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Numéro 93 - 8
septembre 2012
Résultats des élections
au Québec
Les institutions démocratiques en
mal de renouveau
Résultats
des
élections
au
Québec
• Aux travailleurs la tâche
d'empêcher la dégénérescence vers l'anarchie
et la violence
• La brutalité d'un système
démocratique anachronique
• Pour le peuple, c'est le retour au rôle
de spectateur
• Encore un coup électoral
• La fidélité des jeunes à
leur décision a fait la différence
• Bravo aux candidats et sympathisants du PMLQ!
Tournée des
navires de guerre canadiens et américains dans les ports du
Canada
• Les Montréalais s'opposent à
l'intégration du Canada dans la machine de guerre
étatsunienne
Samedi le 8 septembre
• 8e Journée montréalaise
d'amitié avec Cuba
Les institutions démocratiques en
mal de renouveau
Aux travailleurs la tâche d'empêcher la
dégénérescence vers l'anarchie et la violence
Le Parti marxiste-léniniste du Québec
(PMLQ) condamne l'attentat perpétré contre la nouvelle
première ministre Pauline Marois le soir de l'élection et
la menace que cela représente pour le Parti
québécois et l'ensemble du corps politique au
Québec.
Le PMLQ blâme la politique sectaire et chauvine
des représentants de l'État anglo-canadien et leurs
médias. Ce sont eux qui créent un climat perpétuel
de guerre civile au Québec. L'auteur de la fusillade, qu'il
souffre de troubles mentaux ou pas, a trouvé un terrain fertile
pour son geste de désespoir. Le but visé en instituant ce
climat est
d'inciter à la haine sectaire sur la question nationale
pour que les gens ne puissent plus penser et que le peuple ne puisse
pas prendre le contrôle de son pouvoir décisionnel
souverain. Qu'il décide de créer un pays
indépendant ou qu'il décide de renouveler les rapports
fédéraux est une question à part. Toutes les
provinces veulent renouveler leur
rapport avec l'État fédéral en ce moment, alors
pourquoi quand il s'agit du Québec c'est l'occasion d'inciter
à la guerre civile?
Loin de permettre à ce climat de s'installer, le
PMLQ
fera tout en son pouvoir pour que les résultats de cette
élection soient bien assimilés par les travailleurs et
les jeunes et toutes les forces sociales qui cherchent à
réaliser leur vision de société. Comment tenir ce
gouvernement responsable, voilà ce qui est à l'ordre du
jour pour tout le monde
maintenant. Le gouvernement doit exécuter la volonté du
peuple qui réclame la garantie des droits de tous.

La brutalité d'un système
démocratique anachronique
La brutalité du chaos qu'impose le système
anachronique dit démocratique est telle que le peuple n'a pas eu
même le temps de réfléchir aux résultats de
l'élection qu'un attentat contre la nouvelle première
ministre du Québec, la chef du Parti québécois
Pauline Marois, est venu tout chambarder. L'auteur de l'attentat,
souffrant de troubles
mentaux ou pas, a clairement été emporté par le
climat de guerre civile incité par des intérêts
privés liés aux institutions anachroniques de
l'État anglo-canadien. Il s'est fait l'émissaire de la
menace de mort — ni plus ni moins qu'une déclaration que le
peuple québécois doit s'attendre à un avenir
d'instabilité et de guerre civile s'il ose faire des
choses qui dérogent à la ligne de marche
néolibérale et aux rapports entre le
fédéral et les provinces dictés par l'oligarchie
financière internationale.
La réflexion en cours sur les résultats de
l'élection a tout de suite été
évacuée. L'événement tragique qui a fait un
mort et un blessé grave est décontextualisé. Il
devient une lamentation au sujet de dangers inconnus sur
lesquels on ne peut rien. Ça aurait pu être pire, nous
dit-on, comme la tuerie à l'École polytechnique qui a
fait 14 victimes il y
a 13 ans.
Le PQ forme maintenant le gouvernement mais c'est une
situation complexe où la CAQ pense pouvoir dicter ce que le
gouvernement pourra et ne pourra pas faire. La chef du PQ a tout de
suite exprimé ses condoléances aux familles des victimes.
Elle a lancé un appel au calme et demandé qu'on fasse
preuve de coopération et de civilité à
l'Assemblée nationale. Les autres partis ont acquiescé et
exprimé à leur tour le désir de
coopérer. Ce qui donne un « business as usual »
très inquiétant. Le peuple est censé ne rien faire
d'autre que de vivre avec les conséquences et continuer.
La nouvelle première ministre ne manque pas de
courage, cela est certain, et personne n'est surpris de la voir
affronter la menace sans flancher. Mais le message n’est pas moins
clair pour autant. Les Québécois se sont clairement fait
dire de ne pas franchir la ligne sinon tout peut leur arriver. C'est
inacceptable et ça ne passera pas !
La violence va de pair avec
l'anarchie. L'anarchie gagne du terrain quand les intérêts
privés se battent pour le contrôle de l'État et
mettent toutes les instances à leur disposition. Le fait qu'ils
puissent le faire avec impunité et recourir à la violence
contre l'un l'autre et contre le peuple pour obtenir ce qu'ils veulent
montre que la société civile
basée sur la vision du bien commun et les arrangements
étatiques qui l'assurent sont finis. Quand l'anarchie
règne nous sommes déjà dans une situation de
guerre civile, un contre tous et tous contre un. Les factions de la
classe possédante s'emparent du pouvoir décisionnel
souverain par l'exercice de la prérogative royale, les clauses
Henri VIII.
Celles-ci ont déjà permis à Jean Charest, Stephen
Harper et d'autres ailleurs au Canada d'instituer maintes mesures
antisociales qui font un tort à l'intérêt public et
attaquent les collectifs des travailleurs et du peuple. Cette
guerre civile est menée avec des lois qui interdisent la
résistance et qui criminalisent toute organisation qui lutte
pour les droits de ses membres. Ses moyens sont la diffamation, les
arrestations de masse, les menaces, les attentats,
les bombes. Rien de « civil » là-dedans. L'attitude
de Jean Charest face aux étudiants et maintenant ces menaces de
violence contre Pauline Marois et le PQ en sont la preuve.
On dit que la force de Pauline Marois résiderait
dans l'art du compromis. Elle aurait un talent particulier à
résoudre les différends pour favoriser une cohabitation
pacifique. Mais en faveur de qui ces différends sont-ils
résolus ? Et de quels différends s'agit-il ? Des
différends sur la vision de société, celle du
peuple et celle des riches, de
manière à résoudre la crise en faveur du peuple,
à trouver un nouvel équilibre qui favorise le peuple ? Ou
des différends entre factions privées qui rivalisent pour
le contrôle de l'État, pour le compte
d'intérêts privés ? Comment le fait de
préserver la paix entre ces factions privées sert-il
l'intérêt public ? Pourquoi parler au nom de
l'intérêt public si
c'est pour défendre des intérêts privés ?
Est-ce pour tromper et désinformer le peuple ? Faut être
clair là-dessus.

Pour le peuple, c'est le retour au rôle de
spectateur
Le résultat de
l'élection du 4 septembre place les travailleurs devant la
responsabilité de ne pas permettre que le système de
cartel de partis prenne le contrôle de l'Assemblée
nationale et joue avec leur vie. Plus que jamais ils sont placés
devant la nécessité historique de tenir leurs propres
discussions sur ce qui se passe sur la base de leur propre
pensée et leurs propres intérêts. Pas question
d'accepter l'offensive idéologique néolibérale
menée par des intérêts privés qui ne sont
pas les leurs. Les travailleurs doivent définir leurs propres
intérêts dans la complexité de l'ici présent
et agir en tirant les conclusions qui s'imposent.
D'abord, il faut bien voir qu'aujourd'hui, en
conséquence du coup électoral qui a porté au
pouvoir un gouvernement minoritaire du Parti québécois
avec la Coalition avenir Québec (CAQ) comme « voix de la
raison », tous les partis politiques à l'Assemblée
nationale parlent au nom du peuple, au nom du bien commun, de la paix
sociale. Il ne
saurait en être autrement puisque cette élection portait
précisément sur la vision de société qui
défend le droit public, telle que réclamée par le
peuple.
La nouvelle première ministre nous assure
d'entrée de jeu que les principales demandes du peuple dans
cette élection ne vont pas être compromises puisqu'elle
peut tout simplement émettre des décrets
ministériels. Elle annulera la hausse des frais de
scolarité, ce qui, dit-on, rendra caduque la loi 12, la loi
spéciale adoptée par le gouvernement Charest pour forcer
les étudiants à retourner en classe.
Dans les circonstances cela pourrait amener une
nécessaire trêve dans ce dossier, mais les travailleurs et
les étudiants doivent se méfier quand la seule option
qu'offre le système est d'opérer par décrets.
Qu'est-ce que cela représente pour le peuple et
son pouvoir de décider ? Jean Charest, Stephen Harper et
d'autres premiers ministres provinciaux ont gouverné par
décrets pour servir des intérêts privés et
nous y sommes fermement opposés. Mais
cette fois-ci, on nous présente un différent
scénario. Cette fois-ci cela est fait dans notre
intérêt, alors nous n'avons qu'à applaudir. Non
seulement applaudir, mais aussi accepter son
corollaire — qu'en échange nous devons accepter que
certaines mesures ne pourront pas être adoptées parce que
la CAQ s'y opposerait. Nous sommes censés garder le silence et
nous assurer de ne pas compromettre le
fragile équilibre. Personne ne nous a consultés à
ce sujet, à propos de comment agir et pourquoi, mais nous sommes
censés accepter les choses comme elles sont. Est-ce vrai que
cette méthode de gouvernance par décrets peut être
utilisée pour servir l'intérêt public ?
Les travailleurs ont assurément
intérêt à discuter de ces choses et à
défendre leurs intérêts en défendant le
droit public. Déjà on leur a
assigné le rôle de spectateurs et personne ne s'en est
rendu compte. Ils devront participer activement à la discussion
des affaires qui concernent le corps politique maintenant que les
querelles vont reprendre au parlement aux dépens du
peuple.
Il faut bien comprendre les conséquences de la
gouvernance par décrets. Elle fait en sorte que c'est nous qui
sommes désormais responsables d'assurer la paix sociale. La
constitution le permet, nous dit-on, alors si nous nous objectons, on
dira que c'est notre faute si cela mène au désordre. On a
joué le même tour aux étudiants. Mais la
vérité est
que s'il y a des troubles sociaux c'est à cause du refus des
néolibéraux de renouveler les institutions
démocratiques pour que le peuple, et non les riches et leurs
représentants, soit investi du pouvoir souverain de
décider. Quand les étudiants ont résisté
à la décision de Jean Charest de poursuivre la
privatisation de l'éducation en augmentant la dette
étudiante, on les a blâmés pour le chaos social. Ce
sera la même chose pour les travailleurs et le peuple s'ils
résistent à l'offensive antisociale, qui continuera
à coup sûr à cause du système de cartel de
partis. Les représentants de l'élite dominante appellent
à un consensus social mais ça n'existe pas un consensus
social dans une société divisée en
classes ayant des intérêts et des visions de
société diamétralement opposés.
Le système de cartel de partis qui s’installe
à l’Assemblée nationale a pour fonction de maintenir les
partis du cartel au pouvoir d'une façon ou d'une autre. Tant que
ce n'est pas le peuple qui décide et qui est au pouvoir, les
différentes factions à l'Assemblée nationale
dépenseront toutes leurs énergies à garder la paix
sociale entre elles et à
réduire le peuple au silence, pour qu'il n'ait pas de rôle
dans
les prises de décisions qui affectent son existence. Cela veut
dire des menaces et représailles les uns contre les autres et
contre le peuple.
Cela crée une situation difficile pour les
travailleurs, les femmes et la jeunesse dans la mesure où cela
empêche de voir clairement ce qui se trame. Il faut donc
être vigilant. Nous devons continuer de développer la
politique indépendante de la classe ouvrière pour occuper
l'espace du changement. Cet espace existe objectivement. Nous devons
l'occuper et ne pas laisser des intérêts privés
l'occuper pour s'emparer de l'autorité publique à leurs
fins..

Encore un coup électoral
Dans cette élection, de puissants
intérêts liés à l'État anglo-canadien
ont réussi un coup électoral avec la Coalition avenir
Québec (CAQ), qu'ils ont maintenant à leur disposition au
Québec. Ils avaient espéré que la CAQ devienne
l'Opposition officielle au cas où le Parti libéral soit
complètement balayé, mais la CAQ est arrivée
troisième, ce qui
est encore mieux pour les intérêts des forces
réactionnaires. La CAQ a obtenu suffisamment de sièges
pour obtenir le statut de parti politique reconnu à
l'Assemblée nationale et détenir la balance du pouvoir.
La déconfiture du Parti libéral du Québec a donc
été évitée, au grand soulagement du Parti
libéral du Canada, qui croit à tort que tant qu'il a
un pied à terre au Québec il lui reste une chance.
L'ensemble de l'establishment canadien voit cela comme un
développement positif puisque le Parti libéral au
Québec peut encore servir pour contrôler le NPD
de Thomas Mulcair au fédéral si besoin.

La fidélité des jeunes à leur
décision a fait la différence
Les jeunes manifestent
contre l'offensive antisociale du gouvernement Charest dans les rues de
Sherbrooke
le 31 juillet 2012, lors du lancement de la campagne électorale
du Parti libéral par le premier ministre.
Le Parti marxiste-léniniste du Québec
(PMLQ) félicite de tout coeur la jeunesse étudiante qui a
promis de faire la différence dans cette élection et qui
a tenu parole.
Nous sommes convaincus que cette différence
s'exprime
dans la participation au vote et dans la défaite de Jean Charest
dans son propre comté. Le soir de l'élection Charest a
parlé comme s'il avait gagné quelque chose, ne voulant
pas admettre qu'il a été défait grâce au
travail assidu et ardu des équipes d'étudiants.
Grâce à leur conviction, à leur
effort conscient pour accomplir quelque chose de tangible, ils ont
atteint leur objectif. Bravo !
L'autre participant aux élections qui
mérite selon nous le respect des Québécois pour ce
qui est du rôle de la jeunesse est le parti qui se compose de la
nouvelle génération, le parti de l'Option nationale et
son chef Jean-Martin Aussant. Leur expérience dans cette
élection sera très importante pour l'avenir du
Québec. Mise à part toute
l'expérience acquise dans le travail d'organisation d'une
élection, ils ont appris dans l'âme ce que veut dire
être marginalisé par le système dit
démocratique. Cela leur servira dans leur bataille pour abolir
les arrangements électoraux basés sur le pouvoir et le
privilège qui permettent une discrimination aussi
éhontée. Imaginez le résultat si le
consortium des médias avait accordé à Jean-Martin
Aussant les mêmes privilèges qu'à Françoise
David ? Il aurait sans doute été élu. Mais ce
n'est que spéculation puisque le système de
privilèges en place ne permet pas au peuple de faire un choix
informé. Le système définit les choix, il les
ordonne puis il dit au peuple de choisir ! Quelle
fraude!
Nous sommes certains qu'Option nationale va continuer de
se bâtir et de s'organiser pour réaliser la vision du
Québec que les jeunes épousent. Bravo les jeunes qui se
sont joints à Option nationale avec l'idée de prendre
leur avenir en main et faire la différence ! Cela peut se faire
! Cela doit se faire !

Bravo aux candidats et sympathisants du PMLQ!
Comme toujours, nos
félicitations les plus chaleureuses vont aux candidats et
sympathisants du PMLQ. Nous travaillons avec des difficultés
énormes, c'est sûr, mais ça n'a rien de nouveau !
En fait, nous jouons un rôle très important, surtout pour
ce qui est de l'analyse de ce qui se passe et de l'identification de
l'espace du changement que
peuvent occuper les travailleurs et les autres sections du peuple. Que
le résultat de l'élection soit un gouvernement
majoritaire ou minoritaire, cela ne change rien au fait que les
travailleurs doivent développer leur politique
indépendante sur la base de laquelle ils occupent l'espace du
changement, plutôt que de laisser les riches l'occuper.
L'élection
d'un gouvernement minoritaire rend d'autant plus urgent de s'organiser
politiquement pour s'assurer de ne pas être pris par surprise par
le cours des événements. Ils doivent pouvoir
contrôler les décisions qui affectent leurs vies et
l'avenir de la société.
À notre avis, l'usurpation du pouvoir de
l'État par des intérêts privés et la
dépolitisation du corps politique sont le danger principal en ce
moment. Le rôle que peut jouer le PMLQ, la contribution que
peuvent faire tous celles et ceux qui font partie de son entourage, est
d'analyser les résultats de l'élection pour que nous
puissions contribuer au
meilleur de nos capacités à faire en sorte que personne
ne tombe dans les nombreux pièges qui sont tendus.
Un gros merci à tous les candidats et
sympathisants du PMLQ. La participation à cette élection
a montré qu'il y a de l'argent pour les votes et qu'il y a de
l'argent pour la désinformation, mais la fidélité
à nos décisions et le courage de nos convictions, cela
n'a pas de prix !

Tournée des navires de guerre
canadiens
et américains dans les ports du Canada
Les Montréalais s'opposent à
l'intégration du Canada dans la machine de guerre
étatsunienne
Les Montréalais se sont vigoureusement
opposés au Festival culturel militaire de Montréal
(FCMM), appelé « Armée de culture » qui a eu
lieu du 31 août au 3 septembre dans le port de Montréal.
Ce festival proguerre a été directement financé
par le gouvernement canadien, incluant le ministère de la
Défense
nationale et les Forces canadiennes, les Anciens Combattants et
plusieurs autres. Selon la brochure du festival, le FCMM « a pour
mission d'offrir au public montréalais l'occasion de prendre
conscience de l'apport militaire à la culture
générale passée, présente et future en plus
de souligner les différents événements
historiques où des militaires canadiens ont joué un
rôle important ». Plus loin, la même brochure
déclare que « Peu d'occasions existent dans la
métropole pour commémorer ce patrimoine et les nombreux
sacrifices que nos militaires ont faits et continuent de faire pour
nous permettre de jouir de la société telle qu'elle
est à ce jour. »
Les activistes ont
amené une large bannière sur laquelle était
écrit : « Culture mon oeil. L'armée sert à
tuer » Plusieurs actions ont été organisées
tout au long de l'événement pour dénoncer la
promotion de la culture militaire dont une marche des Femmes en noir,
un « die-in » sur la place publique, un
défilé
de drapeaux blancs, une session de dessins pour les enfants, une
projection d'images géantes contre la guerre et la distribution
de tracts antiguerre. Artistes pour la paix et d'autres artistes ont
dénoncé la vulgarisation du mot culture et son
association à la guerre, aux tueries et aux politiques
agressives contre les peuples
dans le monde. Échec à la guerre a émis un
communiqué appelant au boycott du festival et
dénonçant entre autres le fait que pendant que le
gouvernement coupe les programmes culturels, il détourne des
fonds publics pour appuyer les plans et visées de la machine de
guerre américaine dans le monde.
Le Parti
marxiste-léniniste du Québec, Campagne d'opposition au
recrutement militaire et Échec à la guerre ont tenu une
action commune devant une entrée du Vieux-Port. Ils avaient une
large bannière sur laquelle on pouvait lire « Non à
la militarisation de l'espace public, pas de propagande pour les
guerres
d'agression et d'occupation ». Sur des pancartes étaient
écrits : « Non à la culture de guerre de Stephen
Harper », « Pas un jeune pour la guerre impérialiste
», « Canada, hors de l'Otan ». Les activistes ont
distribué des centaines de tracts et beaucoup de gens se sont
arrêtés pour parler. Cela a créé toute une
ambiance
alors que l'événement, qui devait promouvoir la culture
militaire, s'est transformé en son contraire.
Des dizaines de personnes ont remercié de vive
voix les activistes pour cette action, leur souhaitant bon courage. Un
jeune garde de sécurité est venu leur serrer la main tour
à tour heureux de cette action. Des militaires sont venus
raconter qu'ils n'étaient pas d'accord avec les missions
étrangères qui visaient à
agresser les peuples.
Les tentatives de certains gardiens de
sécurité d'intimider les activistes et de mettre fin
à l'action ont échoué.
D'autres activistes se sont aussi rendus sur une des
îles du Bassin Bonsecours où se déroulait aussi le
festival pour y déployer la bannière « Propagande
militaire au service de l'empire de guerre ». Plusieurs agents de
sécurité ont tenté agressivement de les faire
partir, mais ils sont restés sur place.


Samedi le 8 septembre
8e Journée montréalaise d'amitié
avec Cuba

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