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Numéro 65 - 29 mai
2012
Escalade des attaques contre les
travailleurs du Canadien Pacifique
Dénonçons la loi de retour
au travail
qui criminalise les travailleurs du CP
Les travailleurs du CP en grève à
Chapleau, Ontario
Escalade
des
attaques
contre les travailleurs du Canadien Pacifique
• Dénonçons la loi de retour au
travail qui criminalise les travailleurs du CP
• Appuyons les justes demandes des travailleurs
du CP
À titre
d'information
• Les lois de retour au travail contre les
travailleurs du rail
• Avis de motion «Loi prévoyant le
maintien et la reprise des services ferroviaires»
Québec
• Rio Tinto hors du podium olympique!
Saskatchewan
• Les normes du travail et la formule Rand dans
la mire de la consultation sur le Code du Travail
Escalade des attaques contre les
travailleurs du Canadien Pacifique
Dénonçons la loi de retour au travail
qui criminalise les travailleurs du CP
Lachine
LML appelle les travailleurs de tout le Canada
à dénoncer la loi de retour au travail contre les
travailleurs du Canadien Pacifique, la Loi prévoyant le
maintien et la reprise des services ferroviaires, qui a
été déposée le 28 mai. Le 23 mai dernier,
plus de 4800 travailleurs du Canadien Pacifique (CP) sont sortis en
grève
à l'échelle du Canada. Ces travailleurs, qui sont
représentés par la Conférence ferroviaire de
Teamsters Canada, comprennent les chefs de train, les ingénieurs
de locomotives, les agents de triage et les contrôleurs de la
circulation ferroviaire. Comme ce fut le cas également avec les
travailleurs d'Air Canada et de la Société canadienne des
postes, la
dictature Harper a invoqué le prétexte de la
sécurité nationale et de « la fragilité de
la reprise économique » pour criminaliser le droit des
travailleurs de résister aux attaques de la compagnie contre
leurs pensions, leurs bénéfices de santé à
la retraite et leur droit de faire valoir leur revendication de
conditions de travail et d'horaires qui respectent
leur santé et leur sécurité.
La ministre du Travail Lisa
Raitt prétend admirer et respecter la contribution inestimable
que les travailleurs ferroviaires canadiens font au transport
d'immenses quantités de marchandises et de biens produits par
les travailleurs et les fermiers du Canada. Derrière ses propos
hypocrites on voit l'affirmation brutale que les travailleurs du rail,
ou
n'importe quelle section des travailleurs, n'ont pas le droit d'exercer
quelque pression réelle sur les monopoles qui pourrait les
forcer à négocier de bonne foi. Les travailleurs sont
privés de ce pouvoir, ce qui a pour résultat que les
monopoles peuvent légalement déployer la main-d'oeuvre
où bon leur semble et aux conditions qu'ils dictent. Les
changements à l'Assurance-Emploi et au programme de travailleurs
temporaires étrangers font partie d'un nouveau régime de
travail forcé qui est en train d'être instauré
très rapidement. Chaque fois que le gouvernement Harper
criminalise le droit de résister d'une section des travailleurs,
il fait un pas de plus dans l'établissement d'un nouveau
régime de main-d'oeuvre esclave.
Avec chaque assaut contre le droit des travailleurs de
résister et de s'organiser, le gouvernement étend
l'utilisation de ses pouvoirs de prérogative. En ce moment, les
pouvoirs de prérogative sont exercés pour forcer le
passage de cette loi au parlement d'une façon sans
précédent. Dès le premier jour de grève, la
ministre du Travail Lisa Raitt a
dit préparer une loi de retour au travail. Le 24 mai, elle a
déposé un Avis de motion du dépôt du projet
de loi intitulé Loi prévoyant le maintien et la
reprise des services ferroviaires. Le gouvernement a imposé
le bâillon par un Avis de motion qui limite le débat sur
la loi de retour au travail à 3 heures et demie, deux heures
pour la
deuxième lecture, une heure en comité et une demi-heure
en troisième lecture. On ne permet plus au parlement
d'étudier un projet de loi de près comme c'est son
rôle de le faire. Le parlement devient une farce où on ne
permet pas aux députés de discuter d'un projet de loi ou
à l'opposition officielle de forcer le gouvernement à
être redevable de
ses actes. Le débat sur les projets de loi est simplement en
train de disparaître. Même quand on accorde du temps pour
le débat, le gouvernement l'utilise pour écarter les
questions et diffamer l'opposition. Les travailleurs du rail font une
contribution très importante à l'économie en
transportant d'énormes quantités de biens et de
marchandises à
travers le Canada. Cela leur revient de droit d'avoir des salaires, des
avantages sociaux et une retraite en sécurité qui
correspondent au travail qu'ils font et à la contribution qu'ils
apportent. Leur santé et leur sécurité affectent
non seulement leur bien-être mais la sécurité des
communautés à travers le pays de même que
l'environnement naturel.
Comme le dit le syndicat,
le Canadien Pacifique n'avait pas besoin d'en venir à une
entente qui soit mutuellement avantageuse parce qu'il savait que le
gouvernement Harper interviendrait en sa faveur. En fait, la promesse
du gouvernement qu'il passerait une loi de retour au travail a
poussé la compagnie à forcer les travailleurs à
aller en grève.
La dictature de Harper blâme maintenant les travailleurs du CP en
disant que la grève interrompt les systèmes
d'approvisionnement qui dépendent du rail, endommage la position
concurrentielle du Canada à l'échelle mondiale et nuit
à la fragile relance économique. Les médias des
monopoles pendant ce temps répètent leur mantra que les
travailleurs du rail sont cupides et privilégiés et
devraient réaliser une fois pour toutes qu'une retraite en
sécurité ça n'existe plus.
Partout au pays, les travailleurs mettent de l'avant de
justes demandes pour des salaires et des conditions de travail qui
correspondent aux services qu'ils dispensent. Les étudiants
veulent que le droit à l'éducation soit garanti. Cela
fait partie de la lutte pour le droit de toutes les sections de la
société à des institutions publiques qui
dispensent
l'éducation, les soins de santé et les autres programmes
sociaux qui sont essentiels au bien-être du peuple. Quand les
gens contestent le « droit » des monopoles d'accaparer une
partie toujours plus grande des richesses de la société
auxquelles elles estiment avoir droit, le droit du peuple de
résister et de s'organiser est criminalisé pour que ce
soit les
intérêts monopolistes privés qui soient garantis.
C'est inacceptable. Ce n'est pas le peuple qui a une fausse conception
que tout lui appartient, ce sont les riches et les gouvernements
à leur service.
La loi de retour au travail contre les travailleurs du
CP montre que les travailleurs doivent établir un nouvel
équilibre dans les relations de travail qui soutient les droits
des travailleurs et le bien public.
La
criminalisation du droit de résister ne doit pas passer !
Tous en appui aux travailleurs du Canadien Pacifique !
Sur les lignes de piquetage

Toronto
Les métallos de
Hamilton se joignent aux grévistes du CP au chantier de Kinnear.
Mactier, ON
 
Thunder Bay; Winnipeg
Saskatchewan
Calgary
Revelstoke

Appuyons les justes demandes des travailleurs du CP
À minuit le 23 mai, plus de 4800 travailleurs du
Canadien Pacifique ont déclenché la grève partout
au Canada. Ces travailleurs, qui sont représentés par la
Conférence ferroviaire de Teamsters Canada, comprennent les
chefs de train, les ingénieurs de locomotives, les agents de
triage et les contrôleurs de la circulation ferroviaire. Ils ont
voté leur
mandat de grève à plus de 95 % Le premier jour de la
grève, la ministre du Travail Lisa Raitt a menacé de
criminaliser les travailleurs par une loi de retour au travail,
laquelle a été déposée le 28 mai.
Le CP demande des concessions majeures aux travailleurs
sur les pensions, les bénéfices de santé des
retraités et sur les règles d'organisation du travail qui
ont un impact direct sur la sécurité. La compagnie veut
mettre fin au régime de pensions à prestations
déterminées et le remplacer par un régime
d'épargne appelé régime de pension à
cotisations déterminées. Dans un mémo interne aux
employés, la compagnie dit que cela n'aura pas d'impact pour les
retraités actuels et ne changera rien aux crédits de
pensions déjà accumulés par les travailleurs
actifs. La compagnie cependant veut placer tous les crédits de
pensions futurs tant des travailleurs actuels que des nouveaux
engagés sur
un régime d'épargne à cotisations
déterminées. Cela occasionnerait des coupures dans le
montant des pensions allant jusqu'à 40 %. Le CP veut aussi
réduire les bénéfices de santé, dentaires
et de prescription des retraités et éliminer
complètement les bénéfices de santé aux
travailleurs de 65 ans et plus.
La santé et la
sécurité est aussi un important enjeu dans ce conflit. Le
CP refuse de considérer les propositions du syndicat sur la
gestion de la fatigue, dont la demande pour un temps de congé
suffisant pour se remettre de la fatigue et la demande relative aux
journées de congé accumulées. Il veut changer les
règles d'organisation du travail de
façon à imposer des quarts de travail de 12 heures sans
repos et augmenter le millage mensuel maximum (qui est actuellement de
3800 milles). Le CP veut aussi geler les salaires pour 2012.
Ces demandes non seulement privent les travailleurs de
ce qui leur revient de droit mais elles mettent à risque la
sécurité publique à cause des quarts de travail
très longs. Les conditions de travail au CP sont directement
liées à la sécurité des Canadiens. Les
travailleurs ont à transporter d'énormes chargements de
marchandises par tout le
Canada qui souvent comprennent des matériaux industriels
dangereux. Les déraillements et déversements affectent
les travailleurs et les populations des régions et causent aussi
des dommages à l'environnement, surtout quand les
rivières et les lacs sont affectés.
La dictature de Harper aide le CP à extorquer des
concessions aux travailleurs et à les priver des conditions de
travail et de la sécurité à la retraite auxquelles
ils ont droit et il doit être tenu de rendre des comptes pour ce
qu'il fait. Le gouvernement a le devoir de s'assurer que les
entreprises respectent leurs obligations de fournir aux travailleurs
des conditions de travail et la rémunération dont ils ont
besoin pour leur sécurité économique et au travail.
Le fait que la compagnie mette à risque le
bien-être des travailleurs expose combien mensongère est
l'affirmation que « les travailleurs nuisent à la fragile
relance de l'économie ». Dès que les travailleurs
se sont mis à exercer leur droit de grève, la ministre
Raitt a dit que « le conflit risque de coûter un demi
milliard de dollars par semaine à
l'économie et de causer des milliers de pertes d'emplois ».
« Le gouvernement, a
dit Raitt, est préoccupé de l'importance
économique nationale que cela va avoir et nous sommes
prêts à agir dans l'intérêt de
l'économie nationale. » Elle a essayé de monter une
section de la classe ouvrière contre l'autre en disant que les
travailleurs d'autres industries comme l'automobile, le charbon et la
potasse
pourraient souffrir d'une grève prolongée. « Nous
voulons nous assurer que les deux parties font tout ce qui est possible
pour s'entendre, mais elles doivent aussi comprendre qu'à
défaut de pouvoir s'entendre, nous aurons à intervenir
», a-t-elle averti les travailleurs via la presse.
« L'arrêt de travail nous empêche de
transporter les produits au pays et hors du pays et cela endommage la
réputation du Canada comme endroit sûr pour faire des
affaires. »
En déposant le projet de loi, Raitt a dit :
« En langage simple, la grève ne peut pas continuer.
» Comme un Mussolini, elle a dit à la Chambre des communes
lundi : « Nous allons nous assurer que les trains repartent.
»
Elle a dit qu'une grève qui se prolonge
coûterait 540 millions $ par semaine à l'économie
canadienne. Ce chiffre nous montre l'immense capacité productive
de la classe ouvrière canadienne. En tant que créateurs
de toute cette valeur ajoutée, les travailleurs ont le premier
droit de réclamation à ce qu'ils produisent. Raitt
demande aux
travailleurs de faire encore plus de sacrifices, niant qu'ils ont
déjà sacrifié leur santé et leur vie
familiale et sociale à cause des longues heures et du temps
supplémentaire. Plutôt que de défendre le droit
public elle défend les intérêts privés. En
extorquant plus de concessions aux travailleurs on ne fait que
transférer dans les mains des riches encore
plus de valeur ajoutée produite par les travailleurs. Non
seulement cela prive-t-il les travailleurs de ce qui leur revient de
droit, mais cela nuit à l'économie.
En plus d'aider les monopoles en passant une loi de
retour au travail et en imposant l'arbitrage exécutoire de
façon à mettre une partie
plus grande de la richesse dans les mains des riches, le gouvernement
pousse les salaires toujours plus vers le bas, notamment avec son plan
visant à forcer les chômeurs à prendre des emplois
à des salaires inférieurs de 10 à 30 %
aux salaires de leur emploi précédent.
Le gouvernement trahit son devoir en défendant
les intérêts privés au détriment du bien
public et des droits des travailleurs. Plutôt que de
protéger les forces productives fondamentales par des lois qui
développent l'économie d'une façon qui
bénéficie à la société, le
gouvernement a retiré le droit des travailleurs du CP de faire
la grève et de
s'organiser. Les travailleurs se retrouvent pris avec de vieilles lois
du travail qui sont censées garantir leur droit de
négocier des salaires et conditions de travail qui correspondent
au travail qu'ils font mais qui ne le font plus. Les lois de retour au
travail ont rendu inopérantes les lois du travail. En
intervenant du côté des monopoles pour défendre
leurs objectifs privés au nom de l'économie et de la
sécurité nationale, le gouvernement cause de grands
dommages à l'économie et aux intérêts du
peuple canadien de même qu'à ceux des travailleurs
directement impliqués.

À titre d'information
Les lois de retour au travail
contre les travailleurs du rail
La toute première loi de retour au travail au
Canada, adoptée en 1950, criminalisait la résistance des
travailleurs du rail. Depuis 1950, le parlement a adopté 33 lois
qui rendaient les grèves illégales et forçaient le
retour au travail. Huit d'entre elles visaient les travailleurs du
rail.[1]
La recherche faite par le Syndicat national des
employés généraux du secteur public (NUPGE) dans
le cadre
de sa campagne « Les droits du travail sont des droits humains
» révèle qu'au cours des 29 dernières
années le gouvernement fédéral a passé
à lui tout seul 14 lois de retour au travail. Les gouvernements
provinciaux
en ont adopté 76. La majorité de ces lois (51 sur 90) a
non seulement forcé le retour au travail dans le cadre d'une
grève mais également imposé arbitrairement une
convention collective aux travailleurs en grève.
L'arbitrage de l'offre finale a été
utilisé à 3 occasions, contre les travailleurs portuaires
en 1994, les travailleurs du rail en 1997 et les postiers en 2011.
Notes
1. Les lois fédérales de retour au
travail contre les travailleurs du rail
-Loi de 2009 sur le maintien des services ferroviaires
-Loi de 2007 sur le maintien des services ferroviaires
-Loi de 1995 sur le maintien des services ferroviaires
-Loi de 1987 sur le maintien des services ferroviaires
-Loi de 1973 sur le maintien de l'exploitation des chemins de fer
-Loi de 1966 sur le maintien de l'exploitation des chemins de fer
-Loi de 1960 sur le maintien de l'exploitation des chemins de fer
-Loi de 1950 sur le maintien de l'exploitation des chemins de fer
2. National Union of Public and General Employees
(NUPGE)
http://www.cbc.ca/news/canada/story/2011/06/15/f-faq-back-to-work-legislation.html
http://www.labourrights.ca/content/federal-government
http://www.canlii.org/en/ca/laws/stat/sc-1997-c-34/latest/sc-1997-c-34.html
http://www.parl.gc.ca/LegisInfo/BillDetails.aspx
?Language=E&Mode=1&billId=5089903
http://www.nupge.ca/content/4293/ituc-report-cites-major-restrictions-labour-rights-canada

Avis de motion — Loi prévoyant le maintien et la
reprise des services ferroviaires
Le 24 mai 2012 — Le leader du gouvernement à la
Chambre des communes
— Que, nonobstant tout article du Règlement ou usage habituel de
la
Chambre, il soit disposé de la manière suivante d'un
projet de loi
inscrit au nom du ministre du Travail et intitulé Loi
prévoyant le
maintien et la reprise des services
ferroviaires :
a) le projet de loi pourra être lu deux fois ou
trois fois lors d'une même séance ;
b) au plus deux heures seront accordées aux
délibérations à l'étape de la
deuxième lecture, après l'adoption du présent
ordre ;
c) lorsque le projet de loi aura été lu
une deuxième fois, il sera renvoyé à un
comité plénier ;
d) tout vote demandé pendant les travaux du
Comité sera renvoyé à la fin de l'étude du
projet de loi en comité ;
e) au plus une heure sera accordée aux
délibérations à l'étape du comité
plénier ;
f) au plus une demi-heure sera accordée aux
délibérations à l'étape
de la troisième lecture, sous réserve qu'aucun
député ne prenne la
parole pendant plus de dix minutes lors de cette étape et
qu'aucune
période de questions et commentaires ne soit autorisée
après
l'intervention de chaque député ;
g) à l'expiration des périodes
prévues au présent ordre, toute
délibération de la Chambre ou du comité
plénier sera, s'il y a lieu,
interrompue aux fins du présent ordre, puis toute question
nécessaire
pour disposer de l'étape à l'étude à ce
moment sera mise aux voix
immédiatement et successivement, sans plus
ample débat ni amendement, et il ne pourra y avoir vote
différé ;
h) lorsque, en vertu des dispositions de cet ordre, le
Président
interrompra des délibérations afin de mettre
immédiatement aux voix la
question relative à une affaire alors en discussion devant la
Chambre,
la sonnerie d'appel des députés fonctionnera pendant au
plus trente
minutes ;
i) dès la première lecture du projet de
loi, et ce, jusqu'à ce que
le projet de loi soit lu une troisième fois, la Chambre ne
s'ajournera
pas, sauf en conformité d'une motion présentée par
un ministre de la
Couronne;
j) aucune motion d'ajournement du débat à
quelque étape que ce soit
ne pourra être proposée, sauf si elle est
présentée par un ministre de
la Couronne ;
k) lors des délibérations du comité
plénier, aucune motion visant la
fin de la séance ou la production d'un rapport de l'état
du projet de
loi ne pourra être proposée, sauf si elle est
présentée par un ministre
de la Couronne.

Québec
Rio Tinto hors du podium olympique!
Le 24 mai, une centaine de travailleurs en lockout de
Rio Tinto Alcan à Alma ont manifesté devant le Palais des
Congrès à Québec dans le cadre de la campagne
« Rio Tinto Hors du Podium » pour demander que RTA soit
rayé de la liste des partenaires des Jeux olympiques de Londres
et qu'on ne lui permette
pas de fabriquer les médailles olympiques. Les travailleurs ont
manifesté alors que le Comité international olympique se
réunissait à l'intérieur.
Marc Maltais, le président du Syndicat des
travailleurs de l'aluminium d'Alma qui terminent maintenant leur 5e
mois de lockout, a expliqué à la presse les buts de
l'action :
« On serait très heureux que Rio Tinto
s'associent aux Jeux olympiques dans la mesure où ils
respecteraient les droits humains et environnementaux et surtout, en ce
qui nous concerne, qu'ils respectent les droits du Québec. Rio
Tinto, dans le lockout qui a lieu à Alma, s'est rendu coupable
de la violation de la
loi anti-briseurs de grève. »Maltais a ajouté qu'il
ne voulait pas voir les efforts des athlètes olympiques ternis
en étant associés à Rio Tinto.
Les travailleurs d'Alma appellent les gens à
écrire au Comité olympique canadien pour lui demander
d'appuyer ces revendications des lockoutés
La campagne « Rio Tinto Hors du podium »
fait partie de la campagne mondiale du Syndicat des Métallos
visant à mobiliser de l'appui aux travailleurs d'Alma et
à forcer RTA à lever son lockout et signer une convention
collective qui soit acceptable aux travailleurs.

Saskatchewan
Les normes du travail et la formule Rand dans la mire
de la consultation sur le Code du Travail
Le 2 mai 2012, le gouvernement du Parti de la
Saskatchewan a publié un document de consultation sur la
révision du Code du Travail dans cette province. Le document a
pour titre : « Document de consultation sur le renouveau du Code
du Travail en Saskatchewan ». Le premier ministre Brad Wall
prétend que
l'étude permettra de consulter la population de la province sur
la mise à jour des lois en matière de travail, tout en
consolidant divers aspects des lois du travail en un code unique.
Le NPD dans l'opposition et les dirigeants syndicaux
disent que cette consultation est une supercherie. Ils disent que le
gouvernement a déjà décidé d'apporter des
changements qui affecteront les droits des travailleurs et de leurs
organisations.
Lors des élections l'an dernier, le premier
ministre Wall avait soulevé la possibilité que les
syndicats soient forcés de percevoir eux-mêmes leurs
cotisations syndicales. Le document de consultation suggère que
la Loi sur les Syndicats ne devrait pas exiger des employeurs
qu'ils perçoivent les cotisations
syndicales après avoir « tâté le pouls de
divers groupes ». « Plutôt, cette question devrait
être négociée entre le syndicat et l'employeur
», lit-on.
Wall et le ministre du Travail, Don Morgan, ont
récemment fait des commentaires au sujet du Code du Travail, par
exemple que les adolescents sur le marché du travail ainsi que
les travailleurs à faible revenu devraient être
exemptés de payer des cotisations syndicales. Les lois actuelles
stipulent que les employeurs
et les employés peuvent en arriver à des ententes sur la
protection pour le temps supplémentaire et les vacances, mais
une autorisation écrite du ministère est
nécessaire. Morgan a dit que des changements pourraient affecter
la nécessité d'une autorisation écrite, exemptant
ainsi les employeurs de ces lois régissant le travail.
Ce qu'ils ont dit
Tom Graham, Syndicat canadien de la Fonction
publique, Saskatchewan
« Nous ne nous opposons pas à la tenue
d'une certaine discussion portant sur des questions spécifiques
relatives au travail, mais cette consultation est tout simplement trop
vaste et nous nous demandons ce qu'elle cache vraiment ? », a
demandé Tony Graham, président du Syndicat canadien de la
Fonction publique
pour la Saskatchewan.
« Je pense que c'est de la poudre aux yeux et que
les enjeux sont plus larges. Il s'agit d'une attaque contre les
syndicats, dit-il. De plus, certaines de ces lois ont une soixantaine
d'années, elles remontent à 1944. Comment pouvons-nous
espérer tout réviser en 90 jours ? »
Terry Parker, métier du Bâtiment,
Saskatchewan
Ces changements seront faits au détriment
des syndicats, selon Terry Parker du Conseil des métiers du
Bâtiment, Saskatchewan.
« Notre force réside dans notre nombre et
du fait que nous travaillons ensemble en tant que syndicat, en tant que
collectif, dit Parker. Lorsque tout est morcelé, c'est
l'intégrité du système qui est attaquée.
»
Le chef de l'opposition, John Nilson
« Le premier ministre essaie de faire
passer sa révision globale du Code du Travail pour une
consultation, mais il n'y a pas de doute que sa décision est
déjà prise sur la teneur du prochain Code du Travail
», a dit John Nilson.
Il dit que les commentaires du premier ministre Wall
à propos d'une exemption possible de cotisations syndicales pour
les jeunes travailleurs montrent que le premier ministre « impose
ses balises à la loi avant même la tenue des soi-disant
consultations ».
Référence
Document de consultation en matière de
renouveau du Code du Travail au Saskatchewan
http://www.1rws.gov.sk.ca/consultation-paper-renewal-labour-legislation
Communiqué de presse du gouvernement sur
la révision du Code du Travail : Le gouvernement du Saskatchewan
consultera en matière de renouveau du Code du Travail
http://www.gov.sk.ca/news ?newsld=36081592-89b7-bf51-7cbfaf052792

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Marxiste-Léniniste
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