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Numéro 72 - 1er mai
2013
Premier Mai 2013
Notre avenir est dans la défense
des roits de tous!
Travailleurs et peuples opprimés
du monde, unissez-vous!

Premier
Mai
2013
• Notre avenir est dans la défense des
droits de tous! Travailleurs et peuples opprimés
du monde, unissez-vous! - Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste)
Tenons les
gouvernements et les monopoles responsables! Les décès au
travail doivent cesser!
• Une travailleuse est tuée à
l'usine Rio Tinto d'Alma
• La responsabilité de l'effondrement au
Bangladesh - Jim Nugent
• Pétition pour une indemnisation
adéquate pour les travailleurs bengalais et leurs proches
Une année en
photos
• Du Premier Mai 2012 au Premier Mai 2013
Premier Mai 2013
Notre avenir est dans la défense
des roits de tous!
Travailleurs et peuples opprimés
du monde, unissez-vous!
-Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste)-
Le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) salue la classe ouvrière canadienne
et internationale en ce Premier Mai 2013. Nous saluons tous ceux et
celles qui ont élevé la voix à la défense
des droits de tous, qui se sont regroupés en une force pour
défendre leurs intérêts individuels et collectifs
et l'intérêt général de la
société, qui résistent du mieux qu'ils peuvent
à l'assaut de l'offensive antisociale.
Le Premier Mai est l'occasion de faire le bilan de
l'expérience de la lutte de classe dans le contexte de
conditions concrètes. Cela permet de maintenir la pensée
des travailleurs toujours vive et apte à trouver une voie vers
l'avant.
Être capables de
s'orienter malgré tout ce que l'élite dominante lui lance
par la tête est une caractéristique du travailleur
moderne. Cela vient du fait qu'il participe directement à la
production et à la résolution des problèmes de la
production et cela vient de l'instinct de classe qui s'est
développé durant deux cents ans de lutte de classe contre
les propriétaires du capital. La résolution des
problèmes dans la lutte pour la production de pair avec
l'expérience directe de la lutte de classe rendent la classe
ouvrière capable de résoudre les problèmes qui
surgissent dans la lutte pour défendre les droits de tous, de
trouver une nouvelle direction pour l'économie et de faire
avancer la société.
Les luttes militantes menées depuis le Premier
Mai 2012 sont une attestation de l'esprit combatif et du courage
de la classe. Des dizaines de milliers de personnes se sont
mobilisées pour faire échec aux attaques de la dictature
Harper et des gouvernements provinciaux et pour changer la donne pour
que la crise soit résolue en leur faveur plutôt qu'en
faveur des riches. Les métallos, les travailleurs forestiers et
de l'automobile, les postiers, les travailleurs des sables bitumineux,
des mines et des scieries, les enseignants et travailleurs de
l'éducation, les travailleurs du secteur public, de la
santé, les scientifiques, les fonctionnaires et d'autres de tous
les secteurs de l'économie et de toutes les régions du
Canada ont entrepris de faire une différence et changer les
choses en leur faveur. Les prolétaires industriels sont
résolus à mettre à profit leur nombre, leur
détermination, leur unité et leur pensée moderne
pour changer la situation.
Les travailleurs sont les producteurs de toute la
richesse matérielle et les dispensateurs de tous les services.
Sans cette production de la valeur d'usage et des services dont la
société dépend, l'économie
s'arrêterait soudainement.
La classe ouvrière est une seule classe avec un
seul programme représentant l'avenir du pays. Le moment est
à nouveau venu de déclarer que les travailleurs peuvent
très bien se passer des riches mais que les riches ne dureraient
pas une seconde sans les travailleurs. En bâtissant la politique
indépendante de la classe ouvrière et en parlant d'une
seule voix, les travailleurs peuvent éliminer l'effet des
absurdités que répètent les médias de
masse, les politiciens et les experts à la solde des riches et
saper les arguments antisociaux qu'ils donnent pour justifier les
attaques contre la classe ouvrière et la société.
Partout dans le monde, les travailleurs sont la seule
force sociale capable de trouver une voie vers l'avant pour sortir de
la violence, de l'anarchie et de la guerre
déchaînées par le système
impérialiste d'États. Nous sommes l'avenir et l'espoir du
Canada et du monde et notre avenir est dans la lutte pour les droits de
tous. En donnant aux droits une définition moderne et en luttant
pour qu'ils soient garantis, nous pouvons ouvrir la voie au
progrès de la société.
Durant l'année qui vient, nous devons redoubler
d'effort pour exercer un contrôle sur les décisions qui
nous affectent. Il faut combattre tout ce qui sert à nous
marginaliser par rapport aux prises de décisions. Nous pouvons
commencer en donnant nos propres vues sur les questions
d'intérêt et aller plus loin que seulement réagir
aux ordres du jour des autres, en fixant nos propres ordres du jour.
Aucune économie moderne et aucun pays ne peut
fonctionner sans la voix organisée de la classe ouvrière
intervenant avec un impact réel et puissant dans toutes les
affaires économiques, politiques et sociales. Aucun
problème économique, politique ou social ne peut
être résolu dans notre monde moderne sans la
résistance et l'organisation de la classe ouvrière, sans
que sa voix organisée et son programme ne soient au centre de
toutes les affaires de la société.
En ce Premier Mai, il est plus crucial que jamais de
s'unir dans l'action avec tous ceux et celles qui sont engagés
dans la bataille contre l'offensive antisociale et pour trouver une
alternative prosociale.
Cela
peut
se faire ! Cela doit se faire !
Arrêtez de payer les riches ! Augmentez les investissements
dans les programmes sociaux !
Notre avenir est dans la lutte pour la défense des droits de
tous !
Travailleurs et peuples opprimés du monde, unissez-vous !

Tenons les gouvernements et les monopoles
responsables!
Les décès au travail doivent cesser!
Une travailleuse est tuée à
l'usine Rio Tinto d'Alma
Le
Marxiste-Léniniste exprime ses profondes
condoléances à la famille, aux collègues
de travail et aux amis de la travailleuse qui est
décédée au département des anodes dans la
nuit du 30 avril à l'aluminerie de Rio Tinto à Alma, au
Saguenay-Lac-Saint-Jean. Nous déplorons la mort de cette
travailleuse, qui laisse dans le deuil sa petite fille de 9 ans.
Nous sommes convaincus qu'il sera prouvé que Rio Tinto a
contribué à cette mort prématurée, tant son
attitude envers les travailleurs et leur santé et
sécurité est criminelle.
Vers 1 heure du matin
le 30 avril, la travailleuse a perdu la vie quand elle a
été coincée entre un ensemble anodique et une
machine qui sert à nettoyer les anodes. Les anodes se
déplacent sur un pont roulant vers cette machine et l'une
d'entre elles s'est bloquée au moment d'entrer dans la machine.
En essayant de la débloquer, la travailleuse a été
happée par un autre ensemble anodique et a été
écrasée entre l'anode et la machine. Elle était
âgée de 36 ans et travaillait au département
des anodes depuis 13 ans. La veille, un autre travailleur de la
région est mort, un ouvrier d'une usine de fabrication de
béton, à Chicoutimi, lorsqu'il a été
écrasé par une remorque. Le
Marxiste-Léniniste exprime également ses
condoléances à la famille, aux collègues de
travail et aux amis de ce travailleur.
Hugues Villeneuve, le président du Syndicat des
travailleurs de l'aluminium d'Alma, a dit au LML :
« Nous sommes une famille ici. Nous nous
connaissons tous. Cela touche tout le monde. Elle avait 36 ans et
elle était entrée en 2000 en même temps que le
groupe des nouveaux employés de l'usine d'Alma. Je la
connaissais très bien, on a travaillé ensemble sur la
même équipe. En plus j'ai été son
représentant aux anodes pendant une dizaine d'années. On
s'est côtoyés pendant le conflit, elle a été
très active, c'est une personne qui était joviale,
très énergique, le genre de petite soeur que tout le
monde rêve d'avoir. C'est une perte terrible pour
nous. »
M. Villeneuve a dit au LML que le syndicat
s'assure que tous les travailleurs reçoivent l'aide
psychologique dont ils ont besoin.
« On s'assure que tout le monde est bien
entouré. On les rencontre, il y a le programme d'aide aux
employés qui est présent, on s'assure que l'employeur
fournit tous les services qui sont nécessaires. »
« Nous avons envoyé d'autres
travailleurs pour prêter main forte à notre
représentant en prévention du secteur, a-t-il
ajouté. Nous avons une équipe qui travaille avec lui, des
travailleurs qui ont de l'expérience dans des situations
difficiles, et nous jouons un rôle très actif dans
l'enquête qui est menée par la Commission de la
santé et de la sécurité du travail, la
CSST. »
M. Villeneuve a expliqué que le secteur du
département des anodes où la travailleuse est
décédée est fermé jusqu'à ce que la
CSST donne son ok, à l'effet que les conditions sont
sécuritaires. « En ce moment, toutes nos
pensées vont à la famille. Mais nous pensons que Rio
Tinto est à la croisée des chemins et que les choses
doivent changer. Il faut apporter des solutions aux problèmes
auxquels nous faisons face. »

La responsabilité de l'effondrement au Bangladesh
- Jim Nugent -
Manifestation du Premier
Mai à Dhaka, au Bangladesh. Au nombre des revendications: des
conditions de travail sécuritaires et que les responsables du
massacre des travailleurs du textile du 24 avril soient traduits en
justice.
Avant même qu'on ne connaisse toute l'ampleur de
la tragédie suite à l'effondrement de la manufacture de
vêtements à Savar, au Bangladesh, l'appareil de
désinformation de l'élite dominante était à
l'oeuvre pour empêcher le monde de réfléchir
à ce qui venait de se produire. Au Canada, les manipulateurs
médiatiques se sont tout de suite portés à la
défense du détaillant canadien George Weston (Loblaws)
après qu'il fut révélé que cette entreprise
faisait fabriquer ses vêtements de la marque Joe Fresh à
cette manufacture, desservant aussi les chaînes de distributeurs
possédées par Weston au Royaume-Uni.
Un commentateur du National Post écrit
dans sa rubrique du 25 avril que le massacre de Savar n'est
« pas significatif » quand on regarde le tableau
d'ensemble. Non seulement justifie-t-il de façon
éhontée l'activité de Weston et des autres
monopoles responsables de crimes contre l'humanité à
Savar, il les louange en invoquant les mêmes arguments
néolibéraux qu'on nous sert depuis des années.
L'apologiste de Weston écrit :
« Ce qu'il faut se rappeler, c'est que bien que les salaires
des travailleurs du textile nous semblent scandaleusement bas, ils sont
quand même mieux que les autres. [Ces entreprises] leur donnent
du travail et les aident à monter le premier barreau de
l'échelle du développement. » Pour les
Bengalais, cela doit rappeler les jours du Raj britannique, quand les
colonialistes justifiaient l'asservissement du sous-continent indien
avec la théorie raciste que c'était le
« fardeau de l'homme blanc » que d'élever
les peuples coloniaux par leur exploitation. Cette arrogance avait
mené à la grande rébellion de 1857.
Le Financial Post nous dit que
« les conditions de travail semblent extraordinairement
dures, tout comme celles de la révolution industrielle nous
semblent dures aujourd'hui », mais ces horreurs sont
nécessaires pour accumuler la richesse sur laquelle sont
fondées les sociétés modernes. Il cite un exemple
de tragédie pour les travailleurs dans un pays occidental pour
appuyer sa prétention, soit l'incendie de la fabrique de
chemisiers Triangle à New York en 1909 dans lequel
125 travailleurs ont péri. Il enchaîne en disant que
c'est le prix à payer pour les peuples des pays
sous-développés comme le Bangladesh pour entrer dans la
modernité. Cette conception du monde anti-humaine est
complètement inacceptable au vingt-et-unième
siècle.
C'est une interprétation biaisée de
l'histoire. Cette conception raciste mène le Post
à déformer l'histoire en laissant entendre que les
peuples des anciens pays coloniaux n'ont pas contribué à
la création de la société moderne, comme s'ils
vivaient sur une autre planète ou comme s'ils avaient appartenu
à une autre espèce pendant que le reste du monde vivait
la période historique qui a vu naître la
société moderne. La réalité est que les
peuples de ces pays ont déjà « payé le
prix » pour la modernité, et plus d'une fois.
La révolution scientifique du dix-huitième
siècle et la révolution industrielle du
dix-neuvième siècle étaient fondées sur la
connaissance humaine et l'accumulation de la richesse que les marchands
capitalistes d'Europe s'étaient appropriées par le fer et
par le feu partout dans le monde durant la période
précédente. D'autre part, durant la révolution
industrielle, le travail des peuples des pays coloniaux était
lié au travail des ouvriers des pays occidentaux par le
système de production industrielle et le marché mondial.
La richesse accumulée par les capitalistes industriels ne
provenait pas seulement de l'exploitation des travailleurs d'Europe et
d'Amérique, elle provenait aussi de la surexploitation des
peuples d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et des
Caraïbes. Cela s'est poursuivi après que le capital
financier ait établi sa domination du monde et le système
d'exploitation a été perfectionné avec la
mondialisation néolibérale.
Les peuples des anciens pays coloniaux ont tous les
droits de réclamer les avantages de la société
moderne dont ils font partie et à la création de laquelle
ils ont contribué par leur travail. Les travailleurs et les
peuples de ces pays et les travailleurs du monde entier ne peuvent pas
accepter et n'accepteront pas les justifications données pour
imposer à l'humanité un retour en arrière.
La capitalisation du développement
économique des pays sous-développés à
l'époque moderne ne requiert pas que les travailleurs de ces
pays revivent les horreurs de la révolution industrielle comme
le prétendent les néolibéraux. La richesse
accumulée par le travail humain est plus que suffisante pour
assurer le développement du monde entier sur une base moderne.
Ce ne sont pas les lois économiques de l'accumulation de la
richesse qui créent les tragédies comme celles de Savar,
mais bien les arrangements politiques qui assurent le contrôle de
cette richesse. L'emprise de l'oligarchie financière mondiale
sur la production et la distribution et sur le pouvoir politique est la
seule chose qui retienne la véritable coopération
mondiale pour répondre aux besoins de l'humanité.
L'expansion des méthodes de production moderne et
du commerce mondialisé est un progrès logique et
nécessaire de la société humaine. Mais ça
ne doit pas être la mondialisation néolibérale de
l'oligarchie financière internationale et du système
impérialiste d'État à son service. La production
et l'échange des biens et services peuvent et doivent être
organisés sur la base de l'égalité entre les pays,
à l'avantage réciproque pour les peuples de tous les
pays. Non seulement le contrôle de la production et de la
distribution par les oligarques financiers retient-il la
véritable coopération mondiale entre les travailleurs et
les peuples, mais la concurrence et la rivalité entre les
oligarques pour la domination mondiale entraînent le monde dans
le conflit et la guerre, comme dans le passé.
Des dizaines de milliers de travailleurs sont descendus
dans les rues de Savar et partout au Bangladesh pour défendre
leurs droits en tant que travailleurs et en tant qu'êtres
humains. Ils disent Non ! aux maîtres-chanteurs de la
mondialisation néolibérale et c'est la réponse que
donnent aussi les travailleurs et les peuples ailleurs dans le monde.
Il y a une alternative pour l'humanité. Le massacre des
travailleurs à Savar montre l'urgence de la réaliser.
Nous sommes tous Savar, cela peut se faire !

Pétition pour une indemnisation adéquate
pour
les travailleurs bengalais et leurs proches
Sohel Rana (au centre),
propriétaire du complexe manufacturier qui s'est
effondré, après son arrestation à Benapole,
dans le sud-ouest du pays, près de la frontière avec
l'Inde où il cherchait à fuir le 28 avril 2013
Nous reproduisons un tract et une pétition que
font circuler des Canadiens bengalais en appui aux travailleurs du
textile de Bengali qui demandent des conditions de travail
sécuritaires et une juste indemnisation pour les travailleurs
tués ou blessés au travail.
* * *
Notre communauté bengalo-canadienne, comme nos
compatriotes au Bangladesh et les peuples du monde, est
profondément attristée par la tragédie qui a
tué des centaines de nos compatriotes et blessé plus de
mille autres à Savar le 24 avril. Comme tout le monde le
sait maintenant, l'immeuble Rana Plaza s'est effondré et des
milliers de travailleurs pris à l'intérieur ont
été enterrés sous les décombres. Pendant
plusieurs jours nous avons vu avec horreur à la
télévision nos gens être tirés des
débris et nous avons entendu les cris de ceux qui étaient
enterrés vivants.
Notre peuple est aussi très en colère.
Comment des incidents semblables peuvent-ils se produire au 21e
siècle ? Les médias internationaux ont beaucoup
parlé de la tragédie de Savar et d'autres grandes
catastrophes, comme l'incendie à la manufacture Ashulia en
novembre qui a fait 125 morts parmi les travailleurs. Mais des
accidents semblables se produisent fréquemment sans qu'on n'en
parle.
Nous sommes également en colère parce que
la tragédie de Savar et toutes les autres auraient facilement pu
être évitées. Le propriétaire de l'immeuble
a été arrêté. Mais la responsabilité
ne s'étend-elle pas également aux sociétés
internationales qui commandent la production de vêtements au
Bangladesh ? Les gouvernements qui autorisent l'importation de
produits fabriqués au Bangladesh n'ont-ils pas une part de
responsabilité pour la façon dont ces produits sont
fabriqués ?
Pendant que nous regardions les scènes
effroyables de familles atterrées par la mort de leurs proches,
nous nous demandions comment elles feront pour survivre. Comment un
travailleur blessé, qui a perdu un membre, peut-il
survivre ? Nous savons qu'il est très peu probable que ces
gens reçoivent une indemnisation quelconque. Les familles des
victimes et des blessés dans l'incendie d'Ashulia il y a six
mois n'ont rien reçu.
Notre communauté fait circuler une
pétition à propos de la situation au Bangladesh. Nous
demandons que le gouvernement du Canada et que les entreprises
canadiennes et internationales qui fabriquent des produits du textile
au Bangladesh assument une part de responsabilité pour la
situation que vivent ceux qui fabriquent ces vêtements pour le
marché canadien.
Nous demandons que le gouvernement canadien et les
entreprises qui fabriquent des vêtements au Bangladesh pour le
marché canadien fassent trois choses :
1. Voir à ce que les travailleurs blessés
et les familles des victimes de l'effondrement de la plaza Rana
reçoivent une compensation. Que les entreprises qui dirigent la
fabrication de vêtements au Bangladesh pour le marché
canadien créent un fonds de 10 millions $ pour les victimes
et les familles de Savar : 6 millions $ pour les
familles des victimes, 3 millions $ pour les blessés
et 1 million $ pour les soins médicaux, la
réhabilitation, la formation et les appareils
prosthétiques des blessés.
2. Voir à ce que tous les produits qui entrent au
Canada en provenance du Bangladesh soient fabriqués par des
travailleurs dont les employeurs sont couverts par une assurance qui
prévoit une indemnisation suffisante et rapide en cas de
blessure ou de mort au travail.
3. Voir à ce que tous les produits qui entrent au
Canada en provenance du Bangladesh soient fabriqués dans des
usines certifiées par l'Organisation internationale du travail
comme respectant les codes du bâtiment et les codes d'incendie et
que cela soit vérifié régulièrement et
rigoureusement.
Les travailleurs et leurs familles ont droit à
une indemnisation adéquate pour les blessures et les morts au
travail.
Les morts et blessures au travail doivent cesser !
Pétition pour que les travailleurs du Bangladesh
soient
protégés et reçoivent une juste indemnisation
Attendu que
Les compagnies internationales qui fabriquent des vêtements au
Bangladesh (directement ou en sous-traitance) et les gouvernements qui
permettent l’importation de biens fabriqués au Bangladesh sur
leurs marchés sont responsables de voir à ce que ces
biens soient produits dans des endroits de travail sécuritaires
et que les personnes qui y travaillent aient droit à une
indemnisation juste et rapide s’ils décèdent ou se
blessent;
Nous, sousssignés,
demandons:
1. Que le gouvernement canadien crée un fonds
d’indemnisation de 10 millions $ pour les travailleurs
accidentés et les familles des travailleurs tués le 24
avril 2013 dans l’effondrement de l’édifice Rana Plaza à
Savar au Bangladesh. Que les entreprises opérant au Canada qui
dirigent la production de vêtements par les travailleurs du
Bangladesh et les entreprises opérant au Canada qui vendent des
vêtements produits au Bangladesh soient forcés de
contribuer à ce fonds d’indemnisation.
2. Que le gouvernement canadien autorise l’importation
sur le marché canadien de vêtements fabriqués au
Bangladesh uniquement si l'on s'assure au moyen d'une
vérification indépendante et reconnue que les biens ont
été produits dans les conditions suivantes:
a) dans des immeubles qui respectent les codes
professionnels d’ingénierie, de construction et d’entretien, de
même que les codes de prévention, de contrôle et de
protection des incendies et qui sont surveillés et
inspectés rigoureusement afin d’assurer qu’ils sont conformes
aux codes du bâtiment et des incendies;
b) par des compagnies et des sous-traitants qui ont une
assurance-responsabilité qui garantit une indemnisation juste et
rapide pour les travailleurs tués ou blessés au travail.
Cliquer
ici
pour
une
copie de la pétition en anglais.

Une année en photos
Du Premier Mai 2012 au Premier Mai 2013

Premier Mai 2012 à
Hamilton

29 avril 2013, les
métallos de Lake Erie mis en lockout par US Steel
 
Les travailleurs de Rio
Tinto Alcan d'Alma lors de leur marche vers Québec le Premier
Mai 2012
Grève au
Canadien Pacifique
La lutte contre la
sous-traitance chez Bombardier à La Pocatière
Les travailleurs d'Acier
Leroux en lockout à Boucherville

Les travailleurs
forestiers du Québec défendant leurs pensions
Les travailleurs de
Xstrata Nickel de Sudbury ratifient leur nouvelle convention collective

Grève chez le
producteur de volaille Lilydale Poultry d'Edmonton; Manifestation
contre les mises à pied chez l'imprimeur Vertis Printing
à Fort Erie en Ontario
Non aux lois omnibus C-38 et C-45 -
Non aux changements antisociaux à l'assurance-emploi
 
Québec




Nouveau-Brunswick

Ontario
Non à l'ordre du jour néolibéral
d'austérité
Colombie-Britannique
 

Alberta


Ontario


Québec

L'éducation est un droit
Colombie-Britannique
 
Alberta

Ontario
 
Québec

La santé est un droit
Colombie-Britannique
Alberta
Ontario

À la défense des services publics et des
travailleurs qui les dispensent



La sécurité des femmes est dans la lutte
pour les droits de tous



Affirmons les droits des Premières Nations
 
Le Canada a besoin d'un gouvernement anti-guerre

 

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Marxiste-Léniniste
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