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Numéro 38 - 11 mars
2013
Ne touchez pas à la
Corée!
Un appel aux personnes de conscience
concernant la juste réponse de la RPDC aux préparatifs
des États-Unis pour une deuxième guerre de Corée
Bas
les
pattes
de
la Corée!
• Un appel aux personnes de conscience
concernant la juste réponse de la RPDC aux préparatifs
des États-Unis pour une deuxième guerre de Corée
Nouvelles et points de
vue
• Le gouvernement Harper bat les tambours de
guerre - Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste)
• Une autre résolution injuste contre la
République populaire démocratique de Corée
• Les États-Unis et la Corée du
sud tiennent des exercices de guerre provocateurs
• La république populaire
démocratique de Corée condamne la résolution des
Nations unies
• Le Commandement suprême de
l'Armée populaire de Corée explique les mesures prises
pour défendre la souveraineté nationale
Ne touchez pas à la Corée!
Un appel aux personnes de conscience concernant la
juste réponse de la RPDC aux préparatifs des
États-Unis pour une deuxième guerre de Corée
Le 7 mars, le
ministère des Affaires
étrangères de la République populaire
démocratique de Corée a émis une
déclaration dans laquelle il dit que les États-Unis
cherchent à provoquer une guerre nucléaire pour
étrangler la RPDC. Le porte-parole du ministère y
condamne les manoeuvres militaires conjointes Key Resolve et Foal Eagle
que
les États-Unis tiennent au large des côtes de la RPDC et
dit qu'ils poussent la péninsule coréenne au bord de la
guerre.
Ces manoeuvres militaires « sont de A
à Z des préparatifs de guerre nucléaire pour
lancer une frappe préventive contre la RPDC », a dit
le porte-parole. Il a aussi condamné les plans des
États-Unis d'utiliser la résolution du Conseil de
sécurité des Nations unies pour déclencher une
guerre sous les auspices des Nations unies. Il a
averti que si le Conseil de sécurité adoptait la
résolution des États-Unis, cela montrerait que
« tous les efforts de retenue de la RPDC ont
échoué, car aucune solution diplomatique n'est possible
et qu'il ne reste que les contre-mesures militaires ».
Le 8 mars, le Conseil de sécurité des
Nations unies a adopté la résolution. Cette
résolution aggrave les sanctions contre la RPDC qui cherche
à se protéger contre la menace nucléaire
américaine et à protéger sa souveraineté et
son droit d'être. L'intolérable est que la
résolution accuse la RPDC de créer des tensions dans la
péninsule
coréenne. En fait, la RPDC a été victime de crimes
odieux commis surtout par les impérialistes américains.
Ils ont commencé bien avant la guerre d'agression des
États-Unis contre la Corée en 1950, menée sous les
auspices des Nations unies, avec la participation des armées de
14 autres pays membres de l'ONU, y compris le Canada. Ils ont
commencé en 1945, lorsque les États-Unis ont
occupé le sud de la Corée et réimposé une
administration japonaise, en dépit du fait que le peuple
coréen ait vaincu l'occupant japonais dans une guerre de
libération nationale sanglante et héroïque. Les
crimes commis par l'armée des États-Unis en Corée
sont sans égal ; selon de nombreuses
estimations, par habitant, ils surpassent ceux commis par les nazis
allemands en Europe et les militaristes japonais en Corée, en
Chine et dans toute l'Asie.
Après la victoire du peuple coréen sur les
forces américaines dans la guerre de Corée et la
signature de l'armistice de 1953, les États-Unis n'ont jamais
cessé de violer les termes de cet armistice. À leurs
nombreuses violations criminelles s'ajoute le déploiement
d'armes nucléaires dans la péninsule coréenne,
toutes visant des cibles en RPDC, et
la tenue, ces dernières années, des manoeuvres militaires
annuelles, rassemblant une armada de plus en plus imposante de navires
et de bombardiers de guerre dotés d'armes nucléaires.
La RPDC a exigé à plusieurs reprises que
le cessez-le-feu soit converti en un traité de paix et que sa
sécurité soit protégée par la
communauté internationale. Le pays ne peut tolérer que se
répètent les ravages causés par la guerre de
Corée à la nation et au peuple coréens et la
communauté internationale ne saurait le tolérer.
Toutefois, les
milieux officiels du monde occidental et les Nations unies refusent de
reconnaître la dévastation causée par les
impérialistes américains malgré que ces crimes
soient bien établis, les preuves fournies par le gouvernement
coréen et les faits confirmés par des enquêtes
officielles. De nombreux soldats américains, qui ont
participé à la première guerre
de Corée, ont témoigné des profondeurs de la
dépravation dans laquelle ont sombré les
États-Unis en Corée. Alors, pourquoi les milieux
officiels du monde occidental et des Nations unies gardent-ils le
silence sur ces crimes ?
Connaissant l'histoire des
États-Unis en Corée et de leurs agissements depuis la
guerre de Corée, pourquoi les gouvernements et les agences
internationales, qui prétendent agir dans l'intérêt
de la paix, la liberté et la démocratie, ne partagent-ils
pas les inquiétudes fondées exprimées par la
RPDC ? Pourquoi accusent-ils la victime de
causer des tensions dans la péninsule coréenne et non
l'agresseur qui continue d'occuper le sud de la péninsule et de
se livrer à d'innombrables provocations militaires ? Qui
doit protéger le droit des Coréens de vivre libres de la
menace de guerre et d'agression des États-Unis ? Si les
Nations unies ne protègent pas leur droit de vivre
libres de l'agression et de la menace constante d'agression venant de
bases militaires américaines implantées dans leur
péninsule, des navires de guerre américains dotés
d'armes nucléaires qui rôdent dans leurs eaux, des avions
de guerre américains qui volent sans cesse dans leur espace
aérien et des satellites espions avec lesquels les
États-Unis
dirigent leurs armées de l'espace, comment peut-on s'attendre
à ce que la RPDC s'appuie sur les Nations unies ? Les
Nations unies n'ont ni empêché ni arrêté
l'agression des États-Unis et des autres puissances occidentales
contre l'ancienne Yougoslavie, l'Irak, l'Afghanistan, la Libye, la
Syrie et le Mali, pas plus que la guerre des drones
d'Obama contre le Pakistan, le Yémen et d'autres pays.
Ce sont des questions graves qui touchent à la
cause sacrée de la paix et concernent les peuples de la
péninsule coréenne, de l'Asie et les peuples du monde
entier. Il n'est pas légitime de rejeter ces
préoccupations en accusant la RPDC d'être la source de
tensions et en punissant par des sanctions sévères et des
menaces une population de
26 millions de personnes.
Depuis vingt ans, depuis la fin de la division bipolaire
du monde, la nécessité de renouveau du Conseil de
sécurité des Nations unies est à l'ordre du jour.
Le Conseil de sécurité est devenu le pion des
États-Unis dans leur lutte pour la domination mondiale.
Même les autres grandes puissances ne peuvent tenir en
échec les États-Unis parce
qu'elles aussi sont guidées par leurs propres
intérêts étroits et rivalisent avec les
États-Unis pour se partager le butin de la division
impérialiste du monde et de la guerre perpétuelle. Au
sein du Conseil de sécurité des Nations unies, le mandat
international que toutes les nations, grandes ou petites, sont
égales et que leur droit à l'autodétermination
doit être respecté n'a pas de défenseur. Que
doivent faire les petits pays ?
Dans le cas de la Corée, et également de
l'Iran, la question nucléaire est utilisée pour les
condamner comme parias et leur État comme États voyous.
La définition selon laquelle ces petits pays, et non les
brigands impérialistes, peuvent être
déclarés États voyous a été
introduite par les puissances anglo-américaines, avec la France,
après
l'effondrement de l'Union soviétique. Ces puissances ont
déclaré dans la Charte de Paris, adoptée par
l'Organisation pour la sécurité et la coopération
en Europe en 1990, que tout pays qui n'a pas une économie de
marché, un système électoral multipartite et leur
définition des droits humains n'appartient plus à la
communauté internationale des
nations civilisées.
Elle a été ensuite érigée en
guide de conduite des États-Unis et de leurs alliés
européens et anglo-américains par George W. Bush qui a
déclaré que les pays de « l'axe du
mal » devaient être oblitérés de la face
de la terre. Aujourd'hui, le président des États-Unis,
Barack Obama, a élargi cette théorie en approuvant la
guerre des
drones qui autorise les assassinats ciblés et les
révoltes commanditées pour renverser ce qu'il
considère comme des régimes parias.
Il est inacceptable que la paix mondiale repose entre
les mains des grandes puissances qui n'ont pas jugé bon de
répudier ces définitions une fois pour toutes en voyant
au renouvellement du Conseil de sécurité de l'ONU,
chargé de défendre la cause sacrée de la paix
mondiale, d'abord en abolissant leur veto puis en élargissant le
conseil pour
inclure une représentation légitime des peuples d'Asie,
d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes, qui
constituent la vaste majorité de la population mondiale.
En ce qui concerne la question nucléaire, les
grandes puissances qui ont un veto au Conseil de sécurité
(États-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne) se sont
consacrées club nucléaire exclusif. Elles ont
créé un monopole des armes nucléaires et
s'arrogent le droit de décider quels autres pays peuvent et ne
peuvent pas posséder des
armes nucléaires et se servir de la technologie nucléaire
à des fins pacifiques. Elles ont permis à leurs
alliés, le régime de l'apartheid d'Afrique du Sud et
Israël, de produire des armes nucléaires et ont depuis
toléré que l'Inde et le Pakistan en possèdent.
Elles ont déclaré États voyous les pays qui
veulent établir leur propre façon de vivre et ne
tolèrent pas que ces derniers mettent au point une technologie
nucléaire à des fins pacifiques ou qu'ils participent
à l'activité spatiale, comme avec le lancement de
satellites à des fins de communications ou pour la surveillance
météo, pourtant essentielles à la planification
économique et à la vie de tous les jours. Ces pays, et
notamment la RPDC et
l'Iran, sont constamment menacés d'anéantissement.

Séoul le 7
mars 2013. "Arrêtez les exercices de guerre";
"Début de la guerre - fin de tout" |
Toutes les nations ont le droit souverain de
décider de leur façon de vivre et d'affirmer leur droit
d'être. Sans la reconnaissance de ce droit on ne peut pas
régler l'important problème de défendre la cause
sacrée de la paix. Si ce droit n'est pas défendu en
pratique et que les grandes puissances se donnent le droit d'usurper le
pouvoir décisionnel
à l'échelle du monde, de patrouiller les sept mers, le
reste du globe et l'espace, déployant leurs armées
là où elles le désirent, il est clair que ce sont
elles et non les pays comme la RPDC qui sont la source des tensions
dans le monde, y compris sur la péninsule coréenne.
La question à laquelle doivent répondre
tous les hommes et femmes de conscience est la suivante : si les
droits de la nation coréenne étaient reconnus, si elle
n'était pas poussée au bord de l'extinction comme elle en
a clairement exprimé la conviction, aurait-elle recours à
des mesures comme invoquer son droit de recours aux frappes
nucléaires préventives pour défendre sa
souveraineté et son droit d'être ? L'histoire des 60
dernières années et plus, pas seulement la sienne mais
celle de tous les peuples du monde, vient appuyer ce qu'elle dit
aujourd'hui, que « la justice peut être
défendue seulement quand la force est opposée à la
force ». Elle a maintenant tiré
une autre conclusion : « La justice peut être
défendue seulement lorsque les armes nucléaires sont
opposées aux armes nucléaires. »
Le monde écoutera-t-il maintenant ? Qui
défendra la nation coréenne en ce moment de
détresse ? Qui assumera la responsabilité de
défendre la cause sacrée de la paix mondiale sinon les
peuples du monde qui ont tant de fois tout sacrifié pour hisser
le drapeau de la Paix, Liberté et Démocratie, seulement
pour se le faire enlever par
leurs ennemis et le voir fouler aux pieds et voir à nouveau le
monde poussé au bord de la catastrophe ?
Selon la désinformation impérialiste, la
RPDC serait la cause des tensions sur la péninsule
coréenne et doit être arrêtée à tout
prix. Selon la désinformation impérialiste, les
dirigeants de la RPDC sont hystériques et font des menaces pour
la forme uniquement pour se donner un avantage et des pouvoirs
dictatoriaux, et si seulement ils ne
faisaient pas tout cela il n'y aurait pas de problème sur la
péninsule coréenne.
Le vieil adage s'appliquerait-il maintenant,
« aux grands maux les grands
remèdes » ? Nous devons y
réfléchir sérieusement et tous doivent chercher la
vérité dans cette affaire. Au-delà de ce que
chacun comprend de ce que disent les différentes parties dans ce
dangereux conflit, de leurs motivations, une chose est certaine et
c'est que l'histoire appelle tous les hommes et femmes de conscience
à prendre position à la défense de la justice. La
résolution des problèmes légués par
l'histoire exige que les défenseurs de la cause sacrée de
la Paix, Liberté et Démocratie s'avancent et se fassent
entendre. La situation exige l'action de ceux qui peuvent mener les
peuples dans un
élan pour vaincre tous les dangers qui existent et qui
deviennent plus imminents à chaque jour qui passe.

Des
aînés manifestent à Séoul le 7 mars pour
exiger un
dialogue nord-sud. |
Pour trouver où se trouve la justice, LML
lance l'appel à tous à participer activement à une
enquête sérieuse, parce que cette enquête est
bloquée et la vérité est obscurcie par les grandes
puissances qui contrôlent le Conseil de sécurité de
l'ONU et par les médias de masse impérialistes. Ceux et
celles qui participent à cette enquête doivent
établir
leurs propres paramètres et formuler leurs propres questions
pour établir la vérité dans cette question de vie
ou de mort. Cela veut dire aussi répondre honnêtement
à des questions comme celle à savoir si la RPDC prendrait
ces mesures si elle pouvait participer au commerce international aux
mêmes conditions que tous les autres pays, comme c'est
son droit, si on la laissait décider de sa façon de
vivre, comme c'est son droit et comme c'est le droit de tout être
humain, si on la laissait décider de ses institutions et de son
destin, si on s'en remettait à la sagesse du peuple
coréen pour résoudre les problèmes qui se posent
à l'avancement de sa société, comme pour toute
société qui entreprend
d'établir les processus démocratiques qui permettent de
déterminer le plus efficacement la volonté populaire et
la traduire en volonté juridique et mettre le pouvoir
d'État à son service.
Tous doivent se familiariser avec l'histoire de la
nation coréenne et de ses institutions. Qu'est-il advenu du
désir de Paix, Liberté et Démocratie des peuples
après la Deuxième Guerre mondiale ? Qu'est-ce qui
menace la cause sacrée de la paix aujourd'hui ? Quel est
l'état de la Liberté et Démocratie en Europe, aux
États-Unis d'Amérique et dans les pays comme le Canada et
le Mexique, dans les pays d'Asie, d'Afrique,
d'Amérique latine et des Caraïbes ? Peut-il y avoir
Paix, Liberté et Démocratie aujourd'hui sans s'opposer
aux visées de domination mondiale des impérialistes
américains et à la rivalité que cela
entraîne entre les grandes puissances ?
LML appelle la classe ouvrière de ce
pays et tous ses alliés à refuser de banaliser ou de
minimiser les revendications de la RPDC. Commençons par rejeter
les tentatives de blâmer la RPDC pour les tensions sur la
péninsule coréenne. Les travailleurs savent ce que veut
dire porter le fardeau d'une société qui leur
enlève leurs
emplois, leurs avantages sociaux et leurs pensions pour ensuite les
blâmer pour leur sort et les forcer à payer pour des
mesures dites d'austérité qui ne profitent qu'aux riches
et aux puissants. Les femmes savent ce que veut dire être
blâmées pour les agressions sexuelles et la violence
conjugale, puis criminalisées quand elles défendent leurs
droits.
Les enfants savent ce que veut dire porter l'onéreux des
problèmes systémiques sur le plan social,
économique, culturel et politique. Nos prisons sont remplies de
jeunes gens, souvent pour le seul crime d'être nés pauvres
ou de faire partie d'une Première Nation dont l'existence et le
territoire sont un obstacle aux ambitions des monopoles qui ont
usurpé le pouvoir d'État pour satisfaire leur
désir insatiable de pouvoir et de privilège. LML
appelle toutes les personnes de conscience à déterminer
d'elles-mêmes qui est à blâmer pour les tensions sur
la péninsule coréenne, à enquêter pour
savoir qui est l'agressé et qui est l'agresseur.
À qui devrions-nous confier la défense de
la cause sacrée de la paix sinon à
nous-mêmes ? Que font les États-Unis dans la
péninsule coréenne avec leur arsenal d'armes
nucléaires, leur occupation militaire et leurs exercices de
guerre continuels ? Sont-ils là pour défendre la
paix ? Sont-ils là pour hisser le drapeau de la Paix,
Liberté et Démocratie ? Quels arguments donnent-ils
pour justifier leur présence ?
L'équipe de rédaction du Marxiste-Léniniste
croit que tout cela est une question de conscience. Nous appelons les
hommes et les femmes de conscience à se porter à la
défense de la cause sacrée de la Paix, Liberté et
Démocratie. Puisque la position des États-Unis, du Canada
et des autres grandes puissances occupe déjà les ondes et
les journaux, dans ce numéro nous présentons les
arguments avancés par la RPDC pour appuyer sa cause et d'autres
points de vue, commentaires et analyses pertinents. Joignez la
discussion !
Bannière à
une récente manifestation à Séoul: "Arrêtez
les exercices de guerre conjoints de la Corée du sud et des
États-
Unis!"; "Levez les sanctions contre la Corée du nord!"; "Des
négociations de paix entre la Corée du nord et les
États-Unis!";
"Redémarrez le dialogue nord-sud!"; "Armée
américaine, hors d'ici!"

Nouvelles et points de vue
Le gouvernement Harper bat les tambours de guerre
- Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) -
Tout de suite après
que le Conseil de Sécurité des Nations unies ait
adopté la résolution numéro 2094 qui renforce
les sanctions contre la République
populaire démocratique de Corée (RPDC), le ministre des
Affaires étrangères John Baird a annoncé que le
Canada appliquera les sanctions du Conseil de sécurité
et y est allé de déclarations grossières contre la
RPDC. Il a tenté de justifier la résolution et les
sanctions en disant qu' « il est grand temps que le
gouvernement de la Corée du nord fasse marche arrière et
abandonne ses programmes nucléaire et balistique, pour consacrer
ses rares ressources à l'amélioration
des conditions de vie de sa population ». Il n'a fait nulle
mention de l'arsenal nucléaire des grandes puissances qui
dépasse de beaucoup celui de la RPDC.
Il n'a pas jugé bon non plus de mentionner le blocus brutal qui
est exercé depuis longtemps contre la RPDC, à
l'instigation des États-Unis, lequel a un grave
impact sur le bien-être du peuple coréen. Toutes les
actions du gouvernement du Canada montrent que son seul objectif est
d'imposer un changement de régime
en RPDC.
Le 8 mars, lors d'une session sur les affaires
courantes à la Chambre des communes, le secrétaire
parlementaire du ministre des Affaires étrangères,
Deepak Obhrai, a demandé le consentement unanime de la Chambre
pour présenter une motion sinistre qui contient toutes sortes de
mensonges et fait de la
désinformation au sujet de la République populaire
démocratique de Corée[1]. La motion n'a pas pu être
présentée parce que la Chambre ne lui a pas
accordé
son consentement unanime, ce qui fait que le débat n'a pas eu
lieu. Le gouvernement a d'autres moyens à sa disposition pour
faire mettre la motion à l'ordre
du jour lors de la reprise des travaux parlementaires le 18 mars,
notamment par des négociations avec les autres partis.
La motion arrive au moment
où la menace du
déclenchement d'une nouvelle Guerre de Corée est devenue
bien réelle en raison des provocations des États-Unis et
des efforts pour utiliser le Conseil de sécurité des
Nations unies pour intimider et isoler la RPDC. La seule conclusion
qu'on puisse tirer est que cette
motion est présentée pour créer une
atmosphère de lynchage au Parlement et au pays où
n'importe quoi peut être justifié, y compris une frappe
nucléaire
génocidaire contre la RPDC.
On a délibérément inclus des
accusations extravagantes au sujet de la situation des droits humains
en RPDC et mêlé tout cela à la
désinformation sur le
programme d'énergie nucléaire de la RPDC, la mise en
orbite de satellites et les missiles balistiques. La motion est
présentée à l'heure où les peuples du monde
voudraient établir une atmosphère de calme leur
permettant d'évaluer correctement ce qui se passe et prendre
position en faveur d'une paix internationale qui
affirme le droit de toutes les nations à leur
indépendance et à leur souveraineté.
Le Canada doit se racheter de ses crimes contre les
peuples d'Asie en cessant son ingérence et ses actions
provocatrices et notamment en cessant de participer
aux manoeuvres de guerre des États-Unis en préparation
pour une attaque contre la Corée.[2]
Le Canada a participé à la première
Guerre de Corée sous le pavillon de l'ONU, une guerre qui a
causé la mort de trois millions de civils coréens
et a divisé la nation coréenne en deux. Il a
également contribué à fournir les installations,
à transformer l'uranium et le plutonium et à créer
un appui politique
pour les bombardements nucléaires américains sur
Hiroshima et Nagasaki au Japon, qui ont tué des centaines de
milliers de personnes et ont causé des
souffrances innommables. C'est assez !
Non à l'appui du gouvernement canadien aux crimes
de guerre contre le peuple coréen ! Ne touchez pas à
la Corée !
Notes
1. La motion amenée par Deepak Obhrai
à la Chambre des Communes se lit somme suit :
« que la Chambre réaffirme
l'engagement du Canada à l'égard du Traité sur la
non-prolifération des armes nucléaires et condamne sans
équivoque les récents essais nucléaires
réalisés par
la Corée du nord, qui a ainsi violé ses obligations
internationales ;
« exprime ses vives
préoccupations à l'égard de la violation
généralisée des droits fondamentaux qui a lieu en
Corée du nord, où la population doit
notamment faire face à des châtiments cruels comme la
torture, à des détentions arbitraires, au non-respect de
l'application régulière de la loi et de la
primauté
du droit, aux châtiments collectifs, dont la portée
s'étend jusqu'à trois générations, et aux
camps de prisonniers politiques ;
« exprime ses vives
préoccupations à l'égard du programme d'armement
nucléaire maintenu par la Corée du nord malgré la
crise humanitaire qui
sévit au pays, y compris le problème
généralisé de la famine et de la privation de
nourriture, et qu'elle s'oppose aux actions de plus en plus agressives
de la Corée du nord, qui menace d'utiliser des missiles
balistiques et
de lancer des attaques contre la Corée du Sud, ce qui menace la
paix et la sécurité à l'échelle
régionale et mondiale ;
« exorte le régime de Pyongyang
à abandonner son programme d'armement irresponsable afin que ses
ressources servent plutôt à répondre aux besoins
humanitaires fondamentaux de la population, à assurer le respect
des libertés fondamentales des Nord-coréens et à
se conformer à la résolution adoptée par le
Conseil de sécurité des Nations unies. »
2. Le même jour où la motion a
été déposée à la Chambre des
communes, on a rapporté qu'une frégate de la marine
canadienne, le HMCS Algonquin, a connu des troubles de
moteur alors qu'il
était engagé dans des « exercices
d'entraînement » du 7 au 21 février
au sein d'un
groupe de force opérationnelle des États-Unis basé
à Hawaï. Le Algonquin participait aux exercices
aux côtés du HMCS Ottawa nul
doute sous commandement américain. Le Ottawa est un
destroyer équipé pour la chasse aux sous-marins et aux
navires de surface, tandis que le Algonquin est un destroyer
utilisé dans la
défense aérienne qui est équipé
d'hélicoptères Sea King pour la chasse aux sous-marins et
il est considéré
comme une « plate-forme idéale de commande et de
contrôle ».
Selon la marine canadienne, les navires
participaient à un cours de formation pour les capitaines de
sous-marins des États-Unis. Le Ottawa et
le Victoria ont participé aux exercices de guerre
à grand déploiement US RIMPAC à Pearl Harbour
à Hawaï, qui sont considérés comme
étant des
exercices de guerre contre la Chine et/ou la Corée.

Une autre résolution injuste contre la
République populaire démocratique de Corée
Le 7 mars, le Conseil de sécurité de
l'ONU composé de 15 membres a adopté la
résolution 2094 contre la République populaire
démocratique de Corée en réponse au
troisième essai nucléaire effectué par la RPDC le
12 février. La résolution 2094 impose des
sanctions
additionnelles à la RPDC qui s'attaquent à ce que le
Conseil appelle « les activités illicites du
personnel diplomatique, les transferts d'argent en espèces
et les relations bancaires du pays ».
Le Conseil de sécurité de l'ONU, au sein
duquel les États-Unis ont le gros bout du bâton, a
toujours été un instrument des grandes puissances. Les
15 membres du Conseil de sécurité sont la Chine, les
États-Unis, la Russie, la France et la Grande-Bretagne, ses
membres permanents, et l'Argentine, l'Azerbaïdjan, l'Australie, le
Guatemala, le Luxembourg, le Maroc, le Pakistan, la République
de Corée
(la Corée du Sud), le Rwanda et le Togo, qui en sont des membres
non permanents avec un mandat de deux ans.
Il a adopté plusieurs résolutions contre
la RPDC : les résolutions 825 (1993), 1540 (2004),
1695 (2006), 1718 (2008),
1874 (2009), 1887 (2009) et 2087 (janvier 2013). Ces
résolutions criminalisent la RPDC pour avoir exercé son
droit d'être et en particulier son droit de développer
l'énergie nucléaire
pour ses besoins internes et de se doter d'une « puissance
nucléaire de dissuasion » pour protéger
sa souveraineté contre les frappes nucléaires
préventives et l'activité guerrière des
États-Unis dans la péninsule coréenne.
La résolution 2094 donne aux
États-Unis et à leurs alliés un vernis de
légalité pour exercer des pressions économiques et
politiques additionnelles
sur la RPDC et créer l'hystérie au sujet de sa
défense résolue de son indépendance et de sa
souveraineté.
La résolution demande par exemple aux
États membres d'espionner le personnel diplomatique de la RPDC
et d'autres pays qui « pourraient »
entreprendre des activités qui seraient
« susceptibles de contribuer aux programmes de missiles
balistiques ou nucléaires de la République populaire
démocratique de Corée, ou à toute autre
activité interdite par les résolutions ». Ces
activités interdites comprennent celles qui aideraient les
banques ou
institutions financières de la RPDC à faire des affaires,
effectuer des transferts d'argent (surtout de l'argent en
espèces) qui auraient pour but d'échapper aux
sanctions et seraient susceptibles de contribuer au programme
d'armement nucléaire de la RPDC. Les personnes
soupçonnées de se livrer à de telles
activités
doivent être expulsées des territoires des États
membres.
Trois individus reliés à la Korea Mining
Development Trading Corporation sont frappés d'une interdiction
de voyager. Les avoirs étrangers de la compagnie
sont gelés sur la base qu'ils seraient impliqués dans le
programme d'armements nucléaires et de missiles balistiques. Les
avoirs de la Deuxième Académie de
Sciences naturelles qui fait de la recherche et du développement
et qui serait susceptible « d'obtenir de la
technologie » sont aussi visés.
La résolution légalise les actes de
piraterie contre les navires et les avions de la RPDC. Elle
décide que les États membres « doivent faire
inspecter
tous les chargements se trouvant sur leur territoire ou transitant par
celui-ci qui sont en provenance ou à destination de la
République populaire démocratique
de Corée, ou pour lesquels la République populaire
démocratique de Corée, des nationaux de ce pays ou des
personnes ou entités agissant pour leur compte
ont servi d'intermédiaires » si l'État en
question « dispose d'informations fiables » que
les chargements contiennent des articles qui sont
interdits par la résolution. S'ils s'objectent à ces
tactiques de piraterie, les vaisseaux sont frappés d'une
interdiction d'accoster, ou, dans le cas des avions,
d'atterrir.
La résolution 2094 du Conseil de
sécurité de l'ONU oblige les États membres — sans
que cela puisse être discuté au Conseil ou que la RPDC
puisse
en saisir le Conseil — de se conformer à ces sanctions. Alors
que les sanctions précédentes
« appelaient » les États membres à
appliquer les
sanctions, celle-ci « décide » que les
États vont les appliquer. Les pays qui ne respectent pas les
sanctions s'exposent eux-mêmes à des sanctions
ou à une pression « de nature non
militaire ».
Il n'y a pas de pays dans le monde qui ait fait face
à des sanctions aussi injustes et pour une période de
temps aussi longue. La résolution 2094 est
profondément injuste et constitue une autre mesure pour
criminaliser la RPDC et justifier une nouvelle Guerre de Corée.
La classe ouvrière et le peuple du
Canada doivent s'opposer à cette résolution et à
toutes les autres sanctions injustes imposées à la RPDC
et à ceux qui refusent de les appliquer et demander
qu'elles soient retirées.

Les États-Unis et la Corée du sud
tiennent des exercices de guerre provocateurs
Des chars K-55 à
autopropulsion de la Corée du sud aux exercices avec des tirs
réels à Pocheon, en Corée du sud, le
15 mars 2012, dans le cadre des manoeuvres militaires Foal Eagle de
l'année dernière
Poursuivant leur politique hostile de longue date contre
la RPDC, les États-Unis et la Corée du sud tiennent leurs
exercices de guerre à grande échelle Key
Resolve Foal Eagle dans la Péninsule coréenne et dans les
zones environnantes qui vont du 1er mars à la fin d'avril. Ces
exercices comprennent la participation
de plus de 200 000 soldats, principalement des États-Unis et de
la Corée du sud mais aussi d'autres pays.
C'est depuis 1997 que les États-Unis
tiennent les exercices Resolve and Foal Eagle War. On dit qu'ils
comptent parmi les plus gros exercices militaires
dans le monde. On lit dans le communiqué de presse du
21 février de l'armée américaine que
« des soldats du Danemark, du Royaume -Uni, de
l'Australie, de Colombie et du Canada (membres du Commandement
unifié des Nations unies) et des superviseurs de la Commission
de supervision des nations
neutres vont aussi y participer ». Les États-Unis
prétendent que ces exercices sont essentiellement
défensifs et que les exercices de 2013 sont à
l'image des exercices du passé. Le Commandement suprême de
l'Armée populaire de Corée dit à ce sujet que
« contrairement à l'an dernier, les exercices
conjoints vont comprendre un porte-avion géant à
propulsion nucléaire portant 100 têtes nucléaires,
des bombardiers stratégiques B-52H et d'autres instruments
d'agression des impérialistes américains et de leurs
alliés comme la Corée du sud, le Royaume-Uni et
l'Australie en vue de frappes nucléaires au sol, en mer
et dans les airs. »
La 7e Armée des États-Unis décrit
ces exercices en ces termes :
« Key Resolve
est un exercice à caractère opérationnel du
Commandement des forces combinées (CFC) mettant en oeuvre une
simulation et un
scénario précis d'événements.
« Key Resolve met l'accent sur la gestion de
crise, sur les manoeuvres et le soutien de forces d'attaque dans un
contexte de planification opérationnelle
de guerre.
« Le but de Key Resolve est de maintenir
l'état de préparation du personnel et des composantes du
Commandement des forces combinées. Il se tient
en conjonction avec Foal Eagle et comprend plus de 29 000 soldats
des États-Unis et plus de 200 000 soldats de la
République de Corée.
« Foal Eagle est un exercice
d'entraînement conjoint sur le terrain à l'échelle
de toute la Corée du sud qui se tient de pair avec l'exercice
Key
Resolve.
« Il met l'accent sur la
sécurité et la stabilité des opérations de
l'arrière, sur l'avance sur le terrain des effectifs clé,
sur les opérations spéciales, les
manoeuvres au sol, les opérations amphibies, les
opérations de combat aérien, les opérations en mer
et les exercices des forces d'opérations
spéciales. »
Ces exercices de guerre sont inacceptables. L'article
6 (a) de la Déclaration de Nuremberg de 1945 les
considère comme un « crime contre
la paix » parce qu'ils constituent une planification et une
préparation à une guerre d'agression contre un autre
pays. Ces exercices sont encore plus
répréhensibles dans le contexte où les
États-Unis ont déjà fait monter le niveau de
tension dans la péninsule coréenne au point où une
guerre peut éclater.
En mars 2010, le naufrage de la navette de guerre
sud-coréenne Cheonan a été faussement
attribué à la RPDC par les États-Unis, la
Corée du
sud et leurs alliés dans une tentative ratée d'isoler la
RPDC au Conseil de sécurité de l'ONU. Plus tard pendant
l'année, l'Armée populaire de Corée a donné
une réponse militaire ferme aux exercices de tir avec vraies
munitions que la marine sud-coréenne a tenus à
l'intérieur des eaux territoriales de la RPDC. Une
propagande de désinformation avait été faite au
sujet de cet incident de l'île Yeonpyong à l'effet que la
RPDC avait lancé une attaque non provoquée alors qu'elle
avait défendu sa souveraineté. De la Guerre de
Corée à aujourd'hui, les États-Unis et leurs
alliés ont utilisé la tromperie et l'agression dans leurs
attaques contre
la RPDC au risque d'une nouvelle Guerre de Corée que la RPDC
prend très au sérieux.
Des soldats américains participent à une
opération d'atterrissage durant les manoeuvres militaires "Foal
Eagle" avec tirs réels sur la plage de Pohang, dans la province
de Gyeongsangbukdo, en Corée du sud le 29 mars 2012.

La république populaire démocratique de
Corée condamne la résolution des Nations unies
Le 9 mars, le ministère des Affaires
étrangères de la République populaire
démocratique de Corée a publié un
communiqué condamnant la Résolution
2094 du Conseil de sécurité des Nations unies suite
à son troisième essai nucléaire. Dans cette
déclaration, le ministère des Affaires
étrangères souligne
que la résolution du Conseil de sécurité est une
« preuve claire » de l'activité et de la
politique hostiles des États-Unis à l'égard de la
RPDC dont
le but est un changement de régime pour abattre
l'idéologie et le système choisis par le peuple de la
RPDC en essayant de la désarmer et de l'étrangler
économiquement.
Dans cette déclaration, le ministère des
Affaires étrangères condamne les violations
intentionnelles des États-Unis du « droit d'un
État souverain à
lancer un satellite » et l'escalade des mesures visant
à « étrangler la RPDC ». Il rejette
carrément le blâme sur les États-Unis comme le
« criminel par excellence » qui « a
contraint la RPDC à procéder à un essai
nucléaire souterrain dans un but de légitime
défense ».
Si le Conseil de sécurité avait la moindre
impartialité, souligne la déclaration de la RPDC, il
aurait remis en question les actes hostiles des États-Unis
à l'égard
de la RPDC. La RPDC, qui prévoyait se concentrer sur la
construction économique et l'amélioration du niveau de
vie de son peuple, a été forcée de
détourner
des ressources pour effectuer ce test nucléaire.
Dans cette déclaration, le ministère des
Affaires étrangères de la RPDC condamne le Conseil de
sécurité pour avoir cédé aux exigences des
États-Unis et
fait fi de la cause profonde de l'hostilité entre la RPDC et les
États-Unis ainsi que du contexte de la question nucléaire
dans la péninsule coréenne.
Dans la déclaration, est souligné que les
cinq résolutions imposant des sanctions à la RPDC au
cours des huit dernières années votées par le
Conseil de
sécurité ont eu comme seule conséquence d'amener
la RPDC à renforcer sa capacité de dissuasion
nucléaire qualitativement et quantitativement. C'est un
résultat
contraire à ce qui était voulu. Une force de dissuasion
nucléaire est la garantie concrète de la défense
de la souveraineté du pays, de ses droits vitaux et une
« arme précieuse » pour vaincre les
mesures des États-Unis pour provoquer une guerre
nucléaire sur la péninsule coréenne et pour
hâter le jour
de la réunification nationale historique, souligne la
déclaration.
La RPDC « dénonce avec
véhémence et rejette totalement » les
récentes sanctions du Conseil de sécurité contre
elle. Elle avertit les États-Unis
et leurs alliés qui adoptent et veulent appliquer ces sanctions
ignobles, qui visent à empêcher la
« conquête de l'espace » de la RPDC et la
construction
de sa capacité de dissuasion nucléaire, que celles-ci ne
feront qu'augmenter de mille fois la détermination de la RPDC.
La RPDC reproche au Conseil de sécurité
des Nations unies d'avoir donner le feu vert aux préparatifs de
guerre nucléaire des États-Unis dans la péninsule
coréenne sous le prétexte frauduleux de
« non-prolifération nucléaire », ce
qui a créé une situation très tendue dans la
péninsule coréenne.
Enfin, le ministère des Affaires
étrangères de la RPDC souligne qu'il a clarifié
à plusieurs reprises que la RPDC continuera de prendre des
contre-mesures
pour se préparer à une guerre de réunification
nationale si les États-Unis choisissent la guerre dans la
péninsule coréenne.

Le Commandement suprême de l'Armée
populaire de Corée explique les mesures prises pour
défendre la souveraineté nationale
Rassemblement à
Pyongyang le 7 mars 2013 en appui à la décision de la
RPDC de se retirer de
l'Accord d'Armistice de 1953 (KCNA)
Le 5 mars, un porte-parole du Commandement suprême de
l'Armée populaire de Corée (APC) a émis un
communiqué pour expliquer le contexte
des tensions actuelles sur la péninsule coréenne ainsi
que la réponse de la RPDC aux plus récents gestes
d'agression à son endroit.
Il relate le lancement du satellite de la RPDC le
12 décembre 2012 fait avec transparence et en respect
des lois internationales régissant l'usage
de l'espace, dans des conditions de calme relatif. Or, « les
États-Unis et leurs alliés ont remis en cause la
souveraineté de la RPDC en matière de lancement
de satellite. Ils ont finalement poussé le Conseil de
sécurité de l'ONU à adopter une 'résolution
sur les sanctions' avant de se livrer à des gestes
démonstrativement hostiles envers la RPDC ».
Le porte-parole explique que « dans cette
situation la RPDC a été forcée de prendre des
contre-mesures d'ordre pratique pour défendre la
sécurité
et la souveraineté du pays. Le 12 février elle a
réussi le troisième essai nucléaire sous-terrain
pour la défense de haut niveau comme partie de ces
contre-mesures. » Plutôt que de reconnaître la
gravité de la situation et le sérieux avec lequel la RPDC
défend sa souveraineté, le 1er mars les États-Unis
et la
Corée du sud ont lancé les exercices militaires
« Key Resolve Foal Eagle ».
Il a dénoncé l'activité de ceux qui
dans le sud sapent les relations intercoréennes pour le compte
de leurs maîtres américains, faisant fi des
conséquences
de leur trahison de la Corée et des pays de la région si
les États-Unis réalisaient leur objectif de provoquer une
autre guerre.
Le porte-parole du Commandement suprême de l'APC a
énoncé les mesures importantes prises par la RPDC face
à la situation créée. D'abord que, pour
donner suite au test nucléaire du 12 février, le
RPDC « prendra une deuxième et troisième
contre-mesures pratiques de suite face aux actes bellicistes
et provocateurs des États-Unis et de toutes les autres forces
hostiles, comme elle l'a déjà
déclaré ».
Il a assuré que l'armée et le peuple de la
RPDC ne sont jamais du genre à dire des phrases en l'air et
qu'ils feront ce qu'ils sont déterminés à faire.
Il a cité
les victoires remportées dans deux guerres, une avec le Japon,
l'autre avec les impérialistes américains, et les grands
progrès réalisés depuis en dépit de toutes
les
nombreuses difficultés.
L'APC est prête, a-t-il dit. Les groupes
militaires sur le front, les forces terrestres, la marine, les
unités aériennes et antiaériennes, les
unités de roquettes
stratégiques de l'APC, les Gardes rouges des ouvriers et paysans
et les Jeunes Gardes rouges sont pleinement mobilisés suivant le
plan opérationnel autorisé
par le Commandant suprême Kim Jong Un.
Le porte-parole de l'APC s'est assuré qu'il soit
très clair que si les États-Unis s'aventurent à
utiliser des armes nucléaires contre elle, la RPDC ripostera
avec
les moyens qu'elle a mis au point pour des frappes nucléaires
diversifiées et précises.
Il a averti les impérialistes américains
que « ce pays n'est pas les Balkans ni l'Irak ou la Libye.
L'armée et le peuple de la RPDC a tout, depuis les
armes nucléaires légères et plus petites,
contrairement au passé. »
Deuxièmement, le Commandement suprême de
l'APC annulera entièrement l'Accord d'Armistice de Corée
à compter du 11 mars, lorsque s'amorceront
les exercices de guerre des États-Unis et de la Corée du
sud. Le porte-parole a fait remarquer que les exercices militaires sont
une expression vivante de la
violation systématique de l'Accord d'Armistice par les
États-Unis et la Corée du sud et que dans la mesure
où elle n'est plus liée par cet accord la DPRC frappera
en toute légitimité, tel que requis pour la
réalisation de la réunification nationale.
Troisièmement, le Commandement suprême de
l'APC mettra un terme aux activités de la mission de Panmunjom
de l'APC, située dans la Zone de
démarcation qui divise les deux Corées. Cette mission
avait été établie par la RPDC comme lieu de
négociation pour l'établissement d'un mécanisme de
maintien
de la paix sur la péninsule. La liaison
téléphonique de Panmunjom entre la RPDC et l'armée
américaine sera rompue.
La déclaration du Commandement suprême de
l'APC conclut en réitérant que la situation est
entrée dans une phase dangereuse. Que les impérialistes
américains et leurs alliés soient avertis encore une fois
que tout acte d'agression entraînera une réponse d'une
frappe plus grande et que c'est à leurs risques et
périls qu'ils engageront l'armée et le peuple de la RPDC,
lesquels mettront tout en oeuvre pour protéger leur
souveraineté.

Des unités de
l'Armée populaire de Corée lors d'exercices
d'entraînement le 7 mars 2013 (KCNA)

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Marxiste-Léniniste
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