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Numéro 26 - 19 février 2013
Nécessité d'un gouvernement
anti-guerre
La doctrine Obama de guerre des drones,
de non-droit, d'anarchie et de violence mondiales
Nécessité
d'un gouvernement anti-guerre
• La doctrine Obama de guerre des drones, de
non-droit, d'anarchie et de violence mondiales
• À titre d'information: De la légalité des opérations létales dirigées
contre un citoyen américain exerçant de hautes responsabilités auprès
d'al Qaïda ou une autre force associée - Livre blanc du
ministère de la Justice des États-Unis (Résumé d'introduction)
Commentaire sur
l'essai nucléaire de la RPDC
• Pour éliminer les armes nucléaires il faut
d'abord s'opposer au chantage nucléaire des impérialistes -
Phillip Fernandez
Nécessité d'un gouvernement anti-guerre
La doctrine Obama de guerre des drones,
de non-droit, d'anarchie et de violence mondiales
L'impérialisme
américain codifie la théorie et la pratique de la violation des
droits et du dictum absolutiste « la force fait loi ».
Il y a quelque chose de pourri
dans l'État des États-Unis d'Amérique. L'État des États-Unis est un
jardin de mauvaises herbes qui montent en graine, de végétation fétide
et grossière. Les peuples du monde sont frappés d'horreur devant le
poisson qui pourrit par la tête.
Le président Obama a fuité un Livre blanc pour provoquer
un débat de politique générale sur jusqu'où entraîner ce pays moderne
dans une guerre mondiale criminelle contre tout le monde, y compris ses
propres citoyens. Avec l'entrevue de John Brennan, le candidat d'Obama
à la direction de la CIA, le Comité du renseignement du Sénat et les
médias ont mené la charge pour désinformer l'opinion publique afin de
s'assurer qu'il n'y ait pas d'opposition organisée à la négation des
droits, à la violence criminelle et à l'anarchie étatiques. Dans cette
discussion de politique sont intervenues les voix officielles de la
gauche et de la droite américaines, des conservateurs et des libéraux,
des républicains et des démocrates qui ne divergeaient que sur la
nature des circonstances exceptionnelles qui justifient la violation
des droits par l'État, l'agression militaire et les autres formes
d'ingérence dans les affaires des États souverains, le recours à
l'incarcération sans procès et à la violence meurtrière.
Pas une seule voix officielle n'a protesté ni déclaré
que la guerre des drones perpétuelle d'Obama et le débat de politique
pour priver le peuple de ses droits sont illégaux, erronés, sans
principes, arriérés et immoraux, sont une théorie et une pratique qui
entraînent l'humanité vers l'autodestruction catastrophique.
Pas une seule voix officielle n'a dit avec clarté et
détermination que la guerre des drones d'Obama et le débat de politique
pour priver le peuple de ses droits violent les principes qui ont été
établis au cours des trois derniers siècles notamment par :
- Le mouvement des Lumières ;
- Les révolutions capitalistes qui ont renversé
l'obscurantisme, le droit héréditaire et la petite production de
l'époque féodale ;
- La révolte réussie des Treize colonies britanniques en
Amérique du Nord pour renverser la domination coloniale et se gouverner
elles-mêmes ;
- L'édification de l'État-nation souverain ;
- La révolution socialiste russe de 1917 et
l'établissement du premier État gouverné par la classe ouvrière en
alliance avec la paysannerie ;
- La victoire de 1945 dans la guerre
antifasciste ; et
- La prolétarisation des travailleurs du monde et leurs
actions avec analyse pour affirmer leur droit d'être et pour
s'approprier la direction de l'économie et de la politique.
Pas une seule voix officielle n'a dit que la guerre des
drones d'Obama et le débat de politique pour priver le peuple de ses
droits violent la conception moderne des droits. Les droits n'existent
pas de manière héréditaire, donnés par une puissance divine. Ils
n'existent pas non plus de manière naturelle qui, par la propriété,
confère un meilleur accès à certains et en prive les autres. La
définition moderne des droits repose sur ce dont l'être humain a besoin
pour réaliser la qualité d'être humain. Les droits appartiennent à
l'être humain à cause de son humanité. Les droits ne sont pas des
privilèges qui peuvent être violés par le privilège du pouvoir exécutif
et la prérogative royale. Ils ne peuvent être donnés, retirés ou
confisqués. La violation des droits, quelle qu'en soit la
justification, est inacceptable à l'époque moderne. La violation des
droits, combinée à un armement militaire moderne comme les drones
armés, conduit à un déséquilibre mondial et à la désintégration de
sociétés entières. Ces théories et pratiques du dirigeant de
l'impérialisme américain se traduiront par une course mondiale aux
armements et une aggravation du chaos et de la destruction alors que
d'autres États puissants utilisent des pratiques analogues dans leurs
rivalités inter-impérialistes et inter-monopolistes pour exploiter les
travailleurs et s'emparer des sources de matières premières et de
sphères d'influence dans un climat mondial d'anarchie et de violence.
Le peuple organisé en une force politique unie
et déterminée, dirigée par la classe ouvrière, doit priver le président
Barack Obama du pouvoir de priver les peuples du monde de leurs droits,
parmi les plus importants, le droit de vivre dans la paix et la
sécurité sans ingérence de l'impérialisme américain et de ses forces
militaires et de subversion. Le peuple doit priver Obama du pouvoir de
faire la guerre aux peuples du monde, ce qu'il fait avec sa théorie et
pratique de la guerre des drones dans le cadre de la guerre perpétuelle
des États-Unis contre le terrorisme et le trafic de drogues.
Dans le monde moderne, la sécurité du peuple réside dans
sa lutte organisée pour défendre les droits de tous et non pas dans la
négation des droits, quelles que soient les raisons supérieures
invoquées. La défense contre les actes de terrorisme et autres actes
criminels ne peut reposer sur la négation des droits. Cette négation
des droits par l'État engendre encore plus d'actes de terrorisme
individuels ou de gangs aidés et soutenus par ces mêmes États, les
États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et le Canada, qui attaquent
les droits et s'ingèrent militairement et autrement dans les affaires
d'États-nations souverains.
Les actes de terrorisme, les coups fourrés, les actions
« sous faux drapeaux », la fomentation de violence tribale,
clanique et ethnique dirigée contre les personnes et leurs sociétés
sont commis par des forces obscures financées et liées aux agences
d'espionnage et aux appareils militaires des États-Unis et d'autres
États. Ces actes criminels doivent être combattus par la voie
diplomatique et pénale au pays et à l'étranger. Un État ne peut pas
déclarer la guerre à des individus ou des groupes comme les gangs de
trafiquants de drogues ou Al Qaïda. Le faire sape la base juridique de
l'État et l'expose comme un État qui pourrit par la tête, comme un
gouvernement inapte à gouverner et un grave danger pour l'humanité.
Déclarer une guerre générale au terrorisme ou au trafic de drogues
n'est pas crédible, car cela laisse la main invisible derrière les
actes criminels impunie. Les guerres générales contre la terreur ou le
trafic de drogues ont comme but de créer les conditions de l'ingérence
des grandes puissances, de l'intervention militaire et du changement de
régime dans les États qui luttent pour leur affirmation et leur droit
d'être et de trouver leur voie vers l'avant.
Aucun problème politique, économique, social ou criminel
ne peut être résolu par la négation des droits. Le monde moderne ne
peut survivre sans principes et sans un système politique et juridique
qui régisse les relations entre les peuples et leurs États-nations
souverains. L'État des États-Unis en codifiant en théorie ses
violations des principes, des droits et du droit international se
déclare lui-même un état de non-droit qui dépolitise son propre peuple
et attaque sans relâche les autres.
Dans les conditions du capitalisme monopoliste, un tel
État sert les intérêts privés les plus puissants contre le droit
public. Un tel État piétine les considérations politiques et
diplomatiques en vertu du dictum « la force fait loi » et
propage un climat absolutiste d'anarchie et de violence. Le peuple,
dans un tel État qui sert les intérêts privés des monopoles plus
puissants et de leurs riches propriétaires, a le devoir de priver
l'autorité de l'État de son pouvoir de priver le monde, ses peuples et
ses sociétés des principes, de la politique, des lois et des droits
modernes
L'époque des principautés médiévales en guerre, de la
traite des esclaves, du colonialisme, de « la force fait
loi » et de l'absolutisme d'une autorité dirigeante qui violait
les droits des individus et des peuples en toute impunité, y compris
leur droit d'être, a été une période difficile que l'humanité a
traversée et a surmontée au prix de dures luttes. Introduire des
notions et des pratiques médiévales, soutenues par des armements
perfectionnés et meurtriers et les médias, est une farce tragique que
personne ne peut ou ne doit accepter. La conscience collective de
l'humanité ne peut et ne doit accepter une autre ère de négation des
droits et du dictum absolutiste « la force fait loi ». Le
faire, avec l'existence des armements modernes, serait catastrophique
pour l'humanité et la Terre Mère.
Honteusement, le gouvernement canadien n'a rien dit
contre la théorie et la pratique de la violation des droits et de
guerre perpétuelle d'Obama. Le vassal servile Harper est plus zélé que
le président américain pour engager l'État canadien dans la guerre et
la négation des droits.
Ensemble, par l'organisation et la résistance, privons
de leur autorité ceux qui détiennent le pouvoir de priver l'humanité de
ses droits. Ensemble, organisons et luttons pour activer le facteur
humain / conscience sociale. Notre sécurité est dans le combat organisé
pour la défense des droits de tous !
À bas la guerre des drones d'Obama, la négation des
droits et l'appui servile de Harper !
Par l'organisation et la résistance, le peuple peut se
donner un gouvernement anti-guerre et tenir le gouvernement responsable
de donner aux droits du peuple une garantie, des droits qu'il possède à
cause de son humanité.

À titre d'information
De la légalité des opérations létales dirigées contre
un citoyen américain exerçant de hautes responsabilités auprès d'al
Qaïda ou une autre force associée
- Livre blanc du ministère de la Justice
des États-Unis,
18 décembre 2011 (Résumé d'introduction)* -
Ce Livre blanc établit un cadre juridique permettant de
considérer en quelles circonstances le gouvernement des États-Unis
pourrait utiliser la force létale dans un pays étranger hors de la zone
des hostilités actives contre un citoyen des États-Unis qui est un
dirigeant de haut niveau d'al Qaïda ou une force associée[1] d'al
Qaïda, c'est-à-dire un dirigeant d'al Qaïda engagé activement dans la
planification d'opérations visant à tuer des Américains. Le présent
document ne vise pas à déterminer les exigences minimales nécessaires
pour rendre une telle opération légale, ni d'évaluer ce qui pourrait
être nécessaire pour rendre une opération meurtrière contre un citoyen
américain légale dans d'autres circonstances, comme une opération
contre des forces ennemies sur un champ de bataille traditionnel, ou
encore pour rendre légale une opération contre un citoyen américain qui
n'est pas un dirigeant opérationnel de ces forces. Le ministère de la
Justice conclut seulement lorsque les trois conditions suivantes sont
remplies, une opération américaine en utilisant la force létale dans un
pays étranger contre un ressortissant américain qui est un dirigeant
opérationnel d'al Qaïda ou d'une force associée serait légale: (1)
qu'un responsable informé, de haut niveau du gouvernement des
États-Unis a déterminé que l'individu ciblé pose une menace imminente
d'attaque violente contre les États-Unis; (2) que la la capture de cet
individu ne soit pas réalisable et que les États-Unis continuent
d'évaluer si la capture devient possible; (3) que l'opération est menée
en conformité à la loi applicable des principes de guerre.
Cette conclusion est tirée de la reconnaissance de la
gravité extraordinaire d'une opération meurtrière des États-Unis contre
un citoyen américain, et aussi de la gravité extraordinaire de la
menace posée par les responsables opérationnels membres d'al Qaïda et
des perte de vies qu'entraînerait le succès de leurs opérations.
Le Président a le pouvoir de répondre à la menace
imminente d'al Qaïda et de ses forces associées, résultant de sa
responsabilité constitutionnelle de protéger le pays, du droit inhérent
des États-Unis à la légitime défense nationale en vertu du droit
international, de l'autorisation qui lui est conférée par le Congrès
d'utiliser toute la force militaire nécessaire et appropriée contre cet
ennemi, et l'existence d'un conflit armé avec al Qaïda reconnu par le
droit international.Sur la base de ces autorités, le Président peut
recourir à la force contre al Qaïda et ses forces associées. Comme
détaillé dans ce Livre blanc, dans des circonstances déterminées,
l'exécution ciblée d'un citoyen américain qui a rejoint al Qaïda ou de
ses forces associées serait licite au regard du droit américain et
international. Il n'est pas illégal de cibler un membre d'une force
ennemie qui pose une menace imminente d'attaque violente contre les
États-Unis. Il s'agit d'un acte licite de légitime défense nationale.
Cela ne représente pas non plus une violation de lois
fédérales, autrement applicables, qui interdisent les exécutions
illégales comme le Chapitre 18 ou l'interdiction des
assassinats comme l'Ordre exécutif 12333. De plus, une
opération létale en territoire étranger est conforme aux principes
juridiques internationaux de souveraineté et de neutralité si elle
était réalisée, par exemple, avec le consentement du gouvernement du
pays hôte ou après une détermination que le pays hôte est incapable ou
refuse de supprimer la menace posée par la personne visée.
Si l'opération létale vise un citoyen américain qui peut
avoir des droits en vertu des Dispositions sur l'application régulière
de la loi et du Quatrième Amendement, la citoyenneté de cette personne
ne le protège pas d'une telle opération. En accord avec l'analyse
traditionnelle fondée sur les Dispositions sur l'application régulière
de la loi dans Mathews v. Eldridge, nous reconnaissons qu'il
n'existe pas d'intérêt privé qui ait plus de poids que le droit d'une
personne à la vie. Mais ce droit doit être mesuré contre l'intérêt des
États-Unis d'éliminer la menace de violence et de mort contre d'autres
Américains que représente un individu qui est un dirigeant opérationnel
d'al Qaïda ou d'une force associée d'al Qaïda et qui est engagé dans un
complot contre les États-Unis.
Le Livre blanc commence par un bref examen des textes
sur lesquels s'appuie l'utilisation de la force dans la situation
décrite ici, y compris le pouvoir de cibler un citoyen des États-Unis,
répondant aux caractéristiques mentionnées ci-dessus, par la force
létale hors des zones d'hostilités actives. Le Livre blanc aborde
ensuite les questions constitutionnelles, en examinant d'abord si une
opération létale contre un tel citoyen américain serait conforme aux
Dispositions sur l'application régulière de la loi du Cinquième
Amendement de la Constitution des États-Unis. Dans le cadre de
l'analyse de l'application régulière de la loi, le Livre blanc examine
les concepts d'« imminence », de faisabilité de la capture et de
conformité à la loi applicable des principes de guerre. Le Livre blanc
examine ensuite si une telle opération serait compatible avec
l'interdiction du Quatrième Amendement sur les saisies non motivées. Il
conclut que si certaines conditions sont remplies, une opération létale
contre un citoyen américain qui est un dirigeant opérationnel d'al
Qaïda ou de ses forces associées - une organisation terroriste engagée
dans des complots permanents contre les États-Unis, ainsi qu'une force
ennemie contre laquelle les États-Unis sont engagés dans un conflit
armé autorisé par le Congrès - et qui présente une menace imminente
d'une attaque violente contre les États-Unis, ne serait pas contraire à
la Constitution. Le document comprend également une analyse concluant
qu'une telle opération ne viole pas certaines dispositions pénales
interdisant l'assassinat de ressortissants américains en dehors des
États-Unis; pas plus qu'il ne constitue un crime de guerre ou un
assassinat interdit par l'Ordre exécutif 12333.
Note
1. Une force associée d'al Qaïda comprend un
groupe qui serait considéré comme un co-belligérant en vertu des lois
de la guerre. Voir Ham!ily v. Obama
v Obama, 616 F. Supp. 2d 63, 74-75 (DDC 2009) (L'autorité de
détenir s'étend aux « forces associées » qui « signifie co-belligérants
», tel que ce terme est entendu dans le cadre des lois de la guerre »)
* Pour le texte
intégral du Livre blanc (en anglais) voir TML Weekly Information
Project, 16 février 2013.
(Traduction: LML)

Commentaire sur l'essai nucléaire de la
RPDC
Pour éliminer les armes nucléaires il faut d'abord
s'opposer au chantage nucléaire des impérialistes
- Phillip Fernandez -
La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a
tenu un essai nucléaire le 12 février dernier. C'est le troisième
essai nucléaire qu'elle effectue dans son effort pour accroître sa
capacité de défense « de dissuasion nucléaire ». Les médias
monopolisés du Canada et du monde sèment la désinformation à propos de
ce test en disant qu'il constitue une « provocation grave contre
la communauté internationale » et que la RPDC met à risque la
péninsule coréenne et le monde entier. Ils décontextualisent la
nouvelle afin de pouvoir prétendre que la RPDC est un État
« voyou » qui est totalement sans loi et doit être isolé et
puni à cause de ses actions unilatérales.
Les peuples du Canada et du monde sont très préoccupés
par les dépôts d'armes nucléaires qui sont cachés aux États-Unis et
dans leurs bases à travers le monde, en Russie, en Chine, en France, en
Grande-Bretagne, en Israël et dans certains pays de l'OTAN en Europe et
qui menacent l'avenir de l'humanité. La sécurité de chacun est menacée
dans un monde où les États-Unis et leurs alliés dont le Canada
utilisent la logique de « la loi du plus fort » et mènent une
politique étrangère qui repose sur l'agression, la guerre et
l'occupation appuyées par des menaces de frappes nucléaires préventives
contre l'Iran ou la RPDC.
C'est dans ce contexte où l'impérialisme américain
envahit des pays, renverse des gouvernements en toute impunité et
justifie ces crimes contre la paix et d'autres crimes contre l'humanité
au nom de la « la liberté, de la démocratie et des droits
humains » pour servir ses ambitions géopolitiques étroites (qu'on
pense entre autres à l'Afghanistan à l'Iran, à la Libye, au Mali et à
la Syrie), que n'importe quel pays qui en a la capacité va développer,
acheter, trouver et garder des armes nucléaires pour se défendre contre
les fauteurs de guerre impérialistes. C'est une réponse regrettable,
mais logique à la menace constituée par la politique de grande
puissance menée par les impérialistes américains et le régime Obama qui
continuent d'utiliser le Conseil de Sécurité de l'ONU comme un pion
pour commettre des crimes contre les nations souveraines dans des
situations où le Conseil de Sécurité n'a aucune légitimité quelle
qu'elle soit.
La désinformation au sujet de l'essai nucléaire de la
RPDC masque le fait que l'arme nucléaire testée par la RPDC est plus
petite et de moindre magnitude que celle lancée par les États-Unis
comme arme de terreur massive contre les civils d'Hiroshima et de
Nagasaki en août 1945. Toute la période depuis, qui a vu les États-Unis
tenter d'établir leur hégémonie sur le monde entier, a connu non
seulement les bombes atomiques, mais les bombes à hydrogène, à neutrons
et d'autres armes nucléaires qui ont été stockées par le club des cinq
membres originaux du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) de
1968, soit les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et
la Chine. Les États-Unis par exemple ont plus de 8000 armes nucléaires,
dont un quart en état de servir immédiatement. La Russie en a près de
10 000, la France 330, la Chine 240 et la Grande-Bretagne 225. Le
Pakistan, l'Inde et Israël, qui ne sont pas signataires du TNP,
possèdent chacun environ 100 armes nucléaires. On estime qu'en tout et
partout dans le monde il y a plus de 18 000 armes nucléaires et
que la RPDC en possède moins de 10.
L'objectif original du TNP était de permettre aux
grandes puissances de surveiller la production et la prolifération des
armes nucléaires dans le but éventuel d'abolir toutes les armes
nucléaires. La réalité est que le TNP est utilisé par les grandes
puissances nucléaires, au premier chef les États-Unis, pour s'assurer
qu'elles ont le monopole des armes nucléaires afin de servir leurs
intérêts géopolitiques et menacer tout pays qui ne se soumet pas à leur
chantage, comme la RPDC et l'Iran.
En ce qui concerne la péninsule coréenne, c'est un fait
historique que les États-Unis ont menacé d'utiliser la bombe atomique
pour mettre fin à la Guerre de Corée quand leur défaite est devenue
imminente. Les États-Unis continuent d'utiliser le chantage nucléaire
pour menacer la RPDC de frappes préventives. La RPDC n'a pas le choix
que de prendre en considération ces menaces à sa souveraineté et à son
indépendance de même qu'à la sécurité de la péninsule coréenne dans son
ensemble. Comme l'a fait remarquer le dirigeant de la RPDC Kim Jong Un
dans son message du nouvel an, la RPDC cherche à établir des relations
pacifiques et amicales avec tous les pays et les peuples qui agissent
de la même façon envers elle. Elle a des relations diplomatiques avec
plus de 165 pays et veut établir des relations fondées sur la
paix, le respect de la souveraineté entre les nations, l'amitié et la
coopération. Elle a déclaré que l'objectif de sa capacité de
« dissuasion nucléaire » vise est de garantir sa sécurité et
sa stabilité et à permettre à ses citoyens de vaquer à leur vie
quotidienne en paix.
Tous les Canadiens épris de paix doivent condamner
l'hystérie nucléaire des États-Unis et de leurs alliés contre la RPDC
et faire porter le blâme de l'escalade de la tension nucléaire sur la
péninsule coréenne à ceux qui en sont responsables — les impérialistes
anglo-américains. Il faut en particulier condamner le gouvernement
Harper qui est se prosterne devant la position impérialiste américaine
sur la RPDC. Nous devons bâtir un gouvernement anti-guerre qui n'aura
pas recours à la force pour traiter des problèmes sociaux et politiques
au pays et à l'échelle internationale.
Pour entreprendre de mettre fin à cet état de choses
volatile en ce qui concerne la prolifération des armes nucléaires, il
faut tout d'abord que les pays aux plus gros arsenaux nucléaires les
démantèlement immédiatement et retirent leurs troupes en sol étranger.
C'est un pré-requis à l'établissement d'un monde sans armes nucléaires.
Une fois que les États-Unis et les autres grandes puissances auront
démantelé leur arsenal nucléaire, les autres nations comme la RPDC
n'auront plus besoin elles non plus d'armes nucléaires. Les États-Unis
doivent retirer leurs 28 000 soldats de la péninsule
coréenne ; ils doivent retirer leur arsenal nucléaire et non
nucléaire du sol de la Corée et des eaux qui l'entourent et signer un
traité de paix avec la RPDC afin de mettre fin à la Guerre de Corée.

Lisez Le Marxiste-Léniniste
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