Le Marxiste-Léniniste

Numéro 38 - 11 mars 2013

Ne touchez pas à la Corée!

Un appel aux personnes de conscience concernant la juste réponse de la RPDC aux préparatifs des États-Unis pour une deuxième guerre de Corée


Bas les pattes de la Corée!
Un appel aux personnes de conscience concernant la juste réponse de la RPDC aux préparatifs des États-Unis pour une deuxième guerre de Corée

Nouvelles et points de vue
Le gouvernement Harper bat les tambours de guerre - Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste)
Une autre résolution injuste contre la République populaire démocratique de Corée
Les États-Unis et la Corée du sud tiennent des exercices de guerre provocateurs
La république populaire démocratique de Corée condamne la résolution des Nations unies
Le Commandement suprême de l'Armée populaire de Corée explique les mesures prises pour défendre la souveraineté nationale


Ne touchez pas à la Corée!

Un appel aux personnes de conscience concernant la juste réponse de la RPDC aux préparatifs des États-Unis pour une deuxième guerre de Corée

Le 7 mars, le ministère des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée a émis une déclaration dans laquelle il dit que les États-Unis cherchent à provoquer une guerre nucléaire pour étrangler la RPDC. Le porte-parole du ministère y condamne les manoeuvres militaires conjointes Key Resolve et Foal Eagle que les États-Unis tiennent au large des côtes de la RPDC et dit qu'ils poussent la péninsule coréenne au bord de la guerre.

Ces manoeuvres militaires « sont de A à Z des préparatifs de guerre nucléaire pour lancer une frappe préventive contre la RPDC », a dit le porte-parole. Il a aussi condamné les plans des États-Unis d'utiliser la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies pour déclencher une guerre sous les auspices des Nations unies. Il a averti que si le Conseil de sécurité adoptait la résolution des États-Unis, cela montrerait que « tous les efforts de retenue de la RPDC ont échoué, car aucune solution diplomatique n'est possible et qu'il ne reste que les contre-mesures militaires ».

Le 8 mars, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution. Cette résolution aggrave les sanctions contre la RPDC qui cherche à se protéger contre la menace nucléaire américaine et à protéger sa souveraineté et son droit d'être. L'intolérable est que la résolution accuse la RPDC de créer des tensions dans la péninsule coréenne. En fait, la RPDC a été victime de crimes odieux commis surtout par les impérialistes américains. Ils ont commencé bien avant la guerre d'agression des États-Unis contre la Corée en 1950, menée sous les auspices des Nations unies, avec la participation des armées de 14 autres pays membres de l'ONU, y compris le Canada. Ils ont commencé en 1945, lorsque les États-Unis ont occupé le sud de la Corée et réimposé une administration japonaise, en dépit du fait que le peuple coréen ait vaincu l'occupant japonais dans une guerre de libération nationale sanglante et héroïque. Les crimes commis par l'armée des États-Unis en Corée sont sans égal ; selon de nombreuses estimations, par habitant, ils surpassent ceux commis par les nazis allemands en Europe et les militaristes japonais en Corée, en Chine et dans toute l'Asie.

Après la victoire du peuple coréen sur les forces américaines dans la guerre de Corée et la signature de l'armistice de 1953, les États-Unis n'ont jamais cessé de violer les termes de cet armistice. À leurs nombreuses violations criminelles s'ajoute le déploiement d'armes nucléaires dans la péninsule coréenne, toutes visant des cibles en RPDC, et la tenue, ces dernières années, des manoeuvres militaires annuelles, rassemblant une armada de plus en plus imposante de navires et de bombardiers de guerre dotés d'armes nucléaires.

La RPDC a exigé à plusieurs reprises que le cessez-le-feu soit converti en un traité de paix et que sa sécurité soit protégée par la communauté internationale. Le pays ne peut tolérer que se répètent les ravages causés par la guerre de Corée à la nation et au peuple coréens et la communauté internationale ne saurait le tolérer. Toutefois, les milieux officiels du monde occidental et les Nations unies refusent de reconnaître la dévastation causée par les impérialistes américains malgré que ces crimes soient bien établis, les preuves fournies par le gouvernement coréen et les faits confirmés par des enquêtes officielles. De nombreux soldats américains, qui ont participé à la première guerre de Corée, ont témoigné des profondeurs de la dépravation dans laquelle ont sombré les États-Unis en Corée. Alors, pourquoi les milieux officiels du monde occidental et des Nations unies gardent-ils le silence sur ces crimes ?

Connaissant l'histoire des États-Unis en Corée et de leurs agissements depuis la guerre de Corée, pourquoi les gouvernements et les agences internationales, qui prétendent agir dans l'intérêt de la paix, la liberté et la démocratie, ne partagent-ils pas les inquiétudes fondées exprimées par la RPDC ? Pourquoi accusent-ils la victime de causer des tensions dans la péninsule coréenne et non l'agresseur qui continue d'occuper le sud de la péninsule et de se livrer à d'innombrables provocations militaires ? Qui doit protéger le droit des Coréens de vivre libres de la menace de guerre et d'agression des États-Unis ? Si les Nations unies ne protègent pas leur droit de vivre libres de l'agression et de la menace constante d'agression venant de bases militaires américaines implantées dans leur péninsule, des navires de guerre américains dotés d'armes nucléaires qui rôdent dans leurs eaux, des avions de guerre américains qui volent sans cesse dans leur espace aérien et des satellites espions avec lesquels les États-Unis dirigent leurs armées de l'espace, comment peut-on s'attendre à ce que la RPDC s'appuie sur les Nations unies ? Les Nations unies n'ont ni empêché ni arrêté l'agression des États-Unis et des autres puissances occidentales contre l'ancienne Yougoslavie, l'Irak, l'Afghanistan, la Libye, la Syrie et le Mali, pas plus que la guerre des drones d'Obama contre le Pakistan, le Yémen et d'autres pays.

Ce sont des questions graves qui touchent à la cause sacrée de la paix et concernent les peuples de la péninsule coréenne, de l'Asie et les peuples du monde entier. Il n'est pas légitime de rejeter ces préoccupations en accusant la RPDC d'être la source de tensions et en punissant par des sanctions sévères et des menaces une population de 26 millions de personnes.

Depuis vingt ans, depuis la fin de la division bipolaire du monde, la nécessité de renouveau du Conseil de sécurité des Nations unies est à l'ordre du jour. Le Conseil de sécurité est devenu le pion des États-Unis dans leur lutte pour la domination mondiale. Même les autres grandes puissances ne peuvent tenir en échec les États-Unis parce qu'elles aussi sont guidées par leurs propres intérêts étroits et rivalisent avec les États-Unis pour se partager le butin de la division impérialiste du monde et de la guerre perpétuelle. Au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, le mandat international que toutes les nations, grandes ou petites, sont égales et que leur droit à l'autodétermination doit être respecté n'a pas de défenseur. Que doivent faire les petits pays ?

Dans le cas de la Corée, et également de l'Iran, la question nucléaire est utilisée pour les condamner comme parias et leur État comme États voyous. La définition selon laquelle ces petits pays, et non les brigands impérialistes, peuvent être déclarés États voyous a été introduite par les puissances anglo-américaines, avec la France, après l'effondrement de l'Union soviétique. Ces puissances ont déclaré dans la Charte de Paris, adoptée par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe en 1990, que tout pays qui n'a pas une économie de marché, un système électoral multipartite et leur définition des droits humains n'appartient plus à la communauté internationale des nations civilisées.

Elle a été ensuite érigée en guide de conduite des États-Unis et de leurs alliés européens et anglo-américains par George W. Bush qui a déclaré que les pays de « l'axe du mal » devaient être oblitérés de la face de la terre. Aujourd'hui, le président des États-Unis, Barack Obama, a élargi cette théorie en approuvant la guerre des drones qui autorise les assassinats ciblés et les révoltes commanditées pour renverser ce qu'il considère comme des régimes parias.

Il est inacceptable que la paix mondiale repose entre les mains des grandes puissances qui n'ont pas jugé bon de répudier ces définitions une fois pour toutes en voyant au renouvellement du Conseil de sécurité de l'ONU, chargé de défendre la cause sacrée de la paix mondiale, d'abord en abolissant leur veto puis en élargissant le conseil pour inclure une représentation légitime des peuples d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes, qui constituent la vaste majorité de la population mondiale.

En ce qui concerne la question nucléaire, les grandes puissances qui ont un veto au Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne) se sont consacrées club nucléaire exclusif. Elles ont créé un monopole des armes nucléaires et s'arrogent le droit de décider quels autres pays peuvent et ne peuvent pas posséder des armes nucléaires et se servir de la technologie nucléaire à des fins pacifiques. Elles ont permis à leurs alliés, le régime de l'apartheid d'Afrique du Sud et Israël, de produire des armes nucléaires et ont depuis toléré que l'Inde et le Pakistan en possèdent. Elles ont déclaré États voyous les pays qui veulent établir leur propre façon de vivre et ne tolèrent pas que ces derniers mettent au point une technologie nucléaire à des fins pacifiques ou qu'ils participent à l'activité spatiale, comme avec le lancement de satellites à des fins de communications ou pour la surveillance météo, pourtant essentielles à la planification économique et à la vie de tous les jours. Ces pays, et notamment la RPDC et l'Iran, sont constamment menacés d'anéantissement.


Séoul le 7 mars 2013. "Arrêtez les exercices de guerre";
"Début de la guerre - fin de tout"

Toutes les nations ont le droit souverain de décider de leur façon de vivre et d'affirmer leur droit d'être. Sans la reconnaissance de ce droit on ne peut pas régler l'important problème de défendre la cause sacrée de la paix. Si ce droit n'est pas défendu en pratique et que les grandes puissances se donnent le droit d'usurper le pouvoir décisionnel à l'échelle du monde, de patrouiller les sept mers, le reste du globe et l'espace, déployant leurs armées là où elles le désirent, il est clair que ce sont elles et non les pays comme la RPDC qui sont la source des tensions dans le monde, y compris sur la péninsule coréenne.

La question à laquelle doivent répondre tous les hommes et femmes de conscience est la suivante : si les droits de la nation coréenne étaient reconnus, si elle n'était pas poussée au bord de l'extinction comme elle en a clairement exprimé la conviction, aurait-elle recours à des mesures comme invoquer son droit de recours aux frappes nucléaires préventives pour défendre sa souveraineté et son droit d'être ? L'histoire des 60 dernières années et plus, pas seulement la sienne mais celle de tous les peuples du monde, vient appuyer ce qu'elle dit aujourd'hui, que « la justice peut être défendue seulement quand la force est opposée à la force ». Elle a maintenant tiré une autre conclusion : « La justice peut être défendue seulement lorsque les armes nucléaires sont opposées aux armes nucléaires. »

Le monde écoutera-t-il maintenant ? Qui défendra la nation coréenne en ce moment de détresse ? Qui assumera la responsabilité de défendre la cause sacrée de la paix mondiale sinon les peuples du monde qui ont tant de fois tout sacrifié pour hisser le drapeau de la Paix, Liberté et Démocratie, seulement pour se le faire enlever par leurs ennemis et le voir fouler aux pieds et voir à nouveau le monde poussé au bord de la catastrophe ?

Selon la désinformation impérialiste, la RPDC serait la cause des tensions sur la péninsule coréenne et doit être arrêtée à tout prix. Selon la désinformation impérialiste, les dirigeants de la RPDC sont hystériques et font des menaces pour la forme uniquement pour se donner un avantage et des pouvoirs dictatoriaux, et si seulement ils ne faisaient pas tout cela il n'y aurait pas de problème sur la péninsule coréenne.

Le vieil adage s'appliquerait-il maintenant, « aux grands maux les grands remèdes » ? Nous devons y réfléchir sérieusement et tous doivent chercher la vérité dans cette affaire. Au-delà de ce que chacun comprend de ce que disent les différentes parties dans ce dangereux conflit, de leurs motivations, une chose est certaine et c'est que l'histoire appelle tous les hommes et femmes de conscience à prendre position à la défense de la justice. La résolution des problèmes légués par l'histoire exige que les défenseurs de la cause sacrée de la Paix, Liberté et Démocratie s'avancent et se fassent entendre. La situation exige l'action de ceux qui peuvent mener les peuples dans un élan pour vaincre tous les dangers qui existent et qui deviennent plus imminents à chaque jour qui passe.


Des aînés manifestent à Séoul le 7 mars pour exiger un
dialogue nord-sud.

Pour trouver où se trouve la justice, LML lance l'appel à tous à participer activement à une enquête sérieuse, parce que cette enquête est bloquée et la vérité est obscurcie par les grandes puissances qui contrôlent le Conseil de sécurité de l'ONU et par les médias de masse impérialistes. Ceux et celles qui participent à cette enquête doivent établir leurs propres paramètres et formuler leurs propres questions pour établir la vérité dans cette question de vie ou de mort. Cela veut dire aussi répondre honnêtement à des questions comme celle à savoir si la RPDC prendrait ces mesures si elle pouvait participer au commerce international aux mêmes conditions que tous les autres pays, comme c'est son droit, si on la laissait décider de sa façon de vivre, comme c'est son droit et comme c'est le droit de tout être humain, si on la laissait décider de ses institutions et de son destin, si on s'en remettait à la sagesse du peuple coréen pour résoudre les problèmes qui se posent à l'avancement de sa société, comme pour toute société qui entreprend d'établir les processus démocratiques qui permettent de déterminer le plus efficacement la volonté populaire et la traduire en volonté juridique et mettre le pouvoir d'État à son service.

Tous doivent se familiariser avec l'histoire de la nation coréenne et de ses institutions. Qu'est-il advenu du désir de Paix, Liberté et Démocratie des peuples après la Deuxième Guerre mondiale ? Qu'est-ce qui menace la cause sacrée de la paix aujourd'hui ? Quel est l'état de la Liberté et Démocratie en Europe, aux États-Unis d'Amérique et dans les pays comme le Canada et le Mexique, dans les pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes ? Peut-il y avoir Paix, Liberté et Démocratie aujourd'hui sans s'opposer aux visées de domination mondiale des impérialistes américains et à la rivalité que cela entraîne entre les grandes puissances ?

LML appelle la classe ouvrière de ce pays et tous ses alliés à refuser de banaliser ou de minimiser les revendications de la RPDC. Commençons par rejeter les tentatives de blâmer la RPDC pour les tensions sur la péninsule coréenne. Les travailleurs savent ce que veut dire porter le fardeau d'une société qui leur enlève leurs emplois, leurs avantages sociaux et leurs pensions pour ensuite les blâmer pour leur sort et les forcer à payer pour des mesures dites d'austérité qui ne profitent qu'aux riches et aux puissants. Les femmes savent ce que veut dire être blâmées pour les agressions sexuelles et la violence conjugale, puis criminalisées quand elles défendent leurs droits. Les enfants savent ce que veut dire porter l'onéreux des problèmes systémiques sur le plan social, économique, culturel et politique. Nos prisons sont remplies de jeunes gens, souvent pour le seul crime d'être nés pauvres ou de faire partie d'une Première Nation dont l'existence et le territoire sont un obstacle aux ambitions des monopoles qui ont usurpé le pouvoir d'État pour satisfaire leur désir insatiable de pouvoir et de privilège. LML appelle toutes les personnes de conscience à déterminer d'elles-mêmes qui est à blâmer pour les tensions sur la péninsule coréenne, à enquêter pour savoir qui est l'agressé et qui est l'agresseur.

À qui devrions-nous confier la défense de la cause sacrée de la paix sinon à nous-mêmes ? Que font les États-Unis dans la péninsule coréenne avec leur arsenal d'armes nucléaires, leur occupation militaire et leurs exercices de guerre continuels ? Sont-ils là pour défendre la paix ? Sont-ils là pour hisser le drapeau de la Paix, Liberté et Démocratie ? Quels arguments donnent-ils pour justifier leur présence ?

L'équipe de rédaction du Marxiste-Léniniste croit que tout cela est une question de conscience. Nous appelons les hommes et les femmes de conscience à se porter à la défense de la cause sacrée de la Paix, Liberté et Démocratie. Puisque la position des États-Unis, du Canada et des autres grandes puissances occupe déjà les ondes et les journaux, dans ce numéro nous présentons les arguments avancés par la RPDC pour appuyer sa cause et d'autres points de vue, commentaires et analyses pertinents. Joignez la discussion !


Bannière à une récente manifestation à Séoul: "Arrêtez les exercices de guerre conjoints de la Corée du sud et des États-
Unis!"; "Levez les sanctions contre la Corée du nord!"; "Des négociations de paix entre la Corée du nord et les États-Unis!";
"Redémarrez le dialogue nord-sud!"; "Armée américaine, hors d'ici!"

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Nouvelles et points de vue

Le gouvernement Harper bat les tambours de guerre

Tout de suite après que le Conseil de Sécurité des Nations unies ait adopté la résolution numéro 2094 qui renforce les sanctions contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC), le ministre des Affaires étrangères John Baird a annoncé que le Canada appliquera les sanctions du Conseil de sécurité et y est allé de déclarations grossières contre la RPDC. Il a tenté de justifier la résolution et les sanctions en disant qu' « il est grand temps que le gouvernement de la Corée du nord fasse marche arrière et abandonne ses programmes nucléaire et balistique, pour consacrer ses rares ressources à l'amélioration des conditions de vie de sa population ». Il n'a fait nulle mention de l'arsenal nucléaire des grandes puissances qui dépasse de beaucoup celui de la RPDC. Il n'a pas jugé bon non plus de mentionner le blocus brutal qui est exercé depuis longtemps contre la RPDC, à l'instigation des États-Unis, lequel a un grave impact sur le bien-être du peuple coréen. Toutes les actions du gouvernement du Canada montrent que son seul objectif est d'imposer un changement de régime en RPDC.

Le 8 mars, lors d'une session sur les affaires courantes à la Chambre des communes, le secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, Deepak Obhrai, a demandé le consentement unanime de la Chambre pour présenter une motion sinistre qui contient toutes sortes de mensonges et fait de la désinformation au sujet de la République populaire démocratique de Corée[1]. La motion n'a pas pu être présentée parce que la Chambre ne lui a pas accordé son consentement unanime, ce qui fait que le débat n'a pas eu lieu. Le gouvernement a d'autres moyens à sa disposition pour faire mettre la motion à l'ordre du jour lors de la reprise des travaux parlementaires le 18 mars, notamment par des négociations avec les autres partis.

La motion arrive au moment où la menace du déclenchement d'une nouvelle Guerre de Corée est devenue bien réelle en raison des provocations des États-Unis et des efforts pour utiliser le Conseil de sécurité des Nations unies pour intimider et isoler la RPDC. La seule conclusion qu'on puisse tirer est que cette motion est présentée pour créer une atmosphère de lynchage au Parlement et au pays où n'importe quoi peut être justifié, y compris une frappe nucléaire génocidaire contre la RPDC.

On a délibérément inclus des accusations extravagantes au sujet de la situation des droits humains en RPDC et mêlé tout cela à la désinformation sur le programme d'énergie nucléaire de la RPDC, la mise en orbite de satellites et les missiles balistiques. La motion est présentée à l'heure où les peuples du monde voudraient établir une atmosphère de calme leur permettant d'évaluer correctement ce qui se passe et prendre position en faveur d'une paix internationale qui affirme le droit de toutes les nations à leur indépendance et à leur souveraineté.

Le Canada doit se racheter de ses crimes contre les peuples d'Asie en cessant son ingérence et ses actions provocatrices et notamment en cessant de participer aux manoeuvres de guerre des États-Unis en préparation pour une attaque contre la Corée.[2]

Le Canada a participé à la première Guerre de Corée sous le pavillon de l'ONU, une guerre qui a causé la mort de trois millions de civils coréens et a divisé la nation coréenne en deux. Il a également contribué à fournir les installations, à transformer l'uranium et le plutonium et à créer un appui politique pour les bombardements nucléaires américains sur Hiroshima et Nagasaki au Japon, qui ont tué des centaines de milliers de personnes et ont causé des souffrances innommables. C'est assez !

Non à l'appui du gouvernement canadien aux crimes de guerre contre le peuple coréen ! Ne touchez pas à la Corée !

Notes

1. La motion amenée par Deepak Obhrai à la Chambre des Communes se lit somme suit : « que la Chambre réaffirme l'engagement du Canada à l'égard du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et condamne sans équivoque les récents essais nucléaires réalisés par la Corée du nord, qui a ainsi violé ses obligations internationales ;

« exprime ses vives préoccupations à l'égard de la violation généralisée des droits fondamentaux qui a lieu en Corée du nord, où la population doit notamment faire face à des châtiments cruels comme la torture, à des détentions arbitraires, au non-respect de l'application régulière de la loi et de la primauté du droit, aux châtiments collectifs, dont la portée s'étend jusqu'à trois générations, et aux camps de prisonniers politiques ;

« exprime ses vives préoccupations à l'égard du programme d'armement nucléaire maintenu par la Corée du nord malgré la crise humanitaire qui sévit au pays, y compris le problème généralisé de la famine et de la privation de nourriture, et qu'elle s'oppose aux actions de plus en plus agressives de la Corée du nord, qui menace d'utiliser des missiles balistiques et de lancer des attaques contre la Corée du Sud, ce qui menace la paix et la sécurité à l'échelle régionale et mondiale ;

« exorte le régime de Pyongyang à abandonner son programme d'armement irresponsable afin que ses ressources servent plutôt à répondre aux besoins humanitaires fondamentaux de la population, à assurer le respect des libertés fondamentales des Nord-coréens et à se conformer à la résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies. »

2. Le même jour où la motion a été déposée à la Chambre des communes, on a rapporté qu'une frégate de la marine canadienne, le HMCS Algonquin, a connu des troubles de moteur alors qu'il était engagé dans des « exercices d'entraînement » du 7 au 21 février au sein d'un groupe de force opérationnelle des États-Unis basé à Hawaï. Le Algonquin participait aux exercices aux côtés du HMCS Ottawa nul doute sous commandement américain. Le Ottawa est un destroyer équipé pour la chasse aux sous-marins et aux navires de surface, tandis que le Algonquin est un destroyer utilisé dans la défense aérienne qui est équipé d'hélicoptères Sea King pour la chasse aux sous-marins et il est considéré comme une « plate-forme idéale de commande et de contrôle ».

Selon la marine canadienne, les navires participaient à un cours de formation pour les capitaines de sous-marins des États-Unis. Le Ottawa et le Victoria ont participé aux exercices de guerre à grand déploiement US RIMPAC à Pearl Harbour à Hawaï, qui sont considérés comme étant des exercices de guerre contre la Chine et/ou la Corée.

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Une autre résolution injuste contre la République populaire démocratique de Corée

Le 7 mars, le Conseil de sécurité de l'ONU composé de 15 membres a adopté la résolution 2094 contre la République populaire démocratique de Corée en réponse au troisième essai nucléaire effectué par la RPDC le 12 février. La résolution 2094 impose des sanctions additionnelles à la RPDC qui s'attaquent à ce que le Conseil appelle « les activités illicites du personnel diplomatique, les transferts d'argent en espèces et les relations bancaires du pays ».

Le Conseil de sécurité de l'ONU, au sein duquel les États-Unis ont le gros bout du bâton, a toujours été un instrument des grandes puissances. Les 15 membres du Conseil de sécurité sont la Chine, les États-Unis, la Russie, la France et la Grande-Bretagne, ses membres permanents, et l'Argentine, l'Azerbaïdjan, l'Australie, le Guatemala, le Luxembourg, le Maroc, le Pakistan, la République de Corée (la Corée du Sud), le Rwanda et le Togo, qui en sont des membres non permanents avec un mandat de deux ans.

Il a adopté plusieurs résolutions contre la RPDC : les résolutions 825 (1993), 1540 (2004), 1695 (2006), 1718 (2008), 1874 (2009), 1887 (2009) et 2087 (janvier 2013). Ces résolutions criminalisent la RPDC pour avoir exercé son droit d'être et en particulier son droit de développer l'énergie nucléaire pour ses besoins internes et de se doter d'une « puissance nucléaire de dissuasion » pour protéger sa souveraineté contre les frappes nucléaires préventives et l'activité guerrière des États-Unis dans la péninsule coréenne.

La résolution 2094 donne aux États-Unis et à leurs alliés un vernis de légalité pour exercer des pressions économiques et politiques additionnelles sur la RPDC et créer l'hystérie au sujet de sa défense résolue de son indépendance et de sa souveraineté.

La résolution demande par exemple aux États membres d'espionner le personnel diplomatique de la RPDC et d'autres pays qui « pourraient » entreprendre des activités qui seraient « susceptibles de contribuer aux programmes de missiles balistiques ou nucléaires de la République populaire démocratique de Corée, ou à toute autre activité interdite par les résolutions ». Ces activités interdites comprennent celles qui aideraient les banques ou institutions financières de la RPDC à faire des affaires, effectuer des transferts d'argent (surtout de l'argent en espèces) qui auraient pour but d'échapper aux sanctions et seraient susceptibles de contribuer au programme d'armement nucléaire de la RPDC. Les personnes soupçonnées de se livrer à de telles activités doivent être expulsées des territoires des États membres.

Trois individus reliés à la Korea Mining Development Trading Corporation sont frappés d'une interdiction de voyager. Les avoirs étrangers de la compagnie sont gelés sur la base qu'ils seraient impliqués dans le programme d'armements nucléaires et de missiles balistiques. Les avoirs de la Deuxième Académie de Sciences naturelles qui fait de la recherche et du développement et qui serait susceptible « d'obtenir de la technologie » sont aussi visés.

La résolution légalise les actes de piraterie contre les navires et les avions de la RPDC. Elle décide que les États membres « doivent faire inspecter tous les chargements se trouvant sur leur territoire ou transitant par celui-ci qui sont en provenance ou à destination de la République populaire démocratique de Corée, ou pour lesquels la République populaire démocratique de Corée, des nationaux de ce pays ou des personnes ou entités agissant pour leur compte ont servi d'intermédiaires » si l'État en question « dispose d'informations fiables » que les chargements contiennent des articles qui sont interdits par la résolution. S'ils s'objectent à ces tactiques de piraterie, les vaisseaux sont frappés d'une interdiction d'accoster, ou, dans le cas des avions, d'atterrir.

La résolution 2094 du Conseil de sécurité de l'ONU oblige les États membres — sans que cela puisse être discuté au Conseil ou que la RPDC puisse en saisir le Conseil — de se conformer à ces sanctions. Alors que les sanctions précédentes « appelaient » les États membres à appliquer les sanctions, celle-ci « décide » que les États vont les appliquer. Les pays qui ne respectent pas les sanctions s'exposent eux-mêmes à des sanctions ou à une pression « de nature non militaire ».

Il n'y a pas de pays dans le monde qui ait fait face à des sanctions aussi injustes et pour une période de temps aussi longue. La résolution 2094 est profondément injuste et constitue une autre mesure pour criminaliser la RPDC et justifier une nouvelle Guerre de Corée. La classe ouvrière et le peuple du Canada doivent s'opposer à cette résolution et à toutes les autres sanctions injustes imposées à la RPDC et à ceux qui refusent de les appliquer et demander qu'elles soient retirées.

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Les États-Unis et la Corée du sud tiennent des exercices de guerre provocateurs


Des chars K-55 à autopropulsion de la Corée du sud aux exercices avec des tirs réels à Pocheon, en Corée du sud, le
15 mars 2012, dans le cadre des manoeuvres militaires Foal Eagle de l'année dernière

Poursuivant leur politique hostile de longue date contre la RPDC, les États-Unis et la Corée du sud tiennent leurs exercices de guerre à grande échelle Key Resolve Foal Eagle dans la Péninsule coréenne et dans les zones environnantes qui vont du 1er mars à la fin d'avril. Ces exercices comprennent la participation de plus de 200 000 soldats, principalement des États-Unis et de la Corée du sud mais aussi d'autres pays.

C'est depuis 1997 que les États-Unis tiennent les exercices Resolve and Foal Eagle War. On dit qu'ils comptent parmi les plus gros exercices militaires dans le monde. On lit dans le communiqué de presse du 21 février de l'armée américaine que « des soldats du Danemark, du Royaume -Uni, de l'Australie, de Colombie et du Canada (membres du Commandement unifié des Nations unies) et des superviseurs de la Commission de supervision des nations neutres vont aussi y participer ». Les États-Unis prétendent que ces exercices sont essentiellement défensifs et que les exercices de 2013 sont à l'image des exercices du passé. Le Commandement suprême de l'Armée populaire de Corée dit à ce sujet que « contrairement à l'an dernier, les exercices conjoints vont comprendre un porte-avion géant à propulsion nucléaire portant 100 têtes nucléaires, des bombardiers stratégiques B-52H et d'autres instruments d'agression des impérialistes américains et de leurs alliés comme la Corée du sud, le Royaume-Uni et l'Australie en vue de frappes nucléaires au sol, en mer et dans les airs. »

La 7e Armée des États-Unis décrit ces exercices en ces termes :

« Key Resolve est un exercice à caractère opérationnel du Commandement des forces combinées (CFC) mettant en oeuvre une simulation et un scénario précis d'événements.

« Key Resolve met l'accent sur la gestion de crise, sur les manoeuvres et le soutien de forces d'attaque dans un contexte de planification opérationnelle de guerre.

« Le but de Key Resolve est de maintenir l'état de préparation du personnel et des composantes du Commandement des forces combinées. Il se tient en conjonction avec Foal Eagle et comprend plus de 29 000 soldats des États-Unis et plus de 200 000 soldats de la République de Corée.

« Foal Eagle est un exercice d'entraînement conjoint sur le terrain à l'échelle de toute la Corée du sud qui se tient de pair avec l'exercice Key Resolve.

« Il met l'accent sur la sécurité et la stabilité des opérations de l'arrière, sur l'avance sur le terrain des effectifs clé, sur les opérations spéciales, les manoeuvres au sol, les opérations amphibies, les opérations de combat aérien, les opérations en mer et les exercices des forces d'opérations spéciales. »

Ces exercices de guerre sont inacceptables. L'article 6 (a) de la Déclaration de Nuremberg de 1945 les considère comme un « crime contre la paix » parce qu'ils constituent une planification et une préparation à une guerre d'agression contre un autre pays. Ces exercices sont encore plus répréhensibles dans le contexte où les États-Unis ont déjà fait monter le niveau de tension dans la péninsule coréenne au point où une guerre peut éclater.

En mars 2010, le naufrage de la navette de guerre sud-coréenne Cheonan a été faussement attribué à la RPDC par les États-Unis, la Corée du sud et leurs alliés dans une tentative ratée d'isoler la RPDC au Conseil de sécurité de l'ONU. Plus tard pendant l'année, l'Armée populaire de Corée a donné une réponse militaire ferme aux exercices de tir avec vraies munitions que la marine sud-coréenne a tenus à l'intérieur des eaux territoriales de la RPDC. Une propagande de désinformation avait été faite au sujet de cet incident de l'île Yeonpyong à l'effet que la RPDC avait lancé une attaque non provoquée alors qu'elle avait défendu sa souveraineté. De la Guerre de Corée à aujourd'hui, les États-Unis et leurs alliés ont utilisé la tromperie et l'agression dans leurs attaques contre la RPDC au risque d'une nouvelle Guerre de Corée que la RPDC prend très au sérieux.


Des soldats américains participent à une opération d'atterrissage durant les manoeuvres militaires "Foal Eagle" avec tirs réels sur la plage de Pohang, dans la province de Gyeongsangbukdo, en Corée du sud le 29 mars 2012.

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La république populaire démocratique de Corée condamne la résolution des Nations unies

Le 9 mars, le ministère des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée a publié un communiqué condamnant la Résolution 2094 du Conseil de sécurité des Nations unies suite à son troisième essai nucléaire. Dans cette déclaration, le ministère des Affaires étrangères souligne que la résolution du Conseil de sécurité est une « preuve claire » de l'activité et de la politique hostiles des États-Unis à l'égard de la RPDC dont le but est un changement de régime pour abattre l'idéologie et le système choisis par le peuple de la RPDC en essayant de la désarmer et de l'étrangler économiquement.

Dans cette déclaration, le ministère des Affaires étrangères condamne les violations intentionnelles des États-Unis du « droit d'un État souverain à lancer un satellite » et l'escalade des mesures visant à « étrangler la RPDC ». Il rejette carrément le blâme sur les États-Unis comme le « criminel par excellence » qui « a contraint la RPDC à procéder à un essai nucléaire souterrain dans un but de légitime défense ». Si le Conseil de sécurité avait la moindre impartialité, souligne la déclaration de la RPDC, il aurait remis en question les actes hostiles des États-Unis à l'égard de la RPDC. La RPDC, qui prévoyait se concentrer sur la construction économique et l'amélioration du niveau de vie de son peuple, a été forcée de détourner des ressources pour effectuer ce test nucléaire.

Dans cette déclaration, le ministère des Affaires étrangères de la RPDC condamne le Conseil de sécurité pour avoir cédé aux exigences des États-Unis et fait fi de la cause profonde de l'hostilité entre la RPDC et les États-Unis ainsi que du contexte de la question nucléaire dans la péninsule coréenne.

Dans la déclaration, est souligné que les cinq résolutions imposant des sanctions à la RPDC au cours des huit dernières années votées par le Conseil de sécurité ont eu comme seule conséquence d'amener la RPDC à renforcer sa capacité de dissuasion nucléaire qualitativement et quantitativement. C'est un résultat contraire à ce qui était voulu. Une force de dissuasion nucléaire est la garantie concrète de la défense de la souveraineté du pays, de ses droits vitaux et une « arme précieuse » pour vaincre les mesures des États-Unis pour provoquer une guerre nucléaire sur la péninsule coréenne et pour hâter le jour de la réunification nationale historique, souligne la déclaration.

La RPDC « dénonce avec véhémence et rejette totalement » les récentes sanctions du Conseil de sécurité contre elle. Elle avertit les États-Unis et leurs alliés qui adoptent et veulent appliquer ces sanctions ignobles, qui visent à empêcher la « conquête de l'espace » de la RPDC et la construction de sa capacité de dissuasion nucléaire, que celles-ci ne feront qu'augmenter de mille fois la détermination de la RPDC.

La RPDC reproche au Conseil de sécurité des Nations unies d'avoir donner le feu vert aux préparatifs de guerre nucléaire des États-Unis dans la péninsule coréenne sous le prétexte frauduleux de « non-prolifération nucléaire », ce qui a créé une situation très tendue dans la péninsule coréenne.

Enfin, le ministère des Affaires étrangères de la RPDC souligne qu'il a clarifié à plusieurs reprises que la RPDC continuera de prendre des contre-mesures pour se préparer à une guerre de réunification nationale si les États-Unis choisissent la guerre dans la péninsule coréenne.

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Le Commandement suprême de l'Armée populaire de Corée explique les mesures prises pour défendre la souveraineté nationale


Rassemblement à Pyongyang le 7 mars 2013 en appui à la décision de la RPDC de se retirer de
l'Accord d'Armistice de 1953 (KCNA)


Le 5 mars, un porte-parole du Commandement suprême de l'Armée populaire de Corée (APC) a émis un communiqué pour expliquer le contexte des tensions actuelles sur la péninsule coréenne ainsi que la réponse de la RPDC aux plus récents gestes d'agression à son endroit.

Il relate le lancement du satellite de la RPDC le 12 décembre 2012 fait avec transparence et en respect des lois internationales régissant l'usage de l'espace, dans des conditions de calme relatif. Or, « les États-Unis et leurs alliés ont remis en cause la souveraineté de la RPDC en matière de lancement de satellite. Ils ont finalement poussé le Conseil de sécurité de l'ONU à adopter une 'résolution sur les sanctions' avant de se livrer à des gestes démonstrativement hostiles envers la RPDC ».

Le porte-parole explique que « dans cette situation la RPDC a été forcée de prendre des contre-mesures d'ordre pratique pour défendre la sécurité et la souveraineté du pays. Le 12 février elle a réussi le troisième essai nucléaire sous-terrain pour la défense de haut niveau comme partie de ces contre-mesures. » Plutôt que de reconnaître la gravité de la situation et le sérieux avec lequel la RPDC défend sa souveraineté, le 1er mars les États-Unis et la Corée du sud ont lancé les exercices militaires « Key Resolve Foal Eagle ».

Il a dénoncé l'activité de ceux qui dans le sud sapent les relations intercoréennes pour le compte de leurs maîtres américains, faisant fi des conséquences de leur trahison de la Corée et des pays de la région si les États-Unis réalisaient leur objectif de provoquer une autre guerre.

Le porte-parole du Commandement suprême de l'APC a énoncé les mesures importantes prises par la RPDC face à la situation créée. D'abord que, pour donner suite au test nucléaire du 12 février, le RPDC « prendra une deuxième et troisième contre-mesures pratiques de suite face aux actes bellicistes et provocateurs des États-Unis et de toutes les autres forces hostiles, comme elle l'a déjà déclaré ».

Il a assuré que l'armée et le peuple de la RPDC ne sont jamais du genre à dire des phrases en l'air et qu'ils feront ce qu'ils sont déterminés à faire. Il a cité les victoires remportées dans deux guerres, une avec le Japon, l'autre avec les impérialistes américains, et les grands progrès réalisés depuis en dépit de toutes les nombreuses difficultés.

L'APC est prête, a-t-il dit. Les groupes militaires sur le front, les forces terrestres, la marine, les unités aériennes et antiaériennes, les unités de roquettes stratégiques de l'APC, les Gardes rouges des ouvriers et paysans et les Jeunes Gardes rouges sont pleinement mobilisés suivant le plan opérationnel autorisé par le Commandant suprême Kim Jong Un.

Le porte-parole de l'APC s'est assuré qu'il soit très clair que si les États-Unis s'aventurent à utiliser des armes nucléaires contre elle, la RPDC ripostera avec les moyens qu'elle a mis au point pour des frappes nucléaires diversifiées et précises.

Il a averti les impérialistes américains que « ce pays n'est pas les Balkans ni l'Irak ou la Libye. L'armée et le peuple de la RPDC a tout, depuis les armes nucléaires légères et plus petites, contrairement au passé. »

Deuxièmement, le Commandement suprême de l'APC annulera entièrement l'Accord d'Armistice de Corée à compter du 11 mars, lorsque s'amorceront les exercices de guerre des États-Unis et de la Corée du sud. Le porte-parole a fait remarquer que les exercices militaires sont une expression vivante de la violation systématique de l'Accord d'Armistice par les États-Unis et la Corée du sud et que dans la mesure où elle n'est plus liée par cet accord la DPRC frappera en toute légitimité, tel que requis pour la réalisation de la réunification nationale.

Troisièmement, le Commandement suprême de l'APC mettra un terme aux activités de la mission de Panmunjom de l'APC, située dans la Zone de démarcation qui divise les deux Corées. Cette mission avait été établie par la RPDC comme lieu de négociation pour l'établissement d'un mécanisme de maintien de la paix sur la péninsule. La liaison téléphonique de Panmunjom entre la RPDC et l'armée américaine sera rompue.

La déclaration du Commandement suprême de l'APC conclut en réitérant que la situation est entrée dans une phase dangereuse. Que les impérialistes américains et leurs alliés soient avertis encore une fois que tout acte d'agression entraînera une réponse d'une frappe plus grande et que c'est à leurs risques et périls qu'ils engageront l'armée et le peuple de la RPDC, lesquels mettront tout en oeuvre pour protéger leur souveraineté.


Des unités de l'Armée populaire de Corée lors d'exercices d'entraînement le 7 mars 2013 (KCNA)

(Korean Central News Agency)

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