Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 51 - 2 avril 2013

43e anniversaire du PCC(M-L)

43e anniversaire du PCC(M-L)

Comment aborder le budget fédéral 2013 - K. C. Adams
• Première partie: Les considérations idéopolitiques
• Deuxième partie: Le mystère d'État - fraude de l'équilibre budgétaire
À quoi servent vos impôts: Exercice 2011-2012 - Ministère des Finances
Résumé du budget 2012 - Ministère des Finances


43e anniversaire du PCC(M-L)

Le 31 mars est le 43e anniversaire de la fondation du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste). À cette occasion, le Comité central envoie ses salutations révolutionnaires à tous ses membres et supporteurs et leur souhaite plein succès dans leur travail.

Le 43e anniversaire du Parti est une excellente occasion de faire une réflexion sur le travail accompli pour mettre en application les résolutions du VIIIe Congrès du Parti tenu en août 2008 et contribuer à préparer l'ordre du jour du IXe Congrès.

Il y a un an, durant les célébrations du 42e anniversaire du Parti, nous avons parlé de la nécessité de réaffirmer l'autorité du communisme et d'harmoniser cette autorité avec les conditions modernes. Le communisme moderne et le PCC(M-L) luttent pour le nouveau en plaçant le renouveau de la pensée et de l'action au centre de leurs préoccupations. Cela signifie enrichir la théorie, renforcer les organisations du Parti et créer les nouvelles formes organisationnelles de la classe ouvrière pour se défendre et avancer sa politique et sa démocratie.

« Par des actions avec analyse, l'organisation de groupes de rédacteurs et diffuseurs, en dirigeant la lutte de classe sur tous les fronts dans des conditions qui changent constamment, lisait-on dans la déclaration du Comité central du PCC(M-L), les camarades du Parti, par leurs propres efforts, approfondissent et élargissent la théorie révolutionnaire et contribuent à la pensée marxiste-léniniste contemporaine. En abordant le monde tel qu'il existe et en analysant les conditions concrètes là où les membres et supporteurs du Parti sont engagés dans le travail révolutionnaire, le Parti et tous ses organismes peuvent répondre efficacement à l'appel de l'histoire et faire avancer le monde vers une rupture avec l'autorité désuète qui est en contradiction avec les conditions, sur leur front de travail particulier et dans la société en général.

« Le Parti défend la thèse de Lénine selon laquelle sans théorie révolutionnaire il ne peut y avoir de mouvement révolutionnaire, et que sans la pratique révolutionnaire la théorie révolutionnaire s'atrophie et devient un dogme sans vie. Pour les communistes, la théorie est la déesse de la lumière qui illumine la voie vers l'avant, mais il faut d'abord être engagé sur la voie révolutionnaire et combattre pour faire avancer la lutte de classe. À mesure que nous combattons et avançons dans notre pratique révolutionnaire, la théorie doit avancer également pour répondre efficacement aux conditions qui changent constamment, objectivement et subjectivement, par nos efforts en organisant et en menant la lutte de classe. »

« Le monde ne ralentit jamais dans son changement, développement et mouvement constants, alors nos cerveaux non plus ne doivent pas ralentir en réponse à l'appel de l'histoire », faisait remarquer la déclaration du Comité central. « Il ne se passe pas un jour sans qu'une nouvelle infamie ne soit commise contre la classe ouvrière, y compris les attaques contre la dignité des enseignants, des scientifiques, des autres professionnels et des travailleurs du secteur public, la destruction du secteur manufacturier et les budgets d'austérité qui privent le peuple des programmes sociaux et des services publics dont il a besoin pour vivre dans la dignité et en santé. »

La déclaration concluait son analyse de la situation actuelle en soulignant qu' « il ne s'agit pas de pester contre la situation actuelle ou d'exprimer la frustration ou le désespoir. Il s'agit de montrer de quoi nous sommes capables en tant que communistes et travailleurs. Les contradictions au sein du capitalisme monopoliste d'État sont si intenses que l'oligarchie dominante, pour se sauver et sauver son système en crise, sa vie de richesse et de privilège de classe, attaque tout le monde sauf la petite minorité qui détient le pouvoir et l'influence économiques et politiques. Se servant du pouvoir d'État et de l'immense richesse à leur disposition, les monopoles et leurs intérêts privés attaquent la vaste majorité de la population et ses intérêts fondamentaux. Ils politisent leurs intérêts privés et dépolitisent l'intérêt public, créant un état d'anarchie et de violence partout dans le monde. Ils exposent la faiblesse du capitalisme monopoliste d'État et de ceux qui possèdent d'immenses richesses et les privilèges de classe; objectivement ils n'ont pas d'alliés dans la population sauf leurs hommes de main, ce qui les rend, eux et leur État, extrêmement vulnérables face à la détermination du peuple à défendre ses droits et l'intérêt général de la société. »

Un an plus tard, nous voyons de plus en plus comment l'état complexe d'anarchie et de violence imposé par les élites les amène non seulement à attaquer le peuple et la société, mais à s'attaquer entre elles et à attaquer l'autorité de l'État. Le scandale est devenu l'expression de la crise dans laquelle elles s'enfoncent, accompagné d'appels au renouveau qui sont si totalement dépourvus de substance que cela ne peut faire autrement que les enliser encore plus dans le désespoir et la folie, comme avec le récent budget fédéral.

Le Comité central du Parti a analysé ces développements à son 10e plénum tenu sur une base élargie plus tôt ce mois-ci. Le plénum du Comité central a indiqué que pour s'orienter dans l'état d'anarchie et de violence qui existe dans le monde, il est nécessaire de mettre l'accent sur le besoin du communisme moderne comme théorie du mouvement pour les idées avancées. Cela veut dire s'opposer à l'irrationalisme, ce système de croyance ou d'action qui méprise ou contredit les principes de la raison.

Aujourd'hui cet irrationalisme existe dans un système de pensée qui s'oppose aux demandes de la classe ouvrière qui exigent de nouveaux rapports de production. Il existe dans la forme d'un mécanisme qui place des limites sur la pensée et l'action, pour faire obstacle à l'activation du facteur humain/conscience sociale pour que la classe ouvrière ne prenne pas la place qui lui revient à l'avant-scène de la nécessité de changement historique.

L'irrationalisme dans les conditions actuelles présuppose un « homme libre » à l'extérieur du domaine de la nécessité, à l'extérieur de l'espace et du temps, à l'extérieur de l'histoire. Cette personne est nécessairement une créature déconnectée, dépourvue de pouvoir, inefficace et apolitique qui sait tout au plus se lamenter sur son sort et blâmer les autres pour l'état du monde. Le facteur anti-humain/anti-conscience déclenché par l'irrationalisme et qui s'est emparé de la société tout entière crée un état de désespoir, d'impuissance et d'humiliation à cause de l'incapacité à saisir ce que nous devons faire à tout moment.

C'est en opposition à la thèse que « la compréhension requiert la participation consciente de l'individu à l'acte de découvrir » qui n'accepte aucune limite sur la pensée et l'action et ne permet pas qu'on laisse les choses au hasard.

Dans ce contexte, le plénum du Comité central a revu la décision du VIIIe Congrès de renforcer le travail pour bâtir le Parti lui-même. Le plénum a fait une évaluation positive du travail du Parti pour résoudre certains des problèmes auxquels le VIIIe Congrès a entrepris de s'attaquer, mais certains autres requièrent une action immédiate. Par exemple, le Parti accorde beaucoup d'attention à s'assurer que la classe ouvrière puisse jouer son rôle de leader de la société et qu'elle ne soit pas une force politiquement inepte. Pour cela, les organisations du Parti accordent une attention de premier ordre à identifier en tout temps où doit être mis l'accent politiquement pour que le travail d'éducation et d'organisation du Parti soit efficace.

La justesse de l'évaluation de la situation politique de pair avec l'adoption des slogans tactiques pertinents sont la clé du succès en tout temps, soutient le Parti. Mais pour accomplir l'un et l'autre, il est nécessaire de porter attention à la vie interne du Parti, à la construction du Parti lui-même, parce que tout comme il est vrai que sans organisation il ne peut y avoir de résistance efficace, de même sans bâtir l'organisation du Parti dans laquelle les leaders politiques sont formés, le travail ne peut pas être efficace.

Une forte organisation de base communiste qui est l'instrument de leadership, d'habilitation et d'action révolutionnaire à son niveau établit les ordres du jour pour le travail à son niveau, selon les exigences du jour et avec un suivi. C'est le facteur décisif, sans lequel le succès dans le travail n'est qu'un hasard. Sans l'organisation de base qui fixe l'ordre du jour et fait le bilan, le travail du Parti devient un exercice anarchique d'interventions spontanées qui n'est que réactif et plein de mésaventures.

Sans l'organisation du Parti, ces actions sont basées sur la croyance pragmatique irrationnelle que rien ne réussit mieux que la réussite et sur la tactique-procès, la tactique qui est inventée en cours de route. Le plénum a donc établi le travail principal pour les six prochains mois pour porter attention à la qualité de membre en portant attention à la qualité des organisations de base. Pour être en bonne et due forme, le membre doit s'assurer que son organisation est en bonne et due forme, ce qui veut dire qu'elle doit voir à ce que tous puissent participer à l'établissement des ordres du jour du travail et aux prises de décisions qui affectent leur vie et le mouvement révolutionnaire. Alors seulement les membres peuvent-ils créer les conditions dont ils ont besoin pour appliquer leurs propres décisions et ainsi s'acquitter de leur responsabilité de voir à ce que les décisions sont mises en oeuvre et qu'un bilan est fait de leur mise en oeuvre. Cela brise la répétition de phrases sans signification, une habitude imposée par les élites dominantes pour rendre la vie la plus irrationnelle possible.

En conclusion, le plénum élargi du Comité central du Parti a pris toutes les mesures nécessaires pour que la résolution du VIIIe Congrès sur la construction du Parti reçoive une attention prioritaire durant la période qui vient. Avec la célébration du 50e anniversaire de la fondation du précurseur du Parti, Les Internationalistes, le 13 mars 1963, le Parti a amorcé un examen complet des mesures prises pour consolider la vie interne du Parti depuis la fondation du Parti en 1970 en général et depuis 1985 en particulier.

En 1985 le Parti a déterminé qu'aucune force ne pouvait désormais agir comme avant et il a entrepris le travail pour le renouveau. Le but de la revue du travail pour consolider la vie interne du Parti est d'éduquer les organisations du Parti à tous les niveaux. Cela se fera à mesure que le Parti progressera dans l'examen en profondeur de ses actifs et passifs pour exposer les défauts dans le travail et transformer les passifs en actifs. Le but est d'établir le guide à l'action requis pour s'assurer que les organisations du parti à tous les niveaux sont des instruments révolutionnaires et conformes aux statuts du Parti, au service du Parti et de la classe ouvrière.

Le Parti se servira de l'occasion du 43e anniversaire de sa fondation le 31 mars, du 45e anniversaire de la réorganisation des Internationalistes en tant que mouvement de la jeunesse et des étudiants marxistes-léninistes à Montréal le 7 mai 1968 et d'autres occasions pour poursuivre cet examen.

En tout temps, les problèmes d'organisation doivent être présentés dans leur sens idéologique et politique, sur la base de la pensée et de la conception du monde du Parti. La pensée et la conception du monde du Parti existent en opposition au style bourgeois qui fait du comportement, de la soumission à la ligne ou son contraire, l'insoumission à la ligne, la question. L'approche bourgeoise est basée sur la conception anticommuniste et irrationnelle de l' « homme libre » à l'extérieur du domaine de la nécessité, à l'extérieur du temps et de l'espace, à l'extérieur de l'histoire. Le Parti s'oppose à ces conceptions nihilistes. Il plante son drapeau fermement sur le terrain du nouveau et fixe sa trajectoire avec confiance pour apporter des solutions aux problèmes qui surgissent dans la construction du nouveau.

Célébrons le 43e anniversaire de la fondation du Parti en portant attention à la vie interne du Parti !

Occupons l'espace du changement !
Élargissons l'espace du communisme !
Vive le PCC(M-L) !
Salut rouge à l'oeuvre de notre fondateur et dirigeant Hardial Bains !

Haut de page


Comment aborder le budget fédéral 2013

Première partie:
Les considérations idéopolitiques du budget 2013

Les gens sont très inquiets des perspectives pour le Canada et cela se comprend. Nous sommes à une étape de l'histoire où le peuple est plus que jamais écarté des prises de décisions concernant le but, les particularités et la direction de l'économie. L'élite dominante voudrait qu'on accepte le diktat des monopoles et du gouvernement sur les aspects de la vie démocratique moderne qui appartiennent au peuple de droit, qui appartiennent à chacun des membres du corps politique.

Un budget est un outil de comptabilité. Les dépenses et revenus de la nation, de l'institution, du collectif ou de l'individu sont liés par un rapport dialectique. Les considérations idéopolitiques d'un budget, les dépenses comme les revenus, sont fixées par ceux qui contrôlent la nation, l'institution, le collectif ou l'individu. Les considérations idéopolitiques sont ce qui détermine le but de la nation, de l'institution, du collectif ou de l'individu et aussi les dépenses et les revenus qu'il faut aller chercher.

Définition moderne

Une définition moderne considère les dépenses comme l'aspect premier du rapport changeant entre les dépenses et les revenus. L'équilibre entre les dépenses et les revenus n'est que coïncidence et passager dans la lutte pour la production, l'expérimentation scientifique et la lutte de classe. Les dépenses sont ce qui est nécessaire pour voir aux besoins de la population, à la reproduction de l'économie socialisée et à l'intérêt général de la société. Le facteur humain/conscience sociale et la mobilisation politique maximale déclenchent l'initiative des membres de la nation, de l'institution ou du collectif et génèrent par le travail les revenus nécessaires pour répondre aux besoins en dépenses.

Lorsque le peuple est privé de ses droits et de
ses réclamations à l'économie et à la société

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper est en paroles et en actes un gouvernement néolibéral mené par une idéologie évangéliste dominioniste. Le but du gouvernement Harper, façonné par ses considérations idéopolitiques, est de remettre toutes les ressources humaines et naturelles du Canada entre les mains des intérêts privés des monopoles mondiaux les plus puissants.

Les droits et les réclamations du peuple se heurtent au pouvoir et aux réclamations des monopoles mondiaux. Les conservateurs cherchent à réaliser leur but en privant le peuple de ses droits et réclamations à l'économie et à la société et à garantir le droit de monopole et les réclamations des monopoles dans toutes les sphères de l'économie et de la société.

La direction de l'économie, avec ses nombreux problèmes et contradictions internes, est établie et maintenue objectivement par le développement du capitalisme et son État, ce qui donne aujourd'hui une mainmise privée et absolue des monopoles sur les principales entreprises de l'économie et institutions d'État, notamment le gouvernement. Quand on prive le peuple de ses droits et réclamations à la société, on lui enlève toute possibilité de décider de la direction de l'économie.

Le contrôle idéologique de l'économie et de la société

Les monopoles et leurs représentants politiques maintiennent un contrôle idéologique de l'économie en niant que l'économie moderne est un rapport social entre les propriétaires du capital monopoliste et les véritables producteurs, dont le prolétariat ou la classe ouvrière sont la composante la plus importante. De profonds préjugés empêchent l'analyse directe et immédiate des rapports qui existent entre les êtres humains et avec la nature. Ces préjugés, qui proviennent de la superstructure idéopolitique du capitalisme monopoliste, créent une situation où il devient difficile d'analyser les événements et de tirer les conclusions qui s'imposent. Au lieu de voir la vie telle qu'elle est, on nous invite à voir ce qui est généralement dit de la vie ou à répéter ce que quelqu'un d'autre dit à son sujet. Cela subvertit la participation consciente à l'acte d'analyser et de découvrir et la formulation de nos propres considérations idéopolitiques suivant une pensée indépendante, suivant notre propre but et direction pour l'économie.

Un budget préparé en activant le facteur humain/conscience sociale, en rejetant les fausses interprétations qui perpétuent le facteur antihumain/anti-conscience sociale, reflète les considérations idéopolitiques formulées par le peuple et à son service, plutôt que celles de l'élite dominante. Nous analysons directement l'économie socialisée et identifions ses besoins de reproduction et ce qui est nécessaire pour garantir les droits et le bien-être de tous.

Puis inversement, quand on analyse un budget qui a été préparé par l'élite dominante, on identifie les considérations idéopolitiques des capitalistes monopolistes. Lorsque le facteur humain/conscience sociale est activé, tous peuvent voir la duperie et aller au coeur du problème, que les mesures qui servent les propriétaires des monopoles mondiaux les plus puissants ne sont rien d'autre qu'une forme de vol. Elles ne sont pas adoptées pour résoudre les problèmes de l'économie d'une manière à résoudre ses contradictions internes, à servir les véritables producteurs et à garantir les droits et les réclamations que tous sont en droit de faire à la société.

Des actes de participation consciente

Le peuple doit s'organiser pour priver l'élite dominante et ses institutions du pouvoir de le priver de la possibilité de formuler ses propres considérations idéopolitiques concernant l'économie. Cela requiert des actes de participation consciente à l'acte d'analyser et de découvrir les contradictions et les problèmes de l'économie. Cela commence en privant l'élite dominante du pouvoir de priver notre cerveau du pouvoir de penser et de connaître, ce qui requiert le rejet conscient des profonds préjugés qui gênent l'analyse directe et immédiate des rapports sociaux de l'économie.

Deuxième partie :
Le mystère d'État - la fraude de l'équilibre budgétaire

Le débat sur l'équilibre budgétaire, le surplus et le déficit sert à détourner l'attention des dépenses publiques et du fait que le gouvernement fédéral n'a pas de base économique. Quand on fait de l'équilibre budgétaire, de la lutte au déficit et du surplus un but en soi, on relègue les finances gouvernementales au monde des mystères d'État.

Tout pays moderne doté d'une économie socialisée développée fait des investissements publics constants afin de répondre aux besoins de la population et de l'économie et à l'intérêt général de la société. S'il y a un manque, le peuple, l'économie et la société en souffrent et il y a un risque de crise. Ces investissements publics nécessaires comprennent les programmes sociaux en santé, en éducation, dans la culture et le bien-être, dans les services publics, l'infrastructure et la reproduction élargie des secteurs de base de l'économie.

Le gouvernement de tout pays moderne doté d'une économie socialisée développée se doit d'avoir une base économique qui devient une source de revenu permettant de financer ses investissements publics. La base économique des gouvernements réside dans les entreprises publiques (les sociétés de la Couronne) desquelles ils réclament un revenu, telles la Société canadienne des Postes, la production d'électricité, les sociétés des alcools, la distribution au détail et autres. Or, la privatisation de l'entreprise publique ou son incorporation à des partenariats privés-publics rétrécit la base économique du gouvernement et sa source de revenu. Les gouvernements font aussi des réclamations à la valeur ajoutée que la classe ouvrière produit et distribue dans l'ensemble de l'économie socialisée ainsi qu'aux recettes des services que celle-ci dispense dans le cadre d'entreprises qui ne sont pas propriété du gouvernement ni sous son contrôle. Les réclamations des gouvernements à cette valeur ajoutée se fait par l'imposition des particuliers et des sociétés. Un gouvernement peut aussi réclamer un revenu par le biais d'un autofinancement public. Il peut s'emprunter de l'argent à lui-même en misant sur les avoirs du pays, les perspectives économiques futures ou la valeur augmentée de ses citoyens et de son économie. Mais aujourd'hui les gouvernements se tournent davantage vers les emprunts auprès d'intérêts individuels et privés.

Le gouvernement ne peut pas faire d'investissement sans avoir une source de revenus. Dans la dialectique budgétaire, les investissements sont primaires et les revenus secondaires. Sans investissements, il ne peut y avoir de revenus et sans revenus, il ne peut y avoir d'investissements. Les investissements génèrent des revenus et les revenus donnent lieu à des investissements, créant une valeur nouvelle. L'équilibre entre les deux ne peut être qu'aléatoire et de courte durée, puisque la dialectique se dénoue sur la base d'un plan d'action conscient visant à développer et à catégoriser les investissements requis et atteindre les revenus nécessaires pour mener à bien les investissements.

Le gouvernement Harper dissimule les finances gouvernementales et fait du budget fédéral un mystère d'État. Une des méthodes utilisées est de déclarer qu'il lui faut un budget équilibré, ce qui est incohérent, puisqu'il ne traite pas de comment le gouvernement compte développer et catégoriser ses investissements ni comment il compte développer, catégoriser et clarifier comment générer des revenus.

Le ministre des Finances Flaherty perpétue le mystère d'État en expliquant ainsi le budget 2013 : « Pour faire en sorte que le Canada soit bien en mesure de résister aux chocs économiques et de répondre aux priorités des Canadiens à l'avenir, le Plan d'action économique de 2013 énonce un plan pour éliminer le déficit et rétablir l'équilibre budgétaire d'ici 2015-2016 tout en maintenant un niveau d'impôts peu élevé. À cette fin, le gouvernement contrôlera les dépenses de programmes directes effectuées par les ministères fédéraux tout en respectant son engagement de ne pas augmenter les impôts et de ne pas réduire les transferts aux Canadiens et aux autres ordres de gouvernement. »

Cette déclaration est incohérente. Le but premier du budget devient son « équilibre», ce qui ne décrit la chose que dans son état éphémère. Comment décrire une chose dans son état éphémère ou transitoire peut-il être un but ? Cette relation est la plupart du temps en déséquilibre et ce déséquilibre apporte la dynamique nécessaire pour créer une qualité nouvelle.

Puisque les investissements sont primaires, le facteur secondaire (les revenus) cherche à s'affirmer. Si les revenus donnent lieu à un surplus, ils doivent servir le facteur primaire, c'est-à-dire accroître l'investissement, puisque les investissements dans les êtres humains, dans l'économie et dans la société sont une nécessité sans fin et que des revenus ainsi sans fin sont requis pour assurer ces investissements. Lorsque les revenus donnent lieu à un déficit, la base économique du gouvernement doit s'élargir pour répondre à la nécessité d'investir.

Flaherty dit qu'il veut réduire le facteur primaire de la dialectique budgétaire (les investissements) de sorte que celui-ci ne fasse pas obstacle au but que Harper donne à l'économie, d'équilibrer le budget. Flaherty s'en prend aux investissements dans les programmes sociaux lorsqu'il prétend « contrôler les dépense directes effectuées par les ministères fédéraux ». Cela devient de la désinformation sur où vont les investissements gouvernementaux et où ils devraient aller.

En partant de cette incohérence qu'il veut équilibrer le budget, Flaherty s'en prend aussi aux revenus. Ce faisant, il s'en prend à la base économique du gouvernement fédéral en remettant tous les actifs publics entre les mains d'intérêts privés. Cela se fait déjà dans la réalité puisque le gouvernement affaiblit sa propre base économique par la privatisation, les partenariats privés-publics, la braderie d'actifs publics, la destruction de la fonction publique et la réduction de la fiscalité des entreprises telle que l'amortissement accéléré (trois ans) sur l'achat de nouvel équipement.

Le gouvernement Harper ne veut pas parler franchement d'investissements et de revenus pour la simple raison qu'il a livré les finances publiques aux intérêts privés. Les investissements et les revenus gouvernementaux servent les intérêts monopolistes privés les plus puissants. Afin de cacher cette réalité, Harper et d'autres gouvernements ont recours à la désinformation, comme ce bavardage à propos de l'équilibre budgétaire, de la lutte au déficit et des coupures dans les dépenses par souci d' « austérité ». Ils ont fait des finances publiques un mystère d'État.

À titre d'information : les dépenses du gouvernement en 2012

La plus grande dépense de programme du gouvernement est le budget militaire, soit 22,8 milliards $ pour l'année budgétaire 2011-12, 8 % du budget. La plus grande dépense non productive est le service de la dette, soit 31 milliards $ en 2011-12, 11 % du budget fédéral. Pourquoi le gouvernement doit-il à des individus et à des institutions privées? Le service de la dette est une façon constante et sûre de payer les riches. Les apologistes de cette tendance rétrograde prétendent que le gouvernement n'a pas assez d'argent pour financer ses investissements et qu'il n'a pas le choix que d'emprunter à des individus et à des institutions. Selon cette logique, les revenus seraient le facteur primaire du budget, ce qui est faux. Cette logique dissimule le fait que le gouvernement refuse d'édifier sa base économique, ce qui lui permettrait de générer des revenus permettant de réaliser les investissements requis.

Haut de page


À quoi servent vos impôts: Exercice 2011-2012

Transferts

En 2011-2012, les charges totales du gouvernement fédéral se sont établies à 271,4 milliards $.

Les paiements versés directement aux particuliers, aux administrations provinciales et territoriales et à d'autres organisations sont appelés des « transferts ».

Les transferts constituent la principale catégorie de dépenses du gouvernement. Ils représentent environ 59 cents de chaque dollar dépensé (159,7 milliards $).

Transferts aux particuliers

Les principaux transferts aux particuliers représentent 25 cents de chaque dollar dépensé (68,4 milliards $).

Les prestations versées aux aînés, qui constituent la plus importante composante des transferts aux particuliers, comprennent les éléments suivants :

* Sécurité de la vieillesse
* Supplément de revenu garanti
* Allocation aux conjoints

Les prestations aux aînés ont totalisé environ 38,0 milliards $, soit à peu près 14 cents de chaque dollar dépensé.

Les prestations d'assurance-emploi sont une autre composante des principaux transferts aux particuliers. Au total, elles représentent plus de 6 cents de chaque dollar dépensé (17,6 milliards $).

Pour obtenir des renseignements sur les cotisations d'assurance-emploi, consultez la section « Provenance des revenus ».

Les prestations pour enfants constituent la dernière composante des transferts aux particuliers. Par l'entremise de la Prestation fiscale canadienne pour enfants et de la Prestation universelle pour la garde d'enfants, le Canada a versé 12,7 milliards $ aux familles afin de les aider à élever leurs enfants. Ce montant représente près de 5 cents de chaque dollar dépensé.

Transferts aux particuliers : Familles et enfants

Le gouvernement fédéral fournit également de l'aide aux familles à revenu faible ou modeste — surtout celles ayant des enfants — par l'entremise du crédit pour la taxe sur les produits et services, ou TPS (3,9 milliards $).

Transferts aux provinces et aux territoires

Les principaux transferts aux autres administrations ont totalisé 56,8 milliards de dollars l'année dernière, soit 21 cents de chaque dollar dépensé. Ces transferts aident à financer les soins de santé, l'éducation postsecondaire et d'autres programmes offerts aux Canadiennes et aux Canadiens.

Le Transfert canadien en matière de santé a fourni 27,2 milliards $ en aide au titre des programmes de santé, soit 10 cents de chaque dollar dépensé.

Le Transfert canadien en matière de programmes sociaux — à l'appui de l'éducation postsecondaire, des programmes sociaux et des programmes destinés aux enfants — a procuré un financement de 11,5 milliards $, soit plus de 4 cents de chaque dollar dépensé.

Les autres principaux transferts — notamment au titre du Programme de péréquation, de la Formule de financement des territoires et du Fonds de la taxe sur l'essence — ont totalisé environ 7 cents de chaque dollar dépensé (18,1 milliards $).

La péréquation et la formule de financement aident les provinces et les territoires moins prospères à fournir des services publics sensiblement comparables à des niveaux d'imposition sensiblement comparables. Les transferts du Fonds de la taxe sur l'essence aident les villes et les collectivités du Canada à financer des infrastructures municipales.

Transferts aux provinces et aux territoires : Soins de santé

L'aide fédérale aux soins de santé ne se limite pas aux paiements en espèces en vertu du Transfert canadien en matière de santé, du Programme de péréquation et de la Formule de financement des territoires.

Depuis 1977, les provinces occupent une part du champ d'imposition fédéral pour compléter les transferts directs qu'elles reçoivent en espèces. En 2011-2012, ces « points d'impôt » ont ajouté quelque 22,1 milliards $ dans les coffres des provinces aux fins de programmes comme les soins de santé, l'éducation postsecondaire, l'aide sociale et les services sociaux.

De plus, le gouvernement du Canada a versé plus de 6 milliards $ l'année dernière au titre des activités suivantes :

* Programmes de santé publique
* Recherche en santé
* Services de santé des Premières nations
* Soins aux anciens combattants

Autres transferts

L'année dernière, les dépenses consacrées au titre des subventions et contributions fédérales ont totalisé 34,5 milliards $, soit près de 13 cents de chaque dollar dépensé, dont environ :

* 7,7 milliards $ en transferts aux Premières nations et aux peuples autochtones ;
* 1,7 milliard $ en aide aux agriculteurs et aux autres producteurs d'aliments ;
* 4,9 milliards $ au titre de l'aide extérieure et de l'aide internationale ;
* 7,5 milliards $ à l'appui de la recherche-développement, de l'infrastructure, du développement régional et des entreprises.

Des fonds ont également été consacrés à des programmes d'aide aux étudiants, à la recherche et la promotion en matière de santé ainsi qu'aux arts, au sport amateur, au multiculturalisme et au bilinguisme.

Autres charges de programmes

Après les transferts, le gros des revenus fiscaux fédéraux a été consacré aux coûts de fonctionnement du gouvernement, c'est-à-dire plus de 130 ministères, organismes, sociétés d'État et autres institutions fédérales qui fournissent des programmes et des services aux Canadiens.

Les coûts de fonctionnement (dont les salaires et avantages sociaux, les installations et le matériel, les fournitures et les déplacements) ont représenté 30 cents de chaque dollar dépensé (80,7 milliards $). Trois organisations — la Défense nationale, Sécurité publique Canada et l'Agence du revenu du Canada — sont à l'origine de près de la moitié de ces dépenses, soit un peu moins de 15 cents de chaque dollar dépensé.

Défense

Premièrement, les sommes que la Défense nationale a consacrées l'an dernier aux forces militaires du Canada ont représenté 8 cents de chaque dollar dépensé (22,8 milliards $).

Sécurité publique

Deuxièmement, les frais de fonctionnement du ministère de la Sécurité publique et de la protection civile ont représenté près de 4 cents de chaque dollar dépensé (9,4 milliards $).

Ce montant comprend le financement de la Gendarmerie royale du Canada, du système pénitentiaire fédéral et des opérations de contrôle de la circulation et de sécurité à la frontière.

Agence du revenu du Canada

Troisièmement, les charges de l'Agence du revenu du Canada, qui administre le régime fédéral d'impôts et de taxes (et perçoit l'impôt sur le revenu des particuliers pour toutes les provinces sauf le Québec), ont totalisé 7,3 milliards $, soit près de 3 cents de chaque dollar dépensé.

Autres dépenses de fonctionnement

Un montant de 32,3 milliards $— soit 12 cents de chaque dollar dépensé — a été consacré au fonctionnement des autres ministères et organismes fédéraux.

Parmi les grands ministères, mentionnons :

* Anciens combattants
* Environnement
* Industrie
* Justice
* Pêches et Océans
* Ressources humaines et Développement des compétences
* Ressources naturelles
* Santé
* Travaux publics
* Transports

Du financement a aussi été versé à des organismes fédéraux comme l'Agence canadienne d'inspection des aliments, Parcs Canada et l'Agence canadienne de développement international.

Coûts du Parlement

L'une des parts les moins importantes des dépenses fédérales est consacrée au Parlement, c'est-à-dire la Chambre des communes, le Sénat et la Bibliothèque du Parlement.

L'année dernière, les salaires et avantages sociaux des députés, des sénateurs et des membres du personnel parlementaire ainsi que les montants consacrés aux installations et aux services du Parlement ont totalisé 565 millions $, soit moins d'un quart de cent de chaque dollar dépensé.

Sociétés d'État

Les sociétés d'État (soit les organisations appartenant directement ou indirectement au gouvernement) ont coûté 8,2 milliards $, ou 3 cents de chaque dollar dépensé.

* La plus grande partie de ces dépenses a été engagée par deux organisations :
* la Corporation commerciale canadienne (2,4 milliards $).
* Énergie atomique du Canada Limitée (2,0 milliards $) ;

Des fonds ont également été consacrés à des organismes culturels comme le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée canadien des civilisations et le Conseil des arts du Canada, de même qu'à des entreprises comme VIA Rail et la Commission canadienne du tourisme.

Ces coûts ont été compensés en partie par les revenus des sociétés d'État — 4,0 milliards $ en 2011-2012 — qui font partie des autres revenus indiqués dans la section « Provenance des revenus ».

Frais de la dette publique

Les frais d'intérêt sur la dette publique du Canada (sommes empruntées au fil des ans par le gouvernement fédéral qui n'ont pas encore été remboursées) ont totalisé 31,0 milliards $, soit environ 11 cents de chaque dollar dépensé.

À l'heure actuelle, 75 % de la dette est empruntée aux institutions et aux particuliers canadiens qui détiennent des obligations, des bons du Trésor et d'autres instruments de dette fédéraux.

À quoi servent vos impôts : Sommaire

Voici notre bref sommaire des dépenses fédérales en 2011-2012.


Cliquer sur l'image pour agrandir

* Agence du revenu du Canada (3 cents)
* Aide aux aînés (14 cents)
* Autres dépenses de fonctionnement (12 cents)
* Autres principaux transferts aux autres administrations (7 cents)
* Autres transferts (13 cents)
* Défense (8 cents)
* Frais de la dette publique (11 cents)
* Prestations d'assurance-emploi (6 cents)
* Prestations pour enfants (5 cents)
* Sécurité publique (4 cents)
* Sociétés d'État (3 cents)
* Transfert canadien en matière de programmes sociaux (4 cents)
* Transfert canadien en matière de santé (10 cents)

Provenance des revenus

En 2011-2012, le gouvernement fédéral a obtenu des revenus de 245,2 milliards $.

Ces revenus provenaient des sources suivantes :

* Impôt sur le revenu des particuliers — 119,3 milliards $, soit près de 49 cents par dollar de revenus.
* Impôt sur le revenu des sociétés — environ 31,7 milliards $, soit près de 13 cents par dollar de revenus.
* Taxe sur les produits et services — 28,4 milliards $, soit plus de 11 cents par dollar de revenus.

Divers autres impôts et taxes —comme les retenues d'impôt des non-résidents, les droits de douane à l'importation, les taxes sur l'énergie et les taxes et droits d'accise sur l'alcool et le tabac — ont compté pour 20,0 milliards $, ou 8 cents par dollar de revenus.

Les cotisations d'assurance-emploi se sont élevées à 18,6 milliards $, soit environ 8 cents par dollar de revenus.

Enfin, les autres revenus — comme les bénéfices des sociétés d'État et le produit de la vente de biens et de services — représentent les 27,3 milliards $ restants, ou 11 cents par dollar de revenus.

Provenance des revenus : Sommaire

* Bénéfices des sociétés d'État et produit de la vente de biens et de services (11 cents)
* Cotisations d'assurance-emploi (8 cents)
* Impôt sur le revenu des particuliers (49 cents)
* Impôt sur le revenu des sociétés (13 cents)
* Retenues d'impôt des non-résidents, droits de douane à l'importation, taxes sur l'énergie et taxes et droits d'accise sur l'alcool et le tabac (8 cents)

Revenus tirés de la taxe sur les produits et services (11 cents)

Le déficit budgétaire

L'écart de 26,2 milliards $ entre les dépenses de 271,4 milliards $ et les revenus de 245,2 milliards $ du gouvernement constitue le déficit budgétaire de 2011-2012. Ce déficit entraîne une augmentation de la dette fédérale (ou déficit accumulé).

À propos de ces chiffres

Le gouvernement fédéral calcule ses résultats financiers pour des « exercices » de 12 mois qui se terminent le 31 mars de chaque année. Le présent exposé se fonde sur le Rapport financier annuel du gouvernement du Canada pour le plus récent exercice complet, soit 2011-2012.

Voilà donc l'utilisation et la provenance de vos impôts fédéraux. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter les liens utiles qui suivent.

Liens utiles

Pour obtenir plus d'information financière sur le gouvernement du Canada, consultez les sources suivantes :

Rapport financier annuel

Le Rapport financier annuel du gouvernement du Canada fournit des données financières globales, selon la méthode de comptabilité d'exercice intégrale, sur les dépenses et les revenus fédéraux pour le dernier exercice complet. Il est affiché dans la section « Publications et rapports » du site Web du ministère des Finances.

Tableaux de référence financiers

En complément du Rapport financier annuel, le ministère des Finances publie les Tableaux de référence financiers, qui contiennent notamment des renseignements financiers sur les provinces et les territoires. Ils sont affichés dans la section « Publications et rapports » du site Web du Ministère.

La revue financière

Ce bulletin mensuel du ministère des Finances présente les plus récents résultats financiers du gouvernement. La revue financière est affichée dans la section « Publications et rapports » du site Web du Ministère.

Comptes publics du Canada

Les Comptes publics du Canada contiennent les états financiers vérifiés du gouvernement pour le dernier exercice ainsi que des détails sur les opérations financières de chaque ministère. Ils sont affichés sur le site Web de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.

Rapport sur la gestion de la dette

Le Rapport sur la gestion de la dette annuel présente les éléments clés de la stratégie de gestion de la dette fédérale de même que les volets stratégiques et opérationnels du programme de gestion de la dette du gouvernement et de ses activités de gestion de la trésorerie de l'exercice précédent. Il est affiché dans la section « Publications et rapports » du site Web du ministère des Finances.

Agence du revenu du Canada

Le ministère des Finances établit la politique fiscale fédérale, mais c'est l'Agence du revenu du Canada qui est chargée de gérer la perception des revenus du gouvernement. L'Agence donne accès à un aperçu de ses activités, à son rapport annuel et à la page d'accueil de son site Web.

Haut de page


Résumé du budget 2012


Cliquer sur l'image pour télécharger le fichier PDF (30 pages)

Haut de page


Lisez Le Marxiste-Léniniste
Site web:  www.pccml.ca   Courriel: redaction@cpcml.ca