Le Marxiste-Léniniste

Numéro 21 - 12 février 2013

Au parlemement canadien

Honteux débat exploratoire
sur le rôle du Canada au Mali


Au parlemement canadien
Honteux débat exploratoire sur le rôle du Canada au Mali

Les droits des Premières Nations doivent être défendus!
Le programme méprisable du gouvernement Harper pour l'extinction des droits autochtones
Opposons-nous à la Loi sur la gestion des terres des Premières Nations - une manoeuvre pour miner leurs droits
Un chef régional refuse d'accepter la médaille du jubilé de diamant - Communiqué de presse des Chefs de l'Ontario

Usage de la prérogative royale
Assentiment royal, consentement royal: qui sont les vrais bénéficiaires de la prérogative royale - Workers' Weekly


Au parlemement canadien

Honteux débat exploratoire
sur le rôle du Canada au Mali

Le 5 février, un débat exploratoire sur le rôle du Canada au Mali a eu lieu au Parlement. Ce débat a montré que, dans ce parlement, personne ne défend la position de principe de s'opposer au rôle du Canada dans l'intervention militaire au Mali et que, en outre, le Parlement est devenu une caisse de résonance pour les conservateurs quand il est question d'intervention armée, car ils sont soutenus par les appels de l'opposition à intervenir encore plus rapidement.

Le Mali est le deuxième pays africain, après la Libye, où le Canada intervient par la force dans une affaire interne. Le gouvernement Harper affirme que l'objectif du Canada, en apportant son soutien politique aux frappes aériennes françaises ainsi que son soutien logistique pour le transport de troupes et de matériel militaire français, est de « mettre fin à l'occupation » du nord du Mali par des militants terroristes et extrémistes. En aidant l'ancienne puissance coloniale du Mali à déployer des troupes sur le terrain, le gouvernement canadien prétend qu'il ne fait que respecter le droit international. Le gouvernement est même allé jusqu'à dire que sa participation à cette aventure militaire est une contribution au maintien de l'intégrité territoriale du Mali.

Le gouvernement du Canada soutient que les violations du droit international au Mali visent à protéger la démocratie et les pays voisins contre les terroristes. Un argument similaire a été utilisé en Libye afin de justifier le renversement du gouvernement libyen par les rebelles soutenus par l'OTAN. L'effet déstabilisateur de l'intervention de l'OTAN, dans laquelle le Canada a joué un rôle de premier plan, n'est pas considéré malgré l'énorme déstabilisation de l'Afrique du Nord qu'elle a provoquée. Cette intervention n'est pas vue non plus comme une menace pour la paix et la sécurité régionales. Cette question n'a pas du tout été abordée au cours du débat au Parlement sur l'intervention du Canada au Mali et ceux qui préconisent l'intervention canadienne considèrent le conflit interne au Mali comme une grave menace pour la stabilité régionale que seule une offensive militaire étrangère tous azimuts peut éliminer. Cela montre combien le gouvernement et l'opposition sont hypocrites et intéressés. Le recours à la force dans les affaires internationales est devenu le modus operandi des impérialistes, des anciennes puissances coloniales et de leurs collaborateurs, comme le Canada. Les partis de la Chambre des communes, à leur honte, continuent d'encourager les fauteurs de guerre, affirmant qu'ils auraient dû intervenir plus tôt ou qu'ils devraient mieux expliquer et justifier le recours à la force.

Comment se fait-il que lorsque le Canada se lance dans une intervention armée pour soutenir des groupes armés qui cherchent à renverser un gouvernement qu'il n'aime pas, ces forces antigouvernementales sont appelés « combattants de la liberté » ou « militants pour la démocratie » mais que quand un peuple et des groupes armés s'opposent à un gouvernement allié du Canada et de ses partenaires de l'OTAN, ces forces sont considérées comme des « terroristes » et « une menace à la sécurité mondiale » et que l'intervention armée de puissances étrangères est présentée comme la solution ? On ne peut que présumer que le recours à la force dans les affaires internationales est toujours justifié du moment que le gouvernement du Canada dit qu'il est justifié. Les Canadiens, quant à eux, n'ont pas leur mot à dire malgré le fait que leur gouvernement bafoue le droit international ouvertement et transforme le Canada en un État voyou international.

La question principale absente du débat au Parlement est que le Canada, avec d'autres puissances de l'OTAN, participe à une nouvelle ruée vers l'Afrique, où les monopoles canadiens jouent un rôle important, en particulier dans les secteurs des mines, des infrastructures, du pétrole et du gaz. Il a été rapporté récemment que le Canada est devenu le plus grand exploitant minier étranger en Afrique. Le Canada possède près de 25 milliards de dollars en investissements dans des centaines de projets. C'est la raison pour laquelle le gouvernement Harper a annoncé dernièrement son intention « d'aider les pays d'Afrique à gérer leurs ressources naturelles de manière responsable et transparente en vue d'accélérer la croissance économique durable ». C'est également pour cette raison que le Canada participe à la militarisation du continent de diverses manières et que le gouvernement Harper cherche activement à conclure des accords de libre-échange et des accords de protection des investissements étrangers avec les pays africains afin de s'assurer que les monopoles canadiens puissent voler et piller librement. Le rôle du Canada au Mali, comme en Libye auparavant, est un exemple de l'aide que reçoivent les monopoles canadiens pour sécuriser leurs intérêts. [1]

L'Opposition ouvrière doit s'attaquer au fait que le gouvernement Harper agit au service des monopoles au pays et à l'étranger. C'est une menace pour la paix et la stabilité au niveau international car il utilise les Forces canadiennes comme bâton et l'aide humanitaire comme carotte pour briser la résistance du peuple afin d'assurer aux monopoles canadiens un accès libre aux ressources naturelles des autres peuples. La lutte pour la paix exige de vaincre toutes les tentatives de présenter la guerre et l'agression comme des instruments légitimes de la politique étrangère.

Extraits du débat

(Les commentaires du LML sont indiqués entre doubles parenthèses )

M. Bob Dechert (Mississauga-Erindale, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, PCC) : « À la suite du coup d'État (au Mali) de mars 2012 et du renversement du gouvernement, le désordre politique s'est installé, ce qui a permis à divers groupes composés d'islamistes et de militants extrémistes de chasser les forces gouvernementales maliennes du Nord du pays et de s'emparer de deux tiers du territoire malien. Pour la première fois de l'histoire, des groupes terroristes contrôlaient une vaste région qui aurait pu servir de base pour déstabiliser le sud du Mali et les pays avoisinants en l'absence d'un gouvernement constitutionnel qui pourrait servir d'interlocuteur légitime avec la communauté internationale.

« L'occupation du Nord a entraîné une dégradation de la situation humanitaire déjà précaire au Mali, où la crise touche quelque 4,23 millions de personnes. Les terroristes imposent la charia, une forme stricte de la loi islamique, et ont détruit plusieurs sites culturels protégés à Tombouctou. [...]

« Le Mali a demandé à la France de l'aider à stopper l'avancée des terroristes vers le Sud du pays. Elle a accédé à cette demande et a lancé les premières frappes aériennes le 11 janvier 2013. Le Canada appuie l'initiative de la France et est d'avis que la création d'un sanctuaire pour les groupes terroristes dans cette région représente une menace pour le Mali, ses voisins et l'ensemble de la communauté internationale.

« À la demande de la France, le Canada n'a pas hésité à prolonger — après une période initiale d'une semaine — le déploiement d'un avion de transport stratégique CC-177 Globemaster jusqu'au 15 février 2013, pour une durée totale d'un mois, afin de transporter de l'équipement et du personnel vers Bamako, la capitale du Mali. Il est important de noter que cet avion est réservé à l'usage de la France. En outre, ni l'avion ni le personnel des Forces armées canadiennes n'a participé ou ne participera aux opérations de combat. [...]

« Le Canada est prêt à aider un Mali démocratique à bâtir un avenir meilleur pour tous les Maliens qui veulent maintenir l'intégrité territoriale de leur pays. Ainsi, même si nous avons bon espoir que les mesures prises par le gouvernement intérimaire en vue de rétablir un régime démocratique au Mali seront porteuses de résultats positifs pour ce pays, nous demeurons vigilants et tenons à nous assurer que des mesures concrètes seront prises. [...] »

M. Paul Dewar, (Ottawa-Centre, porte-parole des Affaires étrangères, NPD) : « La situation au Mali constitue une menace à la paix et la sécurité internationales.

« C'est pourquoi les néo-démocrates ont toujours été en faveur d'une réponse internationale concertée à la crise qui secoue le Mali. Alors que les conservateurs tergiversaient, nous les avons exhortés à soutenir les efforts internationaux. Le rôle de la communauté internationale au Mali change et le Canada se doit d'y participer pleinement.

« Le Canada doit aussi suivre de près la possibilité de plus en plus grande que l'ONU envoie au Mali une importante force de maintien de la paix et il doit y participer. Malheureusement, il ne sera pas présent lorsque la question sera soumise au Conseil de sécurité. Le fait que le gouvernement passe du désengagement à la dissension a affaibli la voix du Canada sur la scène internationale, mais ce n'est pas une raison pour ne pas participer à l'établissement et au maintien de la paix. [...]

« C'est la quatrième fois que la minorité touareg se rebelle contre le gouvernement central. La paix ne peut être maintenue si les griefs de la minorité ne sont pas corrigés. [...]

« Les liens ténus qui existaient l'an dernier entre le principal groupe rebelle touareg, le MNLA, et le groupe islamique radical, Ansar Dine, sont rompus depuis longtemps. Les deux groupes n'ont pas les mêmes visées idéologiques ou politiques. Depuis la proclamation d'indépendance du Mali en 1960, les Touaregs se battent pour obtenir l'indépendance du nord. Les groupes islamistes radicaux constituent un phénomène plus récent. Par exemple, celui qui est connu sous le nom d'Al-Qaïda dans le Maghreb islamique a vu le jour lorsque l'armée algérienne a sécularisé le pays dans les années 1990. Ce phénomène montre comment des événements qui surviennent dans un pays peuvent facilement déborder sur un autre, tout comme les armes de la Libye de Kadhafi se sont retrouvées au Mali et ont rendu possible la rébellion qui a provoqué la crise. [...] ((Note : Dewar ne mentionne pas le rôle du Canada au sein de l'OTAN dont l'intervention a embrasé la Libye et le fait que le NPD a également soutenu au nom d'idéaux supérieurs.))

« Le Canada doit s'opposer aux violations des droits de la personne, et nous devons doter des pays comme le Mali des moyens dont ils ont besoin pour mettre fin aux violations commises par les forces armées. [...]

« Cependant, nous ne pouvons pas nous limiter au territoire du Mali. La faiblesse de la gouvernance dans une bonne partie de l'Afrique de l'Ouest crée un risque sérieux de débordement des conflits et des crises. Il faut une approche pour l'ensemble de la région si l'on veut assurer la paix, la sécurité et le développement à long terme.

« Le Canada a l'expérience et la capacité nécessaire pour jouer un rôle de premier plan dans le renforcement des capacités. Malheureusement, la tâche nous est rendue beaucoup plus difficile par la décision du gouvernement de se retirer politiquement et financièrement de la région. En fermant l'ambassade canadienne au Niger et en réduisant de manière disproportionnée l'aide au développement apportée à l'Afrique, le gouvernement a réduit les moyens dont dispose le Canada [...].

« Le Canada devrait jouer un rôle de chef de file en vue de résoudre la crise actuelle et d'aider les Maliens à améliorer leurs perspectives d'avenir. Nous n'en sommes pas encore là. Nous n'avons rien à offrir ni pour répondre aux attentes du monde à notre égard, ni pour répondre aux besoins des Maliens. [...] »

Bob Rae (Toronto-Centre, chef intérimaire libéral) : « Certes, le gouvernement a pris grand soin de dire qu'il mettra un avion-cargo à la disposition des Français pendant une semaine. Mais qu'arrivera-t-il si le conflit dure plus longtemps ? S'il se poursuit au-delà du 15 février ? Le secrétaire parlementaire a dit que nous verrons. C'est vrai, nous verrons bien. Voilà pourquoi je ne comprends pas pourquoi le gouvernement du Canada refuse de dire qu'il prend le conflit au sérieux et qu'il gardera son avion en service aussi longtemps qu'il le jugera nécessaire pour assurer la sécurité du Mali, de l'Afrique occidentale, du Canada et du monde. Pourquoi ne pas prendre cette position ?

« Je ne suggère pas que nous devrions prendre une position selon laquelle le libre-échange n'est pas important, car comment va-t-on établir la sécurité en Afrique ? On ne peut pas séparer la question de la sécurité en Afrique et l'existence des cellules terroristes de la question de la prospérité de l'Afrique.

« La prospérité de l'Afrique, son succès économique est naturellement lié à la situation politique, à la sécurité des populations, à toutes ces choses que nous connaissons. Nous ne pouvons pas exporter un modèle de démocratie comme nous exportons des voitures ou des minéraux.

« Selon moi, il y a des idées et des valeurs qui sont universelles, telles que la liberté, le droit d'expression, l'égalité et l'importance de respecter la dignité de chacun. Cependant la question la plus importante, la question primordiale est celle de la sécurité et celle de la terreur ; il faut le dire, il faut prononcer le mot. Nous ne devrions pas avoir peur de dire qu'il y a un problème de terrorisme.

« Or ce n'est pas seulement un problème en Afrique, c'est un problème mondial.

« L'organisation responsable des pires atteintes aux droits humains dans le nord du Mali a été qualifiée d'organisation terroriste non seulement par les États-Unis, mais également par l'ONU. [...]

« Je sais que le secrétaire parlementaire va demander si nous devrions envoyer des troupes canadiennes sur le terrain. Nous savons qu'il y a actuellement des forces spéciales au Mali. J'ai dit publiquement que je n'y voyais aucun inconvénient. S'il est nécessaire d'envoyer des forces spéciales là-bas pour protéger les intérêts canadiens, c'est ce que nous devrions faire. Nous ne devrions pas hésiter.

« Toutefois, nous devons également comprendre, comme mon collègue d'Ottawa-Centre l'a signalé, que c'est une situation complexe. C'est une question de sécurité et de démocratie. C'est une question qui touche toute l'Afrique du Nord. Nous avons donc besoin d'une approche exhaustive.

« [...] J'espère qu'il expliquera aux Canadiens pourquoi ces éléments sont liés et pourquoi un pays, que beaucoup de gens ne pourraient même pas trouver sur une carte et dont ils ne pourraient pas nommer les pays voisins, est important pour le monde, ainsi que pour les intérêts canadiens. S'il y a de l'instabilité au Mali, il y en aura aussi en Mauritanie. (( Note : Pourquoi cela ne s'applique-t-il pas à la Libye et pourquoi la déstabilisation provoquée par l'OTAN est-elle passée sous silence par Rae et, de la même manière intéressée, par les conservateurs et le NPD ?)) Deux éminents diplomates canadiens ont été retenus en otage par des forces terroristes pendant 133 jours. ((Note : Il s'agit de l'enlèvement des diplomates canadiens au Niger dont Robert Fowler, qui exige une intervention militaire tous azimuts au Mali.)) Est-ce que nous allons vraiment prétendre que nous ne croyons pas que cette situation revêt une importance cruciale ? [...]

« Il est intéressant de voir comment, l'autre jour, le ministre des Affaires étrangères a expliqué aux journalistes pourquoi le Canada ne pouvait pas faire plus en Syrie. Qu'a-t-il dit ? Il a dit qu'il n'y avait pas de résolution du Conseil de sécurité qui nous permettrait d'en faire plus. Maintenant, nous avons une résolution du Conseil de sécurité et je dis que le Canada ne devrait pas être aussi timoré. Nous ne devrions pas être aussi réservés. Nous devrions apporter de l'aide. Comme le secrétaire parlementaire l'a dit, la solution doit venir des Africains.

« C'est ce que j'ai dit au premier ministre. J'ai dit que d'envoyer des soldats canadiens en grand nombre ne serait pas nécessairement la décision la plus judicieuse, mais nous ne devrions pas non plus rejeter le principe voulant que nous pouvons offrir de la formation et être présents et nous ne devrions jamais affirmer qu'il n'y aura jamais un soldat canadien au Mali. Ce n'est pas raisonnable.

« Nous devons prendre des mesures pour contrer le terrorisme et, pour employer un langage familier, nous devons mater les terroristes. Nous devons les dissuader de recourir à la violence, de recourir au terrorisme et de punir leur propre peuple. Nous devons reconnaître la nature régionale de cette crise et aussi le fait qu'elle pourrait durer longtemps. Il nous faut une stratégie dont nous pourrons être fiers.

« Nous ne faisons pas tout ce que nous pourrions, ou devrions, faire. Nous ne réagissons pas aussi bien que nous l'avons fait par le passé ou que nous pourrions le faire maintenant. Je suis néanmoins heureux de pouvoir participer au débat et j'ai hâte d'entendre les questions et les commentaires de mes collègues.»

Note

1. Même si l'opposition polémique avec le gouvernement Harper qu'il privilégie l'Amérique latine au détriment de l'Afrique et déclare que le Canada « ne doit pas abandonner l'Afrique », en réalité des mesures similaires ont été prises pour l'Amérique latine au service des monopoles canadiens. En Colombie, alors que les monopoles canadiens exigent d'être protégés contre le peuple colombien par l'État colombien et ses forces armées de sinistre réputation, depuis la signature de l'Accord de libre échange Canada-Colombie en 2011, le gouvernement Harper a remis des millions au gouvernement colombien pour « sécuriser » les intérêts des monopoles. Dernièrement, suivant sa méthode d'hooligan, le gouvernement du Canada a approuvé la vente d'armes automatiques, interdites au Canada, à la Colombie en même temps que s'ouvraient des négociations de paix entre le gouvernement et l'insurrection. Ces négociations ouvrent un espace de discussion sur la nécessité d'une solution politique au conflit armé qui dure depuis des années. Cette décision du gouvernement Harper montre bien le genre de paix et de stabilité il veut à l'échelle internationale tant pour l'Afrique que l'Amérique latine.

(Sources : Globe and Mail, La Presse canadienne, Hansard, MAECI)

Haut de page


Les droits des Premières Nations doivent être défendus!

Le programme méprisable du gouvernement Harper pour l'extinction des droits autochtones

Le 6 février dernier, le parlement canadien a adopté à l'unanimité une motion déposée le 31 janvier par la porte-parole du NPD en matière d'affaires autochtones, Jean Crowder. Les 276 députés présents au vote ont voté en sa faveur. La motion se lit comme suit :

« Que la Chambre, en reconnaissance des appels à l'action de plus en plus nombreux, demande au gouvernement de faire de l'amélioration des conditions économiques des Premières Nations, des Inuits et des Métis du Canada une question centrale du budget 2013 et s'engage à mettre en oeuvre les traités et à mener des consultations sincères sur tout projet de loi qui touche les droits des peuples autochtones du Canada, tel que requis par le droit national et international. »

LML ne croit pas que cette motion méritait d'être appuyée parce qu'elle masque la question qui est au coeur du conflit qui oppose les Premières Nations au gouvernement du Canada : le problème n'est pas s'il y a des consultations ou non, mais ce qui constitue des « consultations sincères ». La motion qualifie également les membres des Premières Nations de « Canadiens » (Dans le texte original anglais l'expression utilisée est 'aboriginal Canadians' — Note du LML) ce qui n'est pas acceptable parce qu'avec cette expression, on refuse de reconnaître les Premières nations comme des nations et on aide en fait le gouvernement Harper à s'en tirer avec son ordre du jour colonial raciste envers les Premières Nations. LML considère que l'esprit qui anime cette motion est chauvin et raciste alors que c'est précisément à cela que les Canadiens veulent mettre fin.

Le sinistre ministre des Affaires autochtones John Duncan n'a pas manqué l'occasion de voter en faveur de cette motion. Dans ses commentaires sur la motion, il a dit entre autres choses : « La population autochtone est celle qui croît le plus rapidement au Canada. Étant donné qu'il y a des pénuries de main-d'oeuvre au pays et que les collectivités des Premières Nations sont situées à proximité des projets de mise en valeur des ressources, d'énormes possibilités s'offrent à nous sur le plan économique. C'est pour cette raison que nous investissons régulièrement dans des mesures destinées à accroître la participation des autochtones à l'économie. Tout comme le Plan d'action économique de 2012, le Plan d'action économique de 2013 sera axé sur la création d'emplois et de débouchés pour tous les Canadiens, y compris les Premières Nations, les Inuits et les Métis. »

Le ministre cite en exemple la loi C-27, la Loi sur la transparence financière des Premières Nations que les Premières Nations ont dénoncée. Cette loi impose des mesures d'imputabilité financière lourdes et injustes aux Chefs et aux Conseils de bande en affirmant que cela va les amener à agir avec plus de transparence face aux membres de leurs communautés. Tout cela de la part d'un gouvernement qui refuse absolument de rendre des comptes financiers ou autres au peuple canadien. Quelle hypocrisie !

Il a aussi mentionné pendant le débat la loi omnibus C-45 qui va permettre supposément « d'accélérer le processus d'affermage des terres à des fins de développement économique ». Le ministre Duncan a également cité la Loi sur la gestion des terres des premières nations qui est censée permettre aux Premières Nations « d'exploiter le potentiel de leurs terres et de leurs ressources naturelles. » et il a ajouté : « Les Premières Nations nous ont dit qu'elles voulaient brasser des affaires. Nous continuons à travailler avec des partenaires intéressés afin d'éliminer les obstacles économiques qui empêchent les collectivités autochtones de profiter des occasions de générer de la richesse pour elles-mêmes et leurs membres ». Ce que le ministre nous dit c'est que le gouvernement va aller encore plus vite dans la voie de la dépossession des Premières Nations de leurs territoires riches en ressources afin de remettre cette richesse collective aux plus grands monopoles.

Duncan a aussi vanté les négociations « axées sur les résultats » qui se font dans le cadre de « La négociation d'ententes sur les revendications globales et l'autonomie gouvernementale » visant à « accélérer » les négociations sur les réclamations territoriales et sur les traités par le biais des quelque 92 « tables de négociations ». Il mentionne que ces négociations retardent et qu'elles ont déjà coûté près de 700 millions $. Ce qu'il ne dit pas c'est que les Premières Nations qui participent à ces « tables de négociations » font face à la force et au chantage visant à leur extorquer des concessions. Ceux qui résistent et refusent de renoncer à leurs droits comme la Première Nation Blackfoot en Alberta ne sont plus considérés comme des « partenaires intéressés ». Ils sont abandonnés à leur sort et c'est sur eux que repose le fardeau de se défendre devant les tribunaux. De nombreuses Premières Nations n'ont tout simplement pas les moyens financiers de poursuivre le gouvernement du Canada en justice.

Pour rendre encore plus difficile aux Premières Nations de contrôler l'éducation de leurs enfants comme c'est leur droit, le ministre Duncan a dit que le gouvernement Harper va créer une Loi sur l'éducation au sein des Premières Nations qui fournirait le cadre nécessaire « à l'établissement de normes et de structures, renforcerait la gouvernance et la reddition de comptes ». Duncan a dit que cette loi ne sera pas créée avant que des consultations intensives n'aient été tenues. Une fraude encore une fois puisque les supposées négociations ne vont se faire qu'avec des « partenaires intéressés » qui acceptent de renoncer à leurs droits et travaillent avec l'État canadien pour accomplir ses objectifs et non ceux des Premières Nations. Duncan a dit que le gouvernement s'est engagé à travailler avec les partenaires intéressés pour mettre en place cette loi en septembre 2014. On voit donc que le droit à un « consentement libre, préalable et éclairé », inscrit à l'article 19 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (que le gouvernement Harper a finalement signée en 2012) et qui comprend nécessairement le droit de veto, n'est pas respecté par le gouvernement Harper. Il ne reconnaît que des partenaires « intéressés » et « non intéressés ».

L'arrogance du gouvernement Harper quant il est question de recoloniser et d'assimiler les Premières Nations au nom de la prospérité économique de tous les Canadiens n'a pas de limites. Cette « prospérité économique » est un euphémisme pour le viol et le pillage des territoires et des ressources des Premières Nations et pour l'exploitation des Premières Nations et des travailleurs du Canada et du monde au profit des plus gros monopoles des ressources. Le premier ministre Harper refuse de reconnaître que son traitement des Premières Nations est un crime, le crime contre lequel elles protestent — le refus de reconnaître leur droit d'être. Il refuse même d'assumer les responsabilités fiduciaires du gouvernement canadien. Dans son commentaire sur la motion, Harper a dit qu'une des plus hautes priorités de son gouvernement est de faire en sorte que le Canada a une économie forte qui crée des opportunités pour les gens de tous âges, non seulement maintenant mais dans l'avenir. Il a dit que ces priorités s'appliquent à tous les Canadiens et qu'elles sont importantes pour tous les Canadiens qu'ils soient anglophones, francophones, autochtones ou nouveaux canadiens. Il réduit ainsi les Premières Nations à une entité linguistique ou ethnique afin de leur nier leurs droits ancestraux, issus de traités et constitutionnels. Est-ce que le gouvernement Harper a des responsabilités de nation à nation envers les groupes linguistiques et ethniques ? Bien sûr que non. Cette logique est arrogante parce qu'elle écarte le problème. Elle mérite d'être condamnée tout comme la motion du NPD.

La motion elle-même du NPD est condescendante et intéressée. Elle traite les Premières Nations comme les pupilles de l'État et sa reconnaissance du droit d'être consulté est paternaliste et fausse. La bande de Harper est très heureuse d'appuyer la tenue de « consultations sincères sur tout projet de loi qui touche les droits des peuples autochtones du Canada ». Ça ne lui coûte rien d'appuyer cela parce que l'opposition ne veut pas constituer un pouvoir en donnant leur vrai sens à ce que ces négociations devraient être. La motion ne mentionne pas que le droit à un « consentement éclairé » implique le droit de dire « non » bien que cela soit inscrit dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

La classe ouvrière et le peuple canadiens doivent opposer la résistance la plus ferme à cette approche paternaliste du gouvernement Harper et de quiconque d'autre et s'unir aux Premières Nations pour exiger que le gouvernement Harper respecte les droits ancestraux, issus de traités et constitutionnels des Premières Nations. C'est un combat indivisible pour les droits de tous ! L'histoire exige une nouvelle relation historique entre les Premières Nations et le Canada qui reconnaît les droits des Premières Nations sur une base de nation à nation. Il faut laisser derrière nous le paternalisme et l'expropriation coloniales du 19e siècle.

Les citations sont du Hansard.

Haut de page


Opposons-nous à la Loi sur la gestion des terres
des Premières Nations — une manoeuvre
pour miner leurs droits

Le 11 janvier dernier, le ministre des Affaires autochtones John Duncan a annoncé que « huit Premières Nations de plus ont signé l'accord cadre sur la Gestion des terres des Premières Nations ». Le ministre Duncan a affirmé que la signature de l'accord cadre permettait aux communautés de Premières Nations « d'entreprendre un processus par lequel elles se retirent des 34 sections de la Loi sur les Indiens portant sur la gestion des terres et d'assumer un plus grand contrôle de leurs territoires et ressources sur réserve ». Cette déclaration a été faite le même jour où le premier ministre Harper a rencontré un certain nombre de chefs autochtones pour affaiblir la portée des revendications mises de l'avant par la grève de la faim de la chef Theresa Spence et les actions politiques des Premières Nations, du peuple canadien et de Idle No More. Le moment de l'annonce a été choisi pour affaiblir les demandes des Premières Nations et déclarer que le gouvernement Harper va continuer d'agir comme bon lui semble quoi qu'il arrive. Le ministre a dit que le gouvernement fait tout pour « encourager » plus de Premières Nations à signer l'accord cadre, ajoutant que c'est une bonne chose même si tout prouve le contraire.

La Loi sur la gestion des terres des premières nations fait partie du régime de gestion des terres des Premières Nations et elle a été adoptée par le gouvernement libéral de Jean Chrétien en 1999. Selon le ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord Canada, la loi a ratifié le régime de gestion qui a été signé par 14 Premières Nations et le gouvernement Chrétien en 1996, qui permet aux Premières Nations de changer « les sections relatives à la gestion des terres de la Loi sur les Indiens et d'établir leur propre régime de gestion des terres et des ressources afin d'obtenir plus de pouvoir décisionnel au niveau local ». Selon le gouvernement fédéral, la loi est « une étape vers l'autonomie gouvernementale ».

La Loi sur la gestion des terres des premières nations prescrit que les signataires de l'accord cadre ne sont plus assujettis aux 34 clauses de la Loi sur les Indiens relatives à l'utilisation du territoire sur réserve et régissant la signature d'ententes de location des terres par des intérêts privés externes. Les Premières Nations qui signent l'accord cadre n'ont plus besoin d'obtenir le vote de la majorité de la majorité (un vote où la majorité des votants éligibles doit voter — Note du LML), mais d'un simple vote à majorité simple pour approuver une transaction d'affaires sur leurs terres. La loi permet aux Premières Nations signataires d'établir leurs propres codes fonciers, d'adopter leurs propres lois dans des domaines comme l'environnement et la propriété mobilière des conjoints, et d'établir leurs propres relations intergouvernementales avec les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux, d'emprunter de l'argent, d'accorder des permis etc.

Cela fait partie du plan du gouvernement Harper d'ouvrir les territoires autochtones riches en ressources aux monopoles et de faciliter l'expropriation de ces ressources dans le cadre de son Plan d'action économique en divisant les Premières Nations. Le ministère rapporte que lorsque le vote de la majorité était requis pour changer la vocation des territoires sur les terres autochtones, seulement 20 % des cas environ se réglaient au premier vote et les autres nécessitaient un deuxième vote tel que l'exige la Loi sur les Indiens. Le second vote était souvent lui aussi négatif. Maintenant, selon la nouvelle loi, un vote à majorité simple signifierait qu'une minorité des membres de la bande se présentant au vote pourrait décider de l'avenir de la communauté. Cela va créer des conflits et diviser les communautés entre elles et les diviser du peuple canadien politiquement. C'est cela que le gouvernement Harper appelle « brasser des affaires » et permettre aux Premières Nations de « surmonter les obstacles économiques » et réaliser le potentiel économique de leurs territoires. Afin « d'encourager » les Premières Nations à signer l'accord cadre, le gouvernement canadien verse des dizaines de millions de dollars au Conseil consultatif des terres et au Centre de ressources du Conseil consultatif des terres qui travaillent très étroitement avec le gouvernement Harper pour mettre en oeuvre l'accord cadre. En plus de cela, les Premières Nations qui sont considérées comme des « partenaires intéressés » parce qu'elles signent l'accord cadre reçoivent des fonds du fédéral pour « accélérer le processus ».

Jusqu'à présent, environ 60 des 633 communautés de Premières Nations ont signé cet accord cadre. Le fait même que depuis le passage de la loi en 1999 jusqu'à aujourd'hui moins de 10 % des Premières Nations ont signé cet accord témoigne de la résistance que mènent les Premières Nations aux tentatives du gouvernement Harper d'éteindre leurs droits issus de traités, ancestraux et constitutionnels.

Haut de page


Un chef régional refuse d'accepter
la médaille du jubilé de diamant

La priorité doit être de rétablir la relation fondée sur les traités.

Le chef régional Stan Beardy a refusé d'accepter la médaille du jubilé d'argent de la reine en déclarant que « d'accepter cette médaille à ce moment ci reviendrait à accepter le fait que la couronne britannique et le gouvernement canadien renient le lien qu'ils ont avec les nations sous traités.» Le 20 décembre 2012, Beardy a écrit une lettre ouverte à sa Majesté la reine enjoignant instamment la couronne britannique à intervenir dans la grève de la faim de la Chef Theresa Spence. Il a reçu récemment une réponse de sa Majesté qu'il n'a pas trouvée satisfaisante.

Beardy a mentionné d'autres raisons pour son refus d'accepter la médaille :

1. son appui au mouvement Idle No More; 2. qu'il voulait attirer l'attention sur le fait que les excuses présentées par le Canada en 2008 pour les pensionnats autochtones sont des mots creux. Il a ajouté : « Le Canada et l'Angleterre doivent s'attaquer de bonne foi à ce qui se passe sur le terrain avant de célébrer une relation qui peut clairement engendrer des situations imprévues de nature à aggraver une atmosphère déjà très tendue. Rétablissez la relation fondée sur les traités pour le bien de nos jeunes et la bonne volonté de tous les Canadiens. »

La médaille du jubilé de diamant de la reine Élizabeth II a été créée à l'occasion des célébrations du 60e anniversaire de l'accession au trône en 2012 de sa Majesté la reine Élizabeth II en tant que reine du Canada. Des organisations participantes avaient été invitées à mettre des candidats en nomination.

Les Chefs de l'Ontario est un forum politique et un secrétariat de prise de décision collective, d'action et de défense des 133 communautés de Premières Nations situées à l'intérieur des frontières de l'Ontario au Canada.

Haut de page


Usage de la prérogative royale

Assentiment royal, consentement royal: qui sont les vrais bénéficiaires de la prérogative royale

Le caractère archaïque du système parlementaire de Westminster est encore une fois exposé avec la publication le 15 janvier d'un document confidentiel de Whitehall intitulé Queen's or Prince's Consent, qui laisse voir pour la première fois de façon publique la mesure du besoin de consentement de la famille pour l'adoption de lois en Grande-Bretagne. Le document de 23 pages qui est maintenant disponible sur le site du Cabinet Office décrit en détails les situations où le consentement royal est requis et donne plusieurs exemples de cas récents.

Le consentement royal est une prérogative distincte de l'assentiment royal et sa définition est assez obscure. L'assentiment est la dernière étape du processus législatif qui fait qu'un projet de loi est adopté par les deux chambres du parlement et devient loi. Par convention, l'assentiment n'est presque jamais refusé. La dernière fois était en 1708.

Par contre, le consentement royal intervient plus tôt dans le processus et il arrive qu'il soit refusé. Par ce pouvoir la couronne exerce son veto sur certaines lois débattues au parlement. La couronne peut refuser le consentement ou elle peut demander des amendements au projet de loi comme condition au consentement.

Le document en question est finalement publié après deux années de démêlés juridiques débutés lorsque l'étudiant en droit John Kirkhope a fait une demande d'accès aux termes de la Loi sur l'accès à l'information pour l'obtention de ce document en août 2011. La requête fut refusée par le Cabinet Office qui invoqua le « privilège juridique ».

Lorsque le commissaire à l'information Christopher Graham a rejeté cette décision, le Cabinet Office est allé en appel mais a perdu sa cause. Le document a finalement été rendu public le mois dernier.

Le 14 janvier, le député Andrew George a soulevé des interrogations sur l'usage du consentement royal au parlement. Les médias en ont parlé mais l'affaire a quand même échappé à l'attention générale.

Le document précise que le consentement de la reine, ou dans certains cas du prince de Galles, est requis lorsque le projet de loi touche à la prérogative royale, au revenu royal, aux duchés de Lancaster et Cornwall (desquels la famille royale tire son revenu) et à la propriété personnelle et aux intérêts de la couronne.

En fait, ils sont nombreux les projets de loi qui requièrent le consentement royal. Pour citer un exemple récent, il a été requis pour la Loi sur l'enseignement supérieur de 2004, la Loi sur le travail et la famille de 2006, la Loi sur l'énergie de 2008 et la Loi sur la durée fixe des parlements.

Le quotidien The Guardian en énumère 28 pour les dix dernières années. On ne sait pas combien parmi ces 28 ont dû être amendées pour recevoir le consentement. La ministre Chloe Smith affirme que le gouvernement ne publiera pas la liste complète pour des raisons de coûts.

Plusieurs fois dans l'histoire un projet de loi s'est vu refuser le consentement royal. Il y a eu notamment le cas de la réforme de la loi sur la Chambre des Lords de 1990, la loi sur le Palais de Westminster (retrait de l'immunité de la couronne) de 1998 et la loi sur l'action militaire en Irak (approbation du gouvernement) de 1999.

Ce dernier était un projet de loi d'un simple député, Tam Dalyell, et visait à transférer le pouvoir d'autoriser une intervention militaire en Irak du monarque au parlement. Puisque cela touche à la prérogative royale, le consentement royal était requis. Agissant selon le conseil du gouvernement, la reine a refusé le consentement et le projet de loi n'a pas pu être déposé au parlement.

Beaucoup d'observateurs s'empressent de dire que le pouvoir de prérogative n'est jamais utilisé directement par un monarque, que le monarque est une institution sans beaucoup de poids réel et qu'il n'a pas un intérêt à préserver, mais c'est faux. La réalité est que la couronne a un intérêt parasitaire à protéger et cet intérêt se heurte à l'intérêt de la société et la paralyse.

On dit que ce pouvoir de veto est utilisé uniquement suivant le conseil du gouvernement, par convention, mais il est néanmoins un autre pouvoir de prérogative aux mains de l'exécutif en vertu de l'institution appelée monarque-en-parlement. Il rappelle tout simplement le caractère absolutiste du système parlementaire britannique, vestige de l'absolutisme féodal qui se retrouve maintenant entre les mains de l'exécutif. Quand on examine les cas où le consentement a été refusé, on voit à quel point la monarchie est un instrument que manie très bien le pouvoir exécutif. Cela révèle encore une fois que le système britannique permet de concentrer toujours plus le pouvoir entre les mains de quelques-uns dans le gouvernement. Il est grand temps de remettre le pouvoir décisionnel entre les mains de la majorité des citoyens et de l'enlever aux intérêts privés représentés par la couronne.

* Workers' Weekly est publié par le Parti communiste révolutionnaire de Grande-Bretagne (marxiste-léniniste). Traduction : LML

Haut de page


Lisez Le Marxiste-Léniniste
Site web:  www.pccml.ca   Courriel:  redaction@cpcml.ca