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Dans son budget de mars 2012, le gouvernement Harper a annoncé qu'il va éliminer d'ici trois ans les emplois de 19 200 employés de la fonction publique et parapublique fédérale qui en compte environ 400 000. Ces coupures sont faites derrière des portes closes. Les fonctionnaires reçoivent des lettres à la maison, qu'on appelle des avis de réaménagement des effectifs, leur disant que leur emploi risque d'être « affecté » dans un avenir rapproché. Lesquels des emplois sont éliminés est ensuite décidé par un processus entièrement anonyme. Près de 900 professionnels du gouvernement représentés par l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) et à l'emploi de Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) ont reçu un avis de réaménagement des effectifs le 13 septembre dernier. Cela porte à 5200 le nombre des membres de l'Institut à avoir reçu un tel avis depuis le dépôt du budget fédéral en mars 2012. Selon le syndicat ces 900 professionnels comprennent des infirmières dont les connaissances médicales servent à déterminer l'éligibilité des postulants aux prestations d'invalidité du Régime de pensions du Canada et 886 autres qui soutiennent le travail des ministères et agences gouvernementales tels Service Canada qui administre le Programme de la sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti, le Régime de pensions du Canada et les Prestations pour la garde d'enfants. L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) rapporte quant à elle que 589 de ses membres qui travaillent pour RHDCC et 149 qui travaillent pour la GRC ont aussi reçu un avis pendant la semaine les informant qu'ils risquent de perdre leur emploi. Selon l'AFPC, 3478 de ses membres ont maintenant reçu cet avis depuis le budget 2012 et le ministère a dit aux syndicats qui les représentent que 2100 positions vont être éliminées suite au budget. Ce nouvel envoi d'avis de réaménagement des effectifs porte le nombre des membres de l'Alliance qui ont été ainsi menacés à 18 019. Plus de 1500 employés d'Emploi et Immigration Canada ont également reçu un avis semblable du gouvernement Harper la semaine dernière. Non seulement cette élimination d'emplois affaiblit-elle les services qui sont dispensés aux Canadiens, mais elle détruit le secteur public et, en fait, c'est l'objectif qui est visé. Tandis qu'on justifie les éliminations d'emplois au nom de l'austérité, de l'amélioration des services et d'autres diversions frauduleuses, les ténors néolibéraux éliminent le droit public et le remplacent par le droit de monopole. Les positions perdues par les fonctionnaires sont données à des contractants privés qui font des fortunes avec ces contrats, notamment en engageant des employés à de très bas salaires et sans avantages sociaux. Souvent ce sont les mêmes fonctionnaires chevronnés qui une fois mis à pied prennent ces positions à contrat à des conditions très inférieures. Il s'agit d'un des plus pires scandales de la destruction nationale néolibérale du XXIe siècle et le gouvernement Harper et ses semblables doivent en être tenus responsables. L'information a déjà filtré au sujet des contrats privés qui ont été accordés pour remplacer les emplois perdus au ministère de la Défense nationale, tels les emplois de concierges et de personnel des cuisines sur les bases militaires. « Nous sommes préoccupés de l'impact de ces coupures sur nos membres et sur les services importants qu'ils dispensent aux Canadiens, a dit Debi Daviau, vice-présidente de l'IPFPC. C'est bien possible que ces positions vont être transférées une fois de plus au secteur privé où la sécurité et la confidentialité des données est un réel problème. Il y a juste quelques jours, on a rapporté que le ministère de la Défense nationale entend dépenser 100 millions $ pour donner à des contractants le travail qui vient d'être enlevé aux fonctionnaires. Ça va probablement être la même chose pour cette nouvelle ronde de coupures. » Un autre problème est la désinformation que fait le gouvernement Harper pour poursuivre avec arrogance son ordre du jour de destruction nationale même s'il est de plus en plus dénoncé. Le ministre de la Défense Peter MacKay a émis un communiqué de presse disant que l'AFPC « rend un mauvais service à ses membres » en déformant les faits au sujet des coupures des emplois civils sur les bases militaires par le ministère de la Défense. Il essaie de détourner l'attention des actions de son gouvernement en parlant des emplois qui seront créés par les contrats de construction navale octroyés à Halifax par son gouvernement. Une représentante de l'AFPC a dénoncé ce communiqué comme un exemple de manipulation gouvernementale et a demandé comment des emplois de construction navale pourraient bien remplacer les emplois des travailleurs qui s'assurent que les gens reçoivent leurs chèques de pension du RPC, les aident à faire leurs rapports d'impôts ou donnent des services aux vétérans. Cet assaut contre les services publics poursuit celui des gouvernements Chrétien et Martin qui ont remplacé un grand nombre d'emplois de la fonction publique par des emplois à contrat, permettant à des propriétaires d'agences de placement de faire beaucoup d'argent avec les contrats lucratifs des gouvernements pendant que les travailleurs qui y étaient employés n'avaient aucune sécurité. On sait aussi que des positions qui jusqu'à aujourd'hui étaient toujours occupées par des gens de la fonction publique sont maintenant données à de grandes firmes comptables et de consultants privées comme Deloitte, Ernst & Young et KPMG, mondialement connues pour leur « méthodes créatives de comptabilité » et leur corruption. On assiste à l'usurpation de l'autorité publique par des intérêts privés. Le fait que le gouvernement Harper utilise sa majorité pour accomplir ce programme néolibéral révèle que les institutions démocratiques établies par le passé ne sont plus capables de défendre l'intérêt public et que les travailleurs, les femmes et les jeunes du pays doivent sérieusement prendre en main de renouveler le processus politique démocratique.
Menaces à peine voilées du ministre des FinancesSous la dictature Harper, l'ouverture et la clôture du parlement sont devenues des occasions de coups d'éclat contre la classe ouvrière et le peuple. Cela sert à déstabiliser le corps politique et à le désinformer sur les stratagèmes du gouvernement pour payer les riches et pour détruire l'autorité et les institutions publiques.
« Je suis très préoccupé par la possibilité d'un conflit de travail dans le secteur de l'automobile. C'est inquiétant parce que c'est un secteur très important pour l'Ontario mais aussi pour d'autres régions du Canada. « Je connais les présidents des compagnies et je connais Ken Lewenza, le chef du syndicat. Je les encourage tous à en venir à un accord le plus vite possible. Ce n'est pas le temps d'avoir ce genre de conflit quand on sait que l'heure est grave pour l'économie mondiale. » Le ministre n'est pas préoccupé par la santé de l'économie et ne s'intéresse pas outre mesure à régler la crise de l'économie mondiale dans l'intérêt des travailleurs canadiens, y compris les travailleurs de l'automobile de sa propre circonscription, Oshawa. Non, ses propos peuvent être compris seulement dans le contexte des interventions du gouvernement Harper dans les conflits de travail à Postes Canada, Air Canada et le Canadien pacifique, avec des lois forçant le retour au travail ou la menace de lois spéciales en faveur d'intérêts privés. Ses prétendues préoccupations doivent également être revues à la lumière du traitement que son gouvernement a réservé aux travailleurs d'Electro-Motive Diesel et d'Avéos qui ont fermé leurs portes. Il les a abandonnés à leur sort sous prétexte qu'il s'agissait de « décisions privées » qui ne concernent pas le gouvernement. Ainsi, le ministre Flaherty n'a pas dit un mot à propos des menaces du PDG de Chrysler Sergio Marchionne de déménager la production aux États-Unis si les travailleurs n'acceptent pas l'institution d'un système de salaires à deux paliers et ses propositions de « partage des profits ». Non, les propos du ministre doivent être vus pour ce qu'ils sont : une menace à peine voilée contre les travailleurs de l'automobile, que s'ils ne se soumettent pas au diktat des monopoles qui exigent des concessions, le gouvernement interviendra pour attaquer leur droit de résister et de s'organiser. Ses propos sont un signe que la dictature Harper fait déjà pencher la balance en faveur des monopoles de l'automobile. La menace implicite est que si les chefs syndicaux n'entendent pas raison, le gouvernement est prêt à déposer une loi spéciale et à déclarer toute opposition des travailleurs dans ce secteur névralgique pour l'économie canadienne une « atteinte à la sécurité nationale ». Le gouvernement et Chrysler menacent ainsi les travailleurs et les communautés après leur avoir soutiré des milliards de dollars en fonds de sauvetage ! Et la raison pour laquelle le ministre Flaherty ne dit rien est que c'est lui qui a été l'entremetteur dans les négociations avec les monopoles de l'automobile durant la crise économique de 2009. Il se prépare à leur rendre le même service. Les propos de Flaherty sont également une indication de ce que le gouvernement Harper entend faire durant cette nouvelle session du parlement et montrent l'importance pour l'Opposition ouvrière de bâtir sa politique indépendante à la défense de l'intérêt public. La dictature Harper prépare les conditions pour se servir de sa majorité pour déclarer que toute résistance des travailleurs dans les secteurs clés représente un danger pour la sécurité nationale. Toute la démagogie à l'effet que « l'heure est grave pour l'économie mondiale » vise à paralyser toute discussion sur les causes de cette crise et les façons de la surmonter. Les concessions et autres manoeuvres pour payer les riches ne font qu'aggraver la situation, elles ne sont pas des solutions comme l'histoire nous l'a montré maintes et maintes fois. La criminalisation de la résistance des travailleurs et de leurs organisations est le moyen. Il y a à cet effet plusieurs projets de loi visant à détruire les syndicats, dont le projet de loi d'initiative parlementaire C-377, la Loi modifiant la Loi de l'impôt sur le revenu (exigences applicables aux organisations ouvrières). Ces menaces sont inacceptables ! Ces méthodes d'extorsion sont dignes de la mafia et devraient être punissables par la loi. Mais au lieu de cela les chefs d'entreprises, les représentants du gouvernement et les médias en parlent comme si c'était la chose la plus normale au monde. Non à l'extorsion de concessions par ceux qui ont usurpé l'autorité publique pour le gain privé ! Soyons résolument du côté des travailleurs de l'automobile contre ces tentatives de leur enlever ce qui leur revient de droit ! (Traduction : LML) Journée nationale d'action de défense des services publics et d'opposition au programme d'austéritéOttawa, 15 septembre 2012 Le 15 septembre, l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) a organisé des actions à travers tout le Canada pour s'opposer au programme d'austérité du gouvernement Harper et défendre les services publics importants que ses membres dispensent. Ces travailleurs des services publics font face aux attaques du gouvernement Harper lesquelles font partie de son ordre du jour néolibéral de privatisation des services, de démantèlement des institutions publiques et d'abandon de chacun à son sort. Un très grand nombre d'emplois dans les services publics ont déjà été éliminés et le gouvernement continue de plus belle dans la même veine. Ces institutions représentent l'intérêt public que les monopoles et le gouvernement à leur service voient comme une entrave à leurs intérêts étroits. L'importance de la Journée nationale d'action a été de nouveau démontrée le 13 septembre quand un avis a été envoyé à 1500 personnes qui travaillent à Ressources humaines et Développement des Compétences Canada les menaçant que leur emploi risquait d'être éliminé. Les actions se sont tenues, sous le thème « Nous sommes tous touchés », dans plus de 30 villes correspondant aux 7 régions de l'AFPC. Les actions ont pris des formes diverses, notamment des marches et des rassemblements, des kiosques d'information et des barbecues. Un des buts premiers des actions était de conscientiser les gens sur le rôle de ces coupures dans la destruction des services publics dont les gens dépendent, dans les menaces qu'elles renferment pour la santé et la sécurité de la population. Dans leur appel à la Journée d'action, les organisateurs ont expliqué que parmi les services qui sont attaqués il y a l'inspection des aliments, les pensions de la sécurité de la vieillesse, l'assurance emploi, les soins de santé pour les Premières Nations, la protection de l'environnement, les opérations de sauvetage sur les fleuves et les océans, et la sécurité du transport. Les organisateurs ont aussi fait valoir que les pertes d'emplois affectent grandement l'économie. Le premier ministre Harper et son ministre des Finances Jim Flaherty ont exposé leur détachement criminel en disant que les coupures vont uniquement affecter « des activités de racoins de bureaux » et qu'elles représentent le simple « bon sens », une allusion à la « Révolution du bon sens » antisociale de Mike Harris en Ontario. Selon eux, éliminer les services est même une façon de les améliorer ! Les travailleurs et le peuple sont bien conscients que l'ordre du jour néolibéral ne se limite pas au gouvernement fédéral. Des travailleurs des secteurs publics provinciaux et municipaux se sont joints à la Journée nationale d'action, en plus des postiers et des travailleurs d'autres secteurs. En passant à la hache les programmes et les emplois partout au pays, le gouvernement Harper met à risque le bien-être du peuple et même la vie humaine. Le 15 septembre, les membres de l'Alliance de la fonction publique et des autres syndicats présents se sont engagés à intensifier leur combat à la défense des services publics et de leurs emplois et ils ont appelé tout le monde à les appuyer. Région de la capitale nationaleDes centaines de travailleurs du secteur public et leur alliés se sont rassemblés au Parc de la Confédération à Ottawa le 15 septembre avec au programme des tables de littérature, de la musique live, du théâtre et d'autres activités. Un représentant syndical a dit au Marxiste-Léniniste que la surcharge de travail et l'insécurité constante qui pend au bout de leur tête affecte beaucoup la santé des travailleurs. Elle a dit que les femmes sont particulièrement affectées par les coupures, elles qui représentent plus de la moitié des travailleurs du secteur public et 84 % du personnel administratif des endroits de travail fédéraux, ce qui amène l'AFPC à dire que les coupures dans la fonction publique et parapublique fédérale affectent les femmes plus que qui- conque. Elle a dit que la Journée nationale d'action n'est que le début des actions que le syndicat va organiser contre cette attaque brutale qui vise non seulement les droits des employés de la fonction publique mais la population dans son ensemble. Région de l'AtlantiqueAu Nouveau-Brunswick, les membres de l'AFPC ont organisé des actions à St-Jean, Fredericton, Miramichi et Bouctouche. En Nouvelle-Écosse, l'Alliance a organisé des rassemblements devant les bureaux de circonscription du ministre de la Défense Peter MacKay à New Glascow et Antigonish de même qu'à Halifax pour dénoncer les coupures dans tous les services publics et plus spécifiquement dans les emplois civils au Ministère de la Défense nationale. À Summerside à l'Île du Prince Édouard, les gens ont signé une pétition de plus de dix mètres de long contre les coupures gouvernementales. À Terre-Neuve et au Labrador, des actions ont eu
lieu à Happy Valley-Goose Bay et à St-Jean.
Déjà l'an dernier, le gouvernement a fermé le
centre de sauvetage maritime de St-Jean ce qui a suscité une
grande colère parmi la population des provinces de l'Atlantique. ![]() ![]() St. John's, Terre-Neuve; Antigonish, Nouvelle-Écosse, dans le comté du ministre de la Défense Peter McKay Québec![]() À Sainte-Anne-de-Bellevue, on a tenu un rassemblement communautaire en appui à l'Hôpital Sainte-Anne pour les vétérans. Au même moment, la bannière de l'AFPC « Stephen Harper nous déteste » attachée à un avion survolait l'événement. Récemment, à Ottawa, la GRC avait forcé le pilote de l'avion déployant la même bannière à atterrir sous de faux prétextes de sécurité bien que toutes les règles de sécurité aient été respectées. Ontario![]() Les actions en Ontario coïncidaient avec la lutte entreprise par les professeurs de la province contre les attaques du gouvernement provincial contre leurs droits et le système d'éducation, lesquelles se font aussi au nom de l'austérité. Thunder Bay, Sudbury, Kingston et Toronto ont été les hôtes des actions cette journée là. À Toronto, l'Alliance de la fonction publique a organisé un tribunal populaire pour exposer et dénoncer les crimes des champions de l'offensive antisociale, Stephen Harper, le premier ministre ontarien Dalton McGuinty, le chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario Tim Hudak et le maire de Toronto Rob Ford. Se sont joints à cette action des délégations du Syndicat canadien de la fonction publique, de la Fédération des travailleurs de l'Ontario, du Conseil du travail de la région de Toronto et de York, du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, des Premières Nations, d'organisations de minorités nationales, de femmes, de groupes communautaires et anti-pauvreté. Près de 300 personnes ont envahi le simulacre de salle de cour monté pour l'occasion. Un chef d'accusation a été lu dénonçant les 4 chefs politiques néolibéraux pour le tort qu'ils infligent aux travailleurs, pour la violation des droits des travailleurs et pour leur entreprise de destruction nationale. Des délégués ouvriers et des représentants d'autres organisations sont venus à la barre pour étoffer la preuve. Au nom de conseil de l'AFPC de la région, Debbie Willet a dénoncé les coupures de 19 200 emplois dans les services publics par le gouvernement Harper et l'impact dévastateur qu'elles vont avoir sur les services dont dépend la population. La représentante du STTP Cathy Kennedy a rappelé comment le gouvernement Harper et sa ministre du Travail Lisa Raitt ont foulé aux pieds les droits des postiers. Fred Hahn le président du SCFP-Ontario a
été l'un de ceux qui ont parlé au nom des
travailleurs du secteur public de l'Ontario. Il a dit que le
gouvernement de Dalton McGuinty essaie d'y aller à la stupeur
pour soutirer 18 milliards $ des secteurs de la santé, de
l'éducation et des autres programmes sociaux en Ontario.
Après avoir parlé de l'action en cour, en vertu de la
Charte, que les enseignants et les travailleurs de l'éducation
ont intentée contre la loi 115 antiouvrière du tandem
McGuinty-Hudak, Hahn a conclu en disant que « Aller devant les
tribunaux ne suffit pas. Nous devons organiser pour reprendre nos
droits. Nous devons mobiliser tout le monde dans chaque ville et chaque
municipalité de la province!» ![]() ![]() Un tribunal populaire à Toronto accuse le premier ministre du Canada Stephen Harper, le premier ministre de l'Ontario Dalton McGuinty et le maire de Toronto Rob Ford pour leurs attaques contre les enseignants et les travailleurs du secteur public, leurs droits et leurs organisations de défense, et contre les services publics. Région des Prairies![]() Winnipeg À Winnipeg, l'événement s'est tenu au Memorial Park et la présidente nationale de l'AFPC Robyn Benson de même que des activistes de syndicats et de groupes communautaires y ont pris la parole. Tous les participants ont été invités à signer une bannière longue de 100 pieds exprimant l'impact des pertes de services publics sur la communauté. En Saskatchewan, les actions ont eu lieu à Saskatoon, à Prince Albert et à Régina. En Alberta, on a tenu une journée familiale à Calgary et à Edmonton. À Lethbridge, des membres de l'AFPC ont distribué des cartes postales dans la communauté sur lesquelles on pouvait lire : « Nous sommes tous touchés ». En cette même journée, plus de 500 membres du Syndicat des agents correctionnels du Canada ont marché vers le bureau de circonscription de Stephen Harper et manifesté devant le bureau pour livrer le message que la soi-disant politique de répression de la criminalité du gouvernement Harper est dénoncée par les agents correctionnels et les Canadiens. « Les Canadiens doivent connaître les répercussions que les politiques de Harper auront sur eux », a dit Pierre Mallette, le président national du syndicat. « Ce qui se passe à l'intérieur de nos établissements a tendance à se reproduire à l'extérieur. Les gangs et la violence deviennent un mode de vie pour les détenus. Nous sommes en voie de passer d'un système de réadaptation à un système américain d'entreposage des prisonniers qui entraînera des conséquences à long terme. » « Le gouvernement enferme plus de détenus
dans moins de prisons, tout en nous octroyant moins de ressources pour
les réadapter. C'est la catastrophe assurée », a
souligné Kevin Grabowsky, président régional du
syndicat dans les Prairies. « Nous avons demandé à
nous asseoir à une table avec le gouvernement pour trouver une
solution, mais jusqu'à maintenant, on ne nous a pas
répondu », a-t-il poursuivi. Après leur
rassemblement, les membres du syndicat ont procédé
à une sollicitation dans Calgary-Sud-Ouest, circonscription de
Stephen Harper. Ils ont frappé à plus de 10 000 portes
pour exprimer leurs préoccupations, en plus de demander aux
électeurs de signer une lettre et de communiquer avec le premier
ministre. ![]() ![]() Saskatoon; Edmonton Colombie-Britannique![]() Des actions ont été organisées à Naramata, Courtenay, Prince George, Abbotsford, Surrey, Vancouver, Nanaimo et Victoria. À Vancouver, il y a eu un sit-in de 24 heures à la base de la garde côtière de Kitsilano qui doit fermer le printemps prochain. Le sit-in a commencé vendredi après-midi. Le lendemain après-midi, les organisateurs de l'action ont dit que personne du gouvernement ou de l'administration de la garde côtière n'a répondu à leur invitation de venir à la base pour écouter ce qu'ils avaient à dire. Ils ont dit qu'ils vont organiser une autre occupation si leur demande d'une rencontre reste sans réponse. La base de Vancouver, qui répond à plus de 350 appels par année, est la plus active du Canada. À Courtenay, on a organisé un rassemblement devant le bureau du député conservateur de North Island John Duncan. La plus grande partie des travailleurs qui ont participé au rassemblement et au pique-nique qui l'a suivi étaient du secteur public, à la fois fédéral et provincial et comprenaient entre autres des travailleurs des postes et de la santé.
Allan Hughes, le directeur régional de la section 2182 des Travailleurs canadiens de l'automobile représentant les officiers des communications marines de la garde côtière, a parlé de l'impact des coupures du gouvernement sur la sécurité maritime qui va affecter tout le monde depuis les pêcheurs sportifs jusqu'aux gens utilisant les traversiers, le personnel des pétroliers et la population avoisinante. Il a dit que le député John Duncan a systématiquement refusé de rencontrer les gens qui voulaient discuter avec lui du danger représenté par ces coupures en particulier la fermeture du Centre de la garde côtière de Comox. AFPC-Nord![]() Yellowknife À Yellowknife dans les Territoires du Nord-Ouest,
les travailleurs du secteur public ont organisé une
journée familiale pour la communauté. À Whitehorse
au Yukon, on a dévoilé une murale intitulée
« À la défense de services publics de
qualité » qui a été peinte par des artistes
lors de la journée de la jeunesse pour appuyer le programme pour
les jeunes à risque. (Photos: ACFP, LML)
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