Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 42 - 18 mars 2013

In Memoriam

Dacajeweiah
Splitting-the-Sky


7 janvier 1952 - 13 mars 2013

Le 13 mars, Dacajeweiah, Splitting-the-Sky (fendre le ciel), 61 ans, nous a quittés à jamais lorsqu'il est décédé chez lui à Adams Lake, en Colombie-Britannique. Son nom colonial était John Boncore Hill, des Six Nations. «D'Attica à Gustafsen Lake » et toujours depuis il fut un guerrier, un camarade, un ami.

Nous sommes profondément affligés par cette perte.

La famille publiera une déclaration biographique et les détails des arrangements funéraires. Avec un profond amour pour son épouse et son âme soeur, She-Keeps-the-Door (elle garde la porte) et ses enfants, nous sommes de tout coeur aux côtés des très nombreux compagnons de combat et amis de Dac.


Manifestations contre les coupures à l'aide sociale du gouvernement du Québec
Notre sécurité est dans la défense des droits de tous!

Chavez vit, la lutte continue!
Le legs du président Hugo Chavez 

Note aux lecteurs


Manifestations contre les coupures à l'aide sociale
du gouvernement du Québec

Notre sécurité est dans la défense des droits de tous!

Montréal le 13 mars 2013

Le 13 mars en avant-midi, plus d'un millier de personnes assistées sociales et des personnes et groupes qui défendent les droits des plus défavorisés ont manifesté contre les coupures à l'aide sociale dans quatre grandes villes du Québec, soit Montréal, Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières.

À Montréal, près de mille manifestants ont répondu à l'appel du Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ) et se sont rassemblés devant la tour de la Bourse, qui abrite le bureau de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale Agnès Maltais. Un fort cordon policier se tenait devant l'édifice. Parmi les alliés, il y avait la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), plusieurs organisations de femmes, dont la Fédération des femmes du Québec (FFQ), des groupes en alphabétisation, des étudiantes en travail social de l'UQAM ainsi que quelques représentants de syndicat.

Les bannières, pancartes et discours traduisaient la colère de la population face à cette attaque brutale contre les plus vulnérables. Une pancarte portant l'inscription: « Une communauté qui ne prend pas soin de ses pauvres est une communauté malade » exprimait bien cette colère et la demande que la situation des membres les plus vulnérables de la société doit immédiatement être corrigée. À ce sujet, la manifestation demandait non seulement l'annulation des coupures, mais aussi une augmentation substantielle immédiate des prestations d'aide sociale.

Les manifestants ont été également choqués d'apprendre que plusieurs centres locaux d'emploi menacent de couper les bénéficiaires de programme s'ils participent aux actions en spécifiant que l'argent de ses programmes ne peut servir à manifester. Comme l'ont mentionné plusieurs d'entre eux, non seulement nous sommes victimes d'attaques, mais en plus on prend des mesures pour nous empêcher de riposter.

Les manifestations ont été organisées en réponse à l'annonce faite en catimini par la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale Agnàs Maltais à l'effet qu'il y aura des coupures de l'ordre de 19 millions $ dans l'aide aux plus démunis à compter du 1er juin 2013, des coupures qui sont décrétées par le Conseil du trésor au nom du rétablissement de l'équilibre budgétaire. La ministre a discrètement fait publier son projet de modification au Règlement sur l'aide aux personnes et aux familles dans la Gazette officielle le 27 février. Selon la Gazette officielle, les changements qui auraient pour but de « renforcer l'incitation au travail » visent des allocations de 129 $ par mois versées pour « contrainte temporaire » au travail en sus de la prestation de base de 604 $ par mois. Deux groupes de personnes sont visés : les 55 à 58 ans, en raison de l'âge, et les couples ayant la charge d'un enfant d'âge préscolaire. Le gouvernement compte aussi limiter l'accès à des services en toxicomanie avec hébergement, en imposant désormais une durée, pas plus de deux fois par année, pour un total de 90 jours.

Une oratrice a dit qu'il était très clair que ces coupures étaient une commande du Conseil des ministres et du Conseil du trésor. Mais pour les personnes assistées sociales et leurs alliés, non seulement ces coupures doivent être retirées, mais le gouvernement doit fournir un revenu décent permettant de vivre dans la dignité. Elles rejettent l'argument frauduleux de la ministre Maltais à l'effet que les coupures vont être compensées par des montants alloués pour la participation à des programmes d'employabilité. Comme l'a souligné la co-porte-parole de la FCPASAQ, Amélie Châteauneuf: « La ministre dit que toutes les personnes assistées sociales visées par les coupures auront accès à des suivis individuels et à des programmes personnalisées qui leur donneront 195 $ par mois, mais les agents qui offrent des services dans les Centre locaux d'emploi (CLE) ont déjà des centaines de dossiers et il y a des coupures de personnel dans les CLE. Comment la ministre peut-elle s'assurer que les 13 500 ménages visés par la réforme ne seront pas échappés par son système surchargé ? Si la ministre ne veut échapper personne, elle n'a qu'un choix : retirer les coupures de sa réforme. Sinon, elle peut continuer à tricoter la réalité tant qu'elle veut, mais à cause d'elle, les personnes et les familles seront appauvries davantage et elles auront encore plus faim. De plus, si la réforme est adoptée, des personnes ayant des problèmes de toxicomanie se verront retirer les soins sans lesquels leur guérison, et même leur survie peut-être compromises. »

Les personnes assistées sociales et les travailleurs rejettent la propagande intéressée qui laisse sous-entendre que le Québec est un pays pauvre quand il s'agit de financer ses programmes sociaux, mais qui trouve les millions nécessaires pour permettre aux monopoles de rivaliser sur les marchés internationaux. Il faut rejeter aussi la prétention que tout cela est fait dans un intérêt supérieur, l'« intérêt de l'ensemble des Québécois ». Par où passe la défense de l'ensemble des Québécois sinon par la défense des droits de tous ? Notre sécurité et notre avenir sont dans la défense des droits de tous, à commencer par les plus vulnérables.

Un revenu décent pour tous et toutes !
Arrêtez de payer les riches !
Augmentez les investissements dans les programme sociaux !



Haut: Montréal. Milieu: Sherbrooke et Trois-Rivières. Bas: Québec, le 13 mars 2013

(Photos : LML, D-Max Samsom, Marie-Éve Alarie)

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Chavez vit, la lutte continue!

Le legs du président Hugo Chavez


Le président Hugo Chavez du Venezuela avec le portrait du héros national Simon Bolivar à l'arrière plan

Une composante essentielle de la révolution bolivarienne est le pouvoir politique que le peuple vénézuélien a acquis de participer à la prise de décisions sur les affaires qui le concernent : c'est lui qui prend contrôle de la nation, de son économie et de ses ressources.

C'est cela que les impérialistes américains et leurs agents au Venezuela, les riches élites qui veulent que le pays fasse marche arrière, ne peuvent accepter. Ils essaient de nier que le président Chavez jouit d'un vaste appui populaire parce que son gouvernement reflète les aspirations du peuple pour un Venezuela moderne qui reconnaît ses droits et où l'économie est réorganisée de façon à servir les intérêts du peuple. Leur désinformation à l'effet que Chavez et son gouvernement sont antidémocratiques ne tient pas le coup quand on considère qu'en 14 ans le gouvernement Chavez a participé à près de 20 élections et référendums. La victoire décisive de 1998 a été la première d'une série presque ininterrompue de succès électoraux et politiques pendant les 14 années de pouvoir du président Chavez.

Une fiche documentaire émise le 13 janvier par l'Ambassade de la République bolivarienne du Venezuela aux États-Unis mentionne que « depuis 1999, un total de 17 élections et référendums ont été tenus au Venezuela et tous ont été certifiés par des observateurs d'élections internationaux comme étant libres et équitables [...] Les normes élevées du système électoral vénézuélien ont été mentionnées par des organisations internationales dont le Carter Center dont le directeur, l'ex-président Jimmy Carter, a dit, au sujet des élections au Venezuela : « En fait, sur les 92 élections que j'ai observées, je dirais que le processus électoral du Venezuela est le meilleur au monde. Ils ont un merveilleux système de votation. »

Pendant ses 14 ans comme président et avant son élection, Hugo Chavez a défendu les intérêts des peuples de son pays et du monde. Sa vie et son oeuvre sont une contribution remarquable à la réalisation des aspirations des peuples d'Amérique latine, des Caraïbes et du monde qui combattent pour le nouveau.

* * *

Débuts en 1988 : Hugo Rafael Chavez Frias est né le 28 juillet 1954 dans l'État vénézuélien de Barinas, dans une famille de sept enfants. Ses parents étaient enseignants et la famille était de revenus modestes.

Il a étudié à l'école secondaire Daniel O'Leary à Barinas avant d'étudier à l'Académie vénézuélienne des Sciences militaires de la capitale, Caracas, où il obtient son diplôme avec mention honorable en 1975. Au-delà de ses études académiques, Chavez a toujours nourri un intérêt pour plusieurs patriotes latino-américains, dont Simon Bolivar et Che Guevara, qui l'inspiraient à se battre pour surmonter le fléau de la pauvreté qui affectait tellement la société vénézuélienne. Cette vision favorable à la défense des intérêts des pauvres n'a jamais quitté Chavez bien qu'il était un militaire et que l'armée jouait un rôle négatif à ce moment-là. La carrière de Chavez avait débuté par sa participation à une unité anti-insurrectionnelle contre des rebelles qui tentaient de renverser le gouvernement. Au fil du temps, il s'est convaincu de la responsabilité sociale qui incombe à l'armée de défendre les membres les plus pauvres de la société, sans exclure une intervention contre un gouvernement civil s'il n'assume pas son devoir de défendre les intérêts du peuple.

En 1981, Chavez commence à enseigner à l'académie militaire où il avait étudié. En tant qu'enseignant, il discute de cette question de la responsabilité qui incombe à l'armée de défendre les intérêts du peuple et il commence à recruter des soldats au sein d'une organisation clandestine, le Mouvement bolivarien révolutionnaire-200 (MBR-200). Craignant l'influence que Chavez exerce, ses supérieurs lui donnent un poste subalterne dans l'État d'Apure. Chavez s'y est attaché à connaître la réalité des peuples autochtones du Venezuela.

En dépit des efforts pour le marginaliser, Chavez accède en 1988 au grade de major et est nommé assistant d'un général haut gradé et il revient à Caracas.

El Caracazo, février 1989 : En 1989, la situation au Venezuela s'est grandement détériorée. Le conflit entre l'autorité — le gouvernement corrompu néolibéral de Carlos Andres Perez — et les conditions — la pauvreté du peuple, exacerbée par l'asservissement du gouvernement aux intérêts étrangers — s'intensifie. En réponse aux protestations grandissantes, le gouvernement Perez exerce une répression violente et sanglante dans une campagne qui a pris le nom d'El Caracazo où des centaines de personnes ont été tuées en plus de toutes celles qui ont été blessées ou ont « disparu ». Cet événement fut parmi ceux qui incitèrent Chavez à prendre la tête de ses confrères militaires patriotiques et de les organiser dans l'action.


Au début de 1989, la répression d'État brutale par le gouvernement de Carlos Andres Perez,
lors des événements appelés El Caracazo.

Opération Zamora, 4 février 1992 : Chavez et ses supporters commencent à poser le problème de prendre le pouvoir politique et de changer la situation en faveur du peuple, ce qui prend d'abord la forme d'un coup d'État. Le coup implique des unités militaires du District fédéral et des États de Zulia, Carabobo, Miranda et Aragua. Les trahisons, défections, erreurs et des circonstances imprévues font que le coup échoue et Chavez se rend à condition qu'on lui permette de faire un discours à la télévision. Dans son discours, il se dit convaincu qu'un changement pour le mieux est inévitable et que la lutte n'est pas terminée. Des manifestations en appui à Chavez se tiennent à l'extérieur de la prison. Une autre tentative de coup a lieu en novembre de la même année, encore une fois sans succès. En 1994, le président Rafael Caldera relâche Chavez et d'autres membres de MBR-200.


Chavez s'adresse à la nation après le coup d'État manqué en 1992. À droite, Chavez qui jubile lors de sa
libération de la prison en mars 1994.



Le 4 février 2012, le vice-président Nicolas Maduro assiste à Caracas à la commémoration du coup d'État de 1992 qui avait échoué. Aujourd'hui, cet anniversaire est célébré comme la Journée de la dignité nationale.

Élection présidentielle de 1998 : Le MBR-200 se transforme en organisation politique, le Mouvement de la Cinquième république, avec Chavez comme candidat présidentiel à l'élection de 1998. Chavez remporte l'élection avec 56,20 % du vote, se gagnant l'appui des pauvres et de la classe moyenne.


Une composante essentielle de la révolution bolivarienne est l'habilitation politique des Vézuéliens à participer à la prise de décisions sur les questions qui les affectent. Photo d’une assemblée de citoyens dans l'État de Guarico tenue dans le cadre du débat national de masse de  novembre-décembre 2012 sur le Plan socialiste de la nation du Venezuela 2013-2019, pour lequel le président Chávez a été réélu en 2012.

Réforme de la Constitution, 1999 : Ayant pris le pouvoir en 1999, Chavez demande la tenue d'un référendum public sur la mise sur pied d'une Assemblée constitutionnelle. Ce référendum l'emporte avec 88 % des votes. Lors des élections qui s'ensuivent pour élire les membres à la nouvelle Assemblée le 25 juillet 1999, les supporters de Chavez remportent 95 % des sièges. L'Assemblée propose une nouvelle constitution qui sera approuvée à 72 %. La nouvelle constitution propose des protections accrues pour les populations autochtones et pour les femmes, et garantit les droits du public à l'éducation, au logement, aux soins de santé et à l'alimentation. Elle ajoute de nouvelles protections environnementales et de nouvelles exigences pour assurer la transparence gouvernementale. Le nom officiel du pays est changé de République du Venezuela à République bolivarienne du Venezuela, une indication claire qu'un projet prosocial d'édification nationale à la défense de la souveraineté a été pris en main par le peuple.

Élection présidentielle de 2000 : Cette élection se tient en réponse à la Constitution qui ordonnait la tenue d'une élection présidentielle en 2000, que Chavez remporte avec 59,76 % des votes.

Coup d'État soutenu par les États-Unis, 2002 : La riche élite dirigeante cherche à reprendre le pouvoir, aidée par des éléments extérieurs, essentiellement les États-Unis. Le 11 avril 2002, Chavez est chassé du pouvoir par un coup au cours duquel plus de 20 personnes sont tuées et plus d'une centaine blessées. Le riche homme d'affaires Pedro Cormona s'autoproclame président et abolit la constitution de 1999. Cependant, l'appui à Chavez est si fort parmi le peuple et l'armée que le coup est renversé et Chavez retourne au pouvoir le 14 avril suite à de fortes manifestations populaires.



En haut: Une scène du documentaire « La révolution ne sera pas télévisée », montrant la connivence des forces réactionnaires au Venezuela contre le peuple et le gouvernement Chavez lors du coup de 2002. Ci-dessous, le président Chavez lève le poing en défi après que le coup ait été défait par le peuple et qu'il ait été libéré.

Sabotage de l'industrie pétrolière nationale : Le Coup d'État de 2002 était également lié au ralentissement et au sabotage de l'industrie pétrolière du pays instigués par les dirigeants de la compagnie pétrolière vénézuélienne Petroleos de Venezuela (PDVSA). Le 25 février 2002, le président Chavez a nommé un nouveau conseil d'administration du PDVSA parce que le conseil précédent refusait de fournir de l'information et de faire rapport sur les décisions que prenait cette entreprise d'État. Certains des dirigeants les plus anciens avaient alors commencé une « grève ». Ils ont saboté l'industrie pétrolière par des lockouts et des ralentissements. Cela a mené à leur congédiement le 7 avril, quelques jours avant le coup d'État du 11 avril dans lequel ils ont participé activement de pair avec les élites d'affaires et syndicales.


Le 13 avril 2009, la commémoration de la défaite du coup
d'État contre Chavez par le peuple. Sur la bannière:
  « Rappelez-vous avril ».

Suite au renversement du coup contre Chavez, le sabotage s'est intensifié en décembre 2002 avec de nombreux actes de vandalisme et de sabotage. Le PDVSA a écrit sur son site web que les forces hostiles croyaient « que la rupture de la principale source de revenus du Venezuela — l'industrie pétrolière — allait faire suffoquer le gouvernement bolivarien démocratique et forcer la démission du président Chavez ».

Les travailleurs du PDVSA se sont opposés su sabotage qui a pris fin en janvier 2003 avec le congédiement de ceux qui en étaient responsables.

Référendum de destitution de 2004 : Les forces de l'opposition tentent aussi d'usurper le pouvoir du peuple vénézuélien en ayant recours à une clause référendaire de révocation contenue dans la nouvelle constitution. Ce référendum est un échec cuisant : 70 % des Vénézuéliens prennent part au vote et 59 % d'entre eux votent en faveur du président Chavez.

Élection parlementaire de 2005 : Les partis qui appuient le président Chavez, le Mouvement de la 5e République, gagnent 60 % des votes et 116 des 167 sièges au parlement. La victoire est facilitée du fait que les partis de l'opposition se sont retirés, après avoir d'abord contesté le processus électoral pour ensuite refuser de participer lorsque l'Organisation des États américains a reconnu la légitimité des élections.

Élection présidentielle de 2006 : Chavez est réélu pour un troisième mandat. Il remporte 63 % des votes dans cette élection où le taux de participation est de 74 %.

Fondation du Parti socialiste unifié du Venezuela : Le 15 décembre 2006, Chavez annonce que les partis politiques qui l'appuient et qui constituent le pôle patriotique ont décidé de se fondre en un seul grand parti, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV). Cela a mené à une plus grande unité du mouvement bolivarien et à l'accroissement de sa capacité de diriger le projet d'édification nationale.

Référendum constitutionnel de 2007 : Il s'agit d'un référendum visant à amender 69 articles de la constitution de 1999 afin de consolider la Révolution bolivarienne. Le référendum est défait par un peu plus de 50 % des votes, la seule défaite électorale de Chavez pendant ses 14 années de pouvoir.

Référendum constitutionnel de 2009 : Afin de consolider la révolution bolivarienne, Chavez fait valoir la nécessité d'abolir la limite de deux mandats pour les dirigeants élus telle que stipulée dans la constitution de 1999. Le référendum du 15 février 1999 pour abolir la limite de deux mandats est appuyé par 54 % des électeurs.

Élection parlementaire de 2010 : Le PSUV reçoit 48,3 % des votes et obtient 96 sièges au parlement. Les partis d'opposition néolibéraux, bien qu'ils aient uni leurs forces en une Coalition pour l'unité démocratique, subissent une défaite.

Élection parlementaire de 2012 : Le 7 octobre 2012, Chavez remporte un troisième mandat avec 54 % des votes. Les menaces de violence et d'autres irrégularités de la part des forces de l'opposition appuyées par les États-Unis ne réussissent pas à empêcher le peuple d'exprimer son appui.


Le 5 octobre 2012, le rassemblement de clôture de la campagne électorale de Chavez à Caracas. Avec environ 3 millions de participants, il est considéré comme l'un des plus grands rassemblements jamais tenus dans le pays.

Développement économique

Selon l'article 299 de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, le modèle économique du pays « est basé sur les principes de la justice sociale, la démocratisation, l'efficacité, la libre concurrence, la protection de l'environnement, la productivité et la solidarité, avec l'objectif d'assurer le développement humain intégral et une existence digne et utile pour la communauté ».

La Constitution déclare également que « l'État, en collaboration avec l'initiative privée, va favoriser le développement harmonieux de l'économie nationale, aux fins de générer des sources d'emploi, un taux élevé de valeur ajoutée nationale, d'élever le niveau de vie de la population et renforcer la souveraineté économique du pays, de garantir la fiabilité de la loi, d'assurer une croissance solide, dynamique, durable, continue et équitable de l'économie menant à une juste répartition de la richesse par le biais de la planification stratégique participative démocratique qui comprend une consultation ouverte ».

Le taux de chômage a diminué de façon constante au cours des dernières années grâce aux programmes sociaux bolivariens comme le programme de logement Misión Hábitat, qui a stimulé le secteur de la construction en construisant des centaines de milliers de nouvelles maisons et de nouveaux appartements chaque année par le biais de la coopération publique-privée et la Misión y Saber Trabajo (la Mission de connaissances et du travail), qui offre de la formation professionnelle et du placement pour les citoyens. Lorsque le gouvernement d'Hugo Chavez a commencé son mandat en 1999, le chômage s'élevait à 14,5 %, mais en 2008, il avait diminué de plus de la moitié à 6,9 %. En 2012, le chômage moyen a été de 6,4 %, et a été réduit à 5,9 % en décembre de la même année.

Les réalisations économiques du Venezuela incluent également :

- une croissance économique de 95 % de 2004 à 2009 ;

- une hausse du produit intérieur brut (PIB) d'environ 300 milliards $ par an, contre moins de 100 milliards $ dans les années 1990.

Nelson Merentes, le président de la Banque centrale du Venezuela, a déclaré en décembre 2012 que le pays est parmi les cinq premiers en ce qui concerne la croissance économique en Amérique latine, étant donné que son PIB a augmenté de 5,5 % entre janvier et septembre pendant l'année. C'est la quatrième plus grande économie de la région, après le Brésil, le Mexique et l'Argentine.

Selon une annonce faite en octobre 2012 par le ministre des Finances Giordiani Jorge devant l'Assemblée nationale, le poids de la dette extérieure du Venezuela par rapport à sa dette totale a été réduit de moitié sous le gouvernement du président Hugo Chávez, passant de 80 % en 1999 à 40 % en 2012.

La dette publique du Venezuela est équivalente à 26 % de son PIB, ce qui est nettement moindre que dans les économies avancées comme l'Allemagne, le Japon et les États-Unis, et que dans l'économie des pays en développement comme le Brésil et l'Inde. Son taux d'intérêt fixe n'est pas lié à des institutions financières comme la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international (FMI), comme c'était le cas sous les administrations précédentes. Le membre du Congrès et membre du comité des finances, Andrés Eloy Méndez, a déclaré : « Le Venezuela ne doit pas un seul bolívar [la monnaie locale] au FMI ou à la Banque mondiale .... » Il a souligné que sous les administrations précédentes, la dette du Venezuela était plus de deux fois ce qu'elle est aujourd'hui, soit plus de 58 % de son PIB.

Missions bolivariennes et affirmation des droits humains

En 2003, sous la direction du président Chavez, le Venezuela a mis sur pied ses Missions bolivariennes qui sont au centre de la révolution bolivarienne et dont près de 20 millions de personnes ont bénéficié. Elles comprennent aujourd'hui environ 25 programmes sociaux financés par l'État qui visent à satisfaire de multiples façons les besoins sociaux, économiques, culturels, politiques et matériels des gens les plus pauvres au Venezuela. Ces programmes sont financés à même les revenus de la compagnie pétrolière PDVSA. Elles sont un des principaux mécanismes par lesquels les droits du peuple qui sont enchâssés dans la constitution sont affirmés. Elles satisfont les besoins de base de la population à travers des programmes qui donnent gratuitement accès à des services de santé, de nutrition, d'éducation, de logement et de formation à l'emploi. Une des missions les plus connues, la mission Barrio Adentro (« Dans le quartier ») a établi des cliniques et des médecins dans les communautés qui auparavant n'en avaient pas. Les missions expriment également l'esprit de coopération entre le Venezuela et Cuba qui fournissent de l'expertise et du personnel dans des domaines comme les soins de santé et l'alphabétisation.


Misión Alimentacion est un vaste programme de saine
nutrition pour les Vénézuéliens pauvres
.

Le travail diversifié des Missions bolivariennes a été salué à l'échelle internationale, ce qui dément la désinformation véhiculée par les impérialistes et leurs agents au sujet des soi-disant violations des droits humains au Venezuela. L'ambassade du Venezuela aux États-Unis écrit à ce sujet : « Le 12 novembre 2012, les Nations unies ont voté à très forte majorité d'élire le Venezuela comme membre du Conseil des droits de l'homme, une décision historique qui démontre le dévouement du Venezuela sur cette question. Cent cinquante quatre pays ont voté en faveur de la participation du Venezuela en tant que membre du Conseil, lui donnant l'un des 18 sièges sur lesquels seulement 3 sont réservés à l'Amérique latine et aux Caraïbes. C'est une reconnaissance importante des progrès qui ont été faits dans le renforcement de la protection des droits au pays et dans la promotion de la paix et de la solidarité au sein de la communauté internationale. »

Le Venezuela a démontré son engagement envers les droits humains et la dignité humaine en mettant en oeuvre des politiques sociales innovatrices qui ont réduit la pauvreté des familles de 50 % et la pauvreté extrême de 70 %. Le pays a atteint plusieurs des Objectifs du millénaire pour le développement en deçà des échéances, comme l'éradication de l'analphabétisme, l'amélioration de l'accès à l'eau propre et la réduction substantielle de la faim.

Dans l'article de décembre 2012 de Carles Muntaner, Joan Benachet de Maria Paez Victor dans le magazine Counterpunch, intitulé « Les accomplissements de Hugo Chavez », les auteurs citent certains des résultats des Missions :

- la baisse de la mortalité infantile de 25 par mille en 1990 à 13 par mille en 2010 ;

- 96 % de la population a maintenant accès à de l'eau propre (un des objectifs de la révolution) ;

- en 1998, il y avait 18 médecins par 10 000 habitants ; il y en a maintenant 58 et 95 000 médecins en tout dans le système de santé public ;

- les gouvernements précédents ont mis plus de 40 ans à construire 5081 cliniques alors qu'en seulement 13 ans le gouvernement bolivarien en a construit 13 721 (une augmentation de 169,6 %) ;

- en 2011, 67 000 Vénézuéliens ont reçu gratuitement des médicaments très coûteux pour traiter le cancer, l'hépatite, l'ostéoporose et la schizophrénie ; le pays compte maintenant 34 centres de désintoxication ;

- en six ans 19 840 sans-abri ont reçu des services dans le cadre d'un programme spécial et il n'y a pratiquement plus d'enfants qui vivent dans les rues aujourd'hui ;

- le Venezuela a maintenant le plus grand centre de soins intensifs de la région ;

- un réseau de 127 pharmacies publiques vend des médicaments subventionnés ce qui permet des baisses de prix de 34 à 40 %.

Voici une liste partielle des missions.

Santé et nutrition

- Misión Barrio Adentro (Dans le quartier ) : Ce programme donne accès au système de santé à ceux qui auparavant en étaient exclus par le biais de centres de santé et de cliniques publiques. La mission fournit gratuitement des médicaments sous prescription, des soins dentaires et pour les yeux. Depuis sa création, le programme a effectué 500 millions de consultations médicales et sauvé plus de 2 millions de vies.

- Misión Milagro (Mission Miracle) : La mission fait gratuitement des chirurgies de l'oeil pour les citoyens à bas revenus. Elle a été créée en juillet 2004 par une entente entre Cuba et le Venezuela. Au début, seuls les patients vénézuéliens y étaient traités, mais la mission reçoit maintenant des patients des autres pays d'Amérique latine.

- Misión José Gregorio Hernández : Cette mission a été créée pour fournir des soins médicaux primaires aux personnes invalides.

- Misión Alimentación (Mission Alimentation) : C'est un programme alimentaire financé par le gouvernement qui fournit aux citoyens de la nourriture subventionnée à travers le réseau d'État PDVAL, la chaîne d'épiceries Mercal et les cuisines communautaires, les Casas de Alimentación qui fournissent trois repas gratuits par jour. Près de 15 millions de personnes ont bénéficié des services de cette mission.


En octobre 2009, le président Chavez lors des célébrations marquant le cinquième anniversaire de Misión Milagro. Sur la bannière on peut y lire: « Misión Milagro:. Une vision de la solidarité mondiale ».

Éducation

- Misión Robinson I : Son but est d'éradiquer l'analphabétisme.

- Misión Robinson II : Son but est de permettre aux Vénézuéliens de compléter a sixième année d'école primaire.

- Misión Ribas : Cette mission permet à quiconque, quel que soit son âge, n'a pas pu terminer ses études secondaires de le faire.

- Misión Sucre : Elle s'assure que tout étudiant du secondaire puisse accéder au collège et aide ceux qui n'ont pas pu aller au secondaire.

Misión Ché Guevara : Un programme d'éducation aux adultes qui aide les Vénézuéliens à acquérir les compétences dont l'économie nationale a besoin dans des domaines comme l'agriculture, le tourisme ou la construction et qui fournit de l'orientation sur l'économie sociale. Entre mars 2004 et août 2007, plus de 670 000 personnes ont complété le programme ce qui a mené à la création par ses diplômés de plus de 10 000 coopératives.


La lutte contre l'analphabétisme dans le cadre de Misión Robinson.

Anti-pauvreté

- Misión Cristo : Cette mission se base sur les Objectifs du millénaire pour le développement fixés par les Nations unies visant à atteindre un niveau de pauvreté zéro en 2021 grâce au travail en commun de toutes les Missions bolivariennes.

- Misión Madres des Barrio (Mères des quartiers) : Cette mission aide les mères et leurs familles en situation de pauvreté extrême et aide à combattre la pauvreté par des programmes et des missions qui donnent de l'appui dans la communauté et de l'aide financière.

Logement

- Misión Hábitat : Cette mission s'adresse aux besoins en logement et en développement urbain en construisant des logements et des centres urbains intégrés où l'on trouve des services de santé et d'éducation. Un de ses objectifs est d'évaluer quels terrains peuvent être utilisés pour la construction de Centres de logements pour un développement durable endogène.



De nouvelles maisons et des appartements construits dans le cadre du programme national de logement Misión Habitat.

Culture

Misión Cultura : Une mission qui est opérée par le ministère de la Culture et a pour but de renforcer la culture vénézuélienne. Elle fournit des emplois et des positions académiques à la population pour démocratiser, décentraliser et étendre la culture vénézuélienne.

Les peuples autochtones

Misión Guaicaipuro : Cette mission est au service des besoins des peuples et communautés autochtones ; elle respecte et encourage leur organisation sociale, politique, économique et culturelle de même que leurs coutumes vestimentaires, langages, traditions et habitats traditionnels et leurs droits à leurs terres ancestrales qu'ils ont occupés de tout temps et dont ils ont besoin pour développer et garantir leur mode de vie comme le stipule la Constitution. Une des responsabilités fondamentales de cette mission est de garantir la sécurité alimentaire agricole et de voir au développement harmonieux et durable de ces communautés.

Réforme agraire

Misión Zamora : Cette mission a été établie pour éradiquer les grandes propriétés latifundiaires et pour réorganiser et mettre en production les terres non cultivées conformément aux stipulations de l'Article 307 de la Constitution.

Solidarité avec les pays frères et intégration régionale


Une affiche vue à Cuba célébrant l'esprit de coopération entre le Venezuela et Cuba.

L'élection d'Hugo Chavez a eu un impact bénéfique profond non seulement sur le peuple du Venezuela, mais sur les autres peuples de l'Amérique latine et sur les peuples des Caraïbes. Sa grande popularité reflète le désir ardent et de longue date des peuples de la région de se libérer du joug de l'impérialisme américain et de son histoire brutale faite de coups et de guerres sales contre les peuples. Il a été élu au moment où d'autres forces patriotiques et progressistes s'organisaient dans la région pour prendre le pouvoir dans l'intérêt des peuples. Cette situation a libéré beaucoup d'initiatives parmi les peuples pour développer la coopération fondée sur l'avantage mutuel et le respect de la souveraineté de l'autre, quelque chose que les gouvernements aux services des États-Unis ont étouffé afin de garder les peuples de la région divisés et subjugués.






La solidarité du président Chavez avec les luttes des peuples d'Amérique latine et des Caraïbes se reflète dans ses  relations chaleureuses avec ses homologues de nombreux pays. Sur la photo, on le voit (de haut en bas, de gauche à droite) avec le président Raul Castro de Cuba, les présidents Fidel Castro de Cuba et Evo Morales, de la Bolivie,  la présidente Cristina Kirchner de l'Argentine, le président Rafael Correa de l'Équateur, le président Ollanta Humala du Pérou, le président Ignacio « Lula » da Silva du Brésil, le président Fernando Lugo du Paraguay, le président Manuel Zelaya du Honduras, le président José Mujica de l'Uruguay; le président Daniel Ortega du Nicaragua.

Accord global de coopération Cuba-Venezuela du 30 octobre 2000

Cet accord, qui a été signé par le président Chavez et le président cubain Fidel Castro, a garanti à Cuba 53 000 barils de pétrole brut par jour en échange de biens et de services que Cuba fournit au Venezuela « en appui au vaste programme de développement économique et social de la République bolivarienne du Venezuela ».

Lors d'un discours en 2010 pour marquer le 10e anniversaire de l'accord, le président cubain Raul Castro a dit que « les secteurs qui ont bénéficié le plus de ces programmes sont la santé publique, l'éducation, la culture, les sports, l'agriculture, les économies d'énergie, le secteur minier, l'informatique, les télécommunications et la formation des cadres de même que d'autres secteurs qui sont également de grande importance ».

À l'occasion du 12e anniversaire de l'accord, la ministre de la Santé du Venezuela Eugenia Sader a salué la contribution importante de Cuba à l'amélioration de la santé et de la qualité de vie des Vénézuéliens à travers le travail de la Mission Barrio Adentro et la formation des médecins à l'École latino-américaine de médecine (ELAM) à la Havane et au Venezuela.

Des milliers de Vénézuéliens se sont rendus à Cuba, dont un grand nombre de patients accompagnés de leur famille et des jeunes étudiants allant y terminer leur secondaire. Sader a mentionné que 53 407 Vénézuéliens souffrant de maladie chronique ou de problèmes complexes, dont un grand nombre de personnes souffrant d'invalidité, ont surmonté leurs problèmes de santé ou amélioré leur qualité de vie grâce à cet accord.

Sa coopération avec Cuba a permis au Venezuela de devenir le deuxième pays de la région à vaincre l'analphabétisme. Environ 1 756 250 Vénézuéliens, dont nombre de membres des peuples autochtones, ont appris à lire et à écrire par la méthode « Oui je le peux ».


En 2000, le président Fidel Castro et le président Chavez signent l'accord de collaboration historique. À l’arrière-plan, une toile représentant les patriotes latino-américains Simon Bolivar et  José Marti.

Alliance bolivarienne pour les peuples des Amériques, fondée le 14 décembre 2004 : Suite au succès de l'accord de 2000 et de la victoire du président Chavez lors du référendum de destitution de 2004, Cuba et le Venezuela ont voulu intensifier la coopération à l'avantage mutuel des deux peuples avec une autre entente signée en décembre 2004. L'article premier de cette entente se lit ainsi : « Les gouvernements du Venezuela et de Cuba ont décidé de faire avancer le processus d'intégration fondé sur les principes qui sont inscrits dans la Déclaration conjointe signée aujourd'hui entre la République bolivarienne du Venezuela et la République de Cuba. » C'était une entente à large portée qui considérait la coopération non seulement dans tous les domaines de l'activité de ces deux peuples, mais qui posait la question de la coopération avec d'autres pays pour y fournir de l'assistance médicale et de la formation en alphabétisation. Il a débuté comme un accord bilatéral et a pavé la voie à l'Alliance bolivarienne pour les peuples des Amériques qui comprend aujourd'hui 8 pays et a été à la base de plusieurs initiatives sociales et économiques qui ont bénéficié aux peuples de la région. L'ALBA aujourd'hui constitue un bloc contre l'ingérence impérialiste dans les affaires des peuples exercée par des accords de libre-échange néolibéraux comme la ZLEA, lesquels détruisent l'environnement naturel et social et exploitent les ressources naturelles et humaines des pays pour le bénéfice d'intérêts privés étroits et au détriment des peuples.


Le 19 avril 2010, le 9e Sommet de l'ALBA à Caracas, au Venezuela.

Petrocaribe, fondé le 29 juin 2005 : Le Venezuela, en tant que pays membre de l'OPEP, n'a pas le droit de vendre son pétrole en dessous du prix des marchés. Cependant, par le biais de l'accord Petrocaribe, plusieurs pays des Caraïbes achètent du pétrole vénézuélien à des tarifs préférentiels -représentant une fraction du prix du marché — et en transformant le reste du prix à payer en prêts à long terme et à faible taux d'intérêt.

Lorsque les prix de marché s'élèvent au-dessus d'un certain niveau, les pays participants reçoivent des réductions de 40 à 50 % auxquelles correspondent des prêts de 25 ans à 1 % de taux d'intérêt. Le paiement ne se fait pas nécessairement en argent, comme c'est le cas avec Cuba qui envoie en échange au Venezuela ses brigades médicales, éducationnelles et humanitaires. Les arrangements dans le cadre de Petrocaribe se font d'État à État, ce qui exclut les monopoles pétroliers privés de la position d'intermédiaires et assure une plus grande souveraineté sur les économies nationales. Le Venezuela livre plus de 250 000 barils par jour à 17 pays latino-américains et des Caraïbes, garantissant la sécurité énergétique à plus de 40 % de la région.

Le 29 juin 2012, lors d'un événement marquant le 7e anniversaire de Petrocaribe, le vice-ministre Ivan Orellana, le vice-ministre des hydrocarbures du ministère du Pouvoir populaire pour l'Énergie et le Pétrole et l'un des dirigeants de Petrocaribe, a parlé de la signification de Petrocaribe.

« La chose la plus importante en ce qui concerne Petrocaribe, a-t-il dit, est son implication sociale qui comprend plusieurs aspects. On pense par exemple aux projets conjoints. Un autre exemple est le Fond ALBA Caribe, qui s'est impliqué dans 88 projets, avec un investissement de 178,8 $ millions, dans les domaines de la culture, des sports, de l'éducation, de l'alimentation, du tourisme, du transport, du logement, de l'eau, de l'économie sociale et de l'énergie. À travers le Fond ALBA Alimentation, on a entrepris 12 projets dans 9 pays, avec un investissement de 24 millions $. Le financement à long terme des paiements pour le pétrole a rendu possibles 162 initiatives dans 7 pays.

« La création de Petrocaribe, le 29 juin 2005, est un instrument dans les mains de l'Amérique latine et des Caraïbes pour avancer vers la souveraineté complète et la justice sociale. Petrocaribe contribue au développement socioéconomique de la région, il encourage la coopération et contribue à l'intégration énergétique, à la sécurité alimentaire et au développement de projets sociaux et de production sociale.

« Petrocaribe encourage la production et l'échange de biens et de services parmi les pays membres, ses investissements directs et indirects visent l'économie et le secteur énergétique et il définit des actions stratégiques en vue de la coopération politique et sociale. Ses prémisses sont les mêmes que celles de l'ALBA, i.e., la coopération, la solidarité et l'unité des nations. »

Un exemple des relations dignes et respectueuses que le Venezuela établit avec ses pays frères par le biais de Petrocaribe, c'est sa relation avec Haïti qui s'est joint à Petrocaribe en 2006. Le président Chavez a parlé de l'entente comme d'un moyen de « repayer la dette historique que le Venezuela a envers le peuple haïtien ». En 1804, Haïti a été la première nation de la région à gagner son indépendance et, comme le dit le journaliste Kim Ives, « Dans ce premier exemple de solidarité internationale au 19e siècle, les dirigeants révolutionnaires haïtiens Jean-Jacques Dessalines et Alexandre Pétion ont fourni fusils, bateaux et presses à Francisco de Miranda et Simon Bolivar, 'le grand libérateur' de l'Amérique du Sud, pour les aider à mener la lutte anticoloniale sur le continent. »

L'Union des nations sud-américaines (UNASUR), fondée le 23 mai 2008 : Le Venezuela est un membre actif de l'UNASUR. Le site web de l'organisation mentionne que « Avec l'UNASUR, l'Amérique du Sud s'est donné un forum pour l'intégration politique, sociale, culturelle, économique, environnementale et des politiques de sécurité en tant qu'exemple d'intégration régionale lui permettant de considérer des initiatives et des accords sur les grands problèmes de l'heure. » Les membres de l'UNASUR sont l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l'Équateur, la Guyane, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l'Uruguay et le Venezuela. Le Mexique et le Panama y ont un statut d'observateurs. L'UNASUR a joué un rôle clé dans la résolution des conflits en Bolivie, surtout lors de la tentative de coup d'État contre le gouvernement d'Evo Morales en 2008, et elle a permis de résoudre la brisure des relations diplomatiques entre la Colombie et le Venezuela en 2010.

La Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC), fondée en 2010-2011 : La Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC) a été conçue lors de l'historique Sommet de l'unité de l'Amérique latine et des Caraïbes tenu à Cancun, au Mexique, les 22 et 23 février 2010. Ce fut une occasion historique de marquer le bicentenaire de l'indépendance des pays d'Amérique. Le Marxiste-Léniniste avait salué la formation de la CELAC en ces termes dans son numéro du 25 février 2010 : « Le Marxiste-Léniniste accueille avec grande joie la nouvelle de la création de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELC). Cette nouvelle organisation, qui remplacera éventuellement l'Organisation des États américains (OÉA), est une puissante expression de la volonté des peuples de l'Amérique latine et des Caraïbes de solidarité régionale et de souveraineté nationale affranchie de toute ingérence extérieure. La proposition exclut expressément les États-Unis et le Canada, qui sont comme des intervenants qui portent atteinte à la souveraineté nationale de l'Amérique latine et des Caraïbes. »

Le Venezuela et son président ont joué un rôle de direction dans le développement de la CELAC. Le président Chavez avait salué la décision unanime du sommet de confier à son pays « la tâche de commencer à organiser le prochain sommet [...] ».

La CELAC a été fondée formellement le 3 décembre 2011 à Caracas, au Venezuela. Le Marxiste-Léniniste avait alors écrit : « Pour la première fois depuis plus de 200 ans, les peuples d'Amérique latine et des Caraïbes ont entre leurs mains une organisation pour la défense de leur souveraineté politique, économique et culturelle et un rempart contre l'ingérence étrangère dans leurs affaires, notamment de la part des impérialistes américains et de leur laquais canadien par le biais de l'Organisation des États américains (OÉA). La proposition de fonder la CÉLAC en 2010 a sonné le glas de l'OÉA, qui a servi à saper le mouvement d'indépendance des peuples des Amériques. ».

Le président du Venezuela Hugo Chavez avait affirmé lors de sa fondation que la CELAC « va être un grand centre de pouvoir régional au cours du 21e siècle ». Parlant des luttes des peuples d'Amérique latine et des Caraïbes pour leur souveraineté durant ces 200 dernières années, il avait dit :« Bolivar a convoqué le congrès de Panama afin de créer une vaste organisation politique, mais l'empire britannique et l'empire américain ascendant se sont donné la mission de saboter cette idée, ils ont imposé la Doctrine Munroe, l'Amérique aux Américains, et ils ont imposé leur volonté pendant deux siècles. C'est assez ! »


En décembre 2011, la CELAC est fondée à Caracas, au Venezuela.

Chavez vit ! La lutte Continue !

(Source : Ambassade de la République bolivarienne du Venezuela aux États-Unis et en Inde, PDVSA,Petrocaribe, ALBA, UNASUR, AVN, Granma, Juventud Rebelde, Haïti Liberté, Counterpunch, Venezuelanalysis)

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Note aux lecteurs

En raison des célébrations du 50e anniversaire des Internationalistes, Le Marxiste-Léniniste n'a paru vendredi le 15 mars 2013.

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