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Numéro 58 - 11 avril
2013
Danger de guerre sur la
péninsule coréenne
Que les États-Unis signent tout
de suite
un accord de paix permanent !
Danger
de guerre sur la péninsule coréenne
• Que les États-Unis signent tout de
suite un accord de paix permanent !
• Manifestations contre la présence
militaire américaine et pour un dialogue de paix
• Le Parti du travail de Corée adopte de
nouvelles décisions stratégiques
• Relations nord-sud sur un pied de guerre
• Des bombardiers furtifs étasuniens
survolent la Corée
65e
anniversaire du soulèvement de l'île Jeju
• Le soulèvement historique de
l'île Jeju trouve aujourd'hui son expression dans l'opposition
à l'occupation militaire de la Corée du sud -
Philip Fernandez
Danger de guerre sur la péninsule
coréenne
Que les États-Unis signent tout de suite
un accord de paix permanent !
À tous les jours il y a des manifestants dans le
nord et le sud de la Corée pour exiger que les États-Unis
retirent leurs troupes et leurs armes nucléaires de la
péninsule et signent un accord de paix permanent avec la
République populaire démocratique de Corée (RPDC).
Récemment, face à la multiplication des provocations et
des gestes guerriers des États-Unis qui font planer un grave
danger de guerre nucléaire sur la péninsule, la RPDC a
annulé l'Accord d'Armistice conclu avec les États-Unis en
1953 pour mettre fin à la Guerre de Corée et a
déclaré que si les États-Unis poursuivent leurs
menaces, elle aussi utilisera l'arme nucléaire contre les
États-Unis. Les États-Unis et leurs alliés comme
le Canada ont réagi en tentant d'amener l'opinion publique
mondiale à blâmer la RPDC et le fait qu'elle se dote de
l'arme nucléaire pour le danger de guerre nucléaire sur
la péninsule, ce qui n'est évidemment pas le cas.
Depuis la signature de l'Accord d'Armistice il y a 60
ans, les États-Unis refusent d'en respecter les termes,
notamment l'engagement à retirer leurs troupes de la
Corée et à signer un traité de paix permanent. Ils
ont en fait établi des bases militaires permanentes en
Corée du sud et non seulement la présence de ces soldats
représente-t-elle un fardeau économique énorme
pour les Sud-Coréens, mais ces derniers doivent également
souffrir que ces soldats américains commettent des crimes
impunément dans la population civile. Les États-Unis ont
rempli la Corée du sud d'armes nucléaires et
mènent depuis plusieurs années des exercices militaires
annuels qui suivent des scénarios d'attaque nucléaire
contre la RPDC. Des navires à propulsion nucléaire sont
déployés dans les eaux coréennes et les ondes sont
replies de propagande guerrière.
Or, malgré tous les efforts, les
États-Unis n'arrivent pas à gagner de l'appui à
leurs plans pour un changement de régime dans le nord et le
maintien de l'occupation dans le sud. Ils n'ont pas réussi il y
a 60 ans et ils sont incapables d'en convaincre le monde aujourd'hui
non plus. Il y a tous les jours des manifestations contre le danger de
guerre et la présence militaire américaine tant dans le
sud que dans le nord de la Corée et à beaucoup d'autres
endroits, comme à Okinawa, au Japon. Les résidents de
cette île s'opposent avec véhémence à la
présence de l'armée américaine sur leur sol depuis
le largage de la bombe nucléaire sur Hiroshima et Nagasaki
après la défaite du Japon à la conclusion de la
Deuxième Guerre mondiale.
Il est très important que les peuples du monde
appuient l'opposition aux activités guerrières et
impérialistes des États-Unis sur la péninsule
coréenne et exigent que les États-Unis signent tout de
suite un accord de paix permanent avec la RPDC !

Manifestations contre la présence militaire
américaine et pour un dialogue de paix

Manifestation
contre les exercices militaires conjoints des États-Unis
et de la Corée du sud près de l'ambassade
américaine à Séoul le 3 avril
2013. Sur les pancartes: "Armes de guerre américaines, hors de
Corée!"
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Le 21 mars, des résidents locaux et des
activistes politiques ont tenu une manifestation d'urgence devant le
quartier général du Commandement des opérations
navales de la Corée du sud à Busan lorsqu'ils ont appris
que le sous-marin à propulsion nucléaire
étatsunien Cheyenne avait accosté dans le port
afin de participer aux exercices de guerre conjoints
États-Unis-Corée du sud en cours. Le Cheyenne
est un sous-marin d'assaut muni de tubes de lancement verticaux pour
missile de croisière et de systèmes de combat à la
fine pointe, selon les agences de nouvelles.
Les manifestants ont dénoncé la
présence du sous-marin, scandant : « Sous-marin
étasunien hors de Corée ! » et
« Marine étasunienne, hors de
Corée ! » Des résidents de Busan ont fait
valoir que la présence de ce sous-marin à propulsion
nucléaire en Corée met leur vie en péril. D'autres
orateurs ont exigé que cesse la confrontation militaire et que
soit entamé un dialogue pour établir la paix.
Pétition pour un dialogue de paix
 
Le 9 avril, des militants pour la paix en Corée
du sud ont tenu une conférence de presse devant les
édifices gouvernementaux dans le centre-ville de Séoul
pour faire connaître la pétition de 100 000 personnes pour
exiger que le gouvernement reprenne le dialogue pour la paix avec la
République populaire démocratique de Corée.
Des organisations patriotiques joignent leurs forces
contre la guerre
Le 8 avril à Daejeon, situé à
environ 150 km de Séoul, plus de 50 organisations ont tenu une
conférence de presse conjointe pour annoncer la formation d'une
coalition anti-guerre pour exiger que les gouvernements des
États-Unis et de Corée du sud s'engagent à
respecter la paix sur la péninsule.

Relations nord-sud sur un pied de guerre
Une réunion opérationnelle a
été convoquée par le commandant suprême Kim
Jong Un et par le commandement suprême de l'Armée
populaire coréenne (APC) le 30 mars en République
populaire démocratique de Corée (RPDC). Celle-ci avait pour but de
mettre les forces armées de la RPDC, en particulier la force de
fusées stratégiques, en état de préparation
au combat face à la situation extrêmement intense qui
sévit dans la péninsule, selon l'Agence centrale de
nouvelles de Corée (ACNC). Celle-ci affirme que cet état
d'alerte est une conséquence directe des préparatifs de
guerre continus menés par les États-Unis et la
Corée du sud contre la RPDC.
Dans une déclaration publique, le gouvernement,
l'armée et divers partis et organisations politiques ont
affirmé suite à la réunion opérationnelle
que la RPDC « réagirait de façon militaire
décisive pour défendre la souveraineté du
pays». Trois décisions furent prises à cette
réunion :
D'abord, les relations nord-sud seront dorénavant
traitées sur un pied de guerre faisant en sorte que ce sera par
la riposte militaire que la RPDC répondra à toute
provocation venant du sud, annonce l'Agence centrale de nouvelles
coréenne.
Deuxièmement, « si les États-Unis et
les troupes fantoches de la Corée du sud entreprennent une
action militaire pour déclencher une guerre contre la RPDC, y
compris sur les cinq îles de la mer de l'Ouest de
Corée[1], ou dans la zone de la Ligne de démarcation
militaire, la RDPC ripostera par une guerre totale, qui sera une guerre
nucléaire. »
Troisièmement, dès qu'une telle guerre
aura éclaté, « elle sera menée sur terre,
dans l'air et sur mer pour la réunification nationale ».
Cette guerre, annonce l'ACNC, sera une « guerre sacrée
pour la justice » et elle engagera une fois pour toutes «
l'ensemble du peuple coréen dans la réunification de son
pays divisé ».
La déclaration publique émise à la
suite de la réunion opérationnelle « affirme la
juste cause du peuple coréen ainsi que sa grande confiance en sa
victoire contre les États-Unis et leurs ennemis internes ».
Note
1. Les cinq îles dans la mer de l'Ouest de
Corée, y compris l'île de Yeongpyeong, sont situées
dans les eaux territoriales de la RPDC qui n'a jamais reconnu la Ligne
de démarcation septentrionale imposée secrètement
par les États-Unis au nord de ces îles au lendemain de
l'armistice. Au fil des ans, il y a eu divers conflits entre le nord et
le sud de la Corée au sujet du contrôle des droits de
pêche autour des îles. En novembre 2010, une provocation
militaire de la part des armées étasuniennes/Corée
du sud a fait en sorte que des obus d'artillerie sont tombés en
eaux territoriales de la RPDC. Celle-ci a riposté en tirant des
coups d'artillerie sur l'île de Yeongpyeong.

Le Parti du travail de Corée adopte de nouvelles
décisions stratégiques
Le 31 mars, le Comité central du Parti du
travail de Corée (PTC) a tenu une réunion
plénière à laquelle ont participé ses
membres et membres suppléants, ainsi que la Commission centrale
de vérification du Parti. Des observateurs étaient aussi
présents, des cadres supérieurs de divers
ministères, des représentants d'institutions
d'État, des membres du PTC aux niveaux provincial, municipal et
de comtés ainsi que des représentants des principales
industries de munitions. Le premier secrétaire du Parti, Kim
Jong Un, a présidé la réunion.
Le plénum a notamment adopté deux
décisions majeures « conformément aux
exigences de la situation actuelle dans la péninsule
coréenne », rapporte l'Agence centrale de nouvelles
coréenne. « La première décision
consiste à bâtir la puissance nucléaire dissuasive
de la RPDC en tant que caractéristique permanente de
l'État de façon à ce que la République
populaire démocratique de Corée (RPDC) puisse
protéger et défendre la nation coréenne contre
toutes les menaces externes. »
« Les forces armées nucléaires
de la RPDC constituent le coeur même de la nation et elles ne
seront jamais abandonnées tant et aussi longtemps que les
impérialistes et les menaces nucléaires existent sur
terre », lit-on dans une déclaration. Selon les
documents de la réunion plénière, « le
plénum a conclu que c'est seulement avec une telle arme que nous
pourrons retenir la main et stopper les ambitions des
impérialistes étasuniens visant à annexer la
péninsule coréenne et à asservir le peuple
coréen. C'est seulement en bâtissant les forces
armées nucléaires que l'idéologie et le
système social que le peuple coréen a bâtis de son
sang pourront être défendus et que le droit d'être
de la nation pourra s'affirmer. Il a été de nouveau
affirmé que le développement d'une telle force
nucléaire dissuasive est une nécessité, aussi
longtemps qu'existeront la prolifération des armes
nucléaires et le recours au chantage nucléaire. En
même temps, il a été souligné lors de la
plénière que la RPDC, en tant qu'État
possédant des armes nucléaires, assumera ses
responsabilités et jouera son rôle pour bâtir un
monde libre d'armes nucléaires. »
La deuxième décision consiste à
« mobiliser l'ensemble du pays afin d'innover et de
développer l'économie de la RPDC de façon globale
afin de continuer à assurer une économie socialiste
indépendante qui peut garantir le bien-être du peuple et
l'indépendance de la nation. La réunion
plénière a souligné la nécessité de
développer la science et la technologie, y compris la
technologie spatiale ainsi que la science des satellites, en
particulier dans le domaine des satellites de communication. Le niveau
de l'agriculture et de l'industrie légère sera aussi
rehaussé en tant que facteurs clé nécessaires pour
élever et stabiliser le niveau de vie du peuple.
La réunion a également pris la
décision de développer des réacteurs à eau
légère afin d'assurer l'autosuffisance en énergie
nucléaire et de répondre aux besoins du pays en
production économique et en produits de consommation, rapporte
l'ACNC. L'Agence annonce que la RPDC adoptera une approche
multilatérale en ce qui concerne le développement du
commerce extérieur, laquelle comprendra l'accroissement du
nombre et de la gamme des partenaires commerciaux ainsi que des
partenariats économiques afin d'augmenter l'investissement
d'ensemble dans l'économie. « La RPDC et le peuple
mèneront toutes ces activités sur la base de leur propre
expérience selon le principe du juche, le principe de
l'indépendance et de l'appui sur soi. »
Le plénum du Comité central du PTC a aussi
souligné la nécessité pour toutes les institutions
de la sécurité d'État y compris la Force de
sécurité interne du peuple coréen de
défendre la sécurité de la nation et du peuple et
de faire échec aux efforts déployés par les forces
impérialistes pour saper le système socialiste et
déstabiliser la RPDC. La résolution « Sur la
réalisation simultanée de la construction
économique et de l'édification des forces armées
nucléaires afin d'atteindre plus rapidement la victoire finale
de l'édification d'une nation socialiste
prospère » a été adoptée
à l'unanimité. Le plénum a ensuite donné au
présidium de l'Assemblée suprême du peuple de la
RPDC ainsi qu'au Cabinet de la RPDC la responsabilité d'adopter
les mesures juridiques, administratives et techniques
nécessaires pour la réalisation de cette importante
décision.

Des bombardiers furtifs étasuniens
survolent la Corée
Pour éviter le danger d'une guerre
nucléaire dans la péninsule coréenne, il faut
établir un climat de calme et procéder à une
désescalade des exercices militaires. Plutôt que de faire
cela, les États-Unis ne cessent de faire hausser les tensions.
Le 25 mars, des bombardiers stratégiques
B-52 des forces militaires étasuniennes ont survolé
la Corée du sud et ont simulé des attaques de missiles
nucléaires contre la République populaire
démocratique de Corée (RPDC . Le 28 mars, deux
bombardiers stratégiques furtifs B-2A provenant de la base
aérienne Whiteman dans l'État de Missouri, ont fait deux
sorties au-dessus du champ de tir de Jikdo dans les eaux à
proximité de Kunsan, dans le nord de la province de Jolla, en
Corée du sud, menant des raids de bombardement sur des cibles
terrestres. Les bombardiers B-2A ont la capacité de larguer des
bombes nucléaires. Ces exercices militaires font partie des
préparatifs de guerre Key Resolve/Foal Eagle des
États-Unis et de la Corée du sud contre la RPDC.

65e anniversaire du soulèvement de
l'île Jeju
Le soulèvement historique de l'île Jeju
trouve aujourd'hui son expression dans l'opposition à
l'occupation militaire de la Corée du sud
- Philip Fernandez -
Il y a 65 ans, le 3 avril 1948, les
résidents de l'île Jeju se sont soulevés contre
l'occupation américaine et la division de leur pays, pour
affirmer le droit d'être du peuple coréen. Cet
événement est présent dans la mémoire de
l'ensemble des Coréens et trouve aujourd'hui son expression dans
l'opposition des insulaires à l'occupation militaire du sud de
la Corée et à la construction d'une base militaire
américaine sur cette île au sud-est de la Corée,
dans la mer de Chine.
Les Coréens qui ont fait une contribution sans
pareil à la défaite du Japon et des forces de l'Axe
à la conclusion de la Deuxième Guerre mondiale n'ont pu
jouir des fruits de leur victoire à cause des agissements des
impérialistes américains.
Après la libération de la Corée le
15 août 1945, les États-Unis se sont empressés
d'établir une zone d'occupation au sud du 38e parallèle,
laissant la partie nord à l'Union soviétique qui
était toujours engagée dans des combats pour vaincre le
militarisme japonais dans cette région de l'Asie. Si l'Union
soviétique a retiré ses soldats après la guerre,
les États-Unis ont maintenu leur occupation dans le sud, se
servant de l'administration coloniale japonaise pour atteindre leurs
fins, celle-là même que le peuple coréen avait
vaincue durant la guerre, et ont ensuite mis sur pied une dictature
brutale avec un régime fantoche qui a continué de se
livrer à des atrocités contre le peuple et à
maintenir la nation coréenne divisée.

Manifestation contre la construction d'une
base navale
américaine sur l'île Jeju en 2011
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Après la victoire contre le Japon le
15 août 1945, le peuple coréen n'a pas perdu de temps
à s'organiser en un peuple victorieux en établissant la
République populaire de Corée proclamée à
Séoul le 6 septembre 1945. Cette république
naissante fut tout de suite démantelée par les
impérialistes américains arrivés deux jours plus
tard pour « officiellement » recevoir la
capitulation du Japon et mettre en place un gouvernement
« démocratique » qui serait soumis
à leurs intérêts.
À partir de ce moment et jusqu'à
aujourd'hui, les Coréens ont mené une lutte politique
résolue, y compris par la guérilla, contre les crimes et
les mesures brutales du gouvernement militaire dans le sud de la
Corée. Nulle part dans le sud du pays cette résistance
s'est-elle manifestée de façon aussi concentrée
que sur l'île Jeju, dont les habitants furent victimes des
brutalités de l'administration américaine et de ses
serviteurs parce qu'ils refusaient la recolonisation de leur pays.
Selon l'Institut de recherche du 3 avril, le soulèvement
populaire de l'île Jeju a commencé le 3 avril
1947 et s'est poursuivi pendant près de deux années
et ensuite par différentes batailles jusqu'en septembre 1954.
L'événement déclencheur du
soulèvement se produisit le 1er mars 1948, jour où les
insulaires célébraient le Jour du mouvement pour
l'indépendance de la Corée en manifestant contre les
élections frauduleuses orchestrées par les
États-Unis avec le soutien de la Commission temporaire de l'ONU
pour la Corée dont le but était d'instaurer un
régime fantoche dans le sud du pays. La police de
l'administration américaine ouvrit le feu sur les manifestants,
faisant six morts et plusieurs blessés. Enragés, les
insulaires envahirent les postes de police, incendièrent les
bureaux de vote en place pour l'élection du 10 mars et prirent
d'assaut le gouvernement réactionnaire et les offices
militaires. Le gouvernement militaire et ses forces armées
paramilitaires ripostèrent avec un châtiment inouï.
Des personnes soupçonnées d'être des gauchistes,
des communistes et des patriotes fut tuées ou
emprisonnés. Le 3 avril, la rébellion éclata.
Des postes de police furent incendiés et des bureaux du
gouvernement pris d'assaut. On estime que 50 policiers furent
tués. Les insulaires s'organisèrent en groupes de
guérilla appelés « Armée
populaire » et frappèrent l'ennemi malgré sa
force militaire supérieure — les forces d'occupation
américaines et celles du gouvernement de Syngman Rhee
installé dans le sud. Les résidents de Jeju
menèrent la guérilla pendant deux ans.
Des 250 000 résidents de l'île Jeju, on
estime que 60 000 ont perdu la vie dans ces affrontements et que
5 000 ont fui au Japon. Beaucoup d'autres sont
considérés comme « disparus ». Plus
de 40 000 foyers ont été détruits et sur 400
villages il n'en restait que 170 à la fin. On trouve encore
aujourd'hui les corps enterrés dans des fausses communes.

Gauche: Des résidents
de Jeju en attente de leur exécution par l'armée
américaine. Droite: une fausse commune découverte en 2008
près de l'aéroport.
Pendant plus de 50 ans, il était interdit aux
insulaires et à tous les résidents du sud de la
Corée de parler du soulèvement de Jeju en public sous
peine d'emprisonnement. Ce n'est qu'en janvier 2000 qu'une loi fut
adoptée exigeant que le gouvernement enquête sur ce qui
était appelé l' « Incident 4,3 »
pour ne pas le nommer. Le soulèvement de l'île Jeju et la
répression sanglante qui a suivi sont inscrits au verdict de
culpabilité contre les gouvernements américains depuis la
Deuxième Guerre mondiale pour crimes contre l'humanité,
crimes contre la paix et crimes de guerre rendu par plusieurs tribunaux
d'enquête sur les crimes de guerre en Corée.
Aujourd'hui le soulèvement de l'île Jeju
vit dans les luttes militantes des insulaires qui s'opposent à
la construction d'une grande base navale conjointe des
États-Unis et de la Corée du sud sur cette île dont
l'emplacement stratégique permet de menacer la Chine et de
contrôler les voies maritimes de la mer de Chine. Les
résidents de Jeju sont également aux premiers rangs pour
exiger que les troupes américaines quittent la Corée et
que cessent les exercices militaires qui menacent l'existence du peuple
coréen. Leur juste lutte est appuyée par les militants
contre la guerre dans le sud de la Corée, par leurs compatriotes
du nord et par les personnes éprises de paix et de justice dans
le monde entier.

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