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Numéro 39 - 12
mars
2013
Journée internationale
de la
femme
Les femmes manifestent contre
l'offensive
antisociale et l'ordre du jour
d'austérité
8 mars 2013 à Montréal
Journée
internationale
de
la
femme
• Les femmes manifestent
contre l'offensive
antisociale et l'ordre du jour
d'austérité
• C'est la
responsabilité des
gouvernements de mettre fin à la violence
faite aux femmes -
Christine Nugent
• Mettons fin aux abus
policiers commis contre
les jeunes filles et femmes des Premières
Nations!
• Des marches et vigiles
commémoratives
exigent que justice soit faite!
• Lettre ouverte au
premier ministre: Une
enquête nationale doit être ouverte!
- L'Association
des femmes autochtones du Canada
• À titre
d'information: Quelques
données sur les femmes et le travail
Contre
les
coupures
à
l'aide
sociale
du
gouvernement du Québec
• Manifestations le 13
mars
Journée internationale de
la femme
Les femmes manifestent contre l'offensive
antisociale et l'ordre du jour
d'austérité
A l'occasion du 8 mars 2013, les femmes du
Québec
ont tenu de nombreuses actions, mettant au coeur
de leurs demandes
l'affirmation de leurs droits. Dans
les marches, rassemblements et rencontres, les
femmes se sont
assurées de faire le point sur leurs
conditions et les obstacles
qu'elles rencontrent pour
l'affirmation de leurs droits en tant que
travailleuses, femmes,
mères de familles, femmes immigrantes et
autochtones. Elles ont
pointé du doigt le programme
d'austérité des gouvernements
fédéral et
provincial qui attaquent les droits des femmes et
les droits de tous.
À Montréal, dans le quartier
Hochelaga-Maisonneuve, un quartier où la
pauvreté se
traduit par une atteinte aux droits les plus
fondamentaux, plus d'une
centaine de femmes ont donné le ton
à la journée
en organisant une marche pour réclamer
leurs droits. La
bannière de tête caractérisait
l'esprit de
résistance
et de détermination des femmes : «
Lutte d'hier et
d'aujourd'hui ! Les femmes toujours debout ! Nous
ne reculerons pas
! »
« Depuis le milieu des années 90,
les
gouvernements, tant provinciaux que
fédéraux, ont mis la
hache dans nos programmes sociaux contribuant
ainsi à
l'appauvrissement de la population. Les femmes
sont les
premières affectées par ces coupures
puisqu'elles sont,
encore aujourd'hui, les plus durement
touchées
par la pauvreté », ont
souligné les organisatrices
de l'action, La Collective du 8 mars.
  
Le numéro récent du Forum ouvrier
qui
fait une place d'honneur au mouvement d'opposition
contre la «
réforme » antiouvrière de
l'assurance
emploi par le gouvernement Harper a
été très bien
accueilli. Plusieurs femmes ont souligné
qu'il fallait
également s'opposer aux coupures de la
ministre Maltais
dans l'aide sociale, se donnant rendez-vous pour
la manifestation du 13
mars contre les coupures annoncées à
l'aide sociale.
Plus tard en début de soirée, des
centaines de femmes ont manifesté à
nouveau dans les rues
de Montréal pour réclamer justice et
la fin de
l'oppression,
de la violence et de l'exploitation des femmes
à travers le
monde. Organisée par Femmes d'origines
diverses, les femmes ont
pris la parole en début de marche
pour dénoncer les conditions de travail et
de vie des femmes
immigrantes, autochtones et des femmes en lutte
à travers le monde.
Montréal
    
À Québec, la Coalition
régionale de
la Marche mondiale des femmes (CRMMF) a
organisé une
manifestation dans les rues de la ville. Avec
slogans et
pancartes, les femmes ont dénoncé
les politiques du
gouvernement fédéral qui portent
préjudice aux
femmes et à la société. Il y
avait des militantes
de la CSN,
du Regroupement des femmes sans emploi du Nord de
Québec (Rose
du Nord), de l'Association pour la défense
des droits sociaux du
Québec métropolitain
(ADDS-QM) et de SOS Grossesse. Les messages
portaient sur les
changements régressifs imposés par
le gouvernement Harper
à l'assurance-emploi, le droit
à l'avortement qui est sous attaque et le
droit des peuples
autochtones à l'autodétermination;
ces enjeux s'attirent
le mépris du gouvernement Harper au
détriment
des droits des femmes, qui en sont les
premières victimes. Elles
ont aussi dénoncé les
récentes coupures
annoncées par le gouvernement de Pauline
Marois,
qui prennent en otage les personnes
assistées sociales. Cette
manifestation a été suivie, plus
tard en journée,
d'une autre marche dans les rues de la ville qui
s'est terminée par une soirée de
solidarité.
Québec

C'est la responsabilité des gouvernements
de mettre fin à la violence faite aux
femmes
- Christine Nugent -
Avec
grande arrogance, le
gouvernement Harper a
déclaré que le thème du
Canada pour la
Journée internationale de la femme
2013 était
« Travaillons ensemble : engager
les hommes dans
l'élimination de la violence faite aux
femmes ». Dans sa déclaration, le
gouvernement
Harper prêche que « la violence
faite aux femmes se
répercute sur toute la
population » et que
« les hommes ont un rôle
clé à jouer
pour
que le Canada soit un pays sûr pour tout le
monde. »
À qui le gouvernement Harper
parle-t-il ? Ce
sont les travailleurs qui en combattant pour une
société
qui garantit les droits de tous luttent contre la
violence faite aux femmes. Les Canadiennes
demandent que Harper et son
gouvernement paternaliste et anachronique prennent
en main leur
responsabilité de
mettre fin à la violence faite aux femmes.
C'est ce même gouvernement qui, en
dépit
des demandes répétées des
organisations
autochtones pour que des mesures soient prises
afin d'arrêter la
violence
systémique faite aux femmes autochtones, a
même
refusé d'organiser une enquête
publique sur les plus de
582 femmes autochtones qui sont disparues
ou ont été assassinées au
Canada. En fait, le
gouvernement a imposé une restriction
à son financement
de l'organisation Sisters in Spirit qui stipule
que les fonds
ne peuvent pas être utilisés pour
documenter ces cas de
violence. Sa propre réponse disgracieuse
à la publication
du rapport accablant de Human Rights Watch
sur les mauvais traitements que la GRC a fait
subir aux jeunes filles
et femmes autochtones du nord de la
Colombie-Britannique, dont des
attaques au pistolet
à décharge électrique, des
viols et des menaces de
mort, a été de dire que ces plaintes
ne devraient pas
être faites anonymement, mais sous forme de
plainte
formelle à la force d'occupation qui les
commet.
Où est la violence sinon dans la
destruction
sociale et l'appauvrissement des peuples
autochtones, des femmes et des
autres sections de la société qui
sont
le fait de ce gouvernement ? Son refus de financer
les programmes
sociaux et de faire les paiements de transferts
qui garantiraient si ce
n'est que des normes
minimales de conditions de vie, contribue à
ce que les femmes
soient traquées dans des situations
abusives. Les changements
que le gouvernement Harper a
effectués après son élection
de 2006 ont
rendu inéligibles au financement
gouvernemental les groupes qui
défendent les droits des femmes et
procurent
des services comme les centres de crise pour les
femmes victimes de
viol. En éliminant l'appui à tous
ces groupes de femmes,
le gouvernement Harper a aussi
trahi l'obligation du Canada,
enchâssée dans des
traités que le Canada a signés sous
l'égide des
Nations unies et
d'autres institutions internationales, de
« »maintenir
et améliorer la situation des droits
humains au
pays ».
Non à l'agression impérialiste au
nom des
droits des femmes
En
même temps que le
gouvernement Harper s'attaque
aux femmes au pays,
il invoque la défense des droits des femmes
dans le monde pour
tenter
de justifier son rôle agressif à
l'échelle
internationale du côté de
l'impérialisme
américain.
On le voit avec l'occupation de l'Afghanistan ou
l'intervention
canadienne en Libye, au Mali et dans d'autres
pays. Il essaie de
justifier les crimes innommables
contre les peuples de ces pays en disant qu'il
cherche à
défendre les droits des femmes et à
mettre fin à
la violence qui leur est faite.
Dans un point de presse conjoint la veille de la
Journée internationale de la femme 2012,
John Baird, le ministre
des Affaires étrangères, et Rona
Ambrose,
la ministre des Travaux publics et de Services
gouvernementaux Canada,
et ministre de la Condition féminine,
avaient
déclaré ce qui suit :
« Le 8 mars est la Journée
internationale de la femme. En cette
journée, nous
célébrons les réalisations
des femmes dans le
monde entier et
nous mettons l'accent sur ce qui doit être
accompli afin
d'atteindre une plus grande
égalité. »
« La protection et la défense
des
droits fondamentaux des femmes ont
été et restent un
pilier de la politique étrangère du
Canada. Cela est
d'autant
plus vrai en Afghanistan, où la promotion
et la protection des
droits de la personne, y compris les droits de la
femme, sont au coeur
de l'engagement du Canada
depuis 2011. »
En septembre 2012, Baird avait dit que la
promotion des
droits des femmes dans le monde était une
priorité de son
gouvernement et qu'il menait
« agressivement »
une politique
étrangère qu'il avait
qualifiée de
« basée sur des principes et des
valeurs ».
Lors d'un voyage au Congo en octobre 2012, Harper
a
annoncé que le gouvernement canadien allait
verser
18,5 millions $ dans les prochains
4 ans pour combattre la violence faite aux
femmes. Un des
objectifs principaux de Harper avec cette
tournée était
de mousser les intérêts des grandes
minières canadiennes dans la région.
Alors que le gouvernement canadien fournit de
« l'aide » financière
au Mali par le biais
de ses initiatives pour la santé des
mères, des
nouveau-nés et des enfants, les compagnies
minières
d'extraction de l'or et d'autres minerais pillent
les ressources du
Mali depuis plus de 20 ans.
La justification par le gouvernement Harper de
son
agression impérialiste au nom des femmes se
fait dans le cadre
de la résolution 1325 du Conseil
de Sécurité de l'ONU. Les femmes,
actrices de la paix
et de la sécurité et de
4 résolutions
récentes portant « sur les
conséquences des
conflits armés sur les femmes et les
filles, une attention
spéciale étant accordée au
rapatriement, à
la réinstallation, à la
réadaptation, à la
réintégration et à la
reconstruction après conflits. »
En novembre 2010, le Comité
sénatorial
permanent des droits de la personne a
déposé un rapport
intitulé « Les femmes, la paix et la
sécurité :
Le Canada agit pour renforcer la participation des
femmes ». Ce
rapport a été suivi d'un
deuxième qui comprenait
14 recommandations sue la façon
dont le Canada devrait intervenir
« pour soutenir les droits
des femmes » en Afghanistan
après 2011. Une des
intervenantes à la session du Comité
sénatorial en mars 2012 était
Jacqueline O'Neill, la
directrice du Institute for Inclusive Insecurity
de Washington qui
avait dit que son organisation offrait
« de la formation aux femmes artisanes
de la paix et de plus
en plus aux fonctionnaires, aux policiers, aux
militaires aux
États-Unis et ailleurs ».
L'Institut, avait-elle dit, travaille notamment en
Afghanistan, au
Pakistan, en Israël, en Palestine, au Soudan
et au Soudan du sud.
L'Institut appuie le Women
Waging Peace Network, « un
réseau mondial de plus de
1 000 femmes partisanes de la paix dans 40
pays. »
Lorsque l'ONU célèbre la
Journée
internationale de la femme sous le thème
Faire progresser
l'ordre du jour des femmes, on est en droit de
se demander de quel ordre du jour on parle.

Mettons fin aux abus policiers commis contre les
jeunes
filles et femmes des Premières Nations!
Le premier ministre Harper, en tant que
représentant de l'État canadien,
doit être tenu
responsable de la violence perpétrée
contre les jeunes
filles et femmes
des Premières nations, y inclus aux mains
de la GRC et des
autres autorités. Son gouvernement doit
rendre des comptes de
son arrogance par laquelle il perpétue
cette situation de violence en insistant sur le
fait qu'aucune mesure
spécifique n'est requise et que les
organisations qui sont
présentement chargées des
enquêtes vont faire
des enquêtes sérieuses sur les crimes
qui sont
rapportés.
Une enquête menée récemment
par la
Première nation Carrier Sekani du nord de
la
Colombie-Britannique a entendu des accusations
d'abus
systématiques aux mains de la GRC, y inclus
des tactiques
policières abusives, l'usage excessif de la
force
contre des jeunes filles, l'emploi de pistolets
à
décharges électriques (les
« tasers ») les fouilles par
des membres du sexe
opposé, des viols et autres
abus physiques et sexuels. Les relations entre la
GRC et les jeunes
filles et femmes autochtones dans le nord de la
Colombie-Britannique
sont considérées comme
étant empoisonnées. La GRC est
accusée non
seulement de négligence envers les femmes
et jeunes filles des
Premières nations, mais aussi de participer
aux
abus.
Le chef tribal Terry Teegree a
déclaré que
« Dans notre langue carrier, plusieurs
des membres de notre
communauté Dakelh utilisent le terme
'Nilhchuk-un' qui fait référence aux
officiers de la GRC
comme étant 'ceux qui nous
enlèvent' ».
Même la GRC avoue dans un rapport
intitulé
« Au service des peuples
autochtones » que
« La police n'est pas perçue
comme une source
d'aide, mais plutôt comme un symbole
d'autorité qui
enlève de la réserve les membres de
la
communauté... »
Le gouvernement libéral de la
Colombie-Britannique est aussi accusé de
minimiser l'importance
des voies de fait commises par la GRC contre les
femmes.
Lorsque le gouvernement a mis sur pied un bureau
d'enquête
indépendant, qui est censé
être un mécanisme
d'enquêtes civiles sur les inconduites
commises par
les policiers, il a exclus les accusations de viol
et d'abus sexuels
des motifs valables pour tenir une enquête.
L'Association des femmes autochtones du Canada et
d'autres organisations exigent que cessent les
abus organisés
par l'État contre les femmes. Elle demande
entre autres choses « une commission
d'enquête sur les
meurtres et les disparitions de jeunes filles et
femmes
autochtones » selon un cadre de
référence développé
sous la direction des
communautés touchées, ce qui
« inclura un
examen des relations historiques et actuelles
entre la police et les
jeunes filles et femmes autochtones, y inclus les
incidents
d'inconduite sérieuse par la police, ainsi
que l'exclusion
socio-économique systémique des
jeunes filles
et femmes autochtones qui les prédispose
à des niveaux
élevés de violence ».
(carriersekami.ca,
rcmp-grc.gc.ca,
nwac.ca, oas.org)

Des marches et vigiles commémoratives
exigent que justice soit faite!
Le 14 février, des milliers de femmes
et
leurs partisans ont tenu des marches et des
vigiles
commémoratives dans les communautés
partout au Canada.
Les actions se sont tenues à Haida Gwaii
(Colombie-Britannique),
Prince-Georges, Victoria, Vancouver, Kelowna,
Penticton, Edmonton,
Calgary, Régina, Lebret
(Saskatchewan), Winnipeg, Thunder Bay,
Sault-Ste-Marie, Sudbury,
Hagersville (Ontario), London, Oshawa, Toronto,
Ottawa et
Montréal. Les appuis
s'intensifient à ce travail qui brise le
silence sur le cas des
jeunes filles et femmes autochtones disparues et
assassinées.
À Vancouver,
où
la première action
du genre s'est tenue il y a 22 ans, plus de
1000 personnes ont
marché dans les rues. À d'autres
endroits, les marches et
les vigiles à la chandelle se sont
tenues grâce à la collaboration de
quatre mouvements
différents : La marche
commémorative des
femmes ; Le jour V (V-Day), un mouvement
qui veut qu'un milliard de personnes
dénoncent la violence faite
aux femmes et enfants, le Programme Ayez un
coeur (Have a Heart), pour
veiller à la santé
des enfants dans les maisons autochtones et Idle
No More.
Des centaines de
femmes et
hommes se sont
rassemblés le 14 février
à Edmonton pour
participer à une marche en hommage aux
femmes disparues
et assassinées. C'est la huitième
marche de ce genre
à se tenir dans la ville. Une marche
commémorative a
aussi été organisée plus
tôt cette
même journée sur
le campus de l'université de l'Alberta
par l'Association des
étudiants en études autochtones.
À Calgary, la
cinquième marche annuelle
commémorative des femmes
à l'occasion de la Saint-Valentin a
commémoré les
femmes disparues et assassinées dans le
sud de l'Alberta. Suite
aux discours, avec les tambours en tête,
les
gens ont marché dans les rues de la
ville, portant des
bannières commémoratives et de
merveilleuses silhouettes
en rouge représentant les femmes
disparues
et assassinées. La marche s'est
terminée par une
soirée sociale avec repas, chansons et
percussions. Suite
à la marche, Idle No More a
organisé une danse en
cercle avec des bâtons lumineux et un
rassemblement. En tout,
près de 300 personnes ont
participé à ces
événements.
À Ottawa, s'est tenue le
troisième
Rassemblement annuel pour la justice suivi d'une
marche
commémorative devant le bureau du premier
ministre où
plusieurs membres des familles des femmes
disparues ont fait des
présentations. Les participants ont
ensuite marché vers
la colline parlementaire où d'autres
membres de familles ont pris la parole pour
exiger que justice soit
faite et pour mettre fin à la violence et
aux disparitions.
À Montréal, près de 300
personnes
se sont rassemblées le
14 février devant la station
de métro Saint-Laurent au centre-ville de
Montréal pour
la
quatrième marche annuelle en hommage aux
femmes disparues et
assassinées. Les manifestants ont
souligné le
mépris du gouvernement Harper envers les
droits
des femmes et des Premières Nations.

Lettre ouverte au premier ministre:
Une enquête nationale doit être
ouverte!
- L'Association des femmes
autochtones du
Canada -
Monsieur le premier ministre :
L'Association des femmes autochtones du Canada a
documenté plus de 582 cas de jeunes
filles et femmes
disparues ou assassinées. Nous savons qu'il
existe d'autres cas qui n'ont pas
été documentés.
Nous savons aussi que cette épidémie
de violence continue
de faire des victimes et cause à chaque
mois un
tort irréparable à un nombre
toujours plus grand de
familles.
Pour régler ces questions, il faut que les
facteurs qui les causent soient proprement
identifiés et que les
individus, processus et politiques responsables de
maintenir le statu quo et les torts
subséquents causés
aux jeunes filles et femmes autochtones soient
corrigés. Il faut
faire des recommandations et AGIR en
vue d'un changement pour accroître la
sécurité des
jeunes filles et femmes autochtones de tous
milieux partout au Canada.
Nous appuyons la tenue d'une enquête
nationale sur
les cas des filles et femmes autochtones disparues
et
assassinées au Canada. Nous vous demandons
aussi d'impliquer celles qui sont les plus
affectées par cette
tragédie, les femmes autochtones, dans
l'élaboration, la
prise de décisions, le processus à
suivre et
la mise en place de cette enquête.
Une telle enquête serait une étape
cruciale
pour mettre en oeuvre un plan national d'action
coordonné et
global qui est à la mesure de
l'étendue et de la
gravité de la violence à laquelle
sont confrontées
les jeunes filles et les femmes autochtones.

À titre d'information
Quelques données sur les femmes et le
travail
Les
données récentes
publiées
par Statistique Canada dressent un tableau de la
situation des femmes
qui dément toute la rhétorique du
gouvernement
Harper à l'effet que les Canadiennes
auraient atteint
« l'égalité ».
Selon les données de 2012, il y avait
8,93 millions de femmes dans la population
active du Canada, dont
8,32 millions occupant un emploi,
un chiffre qui représente 57,94 % de
toutes les femmes de
plus de 15 ans. En 2012, les femmes formaient
47,3 % de la
population active
totale.
En 2009, 8,1 millions de femmes occupaient
un
emploi alors qu'en 1976 leur nombre se
chiffrait à
3,62 millions, soit 41,9 des
femmes de plus de 15 ans. En 1976, les femmes
représentaient 37,1 % de tous ceux qui
occupaient un emploi.
Les données de 2012 montrent
cependant
que 1 554 900 femmes de plus de
25 ans travaillaient
à temps partiel cette
année-là.
Cela représente 72 % de toute la
main-d'oeuvre à
temps partiel et 21,7 % des femmes de la
population active. Cette
proportion n'a pas beaucoup
changé depuis les 30 dernières
années. Le nombre
de femmes qui travaillent moins de 30 heures
à leur emploi
principal a légèrement
augmenté, de
23,6 % qu'il était en
1976 à 26,9 % en
2009. La situation est différente chez les
hommes parmi lesquels
on comptait 11,9 % de
travailleurs à temps partiel en
2009 et 5,6 % en 1976.
Alors que le taux de chômage officiel des
femmes était
à 5,5 %, soit un taux un plus
bas que celui des hommes qui se situait à
6,1 %, la
proportion des femmes travaillant à temps
partiel était
plus de deux fois supérieure à celle
des
hommes.
Les femmes représentent une proportion
toujours pus grande des travailleurs qui occupent
plus d'un emploi. En
2009, environ 56 % des travailleurs
à emplois multiples étaient des
femmes. Ce pourcentage
n'a cessé de grandir alors que parmi les
hommes il est
relativement stable. En 1987, 4 % des
femmes qui travaillaient occupaient plus d'un
emploi. En 2009, le
pourcentage est monté à 6,2 %.
Parmi les hommes, le
pourcentage pendant ce même
espace de temps est monté de
4,2 à 4,4 %.
Un nombre toujours plus grand de gens sont
appelés « travailleurs
autonomes », qu'ils
aient été forcés de devenir
travailleurs à
contrat faisant
exactement le même travail qu'auparavant en
tant
qu'employés officiels ou qu'ils aient eu
à se trouver un
nouveau gagne-pain après avoir
été mis à
pied. Les
femmes représentent une proportion toujours
plus grande des
travailleurs dits autonomes. En 2009, le nombre
des femmes dans cette
catégorie approchait le
million, soit 11,9 % de tous les travailleurs
occupant un emploi,
alors qu'en 1976 les femmes travailleuses
autonomes en
représentaient
8,6 %. En 2009, les femmes
représentaient 35,5 % de
touts les travailleurs autonomes , par rapport
à 30,7 % en
1991 et 26,3 %
en 1976.
Depuis le point le plus fort de la crise
économique en 2008, le nombre de
travailleurs classés
comme « autonomes » a
augmenté de
43 500 parmi lesquels on retrouve 42 700
femmes et seulement
800 hommes.
Les femmes représentent aujourd'hui une
proportion de la population active un peu plus
élevée
qu'en 2008. L'augmentation de la participation des
femmes
au travail depuis l'intensification de la crise en
2008 a
légèrement dépassé
celle des hommes. Dans
l'ensemble, la force de travail a augmenté
de
3,7 %, soit de 18 203 900 à
18 876 100,
entre 2008 et 2012. Le pourcentage de
l'augmentation a
été de 4,3 %
chez les femmes et de 3 % chez les hommes.
Selon Statistique Canada, 606 000 femmes
étaient officiellement reconnues comme
chômeuses en
2012 et sur ce nombre un peu moins de 200
000 femmes, soit le tiers, touchaient de
l'assurance-emploi. Aux pires
moments de la crise économique en
2008 et 2009, le
gouvernement a grandement
augmenté le nombre de travailleurs touchant
de
l'assurance-emploi par le biais des programmes de
travail
partagé. En 2009, il y avait
48 343 travailleurs
dans ce programme dont
14 349 femmes. Le gouvernement a depuis
sabré
drastiquement dans ce programme et en
2012 seulement 5400
travailleurs y étaient
inscrits.
La majorité des femmes continuent de
travailler dans des emplois où l'emploi des
femmes a
été traditionnellement
concentré. Les
données de 2012 de
Statistique Canada révèlent que
54,8 % des femmes
travaillent dans le secteur des services et
21,9 % dans le secteur
de production de biens. Au
sein de ce secteur, les femmes représentent
seulement
11,84 % des travailleurs de la construction,
19 % des
travailleurs du secteur primaire, comme
la foresterie les pêcheries et les mines.
Par contre, les femmes
forment 83,3 % des travailleurs de la
santé et de l'aide
sociale et 65,9 % des
employés de l'éducation. Les femmes
représentent
près de 59 % des travailleurs de
l'hébergement et
d'hôtels et du secteur des services de
l'industrie
alimentaire.
Selon
les données de
2010, en
considérant la main-d'oeuvre dans son
ensemble, le salaire des
femmes représentait 68,1 % de celui
des hommes.
Si l'on considère uniquement les
travailleurs à temps
plein dans des emplois non saisonniers, alors le
salaire des femmes
représentait 73,6 % de celui
des hommes. Si le fossé est moins grand en
2012 qu'il ne
l'était en 2001, tout indique que la raison
en est
l'intensification de l'offensive antisociale qui
a fait baisser les salaires des hommes et non une
augmentation du
salaire des femmes.
Selon les données de 2009, 51 % des
femmes nées hors du Canada occupaient un
emploi alors que le
taux est de 60,6 % pour les femmes
nées au Canada. Les femmes ayant
immigré au pays pendant
les 5 années précédentes
connaissaient le
taux d'emploi le plus bas soit 49,1 %. Les
crises économiques ont eu un impact plus
grand sur l'emploi des
femmes immigrantes que sur les femmes nées
au Canada. En 2009,
le taux de chômage parmi
les travailleuses immigrantes se chiffrait
à 9,6 % et
à 7,4 % en 2008. Pour les femmes
nées au Canada, il
était de 5,2 % en 2008 et
de 6,3 % en 2009.
Toujours selon les données de 2009,
53,7 % des femmes autochtones occupaient un
emploi cette
année là alors que pour les hommes
la proportion
était de 60,6 %. En 2009, le taux de
chômage parmi
les femmes autochtones était de 12,7 %
soit près du
double du taux chez les femmes non
autochtones qui se situait à 6,9 %.

Contre les coupures à
l'aide
sociale du
gouvernement du Québec
Manifestations le 13 mars
|

Montréal
10
h 30
Tour
de la
Bourse
800,rue Square Victoria
Québec
10
h 30
425, rue Saint-Amable.
Sherbrooke
11
h
Centre local d'emploi de Sherbrooke,
70, rue King Ouest
à
l'angle de la rue du
Dépôt
Trois-Rivières
10
h 30
278, rue Saint-Laurent, secteur
Cap-de-la-Madeleine
Organisées
par
Le
Front
commun
des
personnes assistées
sociales
du
Québec (514) 987-1989 /
sol@fcpasq.qc.ca
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