|
Numéro 11 - 29
janvier 2013
Postes Canada continue de
démanteler le service postal
À fond de train vers la
privatisation
 
Postes
Canada continue de démanteler le service
postal
• À fond de train
vers la privatisation - Louis Lang
• Fermeture du bureau de
poste de Windsor
Colombie-Britannique
• Le gouvernement continue
ses attaques contre
les services publics et les travailleurs du
secteur public
• À la
défense de
l'éducation publique à Cowichan
• Une manoeuvre pour payer
les riches aux
dépens des patients, des travailleurs de
la santé et de
l'économie
Postes Canada continue de
démanteler le service postal
À fond de train vers la privatisation
- Louis Lang -
Il y a à peine un mois que les
travailleurs ont
été forcés d'accepter
à coup de chantage et
de coercition de sérieux reculs et
concessions. Sous la menace
de la loi spéciale et de l'arbitrage de
l'offre finale, les
postiers ont voté à 57 % pour
l'acceptation d'une
convention collective qui impose un régime
de salaires et de
pension à deux
paliers, élimine le programme de
congés de maladie et
représente plusieurs autres reculs dans les
règles de
travail pour faciliter l'exploitation des
travailleurs. Le nouveau
contrat impose aussi une hausse de salaires
inférieure à
celle contenue dans la dernière offre de la
Société des postes pendant les
négociations, en
plus d'un gel salarial pour la
dernière année de la convention.
L'encre n'était pas encore sèche
sur la
nouvelle convention signée le
21 décembre
2012 que Postes Canada s'est lancée
dans une nouvelle
attaque contre les travailleurs. La
société a
annoncé qu'il ne se fera plus
désormais de tri de lettres
à la station postale de Walker Road
à Windsor. Tout
courrier par lettre qui provient de
Windsor ou y est destiné sera envoyé
à London pour
y être traité par les nouveaux
lecteurs optiques de
caractères multilignes (LOCM) avant de
revenir à Windsor
pour y être livré.
Selon le communiqué de la
Société
des postes, la station de Windsor ne triera plus
que des colis et du
courrier de marketing direct (magazines et
circulaires). Les
changements entrent en vigueur le
18 février. Sur les
185 travailleurs de l'interne qui travaillent
à la station
de Walker Road, on s'attend à ce que 140
emplois soient
perdus.
Comme les travailleurs des postes sont
censés
être protégés contre les mises
à pied par
les clauses de sécurité d'emploi,
Postes Canada propose
de procéder par attrition pour
éliminer les emplois.
Certains travailleurs seront peut-être
forcés d'accepter
un emploi dans une autre station postale à
l'intérieur
d'un rayon de 40 kilomètres.
Sur le site web de Postes Canada on ne trouve
rien sur
ces mises a pied, mais un porte-parole de la
société
s'est exprimé en ces termes :
« Ces changements
sont causés par la chute dramatique
continue des volumes de
courrier depuis six ans, une tendance qui va se
poursuivre. »
Des déclarations semblables sur la baisse
du
volume ont été faites lors des
dernières
négociations pour justifier les attaques
contre les salaires et
les conditions de travail. Ces affirmations, dont
certaines qui
établissaient les pertes de volume entre
17 et 25 %,
n'ont jamais été
étayées par des faits. Les
rapports financiers annuels de la
société montrent des fluctuations
dans le volume de
courrier qui correspondent à la
récession et à la
reprise de l'économie.
Le déclin économique de
2008 par
exemple a entraîné une
réduction importante du
courrier. Mais la chute a été
temporaire. Dès que
l'économie a commencé à
reprendre les volumes de
courrier ont augmenté. En fait, en
2009 et 2010 le volume
de courrier a connu une augmentation soutenue et
Postes Canada a
été forcée
d'admettre que le courrier de Noël en 2010 a
été le
plus élevé depuis plusieurs
années.
Les volumes de courrier n'ont absolument rien
à
voir avec les fermetures de stations postales. En
2005, alors que le
courrier augmentait à chaque année,
Postes Canada a
envoyé une note au Syndicat des
travailleurs et travailleuses
des postes disant qu'elle réévaluait
le service à
l'échelle de tout le pays, y compris toutes
les stations de tri
mécanisé, en commençant par
la station de
Québec. Après plusieurs mois, la
société a
annoncé qu'elle fermait la station de
Québec.
En dépit de la lutte des travailleurs des
postes
et de la population de la région de
Québec, qui a
duré des années et à laquelle
des centaines de
municipalités ont participé par des
résolutions et
des pétitions au gouvernement, contre la
fermeture, Postes
Canada a fermé la station de Québec
et le courrier de la
région est maintenant envoyé
à
Montréal pour y être trié.
Cette fermeture, qui a
causé la perte de 302 emplois et de
centaines de millions
de dollars à l'économie locale, a
été un
des premiers gestes du plan de rationalisation de
la main-d'oeuvre par la centralisation du tri du
courrier. On a
ouvert de nouvelles stations à Vancouver et
Winnipeg et les
nouveaux lecteurs optiques y ont été
installés, de
même que dans les stations géantes
déjà en
fonction à Toronto et à
Montréal. Postes Canada
est en train d'appliquer son plan de
réduction et de fermetures
et de concentrer le tri
dans ces quatre stations principales.
La décision de déménager le
tri du
courrier vers Windsor s'inscrit de ce plan. La
même chose se
passe à la station de tri d'Ottawa qui est
deux fois plus grosse
que celle de Windsor. Même si la station
d'Ottawa possède
9 lecteurs optiques installés
récemment dans le
cadre du programme de Transformation postale, le
courrier qui devrait
normalement y être trié les fins de
semaine est
envoyé à Montréal. La station
d'Ottawa faisait
aussi le tri provenant de communautés de la
région
avoisinante, depuis Kingston, Smith Falls ,
Brockville et aussi loin
que Peterborough, mais tout ce courrier est
envoyé aujourd'hui
à Toronto. Postes Canada
préfère ne pas utiliser
ses lecteurs optiques à
Ottawa afin de mettre son plan en application et
préparer le
terrain à la fermeture de la station
d'Ottawa. Des plans
semblables sont en voie d'application en Alberta
et en Saskatchewan.
Postes Canada prétend que les fermetures
de
stations ne vont pas affecter le niveau du
service, mais c'est
complètement faux. On n'a qu'à
penser à la station
de Québec et à d'autres
régions où le
courrier est envoyé par camion à des
centaines de
kilomètres pour y être trié et
revenir ensuite et
être livré. Pas besoin d'être
un expert en tri
postal
pour comprendre que cette méthode
mène
nécessairement à des délais
dans la livraison,
à de la confusion et à des erreurs
dans l'envoi du
courrier. Comme le tri du courrier se fait
très loin de son
endroit d'origine, tout courrier qui est
envoyé aux mauvais
endroits prend des jours à revenir à
son point de
destination.
La même chose va se produire à
Windsor. De
pair avec les autres changements dans la livraison
qui sont
imposés par la Transformation postale, le
service à la
population va être sérieusement
perturbé. De toute
évidence, Postes Canada ne se soucie pas du
service. Lorsque ce
système absurde rend impossible de
respecter les standards dans
le
service, ceux-ci sont tout simplement
changés.
C'est le désir de la réalisation du
profit
maximum qui est à la source des fermetures
de stations. En
réduisant la main-d'oeuvre et en
concentrant la production, la
Société des postes a
complètement abandonné
l'obligation qu'elle a d'offrir un service postal
public et se
prépare à son but ultime, qui est de
privatiser le
service.
Cette récente attaque contre les postiers
de
Windsor est aussi une attaque contre la population
de Windsor qui se
fait dire que son droit à un service postal
abordable qui
satisfait ses besoins n'a aucune importance pour
Postes Canada.

Fermeture du bureau de poste de Windsor
En plus de déménager le tri des
lettres de
Windsor à London, ce qui va éliminer
140 emplois, Postes
Canada a annoncé son intention de fermer le
bureau de poste de
Olde Sandwich Towne situé au 3201, rue
Sandwich à Windsor.
Postes Canada dit vouloir tenir des consultations
publiques à ce sujet. Selon avis dans la
vitrine du bureau de
poste, aucune décision ne sera prise avant
30 jours pour
permettre la consultation de la communauté.
L'expérience
passée nous apprend que la décision
a déjà
été prise.
La Société des postes dit depuis
quelques
années déjà qu'un des aspects
importants de son
plan d'affaires est de fermer un nombre
indéterminé de
comptoirs postaux de vente au détail. Ce
plan signifie en fait
la privatisation du réseau de comptoirs de
ventes au
détail.
En 2012, suite aux nombreuses fermetures des
années précédentes, il
restait environ 530
comptoirs de vente au détail de Postes
Canada. La convention
collective du STTP telle qu'elle est en ce moment
en protège
493. En dépit des demandes du syndicat et
de centaines de
municipalités qui ont adopté des
résolutions et
fait circuler des pétitions,
Postes Canada a accéléré sa
campagne et
fermé plus de 20 petits et grands comptoirs
pendant les
12 derniers mois.
Cela
cause une
détérioration du service postal pour
la vaste
majorité des Canadiens et
l'élimination de centaines
d'emplois de commis.
Le modus operandi de la
Société
des postes n'est que trop connu. Elle mène
une campagne de vente
de franchises postales à de grosses
chaînes
pharmaceutiques et à d'autres entreprises
de vente au
détail. Ces nouvelles franchises sont
ouvertes dans le voisinage
des comptoirs de Postes Canada — parfois sur la
même rue — et
elles
leur font la concurrence pour la vente de services
postaux. Les
dirigeants de Postes Canada réduisent les
heures d'ouverture de
leurs propres comptoirs, ce qui pousse les clients
vers les franchises
privées. La société utilise
d'autres mesures
telles le ramassage de colis et de poste express
pour saboter le
service fourni par leurs propres comptoirs et
favoriser les franchises privées.
Les revenus s'en trouvent inévitablement
réduits et s'ensuit le triste spectacle
où le
porte-parole du bureau de poste tente de justifier
la fermeture du
bureau comme c'est le cas à Windsor
où le Olde Sandwich
Towne Post Office est établi depuis
plusieurs années.
L'immeuble lui-même est un site historique
qui date de 1905.
Le porte-parole a le front de dire que Postes
Canada n'a
pas le choix : « À chaque
année la
clientèle quotidienne diminue... les ventes
n'ont cessé de
baisser », dit-il, pour ensuite assurer
les gens que le
service ne va pas être affecté
puisqu'il y a quatre autres
bureaux de poste dans un rayon de cinq
kilomètres. Il ne
mentionne
même pas que ces bureaux de postes sont en
fait les franchises
privées qui ont fait fermer le bureau de
poste de la rue
Sandwich.
Prétendre tenir des consultations
publiques dans
ces circonstances est de la plus grande
hypocrisie. Malgré ce
que Postes Canada prétend, cela n'a rien
à voir avec la
« modernisation » ou la
« transformation postale ».
Ce n'est rien d'autre
que la destruction du bureau de poste public.
Les travailleurs des postes et la vaste
majorité
des Canadiens sont la seule force capable
d'empêcher le
gouvernement Harper et les dirigeants de la
Société des
postes de dilapider des avoirs aussi
précieux qui appartiennent
au peuple.

Colombie-Britannique
Le gouvernement continue ses attaques contre les
services publics et les travailleurs du secteur
public
Selon le mandat « gains par
coopération » du gouvernement de
la
Colombie-Britannique, les employeurs du secteur
public sont
supposément tenus d'imposer un programme
d'austérité dicté par le
gouvernement lors des
négociations avec les travailleurs du
secteur public. Deux de
ces associations d'employeurs sont l'Association
des
employeurs des écoles publiques de la
Colombie-Britannique
(AEEPCB) et l'Association des employeurs de la
santé de la
Colombie-Britannique (AESCB). Ce n'est un
mystère pour personne
que lorsque vous négociez avec l'AEEPBC ou
l'AESCB ces jours-ci,
vous négociez en fait avec le gouvernement
libéral de
Christy Clark.
Le concept de « gains par
coopération » est une version
améliorée
du « zéro net » de
2010.
« Zéro net » visait
à ce que toute
augmentation de salaire ou gain en termes
d'avantages sociaux
négociés par les travailleurs soient
contrebalancés en
« épluchant la convention
collective » pour y
éliminer un nombre d'avantages sociaux
équivalent aux
gains obtenus. Par exemple, les travailleurs de la
santé ont
accepté une convention collective où
tous les membres ont
perdu une journée de vacances et ont vu les
paiements qu'ils
font sur leurs avantages sociaux augmenter afin de
faire contrepoids
à l'augmentation de salaire que certains
travailleurs ont obtenue.
Les
« gains par
coopération », pour leur part,
exigent que les
syndicats arrivent à la table de
négociation avec des
propositions fermes sur comment l'employeur peut
accroître ses
revenus ou encore
« épargner »
l'équivalent de ce qu'il accepte de verser
en salaires ou en
avantages sociaux bonifiés. Aucune
bonification
ne doit mener à des coûts
supplémentaires pour les
services au public ou en coupures de services.
Les trois ententes majeures dans le secteur
public sous
l'égide du mandat des « gains
par
coopération » ont
été conclues avec les
employés directs du gouvernement,
l'Association de
négociation des infirmières et
l'Association de
négociation des établissements de
santé. Pour ce
qui est des employés du gouvernement, le
gouvernement s'est vanté que l'entente
avait été
conclue en conformité avec les gains par
coopération, mais
n'a rendu publics que certains chiffres. Pour
l'entente des
infirmières, la version officielle veut
qu'elle soit conforme au
mandat, mais qu'il faudra attendre que toutes les
ententes du secteur
public soient conclues avant de présenter
en quoi
l'entente le respecte. Pour ce qui est de
l'Association de
négociation des établissements de
santé, on a tout
simplement affirmé que les conditions
avaient été
respectées bien que ce soit faux. Les
négociations ont
mené à une augmentation salariale de
3 % et les
épargnes de l'employeur ont
été
réalisées principalement par le
transfert du plan
d'assurance-médicaments de Blue Cross
à Pharmacare.
Jusqu'à la dernière minute, l'AESBC
a exigé des
épargnes de 32 millions $ qui
seraient faites en
forçant les travailleurs à verser
une prime de 25 %
pour l'ensemble de leurs avantages sociaux. C'est
d'ailleurs ce qui a
provoqué le vote de grève de
95 % adopté
juste
avant la dernière séance de
négociation.
Personne ne croit que le gouvernement a
laissé
tomber son programme d'austérité et
plusieurs se
demandent pourquoi le cirque des
« gains par
coopération » se poursuit alors
que ces ententes
négociées n'en ont pas
respecté les conditions.
Les choses commencent cependant à se
clarifier. Une chose qu'on
sait au sujet de l'entente
des établissements de santé c'est
que le gouvernement
semble avoir donné une augmentation de
salaire de 3 %, mais
n'a pas accordé aux autorités de la
santé, qui
sont responsables du financement des employeurs de
l'AESCB, de nouveau
financement correspondant à cette hausse.
Les autorités
de la santé recevront donc l'ordre de
trouver le
financement à même les budgets
existants, et elles
exigeront des hôpitaux, des
résidences pour personnes
âgées et d'autres
établissements qu'ils trouvent
les épargnes à même leurs
propres budgets par le
biais de coupures de services, de réduction
du personnel, etc.
Dans le secteur de l'éducation, le chat
est sorti
du sac en décembre. Dans un article du
24 décembre
du Burnaby Now, le journaliste pigiste
et reporter pour les
affaires politiques à Global TV, Keith
Baldrey,
écrit : « Le ministre de
l'Éducation, Don
McRae, a fait parvenir une lettre aux
présidents des commissions
scolaires leur expliquant qu'ils doivent lui
soumettre un
« plan d'économies »
démontrant
comment les coûts résultant des
augmentations salariales
anticipées seront acquittés en s'en
tenant aux
arrangements financiers actuels.
« McRae les a informés que les
soi-disant « gains par
coopération »
régissant toutes les négociations
contractuelles du
gouvernement s'appliqueront lors des prochaines
négociations
avec les syndicats du personnel de soutien (en
général
des sections locales du Syndicat canadien de la
fonction publique). Les
commissaires ont
été outrés de cette
décision.
« Le président de l'Association
des
commissaires d'école de la
Colombie-Britannique, Michael McEvoy,
a répondu avec colère à
McRae, lui disant que la
plupart des commissions scolaires connaissent
déjà des
déficits et qu'il n'y a plus de place pour
des coupures de
dépenses d'opérations dans le
système. En fait,
toute nouvelle
compression va simplement servir à faire
face aux pressions
actuelles sur les coûts sans même
parler des augmentations
de salaires. »
Baldrey poursuit : « En fait,
tous les
joueurs du secteur public pourraient être
affectés par les
effets des « gains par
coopération. » Les
infirmières, les travailleurs de la
santé et les
employés des universités ont tous
bénéficié d'augmentations
salariales sans que de
nouveaux financements soient accordés aux
budgets de
ces secteurs. »
Le gouvernement libéral de la
Colombie-Britannique s'en tient à son
programme
d'austérité, attaquant les services
publics et les
travailleurs du secteur public et leurs
organisations afin de
satisfaire aux réclamations grandissantes
des riches sur la
richesse produite par la classe ouvrière de
la
Colombie-Britannique. Les travailleurs du secteur
public ont un rôle important à jouer
à
défendre les services qu'ils assurent et
à mener la
discussion sur la question d'une nouvelle
direction pour
l'économie qui prône des
investissements accrus dans les
programmes sociaux et d'arrêter de payer les
riches. Cette
discussion doit porter aussi sur comment
défaire le programme
d'austérité libéral aux
élections de mai et comment faire en sorte
que tout nouveau
gouvernement rende des comptes.

À la défense de l'éducation
publique à Cowichan
Le 17 septembre 2012, le Conseil de
l'éducation du Hwulmuhw Mustimuhw a fait
parvenir une lettre au
ministre de l'Éducation de la
Colombie-Britannique, Don McRae.
En voici un extrait :
« Cher ministre McRae : Par la
présente nous vous informons que c'est
désormais avec
vous que nous [..}représentants élus
de sept nations au
sein du district scolaire 79, allons être en
contact. Nous en
avons décidé ainsi parce que vous
avez
congédié les représentants
élus au district
scolaire 79. C'est donc avec vous, monsieur
McRae, en tant que prochaine personne en fonction
démocratiquement élue, que nous
allons faire affaire.
Nous espérons une réponse
respectueuse de votre part,
ministre McRae, afin d'assurer le Conseil de
l'éducation du
Hwulmuhw Mustimuhw que vous allez travailler avec
nous de bonne foi
pour répondre aux besoins éducatifs
des enfants
autochtones du district 79. Si vous ne pouvez pas
nous rencontrer,
alors il faut tenir une élection partielle
afin que nous
puissions nous réunir avec des
représentants
démocratiquement élus du district
scolaire
79. »
Le
1er juillet 2012,
jour de la Fête du Canada, le ministre de
l'Éducation a
congédié les neuf membres du
district scolaire de la
Vallée du Cochiwan, le district 79, parce
que ceux-ci ont
refusé d'approuver un budget
d'austérité pour le
district. Après s'être soumis pendant
des années au
diktat ministériel de coupures de services,
de coupures
de postes d'enseignants et de
détérioration constante de
la qualité de l'éducation pour les
enfants du district,
les membres ont proposé un budget de
« restauration ».
Malgré les nombreuses
demandes du conseil de rencontrer le ministre de
l'Éducation, le
ministre des Finances et d'autres
représentants du gouvernement,
aucune rencontre
n'a eu lieu et le ministre de l'Éducation
s'est plutôt mis
à proférer des menaces par la voix
des médias
à l'effet qu'il allait congédier le
conseil si celui-ci
refusait de se conformer. Sans même
communiquer avec le conseil,
le ministre de l'Éducation a annoncé
le
congédiement de ses membres du conseil le
1er juillet.
En novembre, la « présidente en
exil » du conseil de Cowichan, Eden
Haythornthwaite, est
intervenue auprès des
délégués du
congrès de la Fédération des
travailleurs de la
Colombie-Britannique un peu avant la
présentation du rapport du
comité de l'Éducation et du
débat sur les
résolutions sur l'éducation. Elle a
fait valoir que
depuis 2009, le district scolaire avait
été
forcé, suite au financement réduit
du ministère de
l'Éducation, de couper plus de
11 millions $ en
programmes et services.
« Le printemps dernier », a
expliqué Haythornthwaite,
« notre conseil faisait
face à un manque à gagner de
2,3 millions $, ce
qui a obligé les commissaires à
mettre de l'avant un
budget équilibré en mettant à
pied d'emblée
plus de 17 enseignants. Après avoir
traité de
façon séparée la question du
déficit du
district, nous avons cherché à
remédier aux pires
coupures qui ont affectent nos écoles
depuis des années
en présentant un budget de restauration
d'un total de
3,7 millions $. »

Projets hospitaliers dans le North
Island
Une manoeuvre pour payer les riches aux
dépens
des patients, des travailleurs de la santé
et de
l'économie
En avril 2012, la première ministre de la
Colombie-Britannique Christy Clark a
annoncé que son
gouvernement a décidé de construire
2 nouveaux
hôpitaux sur l'Île de Vancouver pour
remplacer les
hôpitaux existants de Comox Valley et de
Campbell River où
est concentrée la population du North
Island. Ces hôpitaux
fournissent des
soins de santé avancés pour environ
120 000
résidents du North Island dont la section
nord des îles
Gulf ainsi que les régions
côtières
éloignées le long du continent. Le
besoin d'installations
plus modernes et de plus de lits ne fait
qu'augmenter avec la
population croissante, et les hôpitaux
existants comme la plupart
des hôpitaux de la province sont
régulièrement utilisés
au-delà de leur
capacité. En faisant encore plus pression
sur les
hôpitaux, le gouvernement provincial a
systématiquement
abdiqué ses responsabilités
provinciales envers les soins
aux aînés en sous-traitant à
des entreprises
privées la construction et
l'opération des
résidences pour personnes
âgées et n'a pris aucune
mesure pour
améliorer les soins à domicile et
fournir des espaces
adéquats pour les soins en
résidence.
Malheureusement, tout ce qui s'est produit
jusqu'à maintenant en ce qui a trait aux
nouveaux hôpitaux
porte à conclure que ces nouveaux
hôpitaux n'ont rien
à voir avec les besoins en soins de
santé de la
population de la région et de
l'économie
régionale. Ils ne font que consolider les
nouveaux arrangements
par lesquels l'État et ses agences
telles que Partnerships B.C. et Vancouver Island
Health Authority
deviennent les agents des monopoles pour fournir
des fonds publics aux
intérêts privés avec une
garantie de 30 ans. Le
projet North Island Hospitals est confiné
à une vision
centrée sur le capital, en
commençant par l'analyse de
rentabilisation qui est préparée et
présentée au cabinet
par une firme de consultants, à un
coût de
3 millions $. Les points de vue du
personnel et de la
direction des hôpitaux visés par
l'analyse de
rentabilisation n'ont presque pas
été
considérés au point que la demande
de qualification
émise pour attirer des soumissionnaires
d'entreprises n'a
comporté aucune information sur les
laboratoires
et la pharmacie. Lorsque les travailleurs de la
santé ont
souligné cette omission, un addenda fut
ajouté.
Les
gens de la région
se sont fait dire que l'analyse de rentabilisation
est un document
secret entre les mains du cabinet qui ne peut
être vu même
par les directeurs élus du conseil
d'administration des
hôpitaux de la région de
Comox-Strathcona. Le secret
persiste malgré le fait que ce sont les
revenus provenant des taxes
perçues localement qui l'ont
payé et doivent fournir 40 % de la
valeur de 600
millions $ à être investis dans
les deux nouveaux
hôpitaux. Lors des consultations en cours
tenues pour
préparer la demande de propositions, les
professionnels de la
santé de la région ont vu que leur
travail et leur point
de vue ont été rejetés du
revers de la main en
faveur d'un modèle
d'affaires qui favorise les intérêts
privés et ne
répond pas aux besoins des patients, des
travailleurs de la
santé ou de l'économie locale.
Le projet North Island Hospitals est sous le
contrôle de Partnerships B.C.,
« Une
société enregistrée sous la Loi
des
entreprises d'affaires (Business
Corporations Act), Partnerships
B.C., est la propriété
entière de la province de la
Colombie-Britannique et est redevable à son
actionnaire qui est
le ministre des Finances »
(le site Web de Partnerships B.C.).
Partnerships B.C. écrit en juin
2003 dans un
document intitulé « An
Introduction to Public Private
Partnerships » (Une introduction au
partenariat public
privé) : « Un partenariat
public privé
est un contrat qui a force de loi entre le
gouvernement et une
entreprise d'affaires afin de fournir des biens
immobiliers et
des services dont les responsabilités et
les risques d'affaires
sont partagés entre les différents
partenaires. Selon un
arrangement PPP, le gouvernement demeure
impliqué de
manière active tout le long de la
durée de vie du projet.
Le secteur privé est responsable des
aspects plus commerciaux
tels que la conception, la construction, le
financement du
projet et son opération. »
Le rôle du gouvernement est de garantir le
financement public aux intérêts
privés, avant tout
aux monopoles sous contrôle étranger.
Presque partout en
province, ce sont des intérêts
privés
opérant à partir de fonds publics
garantis qui
contrôlent les services alimentaires,
l'entretien ménager,
les buanderies et la plupart des résidences
pour
personnes âgées. D'autres fonctions
telles que les achats,
la tenue des registres, le service de la paie, les
technologies de
l'information, etc sont en train d'être
consolidées en vue
d'être mises dans les mains des
intérêts
privés.
Dans le cas du projet North Island Hospitals,
comme
c'est souvent le cas pour des projets
d'infrastructure d'envergure, des
huit consortiums qui ont répondu à
la demande de
qualifications, trois ont été
retenus pour avoir le droit
de soumissionner sur la demande de propositions
plus
détaillées. Les deux
soumissionnaires qui ne se verront
pas
attribuer le contrat recevront chacun 750
000 $ de fonds publics
pour rembourser leur soumission. À titre de
comparaison, lors de
la construction du premier hôpital en PPP en
Colombie-Britannique, soit celui d'Abbottsford, le
gouvernement en plus
de débourser de l'argent pour les
soumissions, a payé au
moins 24,5 millions $
en frais d'avocats et de consultants pour
préparer les contrats.
Le consortium qui se verra attribuer le contrat
va se
retrouver avec une réclamation
contractuelle sur les fonds
publics qui sera garantie pour 30 ans et aura le
contrôle des
deux hôpitaux de North Island sans
même un semblant de
contrôle public. Les 120 000
résidents de la
région, en particulier les travailleurs
impliqués
directement dans les
soins de santé, discutent de ces
développements et de ce
que cela veut dire pour l'avenir. Cela veut dire
encore moins de
contrôle public local sur l'économie
et sa direction. Les
soins de santé sont une composante
importante et essentielle
d'une économie moderne. Ce ne sont pas
seulement les
travailleurs de la santé, mais aussi la
population entière
qui ont le droit de savoir et d'exercer un
contrôle sur la
direction de l'économie, pour qu'elle serve
leurs
intérêts et non pas les
intérêts privés des
monopoles principalement étrangers dont la
préoccupation
première est de soutirer le maximum de
l'économie en
réclamation à la richesse collective
et individuelle
produite par le peuple. En s'organisant et en
résistant, les gens de North Island sont
déterminés à arrêter
ces plans du
gouvernement de payer les riches et à
élaborer une
nouvelle direction pour l'économie.

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca
|