Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 39 - 12 mars 2013

Journée internationale de la femme

Les femmes manifestent contre l'offensive
antisociale et l'ordre du jour d'austérité


8 mars 2013 à Montréal

Journée internationale de la femme
Les femmes manifestent contre l'offensive antisociale et l'ordre du jour d'austérité
C'est la responsabilité des gouvernements de mettre fin à la violence faite aux femmes - Christine Nugent
Mettons fin aux abus policiers commis contre les jeunes filles et femmes des Premières Nations!
Des marches et vigiles commémoratives exigent que justice soit faite!
Lettre ouverte au premier ministre: Une enquête nationale doit être ouverte! - L'Association des femmes autochtones du Canada
À titre d'information: Quelques données sur les femmes et le travail

Contre les coupures à l'aide sociale du gouvernement du Québec
Manifestations le 13 mars


Journée internationale de la femme

Les femmes manifestent contre l'offensive
antisociale et l'ordre du jour d'austérité

A l'occasion du 8 mars 2013, les femmes du Québec ont tenu de nombreuses actions, mettant au coeur de leurs demandes l'affirmation de leurs droits. Dans les marches, rassemblements et rencontres, les femmes se sont assurées de faire le point sur leurs conditions et les obstacles qu'elles rencontrent pour l'affirmation de leurs droits en tant que travailleuses, femmes, mères de familles, femmes immigrantes et autochtones. Elles ont pointé du doigt le programme d'austérité des gouvernements fédéral et provincial qui attaquent les droits des femmes et les droits de tous.

À Montréal, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, un quartier où la pauvreté se traduit par une atteinte aux droits les plus fondamentaux, plus d'une centaine de femmes ont donné le ton à la journée en organisant une marche pour réclamer leurs droits. La bannière de tête caractérisait l'esprit de résistance et de détermination des femmes : « Lutte d'hier et d'aujourd'hui ! Les femmes toujours debout ! Nous ne reculerons pas ! »

« Depuis le milieu des années 90, les gouvernements, tant provinciaux que fédéraux, ont mis la hache dans nos programmes sociaux contribuant ainsi à l'appauvrissement de la population. Les femmes sont les premières affectées par ces coupures puisqu'elles sont, encore aujourd'hui, les plus durement touchées par la pauvreté », ont souligné les organisatrices de l'action, La Collective du 8 mars.

Le numéro récent du Forum ouvrier qui fait une place d'honneur au mouvement d'opposition contre la « réforme » antiouvrière de l'assurance emploi par le gouvernement Harper a été très bien accueilli. Plusieurs femmes ont souligné qu'il fallait également s'opposer aux coupures de la ministre Maltais dans l'aide sociale, se donnant rendez-vous pour la manifestation du 13 mars contre les coupures annoncées à l'aide sociale.

Plus tard en début de soirée, des centaines de femmes ont manifesté à nouveau dans les rues de Montréal pour réclamer justice et la fin de l'oppression, de la violence et de l'exploitation des femmes à travers le monde. Organisée par Femmes d'origines diverses, les femmes ont pris la parole en début de marche pour dénoncer les conditions de travail et de vie des femmes immigrantes, autochtones et des femmes en lutte à travers le monde.

Montréal

À Québec, la Coalition régionale de la Marche mondiale des femmes (CRMMF) a organisé une manifestation dans les rues de la ville. Avec slogans et pancartes, les femmes ont dénoncé les politiques du gouvernement fédéral qui portent préjudice aux femmes et à la société. Il y avait des militantes de la CSN, du Regroupement des femmes sans emploi du Nord de Québec (Rose du Nord), de l'Association pour la défense des droits sociaux du Québec métropolitain (ADDS-QM) et de SOS Grossesse. Les messages portaient sur les changements régressifs imposés par le gouvernement Harper à l'assurance-emploi, le droit à l'avortement qui est sous attaque et le droit des peuples autochtones à l'autodétermination; ces enjeux s'attirent le mépris du gouvernement Harper au détriment des droits des femmes, qui en sont les premières victimes. Elles ont aussi dénoncé les récentes coupures annoncées par le gouvernement de Pauline Marois, qui prennent en otage les personnes assistées sociales. Cette manifestation a été suivie, plus tard en journée, d'une autre marche dans les rues de la ville qui s'est terminée par une soirée de solidarité.

Québec



Nouveau-Brunswick



Toronto



Edmonton



Calgary


(Photos: LML, Viviane Asselin)


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C'est la responsabilité des gouvernements
de mettre fin à la violence faite aux femmes

Avec grande arrogance, le gouvernement Harper a déclaré que le thème du Canada pour la Journée internationale de la femme 2013 était « Travaillons ensemble : engager les hommes dans l'élimination de la violence faite aux femmes ». Dans sa déclaration, le gouvernement Harper prêche que « la violence faite aux femmes se répercute sur toute la population » et que « les hommes ont un rôle clé à jouer pour que le Canada soit un pays sûr pour tout le monde. »

À qui le gouvernement Harper parle-t-il ? Ce sont les travailleurs qui en combattant pour une société qui garantit les droits de tous luttent contre la violence faite aux femmes. Les Canadiennes demandent que Harper et son gouvernement paternaliste et anachronique prennent en main leur responsabilité de mettre fin à la violence faite aux femmes.

C'est ce même gouvernement qui, en dépit des demandes répétées des organisations autochtones pour que des mesures soient prises afin d'arrêter la violence systémique faite aux femmes autochtones, a même refusé d'organiser une enquête publique sur les plus de 582 femmes autochtones qui sont disparues ou ont été assassinées au Canada. En fait, le gouvernement a imposé une restriction à son financement de l'organisation Sisters in Spirit qui stipule que les fonds ne peuvent pas être utilisés pour documenter ces cas de violence. Sa propre réponse disgracieuse à la publication du rapport accablant de Human Rights Watch sur les mauvais traitements que la GRC a fait subir aux jeunes filles et femmes autochtones du nord de la Colombie-Britannique, dont des attaques au pistolet à décharge électrique, des viols et des menaces de mort, a été de dire que ces plaintes ne devraient pas être faites anonymement, mais sous forme de plainte formelle à la force d'occupation qui les commet.

Où est la violence sinon dans la destruction sociale et l'appauvrissement des peuples autochtones, des femmes et des autres sections de la société qui sont le fait de ce gouvernement ? Son refus de financer les programmes sociaux et de faire les paiements de transferts qui garantiraient si ce n'est que des normes minimales de conditions de vie, contribue à ce que les femmes soient traquées dans des situations abusives. Les changements que le gouvernement Harper a effectués après son élection de 2006 ont rendu inéligibles au financement gouvernemental les groupes qui défendent les droits des femmes et procurent des services comme les centres de crise pour les femmes victimes de viol. En éliminant l'appui à tous ces groupes de femmes, le gouvernement Harper a aussi trahi l'obligation du Canada, enchâssée dans des traités que le Canada a signés sous l'égide des Nations unies et d'autres institutions internationales, de « »maintenir et améliorer la situation des droits humains au pays ».

Non à l'agression impérialiste au nom des droits des femmes

En même temps que le gouvernement Harper s'attaque aux femmes au pays, il invoque la défense des droits des femmes dans le monde pour tenter de justifier son rôle agressif à l'échelle internationale du côté de l'impérialisme américain. On le voit avec l'occupation de l'Afghanistan ou l'intervention canadienne en Libye, au Mali et dans d'autres pays. Il essaie de justifier les crimes innommables contre les peuples de ces pays en disant qu'il cherche à défendre les droits des femmes et à mettre fin à la violence qui leur est faite.

Dans un point de presse conjoint la veille de la Journée internationale de la femme 2012, John Baird, le ministre des Affaires étrangères, et Rona Ambrose, la ministre des Travaux publics et de Services gouvernementaux Canada, et ministre de la Condition féminine, avaient déclaré ce qui suit :

« Le 8 mars est la Journée internationale de la femme. En cette journée, nous célébrons les réalisations des femmes dans le monde entier et nous mettons l'accent sur ce qui doit être accompli afin d'atteindre une plus grande égalité. »

« La protection et la défense des droits fondamentaux des femmes ont été et restent un pilier de la politique étrangère du Canada. Cela est d'autant plus vrai en Afghanistan, où la promotion et la protection des droits de la personne, y compris les droits de la femme, sont au coeur de l'engagement du Canada depuis 2011. »

En septembre 2012, Baird avait dit que la promotion des droits des femmes dans le monde était une priorité de son gouvernement et qu'il menait « agressivement » une politique étrangère qu'il avait qualifiée de « basée sur des principes et des valeurs ».

Lors d'un voyage au Congo en octobre 2012, Harper a annoncé que le gouvernement canadien allait verser 18,5 millions $ dans les prochains 4 ans pour combattre la violence faite aux femmes. Un des objectifs principaux de Harper avec cette tournée était de mousser les intérêts des grandes minières canadiennes dans la région.

Alors que le gouvernement canadien fournit de « l'aide » financière au Mali par le biais de ses initiatives pour la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, les compagnies minières d'extraction de l'or et d'autres minerais pillent les ressources du Mali depuis plus de 20 ans.

La justification par le gouvernement Harper de son agression impérialiste au nom des femmes se fait dans le cadre de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l'ONU. Les femmes, actrices de la paix et de la sécurité et de 4 résolutions récentes portant « sur les conséquences des conflits armés sur les femmes et les filles, une attention spéciale étant accordée au rapatriement, à la réinstallation, à la réadaptation, à la réintégration et à la reconstruction après conflits. »

En novembre 2010, le Comité sénatorial permanent des droits de la personne a déposé un rapport intitulé « Les femmes, la paix et la sécurité : Le Canada agit pour renforcer la participation des femmes ». Ce rapport a été suivi d'un deuxième qui comprenait 14 recommandations sue la façon dont le Canada devrait intervenir « pour soutenir les droits des femmes » en Afghanistan après 2011. Une des intervenantes à la session du Comité sénatorial en mars 2012 était Jacqueline O'Neill, la directrice du Institute for Inclusive Insecurity de Washington qui avait dit que son organisation offrait « de la formation aux femmes artisanes de la paix et de plus en plus aux fonctionnaires, aux policiers, aux militaires aux États-Unis et ailleurs ». L'Institut, avait-elle dit, travaille notamment en Afghanistan, au Pakistan, en Israël, en Palestine, au Soudan et au Soudan du sud. L'Institut appuie le Women Waging Peace Network, « un réseau mondial de plus de 1 000 femmes partisanes de la paix dans 40 pays. »

Lorsque l'ONU célèbre la Journée internationale de la femme sous le thème Faire progresser l'ordre du jour des femmes, on est en droit de se demander de quel ordre du jour on parle.

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Mettons fin aux abus policiers commis contre les jeunes filles et femmes des Premières Nations!

Le premier ministre Harper, en tant que représentant de l'État canadien, doit être tenu responsable de la violence perpétrée contre les jeunes filles et femmes des Premières nations, y inclus aux mains de la GRC et des autres autorités. Son gouvernement doit rendre des comptes de son arrogance par laquelle il perpétue cette situation de violence en insistant sur le fait qu'aucune mesure spécifique n'est requise et que les organisations qui sont présentement chargées des enquêtes vont faire des enquêtes sérieuses sur les crimes qui sont rapportés.

Une enquête menée récemment par la Première nation Carrier Sekani du nord de la Colombie-Britannique a entendu des accusations d'abus systématiques aux mains de la GRC, y inclus des tactiques policières abusives, l'usage excessif de la force contre des jeunes filles, l'emploi de pistolets à décharges électriques (les « tasers ») les fouilles par des membres du sexe opposé, des viols et autres abus physiques et sexuels. Les relations entre la GRC et les jeunes filles et femmes autochtones dans le nord de la Colombie-Britannique sont considérées comme étant empoisonnées. La GRC est accusée non seulement de négligence envers les femmes et jeunes filles des Premières nations, mais aussi de participer aux abus.

Le chef tribal Terry Teegree a déclaré que « Dans notre langue carrier, plusieurs des membres de notre communauté Dakelh utilisent le terme 'Nilhchuk-un' qui fait référence aux officiers de la GRC comme étant 'ceux qui nous enlèvent' ».

Même la GRC avoue dans un rapport intitulé « Au service des peuples autochtones » que « La police n'est pas perçue comme une source d'aide, mais plutôt comme un symbole d'autorité qui enlève de la réserve les membres de la communauté... »

Le gouvernement libéral de la Colombie-Britannique est aussi accusé de minimiser l'importance des voies de fait commises par la GRC contre les femmes. Lorsque le gouvernement a mis sur pied un bureau d'enquête indépendant, qui est censé être un mécanisme d'enquêtes civiles sur les inconduites commises par les policiers, il a exclus les accusations de viol et d'abus sexuels des motifs valables pour tenir une enquête.

L'Association des femmes autochtones du Canada et d'autres organisations exigent que cessent les abus organisés par l'État contre les femmes. Elle demande entre autres choses « une commission d'enquête sur les meurtres et les disparitions de jeunes filles et femmes autochtones » selon un cadre de référence développé sous la direction des communautés touchées, ce qui « inclura un examen des relations historiques et actuelles entre la police et les jeunes filles et femmes autochtones, y inclus les incidents d'inconduite sérieuse par la police, ainsi que l'exclusion socio-économique systémique des jeunes filles et femmes autochtones qui les prédispose à des niveaux élevés de violence ».

(carriersekami.ca, rcmp-grc.gc.ca, nwac.ca, oas.org)

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Des marches et vigiles commémoratives
exigent que justice soit faite!

Le 14 février, des milliers de femmes et leurs partisans ont tenu des marches et des vigiles commémoratives dans les communautés partout au Canada. Les actions se sont tenues à Haida Gwaii (Colombie-Britannique), Prince-Georges, Victoria, Vancouver, Kelowna, Penticton, Edmonton, Calgary, Régina, Lebret (Saskatchewan), Winnipeg, Thunder Bay, Sault-Ste-Marie, Sudbury, Hagersville (Ontario), London, Oshawa, Toronto, Ottawa et Montréal. Les appuis s'intensifient à ce travail qui brise le silence sur le cas des jeunes filles et femmes autochtones disparues et assassinées.

Vancouver



À Vancouver, où la première action du genre s'est tenue il y a 22 ans, plus de 1000 personnes ont marché dans les rues. À d'autres endroits, les marches et les vigiles à la chandelle se sont tenues grâce à la collaboration de quatre mouvements différents : La marche commémorative des femmes ; Le jour V (V-Day), un mouvement qui veut qu'un milliard de personnes dénoncent la violence faite aux femmes et enfants, le Programme Ayez un coeur (Have a Heart), pour veiller à la santé des enfants dans les maisons autochtones et Idle No More.

Edmonton


Des centaines de femmes et hommes se sont rassemblés le 14 février à Edmonton pour participer à une marche en hommage aux femmes disparues et assassinées. C'est la huitième marche de ce genre à se tenir dans la ville. Une marche commémorative a aussi été organisée plus tôt cette même journée sur le campus de l'université de l'Alberta par l'Association des étudiants en études autochtones.

Calgary


À Calgary, la cinquième marche annuelle commémorative des femmes à l'occasion de la Saint-Valentin a commémoré les femmes disparues et assassinées dans le sud de l'Alberta. Suite aux discours, avec les tambours en tête, les gens ont marché dans les rues de la ville, portant des bannières commémoratives et de merveilleuses silhouettes en rouge représentant les femmes disparues et assassinées. La marche s'est terminée par une soirée sociale avec repas, chansons et percussions. Suite à la marche, Idle No More a organisé une danse en cercle avec des bâtons lumineux et un rassemblement. En tout, près de 300 personnes ont participé à ces événements.


Ottawa






À Ottawa, s'est tenue le troisième Rassemblement annuel pour la justice suivi d'une marche commémorative devant le bureau du premier ministre où plusieurs membres des familles des femmes disparues ont fait des présentations. Les participants ont ensuite marché vers la colline parlementaire où d'autres membres de familles ont pris la parole pour exiger que justice soit faite et pour mettre fin à la violence et aux disparitions.

Montréal



À Montréal, près de 300 personnes se sont rassemblées le 14 février devant la station de métro Saint-Laurent au centre-ville de Montréal pour la quatrième marche annuelle en hommage aux femmes disparues et assassinées. Les manifestants ont souligné le mépris du gouvernement Harper envers les droits des femmes et des Premières Nations.


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Lettre ouverte au premier ministre:
Une enquête nationale doit être ouverte!

Monsieur le premier ministre :

L'Association des femmes autochtones du Canada a documenté plus de 582 cas de jeunes filles et femmes disparues ou assassinées. Nous savons qu'il existe d'autres cas qui n'ont pas été documentés. Nous savons aussi que cette épidémie de violence continue de faire des victimes et cause à chaque mois un tort irréparable à un nombre toujours plus grand de familles.

Pour régler ces questions, il faut que les facteurs qui les causent soient proprement identifiés et que les individus, processus et politiques responsables de maintenir le statu quo et les torts subséquents causés aux jeunes filles et femmes autochtones soient corrigés. Il faut faire des recommandations et AGIR en vue d'un changement pour accroître la sécurité des jeunes filles et femmes autochtones de tous milieux partout au Canada.

Nous appuyons la tenue d'une enquête nationale sur les cas des filles et femmes autochtones disparues et assassinées au Canada. Nous vous demandons aussi d'impliquer celles qui sont les plus affectées par cette tragédie, les femmes autochtones, dans l'élaboration, la prise de décisions, le processus à suivre et la mise en place de cette enquête.

Une telle enquête serait une étape cruciale pour mettre en oeuvre un plan national d'action coordonné et global qui est à la mesure de l'étendue et de la gravité de la violence à laquelle sont confrontées les jeunes filles et les femmes autochtones.

(Traduction :LML)

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À titre d'information

Quelques données sur les femmes et le travail

Les données récentes publiées par Statistique Canada dressent un tableau de la situation des femmes qui dément toute la rhétorique du gouvernement Harper à l'effet que les Canadiennes auraient atteint « l'égalité ».

Selon les données de 2012, il y avait 8,93 millions de femmes dans la population active du Canada, dont 8,32 millions occupant un emploi, un chiffre qui représente 57,94 % de toutes les femmes de plus de 15 ans. En 2012, les femmes formaient 47,3 % de la population active totale.

En 2009, 8,1 millions de femmes occupaient un emploi alors qu'en 1976 leur nombre se chiffrait à 3,62 millions, soit 41,9 des femmes de plus de 15 ans. En 1976, les femmes représentaient 37,1 % de tous ceux qui occupaient un emploi.

Les données de 2012 montrent cependant que 1 554 900 femmes de plus de 25 ans travaillaient à temps partiel cette année-là. Cela représente 72 % de toute la main-d'oeuvre à temps partiel et 21,7 % des femmes de la population active. Cette proportion n'a pas beaucoup changé depuis les 30 dernières années. Le nombre de femmes qui travaillent moins de 30 heures à leur emploi principal a légèrement augmenté, de 23,6 % qu'il était en 1976 à 26,9 % en 2009. La situation est différente chez les hommes parmi lesquels on comptait 11,9 % de travailleurs à temps partiel en 2009 et 5,6 % en 1976. Alors que le taux de chômage officiel des femmes était à 5,5 %, soit un taux un plus bas que celui des hommes qui se situait à 6,1 %, la proportion des femmes travaillant à temps partiel était plus de deux fois supérieure à celle des hommes.

Les femmes représentent une proportion toujours pus grande des travailleurs qui occupent plus d'un emploi. En 2009, environ 56 % des travailleurs à emplois multiples étaient des femmes. Ce pourcentage n'a cessé de grandir alors que parmi les hommes il est relativement stable. En 1987, 4 % des femmes qui travaillaient occupaient plus d'un emploi. En 2009, le pourcentage est monté à 6,2 %. Parmi les hommes, le pourcentage pendant ce même espace de temps est monté de 4,2 à 4,4 %.

Un nombre toujours plus grand de gens sont appelés « travailleurs autonomes », qu'ils aient été forcés de devenir travailleurs à contrat faisant exactement le même travail qu'auparavant en tant qu'employés officiels ou qu'ils aient eu à se trouver un nouveau gagne-pain après avoir été mis à pied. Les femmes représentent une proportion toujours plus grande des travailleurs dits autonomes. En 2009, le nombre des femmes dans cette catégorie approchait le million, soit 11,9 % de tous les travailleurs occupant un emploi, alors qu'en 1976 les femmes travailleuses autonomes en représentaient 8,6 %. En 2009, les femmes représentaient 35,5 % de touts les travailleurs autonomes , par rapport à 30,7 % en 1991 et 26,3 % en 1976.

Depuis le point le plus fort de la crise économique en 2008, le nombre de travailleurs classés comme « autonomes » a augmenté de 43 500 parmi lesquels on retrouve 42 700 femmes et seulement 800 hommes.

Les femmes représentent aujourd'hui une proportion de la population active un peu plus élevée qu'en 2008. L'augmentation de la participation des femmes au travail depuis l'intensification de la crise en 2008 a légèrement dépassé celle des hommes. Dans l'ensemble, la force de travail a augmenté de 3,7 %, soit de 18 203 900 à 18 876 100, entre 2008 et 2012. Le pourcentage de l'augmentation a été de 4,3 % chez les femmes et de 3 % chez les hommes.

Selon Statistique Canada, 606 000 femmes étaient officiellement reconnues comme chômeuses en 2012 et sur ce nombre un peu moins de 200 000 femmes, soit le tiers, touchaient de l'assurance-emploi. Aux pires moments de la crise économique en 2008 et 2009, le gouvernement a grandement augmenté le nombre de travailleurs touchant de l'assurance-emploi par le biais des programmes de travail partagé. En 2009, il y avait 48 343 travailleurs dans ce programme dont 14 349 femmes. Le gouvernement a depuis sabré drastiquement dans ce programme et en 2012 seulement 5400 travailleurs y étaient inscrits.

La majorité des femmes continuent de travailler dans des emplois où l'emploi des femmes a été traditionnellement concentré. Les données de 2012 de Statistique Canada révèlent que 54,8 % des femmes travaillent dans le secteur des services et 21,9 % dans le secteur de production de biens. Au sein de ce secteur, les femmes représentent seulement 11,84 % des travailleurs de la construction, 19 % des travailleurs du secteur primaire, comme la foresterie les pêcheries et les mines. Par contre, les femmes forment 83,3 % des travailleurs de la santé et de l'aide sociale et 65,9 % des employés de l'éducation. Les femmes représentent près de 59 % des travailleurs de l'hébergement et d'hôtels et du secteur des services de l'industrie alimentaire.

Selon les données de 2010, en considérant la main-d'oeuvre dans son ensemble, le salaire des femmes représentait 68,1 % de celui des hommes. Si l'on considère uniquement les travailleurs à temps plein dans des emplois non saisonniers, alors le salaire des femmes représentait 73,6 % de celui des hommes. Si le fossé est moins grand en 2012 qu'il ne l'était en 2001, tout indique que la raison en est l'intensification de l'offensive antisociale qui a fait baisser les salaires des hommes et non une augmentation du salaire des femmes.

Selon les données de 2009, 51 % des femmes nées hors du Canada occupaient un emploi alors que le taux est de 60,6 % pour les femmes nées au Canada. Les femmes ayant immigré au pays pendant les 5 années précédentes connaissaient le taux d'emploi le plus bas soit 49,1 %. Les crises économiques ont eu un impact plus grand sur l'emploi des femmes immigrantes que sur les femmes nées au Canada. En 2009, le taux de chômage parmi les travailleuses immigrantes se chiffrait à 9,6 % et à 7,4 % en 2008. Pour les femmes nées au Canada, il était de 5,2 % en 2008 et de 6,3 % en 2009.

Toujours selon les données de 2009, 53,7 % des femmes autochtones occupaient un emploi cette année là alors que pour les hommes la proportion était de 60,6 %. En 2009, le taux de chômage parmi les femmes autochtones était de 12,7 % soit près du double du taux chez les femmes non autochtones qui se situait à 6,9 %.

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Contre les coupures à l'aide sociale du gouvernement du Québec

Manifestations le 13 mars




Montréal
10 h 30
Tour de la Bourse

800,rue Square Victoria

Québec
10 h 30

425, rue Saint-Amable.

Sherbrooke
11 h

Centre local d'emploi de Sherbrooke, 70, rue King Ouest
à l'angle de la rue du Dépôt

Trois-Rivières
10 h 30

278, rue Saint-Laurent, secteur Cap-de-la-Madeleine

Organisées par Le Front commun des personnes assistées
sociales du Québec (514) 987-1989 / sol@fcpasq.qc.ca


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