Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 67 - 24 avril 2013

50 000 personnes marchent pour la terre à Montréal

Pour une société écologiquement saine
centrée sur l'être humain



50 000 personnes marchent pour la terre à Montréal
Pour une société écologiquement saine centrée sur l'être humain

Élections en Colombie-Britannique
La politique néolibérale de «la famille d'abord» est inacceptable

Opposition à l'offensive antisociale en Alberta
Le régime Redford lance une attaque frontale contre les droits des travailleurs de l'enseignement post-secondaire - Dougal MacDonald

Les «deux façons» d'imposer l'austérité en Ontario
Le gouvernement et l'opposition à propos de «nouvelles sommes d'argent» en éducation - Enver Villamizar


50 000 personnes marchent pour la terre à Montréal

Pour une société écologiquement saine
centrée sur l'être humain

Plus de 50 000 personnes étaient au rendez-vous à la place des Festivals le 21 avril pour la Marche pour la terre 2013. On voyait parmi eux un grand nombre de jeunes et d'organisations citoyennes qui venaient d'aussi loin que les Îles-de-la-Madeleine.

Le thème de l'événement était la construction d'une société qui n'est pas dépendante des énergies fossiles et qui est basée sur une économie écologiquement et socialement responsable où ce sont les êtres humains qui prennent les décisions et non les monopoles pétroliers et gaziers. Les activistes se réfèrent à cette lutte pour une société écologiquement saine centrée sur l'être humain comme à un projet « éco-citoyen ». Plusieurs eux ont dit au Marxiste-Léniniste qu'une de leurs activités principales est la tenue d'assemblées publiques qui donnent de l'information pour permettre aux gens de prendre des décisions informées.

Parmi les demandes mises de l'avant par la marche, il y a la demande au gouvernement Harper de cesser d'être l'instrument des monopoles pétroliers et gaziers et la demande au gouvernement québécois de s'opposer à l'expansion des sables bitumineux et notamment au plan d'Enbridge et de TransCanada de faire passer par pipelines du bitume en sol québécois. On a aussi demandé que cessent l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste et que le Québec réduise sa dépendance aux énergies fossiles et ses émissions de gaz à effet de serre.






La marche dans les rues de Montréal s'est terminée à la Place du Canada. Le comédien et humoriste Christian Vanasse a agi comme maître de cérémonie. Il a dit que la lutte pour la protection de la terre est une seule lutte qui comprend tous ceux qui s'y impliquent. Il a dit à ce titre que la Marche de la Terre endosse la lutte que mènent les Premières Nations pour affirmer leurs droits et endosse l'opposition aux lois omnibus C-38 et C-45 qui entre autres choses s'attaquent aux protections environnementales en vigueur au Canada.

L'écosociologue et cofondatrice d'Équiterre, Laure Waridel, une des porte-parole de la Marche, s'est exprimée en ces termes : « Aujourd'hui, à travers la planète, les gens mobilisés se comptent par millions, des millions de personnes qui réclament un monde plus équitable et un monde plus écologique. On nous dit que ce n'est pas possible de se libérer des énergies fossiles, que ça va coûter trop cher. C'est ce qu'on disait quand c'était le temps d'abolir l'esclavage, quand les femmes voulaient aller sur le marché du travail. C'est ce qu'on disait quand on réclamait un système d'éducation et un système de santé universels et on l'a fait. L'économie est une construction sociale, c'est à nous de la mettre au service des citoyens dans le respect de l'environnement. »

Reprenant le thème de la Marche à l'effet de sonner l'alarme, de sonner le réveil comme l'ont fait les manifestants au début de la marche en faisant sonner leurs réveille-matins et leurs cellulaires, l'autre co-porte-parole de la marche, le comédien Sébastien Huberdeau, a eu ces mots : « Il est temps qu'on sonne l'alarme. On se rappelle tous que le Canada est le seul pays au monde, le seul à être revenu sur les engagements qu'il avait pris en vertu du Protocole de Kyoto. On a le devoir d'exiger de nos gouvernements, et ça c'est notre droit à nous tous, des politiques qui protègent nos ressources. »

Ont pris la parole à tour de rôle des représentants de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de Idle No More Québec, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, d'Équiterre, de Greenpeace Québec, de la fondation David Suzuki, d'Environnement Jeunesse et de Nature Québec.

Le représentant de la CSQ a dit : « Je me suis posé quelques questions. La première c'est À qui appartient la planète ? et Qui doit exploiter les ressources ? À qui appartient le monde ? et Qui doit en déterminer la marche ? » « À nous ! », de répondre la foule.

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Élections en Colombie-Britannique

La politique néolibérale de «la famille
d'abord» est inacceptable

La première ministre de la Colombie-Britannique Christy Clark a exprimé son admiration pour Margaret Thatcher pour avoir défendu ses principes envers et contre tous. Il serait plus juste de dire qu'elle veut imiter les politiques antisociales et antitravailleurs de Thatcher, mais sans opposition de la part des Britano-Colombiens.

Les libéraux, tout comme Margaret Thatcher et le gouvernement Harper à Ottawa, aiment parler de progrès et de réforme quand ils attaquent la classe ouvrière et les sections les plus vulnérables de la société, quand ils détruisent les programmes sociaux et mettent les ressources de la société à la disposition des riches. Les réformes peuvent faire mal au début et l'offensive antisociale est peut-être une régression mais à plus long terme cela en voudra le coup, nous dit-on. C'est avec ce raisonnement éhonté que le Parti libéral de la Colombie-Britannique veut s'en prendre à la société, aux êtres humains qui la composent et à l'environnement social et naturel.

En 2002, les travailleurs de la santé et les enseignants ont vu des clauses négociées en bonne et due forme être rayées des conventions collectives. La Loi sur l'amélioration de la dispensation des services de santé et des services sociaux a ouvert la voie à la privatisation des services de santé publics tandis que la Loi sur la flexibilité et la liberté de choisir dans l'éducation publique a enlevé aux enseignants leur droit de négocier le nombre d'élèves par classe et la composition des classes. Beaucoup d'autres exemples peuvent être donnés, allant de la vente de BC Rail à la privatisation des traversiers, de la destruction de l'industrie des pâtes et papiers avec le Plan de revitalisation forestière de 2003 à l'abolition de l'aide juridique, passant par le refus de s'attaquer aux problèmes sociaux et naturels, tout cela au nom du progrès, de la réforme et d'autres bonnes choses à venir.


« Prendre position pour l'éducation publique! » « 2002-2012: 3 milliards $ coupés dans l'éducation
publique en Colombie-Britannique »

Le programme « les familles d'abord » a une composante de classe

Depuis que Clark a pris la direction du Parti libéral et donc du gouvernement provincial suite au départ dans le déshonneur du corrompu Gordon Campbell, l'offensive antisociale se poursuit mais au nom de « mettre les familles d'abord ».

Quelles sont les ramifications pratiques de cette politique ? Clark était ministre de l'Éducation dans le gouvernement Campbell quand les lois sur la « flexibilité » en éducation et la privatisation en santé ont été adoptées. Dix ans plus tard, les budgets à l'éducation ont tellement été réduits que les écoles publiques survivent de peine et de misère et les familles qui en ont les moyens envoient leurs enfants dans les écoles privées. De même, les coupures en santé ont créé un système de santé pour les riches, puisque les cliniques privées ont reçu le feu vert pendant que les établissements publics se voient refuser les investissements nécessaires.

Les politiques néolibérales du gouvernement Clark en santé et en éducation créent une situation où l'accès des enfants aux services de santé et à l'éducation dépendra des moyens financiers des familles. Les familles que ce gouvernement met « d'abord » ne sont pas toutes les familles, seulement les plus fortunées.

Les budgets successifs du gouvernement libéral ont continuellement réduit le financement des programmes sociaux et en pratique cela veut dire que les individus et les familles sont appelés à pourvoir à leurs besoins eux-mêmes. Par des crédits d'impôt, on a incité les familles à accepter qu'elles ont la responsabilité individuelle de voir à l'éducation et à la santé de leurs enfants tandis que le gouvernement se dégage de toute responsabilité sociale.

Avec leur dogme antisocial, les libéraux ont également grugé la base économique du gouvernement provincial par la baisse des impôts des entreprises et la vente des avoirs publics comme BC Rail. Puis le gouvernement a emprunté des institutions financières privées ou a tout simplement déclaré qu'il n'a pas d'argent pour financer les programmes sociaux, les services publics et même les infrastructures et qu'il faut par conséquent faire appel aux investissements privés, à des partenariats public-privé (P3) qui garantissent un transfert constant d'argent du trésor public dans les coffres des monopoles les plus puissants.

Christy Clark est en effet fidèle à la devise de Margaret Thatcher que « la société n'existe pas ». Son programme « les familles d'abord » veut tout simplement dire que les familles doivent se le tenir pour dit que la société « n'existe pas » et qu'elles doivent pourvoir elles-mêmes à leurs besoins, que les Britano-Colombiens feraient mieux de s'habituer à voir les intérêts des monopoles mondiaux l'emporter sur les considérations sociales et naturelles si son gouvernement est reporté au pouvoir le 14 mai.

Le programme d'austérité antisociale du gouvernement Clark doit être défait ! Unissons nos efforts pour lui refuser un autre mandat !

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Opposition à l'offensive antisociale en Alberta

Le régime Redford lance une attaque frontale
contre les droits des travailleurs de
l'enseignement postsecondaire

Le 18 avril, le ministre de l'Entreprise et de l'Éducation avancée Thomas Lukaszuk a envoyé des lettres identiques aux présidents des 26 institutions d'enseignement postsecondaire (IEP) de l'Alberta annonçant une attaque directe contre les droits de tous ceux et celles qui sont à l'emploi de ces établissements. Cela fait suite aux coupures instituées dans le budget du 7 mars visant principalement les salaires et avantages sociaux. Ces lettres font suite aux «lettres d'entente» envoyées aux IEP leur dictant quels programmes doivent être offerts et quelle recherche doit être maintenue.

Prétendant parler au nom des Albertains alors qu'en réalité il parle encore une fois au nom des monopoles de l'énergie dont le régime Redford s'est fait le champion, le ministre a ordonné à toutes les IEP de coopérer avec l'offensive en éducation et d'accepter les limites que le gouvernent impose à l'investissement dans le système d'éducation et dans les autres programmes sociaux sous prétexte d'« austérité budgétaire » à cause d'une baisse de revenus de l'industrie pétrolière. Il leur ordonne en particulier d'instituer une limitation des salaires, leur rappelant que le gouvernement a déjà imposé un gel des salaires dans la fonction publique pour les trois prochaines années.


Occupation de la bibliothèque de l'Université Mount Royal à
Calgary le 17 avril (Students' Association of Mount Royal).

Dans sa lettre, le ministre qualifie les travailleurs de l'éducation postsecondaire de « coûts » alors qu'en réalité ce sont eux qui produisent la valeur ajoutée dans l'enseignement postsecondaire. La valeur que les travailleurs réclament en salaires, avantages sociaux et pensions leur appartient de droit puisque c'est eux qui la produisent et le gouvernement Redford ne peut pas la leur enlever au profit des monopoles les plus puissants. Ce sont les travailleurs qui ont le premier droit de réclamation à la valeur ajoutée qu'ils produisent, pas les monopoles et leur gouvernement.

Agissant comme le fier-à-bras des monopoles, le ministre Lukaszuk déclare dans sa lettre qu'il serait dans l'« intérêt public » (lire dans l'intérêt des monopoles que les gouvernements néolibéraux font passer pour l'intérêt public) que «toute négociation future dans l'enseignement post-secondaire produise des ententes avec les paramètres suivants : des variations salariales annuelles ne dépassant pas 0 %, 0 %, 0 % et 2 % pour les quatre prochaines années et des ententes négociées qui précisent les méthodes pour réaliser des gains de productivité en palliant aux déficiences dans les conventions actuelles. Vous devez garder ces paramètres à l'esprit dans vos négociations et je vous demanderais de communiquer cette information aux agents de négociation avec lesquels vous avez affaire.»

Le ministre a un motif bien simple à dire que les travailleurs de l'enseignement postsecondaire sont un «coût» : il veut justifier une baisse des salaires, avantages sociaux et pensions et l'ingérence flagrante du gouvernement dans les négociations collectives entre les établissements et leurs employés. Cela crée une situation où les IEP n'ont plus besoin de négocier des ententes d'un accord mutuel puisqu'elles peuvent maintenant compter sur l'intervention du régime Redford en leur faveur. En plus d'appliquer directement le diktat des monopoles qui veulent s'approprier le plus de valeur ajoutée possible et en remettre le moins possible à l'éducation et aux autres programmes sociaux, le gouvernement provincial cherche à baisser les salaires, avantages sociaux et pensions des travailleurs en plaçant des limites arbitraires sur ce qui est « permis » de négocier.

La lettre du ministre et les mesures contre l'éducation et tous ceux et celles qui travaillent ou étudient dans ce secteur visent clairement à donner une justification légale à l'ingérence dans la négociation collective et à l'atteinte au droit de tous les travailleurs de s'organiser en collectifs avec un pouvoir réel de se défendre. Le ministre s'en prend au droit des travailleurs de l'enseignement postsecondaire de négocier les salaires et conditions de travail qui leur conviennent. Selon lui ils ne doivent pas recevoir des hausses de salaire pour les quatre prochaines années et doivent se soumettre à qui sait quelles autres conditions dictées par le gouvernement. En fait, si le gouvernement parvient à imposer un gel des salaires pour trois ans, qu'est-ce qui l'empêchera de le maintenir pour trois autres années ensuite ?

En donnant une définition de la «négociation collective» qui prévoit un résultat prédéterminé, le gouvernement de la Colombie-Britannique enlève aux travailleurs leur droit de décider. Quand on relie cela aux autres lois du travail adoptées récemment qui interdisent la grève dans la plupart des cas dans le secteur public, on voit que c'est le nouveau « normal » qu'on veut instituer en Alberta. Les conventions collectives conclues sous la contrainte seront désormais ce qu'on appellera la « libre négociation collective ».

Les travailleurs de l'enseignement postsecondaire doivent faire échec à cette tentative de leur enlever leurs droits et doivent trouver les moyens de rendre le gouvernement redevable pour ses agissements et d'empêcher les monopoles d'imposer leur volonté à tout le monde. Ils doivent régler une fois pour toutes la question de comment faire avancer la lutte pour que leurs droits soient garantis et ainsi contribuer à garantir les droits de tous.

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Les «deux façons» d'imposer l'austérité en Ontario

Le gouvernement et l'opposition à propos de «nouvelles sommes d'argent» en éducation

Le lien commun du gouvernement libéral et de l'opposition conservatrice en Ontario est leur détermination à ce que rien ne fasse obstacle au remboursement de la dette et du déficit. C'est ce que le gouvernement appelle ses « paramètres » dans ses négociations avec les travailleurs du secteur public. À mesure que l'on s'approche de la date de dépôt du budget, il y aura plus de tentatives de semer la confusion et désorienter les enseignants, les travailleurs de l'éducation et les autres travailleurs qui jaugent l'importance de leur résistance et des gains qu'ils ont obtenus.

Les libéraux et les conservateurs se sont engagés dans un « débat » pour détourner l'attention du fait que le programme d'austérité est de plus en plus démasqué comme une fraude. Des milliards $ de fonds publics sont détournés des programmes sociaux et des personnes qui les fournissent afin de payer un petit nombre d'intérêts privés qui sont dans une position privilégiée.

La méthode utilisée pour entretenir la confusion sur les conditions imposées aux enseignants et aux travailleurs de l'éducation est que les partis à l'Assemblée législative « débattent » à savoir si les améliorations contenues dans le mémorandum d'entente (ME) comporte ou non une «nouvelle somme d'argent» par rapport aux conditions imposées par le projet de loi 115. Les libéraux disent qu'il n'y a pas de nouvelles sommes d'argent, les conservateurs affirment qu'il doit y en avoir, allant même jusqu'à prétendre que le gouvernement a cédé au « terrorisme des travailleurs ». La position des libéraux, qu'il n'y a pas de nouvelles sommes d'argent, est censée montrer qu'il existe une manière responsable d'équilibrer les droits exigés par les enseignants et les travailleurs de l'éducation en opposition à ceux du public, dont les intérêts, nous dit-on, sont menacés quand les demandes des enseignants et des travailleurs de l'éducation réclament leurs droits. La position des conservateurs est que le gouvernement n'aurait pas dû céder un pouce dans ses tentatives d'humilier et de rabaisser les dizaines de milliers d'enseignants et de travailleurs de l'éducation de la province, et devrait faire de même pour tous les autres travailleurs du secteur public.

D'abord, il n'y a pas de « nouvelles sommes d'argent ». Avec les « contrats » qu'il a imposés, le gouvernement dit qu'il a pu épargner 1,8 milliard $. Dalton McGuinty avait même prétendu avoir « sauvé » 2,19 milliards $ sur deux ans. Après les ententes imposées aux enseignants et travailleurs de l'éducation, le gouvernement a ouvertement reconnu que l'argent volé à l'aide du projet de loi 115 sera utilisé pour rembourser la dette et le déficit, malgré les affirmations antérieures que ce serait pour financer la maternelle à temps plein.

Avec des milliards soutirés à l'éducation et aux enseignants et travailleurs de l'éducation, sous forme de conditions imposées, pourquoi est-il question de « nouvelles sommes d'argent » ? Les libéraux et les conservateurs jouent au jeu des « nouvelles sommes d'argent » dans le but de cacher ce vol et où va cet argent. Ces fonds volés seront utilisés pour payer ceux qui détiennent la dette de la province ou d'autres magouilles, comme les 4 millions $ accordés à Toyota.

Le problème est que ce cadre est entièrement irrationnel et illégitime. Cela n'a pas de sens dans une société moderne. Pourquoi un gouvernement qui est censé représenter les intérêts du peuple mène-t-il une guerre totale contre ses propres citoyens afin de payer la minorité d'intérêts privés ? Le gouvernement prétend que la dette et le déficit sont si terribles et doivent être éliminés quel que soit le coût, mais refuse toute responsabilité envers les plus vulnérables de la société, comme les étudiants par exemple, comme il le fait en réduisant les investissements dans les programmes sociaux et en augmentant les frais afférents.

Il est inacceptable qu'au XXIe siècle les intérêts d'une petite minorité qui détient la dette et le déficit de l'Ontario et qui veut profiter de la privatisation des services publics, soient imposés à la grande majorité. Le principe de la démocratie est que le peuple doit décider et que les gouvernements doivent agir dans l'intérêt public.

Pourquoi la dette et le déficit doivent-ils être une obsession du gouvernement détachée de toute discussion sur ce que la société exige comme investissements pour avancer et progresser ? Serait-il raisonnable de discuter de la manière de soutirer du sang d'un patient souffrant d'anémie ? Alors pourquoi est-ce rationnel de discuter de combien doit être volé de l'économie de l'Ontario et remis aux prêteurs ? Surtout compte tenu de la destruction du secteur manufacturier ainsi que de la privatisation des biens publics. Les biens industriels et publics peuvent être organisés de manière à fournir les revenus indispensables à l'économie - comme le sang de notre patient souffrant d'anémie - de sorte que les choses puissent s'améliorer.

Le cadre de pensée imposé aux enseignants et aux travailleurs de l'éducation doit être rejeté comme point de départ. Cela permettra de mieux voir comment bâtir la résistance face au diktat.

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