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Le 12 septembre était le 14e anniversaire de l'emprisonnement injuste des cinq Cubains, Fernando Gonzalez Llort, René Gonzalez Sehwerert, Antonio Guerrero Rodriguez, Gerardo Hernandez Nordelo et Ramon Labanino Salazar, tous des patriotes cubains ayant été emprisonnés pour avoir révélé aux autorités étasuniennes des activités terroristes menées sur territoire cubain à partir des États-Unis. Un anniversaire connexe est celui du 4 septembre qui est le 15e anniversaire de la mort de Fabio Di Celmo, un Montréalais d'origine italienne tué en 1997 par une bombe posée par des terroristes anticubains à même l'hôtel Copacabana à la Havane où M. Di Celmo séjournait. Les cinq Cubains ont été condamnés à des peines d'emprisonnement prolongées en septembre 1998 du fait qu'ils cherchaient à exposer les groupes terroristes anticubains notoires basés à Miami et qui sont encouragés et financés tant ouvertement qu'en secret par le gouvernement des États-Unis. Depuis leur arrestation et en dépit des prétentions du gouvernement des États-Unis à l'effet qu'il s'oppose au terrorisme, celui-ci n'a rien fait pour mettre fin au terrorisme contre Cuba perpétré depuis le territoire étasunien. Il a plutôt tout fait en son pouvoir pour infliger aux cinq patriotes cubains un traitement punitif, et ce, en commençant par l'isolement cellulaire pendant les 17 mois menant à leur procès à Miami en novembre 2000. Ce procès a été dénoncé à l'échelle internationale, y compris par le Groupe de travail de l‘ONU sur la détention arbitraire en mai 2005. Le 4 mars 2009, le président de l'Assemblée générale de l'ONU de l'époque, Miguel d'Escoto Brockman, a exigé la libération des Cinq lors de la session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. D'innombrables personnalités et organisations de renommée internationale se sont aussi prononcées en faveur de la libération des Cinq. Malgré la libération le 7 octobre 2011 de René Gonzalez de la prison de Marianna dans le nord de la Floride, après 13 ans d'emprisonnement injuste, le gouvernement des États-Unis refuse toujours de l'autoriser à quitter le pays. La lutte pour la libération des Cinq se poursuit. Comme si ce n'était pas suffisant, les États-Unis ne font aucun cas de la présence aux États-Unis du terroriste avoué Luis Posada Carrile. Ayant vu des accusations mineures d'immigration contre lui tomber en 2010, ce maître de nombreux complots terroristes ourdis contre Cuba court les rues de Miami en homme libre, continuant ses conspirations en compagnie de ses homologues du monde interlope. Voilà l'hypocrisie consommée d'un pays responsable de terrorisme d'État contre Cuba depuis des décennies, du coup d'État notoire contre le Chili en 1973, sans nommer les attaques par drone contre le Pakistan et tous les autres crimes connus ou en voie de l'être. Les États-Unis refusent d'accorder aux Cinq leur liberté, se basant sur une politique revancharde contre le peuple cubain qui défend sa souveraineté et son indépendance. Les familles des cinq Cubains sont aussi la cible de ces attaques puisqu'on refuse de leur accorder des visas d'entrée aux États-Unis pour qu'elles puissent visiter leurs êtres chers en prison. Toutes personnes avides de justice au Canada, aux États-Unis et partout dans le monde exigent la libération immédiate des cinq patriotes. S'ajoutent aux milliers de citoyens ordinaires un grand nombre de personnalités publiques, des députés parlementaires et des organisations s'étant prononcés en faveur de leur libération. Dans le but de populariser la situation des cinq Cubains et d'augmenter la pression publique pour exiger leur libération par le président des États-Unis, Barack Obama, une réunion aura lieu à Toronto : « Brisons le silence — Tribunal et Assemblée populaire : Justice pour les Cinq », du 21 au 23 septembre. Le clou de la réunion sera le Tribunal populaire auquel des orateurs et des témoins experts canadiens, québécois et internationaux prêteront leur voix pour exposer comment le procès des cinq Cubains s'est déroulé et les conditions de leur emprisonnement depuis. LML en appelle à tous et toutes
d'appuyer sans réserve le travail du
Tribunal en envoyant des
délégués à cette
assemblée et en popularisant son verdict
ainsi que la situation des cinq Cubains. Des
organisations et individus peuvent endosser la
démarche du Tribunal populaire ou encore
s'inscrire aux activités en visitant le
site web officiel de l'événement,
où on peut aussi trouver le programme,
l'affiche et un dépliant : www.freethe5peoplestribunal.org
. Joignez-vous au travail pour
libérer les cinq Cubains!
Le terrorisme de l'empire contre CubaDepuis que la Révolution cubaine a renversé la dictature de Fungencio Batista en 1959, dictature que soutenait l'impérialisme américain, les Cubains ont été la cible d'incessants attentats terroristes de motivation politique ourdis principalement à partir du sud de la Floride. Cette forme d'agression a fait 3 478 victimes ne serait-ce que parmi les Cubains. Par exemple, en 1976 un de ces groupes a fait exploser en plein vol un appareil de la compagnie aérienne Cubana, tuant les 73 passagers à son bord. Un autre exemple bien connu est la tentative d'invasion de Cuba à la baie des Cochons par un groupe de 1 500 mercenaires financés, organisés et armés par la CIA en 1961.
Ce qui précède n'est qu'un tout petit échantillon de l'agression terroriste contre Cuba qui, en plus des pertes de vies, a causé d'importants dommages à la propriété et à l'économie et a aussi fait des victimes aux États-Unis et au Canada. Un autre cas s'est produit le 27 avril 2012. Les bureaux de la compagnie Airline Broker, une agence de voyage de Miami, ont été détruits par un incendie criminel. La propriétaire de l'agence, Vivian Mannerud, avait aidé le diocèse de Miami à organiser un voyage à Cuba dans le cadre de la visite de pape Benoît XVI dans ce pays. Le gouvernement des États-Unis, en
collusion avec des groupes de l'extrême
droite cubano-américaine comme Alpha 66,
Brothers to the Rescue, Brigada 2506 et CORU
(Coordinated United Revolutionary Organisations),
n'a cessé d'organiser et de soutenir des
attentats à la bombe, des assassinats et
des actes de sabotage économique contre
Cuba. Des citoyens de nombreux pays ont
été tués ou blessés
dans ces attentats et certaines de ces
activités ont même eu lieu au Canada. ![]() ![]() Une vigile à la mémoire des victimes du terrorisme d'État lors du Tribunal anti-impérialiste de La Havane le 6 octobre 2011 qui marquait le 35e anniversaire de l'attentat à la bombe contre le vol de Cubana. Les 73 drapeaux représentent les 73 victimes de cet acte haineux. Les attentats terroristes anti-cubains et le Canada1966 : L'ambassade de Cuba à Ottawa a été la cible d'une attaque au bazooka ; des bombes ont explosées à des bureaux commerciaux cubains à Ottawa. 1967 : Un explosif a été détonné au pavillon de Cuba à l'Exposition universelle de Montréal ; une bombe a explosé aux entrepôts de Fraser Brothers, une entreprise commerciale canadienne pratiquant le commerce avec Cuba ; des bureaux commerciaux cubains à Montréal ont été la cible d'attentats à la bombe. 1968 : Un bureau de Tourisme Canada situé sur la Fifth Avenue à New York et une entreprise aérienne canadienne à Miami ont été la cible d'attaques. 1971 : Une bombe a explosé aux bureaux de commerce de Cuba à Montréal. 1972 : L'explosion d'une bombe aux bureaux de commerce de Cuba à Montréal a tué l'attaché diplomatique cubain Sergio Pérez Castillo, blessé sept personnes et causé des dommages considérables. 1974 : Une bombe a explosée à l'ambassade cubaine à Ottawa. 1976 : Un explosif a été lancé sur le consulat cubain à Montréal. 1980 : Une bombe a explosée au consulat cubain de Montréal.
Pourtant au fait de ces activités et des liens des suspects avec des groupes terroristes de la Floride, les autorités canadiennes n'ont jamais porté d'accusations contre les auteurs. Le 4 septembre 1997, le résident montréalais Fabio di Celmo a été tué par l'explosion d'une bombe à l'hôtel Copacabana à La Havane. L'attaque faisait partie d'une campagne meurtrière de sabotage visant des installations touristiques cubaines. Selon les personnes appelées à témoigner au procès, le leader de cette campagne était le terroriste anti-cubain bien connu et agent de la CIA Luis Posada Carriles. En 2003, la Law Union of Ontario a adopté une résolution soulignant la responsabilité du gouvernement canadien de garantir la sécurité des Canadiens qui vont en vacances à Cuba. Elle enjoignait le Canada, en tant que membre de l'Organisation des États américains (OAS), à exiger que le gouvernement des États-Unis respecte la Convention inter-américaine contre le terrorisme et cesse immédiatement d'abriter et d'aider des organisations qui organisent ou qui encouragent des activités terroristes contre le peuple et le gouvernement de Cuba.
Un défi au journalismeLe gouvernement des États-Unis a commis une flagrante violation de la Constitution et des lois pour assurer les condamnations injustes aux Cinq patriotes cubains qui depuis 14 ans sont soumis à un châtiment injuste et illégal. Cela n'a pas été un fait fortuit, mais une opération systématique tout au long du procès contre les Cinq, dans laquelle beaucoup de millions de l'argent public ont été investis. L'on ne dispose que d'une information très partielle sur sa durée, les personnes impliquées, le volume des ressources utilisées et d'autres aspects importants de cette opération. Cette conduite devrait obliger les autorités — aussi bien l'Exécutif, que les tribunaux — à décider de la libération immédiate de nos camarades, mais Washington a également conspiré pour cacher ce qui a été fait, commettant ainsi un délit supplémentaire, celui d'occultation.
Bien qu'il y ait de multiples autres violations mentionnées lors du procès d'appel, qui se trouve à son ultime étape extraordinaire, ce document est centré sur la conjure du gouvernement avec les médias locaux de Miami, pour assurer la condamnation des accusés et pour rendre impossible un procès juste. L'essence de cette conspiration a consisté à utiliser ces médias pour déclencher une campagne de propagande de haine et d'hostilité sans précédent. Un groupe nombreux de « journalistes », qui étaient en réalité des agents cachés du gouvernement, ont été employés à cette fin. Ils ont publié des articles et des commentaires, répétés jour et nuit, pour produire un ouragan de désinformation. Entre le 27 novembre 2000 — date qui marque le début du procès et le 8 juin 2001, date à laquelle ils ont été déclarés coupables, rien que dans le Miami Herald et El Nuevo Herald, 1111 articles sont parus, une moyenne de cinq par jour. Une chose similaire est arrivée avec Diario de Las Américas. Il y a eu une saturation complète de la presse écrite. Les « journalistes » étaient payés par Radio et TV Martí, c'est-à-dire par le budget fédéral étasunien. Ces individus rédigeaient des informations supplémentaires pour ces médias, qui les diffusaient dans la zone de Miami, où ces deux médias sont diffusés directement. Ces informations étaient retransmises par des médias locaux, une autre des violations de la loi étasunienne qui interdit de faire de la propagande officielle à l'intérieur du territoire étasunien. Il ne s'agit pas seulement de Radio et de TV Martí et de la presse écrite. Les dits « journalistes » ont rédigé des informations pour des stations de radio locales et des chaînes de télévision en espagnol et en anglais. Ils se sont servi d'autres publications dont certaines qui y circulent gratuitement. C'était impossible d'échapper à cette propagande constante dans n'importe quel coin du sud de la Floride. Mais les délits des « journalistes » et du gouvernement qui les payait ont dépassé le cadre de la propagande. Durant le procès, la défense a dénoncé à plusieurs reprises le fait que par ces actions ils voulaient influencer les jurés, en diffusant y compris des matériaux que la juge avait interdit de présenter, lesquels bien entendu leur ont été remis par le Parquet. Non contents, les « journalistes » se sont consacrés à harceler des témoins et les jurés. Ces derniers se sont plaints auprès de la juge et lui ont fait savoir qu'ils avaient peur, qu'ils étaient suivis avec des caméras et des micros, ce qui a été admis à plusieurs reprises par Mme Lenard, qui a demandé au gouvernement, sans succès évidemment, de l'aider à éviter de telles situations qui entachaient l'image du système judicaire étasunien. (Par exemple, la transcription officielle du procès, pages 22, 23, 111, 112, 625, 14644-14646). En août 2005, les trois juges de la Cour d'Appel ont décidé à l'unanimité de déclarer nul le procès de Miami car il avait eu lieu sous ce qu'ils ont qualifié de « tempête parfaite de préjugés et d'hostilité » créée justement par les médias locaux. Lorsqu'ils ont émis ce verdict, les trois juges ne savaient pas, ils ne pouvaient pas le savoir, car nul ne le savait, que le responsable de cette « tempête parfaite » était le ministère public qui a commis ouvertement de la prévarication, violant ainsi son obligation constitutionnelle de préserver la légalité et de garantir un procès juste. La première nouvelle sur la conspiration du gouvernement avec ses « journalistes » est apparue un an plus tard, en septembre 2006. Depuis lors, le gouvernement a opposé des entraves aux efforts de la société civile étasunienne pour qu'il montre les contrats et le montant de ces paiements, conformément à la loi de la liberté d'information. Le Parquet s'est également opposé à la demande, incluse dans les recours en appel extraordinaires de nos compatriotes et il a menacé d'avoir recours aux « privilèges exécutifs » et à des raisons de sécurité nationale pour perpétuer l'occultation. L'affaire des Cinq a une relation bizarre avec la presse et la profession de journaliste. À Miami les médias ont été un instrument décisif pour les condamner. En dehors de Miami, ils les punissent avec le silence. La dénonciation irréfutable de Martin Garbus pose un défi aux professionnels du journalisme. Ils la cacheront de nouveau, devenant ainsi complices de ceux qui ont entaché leur noble métier ? Ou bien, ils essaieront de sauver l'honneur de leur profession en réclamant que les responsables soient démasqués et que la vérité et la justice prévalent ? (Radio Havane Cuba) Célébrations de l'amitié avec Cuba 8e Journée montréalaise d'amitié avec Cuba![]() La grande bannière des Cinq est produite par l'artiste québécois Armand Vaillancourt.
Pour cette 8e Journée, la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba a organisé une soirée festive, sociale et politique et célébré l'amitié tangible qui unit les peuples cubain et québécois. Cette amitié s'est forgée dans l'opposition du peuple québécois au blocus infâme imposé par le gouvernement étasunien contre Cuba, dans son opposition aux menaces qu'exercent les États-Unis contre Cuba depuis la révolution cubaine et contre son droit d'être. Elle se reflète dans l'appui du peuple québécois aux campagnes organisées pour exiger la libération des Cinq héros cubains emprisonnés injustement aux États-Unis depuis 1998. Elle se reflète par les milliers de Québécois qui chaque année visitent l'île. Alain Gonzalez Gonzalez, consul
général de la République de
Cuba à Montréal, et Frantz Benjamin,
conseiller municipal, qui a parlé au nom
d'Annie Samson, mairesse de l'arrondissement
Villeray, Saint-Michel-Parc Extension, ont
présenté les salutations d'honneur.
La musique, la poésie, les chansons et la
danse ont aussi occupé l'espace avec les
artistes Acalanto, Vic Vogel, Junior Sandlaire et
Los Quebecos Del Son et qui ont fait la joie de
toutes les personnes présentes.
17e Journée torontoise d'amitié avec CubaLe 25 août, l'Association d'amitié Canada-Cuba de Toronto et l'Association des résidents cubains à Toronto ont tenu la 17e journée d'amitié Toronto-Cuba au Nathan Philips Square, devant l'hôtel de ville, sous la bannière « L'amitié de Cuba pour le monde ». Le conseiller municipal Joe Mihevc a lu un message de salutations de la part du premier ministre de l'Ontario. L'allocution principale a été prononcée par Raul Delgado Concepcion, du Consulat général de Cuba à Toronto. Étaient également présents les consuls du Salvador, d'Haïti, du Venezuela, de Saint-Vincent et des Grenadines, des représentants d'organisations qui oeuvrent à bâtir l'appui pour Cuba comme le Forum de Toronto sur Cuba et le Réseau de solidarité latino-américain, le représentant de l'Association des résidents jamaïcains et des représentants de partis politiques. Des gens de tous les mieux ont participé
aux activités de la journée, qui
comprenaient une dégustation de cuisine
cubaine et des représentations musicales
des groupes Iyá Iré, Yani Borrell et
Clave Kings et Paul Terry and Son de Cuba. ![]()
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