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Numéro 92 - 3
septembre 2012
Élection du 4 septembre
Tous aux urnes pour un gouvernement
majoritaire!
Dehors les néolibéraux!
  
Élection
du
4
septembre
• Tous aux urnes pour un gouvernement
majoritaire le 4 septembre! Dehors les néolibéraux!
- Parti marxiste-léniniste du Québec
• L'histoire appelle la classe ouvrière
à affirmer son rôle de force dirigeante de la
société
• Promotion hystérique de la CAQ qui
salive à l'idée d'être élue
• Encore une tentative de coup électoral
- Normand Fournier
• Une nouvelle direction pour l'économie
- Serge Lachapelle
Festival Armée
de culture à Montréal
• Non à la militarisation de la culture
et de l'espace public! Non à la propagande de guerre dans le
port de Montréal!
Élection du 4 septembre
Tous aux urnes pour un gouvernement majoritaire !
Dehors les néolibéraux!
- Parti marxiste-léniniste du
Québec -
Depuis le début de cette élection, le
mouvement sociopolitique pour la vision de société qui
reconnaît les droits de tous a continué de prendre de
l'ampleur. Les travailleurs de l'aluminium, des forêts, les
retraités, les femmes, les jeunes, les professionnels, les
Premières Nations et d'autres collectifs du peuple ont saisi
l'occasion pour imposer la discussion sur quelle vision de
société et quel est l'obstacle immédiat. La
conscience collective de saisir l'occasion des élections pour
donner une expression politique au mouvement social qui s'est
amorcé continue de s'affirmer.
Parce qu'ils appartiennent au vieux monde, les
néolibéraux ont cherché à étouffer
cette conscience par des arguments qui ne tiennent plus en ces temps de
changement. Ils ont tenté de ressusciter la fausse division du
corps politique entre « fédéralistes » et
« séparatistes » que le peuple avait rejetée.
Jean Charest, le représentant le plus fidèle de
l'État canadien au Québec, répète à
l'infini comme un homme qui a perdu la raison que le choix est entre la
«
stabilité économique » et « des
référendums et l'instabilité ». Les
libéraux et les médias monopolisés du
Québec et du reste du Canada ont recommencé la campagne
de peur, et au comble du ridicule Charest a déclaré que
si le PQ est élu « il n'y
aura pas d'équipe de hockey à Québec » !
Mais le peuple ne mord pas. Les travailleurs ont
répondu qu'un référendum, c'est tout simplement
une occasion d'affirmer la vision de société que nous
voulons, pour les droits de tous, une occasion de décider
collectivement de l'avancement du Québec moderne, alors, pas de
problème avec ça.
Aux prétentions de stabilité et de
sécurité des néolibéraux, les travailleurs
ont répondu que la stabilité économique
néolibérale, c'est la stabilité pour les grands
monopoles mondiaux mais l'instabilité et
l'insécurité permanente pour les travailleurs qui se
voient nier leurs droits, y compris le droit à une retraite en
sécurité ; pour les communautés
qui voient leur échapper tout contrôle de leur
économie et de leurs ressources ; pour les jeunes qui sont
forcés de s'endetter jusqu'au cou s'ils veulent s'instruire.
En désespoir de cause, les médiaux
monopolisés du Canada ont dit que si avec Charest ça ne
passe plus, votez pour la Coalition avenir Québec de
François Legault. C'était comme se tirer dans le pied
puisqu'ils annonçaient ainsi à la face du monde que la
CAQ cacarde dans les marais de Desmarais, là où
dînent Stephen Harper et compagnie.
Legault a passé le reste de la campagne à
répéter exactement le même message que les
libéraux, que le choix est entre la soi-disant stabilité
économique ou le chaos des référendums, heureux de
prendre la relève. La pile électrique du petit batteur de
tambour Jean Charest était épuisée ; on a
rechargé celle de François Legault. C'est l'ADQ redux et
on espère faire le même coup qu'en 2007. Mais il faut que
l'illusion apparaisse réelle tout de suite, sinon tout
disparaît en fumée en un rien de temps.
Ça ne marchera pas. Comment la crise de
gouvernance peut-elle être résolue par une manoeuvre
médiatique quand cette crise a pour origine le fait que le
peuple ne se sent pas représenté ? Cela ne peut au
contraire qu'approfondir la crise de crédibilité du
système de gouvernance actuel et mettre en relief son
impuissance face aux défis
historiques. Ce système de partis appartient à une autre
époque, quand le corps politique était divisé en
fonction d'intérêts privés rivaux. Aujourd'hui il
doit répondre au besoin qu'ont les citoyens de s'unir pour
identifier, discuter et régler les problèmes auxquels la
société fait face. Le peuple ne veut plus être
divisé en fonctions d'intérêts qui ne
sont pas les siens.
L'élection est depuis le début une
tentative d'usurper l'initiative politique du mouvement social qui
s'est levé à la défense des droits de tous. Nous
devons agir dans la réalité d'un système politique
désuet conçu pour porter au pouvoir un parti ou une
coalition de partis politiques sur lesquels le peuple n'exerce aucun
contrôle. Ce système
anachronique ne permet l'expression de la volonté populaire que
de façon ponctuelle.
Le PMLQ est d'avis qu'avec cette élection le
peuple québécois a la possibilité de donner une
expression ponctuelle de sa volonté, de faire un pas dans
l'avancement de la vision d'une société qui défend
les droits de tous. Il s'agit d'abord de chasser les partisans
déclarés de la vision néolibérale de
l'Assemblée nationale, d'envoyer paître les
Charest et Legault. Il s'agit en même temps que les travailleurs,
les jeunes, les femmes et tous ceux qui réclament leurs droits
et ont à coeur les intérêts du Québec
gardent l'initiative politique. L'élection d'un gouvernement
majoritaire du PQ offre en ce moment la possibilité d'exprimer
cette volonté : dire clairement Non ! à l'agenda de
destruction nationale et sociale et dire oui à des engagements
à annuler la hausse des frais de scolarité, à
revoir les concessions faites aux monopoles miniers, à
protéger les programmes sociaux et à ne pas abdiquer
devant l'offensive antisociale et antinationale du gouvernement Harper.
Cela veut dire aussi élire les candidats d'autres formations qui
s'engagent à ne pas faire de compromis avec l'ordre du jour
néolibéral et à ne pas laisser le gouvernement en
faire non plus.
  
L'important est que ce ne sera pas le mot de la fin,
bien au contraire. Dans le système actuel, aucun parti n'est
capable de représenter l'ordre du jour dont le peuple a besoin.
Ce système permet tout au plus de voter pour une approximation
de la vision de société du peuple, puisque celle-ci ne
peut être formulée que par le peuple lui-même en
possession des moyens d'en discuter et de la réaliser.
Il n'y a que la classe ouvrière qui est capable
de faire avancer la vision de société du peuple en se
constituant en nation, avec comme expression politique l'unité
dans l'action. C'est elle qui rassemble autour de la défense
des droits de tous, qui est la cause commune de l'ensemble du corps
politique et qui est diamétralement opposée
à tout ce que proposent les partis du
néolibéralisme.
Si le PQ réussit à
former un gouvernement
majoritaire, comment la classe ouvrière va-t-elle le dissuader
de suivre son instinct économique néolibéral ?
S'il forme un gouvernement minoritaire, comment la classe
ouvrière va-t-elle barrer la voie à la tendance
inhérente du système de partis à faire des
compromis favorables aux politiques
néolibérales pour préserver la stabilité et
le pouvoir ? Irons-nous encore en élection pour se retrouver
dans la même équation ? Qu'est-ce qui garantira qu'au
deuxième tour le peuple parvienne à faire entendre encore
plus clairement sa volonté politique ?
La réponse à toutes ces questions est la
même : la classe ouvrière doit continuer de
développer sa politique indépendante et combattre la
division factionnelle du corps politique.
Votons de façon à ce qu'après les
élections nous puissions aller plus loin pour insister sur des
solutions aux problèmes économiques et sociaux qui soient
dans l'intérêt des travailleurs, des femmes, des jeunes et
des Premières Nations. Ensemble, nous sommes forts.
Divisés par des intérêts partisans que nous ne
contrôlons pas, nous sommes
faibles. Approprions-nous notre pouvoir décisionnel en
créant nos propres organisations qui sont capables
d'enquêter et de discuter des vrais problèmes pour voir
comment leur apporter des solutions pratiques. Il y a une alternative
au néolibéralisme ! Il est possible de créer une
société humanisée !
Le 4 septembre, finissons-en avec les libéraux et
toutes les vieilles considérations politiques d'une
époque révolue et élisons un gouvernement
majoritaire que nous tiendrons responsable de la réalisation des
politiques que nous demandons. Notre stabilité est dans la lutte
pour les droits de tous ! Tous aux urnes le 4 septembre pour
défaire les
néolibéraux et leurs projets antisociaux et antinationaux
!

L'histoire appelle la classe ouvrière à
affirmer
son rôle de force dirigeante de la société
Les travailleurs vivent à une période
où l'histoire appelle les véritables producteurs des
biens et dispensateurs des services à prendre le contrôle
et la direction de leur vie, de l'économie et des affaires
politiques. Les travailleurs modernes sont instruits et
qualifiés dans leurs domaines, et cela comprend le plus
important des domaines : ils sont
capables de penser et de gérer leurs affaires sans
l'ingérence de ceux qui, invoquant le droit naturel ou
hérité, imposent leur volonté antisociale
étroite et le privilège de classe à la direction
de la société.
Ceux qui travaillent dans
le secteur de
l'éducation peuvent administrer le système
d'éducation. Avec les étudiants, ils peuvent
décider de la direction de l'éducation publique et d'un
développement positif pour servir les besoins de la population
et de la société. Pourquoi avons-nous besoin de
décideurs extérieurs qui viennent dicter à ceux
qui
travaillent dans le secteur et aux étudiants ce dont a besoin
notre système moderne ?
La même chose vaut pour les secteurs de base de
l'économie où, en contradiction avec la
réalité moderne, des monopoles mondiaux et leurs
représentants politiques dictent leur volonté
étroite et imposent leur conception du monde aux dépens
du droit public, de la volonté publique et de la conception du
monde publique. Le droit de monopole
prive ceux qui produisent les biens et dispensent les services de leur
droit de contrôler leur secteur, de décider de sa
direction et d'harmoniser les relations avec les autres secteurs de
l'économie.
Les exemples immédiats de l'assaut antisocial
néolibéral sont nombreux et sérieux, au
fédéral comme au provincial. Les premiers ministres
distribuent les ordonnances à gauche et à droite aux
travailleurs et à d'autres secteurs de la société,
les privant de leurs droits, tout en annexant le pays à
l'impérialisme américain ; les travailleurs n'ont pas
de sécurité et sont privés de leurs droits sociaux
et économiques ; les monopoles du secteur forestier, de l'acier,
de l'automobile, des mines et autres extorquent des concessions
antiouvrières et détruisent le secteur manufacturier ; et
la liste continue.
Les monopoles mondiaux et leurs
représentants
politiques privent les travailleurs de leur droit de résoudre
les problèmes, de gérer et de diriger leurs affaires dans
leur secteur respectif et plus généralement de
l'économie socialisée et de la société.
L'histoire appelle les vrais producteurs des biens et dispensateurs des
services à priver les
dictateurs autoproclamés du pouvoir de priver les travailleurs
de leur droit moderne de se gouverner, de gouverner leurs secteurs,
leurs régions et leur pays.
La défense des droits des travailleurs va droit
au coeur de l'édification nationale moderne. Que les vrais
producteurs contrôlent leur travail, ce qu'ils produisent et les
services qu'ils dispensent, cela a à voir avec ce que veut dire
être humain. Sans pouvoir politique pour établir la
direction de l'économie et intervenir pour défendre leurs
intérêts
et ceux de la société, les vrais producteurs sont
à la merci de forces naturelles et sociales sur lesquelles ils
n'ont aucun contrôle. L'histoire demande l'harmonie entre ceux
qui produisent les besoins et dispenses les services et leurs moyens de
production et l'économie ; l'histoire demande des rapports
socialisés de production qui correspondent à la
socialisation des forces productives. La responsabilité sociale
des travailleurs est de réaliser cette harmonie.
Les travailleurs se posent la question : comment se
fait-il que notre volonté populaire est aujourd'hui
écrasée politiquement, économiquement et
légalement ? Comment se fait-il que la petite minorité
riche et ses partis politiques parviennent à promouvoir et
à politiser les intérêts privés des
monopoles mondiaux en utilisant nos institutions
publiques ? Comment se fait-il que des partis néolibéraux
se font porter au pouvoir partout au pays en contradiction avec la
volonté de la vaste majorité de la population ? Comment
se fait-il que la classe ouvrière aboutisse avec des premiers
ministres aussi réactionnaires que Harper, Charest, et les
autres à travers le pays qui bafouent ses intérêts,
le
droit public et l'intérêt général de la
société ?
La réponse est simple : les
travailleurs n'ont
pas encore répondu à l'appel de l'histoire. Les
travailleurs individuels et leurs collectifs ont tout à gagner
à participer à des actes conscients pour affirmer leurs
droits et leur dignité et répondre à l'appel de
l'histoire. La classe ouvrière et son mouvement social et
politique indépendant a le pouvoir
d'arrêter l'offensive antisociale néolibérale des
monopoles mondiaux et de leurs représentants politiques mais ne
s'est pas encore mobilisée pour mener des actions soutenues avec
analyse et montrer le vrai pouvoir du nombre et sa détermination.
Organisons-nous au travail et dans les quartiers pour
mobiliser toute la nation québécoise pour chasser les
libéraux de Charest et ceux qui concilient avec eux le 4
septembre.
Organisons-nous au travail et dans les quartiers pour
participer aux actions pour dénoncer les lois antisociales et
les attaques contre l'éducation et la santé par les
néolibéraux.

Organisons-nous au travail et dans les quartiers pour
défaire l'offensive antiouvrière des
néolibéraux.
Organisons-nous au travail et dans les quartiers pour
être aux côtés des travailleurs des forêts et
des mines pour repousser l'extorsion des monopoles mondiaux qui
réclament des concessions qui auront pour effet de baisser le
niveau de vie et les conditions de travail de tous les travailleurs.
À tous les jours, organisons-nous au travail et
dans les quartiers pour faire une différence en participant
à des actes conscients pour unir la classe ouvrière,
défendre ses droits et les intérêts de tous et
faire avancer l'histoire.
Que la classe ouvrière prenne le contrôle
de ses ressources, de l'économie et de sa vie ! Que les vrais
producteurs des biens et dispensateurs des services répondent
à l'appel de l'histoire et affirment leur rôle de
dirigeants de la société !

Promotion hystérique de la CAQ
qui salive à l'idée d'être élue
Le Globe and Mail et le National Post,
ainsi
que
La Presse, ont décidé de faire la
promotion de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et de son chef
François Legault qui salive à l'idée de prendre le
pouvoir ou de devenir l'opposition officielle suite à
l'élection du 4 septembre. Selon ces propagandistes de
l'État anglo-canadien, la CAQ et son chef seront d'excellents
champions de l'escalade de l'offensive antisociale, de la privatisation
de l'éducation et de la santé et l'effort écraser
une fois pour toutes la demande de souveraineté du peuple
québécois qui, d'après eux, est le plus grand
danger auquel fait face le Canada aujourd'hui. Ils persistent à
définir le mot souveraineté comme étant non pas
l'acte d'un peuple qui prend une décision souveraine mais comme
un choix entre être pour le Canada ou contre le Canada. De cette
façon ils persistent à diviser le peuple plutôt que
de le laisser s'unir dans l'affirmation de sa volonté
collective. S'ils répètent cette propagande encore
aujourd'hui, c'est
qu'ils n'ont rien de mieux à offrir.
« Confrontée à la
réalité d'un État qui n'est plus viable,
écrit le Globe and Mail dans son éditorial du
31 août, la CAQ est prête à tenter des
expériences avec le système d'éducation, à
encourager l'esprit d'entreprise et la haute technologie, et à
ouvrir plus de portes dans le système de santé que n'en a
ouvertes le Parti libéral. La
CAQ se promeut elle-même comme une force de changement, ce qui
est une bonne chose mais est néanmoins un aveu qu'elle n'a pas
d'expérience du pouvoir. Les éléments
souverainistes du parti sont cause d'inquiétude. Monsieur
Legault, en dépit de son nationalisme très
enraciné, affirme qu'il votera contre la souveraineté
dans tout référendum
qui se tiendra dans les dix prochaines années. » Le National
Post promeut également la CAQ et son chef, notamment parce
qu'ils ne sont pas pour le déclenchement de « querelles
constitutionnelles ».
À la veille de l'élection, la CAQ s'adapte
très vite pour profiter de cette promotion.
Déjà le 29 août, Le Devoir
citait François Legault évoquant des « points en
commun importants » avec le gouvernement de Stephen Harper sur
les dossiers comme l'élimination de milliers d'emplois dans les
sociétés d'État, telles Hydro-Québec, comme
une base d'échange pour des concessions sur des questions comme
les mariages
de même sexe ou l'avortement.
Legault s'est maintenant fait le plus grand adversaire
de la tenue d'un référendum sur la souveraineté du
Québec et il a repris à son compte le langage de Charest
à propos des « extrémistes radicaux » qui
vont s'emparer du Québec si la CAQ n'est pas élue ou si
elle ne forme pas une opposition officielle forte. Il s'est fait
l'agitateur en chef de
l'épouvantail en répétant qu'une victoire du Parti
québécois et la tenue d'un référendum sur
la souveraineté signifieraient turbulences et chaos pour le
Québec.
Voter pour le PQ reviendrait à « remettre
le contrôle de notre avenir entre les mains de quelques
extrémistes radicaux, dit Legault. La CAQ est la seule option
pour rallier cette écrasante majorité d'électeurs
qui n'en veulent pas de référendum. » À un
.électeur qui lui demandait devant les caméras quel est
son programme, il a répondu : « Pas
de référendum. La santé et l'éducation !
»
Cela en dit long sur la nécessité de
bloquer toute coalition néolibérale le 4 septembre et
dans la période qui suivra l'élection.

Encore une tentative de coup électoral
- Normand Fournier -
Vendredi le 31 août, la firme de sondage CROP
rendait public son quatrième et dernier sondage de la
présente campagne électorale au Québec. Le sondage
révèle que le Parti libéral de Jean Charest se
dirige vers le pire score de toute son histoire. Même Charest et
le député Pierre Paradis sont sérieusement
menacés dans leur circonscription
respective. Le PLQ serait à toute fin pratique balayé de
la scène politique québécoise.
Le sondage met surtout l'accent sur la faible marge qui
sépare le Parti québécois (PQ) de Pauline Marois
de la Coalition Alliance Québec (CAQ) de François
Legault. Le sondage donne 32 % au PQ, 28 % à la CAQ et 26 % au
PLQ. Le PLQ ne recueillerait que 19 % des électeurs francophones.
En accordant beaucoup de couverture, beaucoup
d'importance au fait que le prochain gouvernement serait un
gouvernement du Parti québécois minoritaire, en remettant
à l'avant scène la question du référendum ;
c'est un appel à peine voilé de voter pour la CAQ qui est
lancé aux électeurs traditionnels du Parti libéral
du Québec.
La classe monopoliste du Canada et du Québec
organise ainsi pour bloquer la voie au PQ. Tous ses médias ont
repris dès sa sortie le sondage de la firme CROP. Ainsi ils
tentent de bloquer la voie à la volonté populaire des
travailleurs et des différents collectifs du Québec, de
chasser du pouvoir Jean Charest et son Parti libéral, aussi
d'empêcher tout parti prônant le
néolibéralisme et ses mesures antisociales de s'allier
pour former le prochain gouvernement.
Lors de la fin de semaine des 22-23 août, les
attaques concertées de la CAQ et du PLQ contre PQ et de Pauline
Marois laissaient entrevoir une possible union ou du moins un support
du PLQ, en perte d'espoir, à la CAQ. C'est chose faite.
Les électeurs québécois en ont
assez de Charest et de son Parti libéral corrompu, de son
offensive antisociale. Ils ne vont pas céder aux appels des
sirènes de la classe monopoliste. Les travailleurs
québécois et les différents collectifs de la
société demandent un accroissement des investissements
dans la santé et l'éducation, un régime de pension
public, le respect des droits de tous sans exception, et de cesser de
payer les riches.

Une nouvelle direction pour l'économie
- Serge Lachapelle -
Dans un communiqué
émis le 30 août,
le Collectif pour un Québec sans pauvreté rappelle qu'il
coûtera moins cher d'éliminer la pauvreté que de
continuer à la tolérer.
« Au Québec, près d'un million de
personnes vivent en situation de pauvreté. De ce nombre, plus de
750 000 n'ont même pas un revenu suffisant pour couvrir leurs
besoins de base reconnus. La pauvreté use. Les personnes qui la
vivent ont davantage de problèmes de santé et leur
espérance de vie est inférieure au reste de la
population. C'est
beaucoup de talent et de potentiel gaspillé. La
société québécoise n'a pas les moyens de
renoncer à la pleine contribution de ces personnes »,
d'affirmer Robin Couture, porte-parole du Collectif.
Selon le Centre d'étude sur la pauvreté et
l'exclusion (CEPE), la pauvreté entraîne des coûts
sociaux de 5 milliards $ par année, au minimum. « La lutte
à la pauvreté et aux inégalités sociales
devra être vue par le prochain gouvernement comme un
investissement, et non une dépense. Tous les arguments sont
là pour convaincre la population
qu'à terme, le Québec gagnerait largement au change
», d'ajouter M. Couture.
Tout au long de cette élection, on a
assisté à la lutte entre deux visions de
société. D'un côté il y a ceux qui
considèrent qu'un Québec moderne a besoin d'une nouvelle
direction pour l'économie qui garantira les droits de tous et
toutes. C'est le point de vue défendu par la classe
ouvrière qui, en tant que productrice de toutes les richesses, a
le
premier droit de réclamation à cette richesse et ne peut
pleinement la réclamer sans du même coup défendre
les droits de tous.
De l'autre côté, on retrouve cette infime
minorité de riches représentée par le PLQ et la
CAQ qui se targue d'être préoccupée par
l'économie. Depuis le début du déclenchement des
élections, les médias monopolisés ne cessent de
répéter ce mensonge éhonté. À trois
jours du vote, les néo-libéraux du PLQ et de la CAQ
viennent de répéter leur
menace, à savoir que la population a le choix entre
l'économie et le référendum. Mais ceux qui ont des
yeux pour voir et des oreilles pour entendre savent très bien
que lorsqu'ils parlent d'économie, cela veut dire mettre toutes
les ressources de l'État au service des monopoles pour la
concurrence sur les marchés internationaux.
Ces élections doivent servir à avancer le
programme de la classe ouvrière et ses alliés, soit
mettre fin à la politique de payer les riches et avancer vers
une nouvelle direction pour l'économie qui garantira les droits
de tous et toutes.
C'est la seule voie vers l'avant !

Festival Armée de culture à
Montréal
Non à la militarisation de la culture et
de l'espace public! Non à la propagande
de guerre dans le port de Montréal!
Du 31 août au 3 septembre
dans le Vieux Port de
Montréal, se tient le Festival Armée de culture.
Après la visite des navires de guerre dans le port de
Montréal à la fin juillet, c'est au tour de ce festival
de promotion de la culture de guerre à prendre la relève
de la militarisation de l'espace public.
Organisé en moins de quatre mois, affirme le
directeur de l'événement Sylvain Deschênes, le
festival Armée de culture est financé directement par le
gouvernement du Canada, Défense nationale et les Forces
canadiennes, les Anciens Combattants et Patrimoine canadien.
Armée de culture entend « démystifier ce qu'est un
militaire, mettre
l'accent sur son professionnalisme, mettre en valeur le patrimoine
militaire, les gens qui donnent leur vie pour leur pays et mettre de
l'avant toutes les réalisations et les faits historiques des
diverses batailles du passé ». « On vise les
familles, a précisé M. Deschênes. Les forces
armées ont le devoir de connecter avec la population : elles
doivent se
rendre accessibles et être capables de discuter de leur travail.
Un des buts du festival est donc de bien comprendre ce que font les
militaires, ce que ça implique comme vocation. Il y a un but
éducatif, informatif et de transmission. »
Ces déclarations sont pernicieuses car
elles
présentent hors contexte le rôle des Forces canadiennes et
du Canada dans le monde au service des visées
américaines. On taie toute discussion sur le rôle actif du
gouvernement proguerre de Stephen Harper du côté des
États-Unis. Le gouvernement canadien et ses forces armées
tentent de varier leur
approche auprès de la jeunesse et les familles pour le
recrutement au service des fauteurs de guerre que sont les
États-Unis contre les peuples du monde. Ces activités se
mènent dans le contexte d'une situation internationale
dangereuse aggravée par l'encouragement et la participation du
Canada aux guerres d'agression et menaces des États-Unis en
Irak, en Afghanistan, en Libye et ailleurs. Mais cela, il ne faut pas
en discuter. On taie la vive opposition des peuples du Québec et
du Canada à la participation du Canada dans toutes guerres
d'agression et d'occupation et toute discussion sérieuse sur le
rôle du gouvernement de guerre de Harper qui poursuit son agenda,
présentant le festival
comme une simple activité familiale.
Ce festival est un autre geste de militarisation de la
culture et de l'espace public et une tentative d'y joindre la jeunesse.
Le but est de créer un sentiment d'impuissance devant la machine
guerrière et de miner le mouvement de résistance face aux
préparatifs de guerre et au fascisme montant. Alors que nos
jeunes luttent pour le droit à
l'éducation, le droit d'étudier et de s'éduquer
dans les meilleures conditions possibles, jouant un rôle actif
pour servir la société, des sommes immenses sont
détournées pour tenter d'amadouer et de séduire la
jeunesse et les familles pour des fins opposées.
Des artistes indignés par cette glorification du
militaire organisent des activités pour contrer le festival,
sous le thème : OFF-Festival/mettons ce festival à OFF. http://www.facebook.com/events/217918428334770/
Opposons-nous au festival Armée de culture dans
le port de Montréal !

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