Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 33 - 4 mars 2013

États-Unis

Le gouvernement continue de financer la guerre
et s'en prend aux travailleurs


États-Unis
Le gouvernement continue de financer la guerre et s'en prend aux travailleurs - Voice of Revolution

8e législature de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire de Cuba
Session historique du parlement cubain
Nous ne luttons ni pour la gloire ni pour les honneurs; nous luttons pour les idées que nous estimons justes - Message de Fidel Castro
La responsabilité de continuer à construire le socialisme confiée aux nouvelles générations - Discours du président cubain Raul Castro


États-Unis

Le gouvernement continue de financer la guerre
et s'en prend aux travailleurs

Le 1er mars, des compressions de près de 1,2 billion $ touchant surtout les programmes sociaux pour les dix prochaines années sont entrées en vigueur faute d'une entente au Congrès sur des mesures budgétaires alternatives. Il ne s'agit plus du « mur fiscal », qu'il fallait éviter, mais d'un « séquestre ». Le séquestre est une compression obligatoire des dépenses du gouvernement. Il y aura donc des compressions de l'ordre de 85 milliards $ dans les programmes sociaux et la défense d'ici la fin de l'année budgétaire, soit le 1er octobre 2013. L'échec à adopter un budget est présenté comme une autre preuve de la dysfonction du Congrès en matière budgétaire.

Il est à noter que malgré tout le discours actuel à propos de l'impossibilité de s'entendre au Congrès, les deux côtés de la Chambre se sont entendus pour que le séquestre n'affecte pas les soldats engagés dans des guerres à l'étranger. Si certains congressistes déplorent l'effet qu'auront les coupures dans la défense sur la capacité d'intervention de l'armée, nul ne propose comme solution de couper le financement de la guerre et de ramener les soldats au pays, ce qui réglerait d'un seul coup le déficit de 85 milliards $, en plus de contribuer à la paix dans le monde.

Les milliers d'employés civils du Pentagone seront les premiers et les plus durement touchés, forcés de prendre des congés sans solde. Cela signifiera pour certains une réduction de salaire de 20 %. Les chefs de département peuvent d'ailleurs choisir les employés qui seront épargnés suivant une désignation arbitraire de ce qui est prioritaire et essentiel à la « sécurité nationale ». Le séquestre sert donc à saper les conventions collectives, à outrepasser à toute fin pratique les clauses sur les salaires et l'ancienneté, en plus de monter les employés les uns contre les autres. D'autres employés du gouvernement fédéral devront également prendre des congés sans solde.

Selon un représentant syndical des employés fédéraux, 82 % des répondants à un sondage ont dit qu'ils auront beaucoup de difficulté à payer leur loyer, le téléphone, l'électricité et l'épicerie, tandis que 63 % ont dit qu'ils devront utiliser leurs épargnes ou fonds de retraite pour joindre les deux bouts. Les employés du gouvernement fédéral ont déjà subi les conséquences de compressions de l'ordre de 103 milliards $ au nom de la « lutte au déficit » sous forme de gel des salaires pendant trois ans et d'une réduction des prestations de retraite pour les futurs employés.

En plus, selon le rapport du Bureau de la gestion et du budget sur les compressions requises par le séquestre, les budgets de l'assurance-maladie seront réduits de 2 % et ceux des programmes obligatoires non liés à la défense et non exempts seront réduits de 5,1 %. On prévoit que les coupures à l'éducation entraîneront le licenciement ou la mise à pied de 40 000 enseignants et membres du personnel des écoles. Plus d'un demi-million de femmes et enfants n'auront plus accès à l'aide alimentaire à cause de restrictions imposées au programme de soutien. Dans l'ensemble, les plus immédiatement touchés par le séquestre seront les travailleurs et ceux qui utilisent les services qu'ils dispensent.

Reste à voir maintenant si la sécurité sociale sera affectée par une nouvelle façon de calculer l'indexation au coût de la vie, ce sur quoi s'entendent démocrates et républicains. Les aînés pourraient aussi être touchés par une augmentation de l'âge de la retraite, qui passerait à 67 ans, et par une restriction conséquente de l'admissibilité à l'assurance-santé.

Obama s'emparera-t-il du contrôle des cordons de la bourse ?

Si Barack Obama a tenté d'éviter le séquestre, bien qu'avec des propositions comprenant toutes des compressions importantes dans les programmes sociaux, il ne s'est pas prévalu du pouvoir exécutif pour l'empêcher. Il s'est contenté de prédire les effets du séquestre sur l'économie et la défense, avec des mots comme « difficile », « douloureux », « destructeur », mais il ne semble pas disposé pour l'instant à se servir de ces justifications pour intervenir. Il semble vouloir attendre un moment plus opportun pour intervenir et mettre de façon plus décisive les cordons de la bourse entre les mains du pouvoir exécutif.

Le contrôle du budget est un des rares pouvoirs qu'a conservés le Congrès, mais son impuissance à adopter des budgets, au-delà des mesures requises par le Pentagone, lesquelles trouvent toujours preneurs, lui fait perdre sa crédibilité. Le Congrès est si dysfonctionnel qu'on a vu, selon les médias, les deux côtés de la Chambre présenter des projets de loi conçus expressément pour ne pas passer.

Le séquestre a fait suite au « mur fiscal », qui lui-même a fait suite à la bataille rangée sur le plafond du déficit en 2011. Les compressions qui entrent maintenant en vigueur sont le résultat de cet épisode. Le raisonnement derrière le compromis conclu par les congressistes était que cela forcerait le Congrès à adopter un budget avec des compressions plus modérées. En réalité, il a précipité la crise parce qu'il exigeait une réduction du déficit. Aussi dysfonctionnel que soit le Congrès, la « lutte au déficit » se poursuit sans cesse, entraînant des coupures de centaines de milliards de dollars dans les programmes.

La prochaine crise pourrait avoir lieu à la fin mars lorsque le gouvernement doit déposer des mesures urgentes de financement de ses opérations. Ou en mai quand reviendra le débat sur le plafond du déficit. Ou encore le président pourrait déclarer que les coupures dans les dépenses du Pentagone créent une menace à la sécurité nationale et qu'il doit intervenir si le Congrès en est incapable.

Pendant ce temps, Obama continue de rassembler sa coalition de centristes et de faire directement appel au peuple pour le soutenir dans sa bataille contre le Congrès. Chuck Hagel, son choix pour le poste de secrétaire à la Défense, est considéré comme un centriste. S'adressant aux médias à Newport, Virginie, le 26 février, au chantier où sont construits les sous-marins nucléaires, il a dit qu'il avait rallié deux autres centristes. Il s'agit du républicain Scott Rigell de la Chambre des représentants et du démocrate Bobby Scott du Sénat.

Se disant prêt au compromis parce qu' « il y a une façon sensée de réduire le déficit », Obama a ajouté : « Il y a des leaders des deux partis qui veulent faire de même. Je dois féliciter Scott Rigell. Il est un de vos congressistes républicains avec nous ici aujourd'hui et ce n'est pas toujours facile pour un républicain d'être avec moi. Mais il est ici parce qu'il sait que c'est important pour vous. Il a demandé à ses collègues à la Chambre d'examiner les moyens de fermer ces échappatoires budgétaires au lieu de laisser passer ces coupures automatiques. Il est préoccupé par le déficit et il est tout à fait disposé à accepter des coupures très difficiles, mais il veut le faire de façon intelligente. Même chose pour Bobby Scott. Il ne croit pas parfaites nos propositions de coupures, mais il sait que devons faire des choix difficiles. » C'est ainsi qu'Obama continue de préparer les conditions, de trouver des justifications, pour mobiliser un appui à l'intérieur et à l'extérieur du Congrès en faveur de pouvoirs exécutifs pour s'emparer du contrôle des cordons de la bourse. Cela représente un grave danger pour les peuples, ici et à l'étranger, puisque cela ouvre la porte à un financement illimité pour des agissements illégitimes de l'État, comme la guerre par les drones. Cela va aussi à l'encontre des exigences d'une démocratie moderne, car c'est le peuple qui doit être habilité à se gouverner et à prendre les décisions sur le budget et tout ce qui concerne l'économie, la guerre, l'environnement et les affaires politiques.

* Voice of Revolution est publié par l'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis.


8e législature de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire de Cuba

Session historique du parlement cubain


Centre des congrès de La Havane, 24 février 2013

La 8e législature de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire, le parlement cubain, s'est ouverte au Centre des Congrès de La Havane le 24 février. Le commandant en chef Fidel Castro et le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres Raul Castro ont été accueillis par une ovation lorsqu'ils sont entrés dans la salle où allait se tenir la session inaugurale. À l'ordre du jour de la session il y avait l'élection du président et des autres membres du Conseil d'État. Composé de 31 députés, le Conseil d'État est la plus haute instance de l'État entre les sessions de l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale du pouvoir populaire, le parlement cubain, a ratifié Raul Castro au poste de président du Conseil d'État et élu Miguel Diaz-Canel premier vice-président.


Fidel Castro et le président cubain Raul Castro.

Miguel Diaz-Canel est un ingénieur en électronique de 52 ans. Il est membre du Bureau politique du Parti communiste de Cuba et était le premier secrétaire du Parti dans les provinces de Villa Clara et Holguin. Il était également ministre de l'Enseignement supérieur et vice-président du Conseil des ministres.

Les autres vice-présidents élus au Conseil d'État sont : José Ramon Machado Ventura, deuxième secrétaire du Parti communiste ; Gladys Bejerano, responsable du contrôle financier ; Ramiro Valdes, vice-président du Conseil des ministres ; Lazara Mercedes Lopez, première secrétaire du Parti pour La Havane ; et Salvador Valdes, secrétaire général de la Confédération des travailleurs cubains. Homero Acosta a été réélu secrétaire du Conseil d'État.

Après que le nouveau parlement se soit installé au Palais des congrès de La Havane, les députés ont élu Esteban Lazo président de l'assemblée, et ratifié Ana Maria Mari à la vice-présidence du Pouvoir populaire et Miriam Brito au poste de secrétaire.


Le premier vice-président Miguel Diaz-Canel (gauche) et le
président de l'Assemblée nationale Esteban Lazo

Le président Raul Castro a prononcé le discours de clôture. Il a annoncé que des modifications seront apportées à la constitution du pays dont un amendement limitant à dix ans le mandat des élus aux principaux postes de l'État et du gouvernement et une limite d'âge pour occuper ces postes. Il a également annoncé que sera pour lui son dernier mandat.

Raul Castro a dit que l'élection de Miguel Diaz-Canel à la première vice-présidence du Conseil d'État et du Conseil des ministres est une décision d'importance historique puisqu'il s'agit d'un pas vers la configuration future de la direction du pays, par un transfert progressif et ordonné du pouvoir à la nouvelle génération.

Il a rappelé que 41,9 % des élus du Conseil d'État sont des femmes, 38,6 % sont noirs ou métis et que la moyenne d'âge est de 57 ans, que 61,3 % des membres sont nés après le triomphe de la Révolution cubaine en 1959. L'Assemblée nationale a été renouvelée à 67,26 %, les femmes ont vu leur participation passer à 48,86 % et les noirs et métis à 37,9 % et 82,68 % des députés sont diplômés de l'enseignement supérieur, avec une moyenne d'âge de 48 ans. Le président cubain a rappelé le besoin de combattre de pied ferme les illégalités, l'indiscipline et tout acte de corruption.

La composition de la 8e Assemblée nationale

L'élection générale du 3 février a élu 612 parlementaires. Les députés ont à leur tour élu les membres du Conseil d'État par vote direct et secret, dont le président qui est chef d'État et de gouvernement, le premier vice-président, cinq autres vice-présidents, le secrétaire et 23 autres membres.

Des nominations ont également été reçues de la Commission nationale des candidatures, une instance formée d'organisations sociales, de travailleurs, d'étudiants, de femmes et de paysans.

Les députés élus à la présidence de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire sont élus pour un mandat de cinq ans, comme le prévoit la Constitution du 24 février 1976, dont l'anniversaire coïncidait avec l'ouverture de la session actuelle de l'Assemblée.

Le 24 février est également l'anniversaire de la reprise de la lutte pour l'indépendance nationale de Cuba contre le colonialisme espagnol en 1895.

Données de l'élection générale du 3 février

Le dimanche 3 février, plus de 7,8 millions de Cubains, soit 89,68 % des électeurs inscrits, se sont prévalu de leur droit à un vote libre, souverain, direct et secret.

La présidente de la Commission électorale nationale, Alina Balseiro Gutiérrez, rapporte que sur le nombre total des votes déposés 7 418 522 (94,17 %) étaient valides, 364 576 (4,63 %) étaient laissés blancs et 94 808 (1,20 %) ont été invalidés.

Elle rapporte aussi qu'en plus des données sur la représentation des femmes et des minorités citées plus haut, sur les 612 nouveaux élus à l'Assemblée nationale, 8 % sont des jeunes de moins de 35 ans. Elle note que 46,4 % des nouveaux élus sont également délégués aux assemblées municipales du Pouvoir populaire. En ce qui concerne les assemblées municipales, 1269 représentants ont été élus le 3 février, dont 50,5 % sont des femmes, plus de 7 % ont moins de 30 ans et la moyenne d'âge est de 45 ans.


Raul Castro et Fidel Castro se rendent voter le 3 février 2013. Entourant Fidel, on voit des membres de la commission électorale locale et des pionniers chargés de s'occuper des boîtes de scrutin.

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Nous ne luttons ni pour la gloire ni pour les honneurs; nous luttons pour les idées que nous estimons justes

Voici le texte du message de salutations de Fidel Castro au peuple cubain le lendemain de l'ouverture de la 8e législature de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire.

* * *

Je suis profondément reconnaissant envers le geste noble du peuple qui m'a élu député à l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire de Cuba.

L'intervention d'aujourd'hui ne prendra pas beaucoup de temps, de même que n'occupera pas beaucoup d'espace ce siège honorable de député, et cela non par faute de volonté mais à cause des impératifs de la nature.

Jamais je n'aurais pensé que mon existence se prolongerait aussi longtemps et que l'ennemi serait aussi peu adroit dans ses tentatives pour éliminer un ennemi décidé à lutter.

Dans ce combat inégal, notre peuple a fait la preuve de son étonnante capacité à résister et à vaincre. Oui ! Chacune des années de résistance entre 1959 et 2013 a été une victoire que notre pays est en droit de proclamer !

Nous ne luttons ni pour la gloire ni pour les honneurs ; nous luttons pour les idées que nous estimons justes, auxquelles des millions de Cubains, héritiers d'une longue liste de prédécesseurs, ont consacré leur jeunesse et leur vie. Un chiffre dit tout : le nombre de Cubains qui ont rempli avec abnégation des missions internationalistes s'élève à 800 000. Sachant qu'au triomphe de la Révolution en 1959, nous atteignions les 7 millions d'habitants, on peut mesurer la signification d'un tel effort.


Des révolutionnaires cubains célèbrent la victoire
contre la tentative d'invasion à la Baie des Cochons.

Ceci, cependant, ne dit pas tout. En Octobre 1962, le pays allait devenir un champ de bataille nucléaire. Un an et demi auparavant, en avril 1961, une expédition de mercenaires, entraînée, armée et encadrée par la Marine des États-Unis, a débarqué dans la Baie des Cochons et fut sur le point de provoquer une guerre sanglante qui aurait coûté à l'envahisseur d'Amérique du Nord des centaines de milliers de vies — je le dis sans exagération — et à notre pays la destruction et des pertes humaines réellement incalculables.

Nous avions alors environ 400 000 armes et nous savions comment nous en servir.

En moins de 72 heures, la foudroyante contre-attaque révolutionnaire a évité cette tragédie, autant à Cuba qu'aux populations des États-Unis.

Nous avons été victimes de la « guerre sale » pendant longtemps, et 25 ans après la Crise d'Octobre, des troupes internationalistes défendaient l'Angola contre les envahisseurs racistes sud-africains, munis à cette époque d'armes nucléaires dont la technologie et les parties principales étaient fournies par Israël avec la bénédiction des États-Unis. À cette occasion, la victoire de Cuito Cuanavale et l'avancée qui suivit donnèrent de l'audace tant aux forces cubaines qu'angolaises, équipées des moyens aériens, anti-aériens et de l'organisation adéquate pour libérer les territoires encore occupés par les envahisseurs. Et elles mirent en déroute l'Afrique du Sud à qui il ne restait plus d'autre choix que de renoncer à ses ambitions nucléaires et de s'asseoir à la table des négociations. L'odieux système raciste avait cessé d'exister.

Entre toutes choses, nous avons mené une Révolution en profondeur que notre peuple a été capable de réaliser en partant de zéro. Aux premiers noyaux révolutionnaires s'en sont ajoutés d'autres. Nous étions unis par l'envie de nous battre et par la douleur d'avoir sous les yeux le drame de notre pays face à la brutalité d'un coup d'État. Tandis que les uns nourrissaient l'espoir d'un avenir qu'ils voyaient encore lointain, nous autres réfléchissions à la nécessité de provoquer un saut dans l'histoire.


Le triomphe de la révolution: Fidel Castro mène les troupes
rebelles victorieuses à La Havane le 8 janvier 1959.

Entre le coup d'État du 10 mars 1952 et 1er janvier 1959, il ne s'est écoulé que 6 ans et 296 jours ; pour la première fois dans notre Patrie le pouvoir était passé totalement aux mains du peuple.

La bataille a alors commencé contre l'ignorance politique et les principes anti-socialistes que l'Empire et la bourgeoisie avaient répandus dans notre pays.

La lutte des classes déclenchée à quelques milles du siège de l'Empire a été l'école politique la plus efficace qu'ait jamais eue un pays ; je parle d'une école qui a ouvert ses portes il y a plus de 50 ans. Hommes, femmes, depuis les écoliers jusqu'aux adultes, nous avons tous été élèves de cette école.

Cependant la grande bataille qui s'impose, selon ce que me disait Raul il y a quelques jours, c'est la nécessité d'une lutte énergique et sans trêve contre les mauvaises habitudes et les erreurs que commettent quotidiennement dans divers domaines nombre de citoyens, y compris des militants.

L'Humanité est entrée dans une époque unique de son histoire. Les dernières décennies n'ont aucun rapport avec les milliers de siècles qui les ont précédées.

En 2011, la population mondiale s'élevait à 7 milliards d'habitants, ce qui constitue un chiffre alarmant. Rien qu'en deux siècles, la population mondiale a été multipliée par sept, atteignant un rythme en besoins alimentaires vitaux que la science, la technologie et les ressources naturelles sont bien loin de satisfaire.

On peut faire des dizaines de calculs, parler de Malthus ou de l'Arche de Noé, il suffit de savoir ce qu'est un gramme et ce que produit un hectare en aliments pour en tirer soi-même ses conclusions.

Il se peut que le Premier ministre anglais ou bien le président Obama aient la réponse pour prolonger de quelques jours la vie humaine, pour multiplier les pains et les poissons, ainsi que les paroles magiques pour persuader les Africains, les habitants de l'Inde, d'Amérique Latine et de tous les pays du tiers-monde de ne pas avoir d'enfant...

Il y a deux jours, une agence internationale rapportait qu'un multimillionnaire américain, Dennis Tito, avait dépensé plus de 20 millions de dollars pour payer son voyage à la Station spatiale internationale où il est resté plusieurs jours en 2011.

À présent Tito, qui a l'air d'être un vrai fanatique de l'exploration spatiale, est en train d'envisager les détails de son arrivée sur la planète Mars. Le voyage durera 501 jours. Ça, c'est profiter de la plus-value ! Alors que les pôles se désagrègent à une vitesse effrayante, le niveau de la mer monte à cause des changements climatiques et s'apprête à inonder de grandes surfaces en quelques dizaines d'années. Et tout ceci en supposant qu'il n'y aura pas de guerres et que les armes sophistiquées qui sont fabriquées à un rythme accéléré ne seront jamais utilisées. Qui comprend ?

Je conclus ces paroles de salutation à notre Assemblée Nationale pour respecter ma promesse d'être bref.

À l'occasion du 118e anniversaire du Grito de Baire et du 160e anniversaire de la naissance de notre Héros National, je souhaite rendre hommage à ce révolutionnaire, anti-impérialiste et bolivarien qui a semé dans notre jeunesse les premières graines du devoir.

Merci beaucoup !

(Granma International)

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La responsabilité de continuer à construire le socialisme confiée aux nouvelles générations

Nous reproduisons le discours prononcé par le général d'armée Raul Castro Ruz, premier secrétaire du Comité central du Parti et président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, à la clôture de la séance de constitution de la 8e législature de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, au Palais des Conventions, le 24 février 2013.

* * *

Chers camarades :

Un jour comme aujourd'hui, le 24 février 1895, marqua la reprise de la lutte pour l'indépendance, avec la fusion des vieux mambis rodés dans la première guerre, et des nouveaux combattants sous la direction du Parti révolutionnaire cubain et de José Marti.

Il me revient une nouvelle fois l'honneur, devant vous et devant tout notre peuple, de présider le Conseil d'État et le gouvernement.

À cet égard, je pense que point n'est besoin de rappeler ce que j'ai dit à deux reprises à ce Parlement, et je cite :

« Je n'ai pas été élu à ce Parlement pour restaurer le capitalisme à Cuba ni pour trahir la Révolution. J'ai été élu pour défendre, maintenir et continuer à perfectionner le socialisme, pas pour le détruire ».

Dans la lignée des accords du 6e Congrès, il sera nécessaire d'harmoniser les postulats de la Constitution de la République et les changements associés à la mise en oeuvre progressive des orientations de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution.

Parmi les modifications à la Constitution que nous nous proposons d'introduire figure celle consistant à limiter à un maximum de deux mandats consécutifs de cinq ans pour les fonctions des principaux postes de direction au niveau de l'État et du gouvernement, ainsi que des limites d'âge pour occuper ces responsabilités.

Par ailleurs, il n'est pas salutaire de retoucher constamment la Constitution du pays, et procéder à un amendement constitutionnel prendra nécessairement un temps substantiel, car même si certaines choses peuvent être modifiées au niveau du Parlement, d'autres questions plus importantes doivent en outre être ratifiées par le vote favorable de la majorité des citoyens par référendum. Je tiens à préciser que dans mon cas, indépendamment de la date de modification de la Constitution, ce mandat sera le dernier.

À cette session, l'Assemblée nationale a élu le camarade Miguel Diaz-Canel Bermudez comme Premier vice-président du Conseil d'État, et elle a ensuite approuvé sa désignation au poste de Premier vice-président du Conseil des ministres.

Nous estimons que dans les circonstances que vit actuellement le pays, et dans lesquelles nous avons été contraints d'évoluer pendant plus de 50 ans de Révolution, il nous faut garantir à la tête du pouvoir de l'État et du gouvernement l'unité exécutive, face à l'éventualité de la perte du principal dirigeant, de sorte à préserver, sans interruptions d'aucune sorte, la continuité et la stabilité de la nation.

Cette décision revêt une importance historique particulière, parce qu'elle représente une étape décisive dans la configuration de la future direction du pays, par le transfert ordonné et graduel des fonctions clés aux nouvelles générations. Un processus qu'il nous faut concrétiser au cours d'un quinquennat, si bien que nous devrons dorénavant faire preuve de prévision et bien tenir compte de cet aspect afin d'éviter que ne se répète une situation où viendrait à manquer une réserve de cadres préparés pour les postes élevés du pays, et faire en sorte que la relève des dirigeants découle d'un processus naturel et systématique.

Le camarade Diaz-Canel n'est pas là par hasard. Avec un parcours professionnel de presque 30 ans, en commençant par la base et au terme de son service militaire dans des unités de défense anti-aérienne des FAR, il a travaillé comme professeur à la Faculté d'ingénierie électrique de l'Université centrale de Las Villas, où il a été promu cadre professionnel de l'Union des jeunesses communistes, et, ensuite, en reconnaissance de son travail il a été admis au Parti, où il s'est vu confier des responsabilités de plus en plus importantes, dont le poste de Premier secrétaire du Parti dans la province de Villa Clara, qu'il a occupé pendant près de dix ans, et ensuite dans celle d'Holguin, pendant six ans.

Il est membre du Comité central du Parti depuis 1991, et il a été élu au Bureau politique en 2003. Il a accompli une mission internationaliste au Nicaragua, et il est diplômé du Collège de défense nationale.

En 2009, il a commencé à assumer des responsabilités au gouvernement, d'abord comme ministre de l'Enseignement supérieur, et à partir de 2012 en tant que vice-président du Conseil des ministres chargé de plusieurs organismes liés à l'éducation, la science, le sport et la culture. Par ailleurs, il participe chaque semaine à la Commission économique et financière du gouvernement et à la Commission du Bureau politique chargée du suivi de la mise en oeuvre des accords du 6e Congrès.

Une mention à part pour le geste des camarades Machado Ventura et Colomé Ibarra, qui ont pris l'initiative de mettre leur poste à la disposition du Conseil d'État pour faciliter la promotion de la jeune génération. En ce qui concerne Machado Ventura, doté de qualités exceptionnelles en tant que dirigeant et en tant qu'être humain, connu pour sa modestie et son dévouement au travail, son parcours riche et engagé de près de 60 ans au service de la Révolution, de combattant de la Sierra Maestra et fondateur du 2e Front Frank Pais, où il créa et développa des hôpitaux de campagne et 11 dispensaires, distribués dans les zones montagneuses de l'ensemble de la province de Guantanamo et dans une partie des provinces de Santiago de Cuba et d'Holguin contrôlées par ce front de guérilla. Il participa à de nombreux combats, et fut blessé dans l'une de ces actions. En reconnaissance de son prestige, de ses connaissances, de son expérience et de sa capacité à continuer d'apporter sa contribution à la direction d'activités importantes du pays, l'Assemblée nationale l'a élu à l'une des vice-présidences du Conseil d'État.

De même, le camarade Abelardo Colomé Ibarra — il s'engagea depuis sa tendre jeunesse dans la lutte révolutionnaire dans sa natale Santiago de Cuba en prenant part au Soulèvement du 30 novembre 1956 sous les ordres de Frank Pais, qui le recruta pour faire partie des premiers renforts à la naissante de l'Armée rebelle dans la Sierra Maestra — conserve ses fonctions de membre du Conseil d'État.

À l'instar de Machado Ventura, il est fondateur du 2e Front oriental Frank Pais ; il fut blessé à deux reprises dans des combats contre les troupes de la tyrannie, où il se distingua par son courage, qui lui valut de gravir successivement les échelons jusqu'au grade de commandant.

Après le triomphe de la Révolution, Colomé Ibarra remplit avec succès, humilité et loyauté les tâches qui lui furent confiées, dont plusieurs importantes missions internationalistes, et il s'acquitta avec la même énergie de la direction de notre toujours efficace Contre intelligence militaire, contribuant de manière décisive à la première victoire sur les forces d'invasion étrangères en Angola, à la tête de la Mission militaire cubaine, de 1975 à 1977, et il a occupé, entre autres, les postes de vice-premier ministre des Forces armées révolutionnaires et de ministre de l'Intérieur.

L'attitude de Machado et de Colomé Ibarra n'est pas fortuite et ne doit surprendre personne. C'est une preuve concrète de leur authentique fibre révolutionnaire, où il n'y a pas de place pour la vanité et l'intérêt personnel, et encore moins pour la volonté de s'accrocher à un poste quelconque. Telle est l'essence de la génération fondatrice de cette Révolution. Telle fut l'attitude de Fidel il y a cinq ans, lorsqu'il a donné un exemple élogieux de renoncement. Et nous avons confiance que les nouvelles générations en feront autant (Applaudissements).

En abordant ces sujets, il est bon de rappeler les propos tenus par Fidel il y a 15 ans à l'Assemblée nationale, le 24 février 1998, concernant la première condition que doit remplir un cadre révolutionnaire, et je cite : « Ne jamais convoiter de postes, que les hommes occupent les postes qui leur reviennent sur la base de leurs mérites, de leur travail, de leurs vertus et de leur patriotisme... »

Le Conseil d'État élu à cette session de notre Parlement reflète la manière dont nous avons commencé à transformer en réalité les accords du 6e Congrès du Parti en matière de politique de cadres. Sur ces 31 membres, 41,9 % sont des femmes et 38,6 % des Noirs et des métisses. Leur moyenne d'âge est de 57 ans, et 61,3 % sont nés après le triomphe de la Révolution.

Nous avons deux vice-présidentes du Conseil d'État, et nous persisterons dans notre volonté d'augmenter la représentation féminine à cette instance et dans toutes les institutions du pays.

De même, l'Assemblée nationale a été renouvelée à 67,26 %. Les femmes ont vu leur participation se renforcer jusqu'à 48,86 % et les Noirs et les métisses jusqu'à 37,9 %. 82,68 % de nos délégués ont un niveau d'instruction universitaire et leur moyenne d'âge est de 48 ans.

Sur les 15 provinces du pays, 10 ont élu des femmes à la présidence des Assemblées provinciales du Pouvoir populaire, et leur moyenne d'âge pour ces postes est de 47 ans, et elles ont toutes un niveau universitaire.

Ces chiffres attestent la qualité du processus électoral cubain et le potentiel de nos organes du Pouvoir populaire et de cette Assemblée en tant qu'organe suprême de pouvoir de l'État dans l'exercice des importantes prérogatives qui lui sont accordées par la Constitution.

La présente législature devra précisément assumer un important travail législatif en faveur du renforcement de nos institutions, et notamment pour la mise en oeuvre des Orientations de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution, un processus qui constitue la priorité numéro un et au cours duquel, comme je l'ai expliqué à la précédente session de l'Assemblée nationale, nous avons commencé à nous attaquer à des questions d'une portée plus large, plus complexe et profonde.

Le fait que le Parlement soit présidé, à partir d'aujourd'hui, par le camarade Esteban Lazo Hernandez, un Noir d'origine humble, qui dans sa jeunesse fut coupeur de canne à sucre, ouvrier dans un moulin et un séchoir à riz à Jovellanos, commune où il fut admis au Comité municipal du Parti, est pour nous un motif de saine fierté et de satisfaction. Au prix d'un énorme effort et sans renoncer à ses responsabilités au sein du Parti, il obtint sa licence en économie.

Plus tard, il occupa le poste de Premier secrétaire du Comité provincial du Parti à Matanzas, et ensuite à Santiago de Cuba et à La Havane.

On pourrait en dire autant des nouveaux vice-présidents du Conseil d'État, de Diaz-Canel, de Mercedes Lopez Acea, l'efficace première secrétaire du Parti dans la capitale, et de Salvador Valdés Mesa, le représentant direct de la classe ouvrière qui, en sa condition de membre du Bureau politique, sera chargé de la direction de la Centrale des travailleurs de Cuba (CTC) tout en assumant d'autres fonctions qui lui seront confiées par la voie du Parti.

Ils sont tous issus du peuple, et tout comme le reste des membres du Conseil d'État, ils constituent un exemple probant de la manière dont ont été mis en pratique les propos de Fidel le 16 avril 1961 à la veille de l'invasion mercenaire à Playa Giron, lorsqu'il signalait : « Ceci est la Révolution socialiste et démocratique des humbles, par les humbles et pour les humbles ». Aujourd'hui nous sommes en train de prouver qu'il en sera ainsi pour toujours.

C'est aussi un motif de bonheur légitime de pouvoir compter sur une jeunesse pleinement identifiée aux valeurs et aux principes de justice sociale, préparée à tous points de vue, y compris militairement, pour défendre et maintenir bien haut les drapeaux de la Révolution et du Socialisme.

Certes, beaucoup parmi nous avons eu l'honneur d'accompagner Fidel dès les débuts de la Révolution et dans la lutte insurrectionnelle contre la tyrannie, ainsi que le privilège, aux côtés du peuple héroïque, de voir de nos propres yeux l'oeuvre consolidée de la Révolution. Cependant, notre plus grande satisfaction aujourd'hui, c'est la tranquillité et la confiance sereine que nous éprouvons en confiant aux nouvelles générations la responsabilité de continuer à construire le socialisme et d'assurer ainsi l'indépendance et la souveraineté nationale.

Nous le faisons en gardant le cap défini par le Congrès du Parti pour actualiser le modèle économique cubain et établir les bases d'une société socialiste et prospère et durable, une société moins égalitariste, mais plus juste. Des principes qui servent de fondements à la conception du programme de développement à l'horizon 2030, en phase d'élaboration.

Ceci sera possible parce que les Orientations de la politique économique et sociale sont le fruit, en premier lieu, des vastes échanges démocratiques avec le peuple, qui les a faites siennes, et qui a fait qu'elles ont été reformulées à 68 % par rapport à la proposition initiale, à la suite de la consultation populaire.

Ces Orientations ont été ratifiées par le Parlement, dont les séances ordinaires doivent rendre des comptes deux fois par an sur l'évolution du plan de l'économie et le processus de mise en application des Orientations.

Une analyse similaire est systématiquement réalisée par les plénums du Comité central et les comités provinciaux et municipaux du Parti, avec la participation des dirigeants des administrations locales.

Ces méthodes de consultation directe avec la population que nous avons adoptées pendant plus de 50 ans de processus révolutionnaire, et que nous continuerons de perfectionner avant, durant et après l'adoption des décisions les plus importantes pour l'avenir du pays, constituent un sentiment supplémentaire de tranquillité et d'espoir vis-à-vis de l'avenir du pays pour les membres de la direction historique de la Révolution, car en plus de renforcer de manière permanente l'unité et le soutien du peuple, elles permettront de corriger à temps les erreurs que nous pourrions commettre.

À Cuba, nul ne sera censé ignorer que, comme le précise la Constitution dans son article No 3, et je cite : « La souveraineté réside dans le peuple, et du peuple émane tout le pouvoir de l'État ».

En vertu de ce principe, un processus de consultation populaire chaque fois plus profond et organisé devra précéder la tenue des futurs Congrès du Parti, afin que le Programme actualisé de la Révolution qui sera adopté, puisse refléter les opinions de la population sur toutes les questions importantes de la société.

Nous tenons à dire à ceux qui, à Cuba comme à l'étranger, de bonne ou de mauvaise foi, nous encouragent à aller plus vite, que nous continuerons de travailler sans hâte mais sans pause, avec les pieds et les oreilles bien collés sur terre, sans thérapies de choc contre le peuple et sans laisser aucun citoyen à l'abandon, en franchissant les barrières de l'immobilisme et les mentalités obsolètes afin de défaire les noeuds qui freinent le développement des forces productives, autrement dit la progression de l'économie, une condition indispensable pour consolider, entre autres sphères, les acquis sociaux de la Révolution dans des domaines tels que l'éducation, la santé publique, la culture et le sport, qui devraient être considérés comme des droits humains fondamentaux et non pas comme un négoce particulier.

Nous entendons aussi poursuivre la lutte contre les indisciplines et les illégalités en tout genre, y compris contre les manifestations de corruption qui menacent les bases mêmes de notre système social, en partant du principe que sans un climat d'ordre, de discipline et de rigueur, tout résultat serait éphémère. Lors de la réunion de ce Parlement, dans la première quinzaine du mois de juillet, nous aborderons en profondeur cette honteuse question des indisciplines et des illégalités.

Avant de passer à des questions à caractère international, j'aimerais rappeler que le 28 janvier dernier, à l'occasion du centenaire de la naissance de José Marti, Cuba a assumé la présidence de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC), et aura la responsabilité d'accueillir le prochain sommet de cette organisation, en 2014.

Il s'agit d'un événement d'une importance majeure venu rendre justice à la lutte du peuple cubain pour sa souveraineté et son autodétermination, et qui démontre combien l'Amérique latine et les Caraïbes ont avancé vers leur définitive indépendance. Cet événement témoigne aussi de l'isolement et de l'échec de la politique de blocus économique et médiatique exercée par les États-Unis contre notre pays.

La présidence cubaine de la CELAC agira avec prudence et détermination dans la promotion de tout ce qui nous unit dans le chemin de la paix, du développement, de la justice sociale, de la démocratie avec une véritable participation du peuple, garantie de l'exercice de tous les droits humains pour tous les citoyens, la souveraineté sur les ressources naturelles, et la réduction des inégalités sociales et de la pauvreté.

Il nous faudra préserver notre unité dans la diversité et empêcher qu'on nous divise. Nous savons que la consolidation de cette organisation sera confrontée à des obstacles difficiles, découlant de l'ordre injuste et insoutenable, de la crise économique mondiale, de la politique agressive de l'OTAN, des menaces et des conséquences de ses guerres non conventionnelles, et des tentatives en faveur d'un nouveau partage du monde, ainsi que de l'existence d'énormes arsenaux nucléaires et de nouvelles armes, ainsi que du changement climatique.

Les iniquités dans la distribution des richesses sur ce continent sont à la fois la principale faiblesse et le principal défi auquel nous sommes confrontés. Dans Notre Amérique plus unie, plus intégrée et avec plus de justice sociale, rien ne pourra nous arrêter.

Je profite de l'occasion pour réitérer, au nom de cette Assemblée et du peuple cubain, nos félicitations au président Rafael Correa et à la Révolution citoyenne qu'il dirige, pour sa victoire électorale écrasante de dimanche dernier.

Nous adressons une accolade fraternelle et nos voeux de prompt rétablissement au président Hugo Chavez. Nous ratifions toute la solidarité de cette Assemblée et de nos compatriotes à la Révolution bolivarienne et au peuple vénézuélien.

Un mois après leur entrée en vigueur, les nouvelles dispositions migratoires sont en pleine application, sans contretemps, et elles ont reçu un accueil favorable de la part de la population et de l'écrasante majorité de l'émigration cubaine.

Nous continuerons d'exiger la libération et le retour dans la Patrie de nos Cinq Héros, auxquels nous adressons nos salutations fraternelles, et la reconnaissance et l'engagement de ce Parlement et de tout le peuple.

Pour conclure, et surtout en pensant à l'avenir de la Patrie, je pense que la meilleure façon de mettre un terme à mon discours est de citer la brillante définition du concept de Révolution formulée par son commandant en chef Fidel Castro Ruz, le 1er mai 2000 sur la Place de la Révolution :

« Révolution, c'est le sens du moment historique ; c'est changer tout ce qui doit être changé ; c'est l'égalité et la liberté pleines ; c'est être traité et traiter les autres en êtres humains ; c'est nous affranchir nous-mêmes et par nos propres efforts ; c'est défier de puissantes forces dominantes aussi bien au sein qu'en dehors du domaine social ou national ; c'est défendre les valeurs dans lesquelles on croit au prix de n'importe quel sacrifice ; c'est la modestie, le désintéressement, l'altruisme, la solidarité et l'héroïsme ; c'est lutter avec audace, intelligence et réalisme ; c'est ne jamais mentir et ne violer aucun principe éthique ; c'est la conviction profonde qu'il n'existe aucune force au monde capable d'écraser la force de la vérité et des idées.

Révolution, c'est l'unité, c'est l'indépendance, c'est lutter pour nos rêves de justice pour Cuba et pour le monde, ce qui est à la base de notre patriotisme, de notre socialisme et de notre internationalisme » (fin de la citation). (Applaudissements).

Que cette magistrale définition serve pour toujours de guide à toutes les générations de patriotes et de révolutionnaires cubains !

Merci beaucoup (Ovation)

(Granma International)

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