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Numéro 94 - 10
septembre 2012
Le Canada hooligan
La rupture des relations avec l'Iran
Le
Canada hooligan
• La rupture des relations avec l'Iran
• L'Iran et la Syrie déclarés
«États soutenant le terrorisme» - Enver
Villamizar
• La diffamation de l'Iran par le Canada
- Nathan J. Freeman
République
populaire démocratique de Corée
• Célébrations du 64e anniversaire
Le Canada hooligan
La rupture des relations avec l'Iran
Le gouvernement du Canada a annoncé vendredi le 7
septembre que « le Canada a fermé son ambassade en Iran,
cette mesure prenant effet immédiatement, et
déclaré persona non grata tous les diplomates
iraniens encore en poste au Canada. » Les relations diplomatiques
entre le Canada et l'Iran sont donc rompues.
Ce geste fait suite au succès diplomatique
remporté par la République islamique d'Iran lors du 16e
sommet du Mouvement des non-alignés tenu à
Téhéran du 26 au 31 août, au sujet duquel le Canada
était resté étrangement silencieux. L'importance
du sommet qui réunissait 129 pays membres de l'ONU était
telle que le secrétaire général de l'ONU Ban
Ki-moon s'était vu forcé d'y participer. La concertation
diplomatique du sommet des non-alignés a constitué un
solide appui au principe de la non-ingérence dans les affaires
de pays souverains et à la résolution pacifique de tous
les conflits actuels.
La présence de tant de pays au sommet de
Téhéran montre que ce sont les États-Unis et leurs
proches alliés qui sont véritablement isolés dans
la diplomatie mondiale aujourd'hui, pas ceux qu'ils ont
déclaré être des « États voyous
» ou faisant partie de l'« axe du mal ». La rencontre
a été un succès malgré la volonté
expresse des gouvernements des États-Unis et d'Israël et
leur condamnation de l'événement comme « une honte
et une tache pour l'humanité », pour reprendre les mots du
premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le Canada ne voit aucun intérêt à
échanger avec le Mouvement des non-alignés. Son
animosité s'inspire d'un sentiment de revanche qu'il dirige
présentement contre la République islamique d'Iran
à qui il reproche d'« instiguer » tous les obstacles
à la réalisation de la domination mondiale par
l'impérialisme américain.
Mais surtout, la rupture des relations diplomatiques par
le Canada semble être la réponse de la machine de guerre
impérialiste américaine, dont le Canada fait maintenant
partie intégrante. Ce geste cause un tort sérieux non
seulement au désir des Canadiens de contribuer à la paix
dans le monde mais aussi aux efforts historiques pour établir
des relations multilatérales et bilatérales entre le
Canada et l'Iran. Il n'est plus possible de soutenir la
prétention des gouvernements successifs à faire du Canada
un pays amical désirant vivre en paix avec tous les peuples du
monde sans discrimination. Cette prétention fait maintenant
place à un assaut toutes voiles déployées pour
imposer la définition anti-communiste des droits humains, de la
démocratie et de l'économie de libre marché,
définition héritée de la guerre froide mais que le
Canada s'obstine à maintenir, même au risque de plonger
l'humanité dans une autre conflagration mondiale. Ces
agissements exposent la perfidie derrière les relations
irrationnelles que le gouvernement Harper veut établir avec les
pays ou les peuples d'Asie occidentale et du Moyen-Orient qui
résistent aux cajoleries et à la subversion de
l'État sioniste d'Israël.
Le gouvernement canadien
cherchait de toute évidence à prendre le gouvernement
d'Iran par surprise et à provoquer le choc. Le Canada
déclare ainsi à la face du monde qu'il est un hooligan et
un État voyou. Le ministre des Affaires étrangères
du gouvernement Harper, John Baird, a annoncé la rupture des
relations lors de la Conférence de la Coopération
économique de l'Asie-Pacifique (APEC) à Vladivostok, en
Russie, en présence du personnel diplomatique de nombreux pays.
Le représentant des Affaires étrangères d'Iran a
tout de suite répondu très fermement au geste
conçu pour provoquer. La plupart des participants au sommet de
l'APEC, comme bon nombre de ceux qui ont appris la nouvelle par voie de
communiqué de presse, ont été
étonnés du manque de civisme du gouvernement Harper.
Cette façon de mener des relations diplomatiques
est un avertissement au monde entier à l'effet qu'établir
des relations bilatérales avec le Canada, est à vos
risques et périls. Que cherche à accomplir le Canada avec
ce geste haineux et hostile, qui par ailleurs compromet tous les plans
des gens d'origine iranienne présentement au Canada en visite ou
pour travailler ou étudier ?
Les manoeuvres impérialistes américaines
effectuées derrière un écran canadien
caractérisent depuis toujours les relations entre le Canada et
l'Iran. En novembre 1979, les États-Unis avaient fait
équipe avec l'ambassadeur canadien à
Téhéran, Ken Taylor, pour organiser la manoeuvre notoire
visant à « secourir » une demi-douzaine
d'employés de l'ambassade américaine, détenus avec
plus de 400 de leurs compatriotes par les Gardes
révolutionnaires iraniens. Le geste impulsif et pas très
diplomatique des gardes révolutionnaires n'était rien
quand on sait tous les crimes ce que les États-Unis ont commis
contre la vie et la liberté du peuple iranien au cours des 25
années du régime de leur marionnette, le chah Reza
Pahlevi.
Depuis les événements de 1979, Ken Taylor
a toujours nié quelque implication que ce soit des
États-Unis dans ces actions. Plusieurs ouvrages publiés
à l'occasion du 30e anniversaire de ces événements
(en 2009) apportaient par contre des preuves qui démentent les
protestations d'innocence de Taylor et établissent clairement
qu'il a agi comme un agent de la CIA dans cet incident. Et finalement,
Ken Taylor a lui-même déclaré il y a quelques jours
que la rupture unilatérale des relations avec l'Iran est un
geste mal avisé de la part du gouvernement Harper !
Cette rupture unilatérale est un signal de plus
qu'il ne s'agit plus de préparatifs de guerre puisque les pays
anglo-américains agresseurs sont déjà en guerre
contre tous ceux qui refusent de se soumettre à leur diktat.
Comme dans les années 1930, la méthode utilisée
est d'imposer une situation de guerre à un pays à la fois
ou à plusieurs en même temps.
Une volonté de nuire au développement
industriel d'Iran
Un autre objectif que vise le Canada par ce hooliganisme
est de saboter le développement industriel de l'Iran. L'Iran est
un leader mondial du développement de l'expertise scientifique,
indépendant du diktat de l'empire américain. À cet
égard, l'Iran et le Canada suivent des voies très
différentes, notamment en ce qui concerne l'exploitation des
combustibles fossiles. Face aux sanctions unilatérales des
États-Unis et aux sanctions internationales incitées par
les États-Unis pour faire obstacle à ses efforts pour
fabriquer des pièces non dispendieuses pour sa base industrielle
et d'autres éléments de sa superstructure industrielle,
la République islamique d'Iran a démarré son
réacteur nucléaire de Bouchehr avec l'intention de
produire de l'électricité sur une échelle de masse
et éventuellement pallier à la dépendance du pays
par rapport aux importations de pétrole raffiné comme
source d'alimentation énergétique. Le succès
qu'elle a obtenu à cet égard est examiné de
près par de nombreux pays en développement qui cherchent
aussi à échapper à l'asservissement imposé
par les oligarchies financières du FMI et de la Banque mondiale
dominées par les États-Unis.
Par ailleurs, la dictature Harper ne manque jamais
l'occasion de réitérer son absurde prétention que
le Canada est une superpuissance mondiale de l'énergie. Cela
s'accompagne de dénonciations faites à l'unisson avec les
sionistes israéliens à l'effet que l'Iran
représente une menace à l'existence d'Israël. Par
contre, il maintient un silence total sur le fait que le produit de
l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta est destiné
aux chars d'assaut, aux navires de guerre et aux avions d'attaque du
Pentagone et reste dans le déni en ce qui concerne la formidable
pollution de l'air et de l'eau qu'entraînent cette expansion
rapide de l'exploitation des sables bitumineux et leur acheminement
vers les raffineries du sud des États-Unis.
La véritable histoire de
l'initiative avortée de restaurer des relations
bilatérales canado-iraniennes dignes de ce nom dévoile
l'essence de la prétention de Harper que le Canada est une
superpuissance énergétique. Dans les années
2003-2004, alors que les rapports entre le Canada et l'Iran avaient
été gelés pendant toute une
génération, et suite à des mois de planification
soignée, une délégation d'ingénieurs
iraniens s'est rendue dans la zone de raffinerie de l'Alberta pour
comparer leurs notes avec des ingénieurs canadiens sur des
développements récents dans le raffinage du
pétrole. Cela devait servir de point de départ à
des contacts de personne à personne dans des domaines
d'expertise commune canado-iranienne. Les impérialistes
américains ont eu vent de la rencontre qui devait se tenir et
ils ont fait courir le bruit à travers la Presse canadienne que
la République islamique, sous couvert d'échange
bilatéral d'expertise pétrolière, faisait entrer
des espions et des saboteurs dans les champs
pétrolifères, ce qui eu pour effet de saborder la visite
dès sa deuxième journée. On sait très bien
par ailleurs que les États-Unis et les services secrets
israéliens du Mossad ont assassiné un grand nombre
d'experts iraniens en matière nucléaire. Quelles autres
accusations le gouvernement canadien va-t-il maintenant porter contre
l'Iran, que c'est l'Iran qui est responsable de ces morts ?
Les Canadiens n'accepteront jamais l'intégration
à la machine de guerre impérialiste américaine qui
vient entre autres avec le mandat de perturber les relations
internationales. Cela montre que le Canada n'est plus en train de se
préparer à la guerre — il est en guerre ! Les
conditions actuelles montrent à quel point il est pressant de
nous donner un gouvernement anti-guerre au Canada.

L'Iran et la Syrie déclarés
«États soutenant le terrorisme»
- Enver Villamizar -
Le 7 septembre, lorsque le gouvernement Harper a
annoncé la fermeture de son ambassade en Iran et qu'il a
déclaré tout diplomate iranien au Canada persona non
grata, il inscrivait aussi officiellement l'Iran en tant
qu'État soutenant le terrorisme selon les pouvoirs que lui
accorde la Loi sur la justice pour les victimes d'actes de
terrorisme. Le même jour, il annonçait que la Syrie
était également un État soutenant le terrorisme.
La Loi sur la justice pour les victimes d'actes de
terrorisme a été adoptée le 13 mars dernier
avec l'adoption du projet de loi C-10, la loi omnibus sur les
activités criminelles. Avec cette loi, les tribunaux du Canada
peuvent servir à poursuivre les gouvernements iranien et syrien
et à geler leurs avoirs au Canada. L'inscription d'un pays
à la liste des « États soutenant le terrorisme
» est un acte entièrement arbitraire décidé
à la discrétion du ministre des Affaires
étrangères en consultation avec le ministre de la
Sécurité publique. Cela passe complètement outre
au parlement. Le gouvernement pro-guerre, pro-torture, pro-Israël
et pro-impérialiste de Stephen Harper peut donc se servir de ce
pouvoir qu'il s'est accordé sournoisement avec une loi omnibus
pour engager le Canada dans des actes de guerre en déclarant des
pays hors la loi. Toutes les prétentions au sujet de la lutte
contre les crimes de nature sexuelle dans le discours officiel au
moment de l'adoption de la loi omnibus servaient à cacher le
véritable objectif.
Durant le débat très limité sur la
loi omnibus, la seule partie qui a reçu un appui unanime des
partis à la Chambre est celle portant sur la justice pour les
victimes d'actes terroristes. Le Parti libéral et son critique
aux affaires de la Justice qui appuie notoirement les actes d'agression
contre les pays du Moyen-Orient, Irwin Cortler, ont été
les plus volubiles. Selon Radio-Canada, l'épouse du ministre de
la Défense Peter Mackay, Nazanim Afshin-Jam Mackay, a
été particulièrement active dans la campagne pour
faire fermer l'ambassade iranienne. La désinformation se
poursuivra maintenant avec la prétention que c'est une
façon de combattre les atteintes aux droits humains en Iran et
en Syrie.
Bien que plusieurs pays maintiennent des listes
d'organisations considérées comme « terroristes
», le seul autre pays au monde qui a une liste d'«
États soutenant le terrorisme » est les États-Unis
qui, de pair avec Israël, est le plus grand supporteur et
organisateur du terrorisme à l'échelle internationale.
L'inscription de l'Iran et de la Syrie fait en sorte que la liste
canadienne est maintenant conforme à celle des États-Unis
et cela montre que ces mesures font partie de la nouvelle raison
d'État du Canada en tant qu'entité intégrée
des États-Unis des monopoles d'Amérique du Nord. Cette
intégration s'est faite en utilisant les prérogatives des
pouvoirs exécutifs des deux pays.
L'inscription de pays comme États soutenant le
terrorisme est une atteinte au droit de conscience des Canadiens. Cela
vise à criminaliser ceux qui s'opposent à l'agression
impérialiste en général et à l'agression
contre l'Iran et la Syrie en particulier. C'était le but
visé par l'adoption de la Loi sur la justice pour les
victimes d'actes de terrorisme. Le chaos qui est
délibérément créé en Syrie sert de
prétexte pour convaincre les Canadiens de la
nécessité de mettre certains pays au ban de la
communauté internationale. Le gouvernement Harper
commencera-t-il maintenant à inscrire d'autres pays qui
échappent à la sphère d'influence de l'empire
américain ? Commencera-t-il à criminaliser les Canadiens
qui appuient la position indépendante de pays qui cherchent
à se soustraire à l'empire américain ? Et pendant
ce temps, le Canada ne condamne pas l'assassinat de chercheurs iraniens
par les services secrets d'Israël comme des actes de terrorisme
d'État, non plus les attaques au drone des États-Unis au
Pakistan.
La liste des États soutenant le terrorisme du
Canada doit être abolie. On ne doit pas permettre au gouvernement
Harper de déclarer des personnes et des pays illégaux. Il
y a des normes et des conventions internationales que le Canada doit
respecter. Cela montre que si la constitution donne à ce
gouvernement les pouvoirs de prérogative lui permettant de faire
de telles choses, c'est que la constitution a besoin de renouveau et
ça presse.

La diffamation de l'Iran par le Canada
- Nathan J. Freeman -
En rompant de façon unilatérale et aussi
arbitraire les relations avec la République islamique d'Iran
vendredi dernier, la dictature Harper qui contrôle
présentement le parlement canadien s'est encore une fois
tirée dans le pied. Les prétextes que le gouvernement a
invoqués pour la rupture des relations sont les suivantes selon
le communiqué officiel du ministère des Affaires
étrangères :
« Le Canada considère le gouvernement de
l'Iran comme étant la menace la plus importante à la paix
et à la sécurité mondiales à l'heure
actuelle;
« le régime iranien fournit une aide
militaire croissante au régime Assad ;
« il refuse de se conformer aux résolutions
des Nations unies concernant son programme nucléaire ;
« il menace régulièrement
l'existence d'Israël et tient des propos antisémites
racistes en plus d'inciter au génocide ;
« il compte parmi les pires violateurs des droits
de la personne dans le monde ; et
« il abrite des groupes terroristes auxquels il
fournit une aide matérielle. »
Il est remarquable qu'aucun de ces mensonges et
demi-vérités n'a quelque chose à voir avec les
relations actuelles entre le Canada et l'Iran. Alors pourquoi le Canada
est-il préparé à amener nos deux pays au bord de
la guerre ?
Le gouvernement canadien annonce la rupture des
relations diplomatiques avec un pays avec lequel il a très peu
de relations diplomatiques et pour une différence d'opinion
concernant un tiers pays (la Syrie).
Les médias monopoles du Canada, sans rien
expliquer des rapports régissant les États, se sont tout
de suite mis à démoniser les Iraniens, comme si
c'était une explication suffisante. Le peuple iranien est
désincarné, il ne serait pas un peuple avec une histoire,
des aspirations, un projet national, mais tout simplement le porteur
d'une menace terroriste, sans compter que la soi-disant cible de cette
prétendue menace est nul autre que le plus grand agresseur et
terroriste de la région, l'État israélien, au
sujet duquel on ne dit rien.
Dans leur empressement à minimiser l'impact de
cette décision unilatérale et arbitraire du gouvernement
canadien sur la population, les réseaux CBC et CTV ont dit qu'il
y avait 120 000 ressortissants iraniens au Canada, sans donner la
source de cette information. Selon les sources iraniennes, il s'agirait
plutôt de 410 000 personnes.
En fait, les médias monopoles et les
représentants du gouvernement canadien abandonnent toute
responsabilité envers les Iraniens qui vivent ou travaillent au
Canada et qui se retrouvent soudainement dans une situation très
délicate. Beaucoup de ces Iraniens ont fait une demande de
citoyenneté ou de résidence permanente et attendent le
dénouement de leur dossier. Les médias et le gouvernement
essaient d'en blâmer le gouvernement iranien qui ne
reconnaît pas la double citoyenneté alors que dans les
faits seuls une poignée de pays reconnaissent la double
citoyenneté.
Mais cela attire plutôt l'attention sur le fait
que le Canada manipule le statut des immigrants et nouveaux arrivants
et limite leurs droits et privilèges de sorte qu'il y a dans ce
pays de très nombreuses personnes qui se retrouvent pendant des
années dans un état de « mort civile » (sans
aucun droit).
Encore une fois, tout comme lors de sa participation
à l'agression en Afghanistan suivant les attentats du 11
septembre 2001, la décision de rompre les relations
diplomatiques avec l'Iran a clairement été prise à
Washington. Elle lie encore les Canadiens aux ambitions
guerrières des impérialistes américains dont la
stratégie est d'éliminer la Syrie comme obstacle à
l'agression directe contre l'Iran.
Les Canadiens ont intérêt à se poser
la question suivante : quand le camp américain
déclenchera finalement son assaut contre la République
islamique, que restera-t-il de notre souveraineté
déjà en lambeaux et pendant combien de temps ?

République populaire
démocratique de Corée
Célébrations du 64e anniversaire
Grand spectacle de gymnastique et artistique Arirang
à Pyongyang le 8 septembre 2011 lors des
célébrations
du 63e anniversaire de la fondation de la RPDC.
Le 9 septembre 2012 est le 64e anniversaire de la
fondation de la République populaire démocratique de
Corée (RPDC) qui est célébré avec
enthousiasme révolutionnaire par les patriotes coréens au
pays et à l'étranger.
La fondation de la RPDC le 9 septembre 1948 fut un
événement de grande importance historique pour le peuple
coréen et les peuples du monde. Elle a permis aux Coréens
de créer une nation digne et indépendante et d'être
maîtres de leur destinée.
La RPDC depuis sa fondation
a suivi une marche ardue mais marquée de grandes victoires et
contributions à la lutte de l'humanité pour la paix et le
progrès. Sa lutte déterminée contre
l'impérialisme américain et l'occupation militaire
américaine de la Corée du sud continue d'inspirer tous
les peuples opprimés et exploités du monde.
Après avoir défait l'occupation militaire
japonaise (de 1910 à 1945) et ainsi joué un rôle
décisif dans la victoire sur les puissances de l'Axe pendant la
Deuxième Guerre mondiale, le peuple coréen victorieux
dirigé par le Général Kim Il Sung et
l'Armée populaire de Corée (APC) a entrepris de
construire un État démocratique moderne sur les ruines de
la guerre. Des comités populaires ont été
établis dans tout le pays et le peuple coréen a
élu ses représentants à une Assemblée
populaire en août-septembre 1945, laquelle a proclamé la
République populaire de Corée le 6 septembre 1945. Cette
République n'a pas vécu longtemps. Les troupes
américaines sont arrivées deux jours plus tard et,
fidèles à la doctrine de la Guerre froide de Truman de
« l'endiguement du communisme » et de la défense des
« intérêts américains » sur la
péninsule coréenne, elles ont déclaré
illégale la République populaire de Corée et
commencé à écraser par la force les comités
populaires. Le général Douglas MacArthur avait alors
déclaré que la Corée serait un « rempart de
l'anti-communisme ».
Pendant les trois années suivantes, à
travers une campagne sanguinaire de terreur et de brutalité de
masse, le gouvernement militaire illégal des États-Unis
et ses agents locaux ont criminalisé, arrêté,
torturé, emprisonné et assassiné des centaines de
milliers de personnes soupçonnées d'être
communistes, des « gauchistes » et d'autres patriotes qui
résistaient vaillamment à la brutale occupation militaire
américaine.
En mai 1948, les États-Unis ont organisé
de frauduleuses « élections libres et impartiales »
que le peuple coréen a massivement boycottées, et
installé au pouvoir par la force des armes leur marionnette
Syngman Rhee au poste de président de la République de
Corée.

Kim Il Sung
s'adresse à la première séance de
l'Assemblée
populaire suprême de la RPDC le 10 septembre 1948.
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En réponse à ce crime contre le peuple
coréen et l'humanité toute entière, et pour
garantir sa base révolutionnaire au peuple coréen et
l'avenir de la nation, Kim Il Sung a déclaré le 6
septembre 1948 la fondation de la République populaire
démocratique de Corée à Pyongyang devant plus d'un
million de personnes.
Dans le but de s'emparer de la péninsule
coréenne et de l'utiliser pour provoquer une guerre d'agression
contre la Chine et l'Union soviétique, les États-Unis ont
instigué une guerre civile en Corée suivie de la Guerre
de Corée de 1950 à 1953 qui a causé la mort de
plus de 4 millions de civils et une destruction à grande
échelle de l'économie et de l'infrastructure. Les
États-Unis et 17 autres pays dont le Canada ont pris part
à cette guerre d'agression sous la couverture du drapeau des
Nations unies sous le prétexte mensonger d'une intervention dans
un conflit international, le prétexte qui est encore
donné aujourd'hui concernant la Syrie ou la Libye. Le Japon, qui
venait juste d'être vaincu en tant que puissance de l'axe pendant
la Deuxième Guerre mondiale, en grande partie grâce
à la lutte héroïque du peuple coréen sous la
direction de Kim Il Sung et de l'Armée populaire
coréenne, a été utilisé par les forces
américaines/onusiennes comme support naval et de ravitaillement.
Les agresseurs ont commis des crimes contre la paix, des
crimes contre l'humanité et des crimes innommables, comme des
massacres civils, l'utilisation d'armes biologiques et chimiques et des
bombardements incendiaires contre des villes du nord sans égard
aux victimes civiles. Bien qu'encore toute jeune, la République
populaire démocratique de Corée a su rallier le peuple et
vaincre les États-Unis, défendant victorieusement
l'indépendance du pays et la souveraineté de la nation.

La centrale de la
jeunesse Huichon, un des grands
projets qui ont permis d'élever le niveau de vie de la
population, achevé en avril de cette année.
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Le président de la RDPC Kim Il Sung avait dit
à cette occasion : « La victoire de notre peuple dans la
guerre de Corée fut une victoire du peuple
révolutionnaire sur les forces impérialistes, une
victoire de l'armée révolutionnaire sur les forces
d'agression de l'impérialisme. Elle prouva que le peuple qui se
dresse pour la liberté, l'indépendance et le
progrès, qui prend en main sa destinée sous la direction
d'un parti marxiste-léniniste, ne sera jamais conquis par les
forces de l'agression impérialiste. Elle exposa également
la vulnérabilité et la corruption de
l'impérialisme américain, montrant aux peuples et nations
opprimés du monde que l'impérialisme américain
n'est pas du tout cet ennemi invincible qu'on prétendait et
qu'il pouvait être combattu et vaincu. »
La RPDC a été capable hier et aujourd'hui
de surmonter les pires épreuves sous la direction du Parti des
travailleurs de Corée d'abord dirigé par le
président Kim Il Sung, puis par Kim Jong Il qui a
élaboré la politique Songun de priorité à
l'armée et maintenant par Kim Jong Un. La RPDC est encore
aujourd'hui un pilier de la lutte contre l'impérialisme
américain, ce qui est une puissante contribution à la
paix mondiale. Tenant tête à la puissance de l'empire
militaire américain, connu dans le monde pour son utilisation
d'armes nucléaires, chimiques et biologiques, la RPDC exprime
non seulement son droit d'être mais le droit de toutes les
nations à l'autodétermination et à la
légitime défense et la confiance dans la victoire face
à toute force agressive.
Tandis que les États-Unis et les médias
monopolisés anglo-américains continuent de
répandre leur désinformation à l'effet que la RPDC
constitue une « menace nucléaire » et un danger pour
le peuple coréen et pour le monde, les faits prouvent le
contraire. C'est un fait historique que la RPDC a
présenté un grand nombre de propositions pour la
signature d'un traité de paix avec les États-Unis pour
remplacer l'Accord d'armistice de 1953 lesquelles ont été
sommairement rejetées par les États-Unis. Les
États-Unis sont en train de construire une gigantesque base
navale dans l'Île de Jeju en dépit des objections des
Coréens du nord et du sud, ils organisent et dirigent des
exercices de guerre agressifs sur terre et sur mer qui menacent la RPDC
et ils refusent de retirer de la Corée du sud et de ses environs
leurs 28 000 soldats, leur arsenal massif de missiles nucléaires
et leur autre arsenal militaire de même que leurs navires et
sous-marins de guerre. On voit bien qui est pour la paix et qui est
pour la guerre.
C'est la RPDC et sa direction qui ont fait toutes les
propositions pour la réunification indépendante et
pacifique de la Corée sous la bannière « Par la
nation coréenne elle-même », lesquelles ont conduit
à la signature historique de la Déclaration conjointe
Nord-Sud le 15 juin 2000 et à l'Accord du 4 octobre 2007 entre
les deux Corées. Ces propositions ont fait progresser le
mouvement de réunification et elles font maintenant et pour
toujours partie de la conscience politique du peuple coréen
malgré la traîtrise du régime anti-communiste vendu
aux États-Unis de Lee Myung Bak en Corée du sud qui fait
tout ce qu'il peut pour criminaliser et saboter le mouvement pour la
réunification de la Corée.
Aujourd'hui, se basant sur sa politique du songun
qui donne priorité aux affaires militaires et donne le
rôle dirigeant aux forces armées dans l'édification
nationale, notamment en tant que main-d'oeuvre principale dans les
projets de construction et le développement multilatéral
de l'économie, la RPDC est engagée dans un programme
audacieux pour élever le bien-être de la population et
améliorer son niveau de vie. Sa politique du songun en
fait une forteresse imprenable parce qu'elle lui permet à la
fois de se défendre contre toute agression et de remplir son
objectif de devenir une nation vibrante et prospère.

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