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Numéro 24 - 15
février 2013
Air Canada défait en cour dans
l'affaire Aveos
Un juge de la Cour supérieure du Québec
statue qu'Air Canada a enfreint la loi
Des centaines de
travailleurs d'Aveos manifestent devant les portes de la compagnie
à Montréal, le 20 mars 2012.
Air
Canada
défait
en
cour dans l'affaire Aveos
• Un juge de la Cour supérieure du
Québec statue qu'Air Canada a enfreint la loi -
Nouveaux Horizons
Ne
touchez pas à nos pensions et avantages sociaux
• La Cour suprême légalise
l'expropriation sans compensation de fonds de pension de la fonction
publique fédérale
• Le gouvernement de l'Ontario gèle
unilatéralement ses contributions aux régimes de retraite
des enseignants
Opposition à la
destruction de la Société canadienne des Postes
• Un rassemblement à Windsor contre la
fermeture du bureau de poste local
Air Canada défait en cour dans
l'affaire Aveos
Un juge de la Cour supérieure du Québec
statue qu'Air Canada a enfreint la loi
- Nouveaux Horizons, le 11 février
2013 -
LML publie
ci-dessus un article de Nouveaux Horizons,
une
publication
faite
par et pour les travailleurs des lignes
aériennes, en particulier les agents de bord. L'article fait
rapport d'une décision du tribunal contre Air Canada en lien
avec le licenciement brutal le mois de mars dernier de 2 600
travailleurs responsables
de l'entretien lourd pour Air Canada dans des centres à
Montréal, Winnipeg et Vancouver. Bien qu'il se soit
départi d'Aveos, Air Canada est toujours assujetti à la Loi
sur
la
participation
publique
au
capital
d'Air Canada adoptée
en 1988 au moment de la privatisation d'Air Canada qui exige que
le transporteur aérien
maintienne son entretien lourd à Montréal, Toronto et
Winnipeg.
Le 20 mars 2012, un jour
après que la Cour supérieure du Québec ait
accordé à Aveos la protection en vertu de la Loi sur
les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC),
Aveos a annoncé qu'il mettait fin à toutes ses
opérations canadiennes, licenciant tous ses employés et
entreprenant le processus de liquidation de
ses actifs sous la LACC. Aveos lui-même a été
créé en 2004, dans le cadre des frauduleuses
procédures de protection de la faillite d'Air Canada, en tant
que compagnie officiellement distincte appartenant à 20 %
à Air Canada, où les travailleurs faisaient exactement le
même travail qu'auparavant.
La décision du juge confirme que la terminaison
par Aveos de 2 600 emplois est un exemple de plus de faillite
frauduleuse selon la LACC.
* * *
Le 4 février
2013, l'honorable Martin
Castonguay, juge de la Cour supérieure du Québec, a
statué sur l'affaire présentée par le Procureur
général du Québec, avec l'intervention du
Procureur général du Manitoba, contre Air Canada
concernant l'abandon par ce dernier de ses responsabilités
légales lui imposant de maintenir ses activités
d'entretien lourd à Montréal après la faillite
d'Aveos.
Depuis la faillite d'Aveos,
Air Canada tente de se laver les mains de toute responsabilité
en la matière. C'est ce qu'il a fait au cours des audiences. Air
Canada a d'abord contesté le droit des procureurs
généraux du Québec et du Manitoba d'amener cette
affaire devant les tribunaux. Sur la base de la jurisprudence
canadienne, le juge a décidé
qu'en fait, les procureurs avaient tout à fait le droit de
porter
cette affaire devant les tribunaux.
Au cours des procédures, Air Canada a
tenté d'effacer la distinction entre la maintenance en piste et
ce qu'il est convenu d'appeler l' « entretien
lourd ». Il cherchait ainsi à prouver qu'en
continuant d'accomplir un certain entretien à Winnipeg, Toronto
et Montréal, il s'acquittait de ses responsabilités
légales. Dans sa décision, le
juge Castonguay a donné un aperçu détaillé
de l'histoire de la maintenance de la flotte de sorte à
clarifier les différences et il a fait appel à ce sujet
à un expert en la matière.
Le témoin d'Air Canada a été
discrédité en tant que
« témoin-expert » à cause de son
lien d'emploi de longue date avec la compagnie et parce qu'il a omis
beaucoup d'informations pertinentes dans le volumineux dossier qu'il a
présenté.
Se référant encore une fois à la
jurisprudence canadienne de même qu'aux déclarations d'Air
Canada au début de sa privatisation, le juge Castonguay a pu
conclure que, malgré toute la latitude laissée à
Air Canada pour sa planification future, l'intention n'a jamais
été de le laisser s'engager dans des actes de destruction
nationale comme celui
du transfert délibéré d'emplois de qualité
vers d'autres pays. Il a aussi conclu que le petit peu d'entretien
lourd qui est encore donné à la sous-traitance à
l'intérieur du pays ne permet pas de dire qu'Air Canada respecte
les responsabilités que lui confère la Loi sur la
participation publique au capital d'Air Canada.
Air Canada a dit que
l'effondrement d'Aveos
était malheureux, mais que lui-même n'avait rien à
se reprocher dans cette affaire. Le juge nous a rappelé qu' au
cours des mois qui ont précédé cet effondrement,
Air Canada a négocié afin d'exercer une pression à
la baisse sur l'aspect monétaire de ses ententes à venir
avec Aveos, qu'il
avait diminué de façon considérable le volume
d'affaires qu'il confiait à Aveos et qu'il retenait
d'importantes sommes d'argent. Des témoignages ont
confirmé qu'Air Canada avait commencé à solliciter
des soumissions avant qu'Aveos ne ferme ses portes, ce qui a
directement contribué à sa chute, et qu'il avait par la
suite offert des contrats à une
compagnie étasunienne pour du travail que la loi l'obligeait
à faire faire au Canada.
François Shalom a
déclaré dans le Montreal Gazette du
5 février 2013 : « Castonguay a rendu un
jugement très ferme et même écrit que la
réclamation d'Air Canada non seulement ne s'applique pas dans
ces circonstances, mais que les faits invoqués ne peuvent pas
mener à un jugement différent. Il a rejeté la
définition avancée par Air Canada sur ce qui constitue un
« entretien lourd » et conclu qu'Air Canada
« contrevient à la Loi sur la participation
publique au capital d'Air Canada en ne maintenant pas, sur
l'ancien territoire de la Communauté urbaine de Montréal,
des centres de révision où s'effectue la révision
de
ses appareils » et que le transporteur aérien
« doit continuer d'exécuter ou de faire
exécuter sur l'ancien territoire de la Communauté urbaine
de Montréal les travaux d'entretien et de révision des
composants, des moteurs, des cellules de ses appareils ». La
décision intégrale peut être trouvée ici.
Alors que tous les
travailleurs ont salué la
décision, une « décision historique pour nous
et pour le mouvement syndical » selon un porte-parole de
l'Association internationales des machinistes et des travailleurs de
l'aérospatiale qui représente les anciens travailleurs
d'Aveos, peu de gens pensent que la décision « claire
et
nette » va mener à une correction rapide de la
situation. Air Canada a déclaré qu'il irait en appel
devant la Cour d'appel du Québec et la cause pourrait bien se
retrouver
devant la Cour suprême du Canada.
Nous devons discuter comment changer cette situation
où les travailleurs qui produisent la richesse du pays peuvent
être jetés à la rue par des compagnies qui prennent
des décisions qui affectent leur vie et sur lesquelles ils n'ont
aucun contrôle. La cupidité des actionnaires est sans
bornes. Ils refusent toute responsabilité pour leurs
décisions et
sont parfaitement satisfaits d'abandonner nos communautés et de
détruire notre économie s'ils pensent pouvoir augmenter
leurs profits ailleurs.
Cette situation a assez duré ! Notre
bien-être en dépend. C'est notre économie !
C'est à nous de décider !

Ne touchez pas à nos pensions et
avantages sociaux
La Cour suprême légalise l'expropriation
sans compensation de fonds de pension
de la fonction publique fédérale
Les travailleurs partout au pays dénoncent la
décision du 1er février de la Cour suprême du
Canada avalisant le vol des pensions des travailleurs d'Indalex qui se
cache derrière une fausse faillite. Cette décision
confirme que les retraités vont être repoussés
à l'arrière de la ligne des créanciers dans les
procédures de faillites aux termes de la Loi
sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).
C'est la deuxième fois en un peu plus d'un mois
que les grands manitous de la Cour suprême donnent leur
bénédiction au vol des régimes de retraite des
travailleurs dans les secteurs privé et public.
Le 19 décembre, la Cour a avalisé le
vol de 28 milliards $ des régimes de retraite des
employés de la fonction publique fédérale par le
gouvernement Chrétien-Martin en 1999. Les syndicats et les
associations représentant la plupart des employés de la
fonction publique fédérale et le personnel de la GRC et
des Forces armées
se battent contre cette décision depuis 13 ans. Ils ont
démontré que 28 milliards $ ont
été illégitimement retirés de leurs caisses
de retraite grâce à une comptabilité frauduleuse.
Le gouvernement a retiré des contributions au régime
considérées comme
« excédentaires » et s'est accordé
un congé de contribution,
signifiant une perte de 28 milliards $ pour le Régime
de pension de retraite de la fonction publique fédérale.
La loi adoptée en 1999 mettait fin aux
versements aux régimes de pension de la fonction publique et
établissait un fonds séparé. Durant cette
« réforme », des milliards de dollars en
contribution des employés et du gouvernement ont
été déclarés
« excédentaires » et le gouvernement s'en
est approprié. Le vol des
régimes de retraite de la fonction publique s'inscrivait dans la
grande offensive antisociale du gouvernement Chrétien-Martin
menée au nom de la lutte au déficit. Il accompagnait les
modifications à l'assurance-emploi qui ont permis au
gouvernement de s'emparer de 54 milliards $ du fonds de
l'assurance-emploi.
En rendant leur décision, les juges de la Cour
suprême ont déclaré que les contributions publiques
aux caisses de retraite sont simplement des livres comptables prescrits
par la loi et ne contiennent pas d'éléments d'actif
réel. Par conséquent, écrivent-ils,
« les membres des régimes n'avaient pas
d'intérêt en equity dans les surplus des
comptes de pensions de retraite ». Les juges ont
excusé le crime, le vol du surplus qui devait aller aux
retraités sous forme de prestations, parce qu'ils n'ont pu
établir d'intention criminelle dans la loi de 1999. Ainsi lit-on
dans le jugement : « Le législateur ne
prévoyait pas que ces débits, qu'ils constituent ou non
une
expropriation, donnent lieu au versement d'une indemnité aux
membres des régimes. »
Cet aveu honteux qu'au Canada les gouvernements peuvent
s'en tirer avec un vol de cette envergure a montré on ne peut
plus clairement aux travailleurs et à tous les Canadiens ce
à quoi ils sont confrontés. Le plein poids des tribunaux,
du parlement et de tous les instruments du pouvoir politique
contrôlés par la minorité riche est mis à
contribution pour enlever aux travailleurs ce qui leur appartient de
droit. Les pensions des travailleurs tant du secteur public que du
secteur privé leur appartiennent de droit. Qu'on vienne
maintenant
leur dire que la loi ne le garantit pas, c'est dire que ces lois ne
sont pas dignes de ce nom. Les travailleurs doivent intensifier la
mobilisation de la force
du nombre et de l'organisation pour contrer ces attaques.
Une enquête très sérieuse dans cette
affaire et d'autres cas semblables doit être faite. Il faut
retracer où l'argent est allé après avoir
été volé aux régimes de retraite et au
fonds de l'assurance-emploi. Qui s'est enrichi aux dépens des
travailleurs ? Derrière tout le discours à propos de
mesures d'austérité et d'élimination de dette et
des
déficits se cachent des magouilles pour payer les riches et il
faut les exposer.
Arrêtez de payer les riches !
Augmentez les investissements
dans les programmes sociaux ! Non au pouvoir des voleurs !

Le gouvernement de l'Ontario gèle
unilatéralement ses contributions aux
régimes de retraite des enseignants
Dans son plus récent budget, le gouvernement
McGuinty a annoncé un gel de cinq ans du financement du
régime de retraite des enseignants de l'Ontario. Cette mesure
unilatérale viole un accord conclu avec les syndicats des
enseignants et des travailleurs de l'éducation. Le gel fera
baisser la contribution gouvernementale au régime de retraite
selon le niveau de l'inflation. Il n'a pas été
négocié et a été imposé sans tenir
compte des dommages que cela entraîne au plan et à sa
viabilité. Le plan n'est plus protégé contre
l'inflation à moins que d'autres mesures soient prises pour
compenser la contribution gouvernementale moins importante.
En imposant
unilatéralement un nouvel arrangement et un déficit de
plus en plus important au régime de retraite, le gouvernement a
placé les enseignants, les travailleurs de l'éducation et
leurs syndicats devant le choix qui n'en est pas un d'accepter des
baisses des prestations de retraite ou le changement des
prédictions actuarielles sur le
régime ou encore les deux. La protection contre l'inflation
(indexation) pour les nouveaux embauchés a été
éliminée ce qui réduit leurs prestations. Le taux
d'actualisation du plan a été rehaussé suivant
l'hypothèse que les taux d'intérêt vont augmenter.
Ces deux mesures permettent de réduire le déficit
anticipé du régime. L'imposition par le
gouvernement d'un gel des salaires de deux ans a également pour
effet de réduire les prestations de retraite, réduisant
ainsi le déficit. Réduire les déficits en
subtilisant l'argent des gens et des programmes sociaux pour le
remettre au capital financier semble être devenu le sport
extrême favori du gouvernement ontarien.
En mettant en oeuvre son programme
d'austérité pour réduire le déficit
provincial, le gouvernement a imposé un déficit au
régime de retraite des enseignants et une réduction des
prestations de retraite. Sans la contribution gouvernementale au
régime de retraite selon l'inflation, ce qui était
l'arrangement depuis longtemps avec les
enseignants, le régime devient de plus en plus précaire.
Le gel affaiblit également le plan si l'on pense à
d'autres facteurs comme une plus haute espérance de vie. Cela
entraîne un déficit dans le financement du fonds et une
plus grande pression pour réduire les prestations de retraite
au-delà de la perte du niveau actuel de protection contre
l'inflation et de la baisse des bénéfices
résultant de la diminution réelle des salaires.
Peu importe le taux de
rendement de l'investissement du
fonds, le seul moyen sûr de garantir des prestations de retraite
en vertu d'une entente, ce sont de nouvelles contributions faites par
l'employeur qui dans ce cas-ci est le gouvernement. Aucun fonds ne peut
assurer à ses retraités un taux de prestation
indexé selon l'inflation sans qu'on y
ajoute régulièrement de la nouvelle valeur provenant de
contributions, ceci en plus du rendement sur l'investissement. Les
prestations de retraite doivent provenir de nouvelles contributions
correspondant à de la nouvelle valeur et du rendement sur le
capital investi. Des rendements plus élevés dans un
régime signifient généralement que les taux
d'intérêt sont plus élevés, ce qui
résulte en un taux d'actualisation plus élevé et
un plus faible déficit anticipé. Toutefois, des taux
d'intérêt plus élevés reflètent une
plus grande inflation. Si les prestations de retraite ne sont pas
pleinement protégées contre l'inflation, même avec
des rendements plus élevés du capital investi, les
prestations actuelles
de retraite vont diminuer.
Les prestations de retraite
doivent provenir principalement de la valeur ajoutée sous la
forme de biens et services produits actuellement. Cela signifie que les
biens et services (exprimés sous forme d'argent) doivent
provenir de l'économie actuelle afin de soutenir ceux qui
reçoivent des prestations de retraite. C'est un aspect important
de
l'entente que la classe ouvrière fait lorsqu'elle échange
sa capacité de travail pour des salaires, des avantages sociaux
et des pensions. L'échange signifie que les travailleurs
revendiquent une certaine portion des biens et services à un
standard canadien prévue durant les trois principales phases du
cycle de la vie : l'enfance, l'âge mûr ou les
années de travail et la retraite.
Par ses actions
unilatérales visant à
imposer un contrat et apporter des modifications à l'accord sur
les retraites, le gouvernement déclare qu'il ne respecte plus le
contrat social avec les enseignants et d'autres travailleurs de
l'éducation. Il soutire par la force l'argent aux enseignants et
en général à l'éducation publique pour le
remettre remet aux
prêteurs et aux monopoles au nom de la fraude antisociale de
l'austérité et du déficit provincial. Si le
gouvernement n'est pas forcé de rendre des comptes, ces attaques
contre les régimes de retraite des enseignants et
l'érosion des prestations par la suppression de l'indexation ne
seront que le début. La prochaine fois, ce sera un abaissement
direct
des prestations (et pas seulement en éliminant l'indexation) qui
se produira, ce qui est déjà suggéré par
les choix frauduleux qui sont imposées et
réalisées
d'une certaine manière par le gel des salaires pour deux ans. En
outre, on demandera éventuellement aux enseignants de verser
eux-mêmes la pleine contribution à leur caisse de retraite
à même
leurs salaires à mesure que le gouvernement réduira
progressivement sa part et pas seulement la partie indexée qu'il
a unilatéralement gelée durant cinq ans.
Toutes ces mesures sont une atteinte directe aux
réclamations des enseignants et à leur niveau de vie
canadien qu'ils reçoivent du travail et des services importants
qu'ils dispensent en ajoutant de la valeur aux Canadiens et à la
société par leur contribution à
l'éducation. Le programme d'austérité antisocial
signifie un transfert de la richesse des
mains des enseignants vers le capital financier. Ce transfert de
richesse soutire de l'argent de l'éducation et de
l'économie dans son ensemble. Les enseignants et les autres
travailleurs de l'éducation peuvent défendre leur
sécurité et leurs droits par des actions
organisées avec analyse. Ils doivent discuter et
réfléchir à une nouvelle direction pour
l'économie et la politique de l'Ontario.

Opposition à la destruction de la
Société canadienne des Postes
Un rassemblement à Windsor contre
la fermeture du bureau de poste local
Un militant rassemblement a été
organisé à Windsor le 9 février contre la
fermeture du service postalpar la Société canadienne des
Postes en tant que
composante de son soi-disant programme « Postes modernes ».
Parmi les
orateurs il y avait des représentants du Syndicat des
travailleuses et travailleurs des Postes
(STTP), du Conseil municipal de Windsor, ainsi que le
député de Windsor ouest Brian Masse et le
président du Conseil régional du travail, Dino Chiodo.
Michelle Johnson et Phil Lyons ont parlé au nom
du STTP. Ils ont dénoncé les plans de la
Société des Postes de réduire le service à
Windsor en transférant
le traitement du courrier à London et dit que cela va à
l'encontre du service de haute qualité requise pour un bureau de
poste moderne. Ils ont contré la
désinformation voulant que les volumes de courrier avaient
diminué de 15 %, chiffre présenté par la
Société des Postes pour justifier la réduction des
services
et la fermeture du bureau de poste de Sandwich à Windsor. Ils
ont fait valoir que ce que la Société ne dit pas c'est
qu'elle a aussi réduit le nombre de travailleurs
de 15 %.
Le député Brian Masse a expliqué
que lorsque son bureau avait demandé à la
Société des Postes de démontrer pouquoi elle
fermait le bureau de Sandwich,
celle-ci lui avait remis des documents financiers dans lesquels le
salaire
d'un gérant régional de 300 000 $ figurait parmi les
dépenses du bureau de Windsor. Il a exigé
que la Société cesse cette manipulation des chiffres pour
justifier la fermeture.
Alan Halberstat, au nom du Conseil municipal, s'est
opposé à la concentration des services qui selon lui
cible Windsor en particulier. Il a donné en exemple
les récentes fermetures des bureaux des Services frontaliers du
Canada et leur déménagement vers la région du
Niagara. Il a exhorté la Société des Postes et
de façon plus général le gouvernement Harper
à arrêter de s'en prendre à Windsor, une ville avec
le
plus important taux de chômage au pays.
À la fin du rassemblement, Dino Chiodo du Conseil
du Travail a annoncé qu'il organiserait une réunion des
affiliés locaux du Conseil pour examiner ce
qui pourra être fait pour soutenir l'opposition aux attaques
menées contre Windsor.

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