits. La première mesure à prendre est de se défendre. La deuxième est de faire le bilan du travail accompli et de l'analyser pour continuer à aller de l'avant.

Les élections en Colombie-Britannique

Les activités criminelles de 12 ans du Parti libéral sont à grande échelle et ont un impact destructeur pour le bien-être du peuple et son économie socialisée. Malgré cela, le NPD n'a pas réussi à inspirer les Britanno-Colombiens à se mettre en mouvement pour priver les libéraux du pouvoir d'imposer leur programme néolibéral. Pourquoi ? Est-ce l'échec du NPD à se démarquer du programme néolibéral pour la société, laissant encore une fois le peuple avec l'impression qu'il n'existe aucune alternative au sein de l'Assemblée législative ? Le taux de participation est demeuré à un peu plus de 50 %. Pourquoi un si grand nombre d'électeurs choisissent-ils de ne pas voter ? Qui plus est, le nombre total de votes pour les libéraux et le NPD est à peu près le même que lors de la dernière élection. Qui vote pour les libéraux ? Croient-ils vraiment que les libéraux livreront la marchandise de la prospérité tel que promis ? Pourquoi le NPD ne peut-il faire sortir le vote des 48 % d'abstentionnistes ?

En dépit des failles et de l'inefficacité générale de la campagne néodémocrate, la mobilisation de l'électorat dans Grey Point a permis de démarquer le candidat néodémocrate David Eby de son adversaire, la première ministre Christy Clark. C'est cela qui a joué le rôle décisif dans la défaite de Clark.

Partout en Colombie-Britannique, la classe ouvrière et ses alliés ont mené la bataille contre une machine d'État néolibérale déjà en place depuis un bon moment, forte de ressources illimitées et d'un grand nombre de cadres bien payés. Les crises en cascade depuis dix ans dans l'industrie forestière ont suscité un malaise et une insécurité au sein de la classe ouvrière. Dans le contexte de la privatisation par le Parti libéral de BC Rail et des plans des monopoles mondiaux pour l'extraction illimitée des ressources et la prolifération d'oléoducs, d'usines de gaz liquéfié et de mines, certaines régions de la Colombie-Britannique sont devenues cruciales aux néolibéraux comme sources de main-d'oeuvre, centres de transport et d'intrigue politique contre la classe ouvrière et les Premières Nations. Les néolibéraux brandissent l'insécurité généralisée causée par la destruction de l'industrie forestière pour paralyser la classe ouvrière et l'empêcher de prendre en mains sa destinée et sa politique indépendantes. Le défi que doit relever la classe ouvrière en Colombie-Britannique et partout ailleurs est de consolider son organisation et sa conscience en tant que seule force sociale en mesure de combattre le programme néolibéral de rétrogression et d'élaborer et mettre en oeuvre une nouvelle direction prosociale pour l'économie et pour les affaires politiques.

Haut de page


Défaire Christy Clark lors de
la prochaine élection partielle

Il n'y a pas de quoi se surprendre ou se désoler du résultat des élections. Ils sont conformes à cette période de recul de la révolution et doivent être vus dans ce contexte. La classe ouvrière doit faire face à la réalité qui exige aujourd'hui de nouvelles politiques, pas la répétition des vieilles politiques suivies au tournant du siècle. Les tactiques d'aujourd'hui requièrent des organisations et une conscience de la classe ouvrière d'un type nouveau, qui sont indépendantes de l'État et de son appareil politique. La classe doit examiner sans idées préconçues toutes les luttes, d'abord en elles-mêmes puis par rapport à l'ensemble des conditions, et mener la lutte de classe par la mobilisation politique de masse.

Pendant cette lutte électorale qui vient de s'achever, le progrès de la lutte de classe dépendait d'un combat vaste et organisé contre le programme néolibéral rétrograde du parti libéral au pouvoir. Pour que le peuple remporte la victoire, il fallait qu'aux yeux et dans la conscience de la classe ouvrière et de ses alliés, comme les Premières Nations et les gens d'affaires de la petite et moyenne entreprise, la direction néolibérale de l'économie soit démolie. La première étape devait être de décortiquer méthodiquement le programme néolibéral pour montrer combien il est dommageable pour le peuple et l'économie. De ce travail aurait pu surgir la discussion sur ce dont on a besoin comme nouvelle direction et programme prosocial, direction et programme dont les gens peuvent s'approprier et qui à leurs yeux a plein de sens. Cela n'a été fait que de façon sporadique et sans la mobilisation politique de masse de la classe ouvrière et de ses alliés. Dans la période qui vient, cette faiblesse doit être corrigée sur tous les fronts. Un bon début serait de répondre de manière appropriée au coup électoral organisé pour faire gagner les libéraux en s'unissant pour défaire Christy Clark à l'élection partielle qui doit être appelée tôt ou tard pour lui donner un siège à l'Assemblée législative. Adoptons la politique indépendante de la classe ouvrière et devenons cette force combattante qui peut garantir un avenir sur la base de la défense des droits de tous. Cela peut être fait! Cela doit être fait!

Haut de page


Résultats initiaux de l'élection

Il y avait 3 116 626 électeurs inscrits, sans compter tous ceux qui se sont inscrits le jour de l'élection. Le comptage initial du vote était de 1 628 524, soit environ 52 % des électeurs inscrits. Les électeurs inscrits ne comprennent que les membres du corps politique qui sont citoyens canadiens, ont 18 ans et plus et qui ont vécu en Colombie-Britannique pendant six mois et se sont inscrits auprès d'Élections BC. À Vancouver, en particulier, de nombreux membres du corps politique sont des résidents permanents à qui on refuse le droit de voter. En outre, des milliers de travailleurs étrangers temporaires dans la province ne peuvent pas voter.

Le décompte final sera effectué entre le 25 mai et le 27 mai et sera publié le 29 mai.

Parti libéral: 50 sièges, 723 648 votes, 44,41 % des suffrages exprimés, 22,2 % des électeurs inscrits

NPD: 33 sièges, 643 431 votes, 39,49 % des suffrages exprimés, 20,6 % des électeurs inscrits

Parti Vert: 1 siège, 130 487 votes, 8,01 % des suffrages exprimés, 4,2 % des électeurs inscrits

Parti conservateur: aucun siège, 77 800 votes, 4,77 % % des suffrages exprimés, 2,5 % des électeurs inscrits

Autres partis et indépendants : ( en tout) : 1 siège (indépendant), 54 136 votes, 3,32 % des suffrages exprimés, 1,7 % des électeurs inscrits

Vancouver-Point Grey Christy Clark Parti libéral de la CB
9 377 43,63%
  David Eby NPD de la CB
10 162 47,28%
William Gibbens Indépendant 69 0,32%
Hollis Jacob Linschoten Work Less Party 45 0,21%
Duane Nickull Parti conservateur de CB
346 1,61%
Marisa Palmer Libertaire 54 0,25%
Françoise Raunet Parti vert de CB
1 431 6,66%
Bernard Bedu Yankson Parti Platinum
10 0,05%
147 boîtes de scrutin sur 147 21 494 100%

Pour voir les résultats de chaque circonscription visiter le site Elections BC website.

Élection de 2009

Le rapport final d'Élections BC pour l’élection de 2009:

Le décompte final: 1,65 millions de bulletins de vote ont été comptés, 120 000 voix de moins que lors de l'élection 2005. (Note: le décompte initial du nombre de votes pour 2013 est inférieur à celui de 2009)

Le nombre de sièges en 2009 :  49 pour le Parti libéral de la C.-B., 35 pour le NPD de la Colombie-Britannique et un indépendant.

Le décompte final du scrutin a été de 751 791 votes pour le parti libéral (nombre supérieur à 2013), 691 342 pour le NPD (nombre supérieur à 2013), 134 570 pour le parti vert (nombre supérieur à 2013), 34 465 pour le parti conservateur (nombre inférieur à 2013) et 28 284 votes pour les candidats indépendants et les autres partis (nombre inférieur à 2013).

Il y avait 3,24 millions d'électeurs admissibles en 2009. Parmi ces électeurs, 2,9 millions se sont inscrits pour voter contre 3 116 626  à l’élection de 2013. Les médias de masse donnent souvent un même nombre pour le nombre total d'électeurs admissibles et le nombre total d'électeurs inscrits, mais ce n'est pas le cas, la différence est de plus de 300 000.


Haut de page


65e anniversaire de la Nakba

Tous avec la résistance palestinienne contre l'occupation! Pour le droit de retour!


Le 15 mai 2013 était le 65e anniversaire de la Nakba (la Catastrophe) que les Palestiniens et tous ceux qui appuient la cause palestinienne dans le monde commémorent. En 1948, des bandes terroristes sionistes entraînées, équipées et appuyées par l'autorité mandataire britannique ont mené des attaques contre la population civile palestinienne. Occupant plusieurs des villes et villages, les sionistes ont commis des massacres contre les Palestiniens et les ont chassés de leurs foyers. Le 14 mai 1948, l'État d'Israël déclarait son indépendance et c'est depuis ce temps que le peuple palestinien commémore la Nakba le 15 mai chaque année. Lors de la Nakba, des centaines de milliers de Palestiniens ont été dépossédés de leurs terres ancestrales d'un seul coup. Plus de 350 000 autres ont été dépossédés de leurs terres en 1967 suite à la Guerre des Six Jours, pendant laquelle Israël a occupé la bande de Gaza, la Cisjordanie, la péninsule du Sinaï et le plateau du Golan.

Cette année, alors qu'Israël poursuit son dessein criminel d'éliminer les Palestiniens en tant que peuple, des événements commémoratifs se sont déroulés dans toute la Palestine et dans le monde pour marquer le 65e anniversaire de la Nakba. En Israël les gens épris de justice ont fait preuve de grande bravoure en organisant des commémorations en dépit de la loi qui les interdit. Ils ont exigé la fin de l'occupation et affirmé le droit de retour des réfugiés palestiniens et de leurs descendants. Dans les actions et les oeuvres d'art qui marquent l'événement, on voit toujours des clés, tant symboliques que réelles. Ce sont les clés de leurs maisons que les Palestiniens ont emportées avec eux quand ils ont été chassés de leurs foyers. Dans les actions, les clés sont portées par les jeunes et les aînés comme expression du droit de retour et de l'esprit indomptable du peuple palestinien qui réclame la patrie de laquelle il a été expulsé il y a 65 ans.

LML appelle tous les Canadiens à appuyer la juste cause du peuple palestinien et à condamner l'appui du gouvernement Harper aux crimes qui ont été commis contre le peuple palestinien. Ces crimes doivent cesser immédiatement !


Haut de page


Les commémorations de la Nakba expriment l'esprit indomptable de la résistance palestinienne

Cisjordanie



Les Palestiniens marchent dans les rues de Bethléem pour commémorer la Nakba le 14 mai 2013

Plusieurs grandes processions ont eu lieu dans les villes de Cisjordanie pour marquer l'occasion et les manifestants ont donné un nouveau nom à plusieurs rues de la ville d'Hébron.

Une grande commémoration a été organisée à l'Université Beir Zeit près de Ramallah où des drapeaux représentant le droit de retour des réfugiés ont été déployés sur le campus.

Des familles de prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes et des centaines d'activistes ont manifesté devant les bureaux de l'ONU à Ramallah. Des représentants des familles de prisonniers ont remis une lettre au Commissaire général signée par des milliers de Palestiniens et demandant que la communauté internationale fasse pression sur Israël pour qu'il relâche les prisonniers.


Ramallah le 15 mai 2013


Des activistes palestiniens confrontent des soldats israéliens qui bloquent leur marche vers la Ligne
verte près du village de Husan le 14 mai 2013



Naplouse le 14 mai 2013


Hébron le 15 mai 2013

Gaza



Le 14 mai 2013

Tel Aviv

C'était la deuxième fois cette année que des activistes palestiniens et juifs organisaient un événement ensemble pour marquer la Nakba à l'Université de Tel Aviv. Des centaines d'étudiants arabes et juifs se sont rassemblés à l'entrée de l'université. La cérémonie a débuté par une minute de silence alors qu'un groupe sioniste de droite tentait de perturber l'événement en organisant une manifestation en opposition à la commémoration.

Dans ses remarques d'ouverture, un étudiant juif, Sa'ar Szekely, a cité une étude selon laquelle 530 villages palestiniens ont été détruits et 750 000 Palestiniens expulsés lors de la guerre de 1948.


À l'événement commémorant la Nakba organisé par des étudiants palestiniens et juifs à l'Université de Tel Aviv, le 13 mai 2013, une étudiante palestinienne rappelle l'histoire de sa famille expulsée de son village en 1948. À droite, les étudiants observent une minute de silence.

Des poèmes ont été lus, dont des textes du poète palestinien Mahmoud Darwish. Un réfugié de Tantura, un village palestinien détruit par une milice sioniste en mai 1948, a rappelé son histoire aux participants. Six étudiantes, filles de familles expulsées, ont aussi livré leurs témoignages. Ruba Salem, une étudiante de 21 ans en travail social, a dit que « le 7 juillet 1948, le chef du village de ma famille a ordonné à tous les résidants de quitter le village pendant deux semaines et d'y retourner à la fin des combats. Mais l'armée israélienne a détruit tous les édifices sauf deux églises et une mosquée » et l'accès au village leur a été interdit.

« Encore aujourd'hui, a dit Salem, nous ne pouvons pas entrer dans le village, pas même pour visiter le vieux cimetière où nos proches sont enterrés. »

Cette action conjointe des étudiants palestiniens et israéliens est remarquable vu la pression qui est exercée au sein de la société israélienne de ne pas discuter de la Nakba. Les manuels scolaires israéliens ne font mention que de l'acte de formation de l'État d'Israël en 1948 et passent complètement sous silence la dépossession brutale et les crimes qui ont été commis contre le peuple palestinien. Le désespoir des sionistes dans leur effort pour faire accepter au peuple par voie de chantage leurs distorsions et leur négation de la Nakba est tel qu'en 2011 la Knesset a passé la Loi de la Nakba qui impose des amendes à toute organisation ou organisme qui « commémore la Journée de l'indépendance d'Israël ou la fondation de l'État comme un jour de deuil ».

Montréal


À Montréal, environ 200 personnes se sont rassemblées près de l'Université Concordia pour commémorer la Nakba et affirmer le droit d'être du peuple palestinien et le droit de retour de tous ceux que les terroristes sionistes ont expulsés de leur patrie, un droit qui appartient également à tous leurs descendants.

Les manifestants ont marché sur la rue Sainte-Catherine, 65 d'entre eux portant un cercueil, un pour chaque année de la Nakba, sous les slogans et la musique célébrant la résistance palestinienne. Le sale rôle du gouvernement Harper en tant qu'ardent défenseur de la terreur sioniste a été dénoncé, et notamment la rencontre récente à Jérusalem entre le ministre des Affaires étrangères John Baird et le ministre israélien de la Justice Tzipi Livni, une ville annexée et occupée par Israël depuis 1967. La manifestation s'est arrêtée devant la librairie Indigo-Chapters pour y dénoncer les propriétaires de cette chaîne qui donnent beaucoup d'appui à l'armée israélienne à travers leur Fondation Hesig. La fondation fournit des fonds à des non-Israéliens qui s'enrôlent dans l'armée israélienne et contribue de cette façon à l'oppression du peuple palestinien.

La commémoration de la Nakba à Montréal cette année s'est tenue le jour de la Fête des mères pour célébrer la résistance héroïque des mères palestiniennes contre l'oppresseur sioniste et ses alliés. Les mères palestiniennes, ont dit les orateurs, veillent au bien-être de la jeune génération en dépit des conditions terribles de l'occupation, en créant par exemple des écoles clandestines qui enseignent l'histoire de la lutte du peuple palestinien pour affirmer son droit d'être.

Haut de page


Lisez Le Marxiste-Léniniste
Site web:  www.pccml.ca   Courriel: redaction@cpcml.ca