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Numéro 4 - 18 janvier
2013
Arrêtez de payer les riches
La corruption de la remise de fonds
publics
à des monopoles privés
 
Arrêtez
de
payer
les riches
• La corruption de la remise de fonds publics
à des monopoles privés - K. C. Adams
Développement
des ressources
• Qui décide? Qui en
bénéficie?
• Les monopoles des ressources demandent
à Harper de démobiliser l'opposition - Jim
Nugent
A titre d'information
• Premier d'une série d'articles sur
l'exploitation minière en Colombie-Britannique - Doug
Pittman
Arrêtez de payer les riches
La corruption de la remise de fonds publics
à des monopoles privés
- K. C. Adams -
Payer
les
riches,
c'est de la fraude. Dénonçons cette vieille
économie et cette vieille autorité politique des
monopoles qui transfèrent les fonds publics aux riches et
attaquent la classe ouvrière ; tous ensemble,
organisons-nous pour créer une économie et un
autorité politique modernes qui sont au service des
véritables producteurs
et de l'intérêt général de la
société.
Le premier ministre Harper et la ministre du Travail
Lisa Raitt ont mis en scène une cérémonie à
l'usine de Ford Motor Co. d'Oakville en Ontario le 4 janvier. De
hauts représentants de tous les monopoles privés de
l'automobile ayant des usines en Ontario ont participé à
l'événement et appris la nouvelle que le Fonds
d'innovation pour le secteur de l'automobile (FISA) va être
renouvelé pour une période de cinq ans, soit jusqu'en
2018. Le FISA est un des instruments dans les mains des gouvernements
du Canada et de l'Ontario établis en 2008 pour
transférer plus de 11 milliards $ de deniers publics
aux usines d'assemblage et de pièces
automobiles, pour la plupart étrangères.
Le nouveau montant de 250 millions $ qui a
été annoncé va porter à 500 millions $
le montant mis à la disposition de celles parmi les entreprises
privées de l'automobile qui ont la capacité d'investir
plus de 75 millions $ dans leurs propres départements
de recherche et développement. Il y a 4 monopoles qui ont
pris de l'argent dans le Fond depuis 5 ans : 80
millions $ sont allés à Ford,
70,8 millions $ à Toyota, 54,8 millions $
à Linamar Corporation et 21,7 millions $ à
Magna International.
Des travailleurs de l'usine d'assemblage de Ford et des
dirigeants des Travailleurs canadiens de l'automobile ont aussi
participé à l'événement. Plusieurs
travailleurs de Ford en habits de travail se tenaient derrière
Harper lorsqu'il a fait l'annonce du montant additionnel de 250
millions $ pour le FISA.
Les commentaires des dirigeants d'entreprises, des
dirigeants syndicaux et de tout le monde qui en a parlé dans les
médias étaient unanimes à appuyer le versement
d'argent public à des entreprises privées. Personne n'a
dit que cela constitue de la corruption de la part de l'autorité
publique d'utiliser les fonds publics qu'elle accumule pour
enrichir des intérêts privés. Tous leurs
commentaires étaient à l'effet que le versement d'argent
public aux intérêts monopolistes est créateur
d'emplois et vise à sauver le secteur de l'automobile et
l'économie industrielle de l'Ontario. Il n'y a eu aucune
discussion à l'effet que ces manoeuvres pour payer les riches
sont le signe que la vieille
économie sous le contrôle des monopoles est rongée
par la corruption, qu'elle est en crise et est en mal de renouveau et
d'une nouvelle direction sous le contrôle des producteurs
véritables. Bien au contraire, les médias de masse ont
rapporté les commentaires de ceux qui attendent avec impatience
que soit approuvé le versement d'un 400
millions $ supplémentaire d'argent public par les
gouvernements fédéral et ontarien au monopole
américain Ford Motor Co.
Le Conseil du Partenariat pour le secteur canadien de
l'automobile, « un groupe conjoint
industrie-syndicat-gouvernement » a parlé avec
effusions des bienfaits de ce type de « partenariat qui
garantit la survie de la production automobile de
l'Ontario ». Don Walker, le président du groupe et
lui-même PDG du fabricant de pièces Magna International
Inc., a dit qu'il faut continuer à verser de l'argent public aux
entreprises privées
parce que les usines d'assemblage et de pièces supportent des
milliers d'emplois directs et indirects et génèrent des
milliards de dollars en impôts sur le revenu. « Les
employés de Magna, a-t-il dit, versent annuellement environ
2,4 milliards $ en impôts et en primes pour
l'assurance-emploi et le Régime de pensions du Canada.
La conditions première de notre existence ici c'est la
présence des usines d'assemblage et lorsque celles-ci s'en vont
elles ne reviennent pas. Les gouvernements partout dans le monde
supportent leur industrie automobile parce qu'ils sont conscients de
son importance pour l'économie. Plusieurs gouvernements font ce
qu'il faut faire pour maintenir
le secteur manufacturier en bonne santé. Il n'y a pas de raison
que ça soit différent au Canada. »
Walker et les autres à sa suite affirment que
sans subventions publiques aux monopoles privés, y compris
celles provenant de l'argent en impôts payés par leurs
employés, les entreprises vont s'en aller ou succomber à
la concurrence mondiale et s'effondrer. C'est en essence le même
argument que GM, Ford et Chrysler ont avancé l'an dernier
pour extorquer des concessions en salaires, avantages sociaux, pensions
et conditions de travail aux travailleurs de l'automobile canadiens.
Harper pousse le chantage encore plus loin en disant qu'à moins
que toutes les ressources naturelles et humaines du pays soient mises
au service des monopoles privés c'est l'économie du pays
qui va
s'effondrer. Selon Harper, si un monopole ou un secteur sont
menacés, cela peut constituer une alerte de
sécurité nationale qui rendra nécessaire le
versement de fonds publics aux intérêts privés ou
l'adoption de lois qui s'attaquent aux luttes des travailleurs à
la défense de leurs droits.
Le versement d'argent public aux monopoles de
l'automobile n'a pas apporté plus de sécurité aux
travailleurs de l'automobile ni à leurs communautés et
à l'économie. Les monopoles se sont attaqués aux
avantages sociaux et aux pensions des retraités actuels des
Travailleurs canadiens de l'automobile et ils ont imposé par la
force un régime
empoisonné de salaires, avantages sociaux et pensions à
multiples paliers. Les travailleurs de l'automobile travaillent dans un
climat d'incertitude et d'insécurité fait d'histoires
angoissantes à l'effet qu'une autre crise est inévitable
ce qui pourrait mener à plus de destruction encore dans une
industrie qui déjà a été affectée
dramatiquement par les
fermetures et les mises à pied. GM, Chrysler et Ford ont
fermé 5 usines canadiennes depuis 2000. Juste le mois
dernier, GM a annoncé que la production annuelle de 100 000
Camaros serait déplacée d'Oshawa vers le Michigan.
Le but avoué du FISA est lui même
antiouvrier et hors de contrôle en ce qu'il vise à mettre
en application « de nouvelles technologies de fabrication
transformatrices pour accroître substantiellement la
productivité et l'efficacité (par exemples robotique et
systèmes de TI de pointe) », ce qui veut dire en
essence l'élimination
d'emplois sur une vaste échelle sans considération pour
les conséquences que cela entraîne pour les travailleurs
mis à pied, leurs familles, leurs communautés et
l'économie dans son ensemble.
Il n'y a aucune discussion sur le principe que les fonds
publics ne devraient pas être donnés à des
intérêts privés ou sur la question centrale de qui
contrôle l'économie et qui décide sur des questions
aussi importantes que la production socialisée et la
distribution de la richesse. Le gouvernement remet tout simplement les
deniers publics à des
gens qui ne sont redevables qu'à des riches de Toronto, New York
ou Tokyo dont l'objectif et l'intérêt étroit dans
la vie c'est de faire grossir le magot dans leurs portefeuilles sans
égard pour l'économie dans son ensemble, pour
l'environnement, la classe ouvrière ou l'intérêt
général de la société.
Tout le monde bien sûr veut que l'économie
fonctionne. Mais faut-il pour autant que les travailleurs acceptent
l'argument qui dit que la seule façon que l'économie peut
fonctionner c'est en payant les riches en amassant et en
déversant des tonnes de fonds publics dans les coffres des
monopoles privés qui autrement s'en iraient ou
s'effondreraient sous le poids de la concurrence mondiale ? La
classe ouvrière refuse d'avaler un argument aussi facile,
corrompu et défaitiste. C'est de la tromperie et de la fraude
que de suggérer qu'une économie industrielle moderne de
production de masse ne peut exister que si les riches la
contrôlent et si les véritables producteurs sont
réduits à un état de simple force productive sans
cerveau ni but dans la vie et sans mot à dire et sans
contrôle sur la valeur qu'ils produisent et distribuent ou sur
les services qu'ils dispensent. C'est tellement frauduleux !
Est-ce que serait si difficile d'organiser une économie moderne
quand on sait que l'économie socialisée de base existe
déjà
en tant que systèmes gigantesques de production et de
distribution bien que sous une forme contradictoire parce que
privée. Ce ne serait pas difficile du tout une fois
l'économie dotée d'un objectif vaste et les travailleurs
au contrôle. Surtout que le pays abonde de ressources naturelles
et possède une classe ouvrière éduquée,
lettrée et pleine
d'aptitudes et remplie d'enthousiasme et d'initiative pour fournir une
nouvelle direction à l'économie, à condition que
ceux qui lui nient ce droit soient privés de leur
autorité économique et politique.
Les travailleurs de l'automobile devraient jurer de ne
plus jamais permettre d'être utilisés par Harper et les
magnats de l'industrie pour un événement
médiatisé qui vante les frauduleuses manoeuvres pour
payer les riches d'une économie désuète qui fait
juste aller de crise en crise laissant les travailleurs dans
l'insécurité chronique. Les
profondes contradictions internes de la vieille économie
possédée et contrôlée par des
intérêts privés et mue par l'objectif sectaire de
bâtir des empires ne sont jamais résolues, mais
masquées par des montagnes de fonds publics et des attaques
contre la classe ouvrière.
Il faut fournir une nouvelle direction à
l'économie canadienne et la classe ouvrière est la seule
force sociale qui peut la bâtir. Nous devons tous rejeter la
corruption et la fraude de la vieille .économie et de la vieille
autorité politique des monopoles et nous organiser pour discuter
et combattre pour une économie et une autorité politique
modernes qui servent les véritables producteurs et
l'intérêt général de la
société.
Assemblée publique
à Windsor pour discuter de l'importance de l'industrie de
l'automobile, 17 avril 2012
(Traductiion :
LML)

Développement des ressources
Qui décide? Qui en bénéficie?
La montée puissante ces dernières semaines
de la lutte des Premières Nations à la défense de
leurs droits ancestraux, issus de traités et constitutionnels a
mis la question du développement des ressources naturelles au
premier plan des affaires politiques au fédéral, au
Québec et dans les provinces. Une des demandes principales dans
ce combat,
c'est l'abolition de la loi omnibus C-45 du gouvernement Harper,
une loi qui permet l'extraction frénétique et sans
restriction des ressources naturelles par les monopoles internationaux.
Les Premières Nations et leurs supporteurs soulèvent les
questions suivantes : Qui doit décider du
développement des ressources ? Qui doit en
bénéficier ?
Ces mêmes questions sont
également des questions cruciales pour la classe ouvrière
canadienne. Lorsqu'ils ont été mis en lockout par Rio
Tinto, les travailleurs d'Alma ont soulevé ces questions en
rapport aux droits hydroélectriques de Rio Tinto sur la
rivière Saguenay. Les travailleurs et les communautés
impliqués dans le secteur minier, la
métallurgie, le pétrole et le gaz, les énergies
renouvelables, la foresterie, les pêcheries et l'agriculture
soulèvent eux aussi ces questions.
Le gouvernement Harper quant à lui
considère que la question de qui décide et qui
bénéficie de l'extraction des ressources est
déjà résolue. Dans son budget de 2012, le
gouvernement Harper a mis de l'avant ce qui selon lui est la seule
stratégie économique possible pour le Canada. Cette
stratégie consiste à faire tout ce qui est possible pour
expédier la quantité maximum de ressources brutes hors du
pays aussi rapidement que possible.
Pour faciliter cela, le gouvernement Harper a pris
d'assaut le parlement de la manière la plus
antidémocratique qui soit avec deux lois omnibus de mise en
application du budget, la loi C-38 en mars et la loi C-45 en
octobre. À elles seules, ces deux lois ont éliminé
des centaines d'articles de diverses lois que les investisseurs dans
l'extraction des ressources considéraient comme des entraves.
Les changements apportés incluent des changements majeurs aux
lois qui concernent les droits du travail, l'assurance-emploi
et d'autres programmes sociaux, la protection de l'environnement,
l'immigration et les droits des Premières Nations.
En ce qui concerne les membres des Premières
nations, la classe ouvrière et la vaste majorité des
Canadiens, cette question de qui décide en matière de
ressources et qui en bénéficie est loin d'être
réglée. Le peuple canadien comme tous les peuples du
monde demande d'avoir son mot à dire sur toutes les questions
qui l'affectent. Il veut décider
la direction de l'économie et l'environnement naturel et social
dans lequel il vit. L'année dernière, des centaines de
milliers de personnes se sont mobilisées contre les lois
antisociales et antidémocratiques C-38 et C-45 et des
lois néolibérales similaires au Québec et ailleurs
au Canada.
Les Premières Nations, dont les territoires
recèlent les ressources, et la classe ouvrière dont le
travail transforme les ressources de la Terre Mère pour servir
les besoins de la société, ont toutes deux un
intérêt dans le développement rationnel des
ressources. C'est possible de développer les ressources d'une
manière qui sert les besoins des
Premières Nations, des travailleurs, des économies
locales et de l'économie nationale, et de la
société. Pour ouvrir la voie à ce type de
développement des ressources, on doit empêcher les
monopoles prédateurs internationaux d'extraire les ressources de
la façon désastreuse dont cela a toujours
été fait au Canada : au service de
l'intérêt privé
étroit d'une minorité privilégiée sans
aucun égard pour les droits des Premières Nations, pour
le bien-être des travailleurs des ressources et de leurs
communautés et pour le développement multilatéral
de l'économie.
C'est au peuple à décider ! C'est au
peuple à en bénéficier !

Les monopoles des ressources demandent
à Harper de démobiliser l'opposition
- Jim Nugent -
La mobilisation croissante
des Premières Nations, des travailleurs et du peuple canadien
pour devenir les décideurs du développement des
ressources inquiète
les monopoles des ressources avec lesquels le gouvernement Harper est
lié. Vers la fin de 2012, le Globe and Mail a
publié un reportage sur une
conférence de dirigeants d'affaires de l'industrie du
pétrole et du gaz à Calgary sous le titre
« Joe Oliver promet plus de doigté pour vendre ses
projets
de ressources naturelles ». Selon le reportage, Oliver et le
gouvernement Harper se sont faits rappeler à l'ordre par les PDG
pour leur échec à démobiliser
l'opposition populaire à leurs projets de ressources.
Oliver a prononcé un discours à la
conférence dans lequel il a admis qu'il existe une vaste
opposition à la stratégie économique de son
gouvernement qui
repose sur les ressources. « Si la population n'est pas avec
nous, cela peut nous causer de grands problèmes »,
a-t-il dit. Il a promis de corriger
le problème et il a présenté sa tactique
« d'opération-charme » visant à
cacher le fait que la stratégie économique de son
gouvernement reposant
sur les ressources est au service des intérêts
privés étroits des investisseurs dans le secteur de
l'extraction des ressources.
En ce qui concerne les Premières Nations, Oliver
a dit avoir rencontré quelques-uns de leurs chefs et
résumé ce qu'il leur a dit : « Nous
voulons
qu'ils en tirent des bénéfices. Nous voulons les
impliquer dans le processus. » En ce qui concerne le peuple
canadien, il a annoncé que le gouvernement
va lancer une campagne de publicité qui en appelle de
manière sentimentale à la fierté canadienne :
« Dans l'histoire de ce pays, le développement
des ressources est une partie intégrante de la vie et de la
prospérité des Canadiens. Selon moi, si nous sommes
capables de faire comprendre aux gens à quel
point les ressources font partie de l'histoire canadienne — je pense
que c'est quelque chose dont beaucoup de gens au Canada sont
fiers », a-t-il dit.
« L'opération-charme » et
le chauvinisme d'Oliver ne démobiliseront personne. L'opposition
à ces projets de ressources est enracinée dans un
profond conflit sur la question de qui doit décider ces projets
et qui va en bénéficier. La magie des relations publiques
ne fera pas disparaître ce conflit. La
mobilisation des Premières Nations à la défense de
leurs droits a connu un essor puissant depuis les rencontres de Oliver
avec les chefs autochtones et son
discours à Calgary. Les Premières Nations rejettent ces
« processus » frauduleux qui leur volent leurs
terres et elles rejettent les consultations sans
substance dans lesquelles elles n'ont aucun veto.
La classe ouvrière du Canada est elle-même
très au fait de l'histoire du développement des
ressources au Canada. C'est une histoire très amère loin
des
flonflons romantiques de Oliver. Chaque région-ressource du pays
est remplie de villes fantômes du fait que l'extraction des
ressources a été organisée pour
servir des intérêts privés très
étroits et non les besoins des travailleurs et des
communautés. Des moulins continuent de fermer dans ces
régions et, dans chaque
région-ressource, on trouve des retraités qui ont
été abandonnés à leur sort par les
entreprises du secteur.
Le développement des ressources peut et doit
être organisé d'une façon moderne qui
bénéficie à la vaste majorité de la
population. Le développement
moderne des ressources en est un qui respecte les droits des
Premières Nations, garantit le moyen de subsistance des
travailleurs des ressources et l'avenir de
leurs communautés et sert de fondement au développement
multilatéral de tout le pays.

A titre d'information
Premier d'une série d'articles sur
l'exploitation
minière en Colombie-Britannique
- Doug Pittman -
Première partie
La majeure partie de la Colombie-Britannique se trouve
dans la Cordillère nord-américaine, une zone
géologique connue pour
sa grande variété de minéraux utiles. L'histoire
géologique complexe de la Colombie-Britannique fait en sorte que
celle-ci est riche en minéraux de toutes sortes
. Depuis plus de trois décennies, la production de produits
minéraux tels le pétrole et le gaz naturel s'est accrue
de façon importante suite aux progrès
technologiques liés à l'exploration et à
l'exploitation minière, mais aussi aux nouveaux marchés
domestiques et étrangers.
La Colombie-Britannique produit et exporte du cuivre, du
charbon, de l'or, du zinc, du molybdène, de l'argent, du plomb
et une variété croissante de
minéraux industriels et structurels.
Au total, depuis 2001, douze mines
métallifères et de charbon ont été ouvertes
ou réouvertes en Colombie-Britannique.
La valeur des ventes minérales en
Colombie-Britannique a plus que doublé au cours des sept
dernières années atteignant 6,6 milliards $ en
2008, comparativement à 2,1 milliards $ en 2001, selon
les chiffres provisoires de Statistique Canada.
L'investissement dans l'exploration minérale,
où les petites sociétés d'exploration jouent un
rôle important, était de près de
367 millions $ en
2008, une croissance de 1,266 % comparativement à seulement
2,9 millions $ en 2001.

Protestation des
Premières Nations et supporteurs contre le
projet de mines d'or et de cuivre à Fish Lake en
Colombie-Britannique en juin 2010
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Au cours de 2008, il y avait 388 projets à
l'étape de l'exploration en Colombie-Britannique, soit en
minéraux, en charbon et en minéraux et agrégats
minéraux. Le nombre de projets d'exploration ayant des budgets
au-delà de 1 million $ était de 98 en
2008, menés par 770 compagnies de
la Colombie-Britannique cotées en bourse.
Le siège de 60 % des compagnies
d'exploration canadiennes est en Colombie-Britannique,
réunissant 2,9 milliards $ en capital de risque
en exploitation minière et en exploration en 2008, faisant de
Vancouver un important centre d'activité minière.
En 2008, 10 mines métallifères, neuf mines
de charbon et plus de 35 carrières et mines de
minéraux industriels ont été exploitées
dans la province.
La même année, 28 000 travailleurs ont produit la
richesse dans le secteur des mines et des minéraux dans plus de
50 communautés avec environ
14 000 d'entre eux travaillant directement à la production
tandis que d'autres travaillaient dans les services liés
à l'industrie.
L'agrégat est le matériel le plus commun
dans l'exploration minière. L'agrégat comprend une vaste
panoplie de matières particulaires bruts servant à la
construction. On y trouve donc le sable, le gravier, la pierre
concassée, la scorie et les produits recyclés. Chaque
résident de la Colombie-Britannique représente
en moyenne 12 tonnes d'agrégat consacrées à
la construction domiciliaire, aux routes, aux écoles, aux
centres commerciaux, aux hôpitaux et aux
bibliothèques.
Ces chiffres étonnants d’une économie
moderne ne représentent qu’en partie la réalité de
l’exploration et de la production de minéraux. Le monde de
l’exploitation minière ressemble plutôt à un canard
qui, bien que d’allure calme et sereine à la surface, pagaye de
façon frénétique sous l’eau pour avancer. Les
progrès technologiques, et par conséquent la
productivité accrue, ont été accomplis au
détriment des responsables de la production eux-mêmes. Par
exemple, deux équipes de deux personnes étaient
responsables de mettre en place le plan de sautage, sur la base d’un
système GPS, alors qu’aujourd’hui, une seule personne doit faire
ce travail fait jadis par quatre travailleurs. Une plus grande
intensité de travail mène à un plus grand stress
et à des conséquences encore plus néfastes pour
les travailleurs.
(À venir :
comment l'exploitation minière heurte les droits
héréditaires et constitutionnels des Premières
Nations. Aussi, une analyse de la nature
irrégulière de la production minérale sous le
capitalisme, les périodes de développement alternant avec
les périodes de destruction de la production.)

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
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Courriel: redaction@cpcml.ca
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