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Numéro 29 - 25
février 2013
165e anniversaire du Manifeste du
Parti
communiste
Le front prolétarien apparaît dans
toute
sa splendeur et détermination

Les dirigeants
révolutionnaires Friedrich Engels et Karl
Marx, auteurs du Manifeste du Parti communiste
qui
fait de
façon décisive le bilan de
l'expérience et de la
conception du monde communistes, et trace
le rôle historique de la classe
ouvrière.
Le Manifeste du Parti communiste
déclare : « Un spectre
hante l'Europe : le
spectre du communisme. [...]
« Il est grand temps que les
communistes
exposent, à la face du monde entier, leurs
conceptions, leurs
buts et leurs tendances ; qu'ils opposent
au conte du spectre communiste un manifeste du
Parti lui-même.
[...]
« Les communistes ne s'abaissent pas
à
dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils
proclament ouvertement
que leurs buts ne peuvent être atteints
que par le renversement violent de tout l'ordre
social passé.
Que les classes dirigeantes tremblent à
l'idée d'une
révolution communiste ! Les
prolétaires
n'y ont rien à perdre que leurs
chaînes. Ils ont un monde
à y gagner.
« Prolétaires
de
tous
les pays, unissez-vous ! »

Couverture
de la
première édition du
Manifeste en allemand
|
Par ces paroles héroïques le
Manifeste
résuma la pratique du front
prolétarien et
énonça son but,
l'émancipation de la classe
ouvrière et l'élimination des
classes sociales et de la société de
classes.
Rédigé par les deux
révolutionnaires les plus
actifs et les plus avancés d'Europe, Karl
Marx et Friedrich
Engels, le
Manifeste analyse les conditions de
l'époque et revoit
l'histoire des classes et de la lutte des classes
avec une
portée saisissante. Il lance un appel de
clairon : le prolétariat doit
s'organiser en un front
politique capable de conquérir le pouvoir
pour devenir
lui-même la nation et la libérer du
pouvoir
bourgeois.
« Le but immédiat des
communistes est
le même que celui de tous les autres partis
prolétariens : constitution des
prolétaires en
classe,
renversement de la domination bourgeoise,
conquête du pouvoir
politique par le prolétariat.
« Les conceptions théoriques
des
communistes ne reposent nullement sur des
idées, des principes
inventés ou découverts par tel ou
tel réformateur
du monde.
« Elles ne sont que l'expression
générale des conditions
réelles d'une lutte de
classes existante, d'un mouvement historique qui
s'opère sous
nos
yeux. » (Le Manifeste du Parti
communiste)
Marx et Engels ont présenté au
monde une
dialectique vivante de l'histoire et les
tâches à
réaliser en utilisant comme guide les
considérations
philosophiques
du matérialisme dialectique et historique
tout juste mises au
point dans leur ouvrage L'idéologie
allemande.
Tous deux avaient participé consciemment
pendant
de nombreuses années à des actes
révolutionnaires
pour organiser le mouvement émancipateur du
prolétariat sur les fronts politique,
économique, social
et théorique. Ils étaient des
dirigeants de la Ligue
communiste, qui avait tenu son IIe Congrès
à Londres
du 29 novembre au 8 décembre
1847. Le IIe
Congrès fut une grande victoire du front
prolétarien et
c'est lui qui confia à Marx et Engels la
tâche
de faire le bilan du mouvement et de
présenter dans une forme
écrite sa conception du monde
révolutionnaire et son
programme théorique et pratique dans un
manifeste du parti communiste.
Le résultat est une dialectique vivante et
une
riche analyse des conditions, des tâches et
des buts du mouvement
émancipateur du prolétariat. La
dialectique
actuelle est dans le titre du premier
chapitre :
« Bourgeois et
prolétaires ».
« L'histoire de toute
société
jusqu'à nos jours n'a été que
l'histoire de luttes
de classes.
« Homme libre et esclave, patricien et
plébéien, baron et serf,
maître de jurande et
compagnon, en un mot oppresseurs et
opprimés, en opposition
constante, ont mené une guerre
ininterrompue, tantôt
ouverte, tantôt dissimulée, une
guerre qui finissait
toujours, soit par une transformation
révolutionnaire
de la société tout entière,
soit par la
destruction des deux classes en lutte. [...]
« La société bourgeoise
moderne, élevée sur les ruines de la
société féodale, n'a pas
aboli les antagonismes de
classes. Elle n'a fait que substituer de
nouvelles formes de lutte à celles
d'autrefois.
« Cependant, le caractère
distinctif
de notre époque, de l'époque de la
bourgeoisie, est
d'avoir simplifié les antagonismes de
classes. La
société se
divise de plus en plus en deux vastes camps
ennemis, en deux grandes
classes diamétralement
opposées : la bourgeoisie et
le prolétariat. »
Jamais auparavant la classe opprimée de la
société avait-elle vu avec autant de
clarté la
nécessité de renverser son
oppresseur, jamais la
réalité du monde
objectif et la voie vers l'avant avaient-elles
été
présentées avec autant de
précision. Les
contradictions de classes objectives mènent
la
société soit à leur
résolution, soit à la destruction de
la
société. Avec le Manifeste du
Parti communiste,
avec la pensée marxiste-léniniste
contemporaine, la
classe
ouvrière se dote des outils
nécessaires pour amener les
conditions subjectives au niveau des conditions
objectives pour faire
avancer l'histoire dans une unité
consciente et avec détermination.
« Dans la société
bourgeoise,
le travail vivant n'est qu'un moyen
d'accroître le travail
accumulé. Dans la société
communiste, le travail
accumulé n'est
qu'un moyen d'élargir, d'enrichir et
d'embellir l'existence des
travailleurs.
« Dans la société
bourgeoise,
le passé domine donc le
présent ; dans la
société communiste, c'est le
présent qui domine le
passé. Dans la société
bourgeoise, le capital est indépendant et
personnel, tandis que
l'individu qui travaille n'a ni
indépendance, ni
personnalité. [...]
« [L]e prolétariat de chaque
pays doit
en premier lieu conquérir le pouvoir
politique, s'ériger
en classe nationale, devenir lui-même la
nation
[...] »
Non seulement le Manifeste présente-t-il
ouvertement le but du front prolétarien,
mais il incarne le
matérialisme dialectique et historique, la
philosophie
de la classe ouvrière. Il montre comment
analyser les conditions
objectives du présent et se servir du
passé pour jeter
une lumière sur les contradictions du
présent et les résoudre. C'est ce
qui en fait un document
vivant dont la signification se réaffirme
à mesure que
les conditions changent. Il montre en pratique
comment le front prolétarien doit analyser
les conditions
actuelles telles qu'elles se présentent
à lui.
Par sa dialectique vivante, le marxisme
évolue
continuellement avec le changement et l'analyse
des conditions. Le
présent qui domine le passé. Cela
s'applique
au Manifeste qui, avec le développement de
la lutte de classe,
évolue pour devenir encore plus
irrésistible. Vingt-trois
ans après sa publication, Marx et Engels
firent allusion au caractère durable du
Manifeste tant que le
front prolétarien se base sur l'analyse
concrète des
conditions concrètes. Dans leur
préface de
1872 à l'édition allemande du
Manifeste, ils
rappellent la correspondance entre le
développement de leur
pensée et celui des conditions
objectives :
« Le Manifeste explique lui-même
que
l'application des principes dépendra
partout et toujours des
circonstances historiques données, et que,
par suite,
il ne faut pas attribuer trop d'importance aux
mesures
révolutionnaires
énumérées à la fin
du chapitre II. Ce passage serait, à bien
des égards,
rédigé tout
autrement aujourd'hui. Étant donné
les progrès
immenses de la grande industrie dans les
vingt-cinq dernières
années et les progrès
parallèles qu'a accomplis,
dans son organisation en parti, la classe
ouvrière, étant
donné les expériences, d'abord de la
révolution de
février, ensuite et surtout de la Commune
de Paris
qui, pendant deux mois, mit pour la
première fois aux mains du
prolétariat le pouvoir politique, ce
programme est aujourd'hui
vieilli sur certains points. La
Commune, notamment, a démontré que
« la classe
ouvrière ne peut pas se contenter de
prendre telle quelle la
machine de l'État et de la faire
fonctionner
pour son propre compte » (voir Der
Bürgerkrieg in
Frankreich. Adresse des Generalrats der
Internationalen
Arbeiterassoziation, édition
allemande, S. 19, où cette idée est
plus longuement
développée). »
Barricades
dressées par les travailleurs de la
Commune de Paris le 18 mars
1871
Le Manifeste enseigne à la classe
ouvrière
la vigilance dans la défense de la
conception du monde, la
théorie et la pratique du front
prolétarien dans toutes
les conditions. Il présente de façon
claire et succincte
les différentes tendances politiques de
l'époque qui
concurrençaient le front
prolétarien, pour empêcher
la classe ouvrière de devenir une force
organisée et
pensante agissant dans ses propres
intérêts et capable de
résoudre les contradictions de classe
objectives.
Il analyse les principales tendances socialistes
du présent et
du passé pour armer le front
prolétarien face aux luttes
à venir :
« Chapitre III. Littérature
socialiste
et communiste
« 1. Le socialisme
réactionnaire
« 2. Le socialisme conservateur et
bourgeois
« 3. Le socialisme et le communiste
critico-utopiques »
Ce contenu enseigne au front prolétarien
à
être conscient des subterfuges politiques de
la bourgeoisie.
L'ennemi de classe met sur pied à la fois
consciemment
et spontanément des groupes et des
tendances se
présentant socialistes et marxistes pour
saper le
prolétariat sur les fronts politique,
théorique et
idéologique.
À cet égard, la bourgeoisie qui
gagne en
expérience en vient même à se
présente comme
étant marxiste. Engels reprend le
célèbre
commentaire de Marx à propos d'un groupe
« marxiste » en
France : « Ce que
l'on appelle 'marxisme' en France est certes un
article tout
spécial, au point que Marx a dit à
Lafargue : « Ce qu'il y a de
certain, c'est que moi je
ne suis pas marxiste. » » (Lettre
de Engels
à E. Bernstein, novembre
1882)
Le socialisme européen révise et
diffame
le Manifeste
L'importance d'un front prolétarien
pensant qui
est conscient des tendances socialistes
et de la nécessité de
défendre le marxisme est
devenue encore plus grande après la mort de
Marx et Engels, avec
la montée de l'impérialisme au
tournant du
siècle. Le socialisme européen a
révisé
l'idéologie du marxisme et le Manifeste
du Parti communiste
pour les rendre acceptables à la
bourgeoisie
impérialiste. Le pire exemple de cette
trahison du Manifeste est
la capitulation du socialisme européen
durant la guerre
impérialiste de 1914.
Vladimir Lénine écrit au sujet de
la
dégénérescence du socialisme
européen en
révisionnisme et social-chauvinisme en
1915 :
« Le social-chauvinisme, c'est la
« défense de la
patrie » dans la guerre
actuelle. De cette position découlent, par
voie de
conséquence,
la renonciation à la lutte de classe
pendant la guerre, le vote
des crédits militaires, etc. [...] Les
social-chauvins
reprennent à leur compte la mystification
du
peuple par la bourgeoisie, selon laquelle la
guerre serait menée
pour la défense de la liberté et de
l'existence des
nations, et se rangent ainsi aux
côtés de la
bourgeoisie contre le prolétariat. [...] Le
social-chauvinisme,
qui prône en fait la défense des
privilèges, des
avantages, des pillages et violences de
« sa
propre » bourgeoisie
impérialiste (ou de toute
bourgeoisie, en général), constitue
une trahison pleine
et entière de toutes les convictions
socialistes et de
la résolution du Congrès socialiste
international de
Bâle [...] Le Manifeste sur la guerre,
adopté à
l'unanimité à Bâle en 1912,
vise justement la
guerre qui a
éclaté en 1914 entre
l'Angleterre et l'Allemagne
avec leurs alliés actuels. Le manifeste
déclare nettement
que nul intérêt du peuple ne peut
justifier une
telle guerre, menée pour « le
profit des capitalistes
ou l'orgueil des dynasties », sur la
base de la politique
impérialiste, spoliatrice, des grandes
puissances. [...] Par conséquent, le
Manifeste de Bâle
indique, précisément pour la guerre
actuelle, la tactique
de la lutte révolutionnaire des ouvriers
à
l'échelle
internationale contre leurs gouvernements, la
tactique de la
révolution prolétarienne. Le
Manifeste de Bâle
reprend les termes de la résolution de
Stuttgart disant
qu'au cas où la guerre éclaterait,
les socialistes
devraient exploiter « la crise
économique et
politique » créée par la
guerre pour
« précipiter
la chute de la domination
capitaliste », c'est-à-dire
mettre à profit les difficultés
suscitées aux
gouvernements par la guerre, ainsi que la
colère des masses,
en vue de la révolution
socialiste. »
« La politique des social-chauvins,
qui
justifient la guerre du point de vue bourgeois sur
le mouvement de
libération, qui admettent la
« défense
de la patrie », qui votent les
crédits, qui entrent
dans les ministères, etc., est donc une
trahison pure et simple
du socialisme, qui ne s'explique, comme
on le verra plus loin, que par la victoire de
l'opportunisme et de la
politique ouvrière national-libérale
au sein de la
majorité des partis européens. [...]
Aucun
marxiste ne doutait que l'opportunisme fût
l'expression de la
politique bourgeoise au sein du mouvement ouvrier,
l'expression des
intérêts de la petite bourgeoisie
et de l'alliance avec
« leur » bourgeoisie d'une
partie minime d'ouvriers embourgeoisés
contre les
intérêts de la masse des
prolétaires, de la masse
des opprimés. [...] Le contenu politique et
idéologique
de l'opportunisme est le même que celui du
social-chauvinisme : remplacement de la lutte
des
classes par leur collaboration, renonciation aux
moyens
révolutionnaires de lutte, soutien de
« son » gouvernement en
difficultés au
lieu d'une
utilisation de ces difficultés pour la
révolution. [...]
L'opportunisme s'est pleinement
« épanoui », il a
joué jusqu'au
bout son rôle d'émissaire de la
bourgeoisie dans le mouvement ouvrier. [...]
L'unité avec les
opportunistes, n'étant rien d'autre que la
scission du
prolétariat révolutionnaire de tous
les pays,
marque en fait aujourd'hui la subordination de la
classe
ouvrière à
« sa » bourgeoisie
nationale, l'alliance avec celle-ci en vue
d'opprimer d'autres
nations et de lutter pour les privilèges
impérialistes.
[...] [Les socialistes européens vident] le
marxisme de son
âme vivante, révolutionnaire. On
admet tout dans
le marxisme, excepté les moyens
révolutionnaires de
lutte, la propagande en leur faveur et la
préparation de leur
mise en oeuvre, l'éducation des masses dans
ce sens. [...] La classe ouvrière ne peut
jouer son rôle
révolutionnaire mondial sans mener une
lutte implacable contre
ce reniement, cette veulerie, cette
servilité
à l'égard de l'opportunisme et cet
incroyable
avilissement de la théorie marxiste. [...]
[Le socialisme
européen est] la fidélité en
paroles au marxisme
alliée à
la soumission de fait à
l'opportunisme. » (Le
socialisme et la guerre — L'attitude du Parti
ouvrier
social-démocrate de Russie à
l'égard de la
guerre, 1915)
La fidélité du Parti ouvrier
social-démocrate de Russie
(bolchéviques) au marxisme en
paroles et en actes et aux principes du Manifeste
du Parti
communiste a permis à la classe
ouvrière de Russie
de jouer son rôle révolutionnaire
mondial avec la victoire
du front prolétarien en alliance avec la
paysannerie dans la Grande révolution
socialiste d'octobre de
1917. La formation du premier projet
d'édification nationale de
la classe ouvrière a montré la
véracité de la thèse
révolutionnaire du
Manifeste. La révolution socialiste
d'octobre a
été le témoignage vivant du
Manifeste et l'a fait
avancer au stade du
marxisme-léninisme, conforme aux conditions
objectives du
capitaliste monopoliste.
V.I,
Lénine
proclame le pouvoir soviétique à
la rencontre historique
du Deuxième congrès panrusse des
Soviets
au quartier général
bolchévique (l’Institut
Smolny) à Saint-Pétersbourg en
Russie, le 7 novembre
1917. Se tiennent aux
côtés de Lénine d’autres
membres du leadership
bolchévique : Joseph Staline,
Félix Dzherzhinsky et Yakov
Sverdlov
(de gauche à droite). (Détail
du
tableau «Lénine proclame le
pouvoir soviétique
» de Vladimir Serov, 1947)
Régler les comptes avec le
révisionnisme
moderne et la lutte
pour réaliser le facteur humain/conscience
sociale
Un trait caractéristique du
révisionnisme moderne est qu'il a introduit
la politique et la
conception du monde bourgeoises dans le mouvement
communiste et ouvrier
en substituant les
racontars au sujet des individus et
événements et la
diffamation de la personne de Staline aux
tâches cruciales du
présent, pour la résolution des
problèmes de
la société, et surtout à
l'élaboration
théorique de la voie vers l'avant sous le
socialisme. Il
détournait ainsi l'attention des efforts
héroïques
et des victoires des
peuples soviétiques dans
l'édification du socialisme et
la défense du projet d'édification
nationale de la classe
ouvrière contre l'invasion et la subversion
impérialistes. Sous l'autorité du
révisionnisme
moderne, l'Union soviétique a
dégénéré en
social-impérialisme
soviétique en rivalité avec
l'impérialisme
américain,
soumettant le monde au danger de guerre
nucléaire. Le trait
principal de ce révisionnisme est qu'il
entravait l'effort du
front prolétarien pour résoudre les
problèmes surgis avec le passage de la
révolution
socialiste à une nouvelle étape et
son extension à
toute la planète.
Hardial Bains a dirigé la formation du
mouvement
anti-impérialiste de la jeunesse et des
étudiants, les Internationalistes,
à
Vancouver en 1963,
pour régler les comptes avec le
révisionnisme moderne et
rebâtir le front prolétarien. Pour
défendre la
thèse et les principes du Manifeste du
Parti
communiste et régler les comptes
avec le
révisionnisme moderne, il faut organiser et
bâtir le front
prolétarien et mettre au point des
définitions modernes
pour les affaires politiques, économiques,
culturelles et
sociales d'aujourd'hui selon les conditions
objectives. Cela requiert
la participation consciente à des actes
individuels pour découvrir comment faire
avancer le mouvement
émancipateur du prolétariat ;
cela requiert le
travail collectif et la responsabilité
individuelle pour bâtir les institutions du
front
prolétarien et approfondir et
disséminer la pensée
marxiste-léniniste contemporaine.
Dans une préface écrite pour
l'édition de 1998 de la brochure Nécessité
de
changement, Hardial Bains
écrit :
« [La brochure des Internationalistes]
présente
l'analyse qui fait de la refonte
idéologique la
clé du développement ininterrompu et
de
la victoire de la révolution. Prenant pour
point de
départ la situation concrète
contemporaine et les
problèmes du mouvement ouvrier, les Internationalistes
abordèrent les questions
de l'organisation et du rôle de l'individu
dans la transformation
révolutionnaire dans le contexte du travail
du collectif. Ils lancèrent une offensive
résolue contre
les formes idéologiques et sociales de la
culture dominante,
préparant les forces subjectives de la
révolution
dans le cours de batailles de classe
révolutionnaires.
« La création d'une nouvelle
classe,
la classe ouvrière, a conduit à la
création d'une
nouvelle idéologie et d'une nouvelle forme
sociale, une nouvelle
cohérence propre à cette nouvelle
classe. La nouvelle
classe ascendante laisse sa marque dans la mesure
où elle lutte
pour ses intérêts et pour
réaliser sa
cohérence nouvelle. Le trait le plus
caractéristique de
la classe ouvrière, qui la distingue si
radicalement des autres
classes, est qu'elle ne peut s'émanciper
sans
du même coup émanciper
l'humanité tout
entière. La nouvelle cohérence
à laquelle elle
donne naissance doit donc refléter ce
but :
l'émancipation de
l'humanité tout entière.
« Dans son déclin, la vieille
classe,
la classe capitaliste, introduit ses propres
notions
d'émancipation, sa propre corruption dans
le mouvement ouvrier.
Elle appelle les travailleurs à lutter pour
« une
plus grande part du gâteau »,
à réclamer
une redistribution de la richesse sans remettre en
cause
la vieille société. Elle a
créé une
situation intenable où la classe
ouvrière finance
elle-même ses dirigeants qui luttent contre
ses
intérêts.
« En 1967, un vaste mouvement
d'opposition
surgit contre ces tendances bourgeoises qui
s'étaient
également retranchées dans le
mouvement
communiste, le menant au bord de la liquidation.
Plusieurs tendances
apparurent, allant du pur intellectualisme sur
« la position
juste » au simple
alignement sur un centre quelconque — Moscou,
Belgrade, Beijing,
l'Europe et ainsi de suite.
« Les Internationalistes
lièrent la lutte idéologique et la
lutte contre la
culture bourgeoise au travail concret pour
bâtir une organisation
et la renforcer. L'analyse Nécessité
de changement se
voulait une contribution à la
création d'une conscience
collective de cette approche. Elle offrit par sa
grande
portée une vision inspirant tous et chacun
à mener le
travail idéologique et à
épouser les formes
sociales correspondant aux tâches qu'ils
devaient accomplir.
Ce fut un appel de clairon pour les activistes,
les communistes et ceux
et celles qui voulaient devenir communistes, un
appel à rompre
avec la vieille conscience,
l'anticonscience, les
« préjugés particuliers
de la société, transmis par les
parents et les
institutions sociales ». Cela se
faisait en rapport avec
l'appel
à « chercher la
vérité pour servir le
peuple ». L'analyse
Nécessité de changement
présentait avec force une conception du
monde qui prenait le
matérialisme dialectique et historique de
Marx comme guide
à l'action et proposait une façon de
s'attaquer aux
problèmes de la lutte idéologique et
des formes
sociales. [...]
« L'analyse Nécessité de
changement part de ce qui est donné. Elle
analyse ce qui est
donné pour le surmonter et établir
ce qu'il renferme
vraiment.
Elle établit une méthode valable et
propose une
façon concrète d'aborder la
réalité. Elle
commence en s'attaquant à la question de
l'histoire. Au chapitre L'histoire-en-tant-que-telle,
elle fait
découvrir le rôle profondément
vivant de
l'histoire, par opposition à ce qui ne fait
qu'exister dans le
présent.
« Selon notre historicisme à
nous,
l'histoire part du présent. Elle
révèle
précisément le problème
posé et à
résoudre. C'est la résolution de ce
problème
spécifique qui crée l'histoire. Si
le problème, en
tant que problème historique, ou si les
contradictions qui sont
historiques, ne sont pas résolus, il n'y a
pas de
marche vers l'avant, donc pas d'histoire. [...]
« L'analyse Nécessité de
changement a fait l'histoire. Elle a
révélé
comment les forces révolutionnaires
pouvaient partir d'un point
A et arriver au
point B en faisant de chaque étape une
pierre angulaire du
développement de l'histoire. Aujourd'hui,
comme dans les
années soixante, la lutte
idéologique et
la culture dans la forme sociale assument la
première position
dans la construction d'une organisation
révolutionnaire et dans
la création des conditions
subjectives de la révolution. Par exemple,
un parti communiste
peut-il se renforcer s'il se retire de la lutte
idéologique
contre l'ennemi de classe ou s'il la mène
de manière non professionnelle, versant
dans l'amateurisme et la
spontanéité ? La réponse
est non. [...] Un
parti communiste peut-il accomplir ses
tâches
s'il a des membres dont la culture dans la forme
idéologique et
sociale est bourgeoise ? Encore une fois la
réponse est
non. Pour s'acquitter de ses tâches
d'une manière professionnelle et soutenue,
avec maturité,
le parti communiste doit, d'une part,
développer la culture
révolutionnaire dans la forme
idéologique
et, d'autre part, révolutionner la culture
dans la forme
sociale. L'analyse Nécessité de
changement établit
précisément le cadre de
référence
nécessaire. [...]
« Le facteur dominant,
c'est-à-dire
tout ce qui contribue à préserver la
classe capitaliste,
peut se résumer dans le facteur
antihumain-anticonscience.
[...] Selon la classe capitaliste, ni les
êtres humains ni leur
conscience sociale ne jouent de rôle dans la
résolution
des problèmes. C'est la
propriété privée et
les institutions établies pour la
préserver qui occupent
le premier plan, de pair avec l'idéologie
de l'irrationalisme.
Elle leur subordonne les êtres humains et le
facteur humain-conscience sociale. Elle se sert du
facteur
antihumain-anticonscience comme d'une arme contre
toutes les forces
sociales qui favorisent le
changement, le développement et le
mouvement. [...]
« Dans toute activité, le
PCC(M-L)
accorde l'attention première au facteur
humain-conscience
sociale. Aucun travail ne peut être
mené à bien
sans
lui. Le PCC(M-L) doit être perçu
comme le parti politique
dont l'intérêt premier est
d'élever le niveau
idéologique, théorique et politique
de la classe
ouvrière
et du peuple pour qu'ils puissent concevoir et
bâtir le
système qui leur permettra d'avoir un
contrôle sur leur
vie. Qu'il s'agisse de la consolidation d'un
aspect
du travail du PCC(M-L), de la lutte contre
l'offensive antisociale ou
de la lutte pour un programme pro-social, le
premier problème
qui se pose est celui du
facteur humain-conscience sociale. Où en
est le facteur
humain-conscience sociale ? Que faut-il faire
pour qu'il
s'élève à la hauteur de la
tâche ?
Le fait de poser ces questions et de trouver les
moyens de faire ce
qu'il faut est le début du
développement du facteur
humain-conscience sociale. L'analyse
Nécessité de changement apporte une
solution à ce
problème. »
À la rencontre historique de Chertsey en
1989, le
camarade Bains a déclaré :
« Nous
déclarons ouvertement que nous voulons le
règne de la
classe ouvrière et de personne d'autre.
[...] parce que la
classe ouvrière est la classe productive,
c'est la classe la
plus complètement révolutionnaire
dont les
buts ne peuvent être réalisés
sans le renversement
du capitalisme par la révolution. [...]
Aujourd'hui, peu importe
la question abordée, [...] la bourgeoisie
ne peut
trouver une solution. Seule la classe
ouvrière peut trouver une
solution. C'est donc la classe ouvrière qui
est au centre, et
nos points de vue sont ceux de la classe
ouvrière. »
Il a
souligné que le
problème le plus important pour ce qui est
du travail
spécifique est de gagner les masses des
travailleurs du
côté de l'histoire :
« Il faut y aller avec passion, comme
quand on essaie de
gagner le coeur d'un être aimé [...]
parce que notre
être aimé, la classe ouvrière,
est la seule
force sociale qui puisse sauver
l'humanité. »
« Nous ne sommes plus à
l'époque des chevaliers et des héros
individuels. Nous
sommes à l'époque du travail
collectif de la classe
ouvrière et de
ses alliés. Nous sommes à
l'époque du Parti,
l'ère de l'impérialisme et de la
révolution
sociale du prolétariat, comme le disait le
camarade
Lénine. Avec cette
rencontre, nous célébrons donc les
développements,
le mouvement progressiste, le renforcement, la
stabilisation et la
consolidation d'un mouvement politique.
Ce mouvement politique, il est ici, c'est notre
Parti, ses
alliés, ses organisations de masse, surtout
la presse de masse
du Parti dont nous sommes très
fiers. »
La pensée marxiste-léniniste
contemporaine
est faite d'un seul bloc d'acier qui
s'étend du présent
jusqu'à l'époque du Manifeste
du Parti
communiste et à tout ce que
l'humanité a produit
dans sa lutte pour s'affirmer. La classe
ouvrière est une seule
classe avec un seul programme autour duquel
elle mobilise le peuple dans la défense des
droits de tous et se
prépare subjectivement, surtout
idéologiquement, en tant
que force organisée,
déterminée et unie
pour priver la classe capitaliste monopoliste de
son pouvoir politique,
économique et idéologique de priver
la classe
ouvrière de son droit d'assumer son
rôle
et de devenir la nation, d'investir le peuple du
pouvoir souverain et
de laisser s'épanouir le facteur
humain/conscience sociale.
L'histoire et la vie exigent que le
prolétariat
pensant s'engage dans des actes de participation
consciente à
l'acte de découvrir pour régler les
comptes avec
le révisionnisme moderne et résoudre
les problèmes
liés à l'organisation du front
prolétarien
à l'échelle du pays. La classe
ouvrière
canadienne, en tant que
contingent du prolétariat international,
est
l'héritière du Manifeste du
Parti communiste et
de la Grande Révolution socialiste
d'octobre. Le front
prolétarien s'engage à ne pas ternir
ce précieux
héritage. Les travailleurs pensants,
organisés
consciemment et engagés dans des actes de
découverte,
sont
déterminés à jouer leur
rôle
révolutionnaire mondial de renverser
l'impérialisme et de
faire avancer l'humanité vers
l'émancipation
complète de la classe ouvrière
et l'élimination des classes et de la
société de
classes.
Vive le Manifeste du Parti
communiste !
Vive la Grande Révolution socialiste
d'octobre !
Vive le marxisme-léninisme !
Vive le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste)!
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Disponibles du Centre national de publications
Disponibles du Centre national de
publications
Le Manifeste
du Parti communiste de
Karl Marx et Friedrich Engels —
5,00 $
Nécessité
de changement
de Hardial Bains, 1998 — 10,00 $
Cette brochure part d'une offensive
résolue
et totale contre la
subversion idéologique et le
blocage du développement par
les formes
sociales.
Elle le fait en lançant l'appel le
plus
révolutionnaire qui soit :
« la compréhension
requiert un acte de participation
consciente de
l'individu,
l'acte de découvrir »,
plaçant l'action en
premier et la compréhension
à son service. (Bientôt
disponible
en français)
Le
communisme moderne de Hardial
Bains, 1996 — 10,00 $
Le PCC(M-L) se présente aux
travailleurs,
femmes, jeunes et
étudiants, peuples autochtones et
minorités nationales,
il les invite à
s'informer sur ce qu'est
le PCC(M-L). Il les appelle à
regarder les conditions de vie
pour
établir la vérité sur
ce que défend le
PCC(M-L) et à tirer les
conclusions qui s'imposent sur
cette base.
Le prix
comprend la
TPS et la TVQ et les frais de poste et
manutention.
Envoyez chèque ou mandat à
l'ordre de :
Centre national de publications, C.P. 521,
Station
« C »,
Montréal, QC H2L 4K4
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