Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 68 - 25 avril 2013

Le règlement P-6 de la Ville de Montréal doit être retiré!

Les tentatives de taire l'opposition à l'offensive antisociale sont vouées à l'échec!
Poursuivons la lutte à la défense des droits de tous!

Le règlement P-6 de la Ville de Montréal doit être retiré!
Les tentatives de taire l'opposition à l'offensive antisociale sont vouées à l'échec! Poursuivons la lutte à la défense des droits de tous!
Plus d'un millier de personnes manifestent pour le retrait du règlement P-6 lors du vote au Conseil municipal - Serge Lachapelle

Le gouvernement ontarien s'attaque aux retraités des commissions scolaires
Les ententes sur les pensions doivent être respectées! - Enver Villamizar
Le gouvernement ordonne aux commissions scolaires de couper les prestations de santé aux retraités de plus de 65 ans
Les travailleurs et retraités de Windsor ripostent


Le règlement P-6 de la Ville de Montréal doit être retiré!

Les tentatives de taire l'opposition à l'offensive antisociale sont vouées à l'échec!
Poursuivons la lutte à la défense des droits de tous!

Les lundi et mardi soirs, les 23 et 24 avril, des centaines de manifestants se sont rassemblés à l'intérieur comme à l'extérieur de l'hôtel de ville de Montréal pour exiger le retrait du règlement P-6. En fin de journée du 24 avril, après quatre heures de délibération, le règlement était maintenu. En dépit de la vive opposition, les élus du conseil municipal ont rejeté à 34 voix contre 25 la motion déposée par Projet Montréal visant à abroger le règlement P-6. Le port du masque est toujours interdit et l'obligation de donner un itinéraire est maintenue.

Pendant ce temps, à l'Assemblée nationale du Québec, des représentants du Parti libéral et du Parti Québécois se lançaient la balle sur la question du règlement pour éviter de prendre position à la défense des droits de manifestation et d'expression. Défendant la logique tordue qu'il faut équilibrer les droits et la « sécurité », qui est toujours évoquée pour justifier la répression de la lutte contre l'offensive antisociale, ils se sont cachés derrière la Cour Supérieure qui rendra éventuellement un jugement sur la légalité du règlement. Rappelons que le règlement P-6 adopté par la Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal au printemps 2012 dans le cadre des manifestations étudiantes contre la hausse des frais de scolarité, qui interdit le port de masque « sans motif raisonnable » et oblige à fournir à la police l'itinéraire des manifestations, est contesté devant la Cour supérieure du Québec depuis juin 2012.

Le règlement P-6 est une tentative ouverte de criminaliser la dissidence. Il fait partie des nouveaux arrangements que les autorités politiques sont en train de créer pour empêcher les différents collectifs de présenter une solution aux problèmes de la société dans laquelle nous vivons. Il sert notamment à ficher et profiler ceux qui participent aux manifestations contre les attaques des riches et de leurs gouvernements. Cette nouvelle tentative de taire l'opposition à l'offensive antisociale et à leurs politiques d'austérité est vouée à l'échec.

Les droits appartiennent aux êtres humains en vertu de leur humanité. Ils leur sont nécessaires pour pouvoir affirmer leur humanité en apportant des solutions aux crises qui frappent la société d'une façon qui bénéficie au peuple.

Les tentatives de la ville de Montréal de taire l'opposition à l'offensive antisociale sont vouées à l'échec ! Poursuivons la lutte à la défense des droits de tous ! La lutte continue pour exiger le retrait de ce règlement et de toute criminalisation de la lutte contre l'offensive antisociale.

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Plus d'un millier de personnes manifestent
pour le retrait du règlement P-6 lors du vote
au Conseil municipal

Le lundi 22 avril à Montréal, plus d'un millier de manifestants ont participé à des actions exigeant le retrait du règlement P-6 qui, entre autres, interdit le port des masques et oblige les manifestants à dévoiler leur itinéraire.

Dès 7 heures du matin, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a entouré le parc Émilie-Gamelin avec du ruban jaune, comme s'il s'agissait d'une scène de crime, et a mis de grandes affiches dénonçant le règlement P6. « Attention : aucune manifestation dans ce périmètre. Respectez le règlement P6. Gardez ce secteur exempt de liberté d'expression », pouvait-on lire sur une grande affiche d'environ quatre mètre sur trois. « Les terroristes masqués seront appréhendés », pouvait-on lire sur une autre, sur laquelle était apposée la tête d'un panda, barrée d'un trait rouge.

Au milieu de l'avant-midi, une vingtaine de représentants de 67 groupes populaires ont répondu à l'appel de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) et participé à une marche symbolique entre le Palais de justice et l'Hôtel de Ville de Montréal. « On va continuer à manifester, peu importe les tentatives du gouvernement et du conseil municipal de nous diviser et de nous faire peur », a lancé un militant.

Le coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain, François Saillant, a dit : « Ça fait 35 ans qu'on existe, ça fait 35 ans qu'on manifeste sans demander la permission à personne et c'est pas parce qu'il y a un règlement qui nous oblige à le faire qu'on va davantage le faire. »

À 18 heures, près d'un millier de manifestants se sont rassemblés devant l'hôtel de Ville de Montréal où les élus du conseil municipal devaient débattre d'une motion visant à abroger le règlement P-6. La présence de groupes de jeunes, d'étudiants, de travailleurs, de travailleuses, des familles et de représentants de groupes communautaires illustre bien la préoccupation grandissante de la population face à la brutalité policière, l'impunité et les nombreuses arrestations de masse.

Dès leur arrivée, les manifestants ont pu constater que les portes de l'Hôtel de ville étaient cadenassées et bloquées par les agents du Service de police de la Ville de Montréal auxquels se sont joints les policiers de l'escouade anti-émeute. Il y avait des contingents de policiers un peu partout pour créer une situation de souricière. Loin d'être intimidés, les manifestants ont scandé des slogans exigeant le retrait du règlement P-6 et la fin de la brutalité et de l'impunité policière jusqu'à 21 heures. Des travailleurs du Syndicat des cols bleus présents pour le lancement de leur campagne contre la corruption à la Ville de Montréal et pour le rétablissement de l'expertise interne en opposition à la sous-traitance se sont joints aux manifestants.

Un homme de 69 ans a bien résumé l'état d'esprit qui régnait parmi les manifestants quand il a déclaré aux journalistes : « Une administration corrompue qui passe un règlement comme ça, c'est pour faire taire les gens. La démocratie c'est pas juste une affaire de vote. »

Ce qui préoccupe également les manifestants et la population, c'est le grand pouvoir dont jouit le Service de police de la Ville de Montréal à qui il revient de décider si une manifestation est légitime ou non. « Cela donnerait aux forces de l'ordre un rôle politique, une influence sur le message des revendications sociales, le P-6 ordonne non seulement de communiquer notre itinéraire, mais suppose de demander l'approbation de notre trajet à la police », mentionne la CLAC dans un communiqué de presse.

Jacques Beaudoin, porte-parole du Mouvement Action-chômage de Montréal (MAC), souligne que des actions de perturbation visant Service Canada n'auraient pas pu avoir lieu en respectant le règlement P-6. « Ça fait partie des actions légitimes qu'on mène au Québec actuellement pour protester contre la réforme de l'assurance-chômage imposée par le gouvernement Harper sans débats, d'ailleurs, à la Chambre des communes. »

L'ASSÉ a profité de l'occasion pour tenir un point de presse lors duquel elle a annoncé le lancement d'une campagne web visant à soutenir financièrement la défense des victimes des arrestations de masse et à appuyer les contestations juridiques en cours. « Il est impératif de dénoncer ces mesures liberticides qui briment le droit de manifester et de se rassembler afin qu'ils ne deviennent pas la norme au Québec », a déclaré Blandine Parchemal, porte-parole de l'ASSÉ.

Pendant qu'on interdisait à tous les manifestants de participer au débat, et ce, avec un imposant dispositif policier, le maire de Montréal, Michael Applebaum a déclaré : « Tout le monde a le droit de manifester et d'exprimer son point de vue », mais « il faut que les gens soient capables de manifester en sécurité. » Belle sécurité alors que, se cachant derrière le pouvoir exécutif et devant la possibilité d'être défaits lors du vote, de nombreux élus, dont le maire et le président du comité exécutif, ont suggéré que le vote n'est pas décisionnel et que c'est le comité exécutif qui aura le dernier mot pour changer ou non le règlement.

Mardi le 23 avril, en début de soirée, un autre rassemblement de manifestants avait lieu devant l'hôtel de ville pour exiger l'abrogation du règlement P-6, alors que le vote n'avait pas encore eu lieu.

Abrogez le règlement P-6 ! Amnistie pour tous et toutes !

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Le gouvernement ontarien s'attaque aux
retraités des commissions scolaires

Les ententes sur les pensions
doivent être respectées!

Quand il s'agit des contrats, le gouvernement de l'Ontario suit une règle pour les monopoles avec qui il fait affaire et une autre pour la classe ouvrière. Quand un contrat avec un monopole est annulé, par exemple quand les raffineries ont dû être relocalisées l'année dernière, le gouvernement en a fait une question de principe de défrayer les monopoles pour les millions de dollars qu'ils auraient réalisés avec ce projet. Autrement dit, grâce à leur position privilégiée les monopoles ont leur dû d'une façon ou d'une autre et il ne reste qu'à négocier le montant de l'indemnisation. Mais quand il s'agit de la classe ouvrière, les contrats sont rompus ou imposés impunément parce que les travailleurs ne sont pas représentés à l'assemblée législative. Les travailleurs et les retraités sont laissés pour compte parce que leurs demandes seraient un poids trop onéreux pour l'État.

Récemment le gouvernement de l'Ontario a ordonné l'annulation des programmes de santé et de soins dentaires des 570 retraités de la Commission scolaire d'Essex et de la Commission des écoles catholiques d'Essex et leur conjoint. Ces prestations faisaient partie de la convention couvrant des personnes qui ont versé leurs cotisations à toutes les semaines toute leur vie et qui se sont retirées en pensant pouvoir jouir d'une assurance-santé et dentaire pour le reste de leurs jours.

Maintenant le gouvernement prétend qu'il n'a pas le choix et doit couper les prestations s'il veut respecter la Loi sur l'éducation ! Mais c'est faux. Les libéraux abandonnent les retraités parce qu'ils les considèrent comme un « coût » à éliminer.

Pour les libéraux qui prétendent imposer les politiques d'austérité antisociale de façon plus « équilibrée » et plus « équitable » que les conservateurs, il est acceptable de faire basculer les retraités et leurs familles dans le chaos et l'incertitude pour pouvoir retirer des milliards de dollars du système d'éducation et les remettre aux bailleurs de fonds et autres monopoles privés. Il est évident que l'abrogation de la loi 115 qui attaquait les travailleurs de l'éducation et la nomination d'une nouvelle première ministre pour remplacer Dalton McGuinty n'avaient pas pour but de changer la direction des choses en Ontario, c'était pour détourner l'attention et faire accepter les mesures d'austérité et maintenant s'en prendre aux plus vulnérables.

Nous devons tous nous porter à la défense des retraités et de leurs familles et exiger que les gouvernements défendent le droit public. On ne doit pas permettre aux gouvernements d'abandonner leur responsabilité envers les générations précédentes, qu'il s'agisse des pensions, des avantages sociaux ou de toute autre mesure. La retraite dans la dignité est un droit !

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Le gouvernement ordonne aux commissions
scolaires de couper les prestations de santé
aux retraités de plus de 65 ans

Le gouvernement de l'Ontario a décidé d'interpréter une disposition imprécise de la Loi sur l'éducation de manière à justifier l'élimination des avantages sociaux payés par les commissions scolaires à leurs retraités qui ont plus de 65 ans à compter d'août 2014. La loi dit que la commission « peut garder [la personne qui prend sa retraite avant l'âge de 65 ans] dans un groupe constitué aux fins d'un contrat mentionné à l'alinéa (1) [assurance-santé] jusqu'à ce qu'elle atteigne l'âge de 65 ans ».

La ministre de l'Éducation profite de l'ambiguïté de la clause, qui n'interdit pas expressément le versement de prestations passé l'âge de 65 ans, pour invoquer ses pouvoirs de prérogative contre un groupe de retraités de deux commissions scolaires du comté d'Essex qui ont négocié une entente à cet effet avec leur employeur. Le but évident est d'ouvrir une porte pour enlever ces prestations à tous les enseignants et travailleurs de l'éducation. Cela est évident quand on sait qu'avec cette ordonnance ce sont tous les employés actuels devant normalement recevoir ces prestations à leur retraite en vertu des clauses à cet effet dans leurs conventions collectives, qui n'auront droit à ces prestations que s'ils prennent leur retraite avant le 1er septembre 2013. Passé cette date, les commissions scolaires ne seront pas autorisées à verser des prestations postretraite aux nouveaux retraités.

Cette ordonnance suit le protocole d'entente entre le gouvernement et l'Association des enseignants des écoles catholiques anglophones de l'Ontario qui a été étendu par décret à tous les enseignants et travailleurs de l'éducation de la province. Cela expliquerait également le fait qu'un nombre inhabituel de directeurs et de surintendants (12 des 72 directeurs de la province jusqu'à date) ont annoncé leur retraite en date du 31 août 2013. Les observateurs disent que les commissions scolaires vont se retrouver avec un manque d'expertise à cause de cela. Pendant ce temps, le gouvernement met en place des mécanismes pour un contrôle plus centralisé du secteur de l'enseignement secondaire, sapant l'autorité des commissions scolaires.

L'élimination graduelle unilatérale des prestations postretraite permettra au gouvernement de libérer 290 millions $ l'année prochaine et 43 millions $ l'année suivante. Il ne fait pas de doute que cet argent qui est pris aux retraités et futurs retraités va se retrouver dans les poches des bailleurs de fonds qui détiennent la dette de la province.

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Les travailleurs et retraités de Windsor ripostent

Le 15 avril, deux commissions scolaires de Windsor ont annoncé qu'elles avaient reçu l'ordre de la ministre de l'Éducation de cesser le versement de prestations de santé à un groupe de retraités de plus de 65 ans à compter d'août 2014, malgré les garanties dans les conventions collectives et les contrats avec l'employeur.

Les deux commissions scolaires en question seraient les seules à avoir reçu cette ordonnance. Il se trouve que les conventions collectives imposées à tous les enseignants et travailleurs de l'éducation l'année dernière arrivent à échéance en août 2014, ce qui laisse entendre que le gouvernement s'apprête à imposer son diktat encore une fois lors des prochaines « négociations » collectives.

La commission des écoles publiques dit que 312 de ses retraités, principalement des travailleurs syndiqués de métier et de l'entretien, et certains employés de bureau et membres du personnel cadre non syndiqués seront touchés. La commission des écoles catholiques dit que 253 de ses retraités, aussi des employés de l'entretien pour la plupart, perdront leurs couverture santé et dentaire.

Les travailleurs et leurs familles, appuyés par de nombreux supporters, répondent à l'ordonnance du gouvernement par une défense de la dignité des retraités. Le président de la section locale 2438 du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile, Bruce Dickie, qui représente une partie des retraités des écoles catholiques, dit que ses membres sont furieux. « Nous négocions ces prestations dans nos conventions depuis 45 ans. Qu'ils ne viennent pas nous dire qu'elles sont illégales parce que le ministère de l'Éducation et tous les ministres de l'Éducation ont approuvé les budgets des commissions scolaires qui comprenaient ces prestations. » Parmi les retraités touchés il y a plusieurs anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale ou leurs conjoints, des gens qui ont passé 80 ou 90 ans qui touchent à peine 300 $ ou 400 $ par mois en pension, dit-il.

Le 20 avril, la section locale 27 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a tenu une assemblée d'information pour les retraités visés. Un travailleur d'entretien à la retraite a rencontré les médias pour leur parler de la brutalité de cette mesure et cela a attiré beaucoup d'attention. Il a expliqué qu'en vertu de la convention collective, les travailleurs d'entretien et de métiers qui ont pris leur retraite avant 65 ans ont dû défrayer les pleins coûts du programme d'assurance (leur part et celle de la commission scolaire) jusqu'à l'âge de 65 ans pour être admissibles à une couverture après 65 ans. Il a pris sa retraite il y a quatre ans, après 40 années de service à la commission scolaire, et durant ces quatre années, il a versé 20 000 $ de son propre argent pour maintenir sa couverture santé et dentaire afin d'être admissible aux prestations promises après 65 ans.

Le 22 avril, à l'assemblée générale annuelle de la Fédération des enseignants du primaire de l'Ontario, section Essex County, les participants ont eu droit à une présentation sur le sort des retraités. Une résolution a été adoptée et envoyée à l'exécutif local à l'effet d'exprimer l'appui entier des enseignants du primaire aux retraités et de dénoncer l'élimination de la couverture.

Les deux commissions scolaires de Windsor épargneront à elles-seules 70 millions $ avec cette mesure, argent qui servira à « aider la commission catholique à résorber son déficit et la commission publique à ne pas encourir de déficit », selon la ministre de l'Éducation Liz Sandals, « pour leur permettre de mieux concentrer leurs efforts sur les étudiants ».

Cette tentative de monter les travailleurs les uns contre les autres et contre « les étudiants » est ce qui intéresse le plus les médias. Les reportages à sensation à propos d'« avantages indus aux dépens des contribuables et des élèves » ont éclipsé le fait que les retraités visés sont pour la plupart des travailleurs d'entretien dont le syndicat avait négocié cette assurance-santé à la retraite en échange de hausses moins importantes des salaires. Les médias citent le directeur de la commission des écoles catholiques Paul Picard qui dit : « Cela allait coûter près de 200 $ par étudiant par année pour les dix prochaines années. En comparaison, cela ne coûte que 13 $ ou 14 $ par étudiant aux commissions qui ne versent ces prestations que jusqu'à 65 ans. »

Le fait que les deux commissions scolaires de Windsor versaient des prestations postretraite à certains groupes d'employés passé 65 ans aurait été porté à l'attention du gouvernement après une vérification des comptes financiers par un superviseur nommé par le gouvernement pour trouver les moyens de réduire les dépenses de ces deux commissions.

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